9-1-1 Lone Star – S03E04

Épisode 4 – Push – 17/20
L’épisode apporte une conclusion vraiment réussie aux cliffhangers de la semaine précédente et se concentre cette semaine sur les personnages que je préfère. Si la fin de cette longue tempête de neige est réussie, il reste certaines scènes superflues ou trop peu crédibles pour que ce soit une meilleure note, franchement. J’ai tout de même eu ce que j’attendais comme scènes depuis quatre épisodes, et un petit shot d’émotions parce que je suis un public facile, alors je ne vais pas faire ma fine bouche trop longtemps.

Spoilers

TK est toujours entre la vie et la mort, Grace toujours en train d’accoucher. Et les personnes les plus importantes dans leur vie ne le savent toujours pas.


Kid’s a hero too, apparently.

La série reprend exactement là où elle nous avait laissés la semaine dernière, et ça me fait presque culpabiliser de ne pas être revenu plus tôt : notre pauvre Grace est toujours en train d’accoucher en étant coincée dans un embouteillage avec Billy. Cela fonctionne plutôt bien d’avoir ce duo ensemble, parce que ça me fait rire cette relation entre eux avec une Grace qui lutte vraiment pour ne pas nous le tuer sur place.

Il a toutefois de bonnes idées et heureusement qu’il est là pour aller vérifier si d’autres voitures sont en état de rouler ou de contacter les secours. Pendant qu’il fait ça, elle a le temps de prier Dieu avant de se mettre en mouvement, parce que le meilleur plan est finalement de… marcher. Allez savoir pourquoi, elle a en effet coupé le chauffage de sa voiture. Je ne sais pas, ça ne doit pas faire si longtemps qu’elle est coincée puisque personne ne se soucie d’elle dans le reste de l’épisode.

Marcher était une bonne idée : Billy l’emmène jusqu’à un autobus emménagé où Grace peut s’allonger sur un canapé pendant que son sauveur détesté part en quête d’essence. Certes. Evidemment qu’il fallait que le bus soit en panne d’essence. C’est tellement logique pour un bus coincé dans un embouteillage de ne pas avoir d’essence ??? Déjà que l’embouteillage créé par la tempête de neige, c’était étonnant…

Bon, c’est un faux problème tout ça. Billy revient bien vite auprès de Grace… et s’évanouit après avoir avalé un peu trop d’essence en essayant d’en voler. L’avantage, c’est qu’avant de faire ça, il a eu le temps de rallumer le chauffage du bus, donc on progresse.

Sinon, j’adore TK, mais en revanche, je n’accroche pas du tout à son intrigue depuis l’épisode précédent. On le retrouve de nouveau en pyjama aux côtés de sa mère, sur le point de manger les cookies de l’épisode précédent. Pour une fois, je peux aimer sa mère qui lui fait prendre conscience qu’il doit vraiment arrêter d’être en train de mourir, alors que les infirmières qui s’occupent de lui font de la grosse merde en expliquant qu’elles ne lui laissent qu’entre trois jours et trois semaines.

Ce pauvre Carlos entend tout ça et doit digérer l’information. Il compense ensuite dans une scène avec Nancy qui le console sur les sentiments de TK pour lui, même si TK ne voulait plus de lui dans sa vie. Bon, c’est super énervant comme scène, parce qu’on apprend que TK a détruit le cœur de son copain… mais on ne sait toujours pas pourquoi. C’est d’un frustrant !

Pendant ce temps, Owen rentre enfin chez lui pour découvrir une maison dans un sale état : le courant est coupé et il y fait moins de zéro degré puisqu’on y voit de l’eau gelé. Ce n’est pas bien crédible et ça l’est encore moins quand on voit le personnage en t-shirt devant un feu de cheminée. Genre, oui, la cheminée réchauffe, OK, j’entends, mais s’il fait si froid que ça dans la maison, un feu de cheminée ne peut suffire.

Une fois rasé, il apprend heureusement ce qui est arrivé à son fils grâce à Vega qui vient le voir. De son côté, Marjan revient à la caserne et découvre ce qui est arrivé à Paul, puis à TK. J’ai préféré sa scène franchement, même si comme dans le cas d’Owen, on sent tout de même que les acteurs n’ont pas à jouer les pires moments – ceux de la découverte de l’information. En plus, tout ça nous fait perdre de vue l’intrigue de Grace pendant un long moment.

Owen a même le temps de se rendre à l’hôpital et de nous faire tout un discours chiant sur le fait que ce n’est pas le cœur de TK qui s’est arrêté mais le sien quand il a arrêté de se battre pour sa caserne. C’était lourd et plein d’émotions, et heureusement que Carlos et Marjan sont là pour nous transmettre les émotions qu’il faut. Bordel, la larme de Carlos qui coule au moment où Owen lui fait un câlin, c’est grandiose. Simple comme tout, mais vraiment efficace. En tout cas sur moi.

Bref, Owen quitte finalement l’hôpital pour se battre et trouver l’énergie de faire rouvrir la caserne. J’ai apprécié le câlin sans un mot à Carlos. C’est toujours ça de pris. L’épisode approfondit vachement le personnage et ses sentiments pour TK, et c’est d’autant plus frustrant de ne pas savoir la raison de la rupture. Ils sont clairement amoureux, alors je vois mal une histoire de tromperie. Je pense que TK a juste eu peur de s’engager, mais on avait déjà géré ça les saisons précédentes il me semblait.

Dans le même genre, on en revient à la peur intrinsèque au personnage d’Owen de perdre son fils. On l’avait déjà évoqué les saisons précédentes, mais là, ça permet aussi de rassurer Tommy sur sa culpabilité d’avoir emmené TK à sa mort. Cette intrigue est finalement mise de côté quand Tommy et Owen traquent le GPS de Billy jusqu’à chez Grace.

De là, ils partent vers l’hôpital prévu en appelant à la radio Judd pour qu’il arrive à temps pour l’accouchement, parce qu’ils ont bien compris ce qu’il en était. Finalement, ils ne mettent pas trop longtemps à trouver Grace et Tommy, et ils arrivent à temps parce que Grace était vraiment en train d’accoucher cette fois. Et quand on voit le diamètre de la tête du bébé, sérieux, tu m’étonnes qu’elle souffre ! J’en oublie de dire que par un miracle, Judd arrive à temps pour l’accouchement.

En parallèle, heureusement que la mère de Carlos débarque à l’hôpital pour aider un peu son fils à faire face à la situation de TK. Bien sûr, c’est énervant qu’elle ne découvre que maintenant que Carlos et TK ont rompu, mais c’est une bonne chose qu’elle lui dise d’exprimer sa colère envers TK une bonne fois pour toute.

L’acteur est excellent : on ne sait toujours pas ce qu’il s’est passé entre eux, mais il arrive une fois de plus à nous verser sa petite larme sur la joue droite, et ça fait son effet. Bon, c’est redondant pour l’épisode, et c’est redondant aussi d’en revenir à TK dans son coma. C’est là qu’on apprend ce qu’il s’est passé entre eux, parce qu’il l’explique enfin à sa mère : Carlos leur a trouvé un appartement superbe… que TK ne pouvait pas acheter avec lui finalement.

Malheureusement, il a donc fallu qu’ils gèrent ensemble la déception, et particulièrement celle de TK. Pour y faire face, Carlos a eu la meilleure des idées : il a acheté cet appartement incroyable et pour éviter que TK ne se sente chez Carlos, il a décidé aussi de le mettre sur le bail, en payant tout lui-même. Bordel, j’ai fait exactement la même tête que la mère de TK face à cette raison de rupture totalement naze. Comme prévu, TK a saboté sa relation parce que Carlos était trop bien pour lui. Putain, les personnages de séries qui sont incapables de communiquer, je vous jure, ça me soule.

Tout ça permet donc à TK de se réveiller au moment où Grace est en train d’accoucher. Oh, on nous fait aussi des plans bien lourds sur le personnage d’Owen à genoux dans la neige et Billy disparaît complètement, ce qui était bien dommage et cassait un peu la scène. Sans ça, elle était parfaite ; et elle reste magnifique en tout cas : TK se réveille donc à l’hôpital et après un petit moment de souffrance, que fait-il ?

Il tend la main vers TK bien sûr. Aaah. Ce couple me fait fondre trop facilement, mais que c’était chouette de voir Carlos réussir enfin à faire exactement ce qu’il voulait depuis le départ, à savoir lui tenir la main, lui caresser les cheveux, l’embrasser. C’était une scène simple et efficace d’avoir TK qui le réclame pour une réconciliation plus qu’attendue.

Et la tempête de neige s’arrête enfin : on reprend quelques semaines plus tard (j’imagine ?) quand TK sort de l’hôpital et… vient vivre chez Carlos. Pour être plus précis, il vient vivre chez lui : Carlos a emménagé toutes ses affaires chez eux, grâce à l’aide de Matteo. C’est bon de les savoir enfin réconciliés ! Et l’appartement est un énorme loft inabordable et franchement magnifique. Je ne veux pas savoir le prix de leur facture de chauffage, mais bordel, j’adore.

Si la neige a totalement fondu, Grace et Judd n’ont toujours pas donné de nom à leur fille ! C’est totalement abusé, même si ça permet une scène très touchante. En effet, Judd et Grace ont décidé d’appeler leur petite fille Charlie, en l’honneur de Charles, le mari de Tommy. Je l’ai senti venir pendant la scène avec les gamines de Tommy, mais ça passait super bien.

La fin d’épisode passait bien aussi : Owen et Marjan se donnent rendez-vous pour la destruction de la caserne qu’ils n’ont pas pu empêcher et sont rejoints par tout le casting, tristes de devoir dire adieu à cette caserne… sauf que Cole Robertson débarque juste à temps pour fournir les fonds nécessaires à la réouverture de la caserne sur la cagnotte mise en place par Marjan.

Cole Robertson ? Le père milliardaire de la gamine sauvée par Paul dans ce début de saison. Et hop, on peut passer encore quelques semaines plus tard à la réouverture de la caserne. Elle était très chouette cette réouverture, avec une cérémonie où chacun a pu faire sonner la cloche de la caserne. Oui, oui, ils sont tous réintégrés comme si de rien n’était, y compris TK, déjà sur pied. Heureusement qu’il a failli mourir en début d’épisode.

Par contre, tout ça donnait un étrange goût à cet épisode final de l’arc tempête de neige : franchement, j’avais l’impression d’avoir déjà affaire à une fin de saison. Tout le monde finit heureux, Billy est même réconcilié avec Judd et Owen maintenant que la caserne est reconstruite à l’identique, et tout le monde peut avoir un petit moment fun sur la piste de danse.

Non, ça ne vire pas en danse texane pour une fois, mais c’est pas grave, c’était chouette comme tout cette fin d’épisode !

Reacher – S01E01

Épisode 1 – Welcome to Margrave – 14/20
Le héros de la série a ses côtés sympathiques et l’intrigue en fil rouge réussit à donner envie de voir la suite, mais c’est un épisode qui annonce une série qui ne révolutionnera pas son genre. Franchement, elle n’invente rien et on a juste affaire à une histoire très classique. Ce n’est pas désagréable pour autant, une petite série procédurale à fil rouge de plus. Si je le dis autrement, ça se regarde tout seul et y a un ship qui réclame des shippeurs.

Spoilers

Reacher est suspecté d’un meurtre ayant eu lieu juste avant son arrivée dans la ville de Margrave.

I don’t need a lawyer.

La série commence de manière très surprenante en Georgie avec un plan nocturne, des coups de feu silencieux tirés et un meurtre. La scène de crime est rapidement nettoyée, le meurtrier cache le cadavre après s’être défoulé dessus et hop, REACHER.

Bien. Après un pseudo générique, on tombe sur l’arrivée du héros de la série en ville… et il se fait rapidement remarquer en empêchant un mec de s’attaquer physiquement à sa copine après qui il est clairement énervé. Euh… soit ?

Il l’empêche en étant parfaitement silencieux, avec un simple regard, puis se rend commander de quoi manger dans un diner. Le pauvre n’en a pas le temps : les flics arrivent et il se fait arrêter pour meurtre devant toute la clientèle très surprise du diner. Il faut dire que les flics s’approchent de lui avec beaucoup de violence et de bruit pour un type qui, en face d’eux, reste très calme.

On apprend dans la scène suivante qu’il s’appelle Jack Reacher, et on voit assez vite vers quoi on se dirige pour la série quand la flic à l’accueil semble mille fois plus cool. Eh, il fera équipe avec eux pour les aider à résoudre des enquêtes. Encore une série procédurale, c’est bien ce qu’il me fallait. Jack Reacher, Jack Ryan… Amazon ne se foule pas, non ?

On enchaine assez vite sur l’interrogatoire de Reacher, mais l’interrogatoire n’est pas fait par les flics énervés, juste par leur supérieur pas très approbateur des méthodes à l’ancienne de ses hommes. C’est plutôt intéressant, parce que c’est là que Jack Reacher prononce enfin ses premiers mots : il affirme ne pas vouloir ou avoir besoin d’avocat, parce qu’il n’a pas tué d’homme. Du moins, pas celui-ci. Il en a tué d’autres, il ne nie pas, mais dans cette ville, il n’a rien fait.

En fait, il explique calmement que le meurtre vu en début d’épisode est l’œuvre de trois personnes, et j’avoue, j’ai bien aimé la manière calme dont il explique les choses, faisant un bon profil psychologique des trois meurtriers. Cela fonctionne plutôt pas mal, avec le boss des flics (shérif ?) en face de lui qui stresse d’avoir affaire à quelqu’un de si confiant et calme. Il faut dire que Reacher est un mystère pour lui, avec sa médaille française, son passeport au 1er janvier et son silence. Ou ses manières d’avouer qu’il est meurtrier à un flic peut-être.

Bref, Reacher finit en cellule le temps que son alibi soit vérifié auprès d’une compagnie de téléphone – parce que le cadavre avait un numéro de téléphone noté sur sa chaussure, en-dessous du mot « Pluribus ». Bon, Reacher a surtout le temps de sympathiser avec la flic du début d’épisode avant qu’elle soit embarquée par son chef pour interroger l’homme du numéro de téléphone, Paul Hubble. De manière SUPER DISCRETE, une voiture noire se gare pile en face de la maison de Paul Hubble au moment où il est interrogé par les flics.

À l’instant où il voit la voiture, Paul décide de se mettre à parler et d’avouer le meurtre. Le problème, c’est qu’il n’a clairement pas commis le meurtre dont il s’accuse et que tout le monde s’en rend compte immédiatement. Les flics sont bien forcés de l’arrêter malgré tout, mais c’est de courte durée : Stevenson, un autre flic, sait qu’il a un alibi en béton puisqu’il était avec lui, tout simplement. Bon, ça, on ne le sait pas immédiatement, on nous fait juste constater que Stevenson est mal à l’aise en le voyant.

Reacher s’en rend compte aussi avant de se libérer lui-même des bracelets supposés le menotter : il a la force physique pour s’en détacher, mais il attendait que Finlay (le shérif ? le boss ?) en donne l’ordre. Il fait ça devant la flic cool, et on comprend bien que ça va flirter sévère d’ici la fin de l’épisode. Avant ça, Finlay veut interroger Reacher, mais il le fait en-dehors du commissariat pour s’éviter tout témoin.

La scène d’interrogatoire ne tourne vraiment pas à l’avantage de Finlay cependant : il est clairement dépassé par Reacher et ses capacités d’analyse. Obsédé par les détails, il nous fait la psychanalyse de Finlay de manière très précise et nous explique donc que Stevenson n’est pas à l’aise face à Paul. C’est ainsi que Stevenson raconte l’histoire de l’alibi.

Malgré tout, Finlay décide de se garder Reacher à portée de main, parce qu’il comprend bien vite que ses capacités d’analyse et déduction en font un atout précieux. C’est clairement un côté que j’aime bien chez ce personnage et qui peut me donner envie de rester, même si tout le reste est super prévisible et assez stéréotypé pour le moment. On n’est pas sur la série de l’année, quoi.

Pour se le garder à portée de main, Finlay décide d’envoyer Reacher en détention provisoire. C’est aussi un plan pour qu’il accompagne Paul et que Paul se mette à parler, hein. Quant aux scénaristes, ben… On passe ainsi par la très nécessaire scène de nudité du héros… mais à l’entrée en prison, Reacher se fait remarquer en refusant une fouille à nu qu’il considère illégale – et il a raison de le faire, parce que c’était bien illégal. Eh, ça fait de lui un héros sympathique, très attaché au détail… et au silence. J’aime bien son côté armoire à glace, j’avoue que ça fonctionne et que c’est marrant de le voir prendre Paul sous sa protection.

Bien sûr, Reacher n’est pas du tout perturbé par la prison, ni par quoique ce soit. En fait, il se récupère assez vite des lunettes de soleil quand le caïd du coin vient casser celles de Paul pour le fun – et pour le convaincre de le sucer parce que Paul fait tout ce qu’on lui dit. Bien sûr, Reacher intervient avant que ça ne dégénère trop et nous confirme qu’il est tout de même un héros au grand cœur malgré son silence constant et malgré son côté armoire à glace.

Tout ce qu’il gagne dans cette affaire, c’est un pot de colle : Paul refuse de le lâcher et le suit partout où il va, en profitant pour lui expliquer aussi qu’il n’est pas un criminel. C’est important de le faire après tout. C’est aussi important de se garder quelques éléments de surprise : Reacher compte jusqu’à trois avant d’attaquer ses ennemis. Le premier, il lui explose la tronche à deux. Les suivants, à un. Il faut dire qu’il était en train d’être attaqué dans les douches, c’était peu rassurant alors il a eu raison de s’en prendre à eux comme ça.

Il attire aussi l’attention des gardiens qui se rendent compte que Reacher et Paul sont en détention provisoire normalement, pas avec les condamnés à perpétuité. C’est clairement une erreur volontaire d’un des gardiens de la prison, ça, et ça prouve que Paul trempe dans quelque chose de bien plus louche qu’il ne veut bien le dire. Bref, nos prisonniers préférés retournent en détention provisoire et tout est bien qui finit bien.

De retour au commissariat, nous comprenons que Finlay a bien une vie familiale compliquée avec sa Sharon et la flic cool de la série, Roscoe, apprend à son boss qu’il vient de faire une grosse erreur. Il est ainsi confirmé que Reacher est un officier haut gradé et héros de guerre qui n’a rien à faire en prison. Le chef est à deux doigt de se refumer une cigarette dis-donc, alors qu’en prison, Reacher et Paul font plus amples connaissances autour d’un repas.

Paul passe ainsi aux aveux, comme prévu : il est très clair qu’il est innocent, mais qu’il est impliqué dans quelque chose de plus grave que ce qu’il en paraît. Bizarrement, Reacher agit comme s’il s’en foutait de ça aussi. Il sait qu’il va être libéré rapidement après tout, et désormais, il veut quitter la ville. Tant pis s’il n’a pas eu l’occasion de trouver son artiste mort là, il oublie cette intrigue pour se casser au plus vite de la ville, sentant bien que quelque chose va déraper très vite.

Il est libéré de prison plus vite encore, ayant ainsi l’occasion de sympathiser avec Roscoe. C’était cool comme tout ces scènes où ils apprennent à se connaître tout en flirtant dans un will they/won’t they hyper prévisible. Pour un type qui s’apprêtait à quitter la ville, Reacher y passe finalement beaucoup de temps. Il s’achète des fringues avec Roscoe, puis reste pour son artiste et une coupe de cheveux vite fait.

Là, sérieusement, il était temps pour moi de décrocher de cet épisode. Pourtant, on voit bien qu’il y a une voiture qui suit Reacher partout, et lui aussi il le voit. Il se rend donc confronté les deux types qui en sortent, un petit clairement énervé qui est celui qui nous a défoncé le cadavre post-mortem et son cousin très froid et calculateur. Ce dernier n’hésite pas une seconde à nous menacer Reacher avec son passé trouble.

Plus trouble que celui des flashbacks où il est un adolescent insupportable, en tout cas. Bon, restons avec le présent : un deuxième meurtre a lieu dans cette toute petite ville, ce qui nous met Finlay sur les nerfs. C’est aussi une bonne raison pour que Roscoe ne puisse pas avoir son dîner-rencard avec Reacher et pour que Finlay force Reacher à venir avec eux à la morgue. C’est clairement une excellente idée, parce que Reacher reconnaît directement le cadavre rien qu’avec une photo de sa main gonflée par une allergie au latex.

Evidemment. La victime est son frère, alors il en connait toute la vie et toutes les cicatrices. Il identifie sans mal le corps, semble affecté, mais pas trop non plus et ça nous laisse Finlay encore plus énervé après lui qu’avant. Tu m’étonnes. Roscoe est forcée de séparer son boss et celui qui vient juste de gagner son rôle de consultant/suspect auprès de la police de Margrave, avant qu’on en arrive à la fin de l’épisode à laquelle on s’attendait : Reacher révèle que le musicien qu’il venait voir, c’était son frère qui en avait parlé. Et maintenant, il veut venger la mort de son frère. Inévitablement.

Allez, ça peut me faire une série pour les fins de soirée, quand je commence à m’endormir. Ca se regardera tout seul, je pense.

Reacher (S01)

Synopsis : Jack Reacher est accusé à tort d’un meurtre, mais il va vite découvrir qu’il est plus impliqué qu’il ne le pensait dans ce crime.

Pour commencer, je ne sais pas si la série va me plaire, et je suis même à peu près sûr qu’elle va me déplaire. Je sais que ça n’a donc pas tellement de sens de la regarder, mais j’ai décidé de me lancer quand même sans rien en savoir d’autre que le casting, pour voir si j’allais accrocher ou non. Il faut se lancer des défis parfois quand on est sériephile, et surtout, sans NCIS, NCIS Hawai’i et Walker cette semaine, je manque d’une série procédurale avec de l’action et une enquête.

Ajoutez à cela une bonne promo de la part d’Amazon Prime Video qui diffuse la saison 1 aujourd’hui, et voilà, je me suis embarqué dans un visionnage du premier épisode pour me faire une idée. L’idée est claire : ce n’est pas une série qui va me fasciner, mais je pense tout de même que je vais regarder cette courte saison de huit épisodes. Juste, je vais espérer que personne ne me spoile, parce que je ne me vois pas enchaîner les huit épisodes d’un coup. Par contre, les regarder de temps à autres durant les semaines à venir, pourquoi pas.

S01E01 – Welcome to Margrave – 14/20
Le héros de la série a ses côtés sympathiques et l’intrigue en fil rouge réussit à donner envie de voir la suite, mais c’est un épisode qui annonce une série qui ne révolutionnera pas son genre. Franchement, elle n’invente rien et on a juste affaire à une histoire très classique. Ce n’est pas désagréable pour autant, une petite série procédurale à fil rouge de plus. Si je le dis autrement, ça se regarde tout seul et y a un ship qui réclame des shippeurs.

Resident Alien – S02E01

Épisode 1 – Old Friends – 15/20
Je suis un peu déçu par cette reprise non pas parce que l’épisode est mauvais, au contraire, mais parce que j’ai trouvé que les cliffhangers étaient trop vite oubliés et résolus de manière un peu brouillonne. Le reste de l’épisode peine à vraiment mettre en place les enjeux d’un début de saison et ralentit le rythme instauré en saison 1. On sent ainsi que la série souhaite reprendre le même schéma que l’année passée, mais c’est un brin frustrant. J’espère mieux pour la suite.

Spoilers

Harry et Max sont déjà de retour sur Terre.


Your kid is gone, there was an alien involved.

J’ai écrit tout un article pour résumer la saison 1 et ses événements de fin, mais tout de même, le résumé a réussi à me prendre par surprise : j’ai oublié bien trop de choses depuis le dernier épisode que j’ai pu voir. La saison 2 reprend en plus après un certain temps, c’est tout de même étrange : nous suivons Max et Harry en plein road-trip sur une route bien terrestre… Max est aussi insupportable avec Harry que d’habitude, réussissant ainsi à se détacher et à provoquer un accident.

On découvre alors que les tonneaux qu’ils font sont en fait dans l’espace, dans le vaisseau… et Harry se réveille ensuite à l’hôpital, où on lui explique qu’on l’a retrouvé nu sur une route. C’est d’autant plus problématique qu’Harry semble avoir des petits soucis à se souvenir de son passé terrestre, expliquant sans pression qu’il est un alien cherchant à tuer tout le monde. Bon. Reste à savoir comment il est revenu sur Terre, donc, et de quoi sera faite la saison 2.

En attendant, Asta est rentrée en ville pendant ce temps, mais elle est tout de même bien inquiète pour Max qu’elle n’a pas réussi à trouver. Elle est sûre que les militaires l’ont kidnappé… mais se trompe. Elle s’en confie à son père, qui la soutient à sa manière, en faisant de l’humour sur Max alors que euh ?? C’est horrible et ça craint énormément, tout de même.

Heureusement pour Asta, quand elle se rend chez Ben pour lui apprendre la disparition de Max, elle découvre que le gamin est de retour chez lui comme si de rien n’était. Il y a tout de même une grande différence par rapport à la saison 1 : les parents de Max sont dorénavant plus amoureux que jamais, quitte à être gênants devant Asta ou leur fils. J’ai bien aimé la construction de la scène, cependant, avec juste ce qu’il fallait de flashbacks pour qu’on se souvienne de ce qu’il en était.

Par contre, ça ne répondait pas trop à ce qui était arrivé à Max. La réalité est toute simple : le vaisseau d’Harry s’est crashé et il ne se souvient de rien d’autre que de son réveil dans le vaisseau invisible. Celui-ci est en bordure de la ville, et il le montre à Asta aussitôt inquiète pour Harry, surtout quand elle trouve du sang autour du vaisseau. Elle se lance tout aussi rapidement dans une vaste enquête pour retrouver Harry. Bizarrement, ça ne lui prend pas tant de temps que ça d’avoir une de ses amies l’appelant pour lui signaler un homme qui croit être un alien.

J’ai plutôt ri de ce développement, surtout que quand Asta se rend à l’hôpital, elle découvre qu’Harry a bien perdu la mémoire. Non content de terrifier les enfants en déchirant des peluches et de raconter sa vérité à absolument tout le monde, il ne reconnaît pas Asta du tout. Il la prend en fait pour un personnage de Law & Order, parce qu’il pense l’être lui-même.

Cela ne dure qu’un temps, et je dois dire que j’ai trouvé trop facile la manière dont il récupère finalement ses souvenirs : c’est le poulpe déjà vu en saison 1 qui lui rend la mémoire d’un coup de tentacule à travers un aquarium ? L’avantage, c’est qu’Harry peut aussitôt s’inquiéter du sort de son vaisseau, abandonnant derrière lui une Asta bluffée de découvrir qu’elle entend le poulpe parler. Oui, il décide de lui parler aussi, comme elle est proche d’Harry et qu’il a besoin d’eux pour être libéré avant de passer à la casserole. Le pauvre n’est pas la priorité d’Harry et Asta par contre.

En parallèle, le shérif reprend du service avec sa meilleure députée. Ils continuent leur enquête sur le serial killer et on se rend compte qu’ils sont loin d’être mauvais. Par contre, après les réconciliations de la saison précédente, c’est un peu chiant de découvrir que le shérif est toujours aussi relou avec son adjointe. Il l’est aussi avec Ben d’ailleurs, mais celui-ci s’est racheté une confiance bien rapidement après les événements de… la veille.

C’est un peu étrange pour moi comme j’ai l’impression que ça fait des années que la saison 1 a eu lieu, mais bon. Admettons. C’est intéressant en tout cas de le voir comme ça, mais on le retrouve bien vite à son image quand il est chargé de retrouver Max ou de faire une déposition sur les événements de la veille. La déposition est hilarante : Ben et sa femme continuent de s’exciter mutuellement chaque fois qu’ils se voient quoi, et la pauvre adjointe ne peut que subir ce qu’il se passe.

Max aussi subit ses parents : malgré l’aide de sa meilleure amie toujours aussi drôle (mais bordel, elle a grandi !) pour garder le vaisseau, il est forcé de l’abandonner quand son père lui demande de le suivre à la mairie/commissariat. C’est d’autant plus un problème qu’un match de baseball est sur le point d’être joué et que le vaisseau est justement en bordure de ce terrain de football américain. Le match est l’occasion de retrouver D’Arcy, au moins. Elle est désormais blonde aux pointes bleues, comme l’amie qu’elle déteste, et elle est une vraie sportive… jusqu’à ce que le match soit interrompu.

Harry ayant retrouvé ses souvenirs, il débarque en plein match pour tenter d’empêcher que quelqu’un découvre son vaisseau, mais c’est un énorme ratage de sa faute. Fort heureusement, on peut continuer de compter sur Asta pour tout changer : elle coupe l’électricité du terrain, tout simplement, et ça libère assez rapidement le champ. Harry retrouve ainsi son vaisseau et lui rend son apparence bien visible… pour tout le monde.

C’est un problème pour Asta qui imagine que tout le monde pourra voir le vaisseau, mais Harry est sûr que personne ne le verra au milieu de la nuit noire. Il monte dans le vaisseau pour décoller… en vain. Le vaisseau est clairement en panne, et il ne parvient pas à le réparer. Les réparations sont plutôt marrantes, puisque toute la ville se met à clignoter et que Ben ne s’en rend même pas compte. Le maire de Patience est occupé à pimenter sa vie sexuelle, en même temps.

Bon, par contre, Harry finit par comprendre que c’est mort pour son vaisseau : il ne peut le remettre en service, alors il utilise un kit de survie qui lui permet de vivre assez longtemps pour exterminer tout le monde. Sauf qu’il n’exterminera personne, donc. C’est intéressant comme idée pour justifier qu’Harry reste plus longtemps en ville : il doit désormais réparer le vaisseau pour repartir, tout en continuant à créer des liens avec les autres. Ni lui ni Asta ne s’aperçoive autrement que des fleurs étranges poussent bien vite à l’emplacement du vaisseau.

En tout cas, maintenant qu’Harry reste, il doit réapprendre à vivre en ville. Il peut ainsi parler un peu avec le père d’Asta, Dan, avant de rentrer chez lui et de retrouver Max. S’il prétend en vouloir à fond à Max, ce dernier nous révèle qu’en fait, Harry l’a sauvé pendant le crash. La scène est mignonne : on voit ainsi l’alien qui protège l’enfant humain, avant de tout oublier car c’est ce que font les humains. Bon, d’accord, mais du coup, ils se crashent à Patience ? C’est un peu gros pour un vaisseau spatial quand même. Et pourquoi Max a-t-il voulu prendre les commandes du vaisseau si Harry le ramenait ?

C’est un peu spécial, mais j’aime voir Harry se faire peu à peu à ses émotions humaines, même si ça le court-circuite. J’ai eu plus de mal avec la scène Asta/D’Arcy à vélo, parce que vraiment, ça semblait ne servir à rien d’autre que nous annoncer qu’Ethan avait disparu. Et puis, pourquoi se réconcilient-elles si vite ? D’Arcy devrait vraiment en vouloir à Asta, non ?

Bizarrement, ce n’est pas le cas, et j’ai eu du mal à comprendre le but de la scène du coup. On enchaîne en plus sur totalement autre chose avec Asta qui se rend chez Harry et le retrouve en train de se noyer. Enfin, il serait en train de se noyer s’il était humain. Comme il est un extra-terrestre, la vérité est qu’il pense sous l’eau.

Bon, ça manque encore d’enjeu tout ça. La saison prend donc le temps de nous humaniser davantage le shérif avec un deuil non réglé avant de nous entraîner vers de nouvelles intrigues : Max se retrouve avec des poils sur le torse et D’Arcy se rend compte qu’Ethan a complètement disparu de la circulation. Son appartement est vidé… et est désormais occupé par le pauvre homme traqué par les agents secrets.

Enfin, en fil rouge pour cette saison, il y a l’évidence : Harry a foiré sa mission, donc un autre extra-terrestre sera envoyé pour détruire l’humanité, y compris Asta. C’est le poulpe « numéro 42 » qui lui apprend ça depuis le restaurant, faisant soudainement flipper Harry pour la suite. Il sauve donc la vie de numéro 42 et s’enfuit du restaurant avec. La suite au prochain épisode ?