Riverdale – S05E16

Épisode 16 – Band of Brothers – 11/20
Non, la série ne me manquait pas plus que ça, mais je me dis que ce sont des minutes faciles pour le #WESéries. Et aussi, c’est une série du Challenge Séries 2021. Bon, que dire de cet épisode ? Je ne comprends toujours pas l’intérêt d’avoir fait un saut dans le temps si c’est pour en faire ça. Tout va trop vite, avec l’équivalent de deux ou trois épisodes concentré en un seul pour quatre intrigues différentes, intrigues qui n’arrivent même plus à se croiser. Et c’est médiocre, genre, ça n’arrive même pas à me faire rire.

Spoilers

Archie veut venger ses hommes morts au combat, en gros.


No more singing.

Non, vous ne rêvez pas : je profite bien du #WESéries pour me remettre à jour dans cette série. Oh boy. Elle ne m’a pas manqué tant que ça et la première réplique de cet épisode me rappelle déjà pourquoi je m’en étais éloigné. Archie, jeune adulte théoriquement et ex-soldat, mange donc son bol de cornflakes pendant qu’on nous rappelle que Josie est repartie de la ville, en route vers son propre spin-off qui, espérons-le, ne verra pas le jour.

Archie est en tout cas hantée par les soldats décédés sous ses ordres, jusque dans les cours qu’il donne. Il a de quoi être énervé Archie, en plus, parce que son mentor gros connard, là, vient de prendre sa retraite avec plein de médailles. Comme le titre le sous-entendait largement, Archie raconte ensuite à son oncle sa mission suicide en tant que soldats, et ça se fait à grand renfort de flashbacks, encore. Il n’est tellement pas crédible en soldat dans les tranchées le Archie. Et putain, qu’est-ce qu’il fout dans des tranchées en 2021, sept ans après 2020 ?

Cette série, vraiment, elle envoie du rêve. En tout cas, Archie veut venger la mort de Bingo en faisant tomber le haut gradé qui avait organisé cette mission – Taylor. Voilà donc Archie qui débarque avec son pull de sa salle de sport pour parler à ce haut gradé pour demander de « soldat à soldat » que le vieillard prenne sa retraite discrètement. Il ne l’entend pas comme ça Taylor, inévitablement : il préfère faire passer Archie pour un traître. Comme je le comprends.

Archie se retrouve donc au pied du mur et se retrouve à interroger les familles des soldats décédés lors de la mission. Certaines le soutiennent, certaines lui disent de faire ce qu’il veut et peu à peu Archie fait la paix avec les soldats morts qu’il continue d’apercevoir par-ci par-là. C’est ridicule et bien trop rapide tout ça. On ajoute donc quelques doutes et craintes d’Eric, mais il change d’avis rapidement et aide finalement Archie.

Cet arc peut donc prendre fin, ouf, avec Eric reconnu non coupable des crimes commis sous ordre de Taylor, alors que Taylor est radié de l’armée sans honneur. Les hommes de la vie d’Archie peuvent donc prendre un verre ensemble, et les fantômes en oublient même leurs uniformes et blessures. YAY.

En parallèle, Jug a abandonné son bonnet pour bien nous faire comprendre qu’il est en pleine dépression. Les extraterrestres ne sont toujours pas là, mais eh, Jug va à peu près mieux apparemment. Il enchaîne la tournée des excuses pour confirmer sa sobriété, en commençant par Betty – sauf que Betty fait la prostituée sur l’autoroute bien sûr – puis en passant voir Tabitha. Cela lui permet de savoir aussi que le manuscrit dont il a inévitablement besoin est dans les mains de Jess.

Il en a besoin pour rester auteur, puisqu’il doit absolument envoyer des pages manuscrites à son éditeur. Ne voulant pas appeler Jess pour autant, il décide logiquement de voler le manuscrit de Cora à la place. Et pour faire bonne mesure, il sort aussi une bouteille de whisky. Elle est belle sa sobriété. Il ne boit bas, mais il vole donc ce roman, l’envoyant très exactement comme ça à son éditeur. Mais. Mais ? C’est tellement DEBILE.

Je n’arrive même pas à en rire, surtout qu’il enchaîne en donnant RDV dans le bunker à Betty. Mais putain, t’es plus au lycée du con. Non, vraiment, ils ne sont plus au lycée, préférant parler de tueurs en série et de leur dépression respective. Ah, attendez : c’est EXACTEMENT ce qu’ils faisaient au lycée. Gros intérêt ce saut temporel de sept ans.

Allez, on voit Betty dévorée par quelques regrets et surtout par la peur de savoir qu’elle préfère les tueurs en série aux gens et à la sociabilité normale. Du coup, elle se casse quand Jug reçoit un coup de fil de son éditeur. Ils lisent sacrément vite dans cette série. En tout cas, Jug n’assume pas vraiment son plagiat jusqu’au bout : il se fait virer par son éditeur, mais eh, Cora sera ravie d’être publiée. Probablement.

En attendant, Jug se remet à boire et ça déprime Tabitha de s’en rendre compte. Cela ne l’empêche pas de le garder comme employé et comme ami, mais aussi de prendre la décision totalement rationnelle d’accompagner Betty au bord de l’autoroute, parce que ce qu’elle fait est trop dangereux. Donc oui, elle le fait aussi. LOGIQUE. Super cliffhanger, aussi.

De son côté, Veronica est hantée une fois de plus par Chad. Bordel, j’avais oublié son existence et les intrigues financières. Chad prévient donc l’administration budgétaire pour qu’ils vérifient les comptes de Veronica, et ça fout la merde parce que les comptes sont loin d’être clean. La solution de Veronica pour réparer tout ça ? Faire encore plus de montages financiers douteux et voler de l’argent à son père, en lui prenant son palladium.

C’est insupportable, mais on s’amuse toujours autant, avec Reggie qui révèle qu’Hermosa sait probablement où est le palladium et qui est capable de lui soutirer l’information… parce qu’il a eu une aventure avec elle. Bien évidemment. La réaction de Veronica était à peu près la mienne, mais passons, parce que les scénaristes ne s’attardent pas dessus, préférant nous montrer Reggie et Veronica volant sans aucun mal les biens d’Hiram avant de les revendre, et si possible à Cheryl.

D’ailleurs, sachez que je n’ai jamais autant aimé Pénélope que dans cet épisode où elle interrompt Cheryl au moment où elle allait se mettre à chanter avec Kevin. Putain, cette secte, mais au secours. Encore une intrigue qui ne va nulle part, en sortant de nulle part. Dans cet épisode, on se retrouve ainsi avec Cheryl qui transforme l’eau en sirop d’érable grâce à Jason. Bien sûr, oui. Je vois tout à fait l’intérêt de nous raconter cette histoire.

On enchaîne avec Cheryl se prenant pour Jésus, des mains ensanglantées du sang des douleurs collectives de son église… Mais putain, mais au secours. Et qu’est-ce que Kevin fout dans cette intrigue ? Eh bien, il est là pour chanter, et il fait tout pour dégager Penny du manoir Blossom transformé en Eglise. Voilà donc Kevin qui descend comme jamais Penelope et Cheryl qui la vire définitivement en se proclamant reine des abeilles parce que les abeilles ne la piquent pas. Mais what ? Je. Pfiou. C’est merveilleux cette série.

Pour en revenir à Veronica et Reggie, ils vendent donc le palladium lors d’une vente aux enchères où Hiram se pointe pour racheter ses biens. Bien sûr, Veronica l’ignore, ne voulant pas redonner tout ça à son père. C’est bien drôle à voir, parce que tout ce qui fait chier Hiram est toujours une bonne nouvelle. Non ? Pas forcément.

Veronica reçoit ensuite une invitation de Chad sur Skype pour faire la fête ensemble. Veronica accepte pour une seule raison : passer à l’offensive. Elle semble vraiment y croire, mais bon, avec cette série, c’est impossible. Pourtant, tout semble bien se passer pour elle quand elle débarque à la soirée d’Hiram et Chad avec un groupe de nanas, les mains pleines de champagne et drogue. Il s’agit là d’une distraction pendant qu’elle fait couler le projet de Chad, ce qui lui permet une revanche plutôt drôle.

Hiram découvre aussi au passage que son palladium a été volé, et Veronica n’a aucun mal à le reconnaître devant lui et à lui annoncer devant témoins. C’est tellement logique de prévenir des crimes que l’on commet.

Compteur d’Archie à poil : niet, à croire que c’est une époque révolue.

Walker – S02E04 (express)

Épisode 4 – It’s Not What You Think – 16/20
C’est bien plus prenant cette semaine où les scénaristes se donnent enfin la peine de revenir pleinement au fil rouge de ce début de saison, quitte à abandonner sur le bas-côté les intrigues moins passionnantes. Et pourtant, tout le monde a ses scènes dans un épisode simplement mieux équilibré que la semaine dernière. Il y a des grosses ficelles, mais le divertissement est bon.

Spoilers

Cordell s’est rendu compte que le ranch était sous surveillance.

Cette semaine, tout tourne autour de l’intrigue de la vidéosurveillance dès la première scène de l’épisode qui voit Cordell s’infiltrer en douce chez ses parents de bon matin, et dès lors, ça nous fait un épisode beaucoup plus solide parce qu’on comprend dès le départ où il va, avec le mari Davidson déjà réveillé pour observer ses voisins. Sa femme ne semble pas s’en inquiéter, d’ailleurs ? Elle est bizarre leur relation.

Cordell a donc laissé toute la famille dormir tranquillement, mais dès le lendemain matin, il invite tout le monde dans son restaurant pour un petit déjeuner. Et tant pis si c’est le jour d’un examen hyper important pour Stella, apparemment, elle a le temps pour se rendre au restaurant et apprendre que toute sa famille est espionnée depuis un moment. Ben, pas étonnant qu’elle foire son test plus tard dans l’épisode – mais pas de souci, le fils Davidson fait en sorte que ce soit reporté à plus tard en déclenchant une alarme incendie et apparemment personne ne semble se soucier de savoir qui est le responsable de cette fausse alerte. Du côté des adolescents, ce n’est toujours pas ça dans cette série.

Du côté des parents de Cordell, ce n’est pas beaucoup plus passionnant, avec la prise de conscience que leur ranch a beau être leur cocon douillet depuis des années, il est surtout un lieu de merde où leur fils se fait tirer dessus, où les voisins sont leurs ennemis jurés et où, accessoirement, on met des caméras pour espérer une sextape d’un autre âge. Non, sérieusement, ils m’ont fait rire à envisager une retraite ailleurs. Je doute que les scénaristes se débarrassent d’eux malheureusement, mais ça ferait du bien à la série car ça patine sec avec eux.

À défaut, les scénaristes ont bien préparé le terrain pour le départ de Micki, l’actrice ayant demandé à se retirer un temps de la série. Je suis dégoûté par la nouvelle et par le fait que ce soit sorti dans la presse en amont, parce que l’intrigue est vraiment bien écrite. Pour une fois que quelque chose de traumatisant a des conséquences dans une série procédurale ! J’aime beaucoup cette intrigue qui voit Micki tenter de faire comme si rien ne s’était passé lors de sa couverture alors que c’est littéralement impossible.

Le fait qu’elle s’engueule avec Cordell – qui est très con à dresser des parallèles foireux entre leurs histoires – ou qu’elle se précipite au cœur de l’action quitte à avoir un accident de moto sont de bonnes idées pour justifier qu’elle prenne de la distance vis-à-vis de son travail. Comme elle n’a rien dit non plus de son ex à Trey (c’est quand elle veut), leur scène finale a pas mal de sens aussi : ils ne vont plus si bien ensemble s’ils n’arrivent pas à communiquer sur ce genre de problèmes. J’espère quand même que l’absence de Micki ne sera pas trop longue.

Enfin, il faut bien aborder le cœur de l’épisode : la vidéosurveillance. Cordell en parle donc à sa famille et Liam soupçonne aussitôt les Davidson. C’est amusant parce que les deux frères ont raison finalement : Serrano et les Davidson sont derrière les écoutes, juste pas au même moment. Liam s’entête à soupçonner les Davidson quand Cordell est totalement sous le charme de Denise, ce qui fait qu’on a des tensions entre les frères : Cordell parle de la vidéosurveillance à Denise afin de mettre en place un plan pour stopper les agissements des hommes de Serrano.

Le plan en question n’est pas crédible mais aura eu le mérite de bien me faire rire, avec Cordell et Denise faisant semblant de flirter tout en parlant d’un disque dur avec des preuves pour incriminer Serrano. Le plan fonctionne à merveille sur l’homme de main de Serrano qui envisage aussitôt d’aller récupérer le disque dur, mais aussi sur Dan, le mari Davidson (Dan et Denise, ils se font pas chier les scénaristes) : il est méga jaloux de voir sa femme flirter avec Cordell. Et ce n’est pas le seul, parce que les scénaristes nous ramènent encore Geri dans l’épisode.

Je n’aime pas Geri, c’est définitif. J’ai passé une saison à la soupçonner concernant Emily et je ne crois toujours pas à son innocence… J’ai donc apprécié de la voir être jalouse et dégoûtée de la relation Cordell/Denise, envisageant aussitôt qu’ils soient en train de coucher ensemble. C’était efficace comme idée de la part des scénaristes, surtout que ça nous remet encore de côté le couple Cordell/Geri.

Et comme il fallait bien conclure l’épisode, Liam fait l’erreur de révéler que les caméras doivent mener à des moniteurs à proximité du ranch Walker devant Denise qu’il soupçonne pourtant. Les doutes finissent par gagner Cordell qui foire une partie de l’opération sous couverture alors que Denise commet l’erreur d’indiquer à son mari qu’elle pense que leur maison est possiblement sous surveillance. Dan comprend qu’il est en danger et s’arrange comme il faut pour envoyer l’homme de main de Serrano se faire prendre par la police et foutre le feu au local des Walker dans lequel la vidéosurveillance avait lieu.

J’ai bien ri de la scène où il fout le feu, c’est ironique. Par contre, ça signifie tout de même qu’il a le téléphone de l’homme de main de Serrano, si j’ai bien vu. Affaire à suivre. En attendant, Dan s’infiltre chez les Walker après l’homme de main et après Liam, ce qui fait qu’il arrive à temps pour sauver Liam à nouveau sur le point de se faire tirer dessus chez ses parents. Combien de balles perdues dans ce ranch ? Et d’où Liam tire-t-il dans le plafond de ses parents juste pour menacer un homme invisible ? Ca coûte cher les réparations bordel. Puis, tirer en l’air au-dessus de soi dans une maison, ça me paraît con comme idée (la poussière qui t’aveugle, tout ça, tout ça).

Après, Liam est un peu con. Pas autant que Stella ou August, mais c’est de famille la connerie, hein. Bon, tout est bien qui finit bien pour l’épisode, avec Dan qui parvient à paraître 100% innocent de ce qu’il s’est passé – et qui est même un héros ayant sauvé Liam aux yeux de pas mal de monde. Là-dessus, Liam est finalement le seul lucide à le soupçonner en trouvant sa présence louche.

Dommage que Cordell ne voit pas les choses comme ça : il se retrouve en froid avec son frère, mais aussi avec Denise ayant compris qu’il l’avait soupçonné dans cette affaire de vidéosurveillance. Et franchement, c’est un épisode qui m’a bien plu !


Walker – S02E03 (express)

Épisode 3 – Barn Burner – 13/20
Après la réussite de l’épisode précédent, il était compliqué de faire aussi bien… Et ils n’ont même pas essayé, je crois. Difficile de savoir quel était le but exact de cet épisode côté intrigue. Je crois qu’il n’y avait pas d’intrigue, en fait, le but était juste de développer les personnages. Et c’est parfois fait avec les pieds, malheureusement.

Spoilers

Une foire au chili permet à tous les personnages d’aborder les dramas d’Autin.

Ce n’était pas glorieux cette semaine, mais c’est peut-être aussi parce que j’ai rattrapé cet épisode bien tardivement durant la nuit. On a les insomnies qu’on peut, écoutez. Je me suis rendu compte au milieu d’épisode à peu près que nous n’aurions aucune intrigue cette semaine, mais simplement de l’approfondissement de personnages. Et autant c’est ce que je réclame habituellement, autant là, ça paraissait quelque peu brouillon dans l’exécution. C’est dommage.

Du côté de la seule intrigue de l’épisode, donc, nous reprenons enfin sur l’affaire de la surveillance de la résidence Walker. Malheureusement, c’est super décevant. J’ai beaucoup aimé le début d’épisode qui aurait pu permettre une intrigue sympathique avec un épisode spécial se concentrant uniquement sur les caméras de surveillance… mais la rapidité d’enchaînement des différentes scènes a vite permis de comprendre que ce ne serait pas le cas. Finalement, il ne s’agissait donc que d’une surveillance menée par Serano. Je ne vois pas bien l’intérêt de la chose, ni l’utilité que ça aura eu dans la série, mais je crois que les scénaristes non plus.

Ils se débarrassent donc du problème en nous montrant que les types derrière les caméras sont de vrais méchants, des vrais de vrai : ils prennent contact avec quelqu’un d’autre qui pourrait être intéressé par cette surveillance (le suspense était au point mort) et s’entretuent. L’autre personne ? Il s’agit évidemment du nouveau voisin, ce qui n’était pas du tout une surprise. La subtilité n’est pas de ce show : c’est un véritable connard à chacune de ses scènes, alors évidemment qu’il est prêt à devenir le méchant de la saison même si ça n’a aucun sens de voir le mari d’une DA s’empêtrer là-dedans.

Pour ne rien arranger, en fin d’épisode, il apprend donc que Cordell est peut-être véritablement responsable de l’incendie de la grange il y a des années : Cordell confie à sa mère qu’il se souvient avoir amené une lanterne dans la grange. La réaction de la mère est sans équivoque : il y a plus derrière cette histoire et elle sera clairement l’une des coupables, hein, mais pour le moment, elle laisse son fils se ronger de culpabilité en lui rappelant que ce n’était qu’un accident. Mouais. Tout ça est donc observé par le mari Davidson, ça va partir en vrille à un moment ou un autre.

Ce moment arrivera peut-être vite avec un cliffhanger qui nous envoie du rêve : Walker remet un cadre en place (mais pourquoi les cadres sont-ils toujours de travers dans les séries ?) et se rend compte qu’il est filmé. On va enfin avancer sur ce front-là, il était là. Je sais, ça ne fait que trois épisodes, mais ça paraît beaucoup plus long, quoi.

Bref, rongé de culpabilité avant ça, Cordell laisse gagner la nouvelle voisine au concours de chili de la ville. Franchement, faire du gros point d’intérêt de cet épisode ce concours de chili, c’était n’importe quoi. J’ai bien ri de Liam qui se retrouve avec une gamelle sur les vêtements ou de l’intrigue qui se termine par Cordell faisant gagner la voisine à l’aveugle (genre il ne va pas reconnaître la cuisine de sa mère, c’est quoi cette impartialité ?). Pour se justifier comme ils pouvaient, les scénaristes nous montrent aussi que c’est l’occasion de régler l’intrigue du cheval blessé de Stella et son nouveau boyfriend : la voisine se décide à payer un service d’aide pour chevaux blessés.

Ce concours de chili était aussi l’occasion de nous développer la culpabilité de la mère Walker, mais en creux. Elle le fait grâce au personnage de Micki dans lequel elle se reconnaît soi-disant. C’est vrai qu’elle a trompé son mari, elle aussi, tiens. Bon, Micki n’a pas vraiment trompé Trey, mais elle refuse de lui raconter son passé. C’est presque pire à ce stade, c’est de l’infidélité sentimentale très marquée… et elle est à deux doigts de finir alcoolique quand on voit comment elle se réfugie dans la bière pour ne pas répondre aux questions de Trey.

Celui-ci m’a particulièrement énervé par son inaction cette semaine. C’est bien beau de prendre contact avec Walker pour tenter de comprendre Micki, mais à un moment donné, c’est à elle qu’il faut s’adresser. Le problème, c’est que quand il le fait, il tombe à côté de la plaque parce qu’il se laisse balader par sa fiancée. C’est bien aussi de la laisser botter en touche de temps en temps, mais merde, il voit bien qu’elle contourne le sujet à lui dire qu’elle l’aime et à coucher avec lui, non ? On en reste là pour cette semaine, et c’était pas franchement un bon développement pour ce couple.

Et non, je ne préfère même pas évoquer leur histoire de chili à eux aussi, hein. Dans quel monde autre que celui de Cordell est-ce une bonne idée de faire se retrouver Trey et Micki après trois mois dans un lieu public comme ça alors qu’ils ont des choses à se dire, des reproches du côté de Micki, des questions difficiles du côté de Trey. Et Micki qui accroche le tableau de son église de mariage dans son salon là, ça va être sympathique quand Trey va apprendre de quoi il s’agit, probablement de la bouche de quelqu’un d’autre (Cordell est parfait dans le genre gaffeur pour ça).

Bref. Ce n’était pas glorieux comme épisode. J’aime qu’on développe les personnages, attention, mais on s’ennuie un peu tout de même face à l’absence d’intrigue policière dans une série procédurale. 


Walker – S02E02 (express)

Épisode 2 – The One Who Got Away – 17/20
À la lumière des news concernant le casting de la série, cet épisode fait particulièrement mal car il nous montre bien à quel point l’un de ses personnages est essentiel à la série. Pourtant, ce personnage s’apprête à la quitter… Et je me demande comment les scénaristes vont s’en remettre ! En attendant, c’est un épisode plutôt réussi qui s’éloigne de certains fils rouges ouverts la semaine dernière, ce qui n’est pas dérangeant en début de saison.

Spoilers

Micki est rattrapée par son passé en pleine mission sous couverture.

Bon, d’accord, je n’avais pas tout capté au flashback de la semaine dernière depuis mon train et mon petit écran de portable : Micki se retrouve à faire face à l’un de ses ex alors qu’elle est sous couverture. Contre toute attente, celui-ci ne balance pas Micki, voyant dans la présence de cette ex une opportunité de sortir des sales affaires dans lesquelles il est avec Serano. Son but est d’obtenir un deal pour avoir l’immunité, et il arrive assez vite à avoir au moins la confiance de Micki.

Il faut dire que son passé sorti de nulle part est assez chargé, parce qu’elle a failli se fiancer avec le type tout de même. Soit. J’aime bien voir Micki sous couverture, surtout qu’elle a un look toujours aussi fou. Par contre, vraiment et au risque de me répéter, cet épisode prouve à quel point Micki est un personnage central de la série.

Elle a les meilleures répliques et, ici, la meilleure intrigue, même si on fait difficilement plus cliché que ce passé avec un criminel. J’ai aimé que les scènes permettent finalement de régler plusieurs points qui restaient sans conclusion dans le premier épisode, notamment en ce qui concerne Cordell et le capitaine. Les voir évoquer ensemble les suspicions sur Cordell qui était visé par le sniper, il était temps que ça se fasse ! Dans le même genre, ça développe bien le personnage de Micki et toute l’enquête finit par mener à la réapparition de la DA Davidson.

Je tiens à souligner à quel point celle-ci est un bon ajout au casting. Déjà, ça nous fait une femme de plus, et ce n’est jamais en trop dans ce genre de série incapable de passer le Bechdel Test. Ensuite, son inquiétude pour Cordell est hyper visible, donc ça rajoute une tension amoureuse pour le futur qui est bien plus appréciable que celles que Walker a pu avoir jusqu’ici. Concrètement, j’ai aimé la voir remettre Liam à sa place à chaque fois en prenant la défense de Cordell et Micki alors qu’il était évident que n’importe quel bon DA ne ferait PAS ça.

Dans l’ensemble, c’est efficace pour faire avancer l’épisode, par contre, avec Cordell qui continue de faire confiance à Micki quoiqu’il arrive et le duo de partenaires qui s’en sort bien dans toutes les situations. Les scènes d’action sont prenantes tout au long de l’épisode, notamment avec l’incendie. On nous montre une fois de plus que le duo est excellent. Là où l’épisode marque vraiment tous les points, en revanche, c’est dans son fil rouge avec Serano qui fait un méchant d’envergure intéressante pour la série.

Bien sûr, il est arrêté en fin d’épisode, mais la promesse de son retour dans la série fonctionne très bien. Il est passé à ça de nous assassiner Cordell après tout, et il y a toujours cette intrigue de caméras planquées chez les Walker pour nous tenir intrigués. La meilleure partie de l’épisode reste bien sûr le personnage de Garrison et sa relation avec Micki. Les deux ex se chamaillent tout l’épisode et, franchement, elle a plus d’alchimie avec lui qu’avec Trey. Il faut dire qu’il est plus dans son game, hein.

J’aime beaucoup Trey, mais le faire devenir coach sportif, ce n’était pas tout à fait ça pour qu’il reste crédible dans son couple avec Micki. Franchement, on le suit durant tout l’épisode en train de s’inquiéter pour elle alors qu’il… surveille la colle de Stella, August, le fils Davidson dont je ne retiens pas le nom et… Todd ? Qu’est-ce qu’il fout là, lui ? C’est vraiment parce qu’il fallait quelqu’un en duo avec August, franchement.

Bien sûr, pour tenter de rendre ça intéressant, les scénaristes réfléchissent à une punition quelque peu différente, mise en place par Trey. La notion de punition chez Trey ? Une sorte d’escape game avec une clé à retrouver dans un vestiaire où les ados sont enfermés (mais où la porte menant à l’extérieur est ouverte ?).

Oui, la solution de Trey consiste à mettre Stella et l’ado avec qui elle est en conflit depuis plus d’une semaine dans le même vestiaire. Humph, je ne sais pas, les enfermer ne me paraît pas la meilleure des idées, même si c’est cool ce côté escape game. Cela se passe mieux pour Todd et August. Je ne sais pas trop l’intérêt d’insister autant sur le personnage de Todd dans l’épisode, entre les comparaisons avec le Breakfast Club et ça, mais il est plutôt cool comme perso. Pas sûr qu’il puisse avoir un rôle à jouer pour la suite.

En tout cas, cette partie de l’intrigue au lycée était super chiante. C’était assez long pour qu’on ne se coltine pas les grands-parents Walker, au moins, mais voir Stella et sa Némésis faire la paix et tomber dans la relation prévisible de flirt aussi vite, c’était tout sauf nécessaire. Le coup du cheval blessé en fin d’épisode, c’était d’un naze ! J’espère que c’était une intrigue pour rien.

Ce qui n’est pas une intrigue pour rien, en revanche, c’est que Micki ne cherche pas à rentrer chez elle en fin d’épisode, parce que sa mission sous couverture est bien plus bouleversante qu’elle ne l’envisageait. Alors que Garrison accuse assez logiquement Spider, celui avec qui Micki flirtait la semaine passée, d’être le sniper qui a failli tuer Cordell, Micki se rend compte, un brin trop tard, que Garrison était présent dans le bar lorsque Spider est mort. C’est une bonne idée de la part des scénaristes et tout est écrit de manière cohérente.

Je me doutais bien que Garrison se proposant pour être sous couverture était une mauvaise idée, mais je ne pensais pas que ça le serait à ce point : il ne met pas longtemps à devoir trahir Micki lorsque Serano se rend compte que Garrison est un traître. Finalement, Garrison fait son choix et reste un personnage fidèle à Micki : il manque par trois fois de tuer Cordell alors qu’il est en position rêvée pour le faire, faisant même un décompte pour celle-ci.

On sent que la série va partir en vrille et elle le fait de la meilleure des manières, avec Micki qui sauve de justesse Cordell en poussant Garrison dans le vide. Et comme ce n’est pas encore assez dramatique, elle parvient à le tenir à bout de bras suffisamment longtemps pour que ce soit une véritable torture de le voir mourir. Oui, Micki sauve Cordell en tuant son ex, mais la mort n’est certainement pas ce qu’elle visait pour lui. Lindsay Morgan fait un travail toujours aussi fabuleux quand elle perd un de ses love interest, et… merde, je sens que les scénaristes tiennent là l’intrigue qui va faire que Micki demande à prendre du recul, histoire que l’actrice puisse disparaître comme prévu de la suite de cette saison 2.

C’est franchement dommage quand cet épisode confirme tout le talent de l’actrice et l’ingéniosité de ce personnage.