Riverdale (S06)

Synopsis : Maintenant que Riverdale est de nouveau une ville, il est temps d’entamer une nouvelle ère qui changera tout pour la ville. Ou pas. Ah, et aussi : Archie et Betty sont-ils morts dans l’explosion ? Suspense. Ou pas.

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Pour commencer, cette nouvelle saison débarque trop tôt à mon goût après la suivante, que je n’avais même pas pris le temps de terminer. En l’absence de hiatus, j’ai l’impression que tout s’enchaîne, et ce n’est pas une impression agréable avec cette série qui part toujours en vrille. J’ai malgré tout hâte de savoir quelles conneries ils nous réservent cette saison. Je sais qu’elle commence par un événement spécial en cinq épisodes… Et je suis curieux, car je n’en sais rien de plus.

Bien sûr, pour ne pas changer mes bonnes habitudes, vous comprendrez que la critique du premier épisode de la saison ne sera pas disponible tout à fait tout de suite : rendez-vous à 21h42 pour pouvoir la lire, mais avant ça, surtout, RDV à 21h pour un podcast de 42 minutes. On ne se refait pas, attendez ! Enfin, si, d’ailleurs, on se refait un peu avec un nouveau compte Twitter : @42minutes_

Note moyenne de la saison : 13,5/20

S06E01 – Welcome to Rivervale – 12/20
Alors, comment dire ? La série se réinvente une fois de plus, juste après l’avoir fait dans l’épisode final précédent… et c’est déstabilisant parce que concrètement, on sent bien qu’ils ne réinventent absolument rien d’autre qu’un nom propre. C’est juste l’occasion pour eux de contourner leur cliffhanger un temps et de proposer une intrigue perchée qui aurait trop de conséquences sur la série si elle devait avoir lieu pour de vrai.
S06E02 – Ghost Stories – 14/20
Non, je ne suis pas tombé sur la tête. Je n’ai vu qu’un épisode cette semaine alors je suis généreux dans la notation, mais je le suis aussi parce qu’une des trois intrigues de l’épisode me plaît assez pour avoir passé un bon moment devant cet épisode. Les scénaristes s’amusent avec leur idée pourrie pour ce début de saison, mais ça donne une ambiance plus sympathique et surtout très cathartique. Il n’y a aucune cohérence entre ces deux premiers épisodes, mais un schéma qui se dessine et qui pourrait me plaire sur un malentendu.
S06E03 – Mr Cypher – 09/20
Autant l’idée de ce début de saison ne me paraît pas forcément mauvaise, autant cet épisode était une catastrophe scénaristique à nouveau, avec des marchés qui ne semblent pas tenir la route et des moments à pleurer de rire tant le jeu de certains acteurs n’était pas convaincant. Après, je savais à quoi m’attendre, mais bon, il y avait podcast ce soir, autant publier une critique Riverdale tant que j’y suis.
S06E04 – The Witching Hour(s) – 12/20
Cet arc narratif n’est pas glorieux, mais au moins, les scénaristes ont pour une fois une bonne raison de s’éclater à faire n’importe quoi. Inutile de dire qu’ils en profitent à fond et explorent tout un tas d’idées, avec plus ou moins de succès. Tant que ça nous éloigne des histoires sans queue ni tête du Palladium, j’approuve.
S06E05 – The Jughead Paradox – 17/20
J’aimerais mettre un 20 pour le centième épisode de la série, mais il y a trop d’incohérences qui ne trouvent pas de réponses dans ce paradoxe et dans les anomalies évoquées par les séries. Dire qu’il y en a ne justifie pas tout, chers scénaristes. En revanche, force est de constater qu’ils ont pour une fois eu une bonne idée avec cet arc narratif menant au centième épisode. Ce dernier est fun, faisant clin d’œil aux cinq saisons précédentes comme aux comics dont il s’inspire et nous fait presque croire qu’on est face à une bonne série.
S06E06 – Unbelievable – 15/20
J’ai bien aimé l’épisode ? Les scénaristes semblent vouloir assumer le basculement dans un tout autre type de séries, et ça fonctionne mieux. Après, je reste méfiant : ce n’est pas la première fois que la série semble proposer de nouvelles intrigues vraiment plus intéressantes et à chaque fois, elle s’est enlisée ensuite dans des histoires particulièrement chiantes. On verra avec le temps ?
S06E07 – Death at a Funeral – 14/20
Chassez le naturel, il revient au galop : certaines scènes et intrigues de l’épisode n’ont ni queue ni tête, mais ce n’est pas grave ! On s’amuse bien avec le nouveau fil rouge de cette demi-saison et je me demande pourquoi ils n’ont pas osé sauter ce genre de pas avant tellement c’est dans l’ADN de la série de vriller dans cette direction. Sans être le moins du monde originale, cette intrigue permet au moins de donner un nouvel intérêt aux personnages et un nouveau souffle à la série. Je la regarde avec plus d’entrain – et d’envie ? – comme ça.
S06E08 – The Town – 15/20
Je ne m’ennuie plus devant la série avec cette intrigue fil rouge. L’épisode va à toute vitesse et nous présente un tas d’événements qui, soyons francs, sont parfaitement incohérents et trop expéditifs pour être crédibles, mais ce n’est absolument pas grave. Au contraire, ça permet de ne pas trop se prendre la tête sur des détails et sur toutes les incohérences : c’est trop rapide. Je n’attends plus rien de la série, ça ce n’est pas nouveau, mais elle parvient de nouveau à me divertir avec cette intrigue sans queue ni tête.
S06E09 – The Serpent Queen’s Gambit – 14/20
Franchement, j’aurais été capable d’enchaîner sur le dernier épisode diffusé, mais j’avais autre chose à faire ce soir, et c’est presque dommage tellement toute l’intrigue parvient à me motiver par rapport à d’habitude. Vraiment, la série me propose plus que ce que j’en attends en ce moment. Bien sûr, ce n’est pas exceptionnel, mais j’ai toujours mes petits fous rires face aux répliques et situations débiles, avec en plus une histoire qui reste sympa à suivre. Bref, c’est mieux que les deux ou trois saisons précédentes, ou alors j’ai juste ajusté mes attentes et sait exactement quoi en attendre désormais. Dans un cas comme dans l’autre, ben, je ne m’ennuie pas.
S06E10 – Folk Heroes – 08/20
J’avais un peu trop d’espoir en lançant cet épisode, mais finalement, la série est toujours aussi médiocre. Lors des épisodes précédents, je m’attendais à une intrigue naze donc je m’étais laisser embarquer par de la mauvaise SF… mais là, j’espérais retrouver cette même sensation et c’est juste un énorme non, beaucoup trop de choses n’allaient pas. Au moins, le compteur repart, c’est déjà ça.
S06E11 – Angels in America – 11/20
J’a-do-re. C’est complètement pété et ça n’a aucun sens, je n’ai pas arrêté de rire devant cet épisode qui enchaîne les énormités et nous révèle que l’intrigue de cette saison est encore plus paumée et perchée que d’habitude. Seulement, en parallèle de tout ce ridicule, la série joue avec des éléments que je peux aimer ailleurs – en le faisant mal, certes. Le message de paix que l’épisode souhaite faire penser m’empêche d’être trop sévère dans la critique, m’enfin quand même, tout ça n’a aucun sens ? Finalement, dans les saisons précédentes, les scénaristes n’avaient pas franchi toutes les limites et ils nous prouvent cette fois qu’ils ont la liberté de faire ce qu’ils veulent, pour le meilleur et pour le pire.
S06E12 – The Fog – 15/20
Des mois sans voir le moindre épisode ! Forcément, je reprends en douceur la série et je suis presque content de retrouver les personnages. C’était un épisode sympathique, je me rends compte que je n’ai eu aucun mal à me resituer dans toutes les intrigues et que le rythme est toujours aussi rapide. Quant à la logique, il ne faut jamais la chercher, mais elle a semblé être là par moment. Bref… J’ai bien aimé ?
S06E13 – Ex-Libris – 16/20
Il faut que je justifie cette note, je le sais. L’épisode est bourré des défauts habituels et c’est du grand n’importe quoi tout du long, surtout si on considère le long terme. Seulement voilà, c’est du pur guilty pleasure à ce stade : j’ai adoré cette intrigue autour des livres, le n’importe quoi assumé avec la petite touche de fantastique et les développements complètement improbables. Vraiment, ça fonctionne sur moi cette saison 6 – ça assume tout à fait son non-sens et ça va à un rythme de folie.
S06E14 – Venomous – 14/20
C’est bon, je me suis fait de nouveau à l’ambiance de la série et je vais pouvoir arrêter de surnoter inutilement. J’ai bien aimé que l’épisode se concentre sur le personnage annoncé dans le titre sans pour autant oublier les autres, mais j’ai quand même plus ri des idées perchées des scénaristes qu’autre chose devant cet épisode. En même temps, je regarde la série pour ça : j’ai exactement ce que je cherche quand je la regarde désormais. Du WTF, du surnaturel et des épisodes qui passent vite tellement on nous enchaîne l’improbable à chaque scène.
S06E15 – Things That Go Bump in the Night – 14/20
La série continue d’inventer de nouvelles règles indiscutables et de nouvelles explications improbables à chaque épisode, mais ce n’est même plus si choquant. C’est un peu comme l’absence de logique dans la série, on s’y fait et ça n’empêche pas d’aimer l’ambiance et tout un tas d’autres petits trucs perchés. En plus, les différentes intrigues de l’épisode se croisent plutôt bien pour une fois, alors j’ai eu ce que je venais voir.
S06E16 – Blue Collar – 12/20
À force de voir les épisodes passer, je commence à bien maîtriser et connaître par cœur la structure de la saison, ce qui aide pour construire la saison. Cela n’empêche pas les scénaristes de vouloir aller à toute vitesse sans jamais se soucier des détails. Bref, comme d’habitude, c’était un épisode plein de n’importe quoi pour faire avancer les intrigues vers de nouvelles idées complètement tordues et parfois stupides. Qui est-ce que ça surprend encore à ce stade ?
S06E17 – American Psychos – 09/20
Peut-être que ça y est, j’ai atteint ma dose annuelle de la série, mais vraiment, cet épisode était insupportable. On traîne en longueur sur à peu près toutes les intrigues, on nous propose des scènes qui n’ont aucun sens (malgré des tentatives de les justifier) et on termine sur des constructions de dynamiques/évolutions de personnages plutôt étonnantes – parce que trop rapide alors qu’ils avaient une saison pour nous convaincre. Et il reste encore cinq épisodes, en plus !
S06E18 – Biblical – 15/20
Dire que je me plaignais de la rapidité du scénario dans l’épisode précédent, je ne sais même pas quoi dire face à celui-ci. J’ai l’impression d’avoir vu cinq épisodes en quarante minutes, alors qu’il m’en restait justement cinq à voir dans la saison. Certains passages et retournements de situation étaient terriblement mauvais, d’autres étaient tout simplement excellents tellement la série n’a plus aucune limite. Je suis impressionné.
S06E19 – The Witches of Riverdale – 15/20
Je crois que je n’ai plus les mots pour exprimer ma surprise. J’adore le virage fantastique pris par la série qui permet désormais de justifier à peu près toutes les conneries possibles du monde, tous les revirements et tous les twists. Cette salle des scénaristes doit être en sacrée ébullition en permanence. Comment décident-ils de ce qui est finalement accepté dans la série ? Les règles changent constamment, et là, on nous ressort un spin-off en plus ? Improbable. Et impressionnant. Et… Efficace, bizarrement ?
S06E20 – Return to Rivervale – 16/20
Les scénaristes ont sorti les rames et ont fait plein de remous avec cet épisode qui tente d’apporter toutes les réponses logiques aux questions qu’on ne posait même plus, parce que la série a rarement répondu à nos questions. Le pire est que le puzzle est à peu près cohérent, si l’on accepte la part de « ta gueule, c’est magique » de beaucoup d’autres épisodes avant, le recyclage des idées des autres séries et le grand n’importe quoi général qu’est la série. En même temps, si on est encore là à ce stade, c’est qu’on l’accepte. Par conséquent, j’ai plutôt bien aimé l’épisode. Et oui.
S06E21 – The Stand – 10/20
Franchement, non. Juste non. Comme c’est une fin de saison, les scénaristes se disent qu’il faut partir encore plus dans un grand n’importe quoi que d’habitude. Ils y vont fort dès le début puis proposent finalement des solutions à tous les problèmes de la saison qui auraient pu être proposées il y a au moins dix épisodes, en fait. Toute la saison a fait du surplace, maintenant, il s’agit de la défaire en quarante minutes. Grosso modo. C’est décevant, même pour Riverdale.

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Riverdale – S05E19

Épisode 19 – Riverdale : RIP(?) – 11/20
Si je décide de ne voir que le positif, on va dire que la série essaie de se renouveler une énième fois avec cet épisode qui ressemble parfois plus à un début de saison qu’à une fin de saison. Pour le reste, on en revient toujours au même : ça n’a aucun sens, ça part dans tous les sens et… bon, au moins pour cet épisode, ça redevenait drôle. C’est un gros progrès !

Spoilers

Les Monstres n’ont pas dit leur dernier mot, finalement.

This is an exile. Yours.

Oh bordel, ce titre d’épisode donne de faux espoirs pour cette fin de saison, mais non, la série n’est pas encore sur le point de se terminer, la saison 6 suivra. En attendant, on apprend qu’un an après le retour de tout le monde en ville, Reggie a raté son examen pour devenir courtier et envisage à la place d’ouvrir un casino à Riverdale, si possible avec Veronica.

Malheureusement, celle-ci a décidé de quitter la ville une fois de plus. Ce n’est pas la seule : Eric aussi quitte Archie, mais lui, il n’a même pas le droit à une petite scène d’adieu. Juste une réplique d’Archie à Betty. Ces deux-là se retrouvent dans un bar à partager une bière et parler de leur avenir proche. C’est terrifiant : Betty est finalement agent du FBI (??) et va ouvrir une antenne du FBI à Riverdale (pour quoi faire, je croyais que ce n’était pas une ville ?) alors qu’Archie va rouvrir Andrews Construction. En plus d’être prof et pompier donc.

Les scénaristes cherchent à redéfinir la série et les personnages clairement, parce qu’il faudra bien pour ça la saison 6. On se retrouve ainsi avec Veronica qui apprend qu’elle ne peut pas retourner à New-York où elle a une réputation de merde finalement (dommage, car Archie a déjà parlé à Betty de son célibat). De son côté, Cheryl enrôle Britta pour aller creuser sa mine et trouver son palladium. Sérieusement. Le pire n’est pas encore là, je vous rassure. On enchaîne en effet avec Alice et Frank flirtant ensemble à une fête pour célébrer le diplôme d’agent du FBI de Betty, et là, clairement c’était trop, même pour moi.

Ah, terminons avec Jug qui se fait embaucher pour aider les étudiants à gérer le journal du lycée. Au secours. En couple avec Tabitha, il en profite aussi pour avoir un vrai rencard avec elle, qui n’hésite pas à lui faire remarquer que vivre avec Archie, ce n’est pas ouf comme plan de vie. Leur rencard est toutefois interrompu par la nouvelle intrigue de la série : un Monstre met le feu à Pop’s, après avoir crevé les pneus des pompiers.

C’est con. Et ça fait son petit effet de voir Pop’s en flamme. Le lendemain, il ne reste que des trucs cramés pour ce business familial. Tabitha est dépitée, mais Veronica veut évidemment se venger. Elle n’a aucun mal à faire le lien entre les Monstres et Hiram, ce qui fait que l’on enchaîne très rapidement sur des trucs complètement dingues. Betty, agent du FBI, arrête Hiram avec le père de Kevin, shérif je crois, et Archie… chef des pompiers qui n’a rien à faire là ?

Toni et Fangs, eux, torturent le Monstre qui a foutu le feu, montant le son de la radio pour rien puisqu’ils sont dans un bar sous-terrain sous un restaurant qui a cramé. Cela leur confirme qu’Hiram est une fois de plus le grand méchant de la saison et donne des envies de meurtre à notre power couple des Serpents. Cela dit, le Monstre a raison de souligner qu’ils ne font pas si peur les Serpents désormais. Du coup, ça nous laisse Archie et Veronica en train de travailler ensemble pour tuer Hiram. Par chance, ils sont aidés par Reggie qui brave la pluie (mais pourquoi ?) pour leur apporter une clé USB.

Comme tout ça ne suffit pas, Betty reçoit aussi un appel du tueur aux sacs poubelles. Ca y est, je retrouve avec cet épisode la série qui me fait éclater de rire par son non-sens constant. C’est n’importe quoi, ça repart une fois de plus dans tous les sens, j’en peux plus. Après, y a un plan à peu près cohérent de la part d’Hiram pour une fois. Je ne suis pas sûr que ça soit bien possible dans la vraie vie, mais il a déclaré SoDale en tant que ville pour annexer toute l’ancienne Riverdale et en faire une nouvelle ville. Oh boy.

La prise de tête est interminable avec cette série, mais vraiment, je pleure de rire tellement ça part en vrille. Fangs et Toni se ramollissent sérieusement dans leur couple sorti de nulle part, mais ce sont bien les seuls. Tabitha et Jug se découvrent une puissance nouvelle en allant brûler le journal de la ville qui a critiqué Pop’s sous l’influence d’Hiram alors qu’Archie et Veronica libèrent Hiram de prison. Si plus tôt dans l’épisode, on reprochait à Hiram de se croire dans un western, on découvre alors que tous les habitants de la ville s’y croient aussi.

Hiram est emmené à la frontière de la ville, sa fille lui montre une vidéo de lui en train de commettre un crime et explique que Betty est sur le point de l’envoyer au FBI, puis, on laisse à Hiram une heure d’avance pour s’enfuir. WTF ?

Cet « exil » n’a aucun putain de sens ? Il était en prison, laissez-le y pourrir si c’est pour lui mettre le FBI sur le dos ensuite ? Je ne comprends pas du tout ce qu’ils ont voulu faire, mais c’était si américain de voir tout le casting avec une arme à feu (bon, Cheryl avait son arc) dirigée vers Hiram. Putain, si seulement un seul d’entre eux avait tiré… Je veux dire, je suis contre la peine de mort dans la vraie vie, mais dans une série comme celle-ci, je ne vois absolument pas l’intérêt de laisser Hiram en vie.

Il s’enfuit en tout cas de Riverdale sans le moindre bien, parce que Veronica et le reste du casting ont décidé de vendre tous ses biens pour retransformer Riverdale en ville. Reste le problème d’élire un maire : Archie envisageait Toni ou Fangs (roi des Serpents ?), mais ceux-ci refusent. La ville est sur le point de se reconstruire quand même.

D’ailleurs, Pop débarque en chemise hawaïenne avec l’argent de sa retraite pour payer les réparations de son établissement. Ca tombe bien dis donc. On note que malgré l’incendie, Tabitha passe tout l’épisode dans les décombres de Pops à se boire des milkshakes comme si de rien n’était, hein.

En parallèle, Cheryl et Britta trouvent des squelettes dans la mine des Blossoms. Nana ne met pas longtemps à tout expliquer à Cheryl, rassurez-vous. Il s’agit des Oubliés, les ancêtres de Betty, Archie et Jug qui ont brûlé vive Abigail Blossom, l’ancêtre de Cheryl donc, parce qu’elle les maltraitait et qu’ils convoitaient son palladium. Pas de bol pour eux, sur le bûcher, elle a décidé de les maudire et ils sont tous morts dans l’effondrement d’une mime. Putain. Mais ça n’a aucun putain de sens de nous dire que toute une génération des ancêtres des personnages principaux est morte, a priori sans laisser de descendants ?

Et ça encore, c’est une chose… Mais… La grand-mère balance à Cheryl qu’elle sait tout ça parce qu’elle a lu le journal d’Abigail. PUTAIN MAIS SI ELLE EST MORTE BRULEE VIVE COMMENT ELLE A PU ECRIRE QUE LA MINE S’EST EFFONDREE ? Je n’en peux plus, ils ne font même pas semblant de faire des efforts, c’est hallucinant ! Et forcément, Cheryl finit énervée de voir qu’elle a passé une saison et demi à tenter de racheter les fautes de ses ancêtres quand la guerre avait finalement commencé à cause des ancêtres de ses camarades. Mais lol.

Elle refuse de laisser ça passer et met en péril la reconstruction de la ville. Normal. Elle demande ainsi des excuses publiques avant le vote qui décidera du sort de la ville : Riverdale pourra soit redevenir une ville, soit ne rien être du tout. Dans tous les cas, Jug est prêt : s’il ne devait pas être prof avant la rentrée suivante, on le voit fonder avec des lycéens le Riverdale Choice, un journal indépendant et libre pour la ville. Qui n’en sera peut-être plus une. Cherchez pas.

L’équipe de ce journal se rend donc à El Royale pour couvrir le vote, n’entendant pas au passage Veronica acceptant la proposition de Reggie de fonder un casino. Bon, le sort de la ville ? Archie propose non pas un maire, mais un conseil de quatre sages pour diriger la ville. On se retrouverait ainsi avec Tabitha (soit), Toni (plutôt logique), Alice (admettons) et… l’oncle Frank (hein ? qu’est-ce qu’il fout là ?) pour diriger la ville. Cela ne plaît que moyennement à Cheryl qui se barre en assurant que son domaine ne fera plus partie de Riverdale.

Son drama ne suffit pas à refroidir les habitants : le vote est unanime pour le conseil des quatre, et hop, Riverdale redevient une ville. Avec son ennemie en Cheryl et ses profiteurs vénaux, en Veronica et Reggie. Leur casino ne plaît pas au conseil des quatre, et ils ont un mois pour en faire quelque chose là où Cheryl décide d’ouvrir dans son manoir une école pour fille… mais pas avant d’avoir maudit à nouveau Archie, Betty et Jug, comme son ancêtre.

La voilà qui se lance dans un rite de sorcellerie qui… fonctionne ? Le vent se met à souffler fort sur la ville qui se relève à peine. Un bon mois passe malgré tout : Pop’s rouvre ses portes, Reggie et Veronica se mettent en couple dans leur casino (mais pourquoi Veronica ne se remet-elle pas avec Archie si elle ne quitte plus la ville ??) et… Betty et Archie recouchent ensemble, mais cette fois pour se remettre en couple.

Ils sont toutefois interrompus par un tic-tac. Hiram a foutu une bombe sous le lit d’Archie. Je. Ecoutez. On ne va pas chercher à savoir pourquoi, hein. Pourquoi Archie plutôt que Veronica ? Pourquoi Archie regarde-t-il Betty tout calmement alors QU’IL Y A UNE PUTAIN DE BOMBE SOUS LE LIT ? Pourquoi ce cliffhanger ? Autant de questions qui ne méritent pas vraiment de réponse, je crois.

Compteur d’Archie à poil : +1, de justesse.

EN BREF – Cette saison me donne l’impression d’être passée à toute vitesse comme je ne l’ai commencée que très tardivement au moment où la mi-saison reprenait. Le saut dans le temps paraissait une bonne idée pour relancer de nouvelles intrigues et avoir un suivi cohérent de tout ce qu’il se passait, sur le papier en tout cas.

En pratique, ça a été compliqué pour les scénaristes de ne pas céder à leurs vieux démons, et paf, on nous a sorti des extraterrestres, de la magie, des mines, du palladium, des flashbacks, des retours de personnages et surtout un saut dans le temps de sept ans entre 2020 et 2021. Cette série est brillante en son genre. Ni les intrigues proposées, ni les évolutions de personnages ne sont cohérentes, logiques ou avec le moindre sens. On n’arrête pas la stupidité, je crois.

Et la saison 6 a déjà commencé, en plus. Rendez-vous lundi soir après le podcast pour mon avis sur le début cette nouvelle ère de Riverdale…

Riverdale – S05E18

Épisode 18 – Next to Normal – 09/20
La série est en train de réussir l’exploit de me faire détester les épisodes musicaux, parce que toutes les excuses ne sont pas bonnes pour se mettre à chanter bordel. Et surtout, tous les spectacles musicaux ne peuvent pas être faits par une même série, or c’est clairement ce qu’ils visent, ce qui fait qu’on voit très bien qu’ils tordent l’intrigue autant que nécessaire pour que ça puisse avoir un semblant de sens de nous faire les chansons de ce spectacle dans la série. Et surprise, ça n’en a pas tellement.

Spoilers

Alice écoute en boucle le même spectacle musical pour se remettre de la mort de sa fille.


 

The irony is all I ever wanted was for us to be a normal family.

Polly est morte, donc, et ça perturbe tout le monde. Tout le casting se réunit pour lui rendre hommage et prendre des nouvelles de Betty. Il est aussi question des jumeaux qui apparemment ne sont pas plus perturbés que ça par la mort de leur mère. Ben en même temps, ça fait quinze épisodes qu’elle a disparu, ça ne m’étonne pas, hein.

Par contre, sérieusement, on voit l’épisode musical poindre le bout de son nez à des kilomètres, et ça fait peur : Alice écoute en boucle le même album de comédie musicale… et il n’en faut pas plus pour qu’on se retrouve avec Alice qui chante en faisant le ménage et… oh non. Oh non. C’est si gênant à voir ce numéro musical où Alice, Polly, Betty et je ne sais plus quelle version de leur frère se mettent à chanter, coincés dans les années 50. J’ai réussi à rire au départ, mais ensuite, c’était juste gênant d’avoir des adultes se ridiculisant comme ça.

Alice passe une fois de plus son épisode à pleurer et regarder des photos, ce qu’elle fait depuis le début de la saison à peu près. La partie musicale est introduite de manière sympathique avec le vinyle qui tourne et qui bloque… mais ça n’empêche pas que ça ne soit longuet. Après, avec cette série, on finit par être habitué. Ils vont réussir l’exploit de me dégoûter des épisodes musicaux s’ils continuent. Alice en est tout de même à commander un piano sur GLAMAZON (mais whaaaaaaat) juste pour pouvoir chanter et imaginer être avec ses filles.

Les numéros musicaux ne s’arrêtaient plus là, c’était insupportable. Et Alice pétait un câble, à imaginer de plus en plus la présence de Betty et Charles avec elle dans la cuisine. Je sais bien qu’ils ont tué Polly juste pour faire cet épisode musical (encore que, je leur donne trop de crédit, ils ne peuvent planifier autant les choses), mais ça ne marche pas tellement cette intrigue.

Je vois bien ce qu’ils veulent faire pour montrer le deuil d’Alice, mais ça en devient ridicule quand Betty prétend qu’il est tout à fait normal que sa mère parle à Polly, et pire encore, quand ça vire en chanson avec les trois enfants qui chantent. Betty qui chante à Alice alors que Polly et Charles ne sont pas censés être là ? Franchement…

Il fallait bien que ça termine par Alice reprochant à Betty d’être partie pendant sept ans, puis par le reproche de la mort de Polly. En soi, elle n’a pas tort. Par contre, je me marre bien de voir Betty sortir dans la rue sans le moindre manteau ou quoi alors qu’on nous a dit que la rue était dans un état catastrophique. La ville s’est vite remise de ses dégradations, quand même.

Bon, Betty se rend auprès de Kevin pour pleurer un coup et, vous vous en doutez bien, chanter une fois de plus. Elle prend alors la décision d’aller virer le tourne-disque de sa mère et de lui promettre, en chanson toujours, de rester quoiqu’il arrive. Tss. Voilà la mère et la fille qui se réconcilient et acceptent de vivre pour ce qui est réel. Il est ainsi temps de dire adieu à Charles et Polly, mais aussi à une vie normale – pour une vie presque normale, next to normal.

Parmi le reste des intrigues ridicules de l’épisode, Veronica propose à Archie d’emménager chez elle… et se retrouve à devoir vivre chez lui, avec les colocs. Au secours. Dès le premier soir, Veronica se retrouve à jouer les ménagères pour Jug, Eric, Archie et son oncle. Cela fait beaucoup. En plus, on nous apprend au passage qu’ils sont encore pompiers. Décidément, ils ne s’arrêtent jamais !

Bref, Veronica se retrouvent vite seule à table et… elle se met à chanter aussi, parce que pourquoi pas. Le problème ? Ben, elle n’a pas de vinyle pour justifier ça, elle. De manière prévisible, le lendemain, on nous fait le coup de la salle de bain : elle pense tomber sur Archie, mais non, la salle de bain est occupée par Jug, et par l’oncle qui prend une douche en même temps. Ah ben super. Les limites de l’intimité vont vite être atteintes pour Veronica là.

Malgré tout, elle parvient à continuer sa journée comme si de rien n’était et se retrouve à faire réviser Reggie pour un examen dont on n’a jamais entendu avant. Il veut gérer sa vie et gagner plein de frics. Super pour lui. Et le soir, Veronica se rend compte que si Reggie a un futur proche en tête, Archie n’en a aucun. Il se voit rester à Riverdale toute sa vie – ou en tout cas au moins pour les cinq ans à venir – surtout que la ville se remet à brûler tous les soirs apparemment.

Voilà donc Veronica qui se met à douter sincèrement de la pertinence de son couple avec Archie : elle ne supporte pas d’être femme au foyer et ne veut pas revivre ce qu’elle vivait déjà avec Chad. Bim, Archie et Veronica se retrouvent à rompre, même si Archie aimerait bien qu’ils en reviennent au fun des rencards. Pfiou, quelle prise de tête ces deux-là. Veronica quitte donc la maison Andrews une fois de plus.

Au lycée, Britta décide de se prendre pour Harry Potter. Après son coming-out foireux en famille et son kidnapping, elle a été mise à la porte de chez elle, la forçant à vivre dans un placard sous l’escalier. Il n’en faut pas plus pour que Tony lui vienne en aide en lui présentant une assistante sociale qui est en mesure de l’aider. Elle passe le reste de son épisode à lui trouver un endroit où vivre, et c’est Fangs qui lui propose la solution miracle : Cheryl, qui s’est mise à aider les autres et accueille les jumeaux chez elle.

Oui, oui, Cheryl, celle qui gère une secte et balance des verres d’eau à la tronche de sa mère après lui avoir chanté une petite chanson. Allez, Cheryl et son décolleté plongeant accepte de prendre le thé avec Tony pour voir ce qu’elle veut… et accueillir Britta chez elle. Et contre toute attente, après deux épisodes à voir Fangs et Toni se soutenir envers et contre tout, on découvre que… Toni est amoureuse de Fangs, et inversement. Wait what ? J’ai tiqué dans l’épisode précédent quand il a révélé être bi car je ne m’en souvenais pas… mais c’était pour ça ? Ils font un joli couple, on va dire.

Chez Pops, Tabitha reçoit ses parents qui détestent Pops et leur présente Jug comme son petit-ami. J’ai cru que les scénaristes avaient encore oublié de lire les scripts précédents, mais non, il est rapidement révélé qu’elle lui demande de feindre d’être son petit-ami. Elle a envie de l’avoir comme petit-ami, il a envie de l’être, mais elle refuse parce que ce n’est pas le bon moment à Riverdale ? RIDICULE.

Tout ça avait un sens pour une fois par contre : le but des scénaristes était de nous introduire une chanson pour eux et… ça ne sonnait pas du tout si harmonieusement que ça. Les voilà donc qui se mettent en couple pour de vrai, voilà le père de Tabitha qui tente de faire fuir Jug… mais Jug persiste tel un cafard. Il vient donc au dîner avec les parents de Tab, mais le dîner tourne court quand les deux s’enfuient pour chanter un coup. Bon dieu, que le look de Jug était dégueulasse dans cet épisode.

Et l’épisode se termine sur tout le monde chantant à l’enterrement de Polly. Même les jumeaux, tiens.

Compteur d’Archie à poil : +1, gratuit et inutile.

Riverdale – S05E17

Épisode 17 – Dance of Death – 14/20
Je ne sais pas pourquoi j’essaie toujours de trouver de la cohérence dans une série qui n’en a pas, mais cet épisode est tiré par les cheveux à bien des égards. Il est d’autant plus étrange que j’ai l’impression qu’il apporte une conclusion rushée à l’ensemble des intrigues de la saison alors que ce n’est pas le dernier épisode. Il m’en reste encore deux… Et un de plus, car la saison 6 a commencé. Oh boy.

Spoilers

Chad cherche à se venger de Veronica en s’en prenant à Archie ; Tabitha donne un coup de pouce à Betty pour enfin régler cette histoire d’Homme-Mite.


If Archie dies, you die.

Dix nuits après l’épisode précédent, Betty et Tabitha rentrent dépitées chez Pop’s parce que non, aucun tueur en série n’a voulu les aborder. D’ailleurs, on comprend même que personne parmi les routiers n’a cherché à coucher avec elles, c’est vraiment pas de bol la vie. Pire encore, Betty se retrouve à devoir payer des frais supplémentaires à la morgue qui conserve pour elle un corps – soi-disant une preuve dans son affaire. Putain, mais rien ne va, c’est tellement illégal.

Et comme en plus Tabitha apprend (seulement maintenant ???) la disparition de Squeaky, sa serveuse jamais arrivée dans sa famille, le mystère s’épaissit. Tabitha décide ainsi d’arrêter d’embaucher Jug pour lui permettre d’aider Betty à résoudre cette enquête. Bordel, ça fait dix épisodes que le plan de Betty n’avance pas, faut arrêter de lui faire confiance comme ça, elle est rouillée depuis le lycée. Et Jug aussi, avec sa dépression.

C’est assez amusant, parce que Jug se remet à travailler sur ce cas, rattrapant tout ce qu’il a raté. L’avantage, c’est que comme ça fait quelques mois pour moi, je redécouvre des pans de l’intrigue, et comme les scénaristes ont conscience d’oublier des bouts de ce qu’ils racontent pendant plusieurs mois, j’ai même droit à des flashbacks. Viré en tant que prof (putain, mais il a tout raté dans sa vie sérieux), Jug envisage de parler à son ancien étudiant alors que Betty reçoit un coup de fil de la morgue, encore.

Un autre corps a été retrouvé dans le marais, et cette fois, ça pourrait être Polly. Dur de le savoir comme le corps est démembré, cependant. Betty est bien forcée d’en parler à Alice, qui est en pleine dépression. D’ailleurs, je me rends compte que je n’en ai tellement rien à faire d’Alice que j’ai oublié d’en parler dans la critique précédente. Tant pis, hein. Dans cet épisode-ci, Alice contacte donc la presse pour se morfondre à la télévision… Passionnant.

Cela affecte Betty tout de même, alors ça lui donne encore plus envie de résoudre cette affaire. Elle est ainsi présente pour interroger l’ancien élève de Jug qui vient chez Pop’s pour un boire un bon milkshake en parlant de l’Homme-Mite. Ils sont à nouveau interrompus par la morgue de toute manière, juste après avoir appris que l’Homme-Mite avait libéré l’ado sans raison.

A la morgue, ils apprennent que le corps démembré est bien celui de Squeaky, mais aussi que toute cette intrigue d’Homme-Mite est finalement lié aux Blossom. Et là, vraiment, on n’était pas prêt : la grand-mère Blossom nous révèle que son mari était un coureur de jupons ayant eu plusieurs enfants qu’elle abandonnait dans les bois, en noyant certains dans les pots de sirop d’érable et en donnant d’autres à l’adoption à un couple vivant dans les bois.

Tout ça nous met ainsi Betty et Jug sur une nouvelle piste : celle de l’homme vivant dans la caravane. C’est donc l’un des tueurs du bord de l’autoroute selon eux. Pas de bol pour eux, ils sont interrompus à nouveau par le téléphone à ce moment-là.

Au rang des intrigues dans lesquelles rien ne vont, on nous rappelle qu’Archie est toujours censé être en train de bosser pour Cheryl. C’est hilarant, parce qu’il déclare bosser douze heures par jour pour elle alors que je viens juste de voir un épisode où il parcourait tout l’Etat pour parler aux familles de ses anciens soldats. Bref, il parle de tout ça à Cheryl juste pour se faire payer davantage afin de sauver Riverdale ce qui, comme le souligne Cheryl, patine pas mal, parce qu’il ne fait que combler les nids-de-poule. Si même les scénaristes ont conscience que RIEN ne se passe, que voulez-vous ?

Archie obtient finalement son argent alors que Cheryl se retrouve à devoir gérer les doutes de Kevin concernant leur secte. Il écoute en effet Pénélope, encore là finalement, et confronte Cheryl. Tout ça nous mène à une crise de foi de sa part alors que Cheryl sort ses plus gros décolletés pour le convaincre de rester. Le seul détail qu’elle oublie, c’est que Kevin n’est pas attiré par ses seins, hein. Voilà donc Kevin qui quitte la secte parce que cette religion est trop alternative, même pour lui. Mais. Mais. PUTAIN ! Elle l’était dès le départ.

Tony est de retour, alléluia ! Elle se retrouve donc dans son rôle de conseillère du lycée et plutôt que d’engueuler une gamine qui a provoqué un combat, elle la comprend assez bien : elle s’est battue à cause d’insultes homophobes et, aussitôt, Tony veut l’aider. Forcément. Cette histoire la remue, car le coming-out à la famille de l’élève ne se passe pas tout à fait comme elle l’espérait. Elle en parle ainsi à Fangs le soir-même et… Attendez, mais quel est l’intérêt de cette intrigue ?

Eh bien, c’est que Britta, l’étudiante en question, fait une fugue et se retrouve bien évidemment au bord de l’autoroute. Voilà donc Betty et Jug qui peuvent en aide à Tony pour retrouver la gamine en se rendant à la casse où sont les tueurs selon eux. C’est une bonne idée d’intrigue, presque. Le problème, c’est que Tony veut aller avec eux, mais Fangs l’arrête immédiatement, lui rappelant qu’elle est maman. Bordel, mais où est le gosse ? Ils se battent et tout pour dire qu’il faut le surveiller, mais finissent par se rendre tous les deux avec Betty et Jug ?? Pourquoi est-ce que j’essaie encore de chercher un sens à tout ça ?

Voilà donc tout le monde qui se retrouve à la casse, cherchant Polly et les cousins Blossom bâtards et vivant cachés dans les bois. Jug interroge l’homme qu’on connaît et qui reconnaît qu’il est à l’origine des mythes sur l’Homme-Mite. Et alors que Jug est persuadé d’avoir le dessus, voilà que tout part en vrille à l’extérieur. Tony retrouve Britta et hurle quand un Homme-Mythe lui met la main sur l’épaule. Aussitôt, tout le monde est attaqué : Fangs se prend le pied dans un piège à loup (ce qui permet une scène finale où il est sur le canapé avec Tony en ayant échangé leur position de début d’épisode, wahou), Betty est attaquée mais sauvée de justesse par Tabitha qui s’est débarrassée de son homme-mite avec un coup de taser dans les couilles, Tony est trop forte comme toujours, Jug étrangle le grand méchant.

Ce dernier survit malgré tout et est arrêté. Il peut ainsi révéler l’emplacement du cadavre de Polly. Parce que oui, Polly est bien morte finalement. Franchement, je pensais qu’ils nous sortiraient une intrigue où elle avait fini dans les caraïbes à bronzer un coup, mais la fin d’épisode semble indiquer qu’elle était en train de pourrir dans un coffre de voiture depuis tout ce temps. Bon. Ben… OK.

Autrement, Veronica divorce enfin dans cet épisode, et elle abandonne tout ce qu’elle a à Chad, affirmant qu’elle a juste besoin d’Archie dans sa vie de toute manière. Ce faisant, elle met une cible sur son dos et c’est sans trop de surprise que Chad décide de s’en prendre à lui. La surprise vient plutôt du fait qu’Hiram fournisse l’arme ou qu’Archie se prenne pour Captain America à lui balancer un couvercle de poubelle dans la gueule quand Chad rate son tir de pistolet. Pfiou, j’ai failli avoir peur pour Archie.

Je déconne. Cette tentative de meurtre est un échec complet pour Chad, mais une vraie réussite pour Veronica. Elle peut divorcer facilement avec un bon chantage qui lui permet même de récupérer tout ce qu’elle comptait abandonner pour le divorce. Ben oui, Chad a laissé l’arme du crime sur le sol, alors il est facile de le faire accuser de meurtre.

Hiram est dégoûté par l’existence de Chad et le chasse de la ville alors que la vraie bonne nouvelle est ailleurs : Veronica est divorcée et peut à nouveau coucher avec Archie. Cela faisait longtemps que nous n’avions plus vu son torse, non ? En tout cas, on ne le voit pas longtemps parce qu’il a des journées de douze heures et doit vite retourner dans la mine qu’Hiram décide bien évidement de faire exploser. Une journée classique à Riverdale, quoi.

Bien sûr, Archie joue les héros pour sauver Eric et les deux se retrouvent ensevelis sous les décombres de la mine. Et si Veronica est prête à payer pour les sortir de là, elle comprend assez vite que son père est derrière cette tentative de meurtre. Evidemment. Elle la traite malgré tout comme s’il s’agissait d’une querelle financière et familiale de plus. C’est ridicule… mais pas surprenant de la part de cette série.

Veronica assomme donc son père avant de l’attacher à son bureau et… de nous faire tout un discours sur sa vie de pauvre fille à papa maltraitée. Oh, bordel, mais quelle angoisse, on se croirait dans un mauvais film quand le méchant fait son discours là. Et pourtant, le but de la scène est clairement de nous faire compatir pour Veronica. C’est un fail total, j’étais mort de rire, surtout que l’actrice se retrouve à mal jouer, ne croyant pas un mot de ce qu’elle raconte.

Elle menace tout de même son père, assurant qu’elle le tuera si Archie meure, achevant enfin la danse macabre entamée entre eux. Eh, elle est forte Gina Torres d’avoir encore un impact dans la série après y être passée un seul épisode. De toute manière, il est évident qu’Archie va survivre à cet épisode, hein. Quelques hallucinations de ses hommes morts au combat le remotivent à sauver Eric et sortir de la mine avec juste le bon timing : Cheryl était justement en train de faire des miracles avec sa prière.

Je ne sais pas trop ce qu’ils essaient de faire de cette intrigue. Est-ce que Cheryl est vraiment censée avoir des pouvoirs mystiques ? Au départ, ça semblait clair que tout ça n’était que de l’esbrouffe et de la manipulation pour créer une secte, mais là, elle semble croire à fond à son délire ?

En tout cas, Archie est donc sain et sauf, alors que Veronica se fait attaquer par Chad dans son appartement. Elle ne faisait que suivre les conseils de Cheryl lui proposant de prendre un bain chaud pour se reposer en attendant des news d’Archie. Tu parles d’un repos : Veronica se retrouve à tuer Chad… avant d’aller libérer son père toute triomphante, assurant qu’Hiram n’est plus une menace pour elle ? Euh, je dirais le contraire, il vient littéralement d’essayer de tuer Archie une fois de plus et bon, ce n’est pas passé loin quoi.

Puis même, la mort de Chad, c’est super trouble, y a au minimum un procès pour savoir si Veronica est coupable de meurtre ou si c’est de la légitime défense ? Je recommence à essayer de donner du sens à une série qui n’en a pas, là. De toute manière, peu importe, ce qui compte, c’est que Veronica termine l’épisode en prenant un bain avec son mec, et hop, tout est bien qui finit bien.

Compteur d’Archie à poil : +2, fallait pas désespérer comme ça, la série n’oublie pas ses traditions.