Salut les cinéphiles,

Toujours pas de série sur ce blog qui est censé y être consacré, mais bon, j’ai un an de terrasses et de films à rattraper tant que nous sommes déconfinés et que le Covid ne me frappe pas. Il faut donc que j’en profite et c’est chose largement faite cette semaine, avant une semaine compliquée de réunions et de travail qui n’en finit plus lundi prochain.
En attendant, donc, je me suis réfugié au cinéma avec Laura et son chéri, histoire de reprendre nos bonnes habitudes de fin 2019/début 2020. Et ce ne fut pas décevant du tout, puisque nous sommes allés voir Sans un bruit 2. Il était temps, il se sera fait attendre longtemps avec sa sortie prévue en mars 2020.
On ne va pas se mentir, il nous a fallu un bon moment pour nous remettre la fin du film précédent en tête, faute de l’avoir revu, mais le début est suffisamment bien fait pour que ça nous revienne rapidement en tête. Les scénaristes ont su nous remontrer les bons détails pour ça, genre le clou dans l’escalier, et nous remettre dans leur ambiance particulière.
Voir aussi : Critique encore plus express du premier film
Le film est plutôt une réussite, dans la lignée du précédent. Il en hérite aussi quelques défauts, comme les lenteurs inévitables dû à son concept – quand vous vous déplacez sans faire de bruit, il faut tout de même décomposer chaque geste et être plus lent. Cela dit, ça passe relativement vite comme film et c’est assez peu irritant par rapport à d’autres films du genre. Alors bien sûr, on ressort avec une furieuse envie d’acheter des chaussures à tout le casting et il y a un gamin qui mérite bien quelques tartes à être un cliché du pré-ado relou et incapable de se passer de sa mère deux minutes ; mais tout de même, j’ai passé un très bon moment devant, même lorsqu’il traine en longueur dans ses parallèles et sa multiplication de sous-intrigues.
Face à ce concept de film, il est évident que j’ai eu à nouveau envie de rattraper mes épisodes de retard de Fear the Walking Dead, alors sur un malentendu, ça me débloquera peut-être de ma panne de séries. En revanche, comme pour la franchise de zombies, je suis un peu frustré par le film qui se repose sur sa musique pour ses jumpscares et par la toute fin qui… me laisse sur ma faim.
Et en plus, il le fait à deux reprises : la fin, bien sûr, mais aussi la transition entre la première séquence et la deuxième. J’ai adoré le fait de revenir en arrière, tout en trouvant ça un peu lourd comme flashback car on connaît déjà les bestioles et qu’on ne voit pas trop comment le héros comprend qu’il ne faut pas faire de bruit du tout ; mais j’ai eu du mal à comprendre le découpage – parce qu’au fond, j’aurais bien envie de savoir la suite immédiate de cette scène. On est à fond dans le film, et bam, on repart sur plus lent. Au moins, c’était top de commencer sur une scène d’action.

Il est rare qu’un film me laisse autant sur ma faim, mais là, le rythme est haché et ça manque vraiment de conclusion. J’imagine qu’ils se laissent une porte ouverte pour un troisième volet. Il y a toujours de quoi faire du côté des origines de ces bestiaux ou de la suite de l’histoire. Honnêtement (spoilers attention), un film sans les retrouvailles finales, c’est juste frustrant. M’enfin, c’est le bon genre de frustrant, surtout qu’ils n’ont pas osé tuer certains personnages, contrairement au premier.
Et pour un retour au cinéma, il est parfait ce film ! Il commence même par un plan qui rappelle certains confinements (ironique, pour un film qui devait sortir avant !). Autant je regrettais de ne pas avoir vu le premier en salle pour son ambiance silencieuse et immersive (tout en me disant qu’il était impossible d’avoir un vrai moment de silence au cinéma), autant j’y ai eu droit pour cette séance. Elle restera en tête pour son silence de plomb à certains moments-clés du film. Là-dessus, le film gère très bien les moments dans lesquels proposer le silence total et ceux dans lesquels se reposer sur la bande-son.
Bref, j’ai adoré, je suis content de ma soirée… Et c’est bien pour ça que je ne résiste pas à l’envie de vous en parler si vite avec cette critique express. Le film est à voir au cinéma par contre, je pense vraiment que ça joue à l’ambiance de le voir avec toute une salle qui retient son souffle (et son covid ?).

Avec la sortie de Sans un bruit 2 aujourd’hui dans les salles obscures, ENFIN, on pourrait croire que mon apéro avec 
En effet, elle comprend que quelque chose la suit. Quelque chose ?


Il est de nouveau plus de 23h, il est donc temps de me mettre à écrire l’article du jour qui, comme l’on est mercredi, va porter sur un film que j’ai vu cette semaine. Et il est difficile de passer à côté de la sortie d’un Disney, en théorie. En pratique, c’est un peu nul, parce que la sortie française se fait trois mois après le reste du monde, ce qui fait que nous n’en avons pas entendu parler tant que ça vendredi. En tout cas, moi.
Raya s’entoure progressivement d’une galerie de personnages, donc, mais ça a fini par me donner l’impression qu’il y avait trop de monde. Tous ne pouvaient pas être développés autant qu’il l’aurait fallu, donnant parfois un goût de trop peu. Bien sûr, j’ai bien aimé Raya également, c’est une héroïne vraiment cool et elle porte avec elle un message très chouette, même si elle met aussi un certain temps à le comprendre. Elle est aidée pour cela par le dernier dragon, Sisu… que je n’ai pas aimé, pour le coup. Je ne suis pas hyper convaincu par le graphisme du personnage sur ce coup-là, et c’est un peu dommage.
Là, le film me paraît surtout être pour les plus grands, voire pour les adultes. Pourquoi pas, hein, je suis totalement pour… mais on m’avait vendu un Disney avec une princesse dans la veine de ce qui se fait ces dernières années.
Les effets sont certes différents puisque tout le monde peut se transformer en statue, mais je ne sais pas, j’y ai pensé un certain nombre de fois. Il faut dire que le film est un brin trop long pour ce qu’il est (notamment dans sa conclusion), alors on a le temps de penser à plein de choses.
J’espère que tout le monde va bien en ce nouveau mercredi dénué de séries sur le blog. On y croit, à un moment, je verrai des épisodes. En attendant, le mercredi, c’est le jour où j’évoque les films ici, et je reviens vers vous avec un nouveau coup de cœur qui n’a rien d’original : le mois dernier, j’ai regardé les Mitchell contre les machines. Et j’ai beaucoup aimé !
L’humour est très présent, les moments flippants ne le sont pas tellement et la critique de la technologie, en creux dans le film, est à la mode tout en étant nécessaire à entendre. Là aussi, ce n’est pas toujours subtil dans la dénonciation d’Apple et Amazon, mais c’est efficace.



