Mon épisode préféré de… Brothers & Sisters #3

Salut les sériephiles !

Qu’il est dur de choisir son épisode préféré d’une série, et que c’est pire quand il s’agit d’une série pleine de rebondissements et dramas, tous plus marquants les uns que les autres. Pour cette semaine, j’ai décidé de m’attaquer à un morceau de choix en la matière avec Brothers and Sisters, que j’oublie beaucoup trop souvent dans la liste des séries que j’adore et que j’ai dévorée. Ce n’est pas faute d’en avoir tous les DVDs et de l’avoir revue trois ou quatre fois, pourtant.

Et comment choisir un épisode et un seul comme le meilleur ? J’ai beaucoup réfléchi et je me suis dit que choisir le pilot était la pire des idées : ce serait triste de dire qu’il n’y a pas de meilleurs épisodes après le premier, non ? Et en même temps, il y a tellement d’épisodes qui sont réussis que bon, ce n’est pas parce que j’en choisis un que les autres ne le sont pas. Avec cette idée en tête, j’ai décidé d’en prendre un qui était excellent parce qu’il changeait tout aux dynamiques de la série, parce qu’il avait du drama et parce qu’il m’avait marqué au moment de sa diffusion… et mon épisode préféré est donc :

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Matriarchy (1×23)

(attention aux spoilers)

Synopsis : Alors que Justin s’apprête à repartir en Irak, Kitty vient de se fiancer avec Robert et toute la famille veut en profiter pour organiser une grande fête.

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Pourquoi cet épisode ? Parce que toute la famille est là, déjà, et que c’est un peu la dernière fois qu’ils sont tous aussi bien réunis : avec le divorce de Sarah, Justin qui apprend en cours de route qu’il s’est trompé de date de départ, Julia et Tommy qui viennent de perdre un bébé, Kitty qui s’apprête à déménager et Rebecca qui découvre encore tout le monde… Il y a de quoi faire et les dynamiques sont au summum de leur art.

Cet épisode est excellent, avec rapidement un dîner de famille qui part en vrille et beaucoup de dynamiques de groupe très réussies. Toute cette série repose sur les relations de famille de toute manière, mais cet épisode en est un excellent concentré : il n’y a pas spécialement de grands secrets quand tout commence, mais très rapidement ça s’accumule ; tout le monde veut être gentil avec les autres et prendre soin des sentiments de tout le monde, mais tout le monde finit par se faire du mal, tout en continuant de s’aimer malgré tout. Un épisode classique pour la série, donc, même s’il manque l’une de ses scènes de téléphone parfaitement gérées – réunissant tellement de personnages à chaque fois que cette famille finit par paraître ingérable.

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En fait, c’est facile, les Walker sont le genre de famille qu’on adorerait et détesterait tous avoir. Ils ont plein de points communs avec un tas de famille, mais comme cet épisode le souligne, ils sont une famille avec tout cet énorme potentiel, avec finalement une somme de chacun d’entre eux en faisant un rouage parfais.

Toutefois, si cet épisode n’a pas sa traditionnelle scène de téléphone, il sort du lot, car c’est la première fin de saison et c’est une fin de saison complétement fluide et naturelle, avec des dynamiques familiales beaucoup remises en question et des réconciliations en tous points et à toute vitesse.

Related imageLe meilleur dans cet épisode reste encore la famille de Robert, complétement perchée et qu’on ne revoit pas assez par la suite dans la série, mais qui permet de bons moments d’humour – y compris toutes les scènes avec Jason et Tommy, d’ailleurs (j’avais totalement zappé l’existence de Jason avant de revoir cet épisode, par contre ; oups ! #TeamScotty). C’est génial d’avoir une famille plus perchée que les Walker pour changer.

La meilleure scène ? Nora se confiant à Robert, Robert expliquant à Nora que Justin veut juste des adieux… et qui est interrompu par la macarena se transformant en chenille. Quelle famille de dingue ! Côté confessions, on a aussi Rebecca se confiant à Justin sur le baiser de Joe auquel elle a consenti. C’est ainsi qu’elle se retrouve à être la seule à savoir que son « frère » part en Irak.Image result for brothers and sisters army justin

Forcément, elle cafte rapidement et ça mène à un chouette moment où Kitty et Nora retrouvent Justin à l’aéroport – c’est dommage de ne pas avoir tout le monde à l’aéroport, mais cette intrigue est finalement l’une des premières de la série, et l’une des plus importantes : Kitty et Nora ne se parlaient plus à cause de Justin à l’armée, et les voilà qui se retrouvent ensemble à lui dire au revoir pour un nouveau départ.

Tout ça mène naturellement à la fin et la scène de la piscine, mémorable en tous points, avec Rebecca faisant enfin partie de la famille Walker. Et puis, c’est une fin de saison qui est un véritable happy end alors que tout participait à en faire une fin de saison super triste quand on prend les intrigues personnelles de chacun, à l’exception de Kitty.

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Côté écriture, c’est donc un carpe diem très bien monté que propose la série ; et chaque fois que je revois cet épisode, j’ai les larmes qui montent pour Justin, puis les frissons sur la dernière scène. La première fois, j’avais évidemment éclaté de rire. Cette scène de la piscine est la quintessence de ce qu’est la série : une famille unie malgré ses différends, une Nora beaucoup trop insupportable qui finit par être attendrissante et une philosophie de vie qui consiste à voir le verre à moitié plein. Que cette série me manque !

La semaine prochaine : Person of Interest

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Exil au soleil (et blog au ralenti)

Salut les sériephiles,

J’exagère un peu, je sais : cela fait deux semaines que mon visionnage d’épisodes tourne au ralenti et que je ne vous explique pas vraiment pourquoi – j’ai même un TFSA de retard et je vous fais un article sans gif aujourd’hui (faute de réussir à en charger assez) ; et cela fait quelques mois que je vous parle de mon concours sans vous en dire quoique ce soit quand j’ai des nouvelles. L’arnaque est totale pour vous.

Avec cette longue phrase d’introduction, vous aurez fait le lien par vous-même : je ne poste plus grand-chose ces derniers temps sur le blog parce que je suis débordé par les résultats de mon concours. Non seulement je l’ai, mais en plus je suis affecté dans l’académie de Bordeaux, ce qui me fait un sacré déménagement à planifier. Pour des raisons évidentes de je-ne-veux-pas-que-des-élèves-me-trouvent-par-hasard, je ne vous en dirai pas beaucoup plus sur mon affectation, si ce n’est que je n’ai eu la ville définitive (en Gironde) qu’il y a moins de dix jours, mes classes (deux classes de seconde !) hier, et que ben, forcément, il faut que j’emménage avant le 27 août, date du début de formation – parce que oui, quand on a un concours de l’enseignement, on a aussi un an de stage à faire avec un mi-temps en formation dont personne ne parle, c’est comme ça, cherchez pas (le but ? Valider un M2 que j’ai déjà et qui explique pourquoi je suis exilé si loin, mais bon, je vais arrêter cette parenthèse et cette phrase interminable).

Bref, si je visionne peu d’épisodes, c’est que j’ai passé la semaine dernière à me chercher un appartement, à écumer les petites annonces et à appeler en vain des dizaines d’agents immobiliers (heureusement, j’avais de l’aide). Je ne sais pas comment on en est arrivé à une époque où les agents immobiliers vous laisse dans la galère plutôt que de vous harceler pour que vous choisissiez leur bien plutôt qu’un autre, mais croyez-moi, on y est. Même pour organiser des visites, c’était la galère, surtout que ce n’est pas spécialement la porte à côté Bordeaux.

Finalement, et sans que je ne sache trop comment, je me suis retrouvé à visiter une douzaine d’appartements avant-hier et hier, alors que je n’avais genre qu’un seul RDV prévu mercredi matin quand je me suis réveillé. L’ironie est que ce seul RDV est finalement l’appartement qui m’a le plus plu, tous les autres ayant quelques défauts (parfois énormes – on critique les chambres de bonne de Paris, mais j’ai vu des T2 dans des états lamentables ici) !

Bon, si vous avez tout suivi, je suis donc exilé pour la rentrée prochaine et après une semaine de recherches, je me suis retrouvé dans la région pour la fin de semaine. D’un côté, c’est tant mieux quand je vois la pollution à Paris ce week-end, de l’autre, ça n’arrange pas les petites affaires du blog, mais bon, il n’est pas totalement à l’abandon au moins.

Je parle d’exil, mais attendez, je suis très heureux, hein. Je m’étais résolu à devoir passer cette année de stage en région parisienne et donc à y être bloqué pour les dix prochaines années quand je voulais juste la fuir au plus vite (parce que la pollution, principalement) et voilà que je me retrouve envoyé dans une académie du Sud-Ouest. Ce n’est pas un hasard total : j’avais demandé mon académie d’origine (Versailles) et tout l’Ouest de la France dont je suis plus ou moins originaire (mes parents étant vendéen). Je pouvais difficilement rêver mieux que les alentours de Bordeaux pour passer la première année.

Rien n’est joué pour autant : je peux aussi me faire dégager en fin d’année prochaine car j’entre dans un drôle de systèmes de points – mais au moins, j’aurais déjà des points supplémentaires par rapport à d’autres grâce à mon adresse dans l’académie de Bordeaux, vous voyez le délire ?

En attendant, je m’autorise quelques jours de vacances : il fait beau et on a décidé de profiter du beau temps pour découvrir un peu plus la région, et donc je ne rentre que dimanche soir (initialement, on se disait que rentrer vendredi soir pourrait être pas mal, mais qu’il risquait d’y avoir du monde). Le blog continue donc de tourner au ralenti… et je ne vous parle pas du mois d’Août qui va être chaotique : visite médicale, déménagement, préparation des cours, tout ça, tout ça ! Passionnant !

#RenewColony

Salut les sériephiles,

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Je ne fais même pas semblant aujourd’hui, je suis dans la déprime totale parce que j’écris ces lignes après avoir regardé le dernier épisode de Colony. Oui, oui, le dernier épisode, parce qu’USA Network a annulé la série, qui était pourtant une vraie pépite. Je n’ai pas arrêté de le dire cette saison, mais ce n’était pourtant pas gagné du tout car j’avais détesté le début de la première saison. C’est simple, je crois que je n’ai jamais mis de plus mauvaises notes sur le blog : je me faisais chier, parce que c’était lent, ça n’avançait pas et on ne comprenait rien.

Si la série aura eu un problème de rythme tout du long, proposant souvent ce genre d’épisode très lent où la tentation du speedwatching était la plus forte, elle aura su cependant expérimenter des tas de choses qui font que cette annulation est vraiment regrettable. Voici donc quelques raisons (non exhaustives) pour lesquelles il aurait fallu la renouveler malgré des audiences trop faibles.

Voir aussi :  Saison 1|Saison 2|Saison 3

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– Le casting : Josh Holloway et Sarah Wayne Calles sont, quoiqu’on en dise, de bons acteurs. Oui, même elle. La direction de son jeu n’était pas géniale dans The Walking Dead, et elle n’était pas aidée par un personnage horrible, mais son travail était impeccable dans Prison Break. Bon, OK, elle a tendance à ne pas choisir les meilleurs projets et les meilleures séries, parce que la saison 3 HEIN, mais la saison 1 est parfaite. Et puis, Josh Holloway, c’est LOST, rien à rediscuter. Ce qui est brillant, c’est qu’ensemble ces deux acteurs pourtant connus pour des rôles cultes par ailleurs ont su développer une réelle alchimie. La série n’est jamais aussi forte que quand elle s’appuie sur ces deux-là pour proposer des scènes de couple extrêmement réussies.

– Le casting, bis : s’ils sont tête d’affiche, le couple principal n’est pas le seul qui vaut le détour dans cette série. L’ensemble des seconds rôles est extrêmement bien répartis aussi, avec la mention spéciale au personnage d’Alan Snyder, évidemment.

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– Les mystères : la saison 1 commence au milieu d’une histoire d’invasion extra-terrestre qui n’a ni queue, ni tête, ni extra-terrestre, mais les mystères entourant l’origine de la colonie de Los Angeles sont peu à peu explicités. Dès le début de la saison 2, le manque de réponse est compensé par de bons flashbacks et très vite, les mystères font place aux premières réponses. L’invasion devient alors prétexte à une géopolitique réussie.

– La résistance : qui dit invasion dit résistance. Les parallèles sont faciles avec beaucoup de périodes historiques et pourquoi pas avec l’actualité, mais il est très bon de voir que la série parvient à proposer des personnages complets, qui veulent résister mais savent aussi les risques qu’ils courent. Ainsi donc, il y a des secrets dans tous les sens, des résistants qui se connaissent sans s’avoir qu’ils sont résistants l’un l’autre, et un monde en expansion perpétuelle dans la série, avec des scènes d’introduction souvent déconnectées des personnages que l’on suit pour nous faire découvrir l’univers de la série.

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– Une histoire de famille : avant tout, la série repose donc sur le couple Will/Katie ; mais ils sont à la tête d’une famille de trois enfants. Si on ne s’en rend pas compte dès le pilot (de mémoire, en tout cas), les enfants vont rapidement avoir leur rôle à jouer. Comme dans beaucoup de séries, ils sont hyper chiants, mais ils apportent leur lot d’intrigue au milieu de tout ce merdier géopolitique. Et puis, ils ont aussi une nourrice détestable plongée dans une sorte de secte étatique, parce que l’invasion a provoqué des remous religieux aussi.

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– La meilleure série de la décennie sur le plan technique ? J’exagère un peu, mais à peine. Colony n’hésite jamais à tester et se chercher. Je ne compte plus les plans séquences dans la série, ces longues scènes en une seule prise périlleuse et accompagnant souvent une scène d’action très intense et à couper le souffle. Au-delà de ces plans audacieux, il y a bien sûr les expérimentations d’écriture : épisode flashback, épisode sous la forme d’un puzzle (avec le point de vue de chaque perso), épisode se détachant de l’intrigue principale, introductions intrigantes mais pleines de réponses, etc. L’ensemble de la série est ainsi un puzzle à reconstituer et si ça ne passait que difficilement en saison 1, c’est devenu en cours de route une véritable série réussie et, oui, une pépite (comment ça je l’ai déjà dit ?). Je sais que les audiences ne sont pas terribles et j’ai peu d’espoir d’une reprise de la série ailleurs, mais j’aimerais tellement au moins un double épisode conclusif.

Oui, parce qu’il faut dire ce qui est, la saison 3 a une très bonne fin, mais c’est tellement ouvert qu’il est difficile de ne pas espérer une saison 4. Surtout que si on prend ça pour la fin définitive, la frustration devient tristesse profonde d’une fin malheureuse attendue depuis trois ans. Je ne sais pas, je ne voyais pas la série se terminer sur un happy end de toute manière. Allez, vous êtes prévenus de la fin en queue de poisson, mais vraiment, regardez cette série, accrochez-vous à la saison 1 et dégustez la montée en flèche de la qualité en cours de saison 2 ! En plus, c’est l’été, pour beaucoup les vacances et pour les autres, le début du week-end approche. Vous n’avez pas d’excuses !

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Ce que c’est qu’un reboot – et pourquoi c’est trop souvent une mauvaise idée

Salut les sériephiles !

Pas de surprise sur le sujet d’aujourd’hui que j’avais promis sur Twitter et que je recule tant bien que mal depuis quelques jours tellement je n’ai pas envie d’en parler. Il faut bien pourtant, c’est officiel depuis ce week-end : Buffy va avoir un reboot (et c’est probablement pour ça que les comics s’arrêtent). *soupir*

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Cela fait quelques années que l’on tremble chaque fois qu’il est question d’un remake ou d’un reboot et c’est finalement au beau milieu d’un Comic Con un peu plat que la nouvelle qu’on redoutait tant est tombée… loin de San Diego. Pour s’en tirer comme si de rien n’était, on nous annonce que Joss Whedon participera au projet – un souhait des fans depuis toujours – mais il faut bien reconnaître que ce reboot est déjà mal barré.

Mais alors c’est quoi exactement un reboot ? Techniquement – et on est à fond dans la technique, je vous préviens – c’est recommencer l’intrigue d’une série, en oubliant tout souci de continuité avec ce qu’il s’est fait avant. Bref, faire du neuf avec du vieux, en reprenant l’intrigue de départ d’une série qui a cartonné et que tout le monde connaît déjà, mais en changeant quelques éléments par-ci par-là pour la rendre surprenante et soit disant attirante. Le problème, c’est que c’est rarement réussi, mais bon.

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C’est quoi ce nom ? Côté étymologie, c’est simple comme bonjour : « to boot », en informatique, signifie démarrer. Un reboot, c’est un redémarrage, donc, il n’y a pas meilleure traduction française : c’est ce que l’on fait lorsqu’on reboot un ordinateur. Bon, sauf que l’ordinateur, lui, il a la gentillesse de repartir exactement de la même base, alors que les reboots prennent souvent juste l’idée de départ, en n’hésitant pas à la modifier. Il n’existe pas une recette type et certains modifient plus ou moins les choses. Après pourquoi on est passé de l’informatique aux séries, je ne sais pas exactement, mais c’est comme ça.

Voir aussi : L’excellent article « Reboots, remakes, remasters, portages, revivals ou le fléau d’une génération sans créativité » sur Break Culture.

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Quelle origine ? Ben merde, on doit les reboots aux… comics. J’adore les comics, mais sur ce coup-là, ils ont déconné sec. C’est simple, quand une série est en perte de vitesse affolante du côté des ventes, il n’est pas rare d’avoir un auteur qui se lance dans une nouvelle « origin story » d’un même personnage ; ou qui réutilise un personnage en repartant à zéro avec lui, avec une nouvelle dimension parallèle ou une nouvelle planète par exemple. Les exemples sont nombreux et rien que du côté des X-Men, on trouve plein de premiers comics qui reviennent différemment sur les origines de chacun (et ne parlons pas de Battle of the Atoms nous amenant les versions du passé des X-Men dans le présent et détruisant la continuité d’une manière impossible à appréhender pour le bien de mon esprit). Et puis, un jour, je vous parlerai de « All-New Wolverine », qui consiste à proposer un nouveau Wolverine avec la même idée de base, mais un personnage différent. C’est d’ailleurs aussi ce qu’ils font pour Ms Marvel.

Bref, vous voyez l’idée, je pense. Et souvent, ces reboots peuvent donner lieu à des séries, ou les séries elles-mêmes en sont (coucou Smallville, Supergirl, l’Arrowverse, etc.) et on n’en finit plus. Enfin, les films ne font pas mieux, et rien ne le résumera mieux que le mot « Spiderman », je pense (vive le dernier reboot).

Voir aussi : 500 mots sur Ms Marvel

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Et aujourd’hui ? Le reboot est à la mode. Il est tellement à la mode que c’est limite devenu une norme – et c’est rarement réussi quand une série est un reboot d’une série. Parlons ainsi du cas McGyver que je ne comprendrais jamais puisque la nouvelle version est une version empirée de la série d’origine qui était plutôt cool. Parlons de Shadowhunters qui est un reboot d’un film lui-même reboot de livres…

Est-ce qu’un bon reboot ça existe ? Oui, je vous rassure quand même : j’adore la dernière version filmique de Spiderman. Ce n’est pas un assez bon exemple ? Ben, dans ce cas, The 100. C’est une adaptation très très libre des romans de Kass Morgan, et franchement, ça vire rapidement au reboot plutôt qu’à l’adaptation : même point de départ approximatif et histoire complétement différente.

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There’s too many of them. Reboots.

Et il n’y a pas à dire, plus on s’éloigne de l’histoire originale, plus un reboot a de chances de fonctionner, je crois. Ainsi la bande-annonce de Charmed a l’air plutôt sympathique parce que l’histoire est différente et la série prend le parti d’être un truc délirant plutôt que quelque chose de sérieux (et pourtant, j’étais parti pour critiquer énormément à l’origine)… alors que le trailer de Roswell est une catastrophe : ils recopient littéralement des scènes du pilot de la série originale, tout en faisant des personnages des adultes là où ils étaient adolescents et tout en oubliant qu’on est désormais en 2018 et que leur série paraît sortir des années 2000. Quel intérêt de faire du vieux avec du vieux ? Ca paraît mal barré.

Voir aussi : Le reboot de Charmed

Bon, et sinon, j’étais là pour parler de Buffy à l’origine d’où les gifs de l’article… et je ne vais pas en dire grand-chose. L’ironie a voulu que je reçoive le premier tome omnibus de la saison 8 à peu près au moment de l’annonce de ce reboot et très clairement, je vais me replonger dans ce revival pour oublier.

J’essaye de garder l’esprit ouvert pour ce reboot – surtout que Charmed pourrait être une bonne surprise (mais Charmed elle-même était tellement dans la réécriture que, finalement, pourquoi pas). Après tout, il est géré par Joss Whedon (qui va vite s’en barrer, hein, il a sa propre série à venir sur HBO !) et par Monica Owusu-Breen dont j’aime beaucoup le CV, mais dont la qualité du travail va de l’excellent (Alias) à la catastrophe (j’adore Midnight Texas, mais ce n’est pas au niveau de Buffy, hein).

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Et puis, le gros point de promo de ce reboot consiste à nous dire que Buffy sera désormais interprété par une actrice noire. Bref, exit l’idée de base de la série (la blonde des films d’horreur destinée à mourir qui s’avère en fait être celle avec le plus de forces… genre LA BASE DES BASES, dès la première scène de la série ? Non ? Personne pour s’en souvenir ? OK), donc difficile d’y voir un reboot…

Grosso modo, on nous raconte l’histoire d’une nouvelle Tueuse, mais on l’appelle Buffy parce que c’est plus vendeur. C’est totalement ridicule et j’ai du mal à croire que je puisse être convaincu par ce qu’ils proposeront. Bref, comme pour Roswell (que j’attendais pourtant !), je vais espérer que le projet se casse la gueule vite fait et qu’il soit vite un mauvais souvenir. Après tout, ce reboot de Buffy n’est qu’un projet qui n’a même pas encore été accepté par une chaîne. Et pensez-vous que quelqu’un aurait eu la bonne idée de prévenir les acteurs d’origine avant de faire cette annonce ? Nope, comme en témoigne l’excellent tweet d’Emma Caufield (Anya) sur le sujet : « huh? ».

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Avec un peu de chance, ils verront que c’est con et qu’ils peuvent faire à la place un bon spin-off, pas vrai ? Ou, au moins, avoir la bonne idée de ne pas l’appeler Buffy… pour l’instant ce reboot semble simplement surfer sur une mauvaise mode qui consiste à prendre toutes les séries de mon enfance et les refaire avec des actrices qui ne soient pas blanches. Pas vraiment sûr que ça soit une bonne idée pour les actrices qui portent immédiatement le poids de la comparaison sur leurs épaules, et la colère des fans de la première heure, et l’impossibilité de faire oublier des icônes, quoi qu’elles fassent…

Comment ça, je m’énerve tout seul cet article ? C’est bon, je me tais.

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