She-Hulk: Attorney at Law – S01E04

Épisode 4 – Is This Not Real Magic ? – 18/20
Je considère que la série fonctionne à partir du moment où j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises devant l’épisode. C’est le principe même d’une comédie, mais ça n’arrive pas avec chacune d’entre elles. Alors oui, parfois, certaines blagues tombent à plat, je le reconnais, mais dans l’ensemble, c’est un épisode qui réussit à faire rire, tout en avançant dans l’évolution de son personnage principal et en proposant quelques petits moments d’action savoureux. On ne se sent plus forcément devant du Marvel, et pourtant, ça en est sans le moindre doute. Pas mal du tout.

Spoilers

Wong fait appel aux services de Jennifer pour une affaire improbable.

Did you just call me a specimen?

Je crois que j’aime me faire du mal, parce que j’ai lancé cet épisode à 23h. Autant dire que je n’étais pas tout à fait prêt pour écrire la critique complète comme il se doit. Ce n’est pas grave, c’était déjà comme ça la semaine dernière aussi… Cela dit, le début d’épisode était un peu soporifique aussi, avec un spectacle de magie de Donny Blaze sur scène.

Difficile de faire de la magie intéressante dans un monde de super-héros et de grands sorciers après. Le type n’est donc pas tout à fait acclamé quand tout ce qu’il est capable de faire, c’est de faire apparaître des roses sur scène, dans les mains d’une volontaire bourrée qui m’aura bien fait rire. Par contre, une fois poussé par son manager ou par le gérant de la salle, allez savoir, tout change de manière inattendue car dans sa poche… Il a de quoi se faire un portail ?

Oui, oui, Donny Blaze n’a aucun scrupule à utiliser de la vraie magie pour en faire un show en ville, et il ouvre un portail pour on ne sait où. Bien sûr, il ne le maîtrise pas tout à fait et la volontaire, Madisynn avec deux N et un Y là où on ne l’attend pas (euh si ?) débarque alors au Népal avec un cœur humain dans la main. Cela ne dit rien qui vaille et Wong le sait bien. Oui, oui, elle débarque chez Wong.

Elle l’interrompt en plein visionnage des Sopranos, apparemment, sur Disney + évidemment, et lui spoiler complètement l’épisode au passage. Franchement, si Wong en veut à Donny Blaze de lui envoyer ce spoiler ambulant qui m’aura beaucoup fait rire, pour moi, c’est She-Hulk qui va payer pour ce spoiler. Quelle idée ? Après, j’étais tellement énervé que j’en ai oublié qu’on avait de nouveau un caméo avec l’arrivée de Wong – heureusement, Jennifer nous le rappelle dès qu’elle apparaît à l’écran.

Elle est ensuite interrompue dans la petite conversation qu’elle mène avec nous. En effet, le père de Jennifer débarque chez sa fille avec une pelle parce qu’il n’aime pas bien l’idée de voir sa fille se faire agresser. Les détails de la série me font rire quand même, parce qu’elle a bien sûr un costume trop grand pour elle et que le père se pointe avec une pelle – j’aimerais tellement le voir attaquer les agresseurs de sa fille.

On apprend rapidement qu’elle n’a pas porté plainte, là où je m’attendais à ce que ça se retourne contre elle et que ses agresseurs portent plainte puisqu’elle les a blessés. Ce n’est toutefois pas le cas et Jen peut donc aller au travail. C’est marrant, car c’est la première fois qu’on voit la série limiter son budget pour réduire la présence d’une She-Hulk verte : on ne la voit pas arriver dans le bâtiment et on ne la voit pas allumer son ordinateur, la série se contentant d’un plan large dans l’entreprise et de l’écran de l’ordinateur.

C’est suffisant pour comprendre ce qu’il se passe et pour limiter les frais. Nikki débarque alors pour proposer à Jen d’enfin regarder son interview de l’épisode précédent en entier. Malheureusement pour nous (et pour Jen qui n’a toujours pas regardé ça en entier), elles sont interrompues par l’arrivée inattendue et non annoncée de Wong. Il est toujours aussi énervé, et il décide de porter plainte contre Donny Blaze parce qu’il n’a pas respecté les arts de la magie ancestrale en l’utilisant dans un spectacle.

Bien sûr, Jennifer ne peut pas faire grand-chose pour lui : elle cherche des parades légales à quelque chose qui n’a rien à voir avec la légalité et les lois américaines. Pas évident de signer un contrat quand on vient être formé auprès d’un Sorcier Suprême. Parce que oui, Donny Blaze est un ancien étudiant de Wong. Tous ne peuvent pas avoir le même succès que les apprentis qu’on a pu connaître jusque-là après tout.

Jennifer et Nikki se rendent ensuite au bar pour travailler – et se faire draguer lourdement au passage. En même temps quelle idée d’aller dans un bar pour travailler ? Cela ne fonctionne pas. Et puisque ça ne fonctionne pas, Nikki décide d’aller sur le portable de Jen pour gérer son profil sur les applications de rencontre. Il y en a vraiment besoin, on ne va pas se mentir, mais bon, moi, la photo pro de Jen, elle suffirait à me donner envie de matcher avec elle, non ?

Le lendemain, Jennifer accepte de prendre l’affaire de Wong et s’en va donc avec son client pour prévenir Donny Blaze qu’il n’a plus le droit d’utiliser la magie. Il ne l’entend pas tout à fait de cette oreille et la série utilise quelques gags par rapport à la magie et aux tours les plus classiques. Cela ne prend pas du tout sur Jen qui est capable de garder son sérieux et de décrypter les tours qu’elle voit.  De manière tout aussi inefficace pour lui, elle se fait aussi draguer par Donny Blaze quand il se rend compte qu’elle utilise Matcher, l’application de rencontres, et franchement, la série gère bien l’humour dans cet épisode. Tout le côté She-Hulk célibataire n’a pas réussi à prendre tout à fait sur moi.

J’espérais que le côté rencard apporte du fun, mais c’est finalement un peu trop convenu pour ça. Que ce soit le commentaire sur l’application ou le premier rencard que l’on voit pour Jen avec un type absolument horrible, c’est prévisible et un peu insipide : il y a quelques gags qui fonctionnent, mais c’est tellement cliché qu’on finit par être un peu déçu. Enfin moi, en tout cas. Reste à savoir si le type paiera ou non l’addition. Et évidemment non. Et bim, pile quand je trouvais l’humour de la série marrant avec Donny Blaze, on tombe sur cette scène pas bien exceptionnelle.

Heureusement, on ne reste pas longtemps sur cette intrigue pour en revenir plutôt à celle de Wong : on le retrouve au tribunal avec Jen, face à Donny Blaze qui ne voit pas bien ce qu’on lui reproche. Pour montrer le danger à l’utilisation non appropriée de la magie dans un spectacle, She-Hulk décide de faire appel au seul témoin qu’elle peut avoir : Madisynn, avec deux n et un y, mais pas là où le pense (désolé greffier !). Elle est toujours bourrée et beaucoup drôle. Jennifer n’est plus si sûre de son coup quand elle l’entend parler : Madisynn a eu beaucoup de fun, malheureusement, dans son aventure à travers le portail de Donny. Pourtant, elle dit quand même avoir signé un pacte avec un démon.

La juge retient pourtant la notion de fun dans son discours, et quand même l’avocat s’avère magicien et que Donny fait des tours en plein milieu du tribunal (après avoir passé la sécurité avec des boules de fumée ?), ça devient compliqué de garder le sérieux de l’affaire en ligne de mire. Wong demande alors à prendre la parole, ce que Jen n’a pas envie de voir. Elle n’a pas vraiment le choix, cependant. Malgré son affirmation que l’utilisation de la magie peut mettre les univers en danger, parce que merde, on est quand même dans du Marvel, l’audience est décalée de deux semaines, le temps que la juge puisse se faire un avis (moi, ça pourrait me laisser le temps de me familiariser avec les procédures et les termes corrects concernant le boulot de Jen aux USA, mais bon).

La bataille n’est pas gagnée, il leur restera la guerre. En attendant, Madisynn peut passer un peu de temps avec Wongers – c’est comme ça qu’elle a décidé de l’appeler oui. Le soir, Jen reçoit une notification lui apprenant qu’elle n’a pas de match sur son application. Cela m’a fait rire, et ça la pousse à suivre l’idée et blague de Nikki : elle se créé un profil avec une photo de She-Hulk, avant d’aller liker plein de types au hasard. Les expressions de Tatiana Maslany sont toujours aussi dingues, il faut bien le dire, son petit sourire au milieu des matchs là, elle m’a tué. Par contre, jamais de la vie on me fera croire qu’elle n’avait aucun match en Jennifer. Les matchs juste parce qu’elle est She-Hulk ? Bof.

Là encore, on repart sur des rencards insipides – ça me donne l’impression d’en avoir vu des tas et des tas dans des séries et films. Cela finit par être intéressant tout de même, quand elle rencontre un cardio-chirurgien après quelques blagues (et je ne vais pas mentir, certains des mecs qu’elle rencontre étaient drôles malgré eux, c’est peut-être juste moi qui suis blasé trop facilement). Malheureusement, ce rencard avec le chirurgien a beau se passer à merveille, il est interrompu par un coup de fil professionnel… qu’elle ignore. Elle n’aurait peut-être pas dû ; mais le rencard était vraiment intéressant.

Pendant ce temps, Donny continue lui de faire ses spectacles de magie, mais le coup du portail commence à lasser son petit public qui le connaît par cœur et en connaît les défauts – du genre se retrouver dans un parking miteux loin de tout. Pour convaincre à nouveau son public qu’il vaut le détour, Donny fait apparaître une colombe qui vient pondre un œuf dans la main de sa volontaire. Si ce n’est pas mignon comme symbole.

Le problème, c’est que l’’œuf finit par éclore. Cela laisse apparaître une sorte de gobelin ou de lutin – un démon qui n’hésite pas à s’attaquer à la volontaire. Alors que Wong enchaîne sur This is us, et j’avoue que j’ai eu peur d’être spoilé à ce stade, il est donc interrompu parce que Donny débarque chez lui : le gobelin, il a réussi à le maîtriser ; mais il a ramené plein de ses potes dans le théâtre et a attaqué tout son public. Face à une situation qui le dépasse, Wong décide de faire appel à son avocate, quitte à interrompre son rencard en utilisant un portail.

Avec tous les contacts que Wong doit avoir, c’est un peu étonnant de faire appel à son avocate, mais pourquoi pas, ça avait un petit côté marrant. Wong l’emmène donc malgré elle sur le lieu de la bataille où il lui demande de se la jouer Hulk, mais c’est compliqué quand les créatures refusent de mourir et qu’il y a toujours un portail ouvert vers le monde de ces démons.

Wong finit par réussir à fermer le portail, mais il faut encore se débarrasser de tous les démons. Il décide de les envoyer en Antarctique, et je ne suis pas sûr que ce soit une solution vraiment viable à long terme. Une chose est sûre, il s’éclate avec sa magie et la série bascule soudainement dans une très bonne scène d’action voyant Jen aux prises avec les démons. Pour une nana qui voulait rester loin de la vie de super-héros, elle est servie.

Elle ne perd pas le Nord, toutefois, elle reste avocate avant tout : elle entend bien se servir de cette crise pour gagner l’affaire de Wong vs Donny. Rapide et efficace, cette avocate. Une fois que c’est réglé, elle peut se débarrasser de la bave de démon comme elle peut, avant de retourner auprès de son rencard – ou plutôt sur son rencard, parce que le portail que Wong ouvre est sympa pour ça. She-Hulk peut alors porter le chirurgien jusqu’à son lit. C’était bien marrant à voir – et je me dis que la série perd l’occasion d’une scène au lit marrante, mais bon, c’est une série familiale.

La fin de l’épisode est surprenante : il est de nouveau question de Titania. Il était temps parce qu’on m’avait vendu la présence de l’actrice au casting et on ne la voit quasiment pas finalement. C’est super frustrant. Toujours est-il que ce n’est qu’à ce moment-là que le beau chirurgien découvre la vraie Jen… et décide de se barrer, en laissant son pull derrière lui. Attendez, mais à quel moment il se barre après une nuit avec She-Hulk ? Ah, c’est d’un frustrant.

Et alors que Jen essaie de se convaincre – et nous avec – qu’elle s’y attendait et que les chirurgiens, c’est surfait, on sonne à sa porte. Il ne s’agit toutefois pas du chirurgien comme elle l’espérait (moi, je ne l’attendais plus), mais d’un huissier. En effet, Titania décide de l’attaquer en justice parce qu’elle utilise une marque déposée par elle : She-Hulk. C’est mal barré cette affaire, mais ça devrait permettre quelques bonnes blagues par la suite.

Le générique de fin est toujours aussi cool, surtout que ça permet de suivre davantage Madisynn et son pacte ave le démon. C’était marrant. Quant à la scène post-générique, annoncée par Jennifer, elle aura réussi à me faire rire par son existence, malgré sa lourdeur : devant This is us, Madisynn interroge Wong sur ses cocktails préférés. C’est bon, j’ai une nouvelle personnage préférée dans l’univers Marvel !

High School Musical: The Musical: The Series – S03E07

Épisode 7 – Camp Prom – 15/20
Si c’était un bon épisode et que je suis toujours ravi de cette saison, je dois dire que je suis sacrément frustré par la vitesse à laquelle elle a filé. Il est évident qu’elle aurait pu durer quelques épisodes de plus, mais qu’on se dirige vers une conclusion à l’épisode 8. Je ne comprends pas trop, parce que le rythme jusqu’à présent laissait présager plutôt dix épisodes tellement des pistes étaient ouvertes sans être vraiment explorées. Bref, j’ai eu l’impression que tout l’épisode était rushé : il l’est pour son intrigue, pour les fils rouges de la saison et pour les développements de certains personnages. Hâte quand même de voir la fin de saison, parce qu’elle promet des moments épiques – ou d’epic fails, au choix.

Spoilers

C’est l’heure du bal de promo du camp d’été.

– You can come out now.
– No, I already did that, Jet.

Cet épisode marque directement de bons points avec moi, proposant un résumé par Maddox. Cela commence au mieux… jusqu’à ce que Maddox annonce que la fin d’été approche. J’imagine que ça signifie que la fin de saison aussi, or, j’aurais bien continué de les voir se démener encore deux ou trois mois. Bon, à quoi bon me plaindre maintenant ? Il reste quelques épisodes encore, mais ça donne l’impression qu’ils sont passés à côté de ce que devait être la saison car il y avait trop de personnages.

Le début d’épisode enchaîne tout de suite par une scène marrante – ou pas – où Ricky tente toujours de finir sa bucket list, en mangeant trois pizzas d’un coup avant ses 18 ans. Drôle d’idée, mais bon, ça lance l’épisode en remettant les intrigues de la saison en avant. EJ débarque en effet pour les engueuler : ils sont en train de s’amuser alors qu’ils devraient préparer la soirée la plus importante de leur vie… Le bal de promo du camp d’été ?

Dans l’agitation, Carlos pense à demander à Ricky quand il avouera ce qui a été filmé à Gina : il sait qu’une bande-annonce sortira le mois suivant, avec du contenu juteux. Non mais attendez, une bande-annonce pour quel genre de documentaire ? Ils ont tourné une seule journée de contenu ? Ridicule, prolongez-moi cette saison d’encore au moins dix épisodes.

Pendant ce temps, les filles se préparent en se demandant d’où vient cette étrange tradition d’un bal de promo pour des vacances. Ma foi, la soirée dansante de fin de semaine existe bien en camping, pourquoi pas dans cette étrange colonie de vacances ? Etrange, peut-être, mais importante aussi pour que tout le monde puisse grandir. C’est le principe des vacances d’été après tout : on y grandit. Demandez à Ashlyn : elle est toute mignonne à comprendre qu’elle est bi, et bizarrement, elle s’en remet super vite, acceptant le fait comme l’évidence que c’est.

Mouais, ça peut prendre un peu plus de temps que ça, en vrai. Et puis, moi, je n’ai pas envie qu’elle soit amoureuse de Val ; je préférerais qu’elle soit fan de Maddox autant que moi. Ce n’est pas trop le plan, malheureusement : Jet débarque alors pour parler avec Maddox, seul à seul. La conversation ne reste pas « seul à seul » bien longtemps, cependant.

Jet a en effet eu la bonne idée de faire venir Madison pour le bal de promo, pensant que Maddox avait vraiment besoin d’une amie – et Madison a beau prendre la défense de Jet, la situation est compliquée à vivre pour Maddox. Il regrette aussitôt d’avoir planté totalement son plan. Il se barre un peu trop vite pour voir sa sœur se réconcilier vraiment avec Madison, un an après la rupture.

J’ai eu du mal avec Madison, j’ai du mal à la voir en couple avec Maddox… mais en voilà encore une qui a une sacrée voix, alors j’ai tout de suite espéré qu’on l’entendrait chanter. Avant toute chose cependant, il faut peut-être qu’elles se rendent au bal.

Alors que les filles ont dû finir de se préparer en vitesse pour laisser le champ libre à Maddox et Jet, les garçons prennent bien plus de temps, histoire de parler d’une tradition étrange de fin de soirée de promo incluant des torses nus et de la glace. Irk. Encore habillé, Ricky s’inquiète d’avoir à montrer son plus grand décolleté et… euh ? J’ai beaucoup de questions, parce que je pense bien que si. Rien que le maillot de sport là. Bref. La scène était marrante à voir, et Ricky a tenté de montrer autant de soutien que possible à Carlos : être torse nu, ce n’est pas son truc.

Carlos n’aura pas eu beaucoup de temps d’écran cette saison, finalement, alors les scénaristes tentent de rattraper le coup. Allez savoir comment et pourquoi, il est déjà au courant qu’Ashlyn a eu une vraie révélation sur sa sexualité. Il lui offre ainsi un pin’s LGBT, avant de découvrir que Seb a fait le déplacement pour le bal. On ne saura jamais comment il a été mis au courant puisque personne n’avait son téléphone, mais ça faisait plaisir de le revoir, en vrai. Le baiser entre lui et Carlos, aussi rapide soit-il, était très sympa aussi pour une série Disney !

Il faut encore que je prenne le temps de commenter un peu les costumes de tout le monde. Gina est incroyable, tout simplement, et je comprends tout à fait la réaction d’EJ et Ricky quand ils la voient. J’aime beaucoup aussi le look d’Ashlyn – et celui de Ricky, ça va sans dire. Et leur duo à danser ensemble comme au beau milieu des années 70 ? Ils sont géniaux, tout simplement. Bon, pardon, je vais vite en besogne… mais les scénaristes aussi, en vrai, tout le bal passe à une vitesse dingue.

Comme le reste de la saison, le bal est rapidement expédié par les scénaristes, et ça m’a un peu déçu – déjà qu’il n’a pas été vraiment annoncé et hypé avant. Je ne suis pas le seul à l’être : Gina passe la plus mauvaise soirée de sa vie, se rendant compte encore une fois qu’EJ ne s’est pas du tout occupé d’elle. Il passe sa soirée à vouloir faire réviser et répéter tous les Wildcats, ignorant totalement sa copine, y compris quand elle lui demande de danser avec elle.

Il est insupportable, tout simplement, et je la comprends à être dégoutée de sa soirée – et de son été. Elle remarque bien que son copain est dans un autre monde qu’elle maintenant qu’il a terminé le lycée. Alors bien sûr, elle a toujours Ricky pour lui proposer de danser sur la dernière danse ; et Ricky m’a fait rire, mais ça n’a rien changé au fait que Gina se retrouvait totalement seule pour la dernière chanson du bal.

Il était plus que temps qu’on en arrive alors à une explication entre elle et son copain. La scène est super longue, mais elle est importante aussi pour le développement de Gina : plus elle parle, plus elle se rend compte qu’il est temps de mettre un terme à sa relation avec EJ. Et donc elle le fait. L’actrice s’en sort incroyablement bien de cette scène éprouvante, contrairement à EJ qui a mis du temps à me faire de la peine. Bon, après, sa soudaine jalousie assumée envers Ricky alors que c’est lui qui s’est éloigné de Gina durant les vacances, ça n’a pas aidé.

Le pauvre Seb débarque en plein milieu de cette rupture parce qu’il vient d’apprendre le prénom complet d’EJ… et je n’ai pas eu le cœur à rire. Pourtant, il avait vraiment le bon timing. Gina s’enfuit évidemment puisqu’elle en a l’occasion ; et c’est bien sûr sur Ricky qu’elle tombe. Celui-ci tente bien de lui avouer qu’il s’est fait filmer à se dire amoureux d’elle, mais quand il la voit en larmes, il sait se raviser. Ils ont un joli moment et un regard complice… qui ne durent pas.

Pendant ce temps, Kourt passe un très mauvais moment au bal elle aussi : elle se met à stresser énormément pour sa performance du lendemain, surtout qu’EJ la fait réviser. Elle se rend compte qu’elle ne se souvient plus de ses répliques ; ce qui lui fait prendre conscience qu’elle n’est peut-être pas la meilleure pour le rôle.

Elle se rend donc dans la cabane des filles pour stresser toute seule, mais elle y est interrompue par Ashlyn. On ne sait pas trop pourquoi elle arrête sa soirée si tôt, mais elle fait bien : elle tombe sur Kourtney qui se chante une petite chanson à elle-même – une prière – pour se rassurer, parce qu’elle n’arrive plus à respirer. Ashlyn montre à quel point elle est une excellente amie au passage : elle refuse catégoriquement de prendre la place de Kourt en tant qu’Elsa.

Elles sont alors interrompues par Maddox qui est complètement ravagée par son au revoir avec Maddison. Oui, Maddison a juste fait un aller-retour express, allez savoir pourquoi. Malgré tout, elle demande à Maddox de la rappeler alors tout n’est peut-être pas terminé entre elles, surtout qu’elles ont enfin pu avoir leur bal de promo à danser ensemble. Pas le temps de vraiment en parler qu’elles sont interrompues par Gina, qui a pris congé de Ricky bien vite. Si elle annonce sa rupture avec EJ, elle annonce aussi qu’elle ne veut pas en parler.

Ashlyn a heureusement la bonne idée pour remonter le moral des troupes qui est au plus bas : elle commence à chanter la prière de Kourtney. De manière toute mignonne, elle décide d’inclure Maddox dans la chanson, finissant même celle-ci en affirmant qu’elle fait partie du groupe désormais. C’est mignon, parce que Maddox ne se sentait justement pas à sa place et que c’est un peu pour ça que Jet a fait venir Maddison. Oh, d’ailleurs, Maddison réussit l’exploit de faire se réconcilier le frère et la sœur sur une petite chanson toute cool – bien que parasitée par Seb et Carlos. C’était la seule et donc dernière chanson qu’on a eu pour le bal… Super.

La deuxième chanson de l’épisode est après le bal, et il s’agit donc de la prière de Kourtney, dont les chœurs sont chantés par Gina, Maddox et Ashlyn. Je m’attendais à un développement plus conséquent pour le stress de Kourtney, et je suis un peu frustré que ce soit si vite expédié. Il y avait matière à faire tellement plus d’épisodes, je ne comprends pas pourquoi la saison est si courte. Toujours est-il que Kourtney termine cette chanson en haut du mur d’escalade qu’elle refusait de monter dans l’épisode de la semaine dernière. C’était très sympa comme intrigue, malgré sa rapidité.

Du côté des garçons, Ricky et EJ se croisent et s’il est évident qu’EJ ne va pas super bien, Ricky n’a aucune idée de pourquoi. Seb débarque alors pour expliquer que Carlos veut le faire. Ce n’est pas tout à fait ce à quoi on pourrait s’attendre : il veut un bain de minuit, torse nu, dans des glaçons. Non merci ?

C’est étonnant comme tradition, mais c’est finalement un simple Ice Bucket Challenge. Une bonne occasion de voir tout le casting torse nu, les scénaristes y pensent bien, c’est évident – la caméra est toutefois beaucoup plus timide quand il s’agit de Carlos, allez savoir pourquoi.

C’est plutôt cool, parce que ça se termine avec Carlos remerciant Ricky de l’avoir poussé à respecter la tradition, allant jusqu’à lui dire qu’il est son héros. Et hop, Ricky peut compléter sa bucket list. Partiellement. Il reste toutefois quelque chose pour le dernier épisode qui sera l’anniversaire de Ricky ET la représentation du spectacle. J’imagine qu’il reste aussi quelque chose en rapport avec Gina en vrai.

Il la croise et à ça de lui raconter enfin ses sentiments, expliquant que Channing a réussi à le filmer quand il parlait avec Carlos. Il faut dire que Gina va beaucoup mieux après sa petite chanson avec Kourtney. Ils sont toutefois interrompus par EJ qui passe par là, sans pour autant venir parler à Gina, forcément. Ricky botte en touche, changeant totalement le cours de sa conversation avec Gina. C’est frustrant, mais il a raison. Elle vient juste de rompre, ce ne serait pas très juste de déclarer comme ça qu’il l’aime encore… mais wow, ça brise des cœurs ça. La tête de chien battu d’EJ était horrible, aussi.

Il termine l’épisode en demandant à Maddox comment ça s’est passé avec Maddison, si aucune autre fille des Wildcats ne lui plaît et… Ashlyn passe par là pile à ce moment-là. Je vous jure, les scénaristes jouent avec mes nerfs ! En plus, Maddox change totalement de sujet et parle ensuite de Val.

Mais pourquoi ? Bon, après, Maddox nous vend bien le prochain épisode, qui risque d’être une fin de saison : Channing a prévu de faire du show une vraie télé-réalité. Hâte de voir ça.

High School Musical: The Musical: The Series – S03E06

Épisode 6 – Color War – 15/20
J’ai moins réussi à accrocher à cet épisode : l’intrigue, les chansons, l’humour, tout m’a paru moins fun que dans les épisodes précédents. Il a ses bons moments, notamment dans la résolution du cliffhanger de la semaine dernière, mais l’ensemble a moins réussi à me convaincre. J’ai l’impression qu’on est sur un épisode qui comble un peu trop le temps et ne propose pas de réelles avancées dans l’intrigue, même s’il y a eu quelques petites choses à se mettre sous la dent. Un entre-deux, donc.

Spoilers

Que serait un camp de vacances sans une compétition sportive ?

You just gave me a big idea.

Je ne sais pas si c’est parce que j’ai regardé un film d’horreur avant de voir cet épisode, mais j’ai trouvé ce début de sixième volet franchement hyper creepy avec Corbin Bleu qui débarque au beau milieu du campement pendant la nuit pour s’introduire dans la cabane des garçons et les réveiller en les filmant ? Pour 60 millions de téléspectateurs, en plus. L’angoisse est totale et même si Jet a un canard tout mignon comme peluche, c’est vraiment pas cool de faire un coup pareil à des ados.

La justification de Corbin ? Il veut lancer une guerre des couleurs deux heures plus tard, alors les ados doivent se préparer. Euh… OK ? Si c’est pour dans deux heures, ils ont encore le temps. Le début d’épisode est toutefois marrant : les cinq t-shirts de Carlos, Ricky qui se jette sur Corbin (pas pour un câlin cette fois) ou Kourtney qui débarque ? C’est n’importe quoi.

La guerre des couleurs ? Une simple compétition sportive on ne peut plus classique, alors le sommeil aurait pu servir à tous les ados franchement. Gina profite toutefois de ces deux heures pour apprendre à ramer. Oh, elle sait le faire de manière figurée, mais de manière concrète, elle a besoin de Maddox pour ça. Les deux filles apprennent à devenir amies ensemble à ce stade, et je trouve que ça marche.

J’ai terminé frustré de voir EJ les interrompre pour venir draguer une nouvelle fois Gina. C’est bien qu’elle lui pardonne si vite par contre, même si je suis déçu que les scénaristes tournent trop vite une page parce qu’on sait qu’ils vont devoir y revenir ensuite.

Avant le début du tournoi sportif, Ricky tente bien sûr de négocier avec Corbin Bleu pour supprimer la vidéo de la veille, tournée par Channing sans son consentement. Corbin Bleu apparaît vraiment comme un personnage détestable dans cet épisode, sérieux. Pour pimenter la compétition, il décide d’ajouter une récompense dont personne n’était au courant : les personnages pourront envoyer des messages téléphoniques à leurs proches. C’est une belle manière de les rendre tous bien plus compétitifs. Enfin, tous… Il y a bien sûr débat sur la question : seuls quelques Wildcats ont accepté de participer à ce documentaire Disney + et ça limite évidemment les possibilités pour les équipes.

On se retrouve ainsi avec d’un côté les jaunes, une équipe composée de Maddox, Kourtney, Carlos et Jet et de l’autre les bleus, EJ, Ricky, Ashlyn et Gina. Les équipes sont composées de manière intéressante pour relancer certaines intrigues, franchement. Par contre, ça n’empêche pas les conversations entre équipes : Jet se confie donc à Ricky sur sa difficulté à parler à sa sœur désormais.

En parallèle de tout ça, les scénaristes continuent de travailler le personnage d’Ashlyn pour la faire traverser une grave crise identitaire : elle évite désormais Val autant que possible parce qu’elle est attirée par elle, c’est sûr. Je ne la voyais que s’intéresser à Maddox, mais ce n’est finalement pas le cas : elle évite trop Val qui est trop cool avec elle pour que ça ne soit pas une crise à traverser. Et c’est bien de le montrer, même si j’espère encore qu’elle retrouvera Big Red à la fin de tout ça (bon, d’accord, je ne sais pas ce que je veux).

Je sais en revanche ce que je ne veux pas : Miss Jen. Elle est pourtant de retour dans la série, parce qu’EJ a fait appel à elle. Je n’aime pas ce personnage, mais elle arrive au moins avec quelques gags sur Susan, l’esprit de la forêt, qui m’ont bien fait rire. Après, la voir donner des conseils de gestion à EJ alors qu’elle n’a jamais rien géré pendant deux saisons, c’est quelque chose tout de même. C’est cependant pour ça qu’EJ fait appel à elle : il est trop en retard dans les préparatifs du spectacle et il sait que Miss Jen est habituée à être en retard.

Autrement, cet épisode s’est retrouvé un peu coincé par son intrigue : une compétition de sport dans une série musicale ? C’est compliqué d’inclure des chansons, n’est-ce pas ? Eh bien, la série contourne le problème avec le coup classique du… coup à la tête. C’est Gina qui se prend un ballon de basket dans la tronche alors qu’elle stressait de devoir danser avec un ballon. C’est ironique, n’est-ce pas ?

Comme elle demandait conseil à Corbin Bleu, elle se retrouve à rêver de lui et des conseils qu’il pourrait lui donner – en chanson. Tant qu’à faire, ça aurait été très sympathique d’avoir une reprise de I don’t dance, parce que nous sommes clairement sur la même thématique. 

La chanson était incroyable quand même, pour ses paroles et surtout pour la danse de son interprète principal, même si un peu bizarre d’avoir Gina, beaucoup plus jeune, qui s’en mêle d’un coup, en vrai. Corbin Bleu sait toujours chanter et danser, c’est fou. La scène est vite évacuée et la peur de Gina est transformée en un franc succès : elle réussit un tir quasi impossible… Mais une fois de plus, EJ est absent pour voir ça.

Il a une bonne raison, bien sûr : il était avec Miss Jen. Quand tout le reste des Wildcats le découvre parce qu’il se plante dans ce qu’il leur dit, ça mène à une scène où ils sont tous contents de la retrouver. C’est le genre de scène où je me suis rappelé que la série était cool et où j’ai trouvé que Miss Jen était finalement une partie essentielle de la série. Sans être de bons conseils, sans être toujours drôle, elle est un peu exceptionnelle quand même. Elle ramène avec elle un cadeau d’anniversaire pour Ricky de la part de son père (les rencards continuent !), des conseils de confiance en soi pour EJ et un rôle de maman pour rassurer Kourtney.

Celle-ci a besoin de l’être : alors qu’elle a dit en début d’épisode avoir le vertige, elle se retrouve à devoir participer à une compétition d’escalade. Su-per. Et Val la force à essayer même quand Gina a déjà remporté face à elle ? Pfiou. Bon, la compétition de sport annoncée en début d’épisode n’est pas folle quand même : il y a eu du basket hors écran, un Jacques a dit (pardon, Dewey a dit) géré par un animateur fou et de l’escalade. L’épreuve finale pour départager les équipes qui sont à 2-1 (???), un concours de chant, bien sûr.

C’est un genre de chaises musicales, mais avec un micro et une chanson. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Val a une voix de dingue quand elle chante ? Ils ont vraiment réussi le casting de cette saison 2, tous les nouveaux ont une super voix, j’adore. Et c’est eux qui prennent clairement le dessus dans cette chanson : Val, Maddox et surtout Jet assurent bien la moitié de la chanson à eux trois. C’est un peu dommage car certaines voix du casting d’origine me manquent et que j’aimerais encore plus de Maddox, mais il faut faire avec.

L’avantage de ce retournement de situation qui fait gagner l’équipe jaune (qui a perdu deux épreuves sur quatre, Corbin Bleu a des problèmes en maths ?), c’est que ça nous rapproche Maddox et Jet. Ricky en fait une fois de plus des caisses pour s’assurer que ça arrive, mais Maddox le rembarre un peu. Heureusement pour lui, Ricky peut être un peu consolé dans son inutilité : Gina lui demande son aide pour passer un moment solo avec EJ. Il le fait, le pauvre. J’ai de la peine pour Ricky, mais j’en ai aussi pour Gina et EJ qui s’éloignent de plus en plus. Cette fois-ci, c’est parce qu’EJ est trop ancré dans les traditions du Shallow Lake pour le bien de son couple. Gina, elle, est complètement larguée avec ça. Et le feu d’artifice du campement est en retard aussi pour tenter de les réconcilier – il n’est pas en retard pour Ashlyn, en revanche.

Elle prend clairement conscience qu’elle a des sentiments pour Val (mais d’où ça sort ça encore ?) quand celle-ci lui fait un câlin au début du feu d’artifice. La métaphore est grossière, mais elle m’a fait sourire… Contrairement à la fin d’épisode qui nous laisse sur un cliffhanger quand Ricky a une idée de merde en entendant Jet lui dire que Maddison et Maddox ont rompu l’année précédente durant le bal de promo des vacances. Un bal sans rencard, donc, et un Jet qui culpabilise de la rupture. Allez comprendre. Par contre, la pierre de lune pour que Ricky marche sur la lune avant ses dix-huit ans, c’est cool. J’attends donc désormais le bal du camp, l’anniversaire de Ricky, les développements d’Ashlyn et Kourtney (surtout Kourtney, ça traîne), le retour des acteurs des premières saisons… Cela commence à faire beaucoup – et pas assez pour cet épisode.

She-Hulk: Attorney at Law – S01E03

Épisode 3 – The People vs. Emil Blonsky – 18/20
L’épisode est parvenu à me surprendre par sa construction, ses intrigues et le traitement du fil-rouge de ces trois premiers épisodes qui n’était pas du tout celui que j’attendais en le lançant sur Disney +. Tatiana Maslany est bourrée de talents et le prouve une nouvelle fois, les guests-stars de la série en font une pépite et on ne s’ennuie pas devant cet épisode qui m’aura fait beaucoup rire. Bref, c’est une réussite, tout simplement.

Spoilers

Jennifer doit trouver une nouvelle défense pour Blonsky.

Just remember whose show this actually is.

Le précédent épisode était il y a une semaine, mais depuis, je suis parti en vacances et j’ai repris le boulot à la fois, alors autant vous dire que j’ai l’impression qu’une vie entière s’est déroulée ! En plus, j’ai aussi vu pas mal d’épisodes ces derniers jours, il faudra que je vous en parle d’ailleurs. Avant ça, je reprends évidemment le visionnage de She-Hulk, histoire de rester à jour autant que possible dans cette série que j’aime déjà beaucoup après deux épisodes. De toute manière, tout ce qui a le générique Marvel Studios me motive à fond.

Et ça reprend à fond la caisse, avec une Jennifer qui va confronter Blonsky sur son évasion. Forcément, elle est très énervée d’être prise une idiote puisqu’il lui avait assuré ne pas vouloir s’échapper. Il continue de le faire, expliquant qu’il a simplement été forcé d’agir par Wong. Rien que ça. J’aurais dû le voir venir, mais là pour le coup, on se retrouve avec une série qui enchaîne les invités de prestige.

Par conséquent, on enchaîne très vite sur un quatrième mur brisé de la manière la plus géniale possible avec Jennifer qui lâche son volant pour assurer qu’elle sait bien qu’on attend tous Wong mais que bon, c’est sa série à elle et que, c’est peut-être bon du côté des invités prestigieux, on a fait le tour. La série déchire dans ses caméos depuis deux épisodes, Wong, ça ferait beaucoup… Mais la manière qu’elle avait de le dire confirmait juste qu’il allait arriver. C’est dingue.

En attendant, dans les médias, She-Hulk est critiquée aussi pour son nom, parce qu’elle copie les super-héros masculins. C’est beaucoup de bullshit, et aussi beaucoup de tweets qui ressemblent à des réactions ayant pu exister lors de l’annonce de la série. C’est un poids lourd à porter pour Jennifer, mais elle s’en sort plutôt bien. Bien sûr, Nikky est toujours là pour l’aider à gérer sa carrière. Non seulement elle envoie des sextos à Wong pour le convaincre de contacter Jennifer, mais en plus, elle lui conseille de parler aux médias.

Ce n’est pas ce que Jennifer souhaite faire, parce qu’elle veut retourner à l’anonymat de sa vie. Ce n’est pas évident quand elle est en train de défendre l’Abomination et que ça fait la une de tous les médias par contre. Elle aurait bien besoin d’une autre affaire pour se faire plus discrète ; mais certainement pas l’affaire qu’Holloway souhaite lui confier ensuite. En effet, il la convoque dans son bureau pour qu’elle voit… Dennis, son ancien collègue beauf et macho.

Dennis a besoin d’aide du département d’avocats spécialisés dans les affaires magiques car il s’est fait arnaquer par une Elfe de New Asgard capable de changer d’apparence. Son choix d’apparence ? Se transformer en Megan Thee-Stallion pour se faire de la thune, beaucoup de thune. Elle a ainsi escroqué 175 000$ à Dennis qui pensait vraiment sortir avec la rappeuse américaine. Qu’il est débile.

Cela fait bien rire Jennifer, mais elle a d’autres chats à fouetter, surtout quand Wong répond à son appel et débarque au beau milieu du bureau pour lui parler. Jennifer souhaite une bonne chance à Pug, qui se retrouve coincé avec ce client horrible qu’est Dennis – le type drague tout ce qui bouge tellement lourdement que bon, il mérite bien de perdre son argent.

Jennifer peut donc retravailler sur l’affaire de l’Abomination en interrogeant Wong, qui n’a aucun complexe à avouer que Blonsky dit bien la vérité. En tant que Sorcier Suprême, Wong demande donc que l’Abomination ne soit pas punie pour ses actions à lui. Il aurait fallu y penser avant. C’est étonnant de le voir si indélicat avec les lois, Wong. On le connaît plus précautionneux que ça avec les lois de la magie, mais de là à ne pas connaître les lois américaines ? C’est bizarre.

En tout cas, Jennifer Walters a vraiment une stratégie pour gagner cette fois ; parce que c’est une belle aubaine. Elle profite de sa double apparence pour passer le parterre de journalistes devant la prison et s’en va donc défendre son client comme elle peut. L’audience a lieu, sans que Wong ne veuille se pointer par contre, ce qui lui pose un problème de taille quand toute sa stratégie repose sur lui.

Oui, l’audience a lieu même si Blonsky a été filmé pendant une évasion. Il y a évidemment un chef de service qui n’a pas tellement envie de mener cette mascarade : personne ne veut libérer M. Blonsky de prison après son évasion de prison. Jennifer ne doit pas être trop mauvaise avocate quand même puisqu’elle réussit à répondre à toutes les questions du jury et à faire durer la mascarade assez longtemps pour que Wong se pointe. Être en retard quand on peut se téléporter, c’est un peu abusé tout de même. Heureusement pour elle – et pour Blonsky, elle a plusieurs témoins pour dire le bien que Blonsky a fait dans leur vie, mais là encore, on sent que la série vise surtout de l’humour. Cela fonctionne bien, cela dit.

Wong finit par débarquer en expliquant qu’il n’a pas vu le temps passer – merci le Sorcier Suprême. Le témoignage est plutôt bon et en faveur de Blonsky, mais bon, Wong qui force un prisonnier à quitter sa cellule et Blonsky qui demande à revenir purger sa peine, c’est quand même gros, je trouve. Et même s’il l’a vraiment fait, ce qu’il faut bien reconnaître et admettre, est-ce qu’il n’est pas aussi dans l’abus de le reconnaître si facilement face à la loi ?

Pour rassurer les juges, Emil Blonsky décide ensuite de prouver qu’il est capable de gérer l’Abomination et ses transformations, ce qui est loin d’être sa plus brillante idée, parce qu’il fait juste peur à tout le monde. Ce traitement de l’audience en mode humoristique était tout de même inattendu par contre : je sais bien que la série a toujours eu ce côté fun, mais là, on est vraiment sur un mode 100% comique.

Jennifer en profite pour montrer qu’il aurait pu s’échapper à n’importe quel moment et faire une jolie conclusion à cette audience, tandis que Wong se barre dès qu’on lui fait remarquer qu’il a aidé un prisonnier à s’échapper d’une prison fédérale haute sécurité. J’ai dû mal à croire que personne ne s’en formalise au-delà de cette petite réplique, c’est juste totalement inconcevable. Bien sûr, la pression médiatique préfère se concentrer sur Jen et sur sa relation à Blonsky, au point de l’inventer enceinte de lui, tout de même. Cela énerve Jen qui ne sait vraiment pas comment la gérer, cette pression, alors que Nikki lui propose simplement de modérer les réactions en commençant à parler à la presse. La scène dans le bar entre ces deux-là était sympathique.

En parallèle, nous suivons également Dennis solliciter l’aide de Pug suite à la perte de ses 175 000$ – et non 200 000, parce qu’il n’est pas un pigeon. Dennis est d’avantage convaincu par Pug et fait appel à ses services, avant de s’en aller. Pourtant, quinze secondes plus tard environ (le temps d’avoir une vidéo de Megan Thee Stallion se transformant en elfe – ou l’inverse), Dennis redébarque pour expliquer qu’il ne veut plus porter plainte car il a une bonne histoire à raconter désormais. Il est trop bizarre pour que l’on tombe dans le panneau, franchement, ce qui est voulu je pense. On comprend assez vite que ce n’est absolument pas Dennis, mais c’est marrant de rencontrer l’elfe de New Asgard comme cela.

Le gag était facile, surtout quand elle se met à lancer des blagues sexistes sous l’apparence de Pug. L’elfe concernée, Runa, est en plus protégée par les lois, puisque les Asgardiens sont protégés diplomatiquement… mais le discours de Thor sur la maison du cœur n’ayant aucun impact sur les lois américaines, cette défense tombe rapidement à l’eau lors de l’audience avant le procès : le crime a eu lieu sur le territoire américain. Reste à prouver qu’il y a bien eu crime, parce que bon, Dennis qui sort avec Megan Thee Stallion, tout le monde a du mal à y croire.

La demande de non-lieu de Runa est ignorée par le juge, qui veut voir l’affaire aller en procès pour éclaircir tout ça. Runa a la bonne idée de reprendre son gag d’imiter le juge – ce qui est plutôt un bon point pour Pug. Un autre bon point ? Il parle de son affaire à Nikki et Jen dans le bar, ce qui lui donne une idée : appeler Jen pour qu’elle témoigne de l’égo démesuré de son ancien collègue, prouvant qu’il était tout à fait possible qu’il se croit capable de séduire Megan Thee Stallion.

Jennifer est excellente – ou plutôt, Tatiana Maslany est excellente, elle m’a fait éclater de rire. Jen est bien contente d’être venue porter ce témoignage en tout cas, parce qu’elle peut critiquer le collègue qu’elle déteste et parce qu’elle y gagne une idée quand il regrette que l’elfe puisse continuer à arnaquer d’autres gens : elle propose donc un inhibiteur pour Blonsky.

Ainsi, Blonsky est bien libéré de prison, mais avec interdiction de redevenir un jour l’Abomination. Mouais, je ne lui donne pas longtemps avant de se retransformer par contre. Le plus intéressant est toutefois que même Blonsky finit par expliquer à Jen qu’elle ferait mieux de parler à la presse, car elle ne la lâchera pas de sitôt.

Forcément, parler à la presse est la meilleure des choses, mais ça exige de la patience quand on lui demande comment elle a trouvé son nom ou de donner des conseils régime. Je dois bien avouer que le gag m’a fait rire, même si c’est loin d’être marrant de voir la presse à deux vitesses quand il s’agit d’un homme ou d’une femme.

Après tout ça, Jen rentre enfin chez elle, où elle est agressée par plusieurs types avec des armes asgardiennes. Si elle est d’abord terrifiée de se faire attaquer en pleine rue comme ça, elle se reprend rapidement quand elle se souvient qui elle est désormais. C’est fou, moi aussi je veux des pouvoirs finalement. Elle se transforme et n’a alors aucun mal à se débarrasser de ses agresseurs. Ils sont stupides en même temps. Leur but est de voler le sang de Jen, allez savoir pourquoi – ou plutôt pour qui, parce qu’ils ont un chef.

C’est un bon cliffhanger de les voir se faire exploser la tronche par Jen, mais ça pose plein de questions pour la suite – alors que je pensais que la série se concentrerait surtout sur Blonsky, elle parvient à créer la surprise en laissant déjà tomber cette intrigue. Par contre, Jen finit l’épisode un petit peu déprimée de voir que sa vie a changé à jamais. Pas facile d’être aimée quand on est une super-héroïne, mais de là à être agressée comme ça ?

Reste alors la scène post-générique, mais avant ça, je dois souligner que le générique me plaît toujours autant, avec des dessins merveilleux qui nous expliquent que non, Nikki n’a pas envoyé un sexto à Wong, et qui continuent de nous vendre une Jen sur les applis de rencontres alors que le côté célibataire est mis de côté pour l’instant.)

La scène post-générique ? Ils ont osé faire twerker Tatiana Maslany en She-Hulk parce qu’elle a désormais pour cliente Megan Thee Stallion. Wow. C’est une série de dingue du côté des invités quand même. Et j’ai Body en tête pour un moment maintenant. Je me demande s’ils parviendront à avoir des caméos comme ça chaque semaine, mais je crois que Tatiana Maslany va encore casser l’internet par son talent plus démesurée que le personnage de géante qu’elle interprète.