Un samedi au Comic Con Paris (2018)

Salut les sériephiles,

C’est reparti pour un compte-rendu d’une journée au Comic Con, et il paraît que c’est crevant à lire tellement il y a de choses. Comme il y en a encore plus qu’hier, méfiez-vous, vous êtes prévenus. Pourquoi y a-t-il plus ? Parce que cette fois, je n’y étais pas tout seul, j’ai retrouvé des amis sur place, comme je vous l’avais annoncé dans le programme. Comme d’habitude, la journée commençait assez tôt, surtout qu’il fallait cette fois attendre l’ouverture des portes dans le froid, contrairement à la veille.

Compte-rendu du vendredi

Pas de regret d’avoir eu à payer ma place, et nous sommes rentrés avec Laura et son copain vers 9h45, donc sans avoir perdu beaucoup de temps sur la journée. Les journées sont denses au Comic Con, alors on était bien content de nous !

Après avoir récupéré nos sacs Warner (plutôt Gotham ce jour-là, parce que le sac est quand même plus classe) et surtout nos pins (à la recherche d’Harley Quinn pour Laura), nous avons fait un rapide premier tour – c’était facile, j’ai guidé vers les quelques goodies à récupérer, mais à part les cartes postales Canal, il n’y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent.

Screenshot_20181027-101630.png
Oui, c’est une capture d’écran et alors ?

Quoique : pour se mettre quelque chose sous la dent, il suffisait d’aller en Masterclass pour la projection de Final Space qui se faisait avec un cookie plutôt bon et bienvenue. Enfin, bienvenue, j’avoue que je ne l’ai mangé que le soir en goûter, parce que mon petit déj’ était encore là et qu’il n’était que 10h15, mais ça fait toujours plaisir d’avoir un peu de nourriture gratuite au Comic Con parce que bon, je suis radin et dans tous les salons, la bouffe est toujours super chère. En plus, au Comic Con, elle est à l’extérieure, donc je ne suis pas du genre à craquer pour la malbouffe sur place.

Ce n’est pas le sujet cela dit, parce que je dois dire que j’ai beaucoup aimé le concept de cette projection de Final Space, en VF, avec Baptiste Lecaplain et William Coryn qui ont travaillé sur cette VF. Je n’ai pas bien fait mon travail, parce que je n’ai pas vu la VO que l’on m’a vendu de manière très positive, donc il est dur de comparer. Cependant, j’ai beaucoup aimé la VF, fait rare pour être souligné : on sent une réadaptation du matériau d’origine, un délire poussé à l’extrême entre Baptiste Lecaplain et William Coryn.

IMG-20181027-WA0002.jpg

À eux deux, ils suffisaient à mettre l’ambiance, mais comme en plus, c’est Terry LTAM qui présentait ce panel, on a passé une bonne heure à se marrer. La bonne ambiance était là dès le départ, avec la première story de Baptiste Lecaplain, prenant cours auprès de Terry, puis avec une critique express, radicale et bien sentie de The Walking Dead comme cette série qui est « comme une copine qu’on n’arrive plus à quitter ». Ouep. Beaucoup d’humour, une bonne présentation et ça donnait envie. Pourtant, ce n’est pas trop mon genre à la base, mais pourquoi pas.

Après ce très chouette panel, on a trainé un moment dans la Masterclass pour récupérer une photo avec Baptiste Lecaplain et, surtout, une avec Terry. Les deux ont été super sympas avec nous et c’est franchement cool cette bonne ambiance qui règne toujours dans au Comic Con. Tout le monde y reste assez accessible, même quand il est l’heure d’évacuer la salle et que le panel est terminé.

IMG-20181027-WA0003.jpg

Ensuite, j’ai abandonné Laura et son copain pour retrouver Poluss dans les allées du Comic Con. Là, j’ai bien compris qu’on était samedi : il y avait à peu près 3 fois plus de monde que la veille et circuler était absolument impossible. Ajoutons à ça que Poluss ne connaissait pas le salon et se retrouver a été un petit calvaire, mais je pense qu’on a réussi à s’en tirer en moins de dix minutes, à coups de message et téléphone.

Et pour suivre la journée de Laura, c’est par là.

Snapchat-793905824.jpg

Le but de tout ça ? Nous rendre à la Grande Salle pour retrouver Shannen Doherty. Deuxième session avec elle pour moi ce week-end là, et cette fois, elle est bien à la hauteur de sa réputation : à peine arrivée, elle veut se faire sa petite story insta et elle invite tout le monde à se lever, histoire qu’on ne voit pas trop que le fond de la salle est vide. Tss.

Plus encore que la veille, les questions du public ne s’autocensurent pas : sa brouille avec Holly Marie Combs, son départ de Charmed, on a le droit à tous les points gênants possibles. Franchement, je trouve qu’il n’y avait pas beaucoup d’empathie de la part du public français : on sait bien qu’après 17 ans, elle ne nous répondra pas. Bon, elle nous a dit quand même qu’un jour un livre serait écrit sur le sujet et qu’en attendant, elle ne dira rien. À la lumière du mouvement #metoo et des fétichismes un peu chelou de Spelling (les trois femmes fortes), il y a quand même des questions qui se posent dans la manière dont elle a présenté ça. On verra un jour, j’imagine, en tout cas, elle semble interdite d’en parler : ça ressemble fort à un contrat de confidentialité, tout ça.

Bon et sinon ? Sinon, elle a fait une petite vidéo qu’elle a envoyé à Sarah Michelle Gellar pour la faire venir en France, parce que quelqu’un lui a demandé de l’appeler. Ouep, j’avoue, j’ai du mal à concevoir le concept du « j’ai payé 22 euros mon entrée pour venir voir une actrice et lui demander d’en faire venir une autre », côté empathie et respect pour l’actrice qui vient des States, je trouve ça moyen. J’en ai parlé à d’autres qui ne voient pas ça comme moi, mais voilà, moi j’ai quand même eu des moments de gêne dans ce panel, pour elle.

_20181109_200729.JPG

Cela dit, Shannen Doherty a surtout fait preuve d’une capacité assez incroyable à contourner les questions, en se concentrant sur de petits détails de celle-ci pour éviter le point auquel elle ne veut pas répondre. Pas de chance pour elle, Yaële Simkovitch veillait au grain et faisait bien son travail, en revenant toujours à la charge et en rappelant les questions. Quant au panel en lui-même, il était très bien, mais avait le problème de répéter ce qui avait été fait la veille comme il y avait eu hors sujet la veille. Shannen Doherty elle-même s’est retrouvée à beaucoup se répéter et à le dire, « comme je disais hier ». Pas top, ça pour le coup, mais le problème venait de la veille. Et puis, ça ne fait pas mal d’entendre de nouveau une défense du reboot.

Dans tout ça, le panel est passé vite avec quelques vidéos que je prenais, quelques tweets, quelques commentaires et blagues avec Pauline, et puis surtout avec l’arrivée de Dean Cain. Oui, Superman a décidé de rendre une petite visite à ce panel, et c’est très chouette. Cette rencontre n’est pas anodine : les deux acteurs ont partagé l’écran pour quelques épisodes dans Beverly Hills et ça permettait les retrouvailles d’un couple qu’on attendait tous en voyant le planning de ce Comic Con. En plus, les deux acteurs s’entendent super bien – genre, ils ont passé les fêtes de fin d’année ensemble il y a deux ans, parce qu’ils sont voisins. Classe.

IMG_de9or.jpg

Bref, il a rapidement été temps de se retrouver dans les allées bondées (beaucoup trop bondées) et surtout de retrouver Laura et son copain, qui, heureusement ont eu la bonne idée de se mettre un peu en hauteur, qu’on les repère. Un peu épuisé d’avance par le monde dans les allées, on a décidé de rester là et de manger debout, parce que l’espace détente était déjà pris d’assaut, évidemment.

Cela dit, on était plutôt bien placé pour manger, on avait vue sur le salon, donc on a pu commenter un peu la matinée, les cosplays, tout ça tout ça.

IMG-20181027-WA0021.jpg
Et y a quand même des cosplays qui ont la grande classe !

C’était un bon moment qu’on a poursuivi avec l’artist alley et le haut du Comic Con. Le vrai problème, c’est qu’il y avait tellement de monde que c’était dur de se laisser convaincre par les travaux des artistes, faute de pouvoir bien les voir. C’est top quand on les connaît déjà, mais sinon, la notion de découverte des œuvres est loin d’être satisfaisante. Dans le même genre, impossible d’accéder aux animations (box karaoké, box Syfy) sans y passer deux heures d’attente. On est heureusement tomber d’accord tous les quatre pour dire que ce n’était pas ce qui nous intéressait le plus – même s’il y a un regret pour Syfy, j’y reviendrais.

Tout ça a fini par nous mener vers la file d’attente de la Masterclass pour aller « À la rencontre de Summer Glau », toujours avec Yaële Simkovitch. Là-dessus, je vais abréger, j’ai déjà longuement parlé de ma rencontre avec Summer Glau, et donc de ce panel très réussi. Il y a été question de ses séries, de Firefly à Arrow, en passant par Les Chroniques de Sarah Connor. Outre mon article, je vous invite aussi à aller voir le compte-rendu de ce site, avec lequel je me suis associé. Le panel est passé bien trop vite en tout cas, peut-être aussi parce que je filmais (et mon portable a trouvé ça long avec sa surchauffe).

_20181102_001949

À la sortie, j’ai retrouvé une autre amie cosplayeuse, à retrouver sur Instagram sous le pseudo @coco_loco_cosplay, qui se baladait dans les allées avec d’autres cosplayeurs. Il y a un petit aperçu sur son insta, n’hésitez pas une seconde à aller y jeter un œil ! Cela faisait un petit moment qu’on ne s’était pas vus, donc on a bavardé en suivant les autres qui cherchaient de quoi craquer.IMG_20181027_185802_186.jpg Ben voui, dans le programme, on avait prévu un grand craquage shopping et d’une certaine manière, il a eu lieu, d’une autre, je ne suis pas reparti avec grand-chose. Craquage ? Ben voui bis, j’ai pris ma photo avec Summer Glau. Pendant ce temps, les autres ont tenté la Syfy Box, mais il y avait déjà trop de monde attendant, donc ça n’a pas pu se faire.

En bref, assez peu de goodies sur la journée, quelques jeux de société, mais pas tout à fait ce qu’on voulait ou attendait. La journée est passée à la vitesse de l’éclair finalement, mais je pense que c’est la foule qui a donné cette impression aussi. Il était déjà temps de dire au revoir à Poluss qui ne restait pas pour la projection. La projection ? C’était soirée Syfy et ça promettait d’être bien avec Marvel’s Runaways, que je n’ai pas eu le temps de voir à sa sortie, et le début de saison 4 de Channel Zero.

_20181109_201011.JPG

Un avis express ? Runaways est plutôt sympathique, mais très lente à mettre en place. Le casting est chouette, alors je ne dis pas que je ne regarderai jamais la suite… Cela dit, ça ne m’a pas transcendé au point d’avoir envie de me jeter sur la suite. Et je sais que ça ne se voit pas beaucoup, mais ça a été tout le contraire pour Channel Zero : j’en ai adoré le premier épisode de la saison et j’ai hâte de voir la suite, même si je ne sais pas du tout quand je la verrai. Côté négatif, et je l’ai dit dans mon article sur le Serigraphe, je regrette seulement que cette soirée se soit faite dans le froid. Syfy a joué la carte de l’originalité côté goodies, en tout cas, avec un coloriage. C’était original – j’aurais adoré un T-Shirt Channel Zero, mais le financement doit pas être le même chez Syfy que chez Paramount, et c’est déjà très bien d’avoir eu quelque chose, surtout que, cette fois, toute la salle a obtenu quelque chose.

Et puis, ça tuait l’attente avant les épisodes. En revanche, il n’y a pas eu de coupure, même de trente secondes, entre les deux séries et c’était très perturbant de changer radicalement de style – d’une série ado à une scène de cul, il n’y avait que dix secondes, fallait rentrer dedans.

IMG-20181027-WA0014.jpegLa deuxième journée de Comic Con s’est donc terminée et on a repris le petit rituel du samedi soir établi l’an dernier avec Laura en allant au restaurant. Et croyez-moi, les crêpes et le cidre étaient bienvenus après une journée comme celle-ci ! Non, parce que quand je dis qu’il y avait du monde et qu’on n’avançait pas dans les allées, ce n’est pas du tout une manière de parler : ça ressemblait à ça le Comic Con cette année. Un peu victime de son succès quand même (et encore sur cette photo, il y a une personne devant moi qui a bifurqué sur la droite au dernier moment, y a un joli espace pile poil devant, on pourrait croire que j’abuse, mais promis, je dis vrai) !

Compte-rendu du vendredi
> Compte-rendu du dimanche
> Compte-rendu de ma rencontre avec Summer Glau
> Compte-rendu des trois jours

Compte-rendu du samedi par Laura

Merci aux équipes du Comic Con, à Yaële et Terry, aux cosplayeurs, à Syfy, aux invités et à tous les amis dans cet article pour cette très belle journée !

Un vendredi au Comic Con Paris (2018)

Salut les sériephiles,

Image result for comic con 2018 parisJ’ai une heure top chrono pour vous pondre cet article du jour et tout irait bien si je n’avais pas prévu un sujet si vaste : le résumé de ma journée du vendredi au Comic Con. J’ai plutôt l’habitude de faire des articles à rallonge, mais on va faire comme si j’allais y arriver. Il est plus que temps pour moi de revenir dessus, ça va quand même faire deux semaines que c’est passé, j’oublie au fur et à mesure. C’est aussi l’avantage de ce type d’article, ça me permet de me remettre dedans !

Comme les autres années, j’ai eu la chance de pouvoir résider à proximité du salon, sans en être tout à fait voisin. C’est donc avec un réveil à 7h20 au beau milieu de mes vacances qu’a commencé mon week-end de folie. Folie ? Oh, il y a eu quelques excès financiers comme je vous l’ai déjà raconté. En même temps, si je prends le problème à l’envers, j’étais en vacances et ça fait quelques mois que je ne m’étais pas payé de vacances. Et un voyage au Comic Con, ça vaut bien un voyage de vacances, non ? Bon, le repos en moins parce que ça fait des sacrées journées.

Comme prévu dans mon planning de la journée, j’ai pu entrer dès 9h30 sur place. L’accès presse est une sorte de St Graal pour ça : pas besoin d’attendre beaucoup dans le froid – même si la gestion de la file d’attente semble avoir beaucoup progressé en quatre ans. Entrer parmi les premiers dans le salon est top : ça permet quelques photos et un tour de repérage express de ce que j’ai envie de faire. Franchement, ça permet aussi de voir tout de suite quels stands vont cartonner : à 9h32 samedi, il y avait déjà une file d’attente pour avoir son totebag Super Nanas au stand Canal, tout est dit.

DSC_0213

De mon côté, j’ai interrompu mon premier tour de repérage en passant au stand Syfy qui a eu l’idée de renouveler son stand cette année. Plutôt qu’un stand avec questions/réponses de la part d’intervenants/du public, on avait droit cette année à une box dans laquelle on rencontrait un « ordinateur », une voix off qui nous posait tout un tas de questions, en nous invitant à nous « lâcher ». Alors bien sûr, quand vous faites ça le vendredi matin sans être encore bien réveillé (après 2h de réveil, OUI) et avec des inconnus, c’est un peu chelou… mais on s’est quand même amusé et ça a permis d’avoir des goodies dès le début de journée et avant même d’avoir récupéré mon sac WB.

C’est malin. J’ai donc enchaîné pour récupérer un sac, avec mon choix se portant sur Riverdale. De toute manière, je ne regardais pas les deux séries mises en avant cette année. Et je regrette, a posteriori, de ne pas avoir mieux sélectionner mon pins dès le premier jour : je n’ai pas eu l’occasion de faire beaucoup mieux les jours suivants. Oui, parce qu’il y a un pins offert avec chaque sac ; cette année c’était un pins sur les super héros DC, encore. C’est probablement ce qui marche le mieux de toute manière ; et puis, on avait les méchants aussi !

Le temps passe à la vitesse de l’éclair et je me suis rapidement retrouvé au Workshop pour assister à une séance sur « La diversité dans les comics ». Franchement, on n’y a pas inventé l’eau chaude, mais la discussion était super sympathique : les intervenants étaient passionnés par leurs sujets, ça se sentait. Leurs sujets semblaient préparés… mais face à un sujet si vaste, il est inévitable que la discussion s’accélère, s’anime, prenne vie par elle-même : je pense qu’une grosse partie était improvisée. Un bon moyen d’assister, en fait, à une discussion entre passionnés. C’est ça aussi le Comic Con.

DSC_0219

J’avais ensuite « deux bonnes heures pour profiter pleinement des stands » d’après mon article programme. Voilà une bonne blague : c’est passé en un clignement d’œil : le temps de récupérer quelques cartes postales gratuites chez Canal, de faire le tour des exposants, de parler un peu avec L’armoire Geek (une excellente boutique Harry Potter – et maintenant Star Wars – à Versailles qui avait son stand à La Villette), de regarder les œuvres des artistes de l’Artist Alley, de jeter un œil à l’expo Walking Dead (mouais, ce n’était jamais que des planches du comics, quoi) et de craquer totalement pour un goodies inutile et hop, il était 13h.

J’ai bien senti que j’avais un peu merdé : je n’ai pas pris le temps de manger et je voulais absolument voir Shannen Doherty, or elle était en masterclass et la salle était toute petite. Cela n’a pas manqué : quand je suis arrivé pour attendre, la file d’attente était clairement déjà beaucoup trop longue. De cette journée du vendredi, je retiens malheureusement une organisation un peu mal gérée des files d’attentes et surtout du planning. La Grande Salle était bloquée pour tout un tas de projections qui ne semblaient pas attirer grand-monde (enfin, si, mais bon, ça ne semblait pas se bousculer non plus) alors que la Masterclass, assez petite, voyait défiler les stars. Et puis, Shannen Doherty était une des têtes d’affiche, évidemment que beaucoup de gens étaient là pour elle.

IMG_px9yv4

Personnellement, j’ai eu de la chance, en arrivant, certes en retard, mais avec de la détermination et un bracelet presse qui m’a aidé à avoir une place dans la salle. Il faut bien que ça serve ce petit bracelet ! Bref, j’ai accédé au panel Charmed un peu grâce à vous, lecteurs, alors merci. Panel Charmed ? Mouais, on a eu un gros hors sujet : il était question de toute la carrière de Shannen, un panel prévu le lendemain… Dommage !

Shannen Doherty est-elle aussi odieuse que le veut la légende ? Dur à dire si je me fie uniquement à la journée du vendredi. La salle était pleine, elle semblait contente d’être là, les questions étaient intéressantes et ce panel était un vrai bon moment. Gros kiff, surtout, lorsqu’elle s’est mise à défendre le reboot qui était hué par des tas de gens dans la pièce. Pour la première fois de ma vie, je me suis mis à comprendre ces cinglés de La bataille d’Hernani s’envoyant des chaises à la tronche parce qu’en désaccord : beaucoup huaient clairement par principe, sans en avoir vu la moindre image et c’est très dommage. Je ne suis pas fan des reboots en général non plus (et je suis hyper énervé par l’annonce hier d’un reboot des 4400 alors que la série n’a jamais eu de conclusion et que les acteurs semblaient vouloir la faire cette saison 5), mais il faut laisser une chance, je trouve.

DSCPDC_0000_BURST20181026134524249

Bref, Shannen Doherty a donc pris la défense du reboot, rappelant à tout le monde dans la salle que les audiences n’étaient pas mauvaises, que ça permettait à trois actrices de jouer, que ça offrait un job à deux cent personnes et surtout, surtout, que tout ça, c’était grâce aux fans de Charmed. La réponse était parfaite – même si on a tous oublié la vraie question qui a été posée (serait-elle prête à y faire une apparition ?). Pour la première fois du WE, j’avais l’occasion d’observer son habileté à contourner les questions.

_20181108_111327

Et la pauvre, elle a eu de quoi faire niveau contournement de questions et problèmes, dès le vendredi : il y avait encore des fans pour lui demander pourquoi elle avait quitté la série… Oui ben vous vous doutez bien que si ça fait 17 ans qu’elle n’a pas répondu, elle ne nous le dira pas là, hein ? J’étais un peu énervé par certaines questions du genre, c’est de la perte de temps et à part l’irriter, je ne vois pas l’intérêt. Vraiment.

En tout cas, à la diffusion du générique, il a été assez clair qu’elle était énervée après Holly Marie Combs, au point de refuser de regarder l’écran hein, et elle a ri quand quelqu’un a hurlé son amour pour Alyssa Milano… le respect est mort, vu les rumeurs de dispute entre les deux, hein.

 

Beaucoup d’autres choses à dire probablement, mais je n’ai plus le temps alors je passe à l’après panel : une heure et quart d’attente avant le panel Harry Potter ? Easy. J’ai enfin pris le temps de manger à plus de 15h, alors que la gestion des files d’attente n’était toujours pas optimale. Il y a eu du progrès pendant le panel Shannen Doherty, mais la rumeur s’est aussi propagée qu’il fallait être là en avance, et les gens pour le panel HP étaient là avec deux heures d’avance.

IMG-20181026-WA0002Tout s’est bien passé pour moi malgré tout, j’ai eu pile le temps de manger et d’enchaîner à 15h45 avec le panel, en compagnie des acteurs incarnant Goyle et James Potter. Comme souvent dans ce genre de panel, c’est surtout l’occasion de se retrouver entre fans et on n’apprend peu de choses – si ce n’est que Goyle aurait pu être Dudley. Mouais. Les acteurs eux-mêmes semblent fans (ou pas, pour James Potter très rouillé sur ses formules), se rencontrent pour la première fois, mettent une bonne ambiance et se prêtent au jeu des questions. Le tout était mené par Yaële Simkovitch, qui a l’art de choisir les bonnes questions, même sur des petits panels comme ça.

Il était question d’Harry Potter avec des acteurs ayant des rôles pas trop énormes, l’angle d’attaque qui consistait à leur demander quels pouvoirs ils aimeraient avoir était bien trouvé, je trouve. Encore un bon panel, donc, et l’occasion, à la sortie de la salle, d’avoir l’acteur incarnant James Potter qui me dit merci de le laisser passer. OUAIS Y A LE PAPA D’HARRY QUI M’A PARLÉ ! DSC_0220Merci l’Armoire Geek (et dire que je n’ai même pas été les voir ensuite en dédicaces – je sais bien qu’ils sont payés comme ça, mais y avait Summer Glau à côté, hein, tout est dit).

Il me restait alors une bonne heure pour refaire un tour, mais vous aurez compris que le temps passe vite dans le salon ! J’ai été assez content d’enfin croiser Yaële en vrai – je veux dire, ça fait quatre ans que je suis ses panels et son compte Twitter (et sa chaîne Youtube, j’en reparle vite), alors c’était cool d’enfin se parler. Même qu’elle voyait qui j’étais, ehe ! Après quelques remerciements de rigueur, j’ai repris mon programme de la journée et j’ai flâné dans les allées, en donnant aussi la carte de visite du blog à quelques personnes avec qui je parlais.

De 18h à 19h, j’envisageais un panel de plus, mais finalement, je ne m’y suis pas rendu… À la place, j’ai craqué pour l’attente du sac Super Nanas (qui me sert aujourd’hui de photo de profil Twitter, oui). DSC_0461Est-ce que c’est un peu con de perdre une heure pour ça un jour de Comic Con ? Probablement. Est-ce que je suis heureux de l’avoir ? Totalement. En plus, il paraît que la ressemblance avec moi est flagrante (et je ne sais pas, je l’ai bien pris sur le moment, mais après coup, et si ce n’était pas un compliment ?).

Qu’importe ! C’est sans regret, à part celui de ne pas avoir eu l’occasion de répondre à des questions Prison Break : je n’ai pas eu les goodies qui étaient pourtant distribués gratuitement, et ça me rend triste. Mais bon, j’avais déjà fait le plein de goodies après tout.

Et ce n’était même pas terminé ! En effet, j’ai enchaîné (encore, oui) avec la projection à 19h du film Overlord par Paramount. Cela m’a permis de gagner un t-shirt, même si la distribution de ceux-ci étaient un peu chaotique. Les petits pots étaient mis dans les grands avec des « soldats » pour mettre l’ambiance. Malheureusement, ça n’a pas trop pris sur moi (et sur beaucoup j’ai l’impression), mais il y en a quand même qui se sont mis à accepter de faire des pompes pour un t-shirt à l’effigie du film. Eh beh. J’étais content d’en avoir récupéré un avant qu’ils aient cette idée – mais de toute manière, avec mon entorse du pouce, j’aurais eu de quoi négocier si on m’avait demandé d’en faire mouahaha !

DSC_0271

Le film ? Je ne sais pas pourquoi on me l’avait vendu sur Twitter comme une suite de Cloverfield. Ce n’est pas du tout le cas !

C’est simplement l’histoire de soldats devant s’assurer de détruire un clocher pour que le débarquement en Normandie puisse bien avoir lieu à la fin de la 2nde Guerre mondiale. Et ça permet toute une histoire de science-fiction (parce que JJ Abrams) autour des expériences scientifiques des nazis. Le film est très sympa, même si bourré de clichés de films du genre. J’en reparlerai à la sortie française du film (le 21), si tout va bien dans mon planning d’ici là.

Pas de cauchemar en lien avec le film à signaler, de très beaux jolis effets spéciaux et une projection très sympa. En revanche, la fin vers 21h40 commençait à être intenable pour le froid qui régnait dans la salle. IMG_20181026_213756_713Si vous faites une projection un jour, pensez à avoir de quoi vous couvrir, les courants d’air dans la Grande Salle à 22h, c’est inévitable et pas agréable. Franchement, ça casse le mythe de Poudlard, ils devaient se les cailler les étudiants, je comprends mieux pourquoi ils ont un chapeau dans leur uniforme !

C’est tout pour la journée du vendredi, mais c’est déjà pas mal du tout non ? Allez, j’ai 15 minutes pour la présentation de l’article maintenant, c’est foutuuu.

(ou pas. J’ai deux minutes de retard seulement, ça va le faire et se rattraper, je serai à l’heure à mon déj. Et j’essaye de vous faire le compte-rendu de la journée du samedi demain !)

Compte-rendu du samedi
> Compte-rendu de ma rencontre avec Summer Glau
> Compte-rendu des trois jours

Compte-rendu du samedi par Laura

Merci aux équipes du Comic Con, à Yaële, aux cosplayeurs, à Syfy, à Canal, à Paramount et aux invités !

Résultats du Bingo Séries 19

Salut les sériephiles,

On est le 7 novembre, ça veut dire qu’il est temps pour moi de regarder ce qu’a donné ma grille de Bingo Séries, et si je ne suis pas arrivé à 20 (une fois de plus), je suis quand même plutôt content du résultat. En effet, je trouve que ça aurait pu être bien pire que ce que j’ai fait si on considère que j’ai quand même passé deux semaines de vacances, dont une avec seulement le visionnage de deux épisodes.

Tout ce retard accumulé m’a ruiné les épisodes d’Halloween, évidemment, mais j’ai de quoi faire pour la prochaine grille, on va dire. Et j’ai aussi assez de retard pour que la première pause qui s’approche déjà à grands pas ne me dérange pas… au contraire. Ce n’est pas le sujet du jour cela dit, je vais pas me griller un futur article à tout vous révéler tout de suite, donc passons aux résultats.

Et n’oubliez pas de regarder la grille de la 20e édition si ça vous intéresse.

Automne 4/4

Je m’attendais à avoir du mal avec ce thème, mais finalement, ça s’est bien passé, parce qu’il avait l’avantage de pouvoir être trouvé dans à peu près toutes les séries, peu importe leur genre. C’est donc un beau pot-pourri, avec dans l’ordre des points une validation grâce à You, The Purge (en flashback cela dit), Charmed (ouf, un épisode d’Halloween pour voir une citrouille !) et… Runaways (1×01). Bon, pour le personnage qui dit avoir froid, il y avait le pilot de Charmed aussi, mais je n’ai pas percuté tout seul (c’était littéralement le démon de l’épisode) alors que lors de la projection du Comic Con, je me suis dit « oh un point du Bingo »). Sinon, la série ne m’a pas convaincu avec son pilot, malgré un très joli casting.

Image result for the good place beer janet

Belgique 2/4

Voilà un thème qui ne m’aura pas réussi du tout, mais je m’y attendais. Le problème, c’est qu’il y a des points que j’ai probablement laissé filer : je ne peux pas croire que personne ne mange de chocolat dans mes séries pendant un mois. Pour les frites, je remercie Grey’s Anatomy et pour la bière, je crois que c’est dans The Good Place que j’ai vu les premières (encore que, on voit le verre plein, puis vide, mais personne n’est vu à boire). Après, c’est assez fou le nombre de bières que l’on voit chaque semaine à l’écran… Tous alcooliques ces personnages fictifs !

Mixité 4/4

Related image

Un thème hyper simple, je trouve, même si le quatrième point a mis le temps à être trouvé… faut dire, je comptais le valider avec This is us, mais j’ai pas regarder la série du mois. Oups. Pour le couple mixte, le couple un peu surprise de The Walking Dead m’a bien aidé, pour l’amitié mixte, j’ai évidemment choisi Peach et Beck (You) – mais j’en ai plein d’autres en stock – et pour les personnages qui sont en opposition, je me suis contenté de God Friended Me, puisque le héros et son père sont littéralement présentés comme des personnages que tout oppose dès le départ. La mixité ? De manière inattendue, elle a surgi dans The Purge avec Jane qui a de jolis discours sur le sujet.

Ménage 3/4

Image result for grace kitchen manifestMais qu’est-ce qu’ils sont crado mes personnages ! Pas un pour faire la vaisselle ! Oh, il y a bien Grace de Manifest qui débarrasse sa table et met tout dans l’évier, mais elle n’est pas fichue de faire la vaisselle. Bon, elle m’a validé le point « faire le ménage » (surtout qu’elle passe l’éponge sur la table aussi), mais je reste frustré, surtout que j’ai vu des gens avoir l’occasion de valider plusieurs fois le point. Moi qui adore les scènes où les persos font la vaisselle (Buffy, The Affair, etc.), j’ai été servi… D’où le point bonus « troc » de la nouvelle grille ! Bref, pour le reste, j’ai validé « clean up this mess » et la lessive avec How to get away with murder (Michaela et Oliver lol). Station 19 faisait l’affaire aussi.

Actions 3/4

Aïe, encore un point qui me manque, donc, avec les épisodes d’Halloween : je n’ai vu que celui de Charmed. Pour me venger, j’ai donc mangé du potiron devant How to get away with murder (c’est tellement bon le potiron !). Dans vos tronches les citrouilles ! C’est The Purge qui m’a inspiré cette horreur… avant de pleurer le 1er novembre avec mon article du jour.

Image result for the purge jane

Et le point bonus ? C’est de nouveau avec The Purge que je le valide puisque je regarde ces épisodes le mercredi soir à la bougie (à l’exception d’un mercredi donc, où je n’ai pas regardé l’épisode parce que je tenais à ce rituel). Franchement, ça met bien dans l’ambiance et je suis très impatient qu’il fasse nuit pour me lancer le dernier épisode de la saison à la bougie. En plus, la série est renouvelée, c’est top !

17/20

L’avenir de la franchise Walking Dead

Salut les sériephiles !

S’il y a bien un épisode qu’il ne fallait pas manquer si vous suivez The Walking Dead de loin (comme beaucoup d’autres), c’était celui d’hier. Et de manière générale, s’il y avait une saison à ne pas rater pour la franchise, c’était celle en cours, que ce soit pour Fear ou pour la série-mère. En effet, les scénaristes se sont décidés à nous faire une sorte d’autoreboot de l’ensemble de la franchise. Attention, il va sans dire que si vous continuez votre lecture de cet article, vous assumez d’être spoilé sur les deux séries, hein, je vais en parler sans précaution supplémentaire, à vos risques et périls si vous n’êtes pas à jour (enfin, si vous ne l’êtes pas, il n’y a pas de risque, juste la certitude d’être spoilé).

Les lecteurs les plus attentifs et fidèles verront tout de suite que cet article fait évidemment écho à celui-ci : Quel avenir pour The Walking Dead ?

Image result for the walking dead rick

Le grand virage opéré par la franchise a commencé l’an dernier lorsque le producteur a eu la bien mauvaise idée d’annoncer qu’il avait changé d’avis et allait proposer un crossover entre ses deux séries. Le message, aussi cryptique que possible, était relativement clair malgré sa volonté de ne pas l’être : il fallait remonter les audiences de Fear qui étaient en berne. Le décalage de chronologie entre les deux séries était tels qu’on voyait mal comment il était possible de se permettre ce genre de choses, à moins d’avoir un personnage de Fear zombifié dans la série-mère ou un passé inventé pour un personnage connu de longue date dans TWD.

Image result for fear the walking dead nick death
Prepare for the worst

Finalement, les scénaristes ont décidé de réécrire entièrement Fear the Walking Dead : le premier épisode de la saison 4 débute au moment où s’est arrêté la saison 8 de The Walking Dead, donc des mois (des années ?) après la fin de saison 3 de la série. J’étais sceptique et ça s’est empiré au cours de l’épisode : tout le casting de la série était aux abonnés absents alors que nous suivions Morgan, un personnage qui avait perdu toute sa classe depuis au moins deux saisons, faire un voyage de plusieurs mois. Humph. En toute fin d’épisode, enfin, nous retrouvions nos personnages, moins Madison.

Assez vite alors que la saison se développait, nous avons alors perdu Nick, acteur phare de la série, puis Madison, qui n’était là que pour les flashbacks. S’il n’y a aucun doute sur la mort de Nick, les scénaristes se sont permis la possibilité d’une fin ouverte pour Madison : elle se sacrifie pour sauver sa famille, mais on ne la voit pas mourir. Tout est possible si l’actrice se décidait à revenir. Après tout, elle avait la série sur ses épaules. Désormais, c’est sur Morgan que repose le port du flambeau, tenu littéralement jusqu’à sa dernière seconde de présence par Madison.

Image result for fear the walking dead madison death
Mais alors littéralement, littéralement hein.

Autrement dit, le crossover a été conçu juste pour avoir un personnage assez apprécié des fans (à une époque) pour porter la série et remonter les audiences. Humph. Avec tout un nouveau casting, la saison 4 a fait un yoyo qualitatif incessant, enchaînant d’excellents épisodes avec des moments hyper chiants et longs, à la manière de la série-mère qui aime multiplier les scènes interminables pour peu d’évolution.

Finalement, cette saison 4 se conclue sur de bons moments qui laissent présager du positif pour la suite, avec un épisode qui pouvait même servir de fin de série. Et la saison 9 de The Walking Dead ne fait pas autre chose. En cinq épisodes, la série s’est décidée à nous boucler neuf ans d’intrigues. Même si on ne perd pas l’habitude des intrigues n’en finissant pas, le tout est évidemment quelque peu bâclé : ça avance vitesse grand V et ça laisse des pistes sans solution – les Saviors qui veulent se venger et ont lancé l’offensive ? Daryl qui veut tuer Negan ?

En tout cas, à la manière de Fear, la série a dû dire adieu – ou au moins au revoir – à son personnage principal, moins d’un an après le départ de Carl. Ainsi, Andrew Lincoln avait été annoncé sur le départ cet été et l’épisode de la semaine dernière le laissait entre la vie et la mort. Pendant 48 minutes, la série s’est alors évertuée à faire monter un faux suspense : il était impensable de tuer Rick sans déclencher immédiatement une haine de tous les fans ; il était complétement con de le laisser en vie et de ne plus le voir. La solution la plus logique est donc la même que pour Madison : il fallait que tout le monde le pense mort pour que la série puisse évoluer sans s’enfermer dans une quête de « Mais où est passé Rick ? » (eh, je suis encore traumatisé du « Mais où est passée Beth ? » et ne parlons même pas de Sophia !).

Image result for the walking dead michonne
De touchants adieux… qui n’ont pas eu lieu.

L’ensemble du casting voit donc Rick se faire exploser pour sauver tout le monde d’une horde de zombies. Si Rick est en paix avec sa décision grâce à de multiples rêves tout au long de l’épisode, c’est sans un dernier mot pour Michonne qu’il le fait. Sympa. De multiples rêves ? L’occasion de revoir quelques morts marquants (et d’en oublier des tas !) de la série et d’avoir Sacha nous expliquer maladroitement le concept auquel est forcé de se rattacher la franchise désormais : cette histoire n’est pas à propos d’un personnage, mais de l’humanité qui survit. MOUAIS. Et donc, c’est dans ses rêves qu’il dit au revoir à Michonne et trouve la force de continuer à vivre pour (penser) se suicider en les sauvant tous. SYMPA.

Dur de continuer la série sans Rick quand toute l’histoire de base est censée reposer sur lui et sur sa famille, dur de me faire avaler aussi que cette série n’est pas à propos d’un personnage. C’était toutefois la solution logique pour poursuivre la série sans son personnage principal. Cependant, si tout le monde pense Rick mort, les fans ne pouvaient pas se contenter de ça. À la place, les scénaristes reportent le problème à plus tard : Rick reviendra un jour – probablement pour la fin de la série – puisqu’il est sauvé in extremis par Anne/Jadis, qui l’emporte bien loin à bord de ce putain d’hélicoptère dont on ne sait toujours pas grand-chose depuis neuf ans…

Image result for the walking dead judith
En tout cas, ils sont équipés les cocos !

Rassurons-nous, le départ d’Andrew Lincoln est parfaitement calculé. En fait, AMC profite juste de l’occasion pour élever encore le cachet de l’acteur et lui proposer un joli deal de TROIS putain de films. Ouep : Rick reviendra dès 2019 (allez, 2020) dans l’univers de la série, mais pour trois films explorant ce qui lui arrive une fois dans l’hélicoptère. Ce mystère devrait donc avoir une résolution dans une trilogie à venir. TOUJOURS PLUS. Le foutage de gueule de la chaîne américaine est brillant, mais fonctionnel. Un troll en bonne et due forme !

Toutefois, là où la franchise n’a vraiment pas froid aux yeux, c’est que comme pour Fear, elle propose un bond dans le temps pour sa série-mère, cette fois encore plus important : Judith gagne au moins six ans en dix secondes. Je l’ai dit plus haut : il fallait que la série se poursuive sur la famille de Rick, et il ne reste plus qu’elle. Nous voyons donc la petite fille se la jouer à la Carlito : elle vient à la rescousse de nouveaux rescapés en portant un flingue et le chapeau de son frère.

Image result for the walking dead judith
Elle a même un katana et une chemise digne de Lori dis donc !

Oui, The Walking Dead s’offre un trou béant de plusieurs années dans sa narration et je suis curieux de voir la manière dont la série va se construire désormais. Il paraît peu probable que tout le monde survive quelques années, par exemple, alors je suis curieux de voir comment vont être gérés les personnages dans ce laps de temps.

Et aussi, Judith semble sacrément sédentaire si elle est encore là : les héros ont donc vraiment trouvé le moyen de recréer une société fonctionnelle. Neuf ans d’intrigues partent en fumée : il est fini le temps de la marche, cette fois on a une société. C’était déjà annoncé par le début de saison, mais maintenant que c’est en place, je suis curieux de découvrir ce qu’ils vont proposer pour la suite. Et pour le retour inévitable de Rick (chaque film couvrira-t-il plusieurs années et nous proposera-t-il de voir Rick s’entêter à partir à la recherche de sa famille qui, heureusement, n’a pas bougé d’un poil en genre cinq ou six ans ?).

Image result for the walking dead judith

En somme, je me répète mais la franchise n’a pas eu froid aux yeux du tout cette année, puisqu’elle se renouvelle complétement, côté casting, côté intrigue, côté enjeux. Espérons que ça lui réussisse et que s’éloigner des comics lui permettent de s’affranchir de certains clichés qui ne passaient pas trop à l’écran.

Pour conclure cet article, j’avoue que je n’ai pas encore eu le temps de les lire, mais je vous propose d’aller consulter ces excellents dossiers résumant la série (et je sais qu’ils sont excellents, parce que c’est un excellent blog) : 

L’évolution de la série, chapitre 1
L’évolution de la série, chapitre 2