She-Hulk: Attorney at Law (S01)

Synopsis : Jennifer Walters est une avocate spécialisée dans les affaires juridiques super-humaines. Elle est aussi célibataire, verte et fait deux mètres.

Pour commencer, j’avais bien l’intention de voir la série dès le jour de sa sortie, mais comme Disney + a décidé d’en décaler la diffusion de 24h, ça ne m’arrangeait plus tellement que ce soit le jeudi. Sur du long terme, c’est bien, ça m’évite le conflit avec High School Musical The Musical The Series, qui est de plus en plus une petite pépite à regarder.

Là n’est pas la question. Quand j’ai entendu parler du projet d’une série SheHulk, j’étais moyennement convaincu : trop de séries Marvel, trop de super-héros, ça commençait à sentir bon l’overdose. Deux ans plus tard, je suis encore là cependant. Certes, la qualité n’est pas excellente à chaque série, mais il y a toujours de bonnes raisons de venir regarder les nouveautés. Et pour cette série-là, il n’y a pas trop de doute : je ne connais que très peu le personnage (j’ai dû la croiser genre une seule fois dans mes lectures ? Deux peut-être), alors les modifications par rapport aux comics passeront inaperçus (comme pour Moon Knight). Par contre, je connais beaucoup trop bien le casting.

Tatiana Maslany était exceptionnelle dans Orphan Black, donc je lui fais confiance pour gérer l’humour de la série et le personnage, même si tout le monde affirme qu’elle est en train d’enterrer sa carrière. Être dans un projet Marvel, ce n’est pas s’enterrer, même si les effets spéciaux ne sont peut-être pas géniaux. Le reste du casting ? Que des acteurs que j’aime ! Cela ne peut que sentir bon, franchement, même si j’ai peur d’en attendre trop et d’être déçu.

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – A Normal Amount of Rage – 18/20
J’ai beaucoup aimé ce premier épisode, parce qu’il tient toutes les promesses de fun que j’en espérais. En revanche, il ne permet pas encore de bien voir ce que sera la série, faisant plutôt un long détour très agréable. Je suis frustré de ne pas avoir eu directement deux épisodes, frustré aussi de ne pas avoir une saison de 22 épisodes tant c’est bien parti. Bref, j’aime déjà et j’ai hâte d’être jeudi prochain.
S01E02 – Superhuman Law – 17/20
Cet épisode a les défauts inverses du premier : on manque d’action car ce sont enfin les enjeux de la saison qui sont mis en avant. Par chance, je les aime beaucoup eux aussi et je trouve qu’on passe un bon moment en compagnie de cette héroïne à la vie un peu chaotique. Le récit est fait avec humour et quelques références, c’est donc très agréable à regarder.
S01E03 – The People vs. Emil Blonsky – 18/20
L’épisode est parvenu à me surprendre par sa construction, ses intrigues et le traitement du fil-rouge de ces trois premiers épisodes qui n’était pas du tout celui que j’attendais en le lançant sur Disney +. Tatiana Maslany est bourrée de talents et le prouve une nouvelle fois, les guests-stars de la série en font une pépite et on ne s’ennuie pas devant cet épisode qui m’aura fait beaucoup rire. Bref, c’est une réussite, tout simplement.
S01E04 – Is This Not Real Magic ? – 18/20
Je considère que la série fonctionne à partir du moment où j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises devant l’épisode. C’est le principe même d’une comédie, mais ça n’arrive pas avec chacune d’entre elles. Alors oui, parfois, certaines blagues tombent à plat, je le reconnais, mais dans l’ensemble, c’est un épisode qui réussit à faire rire, tout en avançant dans l’évolution de son personnage principal et en proposant quelques petits moments d’action savoureux. On ne se sent plus forcément devant du Marvel, et pourtant, ça en est sans le moindre doute. Pas mal du tout.
S01E05 – Mean, Green, and Straight Poured into These Jeans – 13/20
Je suis hyper déçu par cet épisode ? D’accord l’humour est toujours présent et quelques scènes étaient sympathiques, d’accord on a ENFIN le développement de personnages secondaires avec un peu plus de temps d’écran, mais j’ai eu l’impression d’attendre que l’épisode commence pendant tout l’épisode… au point que j’ai eu du mal à croire qu’il soit déjà terminé tellement je n’avais pas eu l’impression qu’il s’était passé quoique ce soit encore par rapport au précédent.
S01E06 – Just Jen – 16/20
Ouf, l’humour est de retour avec cet épisode et prend de nouveau sur moi. Pourtant, je suis aussi fatigué que la semaine dernière ! Côté intrigue, on sent bien que ça avance, même si certaines choses sont mises de côté pour l’instant. J’ai l’impression qu’on va passer la saison à sentir la menace planer sans jamais la voir vraiment, mais en même temps, la série n’en a pas besoin pour me donner envie de la regarder. Tant que je m’amuse bien et que j’ai trois actrices que j’adore au casting, je ne peux que continuer de regarder.
S01E07 – Retreat – 15/20
C’est ironique : ça aurait dû être un épisode parfait à voir un dimanche, parce qu’il se concentre beaucoup sur un programme de dimanche inattendu, l’air de rien. Pourtant, c’est le premier épisode depuis un moment que je ne vois pas un dimanche. Cela n’empêche pas de l’apprécier et d’aimer la manière dont l’intrigue fil rouge se met en place sans jamais oublier de développer le personnage principal de la série. Jennifer Walters est juste beaucoup trop attachante, la série réussit à me faire rire, j’aime beaucoup.
S01E08 – Ribbit and Rip it – 18/20
L’épisode de cette semaine prouve tout ce que la série avait dans le ventre depuis le début, mais c’est presque frustrant que ce ne soit qu’à l’avant-dernier épisode que tout parvienne si bien à se mettre en place. Le rythme est excellent, les clins d’œil fonctionnent, on s’amuse énormément tout en ayant de l’action et on nous prépare le terrain de l’épisode final avec succès. J’espère vraiment qu’on aura une saison 2, car il y a moyen de faire tellement d’autres histoires !
S01E09 – Whose Show is This? – 19/20
Alors là, je ne sais même pas quoi écrire qui ne spoilerait rien de cet épisode. Disons simplement que ce n’était pas du tout ce que j’en attendais et qu’il va me falloir un peu de temps pour savoir si c’était du génie ou si c’était n’importe quoi. Je crois que cet épisode, on l’aime ou on le déteste, et qu’aucun entre deux n’est vraiment possible – même si j’y suis. L’avantage, c’est que c’est un épisode qui fera parler de lui et qui restera inoubliable. De là à savoir quoi en penser à chaud, par contre…

9-1-1 Lone Star – S03E09

Épisode 9 – The Bird – 14/20
La série continue sur sa lancée, et je finis par me demander si la saison 2 était un accident de parcours à proposer des épisodes aussi bien écrits avec des développements intéressants pour les personnages. Là, on a bien une intrigue intéressante, mais elle va à toute vitesse, contrairement à l’intrigue principale de l’épisode qui est, elle, particulièrement longue et peu intéressante à suivre.

Spoilers

D’après son testament, Gwynn laisse à Owen son perroquet et il n’est pas exactement ravi.

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Paul, what are you doing?

L’épisode reprend alors que l’équipe revient d’une intervention où un rencard avec une hache s’est mal déroulé. Vraiment, c’est surprenant. C’est l’occasion pour Mateo de balancer à tout le monde qu’Owen a un rencard le lendemain avec Catherine. Je devrais n’en avoir rien à faire, vraiment, mais comme je sais qu’il s’agit d’Amy Acker, je suis tout content. Owen l’est un peu moins quand toute la caserne est sur son dos à lui donner des conseils pour qu’il soit moins chiant en rencard (vraiment, qu’ils se mêlent de leurs affaires ?).

Cela dit, ce n’est rien par rapport à ce qui l’attend dans la caserne. Il découvre en effet que Gwyn lui a laissé dans son testament son perroquet qui balance des insultes à tout va. Owen fait tout ce qu’il peut pour s’en débarrasser, contactant l’avocate de Gwyn… en vain. C’est vraiment son testament. Dingue. C’est très marrant comme ce genre d’intrigue ne semblent exister que dans des séries, franchement.

Je veux dire ? Gwyn lui lègue l’oiseau, je veux bien, mais il peut toujours le revendre ou le donner à des fans d’oiseaux, non ? C’est assez dingue, mais bon, il s’obstine à se faire à l’idée de ce nouveau colocataire. Allez comprendre pourquoi. Bien sûr, Mateo est fan de l’oiseau et tout se passe très bien quand c’est lui qui s’en occupe, hein. Tout se passe très bien aussi quand c’est Catherine qui le fait.

Ben oui, bien évidemment, elle est fan d’oiseaux et elle en connaît un rayon sur l’oiseau spécifique d’Owen, lui expliquant qu’il est réputé pour sa bonne mémoire et ses relations sociales – autrement dit s’il critique Owen, c’est parce qu’Owen le déteste lui aussi. Après, sincèrement, c’était une intrigue particulièrement chiante de voir Owen parler à un oiseau tout du long là. Déjà que j’ai du mal à accrocher quand ils parlent à des chiens, alors des perroquets ?

Heureusement, l’animal est plutôt joli et fait passer quelques messages de Gwynn au passage, surtout quand il s’arrête avec les insultes et passe au « je t’aime chéri ». C’est mignon comme tout. Parler du testament de Gwynn et du deuil d’Owen, c’est bien, mais bon, Tommy s’inquiète surtout de savoir comment va TK. C’est un de ses collègues les plus proches après tout, et elle aimerait lui parler du groupe qu’elle fréquente pour gérer le deuil de son mari, histoire qu’il puisse le faire lui aussi.

Il est hyper motivé à cette idée et se rend donc au même groupe que sa boss pour parler de sa mère décédée. C’est important d’en parler, je ne dis pas, mais en parler de cette manière devant sa boss ? C’est juste bizarre, désolé. Quant à la fin de l’épisode, j’ai juste halluciné : Owen et Catherine retrouvent l’oiseau mort dans la cage alors qu’Owen venait de se décider à le garder. Non mais sérieusement ?

La première intervention de l’épisode voit ENCORE une idiote au téléphone alors qu’elle conduit, mais là on touche vraiment au sublime : la nana est en vision avec son bébé A L’ARRIERE de la voiture, FACE à la route. Limite, le bébé regarde plus la route qu’elle. Du coup, ce qui devait arriver arriva : elle fait un écart à cause d’une voiture… et écrase son mari mdr.

Pardon, ça n’a rien de drôle parce que son mari est un militaire qui allait rencontrer son bébé pour la première fois et tout, mais bon, sérieusement, c’est complètement mérité ce qui leur arrive. Il est au téléphone avec elle alors qu’elle est au volant et ne lui dit rien ? PUTAIN MAIS BIEN FAIT. Pardon. Il y a des moments, hein, où on n’a pas le choix d’être au téléphone, je peux à peu près l’entendre (même si perso, ça m’est jamais arrivé ?), mais là, ce n’en était pas un.

Et puis, lui faire la surprise de son retour alors qu’elle conduisait ? Evidemment que ça n’allait pas fonctionner. Bon, bien sûr, la série joue énormément du faux suspense : l’homme fait un arrêt cardiaque et meurt… jusqu’à ce que sa femme lui présente sa fille et que les cloches de l’Eglise sonnent. Si ce n’est pas un joli petit miracle, tout ça.

La deuxième intervention est moins intéressante à mon sens : une vieille femme aigrie en fauteuil roulant s’en prend à un vendeur qui draguait une autre cliente, présente avant elle. Genre, tu n’as qu’à attendre ton tour, hein. Insupportable, la vieille, et hyper énervée. Finalement, les scénaristes la dédouanent de tout ce qu’elle a fait : ce n’est pas de sa faute, mais de celle de ses chats qui lui refilent une maladie la faisant être rageuse comme ça. Finalement, elle est toute gentille une fois dans les mains de Tommy qui la diagnostique correctement.

Allez, je vais lui pardonner, donc, mais on connaît tous des personnes aussi désagréables que ça dans la vie, non ? En tout cas, elle a de la chance, elle a eu une bonne excuse pour détruire tout un magasin, et c’est un peu le rêve quand même. On ne va pas se mentir. Finalement, tout est bien qui finit bien, youpi !

Une autre intrigue de l’épisode s’intéresse de nouveau au personnage de Paul. Cela faisait longtemps que ça n’avait plus été le cas, et ça reprend avec un étrange cauchemar où il se fait écraser par le camion de Judd. Pourquoi pas ?

Les cauchemars sont finalement le signe d’un problème cardiaque, avec également une arythmie violente qui aurait dû être détectée bien avant. Que Marjan s’occupe de lui la nuit à la caserne, je veux bien, c’est logique, ils dorment ensemble. Qu’elle l’emmène chez le médecin ? Pourquoi pas. Qu’elle soit dans le bureau du médecin avec lui ensuite ? C’est du grand n’importe quoi. C’est toutefois nécessaire vu le caractère de Paul.

Il apprend qu’il risque de mourir avant 40 ans s’il ne se fait pas opérer, mais l’opération lui laisserait ensuite un pacemaker, et ce n’est pas évident de rester pompier avec un pacemaker. C’est ce qui fait que Paul s’obstine à ne pas avoir d’opération : il indique à Marjan qu’il est hors de question pour lui de ne pas rester pompier. Il est prêt à mourir comme son père (à 36 ans ??) s’il le faut. Et il ne fait absolument pas attention sur les interventions de l’épisode, n’hésitant pas à soulever un des rayonnages du magasin.

Heureusement, Marjan ne lâche pas Paul pour autant. Si lui refuse de lui parler pendant une partie de la soirée, elle ne lâche pas l’affaire et elle fait bien : il fait un malaise cardiaque dans son appartement et c’est elle qui le retrouve, en arrêt cardiaque. Elle réussit heureusement à le retrouver à temps, lui sauve la vie en appelant le 911 et les médecins lui mettent évidemment un pacemaker pour le sauver.

Le problème, c’est qu’il ne voulait pas. A son réveil, il est apparemment suffisamment en forme pour en vouloir à Marjan de ce choix : il lui reproche de ne pas avoir été capable d’arrêter les médecins pour respecter ses vœux. N’importe quoi, franchement.

Tales of the Walking Dead – S01E02

Épisode 2 – Blair/Gina – 20/20
Cet épisode va diviser et sera soit adoré, soit détesté. Moi, il est tout à fait mon genre de bon gros délire, donc je l’ai adoré, vous l’aurez compris. Les scénaristes sont en roue libre et tentent des choses qu’ils n’auraient jamais pu faire dans aucune des séries de la franchise, pour un rendu qui aura réussi à me faire rire – sans être pour autant entièrement de la comédie. C’est particulier, d’accord, mais c’était l’éclate cet épisode !

Spoilers

Gina travaille pour une bosse qu’elle ne peut pas Blair-er. J’ai tout donné sur le jeu de mots, tant pis pour le résumé de l’épisode.

I just wanted a snack.

Eh beh voilà, c’est enfin ce que j’espérais de la série : un épisode qui nous présente un personnage avant que le monde ne parte en vrille. Très vite, nous savons qui sont les deux héroïnes du titre de l’épisode : une patronne et sa secrétaire qui la déteste. La patronne est Blair, la secrétaire qui la déteste est Gina.

C’était plutôt marrant à voir franchement. En quelques répliques, on déteste à notre tour Blair, parce qu’elle est écrite pour qu’on la déteste. C’est une patronne insupportable qui est plutôt contente d’entendre tout le malheur qui arrive dans le monde parce que cela va lui permettre de faire plus de profit : elle dirige une compagnie d’assurance. J’aime sa manière d’être détachée de tout le mal qui pourrait arriver autant que sa secrétaire qui fait la liste de ses défauts sur son ordinateur.

C’était efficace de voir la franchise s’aventurer dans l’humour comme ça, même si c’était un peu lourd par moments. Et c’est dingue de se dire que cette apocalypse était prévue pour 2010 à l’origine. C’est vraiment passé vite ces douze ans. La pauvre Blair avait pour intention de partir en vacances, par contre, parce que même si elle dit que tout va bien dans le monde, elle refuse de rester aux Etats-Unis alors qu’elle a l’argent pour s’enfuir. C’est toutefois compliqué pour elle de pouvoir partir : il n’y a plus d’essence parce que l’apocalypse zombie commence à se mettre en place.

Elle se retrouve donc coincée à la station essence avec son mari, et c’est là que ça va partir en vrille. Alors qu’elle est prise dans ses problèmes et inquiète de savoir si Gina lui vole ses mugs ou non, elle voit alors Gina débarquer à la station essence. Ce n’est pas cool : Blair lui avait demandé de rester jusqu’à la fermeture. Cette faute professionnelle de Gina, c’est trop pour Blair : elle sort de sa voiture pour aller la virer sur le parking directement.

Oui parce qu’entre temps, Gina a fait demi-tour en constatant que la boutique de la station-service était en pénurie d’à peu près tout. Elle voulait juste se prendre un snack, mais c’est en vain. Une fois virée, Gina décide de se barrer bien vite quand elle voit passer une voiture avec ce qui ressemble fort, sur le siège passager, au cadavre d’un homme, mordu au cou. Il y a de quoi paniquer, surtout que sa voiture à elle est coincée par une autre, garée derrière elle.

Comme nous sommes aux Etats-Unis, Gina décide de prendre dans son coffre un flingue pour aller tirer sur le camion-citerne venant juste d’arriver pour refaire le stock des pompes à essence. Un flingue dans une station-service ? Pas la meilleure des idées. Très rapidement, Blair essaie de raisonner Gina, en vain : elle veut juste voler le camion.

C’est loin d’être une décision logique, mais bon, admettons. Le problème, c’est que le camion était justement en train de remplir les pompes, donc c’est trop risqué. Un officier de la police d’Atlanta (décidément, toujours Atlanta) débarque alors pour essayer de l’arrêter, mais sans succès. La situation se tend et dure un peu trop longtemps : le passager mort que Gina avait vu se réveille et mord alors sa femme, sur le parking derrière eux.

La distraction est effrayante, mais suffisante pour que la situation se tende et parte en vrille. Le flic tente de récupérer à son tour le camion après avoir pris le flingue des mains de Gina, le chauffeur du camion ne se laisse pas faire, un coup est tiré et… la citerne explose.

Alors par contre, ce n’est vraiment pas un épisode que j’imaginais possible pour la série – et pour la franchise – ce qui suit. Après cette explosion et le générique, on revient en effet en arrière pour suivre à nouveau Gina et Blair dans la première scène de l’épisode. Clairement, elle se souvienne de ce qu’il s’est passé ? Une boucle temporelle ? Avec une visée humoristique dans les personnages mis en avant ? Mais ? J’adore ?

Pardon, trop de questions, mais vraiment, je ne m’y attendais pas du tout. L’épisode est absolument génial à partir dans un délire de boucle temporelle. Cela n’a pas trop de sens, mais j’imagine que le format de l’anthologie libère totalement les vannes créatives et que les scénaristes peuvent désormais faire ce qu’ils veulent. Partant de là, ils proposent donc une boucle temporelle amusante, avec une Gina beaucoup moins radicale et excessive auprès de ses employés.

Elle tente, malgré son déjà vu, de partir en vacances avec son mec quand même. Pas de chance pour elle, malgré son avertissement en quittant le boulot, Gina débarque à nouveau à la station-service. Avant de rentrer dans le magasin, toutefois, elle se retourne pour constater que Blair est bien là. Ce n’est pas qu’un déjà vu, mais bien une boucle temporelle.

Très vite, ça part en vrille à nouveau, Gina décidant de s’y prendre un peu plus tôt pour voler le camion. Cela permet à Blair de remarquer que le policier est mordu au poignet, mais aussi d’apprendre de sa part qu’ils n’ont pas beaucoup de temps. C’est bizarre. Bon, le plan de Gina fonctionne en tout cas : elle réussit à voler le camion cette fois-ci, mais elle laisse Blair derrière elle.

On remarque que Blair n’en a rien à faire de son mec : elle préfère courir après Gina pour l’empêcher de partir avec le seul camion capable encore de quitter la ville. Pas de bol, en se mettant en travers du chemin de Gina, elle la force à braquer et à provoquer un accident.

La troisième boucle peut alors commencer. Cette fois, les deux femmes se souviennent très bien de ce qu’il s’est passé, et Gina ne compte pas rester au travail, du tout. Elle démissionne bien vite, les deux femmes s’engueulent sur le parking, Gina assure qu’elle n’ira pas à la station-service, Blair s’y rend malgré tout et… elle y voit Gina débarquer.

Ayant crevé son pneu, celle-ci reprend son plan habituel, mais en étant encore plus rapide. Blair quitte son mec bien vite pour s’approcher et voir ce qu’il se passe, menant à une scène où cette fois-ci, c’est le chauffeur du camion qui parvient à s’enfuir et le conduire. Pas de bol pour lui, le flic et Gina en viennent aux mains en même temps et un coup est tiré. Bien sûr, c’est le chauffeur qui se prend la balle et meurt sur le coup.

Il reste tout de même un enfant, celui du flic, dans le camion, et ça fait réagir Gina qui part aussitôt en courant pour l’aider à conduire le camion depuis l’extérieur du camion, s’accrochant comme elle peut à la portière. Blair, elle, réussit à sauter à l’arrière du camion, à monter dessus, à tomber sur le capot avant, et tout ça sans le moindre accident. C’est complètement barré comme scénario, ça m’a bien fait rire malgré de mauvais effets spéciaux.

Et bien sûr, ça ne fonctionne toujours pas : Gina parvient à monter dans le camion et prendre le volant… mais elle se fait mordre par le conducteur du camion, transformé en zombie. Sans avoir été mordu avant. Dire qu’il a fallu deux saisons pour en arriver là dans The Walking Dead. Dans la boucle suivante, Blair a du mal à s’en remettre et le raconte comme si de rien n’était face à tous les employés, bouche bée.

Il y a de quoi l’être, parce qu’ensuite Gina remet une fois pour toute Blair à sa place, lui indiquant qu’elle est beaucoup trop égoïste pour connaître le monde qui l’entoure. Tout ce qu’elle reproche en boucle à Gina ? Il y a une explication logique quand on connaît un peu les employés de la boîte, et j’ai trouvé ça cool à voir. Bon, par contre, cette dispute entre les deux mène à une nouvelle séparation qui leur fait perdre du temps.

Blair décide donc d’appeler la police pour prévenir de l’attaque de Gina, et c’était hilarant à voir. Cela mène à une scène où les deux femmes se battent en en venant aux mains alors que Gina est menottée et à… un accident quand une voiture le percute. C’était marrant et ça mène à un montage encore plus marrant où l’on suit plein de morts des deux femmes. Il y a même une fois où Gina est un zombie, ce serait intéressant de savoir ce qui lui reste comme souvenirs après tout ça.

En tout cas, ça mène aussi à une scène où les deux laissent les employés complètement dévastés par ce qu’il se passe : Gina et Blair paraissent être amies, Blair n’engueule pas Gina qui détruit la machine à snacks de la boîte, rien ne paraît normal. Elles s’enferment dans les toilettes, juste ce qu’il faut pour savoir qu’elles ne pourront pas être amies de toute manière.

J’ai bien aimé l’idée de Blair qui insiste pour dire que Gina a besoin d’elle afin de quitter la ville, de même que j’ai aimé voir Gina lui demander de la laisser partir seule pour une fois, parce qu’elle veut aller sauver ses neveux dans un parc du centre-ville. Bien sûr, Gina n’atteint pas le centre-ville et est morte avant, tandis que Blair en arrive à un point où elle décide de se rattraper auprès de ses employés, de larguer son mec et de se suicider en se faisant bouffer par un zombie.

Apparemment, cela fait beaucoup trop mal et est la pire des manières de mourir. Bon à savoir ? On s’en doutait un peu tout de même. En tout cas, reprendre une nouvelle fois la boucle alors qu’elles étaient seules jusque-là ça les mène à la conclusion évidente depuis le début de l’épisode qu’elles devraient peut-être travailler ensemble pour réussir.

Malheureusement pour elles, ça suppose de laisser Wendell, l’enfant du flic, mourir. C’est un peu triste pour lui, mais bon, admettons. Elles s’en remettent assez vite, décidant d’aller en ville ensemble pour récupérer les neveux de Gina, et tant pis pour le reste. C’est tout de même une occasion pour elles d’apprendre à se connaître mieux. Gina découvre ainsi que Blair a perdu son père moins d’un an avant.

Ensemble, elles parviennent ensuite à sauver tout un tas de gens qui couraient face à une des toutes premières hordes de zombies sur les routes d’Atlanta. Elles le font en faisant exploser des voitures avec de l’essence de leur camion-citerne. Bordel, l’essence va devenir une denrée si rare et précieuse si vite dans la série-mère, c’est frustrant de voir ça.

Surtout que, de manière prévisible, ça finit par faire exploser aussi leur camion. Toutefois, cette fois-ci, elles survivent. Elles cherchent alors à expliquer comme elles peuvent la boucle temporelle, avec le syndrome de « folie à deux » que Gina découvrait en début d’épisode sur son ordinateur (et qui fonctionne probablement avec la mise en scène de l’écran divisé en deux quand elles voient la première fois un zombie manger quelqu’un ?), puis se relèvent, contente de voir qu’elles ont réussi à vivre au-delà de 17h. C’en est presque frustrant que ce soit une anthologie, parce que je les aime bien.

Je ne sais pas trop quoi faire de l’épisode au sein même de la franchise, mais j’ai passé un super moment devant.

Tales of the Walking Dead – S01E01

Épisode 1 – Evie/Joe – 16/20
Je n’attendais rien de la série, à part possiblement de l’ennui ou un échec, le tout saupoudré de l’univers habituel de la franchise. Finalement, s’il n’y a aucun doute sur le fait que ça fasse partie de la franchise, l’épisode a ses bons moments. Les personnages sont plutôt attachants pour des personnages que l’on ne connaîtra que trois quarts d’heure, l’histoire proposée finit par être intéressante à défaut de l’être dès le départ et la conclusion m’a fait sourire. En fait, l’épisode est plus réussi qu’un certain nombre de la série-mère, parce qu’il fait rire et parce qu’on s’attache aux personnages, tout en sachant qu’ils peuvent mourir à n’importe quel moment puisque c’est une anthologie. Tout n’est pas parfait, ce n’est pas forcément ce que j’aurais fait de ce premier épisode, mais ça fonctionne.

Spoilers

Un an après les premiers zombies, Joe sort de son bunker pour faire un long voyage.

Are you afraid ?

L’épisode commence par un type tranquillement en train de revoir un match de foot qu’il connaît par cœur. Ma foi, si l’apocalypse avait frappé depuis 402 jours le monde et que j’avais un abri anti-nucléaire comme le sien ET que je vivais seul avec un chien… possiblement que moi aussi je regarderai en boucle les mêmes épisodes de séries. C’est important d’avoir des DVD pour ça d’ailleurs !

Le truc, c’est que le chien vieillit tout de même, donc au milieu de la routine qui consiste à sortir le chien pour qu’il aille faire pipi dans le jardin tous les jours, il y a quelques petits problèmes qui finissent par lui arriver. Le chien fait de plus en plus pipi partout parce qu’il vieillit, et ça force notre monsieur à sortir le chien en pleine nuit.

Ce n’est pas un bon calcul pour lui : le chien se fait finalement bouffer par un zombie, malgré toutes les précautions de son maître. D’un coup, la routine paraît bien fade : le personnage est clairement en deuil et est dégoûté de ne plus pouvoir s’occuper de son chien. Il n’a même plus de Sudoku pour s’occuper en plus. Bref, il déprime.

Moi aussi, un peu. Autant l’idée d’une anthologie fonctionne bien, autant j’aurais aimé qu’on commence par un épisode qui reprend vraiment au commencement de l’apocalypse. Là, c’est un peu frustrant de voir que le monde est déjà parti en vrille quand tout ce que tout le monde demande, c’est d’en revenir au début de cet univers. Tant pis.

L’homme a donc un bunker et tout ce qu’il faut pour survivre, mais il se sent seul. Il est persuadé d’être le dernier humain en vie dans sa région – c’est une erreur grossière – et il décide alors de partir de chez lui en moto. C’est bien, c’est discret, ça ne va pas du tout attirer les zombies ça. S’il décide de partir, c’est surtout parce qu’il sait qu’il n’est pas le seul dans un bunker. Ainsi, il a imprimé ses conversations avec une nana qui avait acheté elle aussi un bunker.

Il souhaite la retrouver après avoir refusé de la rencontrer une bonne année plus tôt, mais bon, admettons. Partir en moto ? Pire idée du monde. Il tombe vite dans des pièges et se retrouve ainsi prisonnier d’une femme qui a vécu seule un peu trop longtemps elle aussi. Je suis super content de retrouver Olivia Munn sur mon écran, mais je ne m’attendais certainement pas à la voir ici et dans ce rôle-là.

Son rôle ? Elle fait de Joe son prisonnier (oui, il s’appelle Joe), elle est dans un délire d’énergie mal écrit, elle mange bio depuis avant l’apocalypse et elle le recrute le lendemain pour qu’il soit son chauffeur. Elle connaît toutes les routes du coin, mais elle n’a pas de véhicule. Lui, il a sa moto. Le roadtrip est plutôt longuet à suivre, et encore, on nous épargne une bonne partie de celui-ci. On a toutefois droit à la pause pipi de Joe, menotté, et au fait qu’il a des écouteurs qui fonctionnent encore. Il chante donc plutôt que d’écouter sa co-pilote qui continue de le braquer avec son flingue tout du long. Ou pas. Franchement, il a à peu près une centaine de moyens de s’échapper, mais il ne le fait pas.

C’est donc bien fait pour lui quand Evie (c’est son nom d’après le titre de l’épisode) se met à fouiller dans ses affaires pour apprendre à le connaître et savoir si elle peut lui faire confiance. C’est à peu près évident que ce duo est fait pour rester ensemble un bon moment, mais bon. En plus, ça me fait rire, cette histoire de confiance : elle n’a pas confiance en lui, par contre, faire du feu dans une forêt probablement pleine de zombies et dormir à côté d’un type qui pourrait la défendre, mais est menotté ?

Pas un problème. Ils passent une autre journée à parcourir l’Ohio le lendemain et durant la nuit, ils sont assez logiquement attaqués par un groupe de zombies bien dégueulasse. J’ai bien aimé le zombie à travers duquel on voyait, c’était rigolo – mais ça indique une grosse souffrance pour lui tout de même : il n’a pas de cœur. On découvre aussi qu’Evie a fait de la Capoeira et qu’elle s’en sert pour survivre.

Survivre ensemble à une attaque de zombies, ça rassure apparemment. Et ça rapproche : les deux personnages se font désormais confiance et passent du temps ensemble, sans menotte. J’ai bien envie de les apprécier, mais bon, je ne sais pas si ça sert à grand-chose : de toute manière, à la fin de l’épisode, c’est fini pour eux. Je soupçonne quand même les scénaristes d’introduire des personnages qui finiront dans une autre série à un moment ou un autre, mais bon, en attendant, c’est censé être un épisode et puis c’est tout.

On apprend malgré tout à connaître Evie, histoire de s’attacher à elle. Je suis partagé : ça ne me sert à rien de savoir qu’elle ne boit pas d’alcool, fume de la drogue et qu’elle était mariée, mais je vois l’idée de nous faire nous attacher juste assez pour qu’on s’inquiète pour elle lors d’une autre attaque. En vérité, il n’y a pas vraiment besoin de tout ça : j’adore Olivia Munn.

Bon, Joe a plus de mal avec elle et ses lubies sur la magie et le monde merveilleux. Le pauvre Joe se fait tout de même voler sa moto à cause d’elle le lendemain, et il n’est même pas capable de la récupérer en tirant sur son voleur… parce qu’évidemment le flingue n’était pas chargé. Au-delà de ce que pense Joe d’Evie, à savoir qu’elle est naïve, j’aime bien ce personnage pour l’humour qu’elle apporte à l’épisode. Franchement, elle est marrante à s’attacher immédiatement au mouton qu’on lui donne à la place de la moto, même si elle est aussi dingue que possible à faire une petite prière à la mort de chaque zombie.

Par contre, pour Joe, c’en est trop, et ça mène à une dispute entre eux. Il était censé être à moins de douze heures de sa copine de bunker, et il se retrouve à devoir faire une très longue marche. Heureusement, avant le vol de la moto, Evie a pu lui dire où était probablement « Ushldbscrd », la nana qu’il recherchait.

Contre toute attente, Joe parvient finalement à retrouver la maison et, mieux encore, Sandra, la nana, est toujours dans le bunker. Elle l’autorise évidemment à rentrer dans le bunker et prend aussitôt soin de lui, car il est blessé. Si c’est pas mignon tout ça. J’ai du mal à faire confiance à Sandra tout de même, même si elle est très mignonne avec Joe en apparence.

Evie a un peu moins de chance de son côté. Elle cherche à retrouver son mari – ex-mari ? La situation n’était pas claire entre eux avant l’apocalypse – Steven. Malheureusement pour elle, il n’est plus dans sa maison alors elle ne peut qu’espérer qu’il survive à tout ça.

De manière assez prévisible, Sandra nous drogue donc Joe. C’est pourtant bien elle : elle connaît tous les détails de la vie de Joe, mais elle ne lui fait pas confiance. Elle est complètement parano après un an à vivre seule et la situation romantique entre eux tourne vite à la torture. Franchement, si elle a si peur qu’il soit là pour lui voler son bunker, pourquoi lui avoir ouvert la porte ? Elle n’est pas très maligne.

J’aime bien le petit côté thriller que ça prend, surtout que Joe est drogué. Sandra ? Il est révélé qu’elle est une psychopathe collectionnant les montres des mecs qui débarquent dans son bunker pour lui voler. C’est un peu gros qu’elle prenne le dessus à chaque fois sans tomber sur des groupes comme ceux de la série-mère, mais admettons, on va faire comme si ça fonctionnait comme idée.

Elle tente bien de tuer Joe comme les autres, mais elle se rate à cause… de l’amulette de protection donnée par Evie à Joe. C’est un peu une sorte de talisman, ça compte pour le Bingo Séries, non ? Bon, peu importe vous me direz : ce qui est intéressant ici, c’est que Joe survit et est de nouveau fait prisonnier au moment où Sandra remarque qu’Evie arrive chez elle.

Pas de bol pour Sandra, Evie est habituée à la drogue qu’elle tente de lui donner, et ça ne fonctionne donc pas sur elle. Au contraire, Evie remarque aussitôt que la drogue est là, et elle n’hésite pas à prendre le dessus Sandra. Cela lui permet de retrouver Joe, de le libérer et… de le regarder tuer Sandra. C’est tellement abusé ! Ils auraient vraiment pu communiquer tous les trois et tout ça n’avait pas à mal se terminer entre eux.

En plus, Evie et Joe font ensuite un choix étrange : ils quittent le bunker, toujours avec leur nouvel animal préféré, en y laissant Sandra zombie derrière eux. Cela aurait été plus simple de se débarrasser du zombie et de se garder le bunker à eux deux franchement. Bon après, ils viennent juste de s’engueuler et ne sont peut-être pas si potes que ça, mais bon, la fin de l’épisode nous montre qu’ils sont coincés ensemble de toute manière, et qu’ils le vivent plutôt bien.