Percy Jackson and the Olympians – S02E06 – Nobody Gets the Fleece – 16/20

Je suis content car c’est le deuxième épisode de suite qui réussit à me convaincre et que j’apprécie vraiment. Les personnages sont chouettes, il y a quelques rebondissements et une écriture qui me rappelle pourquoi les livres ont eu du succès, parce qu’en vrai, c’est un puzzle sympa qui se met en place, avec des personnages attachants, un peu d’humour et une bonne dynamique de groupe. C’est juste dommage, encore et toujours, que les scénaristes oublient d’intégrer certaines pièces à la série.

Spoilers 

Il est temps de trouver la Toison sur l’île de Polyphème… à moins que ce ne soit un piège ?

All outsiders are enemies… or food.

C’est moche : j’avais prévu de passer ma journée devant la saison 7 de The Rookie, mais j’ai changé d’avis au dernier moment pour finalement aller à Disneyland Paris profiter de la neige (oui, il y a les photos sur le blog, il suffit de cliquer ici). C’était tout à fait magique, mais maintenant, il faut me remettre dans l’ambiance de cette semaine de reprise qui n’est pas terminée. Pour cela, rien de tel que de terminer la journée avec Percy, pas vrai ? J’espère que l’épisode sera aussi bien que la semaine dernière !

C’est un grand espoir et ça commence mal, avec une très longue scène se concentrant sur Tyson. Je me doutais bien qu’il ne mourait pas hors écran, mais c’était long de le voir couler progressivement au fond de l’eau sans se noyer pour autant. Une fois au fond de l’océan, il semble voir Poséidon dans un grand flash lumineux.

Nous quittions Percy et Annabeth sur un bateau prêt à accoster l’île de Polyphème en pleine journée. Il est donc parfaitement logique de retrouver Percy en train de dormir (non) au beau milieu de la nuit. Le bateau est sur la plage, mais bon, Annabeth et lui s’arrêtent parce qu’elle a décidé d’attendre le matin et d’utiliser la ruse d’Ulysse en se cachant parmi les moutons de Polyphème pour mieux le piéger – et pour ne pas être traqué.

Percy est tout de même pas mal impatient, surtout qu’il est réveillé par un cauchemar terrifiant : il se trouve de retour au Camp, où tout le monde est mort à ses pieds. Les portes de la pièce dans laquelle il est s’ouvrent alors pour révéler Thalia, qui l’attaque avec un éclair. Il s’en confie à Annabeth qui trouve toutes les excuses du monde pour ne pas croire ce rêve prémonitoire. Forcément.

Au petit matin, Polyphème fait la leçon à Clarisse et Grover : il leur explique comment il perçoit son île et sa vie de solitude sur celle-ci. Il les considère comme des ennemis, mais il les garde en vie, même quand Clarisse s’impatiente et mériterait presque sa mort. Enfin, je dis ça, mais moi aussi je me suis impatienté pendant la scène : c’était drôlement long d’en arriver au stade où Polyphème leur explique qu’ils sont en vie pour servir d’appât. Le pire ? C’est que ça fonctionne : Percy et Annabeth sont bientôt là et tombent dans le piège de Polyphème.

Annabeth pense pourtant avoir tout prévu. Elle se dirige vers les moutons et, contre toute attente, reçoit un petit message de Luke en hologramme. Il est évident qu’il cherche à savoir s’ils ont la toison, mais il prétend vouloir lui donner des conseils. Ce que je ne comprends pas dans cette scène, c’est à quel point Annabeth a l’air de considérer normal et habituel de recevoir ce genre d’appels de Luke. C’est la première fois que ça arrive dans la série pourtant.

Percy les interrompt, de toute manière et il fait bien : Luke confirme à son alliée qu’il s’en fiche pas mal d’Annabeth, il se contentait de faire de la reconnaissance des lieux avant de partir lui-même sur l’île de Polyphème. Hâte qu’il arrive, parce que pour l’instant, ce n’est pas glorieux cette intrigue : nous voyons en effet Polyphème qui guide ses moutons pour une balade sur la montagne. Percy et Annabeth se font passer pour des moutons et… beeh, ça ne m’a pas paru grandiose.

En plus, la série montre à quel point le plan est bidon, parce qu’ils n’arrivent pas à courir comme les moutons le font en étant à quatre pattes. Qu’importe : ça les mène au sommet de la montagne, là où est la Toison. Percy peut ainsi constater que Clarisse est encore en vie et est avec Grover. Pour autant, comme ils sont bâillonnés, il ne sait pas qu’il est en train de tomber dans un piège. Et bien sûr, Percy entraîne Annabeth dans sa chute.

Voir Percy redonne à Clarisse l’envie de s’évader, pour le prévenir. Il est toutefois trop tard quand elle réussit à lui crier que c’est un piège : Percy est déjà suspendu à une corde sous la fausse toison d’or pour aller sauver ses amis. Il se retrouve donc piégé dans la grotte avec eux quand Polyphème arrive, mais heureusement, Annabeth est plus maligne que le cyclope. Elle comprend qu’il s’agit d’un piège à temps pour se rendre invisible, puis s’amuse à énerver son ennemi en lui disant que c’est Personne qui l’envoie récupérer la Toison.

C’était amusant, sauf que pendant ce temps, Luke débarquait pour choper la (fausse) Toison d’or et que Grover trouvait la vraie, dans la grotte. Dès qu’il la saisit, Polyphème comprend que les demi-dieux sont en train de le voler et retourne vers la grotte, nous créant un bon moment de suspense. Percy, Clarisse et Grover parviendront-ils à s’échapper avant le retour du Cyclope ? Bien sûr que non.

Ce n’est pas grave, parce qu’Annabeth veille au grain : elle blesse le Cyclope, qui la repère alors, même si elle est invisible. Il la met KO bien vite, refermant derrière lui la grotte et ne laissant qu’un petit espace pour que Percy voit ce qu’il se passe.

Il s’inquiète immédiatement pour Annabeth, mais celle-ci est sauvée in extremis par… Tyson ! Tiens, il sort de nulle part celui-ci. Il faudrait nous expliquer comment il est arrivé là si vite et pile au bon moment. Ce qui est bien, c’est qu’il a la force de dégommer son frère Polyphème pour protéger Annabeth et Percy. Il le fait même tomber d’une falaise pour eux. Le problème, c’est qu’il tombe avec eux, laissant Annabeth seule, toujours inconsciente.

C’est le moment que Luke choisit pour débarquer, évidemment. Il s’occupe aussitôt d’Annabeth, même si Percy a peur pour elle et qu’il lui demande de ne pas s’en approcher (mais enfin, ils sont amis malgré tout, voyons !). Luke explique alors à Percy qu’Annabeth est en train de mourir. Oh, il y a bien un moyen de la sauver, mais c’est problématique : Percy, coincé dans la grotte avec Grover et Clarisse, sait que la Toison pourrait sauver Annabeth. Mais pour cela, il faut la donner à Luke, pour qu’il puisse en recouvrir Annabeth. Malin. J’aime bien ce retournement de situation et ce coup du sort. Ce n’est pas si téléphoné que ça, si ce n’est que Tyson débarque vraiment pile au bon moment, quoi.

La Toison ? Clarisse refuse évidemment de la donner à Luke, parce qu’elle n’est pas folle. Je sais bien qu’il faut tout faire pour sauver Annabeth, mais une part de moi la comprend. Elle fait perdre un temps précieux pour sauver Annabeth, ceci dit, et ça ne plaît pas à Percy qui cherche toutes les solutions possibles pour arranger tout le monde.

Ainsi, Luke refuse d’ouvrir un nouveau portail, assurant qu’il ne peut pas en faire un nouveau. Ils n’ont donc plus le choix : pour sauver Annabeth, il faut que Clarisse sacrifie sa quête. C’est con. Grover tente de négocier calmement avec Clarisse, mais Percy lui arrache simplement des mains, parce que eh, c’est Annabeth. Luke se charge aussitôt de soigner Annabeth… mais il se barre aussi avec, emportant bien sûr la Toison. Clarisse est si énervée que c’en est drôle.

Luke est à peine parti que Tyson revient, cette fois avec un mauvais timing. Il peut libérer les trois autres de la grotte, rencontrant ainsi Grover. Et si Percy prend le temps de remercier son frère pour ce sauvetage express, il faut encore aller chercher Annabeth ou, en ce qui concerne Clarisse, la toison.

Ce n’est pas un problème : Luke se barre avec le bateau de Percy et Annabeth (il ne peut plus utiliser le portail, il a dit), mais Tyson a la solution : il présente à ses nouveaux amis quatre hippocampes magiques et immenses qui vont pouvoir les faire naviguer sur la Mer des Monstres, à la poursuite de Luke et Annabeth. Simple, mais efficace ; sans tout nous expliquer, comme toujours.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Percy Jackson and the Olympians – S02E05 – We Check In to C.C’s Spa and Resort – 16/20

Cet épisode étant plus long, il coupe un peu moins de choses que les précédents et que d’habitude. Cela fonctionne tout de suite beaucoup mieux et fait qu’on en comprend les enjeux. Il s’appuie lourdement sur l’Odyssée, mais le fait bien, a quelques twists bien écrits et surtout, la séparation en deux intrigues claires lui fait du bien. Je surnote sûrement un peu car c’est beaucoup mieux que d’habitude et que ce que j’ai vu hier, mais si toute la série était de cette qualité, ça passerait quand même beaucoup mieux chaque semaine.

Spoilers 

La tempête a séparé nos héros…

He could still be alive.

Fin du suspense : bonne année, je vois cet épisode le 1e janvier (et je vais poster la critique le 2, vu l’heure). J’avais prévenu que je risquais d’être en retard après tout, donc ça doit être à peu près sans surprise. La surprise vient peut-être du fait que l’épisode est un peu plus long – et c’est d’ailleurs pour ça que je n’ai pas pu le voir le 31, puisque je préférais m’enchaîner tout Ironheart (sur Disney + aussi, eh) afin de faire mon article Top 25 des saisons vues en 2025. Tout un programme !

Nous retrouvons Percy et Annabeth dans une étrange salle pleine de fumée. Ils viennent de se réveiller et ne savent ni où ils sont, ni comment ils sont arrivés là. Le titre de l’épisode nous spoile toutefois qu’ils sont dans un spa, ce qui est étrange après le cliffhanger précédent. Une jeune femme, Hylla, débarque et leur explique qu’elle les attendra avec des concombres quand ils seront prêts.

C’est plutôt drôle comme manière d’introduire les choses, sachant que ce n’est qu’après ça qu’elle les informe qu’ils sont les seuls survivants de la tempête. C’est bien simple, ils ont trouvé nos deux héros sur un radeau de fortune et les ont amené dans le spa de CC – qui est aussi une île – pour qu’ils puissent se reposer.

CC n’est autre que Circé, hein ? On découvre peu à peu le fonctionnement de tout ce spa et j’ai l’impression qu’on ne nous donne pas toutes les informations : Percy et Annabeth sont conduits jusqu’à une paire de jumelles pour découvrir le sort de Stavros, un autre héros qui a passé du temps dans le spa. Tout le monde est intéressé par son sort, parce qu’il est pure folie de quitter le spa, le seul refuge de toute la Mer des Monstres. Soit.

Les sirènes sont dans cette série des sortes de rochers. Pourquoi pas ? Malgré cette apparence volcanique, les sirènes attirent Stavros à elles pour le bouffer, et ça marche très bien. Tu parles d’un héros. CC explique peu à peu à Annabeth et Percy le fonctionnement du spa : elle leur promet de les entraîner à passer les sirènes, mais les prévient que ce sera dur.

Les sirènes modifient en effet leur chant en fonction des plus grands défauts de ceux qu’elles veulent attirer à elles. Pour Annabeth, ce sera donc l’impatience et sa manie de se reposer sur son intelligence et ses connaissances. Pas sûr que je considère ça comme un défaut, en vrai. C’est peut-être parce que je suis du genre à me reposer aussi sur ce que je sais de l’Odyssée pour comprendre cette saison.

Ainsi, Annabeth finit par comprendre que CC est Circé, mais Circé assure qu’elle a laissé derrière elle sa colère et qu’elle ne fait que succomber à son plus grand défaut désormais : son empathie, sa volonté d’aider les autres. C’est plutôt drôle. Elle réussit à gagner la confiance de nos deux adolescents pour les tester et connaître vraiment leur plus grand défaut.

Percy est ainsi confronté à son reflet dans un miroir magique où il voit Tyson et tout un tas de flashbacks de Tyson. C’est surprenant de voir qu’il y a autant à montrer en si peu d’épisodes, mais ça permet à CC de comprendre le plus grand défaut de Percy : il est prêt à tout pour sauver un ami, il fait passer ses amis devant tout.

CC lui apprend donc qu’il est capable de sacrifier une quête ou, pourquoi pas, le monde pour sauver un ami. Et voilà, on sait maintenant pourquoi Percy ne devait pas partir faire cette quête. Percy s’énerve, pète une carafe d’eau par la pensée et finit par expliquer à Annabeth qu’il a peur des choix qu’il aura à faire – parce qu’il ne fera pas forcément les bons. Il se sent en plus plus humain que demi-dieu. Alors… J’entends son argument, mais la toge qu’il porte à ce moment-là a tout de même tendance à le contredire. Oui, parce que la série fait vraiment des efforts sur les costumes et Percy comme Annabeth ont de superbes tenues.

Le truc, c’est qu’il a beau dire qu’il ne veut plus faire la quête, il parle ensuite un peu aux gens autour de lui. Il comprend donc qu’il est entouré de demi-dieux qui ont oublié qu’ils étaient en quête : ils savent tous qu’ils font des quêtes MAIS ils préfèrent rester au spa. Ils comptent sur CC pour leur apprendre comment faire face aux sirènes, et si ça dépasse cinquante ans, ce n’est pas bien grave. Ah, c’est une sacrée sorcière.

Circé est toujours laissée derrière par les héros qu’elle aide, c’est donc pour ça qu’elle fait en sorte de les garder auprès d’elle. Percy la confronte, surtout qu’il est sûr que s’il y a six héros qui ont pu partir du spa, c’est parce que Circé triche. Pour passer les sirènes, il suffit d’avoir de la cire, mais une cire bien particulière fournie par un Dieu. Et Percy est sûre qu’elle en a et qu’elle laisse parfois partir des héros pour redonner de l’espoir à ceux qui sont encore dans le spa : chaque fois qu’ils ont besoin qu’on leur rappelle qu’il y a une possibilité de passer les sirènes, hop, elle envoie un héros qui survit. C’est si drôle.

Le point de vue de Circé est hyper compréhensible en plus : elle reproche aux demi-dieux d’être des égoïstes qui ne lui parlent que quand ils ont besoin d’elle. Circé finit par reconnaître que Percy a raison, donc, mais elle le transforme ensuite en un lapin tout chou pour s’éviter que son secret ne soit révélé. Pourtant, Percy proposait un marché qui aurait pu l’arranger : il acceptait de ne rien dire et rester au spa si Circé laissait Annabeth partir. Ben oui : toujours faire passer les autres avant lui !

L’idée est bonne sur le papier, mais Circé est loin d’être idiote : ça poserait problème si Annabeth partait si vite du spa sans suivre son « programme » pour être prêt à affronter les sirènes. Ce sera donc à Annabeth de sauver Percy, je suppose. Elle vient voir Circé pour retrouver Percy, mais ne peut pas deviner qu’il est un lapin.

Elle fait d’abord confiance à CC, qui essaie de lui cacher que son plus gros défaut est sa fierté. Elle le sait déjà, malheureusement. CC la manipule comme elle peut, en vain, jusqu’à ce que ce soit à Annabeth de la manipuler : elle comprend que Percy a été transformé en animal. Elle sait comment le libérer, car c’est facile : il suffit de lui donner de la nourriture.

Elle manipule Circé suffisamment longtemps pour la distraire et le faire sans qu’elle ne le remarque. Elle libère donc Percy, mais aussi une bande de pirates, dont Eddie « Blackbeard ». Les pirates (je n’ai pas de meilleurs mots) veulent aussitôt s’attaquer à Circé, tandis que Percy récupère la cire magique de Circé.

Annabeth et Percy peuvent donc partir en bateau. Comme d’hab, on ne nous montre que la moitié des choses : ils récupèrent un voilier, allez savoir comment, tandis que Circé s’en sort pour les regarder par la fenêtre. Elle sait qu’ils n’ont pas assez de cire pour tous les deux et s’en réjouit : elle sait qu’ils utiliseront la ruse d’Ulysse et s’attacheront au mat. Dès que Percy est attaché par Annabeth, Circé utilise ses pouvoirs pour récupérer la cire et les en priver.

Percy ne peut donc rien faire d’autre que regarder Annabeth courir à sa perte. Pourtant, il est révélé in extremis que celle-ci est plus maligne que les sirènes : elle parvient à les poignarder en poignardant ceux qui ressemblent à ses amis, Percy, Grover et Luke. Bon, pourquoi Luke ? Mystère. Elle est forte, mais est à ça de se faire tuer quand même par une troisième sirène. Par chance, sa mère arrive alors. Oui, oui, Athéna sort de nulle part pour sauver sa fille et lui confirmer qu’elle l’observe toujours – et qu’elle est fière d’elle.

C’est ce qu’Annabeth a toujours voulu entendre. Sans cette réplique, j’aurais pu me faire avoir et je trouve que c’est une excellente chose, car ça montre tout le pouvoir des sirènes : elles ont fait croire à Annabeth qu’elle avait réussi à les vaincre, pour mieux réussir à la bouffer ensuite. Trop fortes. Si les sirènes avaient un coup d’avance, Percy débarque juste à temps lui aussi pour tirer Annabeth hors de portée des sirènes. Comme il est encore attaché à une corde, les deux sont alors tirés loin de l’île des sirènes. La solution, c’est d’être deux en fait…

Ma foi, c’est un rebondissement bien amené : je me doutais que l’arrivée d’Athéna était un peu trop providentielle pour être vraie, mais je pensais vraiment qu’Annabeth avait réussi à tuer au moins une des sirènes. Le fait que Percy réussisse à l’atteindre alors qu’il était solidement attaché, le tout en étant encore accroché à une corde est plutôt une bonne idée, mais comme d’hab, c’est une idée qui manque d’une chose : une explication visuelle de comment il s’est détaché pour faire ça.

J’ai beaucoup aimé la scène finale dans laquelle il indique à Annabeth que c’est elle qu’il voyait dans le chant des sirènes. C’est plutôt logique : elle était en danger et il était en situation de pouvoir la sauver en se mettant en danger. C’est son plus gros défaut. Franchement, c’est bien écrit, ça rapproche nos deux héros qui comprennent qu’ils devaient être ensemble pour passer les sirènes et qu’ils sont maintenant à proximité de l’île de Polyphème.

Seulement, sur celle-ci, il s’est passé plein de choses. En effet, l’île n’est pas si loin du spa et de la tempête de l’épisode précédent puisque Clarisse se réveille dessus. Elle y aperçoit un arbre avec la Toison d’or. C’est beaucoup trop simple. Elle se met à peine en chemin pour l’atteindre qu’elle tombe dans un piège. C’était si évident que ça allait lui arriver, mais c’est plutôt une bonne chose : elle est sur l’île de Polyphème et va faire de la compagnie à Grover comme ça.

En effet, ça ne manque pas : Polyphème ramène Clarisse à sa « fiancée ». Il la considère comme le repas, mais repart chercher d’autres choses en-dehors de la grotte. Clarisse en tire aussitôt avantage : elle se libère et commence à préparer un piège pour tuer Polyphème et s’enfuir. Au passage, elle annonce à Grover que Percy et Annabeth sont morts.

C’est tellement drôle à suivre : Clarisse ne semble pas affectée du tout par ces décès qu’elle annonce et ne considère pas une seconde qu’elle balance ça à un de leur meilleur ami. De toute manière, Grover ne la croit pas : il sait que Percy n’est pas mort car il a sa liaison télépathique avec Percy. En revanche, il est content de voir Clarisse quand même : elle arrive avec tout un tas de corde – le piège dans lequel elle est tombée – et c’est exactement ce qu’il espérait obtenir pour mettre à bien son plan d’évasion.

C’est sûr que ça semble mieux d’utiliser de la corde pour atteindre la toison d’or que de porter sa robe de mariée. Là, pour le coup, sa tenue est loin d’être aussi superbe que celle de Percy et Annabeth. Bon, sinon, leur premier plan d’évasion est un fail qui laisse Clarisse inconsciente alors que Polyphème revient. Dans sa précipitation à cacher Clarisse, Grover oublie de remettre son voile et de cacher son visage : Polyphème comprend donc que sa fiancée n’est pas une cyclope comme elle lui avait promis. Et hop, il l’attaque.

Par chance, il se contente de l’enfermer dans un placard. Quand Clarisse se réveille, elle peut donc venir en aide à Glover : Polyphème est partie la chercher sur l’île. Malheureusement, alors qu’elle cherche la clé pour délivrer Glover, Clarisse comprend qu’elle est face à la prophétie de l’Oracle : on lui a prédit qu’elle volerait vers sa fin et tomberait à sa perte, dans une grotte. Elle doit escalader pour atteindre la Toison et est déjà tombée une fois.

Elle s’en confie à Grover… avant de comprendre qu’elle est tombée dans un second piège de Polyphème. Il a bâillonné Grover et s’est fait passer pour lui pour apprendre qui était Clarisse. Elle balance qu’elle est la fille d’Arès et Polyphème l’assomme aussitôt, avant de révéler à Grover qu’il le manipule depuis le début. Il sait qui est Grover, qui est Percy et maintenant, qui est Clarisse. Il est fort ce Cyclope avec son juste son odorat.

Cela fait un bon cliffhanger, mais il n’y a pas de quoi s’inquiéter puisque Percy et Annabeth arrivent. Reste à savoir le sort de Tyson, par contre.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Heated Rivalry – S01E06 – The Cottage – 15/20

Aaah. J’ai l’impression que la série vient juste de commencer et la saison est déjà terminée. J’en ai marre des mini-saisons, rendez-moi les networks ! L’histoire commence à peine pour Shane et Ilya aussi, et c’est aussi parce que cet épisode prend ENFIN le temps de se poser et de développer une vraie relation. Je sais bien que enemies to lovers et tout, mais je n’ai jamais autant senti que dans cet épisode leur rivalité alors même qu’elle n’est plus un élément de tension. Et sinon, que cet épisode développe autant de choses, prenne autant son temps, c’est un vrai point positif. Juste, l’attente pour la saison 2 va être longue à présent, alors qu’il y a plein de choses que je souhaite voir désormais.

Spoilers

Comme une envie de passer des vacances au cottage.


For the next two weeks, let’s just be honest with each other.

Joyeux Noël ! Oui, j’ai encore mis de côté le blog pendant la période des fêtes, oui, je n’arrive pas à être aussi régulier ici que ce que j’ai pu l’être pendant des années et oui, j’ai toujours envie de l’être mais je me laisse emporter par d’autres choses – comme la vie. Malgré tout, toute la semaine, mes réseaux sociaux ont été envahis de Heated Rivalry et de blagues sur le cottage. Malgré tout, j’ai revu plein de fois cette semaine la dernière scène de l’épisode précédent. Aussi, avant d’être trop spoilé et malgré les nombreux cadeaux qui m’attendent, je me dis qu’il vaut mieux voir cet épisode au plus vite… Quitte à être frustré par l’attente interminable de la saison 2 (parce que ça va être quelque chose, encore, elle n’est pas écrite pour l’instant).

Et la dernière scène de l’épisode précédent ? Désolé, mais sans la chanson et sans le « huh ? » final de Shane comme dans le récap au début de ce dernier épisode, c’est quand même vachement moins cool. La première scène de cet épisode voit Scott monter sur scène pour raconter qu’il a accompli son plus grand rêve en remportant la coupe un mois plus tôt.

Pourtant, son discours finit par tourner autour de sa vie privée, inévitablement. Son coming out est extrêmement vu et commenté par tous – et il est heureux de recevoir des messages de fans, y compris de très jeunes fans gays, pour que ce ne soit pas qu’une insulte qu’on balance dans les vestiaires quand il est question de hockey. Scott parle de sa solitude, de la difficulté d’avoir été gay et insulté, indirectement, pendant des années. Le discours est réussi. Il est prenant. Il est aussi grandement hors sujet – parce qu’il a beau dédier son trophée à son équipe et son coach, il ne parle finalement que de sa relation. Mais en même temps, peut-on lui en vouloir ?

Des années de silence, ça vaut bien qu’on parle un peu de la peur paralysante du coming-out dans les médias. Et pas que dans le monde fictif d’Heated Rivalry, du coup. La scène est sympa, se termine par Kip qui voit tout ça depuis son bar gay préféré avec tous ses amis et… oh, c’est mignon. Sans plus, cette fois.

On s’attarde ensuite sur la rivalité chaude qui donne son nom à la série : Shane se rend à l’aéroport pour récupérer Ilya qui vient d’arriver. Ce dernier est tellement terrifié d’être là et de passer l’été avec Shane. Pour autant, il est vraiment venu et c’est très bien comme ça. Ils ont deux heures de route à faire ensemble. Shane est soulagé de savoir qu’Ilya n’a croisé personne et lui dit qu’il a tout prévu : le cottage est plutôt discret et retiré de tout, et il a dit à ses parents qu’il partait dans une retraite silencieuse. Un sacré silence, si vous voulez mon avis.

A l’arrivée, Shane reproche à Ilya d’avoir joué malgré sa blessure aux côtes, et il refuse donc de laisser Ilya porter ses sacs. Quel homme galant. Il a déjà fait les courses, il a un chalet de malade mental tellement il est beau et il s’inquiète de savoir si Ilya a soif. Aha. Soif de lui, très clairement. Le cottage est mignon tout plein, hein, et ils le baptisent vite. Tant pis s’il y a des vitres absolument partout.

Au moment de coucher ensemble sur le canapé, Shane explique qu’il n’a couché avec personne depuis un moment et que ça ne durera peut-être pas bien longtemps. La réponse d’Ilya est incroyable pour lui : lui aussi n’a couché avec personne depuis la dernière fois qu’ils se sont vus, il y a des mois. Oh. Les voilà enfin et pour de vrai en couple, même s’ils ne le disent pas explicitement. Que c’est bien.

S’ils ont très envie de faire l’amour (sans même prendre une douche avant malgré le voyage, eh), Shane propose ensuite d’emmener Ilya dans la chambre qu’il occupera. Pardon, mais ? Est-ce qu’il a prévu de ne pas rester dans la même chambre que lui ? Ils sont certes en train de s’amuser et entrent dans un jeu de rôle un peu con, mais… c’était étrange comme développement. Tout ça pour coucher ensemble sur un lit, en plus.

D’ailleurs, alléluia, Shane veut fermer les putains de volet. C’est la base quand tu es une célébrité, non ? Ilya lui dit de ne pas le faire et jette la télécommande. Ils veulent vraiment vivre dans le danger. Je suis surpris que la série coupe la scène de cul qui suit, par contre. On passe de Shane qui va tailler une pipe à Shane qui gère le barbecue pour faire des hamburgers. What the fuck ?

En tout cas, ils sont mignons dans leur petite vie de couple. Ils paraissent si rangés et simples, si peu affamé de sexe (oui, oui, même dans la scène précédente). C’est donc ça de vieillir ? Ils se promettent d’être honnêtes pour deux semaines et finissent par parler bien rapidement de leur relation. Ilya cherche à savoir qui est au courant de leur couple, mais souhaite aussi savoir si les parents de Shane savent qu’il est gay.

Celui-ci n’est clairement pas prêt à en parler – ni à en parler avec Ilya, ni à l’avouer à ses parents. Il me fait tellement de la peine à avoir peur comme ça de son coming-out. Il a beau dire que ça a un peu à voir avec Ilya, on sent bien que c’est lui qui n’est pas à l’aise. Et je comprends bien pourquoi, mais il faut aussi qu’il se fasse à l’idée que c’est sa vie.

Cet épisode est si bien : on a enfin affaire au couple et à la romance que la série vendait. Certes, ça traîne en longueur et il ne se passe pas grand-chose à première vue, mais dans les détails, c’est ouf. Les deux personnages creusent vraiment dans le passé de l’autre, ils apprennent à se connaître comme un couple le ferait : il y a les moments ridicules, comme quand Ilya a peur d’un oiseau, et les moments terribles, comme quand il raconte la mort de sa mère, confortablement installé sur les genoux de Shane. Enfin. Cela n’a pas l’air si confortable, en vrai.

J’ai eu plus de mal avec la scène suivante, quand Ilya est tellement excité à l’idée d’être avec Shane qu’il le force un peu : Shane est au téléphone avec Hayden, ça ennuie Ilya qui ne peut plus jouer au jeu vidéo avec lui (j’ai ri du côté « ma tête est sur la couverture ») et qui décide donc pour se venger de l’exciter, le masturber, lui faire une pipe. Pardon, mais Shane a clairement dit non tellement de fois que je ne trouve ça ni excitant, ni mignon. Je vois bien que, dans le fond, on nous dit ensuite que Shane était consentant et a trouvé ça sexy… mais en vrai, non, ça ne l’est pas. Non, c’est non. On en est encore à dire ça en 2025 – et à paraître chiant et emmerdeur de tourner en rond quand on le dit, en plus. Eh, ça me sort un peu de l’épisode.

Je me suis rapidement calmé ensuite, pas quand on les a vus faire un foot, mais quand il a commencé à être question du futur. Ce n’est pas évident pour eux : Ilya n’en peut plus de la Russie et veut se simplifier la vie. Il envisage ainsi de jouer pour Boston. Certes, il serait un sacré rival pour Shane, encore et toujours, mais au moins, ils se rapprocheraient. Par contre, ça suppose aussi de se marier avec Svetlana pour Ilya.

On sent assez vite que ce scénario dérange Shane. Ils essaient d’en parler, tout en se touchant les pieds dans une scène d’intimité de couple qui passe bien – on n’est pas sur du sexe, juste sur deux amants qui commencent à parler d’avenir.

C’est au beau milieu de la nuit que Shane, incapable de dormir, réveille Ilya avec un plan pour leur futur. Et il voit très loin : une action caritative menée ensemble pour se rapprocher publiquement sans que ne soit bizarre, une carrière pour Ilya qui ne serait plus à Boston, mais à Ottawa pour se rapprocher de Montreal et donc de Shane, un futur très lointain où, une fois à la retraite, ils pourront se mettre ensemble. En vrai, je dis « très lointain », mais la retraite en hockey ne doit pas être si loin.

Ce qui est sûr, c’est que c’est surprenant de les voir envisager un avenir ensemble à ce point. Ilya lui balance donc qu’il l’aime. La réponse de Shane ? Holy shit. Suivi d’un « I love you too ». Ils sont si mignons. Si perdus. Si amoureux. Je me laisse complètement balader par cet épisode, alors que j’étais énervé quelques minutes avant. Ils sont passés de plan cul à relation de couple de manière bien peu crédible et trop peu développé, je trouve, mais c’est très bien pour eux. Et c’est une belle représentation, en vrai.

Ils sont amoureux comme tout, voient des jolis couchers de soleil et couchent ensemble, avec Shane et Ilya qui prennent encore le temps de poser de grandes questions sur « comment on a pu laisser tout ça se passer ? » au moment où Ilya s’apprête à pénétrer Shane. C’est du grand n’importe quoi, mais c’était un peu drôle.

Et au milieu de tout ça, Shane continue de penser au futur : il propose à Ilya d’ouvrir une école de hockey et de donner des financements pour la santé mentale, pour lutter contre les pensées suicidaires (comme celles qui habitaient la mère d’Ilya).

Le temps semble passer vite et lentement à la fois au cottage, et c’est un peu pareil pour cet épisode qui n’en finit pas mais avance si vite à la fois. On retrouve ensuite le couple en train de se baigner tranquillement, avec un peu d’humour et un téléphone laissé de côté. C’est ce genre de journée d’été où rien ne compte que la paresse et l’oisiveté et ça a l’air si bien.

Leur plus gros problème ? Savoir s’ils mangent les pates de la veille ou s’ils se font des hotdogs. Ils remontent donc vers le chalet et ne peuvent apparemment pas rester éloigné l’un de l’autre bien longtemps. Comme d’hab, donc, sauf que cette fois, il y a le père de Shane dans la cuisine et il les voit à travers la fenêtre.

Ca aurait pu passer l’air de rien, mais bon, Ilya était en train de l’embrasser. Au moins, pour une  fois ils ne sont pas en train de coucher, c’est déjà ça. Il n’empêche que c’est la fin du paradis pour les deux stars. Le père de Shane a donc vu son fils embrasser son pire rival. C’est un peu violent comme coming out. C’est pour cela qu’il vaut mieux dire les choses tant qu’on le peut, je suppose – mais c’est vrai que ce n’est pas toujours évident d’aborder le sujet, et encore moins de tout avouer comme ça.

Le père de Shane n’est pas excellent dans sa réaction en plus, parce qu’il choisit de se barrer, tout simplement. Shane essaie bien de le rattraper, une fois remis de son choc, mais non. Ilya est drôlement incroyable dans cette scène : je ne reconnais pas tellement le personnage. Il insiste sur le courage de Shane, il le soutient sans s’énerver, sans rien dire, finalement. Shane vit son pire cauchemar, mais Ilya souhaite être là pour lui. Il lui propose même de l’accompagner chez ses parents. Et quand Shane se met à genou devant Ilya, cette fois, c’est juste pour pleurer.

En vrai, Shane est tellement stressé que je ne comprends pas pourquoi c’est lui qui conduit ensuite pour aller chez ses parents. Ilya porte le t-shirt de l’équipe adverse, ce qui est hilarant quand on sait qu’il va rencontrer officiellement ses beaux-parents. À l’arrivée, Shane ne sait plus où se mettre ou quoi penser.

Son père avait juste oublié son chargeur chez Shane et il a été servi. C’est un peu gros cette histoire après autant de temps, mais soit, on fera avec. Shane présente donc Ilya à ses parents, après avoir annoncé qu’il était gay. Sa manière d’enfin le dire, après tant de temps, c’est presque trop simple. J’ai de la peine pour lui quand même, parce que ce n’est pas évident comme coming-out, d’être pris par surprise dans l’intimité et tout.

L’avantage, c’est que les parents prennent tout ça plutôt bien : ils ne s’énervent pas, ne l’insultent pas, ne semblent même pas si affectés que ça par les mensonges de Shane. Eh, la mère reconnaît qu’ils se doutaient – ou en tout cas qu’ils s’étaient posés la question de savoir s’il pouvait être gay. De là à imaginer que leur fils couchait avec son pire ennemi, en revanche, ça, ils n’étaient pas prêts.

Les parents se posent quand même la question de savoir quand leur relation a commencé, et c’est si drôle. Il y a des questions qu’il vaut mieux ne pas poser, je crois, parce qu’ils découvrent que leur fils leur cache une décennie de mensonge et de baise avec Ilya – même si le mot baise n’est pas exactement plaqué comme ça sur leur relation.

Shane m’a tellement fait rire à détester le mot « lovers », mais ce qui m’a achevé, c’est la mère qui passe à l’alcool. Elle sort de la vodka, pour Ilya, ce qui est une pure blague en vrai, et une prise de risque. Les parents posent aussi de bonnes questions sur le futur. Ils gèrent la carrière de Shane depuis si longtemps que c’est logique. Cela dit, rien ne vaut le moment où la mère se demande si son fils a pu laisser gagner Ilya, parce que bon, y a des priorités dans la vie et la sienne, c’est le hockey.

De son côté, Ilya s’en sort bien de son coming-out bi auprès des beaux-parents, en annonçant qu’il n’a jamais été amoureux que de Shane, même s’il a couché avec plein de femmes. Ils commencent à se faire du pied sous la table, ce que je trouve quelque peu osé, mais allez, pourquoi pas. Ils aiment vivre dangereusement.

En vrai, Shane vit son cauchemar, mais ça se passe plutôt bien : les parents de Shane prennent tout ça si positivement. La mère a un peu de mal à digérer tout ça, mais ce qu’elle ne digère pas, c’est que son fils se soit senti si mal : elle aurait aimé qu’il puisse le dire sans que ce ne soit si difficile. Et là, une fois de plus, bordel ce jeu d’acteurs. Je suppose que ça peut paraître lent, long et pas crédible, tout ça, mais le jeu des deux acteurs dans cette scène est très réussi. C’est une très belle scène de coming-out, finalement.

La mère a l’occasion de s’excuser, à dire à Shane de ne pas avoir honte, de ne pas s’excuser et… à lui dire qu’elle est fière. C’est si beau. C’est la réaction que tout le monde devrait avoir, c’est celle qu’on voit de plus en plus souvent à la télévision, mais soyons francs, ce n’est pas toujours celle qui se déroule dans la réalité.

Sinon, de retour à table avec Ilya, la mère est surprise de découvrir que son gendre est prêt à trahir Boston pour aller jouer à Ottawa – eh, la fidélité en hockey, c’est important aussi – mais elle comprend ce que ça signifie pour le sérieux de la relation de son fils. Le père s’intéresse aussi au cas de Scott, pour savoir s’ils ont pu communiquer. Il est intéressant et surprenant de voir qu’Ilya l’a contacté – j’aurais attendu ça de Shane, à la rigueur, même s’il est vrai que c’est Ilya qui a été le plus chamboulé.

En tout cas, il est clairement question d’avenir et de coming-out à faire à plus grande échelle, Shane entame alors une jolie crise d’angoisse. Je crois que tout ça est un peu trop concret pour lui – avoir sa mère qui vante le courage de Scott, c’est quelque chose. Et ce qui calme son angoisse ? Shane qui lui dit que sa famille est là et que son petit-ami est là. Tout est bien, tout est si bien.

Quelle tristesse que ce soit déjà la fin d’épisode. Le générique de fin se déroule alors que Shane et Ilya rentrent au cottage. C’est frustrant, j’ai l’impression que ça ne fait que commencer vraiment. Il y a tellement encore à raconter. Les acteurs ont signé pour trois saisons, la deuxième est validée par la chaîne. Vivement la suite. Ce générique de fin où ils rentrent en voiture, comme un couple, est si mignon. Si long aussi. Si banal, en fait.

En bref

Mon avis sur la série fait un peu un grand écart entre le début et la fin, parce que ça partait vraiment mal : je pensais avoir une romance, j’ai eu un plan cul qui ne pensait qu’au sexe. Pourtant, sur la fin, j’ai une série mature qui me parle représentation – et qui le fait bien – tout en développant un couple très sain dans un contexte toxique ; j’ai une vraie romance, des personnages qui grandissent ensemble. En chemin, il y a Kip/Scott, un couple qui était bien plus ce que j’attendais de cette série que ce que la série a proposé.

Et mon avis au milieu de tout ça ? En perpétuelle évolution. Je ne sais pas quoi penser : la saison est trop courte, les épisodes trop différents, le rythme incroyablement expéditif au début et si lent ensuite… C’est un petit OVNI, mais c’est ce qui rend la série si bien, peut-être ? Je n’ai pas su à quoi m’attendre d’un bout à l’autre.

Enfin, si, il y a une constante dont j’ai peu parlé dans mes critiques tant elle est évidente et saute aux yeux : les deux acteurs principaux sont incroyables. Ils ont une alchimie qui crève l’écran et qui les rend immédiatement beaux et attachants. On a envie de les voir ensemble, envie de les voir s’embrasser et wow, chapeau pour le casting et les performances.

L’histoire ? Ce n’est pas terrible du tout, parce que la série semble survoler plein de détails et tout le contexte. Et maintenant ? Maintenant, j’ai envie de savoir la suite, j’ai envie de connaître les autres personnages et les autres couples. Il faut attendre la saison 2 et il est bien possible que ça se fasse en lisant toute la saga. Foutu pour foutu… Allez savoir.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Percy Jackson and the Olympians – S02E04 – Clarisse Blows Up Everything – 13/20

Je n’y arrive définitivement pas avec cette série. Elle continue de me donner l’impression qu’il faut avoir lu les livres pour la comprendre, l’adaptation échoue vraiment à donner toutes les pièces du puzzle et c’est très étrange comme sensation, surtout quand, comme moi, on n’a aucun souvenir de lecture. Au-delà du fait que ce soit étrange, c’est frustrant, parce que j’ai envie d’accrocher et parce qu’il y a de vrais bons moments… mais ça ne fait pas tout.

Spoilers 

Clarisse retrouve bien vite Percy, Tyson et Annabeth : amie ou ennemie ?

We are not friends

C’est chouette de sortir un épisode un jour de réveillon de Noël, mais ça fait que j’ai privilégié la cuisine et le repas à préparer plutôt que cette série. Il faut dire aussi que ce n’est pas la série de la décennie, et certainement pas celle que j’attends le plus chaque semaine. Pourtant, me revoilà pour critiquer l’épisode 4. Joyeux Noël à tous, et hop, enchaînons.

L’épisode débute par Annabeth qui dévisse une grille dans les égouts. Qu’est-ce qu’elle foutl à ? Aucune idée. En tout cas, elle voit un bracelet que je suppose appartenir à Thalia et qui la met bien mal. Un flashback nous révèle ce qu’il en est : elle est déjà passée par ici avec Luke, qui lui a révélé, quand elle était bien plus jeune, que c’était une cachette que lui et Thalia utilisaient. Soit. Le bracelet vient d’un jeu de société et lui a été offert par Luke alors qu’ils étaient poursuivis par des cyclopes.

D’après Luke, ce bracelet était un charme de protection. Soit ? On découvre ensuite Thalia dans l’épisode, enfin. Elle débarque dans les égouts pour dire qu’ils ont été retrouvés par des ennemis, mais il s’agit en fait de Grover qui vient protéger Thalia. Et pardon, mais j’ai l’impression que Thalia est d’un coup une grande sœur pour Annabeth, plus qu’une meilleure amie comme je le pensais depuis le départ… Et vraiment, je n’ai aucun souvenir d’avoir lu tout ça quand j’étais petit. J’ai du mal avec le rythme de la série, c’est dingue.

On a des flashbacks pendant otut l’épisode, histoire de voir un peu plus Grover cette saison. C’est lui qui a convaincu Thalia de se rendre à la colonie avec Annabeth et Luke. C’était le seul moyen d’être protégé de tous les monstres qui les pourchassaient inévitablement, parce qu’ils font un bon capital de demi-dieux, tout de même. Grover ne parvient pas à les convaincre, malheureusement, et Luke insiste pour partir plus vite.

Annabeth, elle, perd son bracelet et en est triste. Le problème, c’est qu’elle n’est plus protégée. Ainsi, quand elle s’aventure seule au petit matin pour le retrouver, elle est rattrapée bien vite par des cyclopes. Bien que kidnappée par les cyclopes, elle s’en sort finalement grâce à Thalia qui affronte le danger pour la retrouver et tuer des cyclopes. Vraiment, c’est une grande sœur et je n’aime pas trop comment c’est présenté.

En tout cas, c’est comme cela que Thalia a été menée à sa perte : elle a pris Annabeth dans sa famille et a décidé de se rendre à la Colonie pour la protéger, même si cela ne lui plaisait pas. Malheureusement, c’est en chemin vers la Colonie que Thalia a été confrontée aux furies et a été transformée en arbres.

De retour dans le présent, on voit Tyson et Percy partager une scène. C’est bien de les voir communiquer un peu : ils parlent avant tout de prophétie, parce qu’il est important pour Percy d’apprendre à Tyson que les prophéties ne disent pas toujours ce qu’on pense qu’elles disent. Bon, que cette scène sympa finisse par les personnages qui se rotent dessus, en revanche, je n’étais pas prêt. C’est plutôt une chance car ça fait qu’ils s’éloignent du bateau pile à temps : Clarisse débarque avec ses hommes et n’hésite pas à faire exploser leur bateau. Elle est excellente et j’adore ce personnage : elle est badass comme il faut, je trouve. Son seul but est d’obtenir les coordonnées de la Mer des Monstres que Percy détient – et elle l’a retrouvé grâce à Arès. Bon, c’est un peu simple comme Arès est la solution à tous les problèmes pour Clarisse.

Puisqu’elle refuse de prendre Percy, Tyson et Annabeth dans son équipage, Percy défie en duel Clarisse, avec des règles simples : si elle gagne, il lui donne les coordonnées. Dans le cas contraire, il prend son bateau et l’abandonne à terre avec son équipage. MOUAIS. Personne ne prend le temps de discuter de ce qu’il se passe et ça commence tout de suite à se bastonner. Ugh. Percy n’est pas le plus malin, hein.

Annabeth voit les choses différemment : elle tue une partie de l’équipage de Clarisse. Elle est maligne Annabeth : elle tue des gens déjà morts, les libérant de la dette qu’ils ont, pour pouvoir prendre leur place. Et elle ne tue pas n’importe qui : seulement ceux que Clarisse a désigné comme ingénieur (une place pour Tyson) ou connaisseur de la Mer des Monstres (histoire de gagner sa place quoi). Ainsi, Clarisse n’a plus le choix que d’embaucher ce nouvel équipage : Annabeth, Percy et Tyson. Ses hommes auraient bien envie de la tuer, mais bon, c’est comme ça.

Ainsi, notre trio monte à bord du bateau de Clarisse bien vite. Si elle est la capitaine, en théorie, Percy a du mal à lui faire confiance. Il préfère s’en tenir aux avis d’Annabeth, notamment quand Clarisse lui explique qu’ils n’ont pas le choix de passer soit par Scylla, soit par Charybde, pour atteindre la Mer des Monstres. Et oui, on est dans une saison qui nous promet de faire face à tout l’Odyssée. Si Annabeth confirme les dires de Clarisse, elle propose aussi de passer par Scylla, comme Ulysse, en rappelant qu’il a perdu six hommes, un par tentacule. Percy trouve le plan d’Annabeth brillant, évidemment : l’équipage de Clarisse est déjà mort.

Le problème, c’est que Clarisse a promis à son équipage une place sur les Champs-Elysées. C’est une promesse qu’elle ne peut pas tenir, en vrai, mais elle compte sur son père pour le faire. Comme elle reste capitaine, c’est encore à elle de choisir s’ils affronteront Charybde ou Scylla. Percy trouve ça con : il est sûr que le plan d’Annabeth est forcément le meilleur.

Elle est perturbée par tout ça, mais décide de prendre le temps de monter sur le pont pour se débarrasser du bracelet retrouvé le matin. Pardon, mais pourquoi ? Le charme peut tenir, tout de même. De toute manière, la mer a d’autres projets pour Annabeth : le bracelet revient vite. Un peu plus loin sur le pont, Tyson et Percy partagent à nouveau une petite conversation. C’est l’occasion d’apprendre que Tyson n’était jamais monté sur un bateau avant ou que Percy a des talents innés d’explorateur maritime. Grâce à son père, il sait précisément la vitesse et la direction du bateau.

Tyson trouve que ça va vite et se dirige alors vers la salle des machines, sauf qu’en chemin, il tombe sur le bracelet d’Annabeth. Celle-ci comprend qu’elle ne doit peut-être s’en débarrasser – mais elle le récupère trop vite à mon goût. Elle le jette à nouveau pourtant (à un moment donné, y a pas à s’obstiner comme ça !), avant de dire à Percy qu’elle pense qu’ils vont perdre face aux monstres. Ben super. Elle est déprimée car ramenée à son histoire avec Thalia.

Elle la raconte à Percy qui trouve le moyen de la réconforter et de la remotiver. En parallèle, Clarisse présente à son équipage les périls qui les attendent – Charybde, Scylla, les sirènes, Polyphème. Ils restent tout de même motivés à la suivre où elle voudra, se portant tous volontaires pour être les six courageux qui vont mourir.

Une fois de plus, la série a été trop vite en besogne : l’équipage est devenu si fidèle si vite à Clarisse, c’est abusé. Bien sûr, le commandement est pesant pour Clarisse. Contre toute attente, c’est à Percy qu’elle s’en confie (je dis contre toute attente, mais évidemment qu’elle se confie au héros de la série, hein, c’est juste pas si logique vu la relation entre eux). J’aime vraiment beaucoup Clarisse et j’ai de la peine pour la prophétie de l’Oracle qu’elle cherche à déjouer désormais, parce qu’on lui dit de rester seule et sans amis. Tu m’étonnes qu’elle dise à Percy qu’ils ne sont pas amis après ça !

Cela dit, ils arrivent tout de même à destination : la Mer des Monstres. Elle est prévenue par son équipage, qu’elle remotive comme elle peut. L’attente commence alors : six d’entre eux restent sur le pont pour faire face à Scylla. Le plan est que six hommes occupent les six tentacules du monstre, mais le monstre décide de les prendre un par un. J’ai de la peine pour les hommes de Clarisse : elle n’a pas présenté si clairement que ça le choix.

Quand elle perd son troisième homme, qu’elle aimait bien, Clarisse change totalement d’avis. Elle vire de bord et décide d’aller affronter Charybde, parce que les héros tuent les monstres. Moui. T’as déjà perdu la moitié de tes sacrifices, elle en perd un autre alors qu’elle s’éloigne de Scylla. Finalement, elle met juste tout le monde en danger alors que le sacrifice était déjà fait.

C’est complètement con : on voit plusieurs hommes tomber à l’eau alors qu’elle se bat contre Charybde. Dit autrement, pour sauver trois vies, elle sacrifie tout le reste de l’équipage. Par chance, elle a Percy à bord : celui-ci maîtrise assez le courant pour faire en sorte de s’en sortir. Elle a aussi Tyson à bord, qui fait ce qu’il peut pour que le bateau aille bien plus vite. Elle a son fusil pour tirer contre les monstres qu’elle veut tuer. Et puis, elle a Annabeth qui retrouve à temps le thermos avec les vents pour mener à bien le plan de Percy qui a besoin de ces vents.

Malheureusement, Annabeth est déséquilibrée : elle tombe et passe par-dessus bord. Elle est sauvée de justesse par Clarisse, seulement, le thermos, lui, s’ouvre dans la cale du bateau. Tous les vents sont libérés du côté de la salle des machines où se trouvait Tyson. C’est l’entièreté du bateau qui se désintègre alors face aux vents. Et c’est un bon cliffhanger, mais bon, en soit, il n’y a pas tellement moyen de survivre à ça. Seront-ils en Enfer, comme Ulysse, dès le prochain épisode ? Ou vont-ils s’échouer sur un rivage ? On verra bien mercredi – sauf si les préparatifs du réveillon sont plus intéressants et auquel cas, on verra en 2026. Suspense.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer