Top 25 des saisons vues en 2025

Salut les sériephiles,

Cela faisait longtemps que je n’avais plus fait de top, mais à une époque, j’en faisais carrément un calendrier de l’avent. J’aurais pu faire pareil cette année si je m’y étais pris à temps, mais mieux vaut tard que jamais. Chaque année, je me dis que faire un classement est une idée discutable. Et chaque année, je le fais quand même. Parce qu’un top, ce n’est pas qu’une histoire de notes : c’est une façon de raconter une année de visionnage, mais aussi et surtout une manière de garder une trace facilement accessible pour les années suivantes, quand je vais me la jouer petit nostalgique !

Voici donc une liste de 25 saisons vues cette année (possiblement, je viens juste de finir la 25e pour que ça sonne bien pour mon article et c’est pour ça que je publie si tard, vous n’avez pas de preuve). J’ai choisi de les classer de la moins bonne à la meilleure. D’abord, parce que personne n’a envie de finir un article sur une déception, mais aussi parce que je trouve ça plus positif d’aller vers le meilleur. Et normalement, je publie ça juste à temps pour votre réveillon, eh. J’espère que ça vous plaira !

Les notes sont évidemment subjectives, liées au contexte, à l’attente, à l’humeur du moment. Elles sont également fixées par rapport à ce que j’attends de la série – c’est-à-dire qu’il est évident que je n’ai pas les mêmes attentes quand je lance un épisode de Severance ou un de Plus belle la vie. Ici, je me suis contenté de faire la moyenne des épisodes de chaque saison !

25. Ironheart – 09/20

Hum, il est possible que je vienne juste de la finir et que je le regrette un peu. Si l’objectif était de me donner une petite dose de Marvel “comme avant”, Ironheart m’a surtout rappelé pourquoi je soupire autant devant certaines séries du MCU, comme Echo, par exemple. Le casting est excellent, mais l’écriture transforme l’héroïne en une ado capricieuse (alors qu’elle est adulte) et complètement débile, alors qu’elle est censée être un génie. Et la conclusion, qui n’en est pas une, n’est absolument pas logique par rapport au reste de la série. Un échec cuisant, donc.

24. Marvel Zombies (S01) – 09,5/20

Sur le papier, l’idée avait tout pour me parler : reprendre l’univers Marvel en mode animé, gore et décomplexé. Dans les faits, Marvel Zombies m’a surtout laissé une impression de rendez-vous raté. C’est souvent paresseux dans l’écriture, rarement surprenant, et l’animation ne suffit pas à compenser l’absence d’enjeux ou d’émotion. On regarde, on reconnaît des personnages, on passe à autre chose. Une curiosité dispensable, clairement pas la proposition audacieuse que j’espérais.

23. Tomb Raider – 10/20

J’avais très envie d’y croire. Vraiment. J’aime Lara Croft, j’aimais l’idée d’un animé Netflix pour explorer ses quêtes, son héritage et son rapport à l’aventure. Les dessins sont beaux, l’animation est fluide, il y a clairement du savoir-faire… mais je suis complètement passé à côté du scénario. Les enjeux ne m’ont jamais accroché, les personnages encore moins (ce qui est quand même un comble pour Tomb Raider), et l’ensemble m’a laissé assez froid. Une série que j’aurais voulu aimer, mais que j’ai surtout regardée sans jamais réussir à m’impliquer.

Pas de critique dispo sur le blog.

22. Alien Earth – 13,9/20

Le concept avait de quoi intriguer : ramener Alien sur Terre, en série, avec l’ambition d’élargir l’univers sans se contenter de recycler les films. Et sur certains aspects, ça fonctionne plutôt bien : l’ambiance est soignée et de rares idées viennent vraiment enrichir la franchise. Le problème, c’est que la série peine à maintenir la tension sur la durée. Le rythme est inégal, les personnages mettent du temps à exister et l’ensemble manque d’un vrai souffle horrifique. C’est aussi la preuve que je surnote vraiment sur le blog, parce que je ne vois pas comment on peut leur donner la moyenne alors qu’ils ont autant foiré un concept si simple !

21. What if…? (S03) – 14/20

Troisième saison, et toujours le même constat : What If…? est une série aussi sympathique que frustrante. L’idée de départ reste excellente et certains épisodes proposent de vrais détournements malins de l’univers Marvel, avec une animation efficace et quelques concepts vraiment fun. Mais l’ensemble manque de régularité et trop d’épisodes donnent l’impression de survoler leurs idées sans les pousser jusqu’au bout. Une saison correcte si l’on regarde la moyenne, mais en vérité catastrophique et sauvée uniquement par la conclusion de la série. Dommage.

20. Plus belle la vie Encore plus belle (S02) – 14/20

Cette deuxième saison confirme surtout une chose : le rythme de croisière est trouvé. Rien de révolutionnaire ici, mais une série qui assume d’être un feuilleton populaire. Tout n’est pas égal : certains arcs sont bâclés à en devenir inutiles, d’autres tombent un peu à plat. Une saison correcte, sans éclat, mais efficace. J’espère juste ne plus jamais revoir Ophélie dans la série (et je sais que c’est impossible).

Pas de critique sur le blog (imaginez le nombre d’articles, sinon !)

19. The Walking Dead Daryl Dixon (S03) – 14,1/20

J’ai beau aimer Daryl et reconnaître les efforts de mise en scène, cette saison confirme surtout que la franchise The Walking Dead vit désormais sur ses acquis. Le dépaysement fonctionne et surprend toujours dans cette série, l’ambiance est soignée, mais les intrigues tournent en rond et peinent à justifier leur existence sur la durée. Je regarde plus par habitude que par réel enthousiasme. Correct, mais clairement pas indispensable.

18. NCIS Tony & Ziva (S01) – 14,3/20

Retrouver Tony et Ziva avait tout du plaisir coupable… et c’est exactement ce que propose cette première et unique saison. Le duo fonctionne toujours, l’alchimie est intacte et la série sait jouer sur la nostalgie sans trop forcer. En revanche, les intrigues restent très classiques, parfois même un peu paresseuses, et peinent à exister autrement que comme prétexte à réunir les personnages. Une saison agréable et humoristique, portée par ses héros, mais qui ne cherche jamais vraiment à se réinventer. Diffusée sur M6 à partir du samedi 10 janvier 2026, la série vient d’être annulée aux USA. Dommage.

17. The Last of us (S02) – 14,9/20

Une saison 2 impressionnante sur le plan formel, mais loin de m’avoir embarqué autant qu’elle semble l’exiger. The Last of Us impose ses choix, sa violence et son propos sans jamais chercher à ménager le spectateur, au risque de transformer l’expérience en épreuve plus qu’en plaisir de série. Je reconnais l’ambition, mais je suis resté souvent à distance car ça manque de maîtrise. En fait, ça m’a parfois même agacé par ses lenteurs…

16. Heated Rivalry (S01) – 15/20

Le concept promettait une vraie romance sur fond de rivalité sportive. Problème : la rivalité est à peine exploitée et la romance n’en est pas une dans les premiers épisodes, parce qu’un plan cul n’a jamais rien eu de romantique. Heated Rivalry fonctionne pourtant grâce à ses acteurs, ses personnages et à ses scènes efficaces par leur réalisme. Elle offre une représentation plus que nécessaire et attendue et je l’aime vraiment pour ça. C’est un coup de depuis l’épisode 3, la fin de l’épisode 5 me fait encore monter les larmes alors que j’ai vu la scène 150 fois au moins sur les réseaux sociaux et elle m’a fait tomber dans une vraie obsession (je vais commencer les romans en janvier). Bref, je l’adore… mais objectivement, non, l’écriture ne mérite pas plus que 15.

15. 9-1-1 (S08) – 15,3/20

La série continue d’aligner les catastrophes improbables et les situations toujours plus excessives, et c’est à la fois sa force… et sa limite. 9-1-1 reste efficace, rythmée, parfois très divertissante, mais cette saison 8 donne aussi l’impression de tourner en rond, avec des intrigues qui recyclent beaucoup et des arcs émotionnels moins marquants qu’avant. Je regarde toujours avec plaisir, mais plus par fidélité que par véritable surprise. Une saison correcte, qui n’est mémorable que pour sa décision totalement incompréhensible vers la fin… mais je ne veux pas spoiler si vous n’êtes pas à jour.

14. Culte (S02) – 15,5/20

La saison 2 continue d’explorer ses thèmes avec sérieux, en reprenant ici l’histoire des 2Be3, mais sans retrouver l’élan ni la force de la première. Culte reste bien écrite, pertinente dans ce qu’elle raconte, mais l’ensemble m’a paru plus sage, moins marquant, comme si la série avançait désormais en terrain balisé… et en oubliant que sa plus grande force, c’est le réalisme. Ils oublient trop de coller à une époque et rajoutent toute une partie de fiction qui ne fonctionne pas aussi bien qu’ils l’espèrent, parce que ça trahit le concept.

13. Daredevil Born Again (S01) – 15,6/20

J’attendais beaucoup de ce retour, peut-être trop. Daredevil: Born Again fait le job sur certains aspects, comme l’ambiance, quelques personnages, l’envie de renouer avec quelque chose de plus sombre. Cependant, l’ensemble reste inégal et parfois frustrant. On sent une série tiraillée entre héritage et nouvelle direction, sans toujours réussir à trancher. Ce n’est clairement pas un ratage, mais pas non plus le renouveau marquant que j’espérais. J’attends beaucoup de la saison 2 en 2026.

12. Grey’s Anatomy (S21) – 15,6/20

Vingt-et-une saisons plus tard, Grey’s Anatomy continue d’avancer, parfois contre toute attente. Moi, je continue de radoter et ça pourrait être un copier-coller de mon avis de la saison 17 que ça reviendrait au même : cette saison n’est clairement pas la plus marquante, mais elle reste étonnamment solide, avec quelques arcs (et un départ dont j’ai parlé dans un article à part accessible ici surtout, bordel) qui me rappellent pourquoi je suis encore là après tout ce temps. Tout n’est pas égal, certains personnages tournent en rond, mais la série conserve son savoir-faire.

11. Law & Order Special Victims Unit (S26) – 16/20

La série n’a plus rien à prouver et cette saison 26 le confirme tranquillement. SVU continue de traiter ses affaires avec sérieux, efficacité et une certaine rigueur qui force le respect, même après autant d’années. Tout n’est pas marquant, loin de là, mais la constance est impressionnante et certains épisodes rappellent pourquoi la série reste une référence du genre. Je ne suis plus surpris, mais je reste fidèle, et à ce stade, c’est déjà beaucoup.

Pas de critique sur le blog, je regarde ça sans prendre de note.

10. Severance (S02) – 16,4/20

Une saison attendue, scrutée, et forcément comparée à la première… Je suis surpris qu’elle finisse si haut dans le top tant elle m’a en vérité déçu ! Oui, Severance continue de fasciner par son concept, son univers et certaines idées très fortes, mais cette saison 2 m’a aussi paru beaucoup trop étirée, trop embourbée dans son propre mystère et pas assez claire dans les réponses qu’elle apportait. Il y a toujours des moments brillants, des images marquantes et une vraie identité, mais l’impression que la série retient volontairement ses cartes m’a tellement frustré. Il faut attendre plusieurs années pour la suite et à mon sens, ils se sont perdus en chemin là.

9. You (S05) – 16,7/20

Après une saison 3 clairement en trop et une saison 4 qui tentait de redresser la barre (saisons également vues sur le blog, les critiques sont sur le blog), cette saison 5 a au moins le mérite d’assumer la fin. You continue de chercher à rendre Joe fascinant ou excusable et va au bout de sa logique, avec un succès plus ou moins discutable. Tout n’est pas irréprochable, mais la série parvient à se conclure de manière cohérente – sans la moindre surprise, par contre. Une fin plutôt satisfaisante pour une série qui aurait dû s’arrêter plus tôt.

8. Home for Christmas (S03) – 16,8/20

J’avais peur d’un retour inutile, mais cette saison 3 s’en sort mieux que prévu. Home for Christmas retrouve une partie de ce qui faisait son charme, avec des situations toujours un peu bancales, des personnages attachants et cette ambiance douce-amère qui fonctionne bien à Noël. Tout n’est pas aussi juste ni aussi marquant qu’avant, mais la série reste sincère et agréable à suivre, sans chercher à en faire trop. Une saison imparfaite, mais plutôt réussie. J’espère même une saison 4, maintenant.

7. Skeleton Crew (S01) – 17/20

Grosse bonne surprise. Skeleton Crew réussit là où beaucoup de séries Star Wars récentes se sont plantées : proposer une vraie aventure, simple, lisible, portée par des personnages attachants et une énergie très “cinéma”. Le ton est plus léger, parfois très référencé, mais l’ensemble fonctionne parce que la série assume pleinement son point de vue et son public. Ce n’est pas révolutionnaire, mais c’est efficace, généreux et franchement plaisant à suivre. Par contre, je ne pensais pas qu’elle finirait si haut dans le classement, c’est une surprise de voir que ça m’a autant plu… alors que c’est très oubliable.

6. Resident Alien (S04) – 17,2/20

La série continue de faire ce qu’elle sait faire de mieux : mêler l’absurde, l’émotion et la SF sans jamais perdre son identité. Cette saison 4 est peut-être un peu moins surprenante, bien qu’elle s’éloigne des comics, mais elle reste portée par des personnages toujours aussi attachants et un humour qui tombe souvent juste. Resident Alien se termine avec brio, avec suffisamment de cœur et d’idées pour rester très agréable à suivre jusqu’à son ultime minute.

5. Eyes of Wakanda (S01) – 17,3/20

Une excellente surprise quand je m’attendais à être déçu après les échecs récents d’autres séries Marvel me concernant (il n’y a qu’à voir le début de de ce top). Eyes of Wakanda parvient à enrichir l’univers sans l’alourdir, en proposant une série animée élégante, (trop) concise et bien écrite. Chaque épisode explore une facette différente de l’héritage wakandais, avec de vraies idées de mise en scène et un sens du rythme très maîtrisé. Une très belle proposition, qui prouve que Marvel peut encore faire juste…

4. Dream Productions (S01) – 17,3/20

Mieux vaut tard que jamais, en voilà une autre finie ce matin. C’est une très bonne surprise, et une énorme frustration à la fois. Dream Productions exploite brillamment l’univers de Vice-Versa, avec des idées vraiment drôles, un rythme très efficace et une vraie réflexion sur le fait de grandir et de laisser certaines choses derrière soi. Les personnages fonctionnent immédiatement et certains épisodes sont excellents. Le principal problème reste son format : trop court, trop resserré, avec une conclusion un peu bancale qui empêche la série d’aller totalement au bout de ses idées. Malgré ça, j’ai passé un excellent moment, et j’en aurais clairement repris beaucoup plus.

3. Splendeur & Influence (S01) – 17,5/20

Deuxième coup de cœur de cette année. Une excellente comédie, et une vraie surprise. La série démarre très fort avant d’accuser un léger coup de mou, mais reste portée par une écriture efficace et surtout par Anne Dorval, absolument exceptionnelle, comme toujours. C’est drôle, très drôle même, avec des gags qui s’enchaînent et donnent envie d’enchaîner les épisodes sans réfléchir. Une série qui se dévore plus qu’elle ne s’analyse, ce qui explique aussi pourquoi elle fonctionne si bien… et pourquoi elle est parfois difficile à décortiquer en critique.

Pas de critique sur le blog, donc, je riais trop pour ça.

2. Twisted Metal (S02) – 17,6/20

Cette saison 2 assume encore davantage son délire et gagne clairement en efficacité, surtout qu’ils ont casté une actrice que j’adore alors… Sans surprise, elle est dans mon top 3 (la surprise, c’est qu’elle ne soit pas première). Twisted Metal pousse plus loin son humour perché, son côté excessif et ses personnages improbables, sans chercher à devenir autre chose que ce qu’elle est. C’est bourrin, parfois très con, mais étonnamment bien rythmé et souvent très fun. Une série qui sait exactement jusqu’où aller, et qui s’améliore en embrassant pleinement sa folie. J’ai tellement hâte de voir la suite !

1. Paradise (S01) – 18/20

Un dernier coup de cœur dans les nouveautés de cette année. Paradise accroche immédiatement par son concept, puis confirme l’essai épisode après épisode grâce à une écriture solide, un vrai sens du rythme et une montée en tension parfaitement maîtrisée. La série sait ménager ses révélations, faire confiance à son spectateur et aller au bout de ce qu’elle raconte sans tricher. C’est prenant, efficace, et surtout très satisfaisant à suivre du début à la fin.

Cette fois, c’est tout pour moi, le blog s’arrête ici pour 2025 ! Je vous souhaite un excellent réveillon, plein de bonnes choses et à demain pour les vœux de la nouvelle année (oui, il y aura un article demain aussi, c’est la fête cette semaine).

Belle soirée à tous !

J’ai testé le podcast d’Ellen Pompeo

Salut les sériephiles,

Il me reste une quarantaine de minutes d’attente en gare après le meilleur mariage de l’année (qui s’est terminé par une nuit d’un peu moins de quatre heures) et, comme je n’ai pas spécialement envie de m’endormir au beau milieu de la salle d’attente et que ce ne serait pas très sympa de corriger des copies d’élèves alors que je suis claqué (donc plus sévère), je me suis dit qu’il était temps pour moi de me plonger dans l’écriture de l’article du jour. Forcément.

A l’ordre du jour pour cet article ? Ma foi, une information capitale issue du podcast d’Ellen Pompeo. Oui, je ne l’écoute pas habituellement, mais j’avais quelques heures d’attente avec mes trois sacs et une pub bien placée de Twitter m’a donné envie d’écouter ce dernier épisode de Tell Me.

A l’ordre du jour de cet épisode ? Ellen Pompeo a invité Kate Walsh, donc bon, ça donnait envie d’écouter ce qu’elles pouvaient bien avoir à se dire. Le retour d’Adison dans la série a fait du bruit, parce qu’il a été attendu pendant longtemps. Voir que les actrices s’entendent assez pour partager un podcast m’a fait plaisir comme si j’allais écouter d’anciens amis au téléphone.

Allez comprendre. Assez vite dans le podcast, les deux actrices en arrivent à parler carrière et Hollywood, avec la difficulté d’y vieillir. Jusque-là tout va bien… Et d’un coup, Ellen Pompeo part en vrille à parler du rythme de travail. Bien contente d’avoir pu réduire son rôle dans Grey’s Anatomy, elle explique soudainement que les déclarations de Katherine Heighl qui se plaignait du rythme de tournage de la série en saison 5… étaient entièrement fondées.

Ellen Pompeo et Kate Walsh ont toutes deux confirmé qu’elle avait raison (et pourtant, en la nommant par son nom de famille, elles nous font comprendre qu’elles ne sont plus vraiment potes, même si on s’en doutait déjà), qu’elle était courageuse d’avoir parlé et qu’elle était simplement en avance sur son temps car aujourd’hui, elle serait loin d’être grillée avec une telle déclaration – elle serait une héroïne.

Bon, c’est du réchauffé cette information, mais qu’est-ce que ça fait plaisir à entendre. L’actrice s’est quand même tiré une balle dans le pied et a eu une carrière moins dingue que ce qu’elle aurait pu avoir, mais au moins, elle a enfin le soutien qu’elle mérite de la part de ses anciennes collègues. Et maintenant, elles y vont aussi, affirmant que les acteurs sont traités comme des machines (Kate Walsh allant jusqu’à dire qu’on les voit comme des caméras ou des micros) sur les séries TV. Cela n’a rien de vraiment nouveau, mais il est intéressant d’avoir leur point de vue sur les journées interminables et sur leur désir de ne plus revivre certaines choses, comme cette scène culte où Meredith a vu Derek se faire tirer dessus.

Ellen Pompeo a dû refaire cette prise, avec Sandra Oh, une bonne trentaine de fois. Pas assez critique pour vous ? Elle regarde les premières saisons de la série avec sa fille qui déteste Meredith parce qu’elle gémit trop et que le rôle n’est pas si féministe que ça. Et c’est vrai que c’est fou quand même de se souvenir des premières saisons et de voir à quel point la série a évolué. C’est inévitable après dix-huit ans. M’enfin, Ellen Pompeo semble vachement libérée de pouvoir dire tout ce qu’elle pense désormais. Les changements opérés en saison 11 doivent être sacrément importants.

Kate Walsh a souligné aussi qu’il était parfois galère de ne pas tomber en dépression quand elle jouait dans Private Practice. Les solutions face à ce problème ? Eh bien, le casting large, les seconds rôles ou les tournages à Paris où il y a du temps pour s’asseoir autour d’une table afin de déjeuner. Vive la France ? C’est Kate Walsh qui le dit. Elle explique aussi qu’elle considère important de rire sur les tournages et de faire des erreurs dans son jeu pour progresser et survivre à un milieu qu’elle juge bien toxique.

Voilà, c’est à peu près ce qu’il fallait en retenir, je pense. Oh, Ellen Pompeo nous a aussi expliqué qu’elle était négative au Covid pendant trois jours malade, mais positive le lundi suivant quand elle allait mieux – le test étant fait parce que son assistante l’avait. Bref, j’ai testé ce podcast… et j’ai vraiment bien aimé. Et puis, les épisodes durent une trentaine de minutes, et vous vous doutez bien que c’est un format que je préfère. Pas pour rien que je suis dans un podcast nommé 42 minutes, hein.

Bonne fin de dimanche à tous ! (Oui bon j’ai écrit ça à 14h45 et je le publie à 22h20)

Sept clichés TV sur… le deuil

Salut les sériephiles,

Non content de ne pas avoir pu vous publier les statistiques de la semaine dernière hier avec ma sublime histoire de RER A – j’ai d’ailleurs mis l’article à jour ce midi pour qu’il atteigne les 500 mots de rigueur – je ne vous les publie pas aujourd’hui non plus ; et il ne sera pas question de films dans cet article, parce que tout se perd en ce moment dans ces quelques pages. Vous aurez compris hier que je ne passe pas la meilleure des semaines et que cette affaire de RER (et désormais d’ordinateur cassé), ce n’est finalement pas grand-chose quand on est à côté en plein travail de deuil.

J’ai déjà dit plus d’une fois que je comparais tout ce qu’il m’arrivait à ce que je pouvais voir dans les séries, et que c’était à l’origine des articles « les sept clichés sur ». Bon, après, sur le sujet du deuil, il y a énormément à dire dans les séries et les traitements parfois ridicules… mais c’est aussi un sujet sensible, alors je ne sais pas où je vais avec cet article.

 

Voir des fantômes pour faire son deuil, comme dans Walker (et tant d’autres)

On commence vraiment par la base des bases : c’est FAUX. Jamais personne n’a vu l’être aimé venir lui parler, bordel. Je comprends bien la convention qui fait qu’on nous permet d’accéder aux pensées du personnage de cette manière afin de le voir travailler son deuil (et si possible résoudre un meurtre au passage), mais c’est vraiment un truc qui me fait grincer des dents à chaque fois car je trouve que c’est un manque de respect fou pour tous les gens qui voient ça pendant un deuil. On donnerait tous cher pour revoir quelqu’un, je pense, alors c’est bizarre de voir ça dans toutes les séries.

Avoir des flashbacks à portée de main, comme dans Plus belle la vie

Je ne suis pas super sympa avec la série qui est loin d’en abuser et les propose surtout à la mort des personnages là depuis des années, mais ça m’avait mis la larme à l’œil il n’y a pas si longtemps. Si bien sûr, il est parfaitement FAUX qu’une suite de flashbacks se déroule devant nos yeux, j’avoue m’être calé là-dessus dans mon travail de deuil : en général, j’essaie de retrouver des photos ou des vidéos de la personne.

Faire une fixette sur un détail pour gérer son deuil, comme dans Buffy

La transition est facile ici, et je me suis comparé tout seul à Willow dans l’épisode The Body tout à l’heure sur Twitter, car c’est la première fois que je comprenais son obsession sur son t-shirt. Rationnellement, j’ai toujours su que ça n’avait rien à voir avec ça ; mais pour la première fois, je l’ai vécu : je me suis tellement focalisé sur ma recherche de photos que ne pas trouver l’une d’elle a fini par me stresser. Il n’a pas été évident de passer outre, car non, je ne l’ai toujours pas ; mais j’ai pu avancer grâce à ce que j’avais appris de la série, et de Tara. Tout ce que dit Tara dans cet épisode est parfait, de toute manière. Bref, c’est VRAI comme cliché, et c’est une découverte aujourd’hui.

Rester dans le déni, comme dans 9-1-1 Lone Star

C’est VRAI. Bien sûr qu’on peut rester dans le déni pendant plusieurs heures, jours ou mois ; et bien sûr que si vous avez lu la critique, vous aurez compris à travers toutes les insultes que je poussais contre Tommy que moi aussi, j’étais du genre à rester dans le déni. Je ne l’ai pas analysé comme ça tout de suite, mais concrètement, je n’en ai parlé presqu’à personne, ni sur les réseaux sociaux, ni à mes collègues – que je ne connais pas encore beaucoup cela dit. J’ai compris avec le recul qu’il s’agissait de déni quand les vannes se sont ouvertes d’un coup sur mon chagrin – comme pour Prue des années après la mort de sa mère. C’est surprenant quand ça arrive, mais je vous assure que j’ai tout réprimé au boulot pendant 48h sans problème. Et je ne le recommande pas !

Prévenir les gens à horaire raisonnable, comme dans Desperate Housewives

Bree est complètement allumée et non, personne ne le fait comme elle, mais oui, c’est VRAI. Les control freak en plein déni, comme moi, ont tendance à vouloir faire les choses aussi bien que possible et à ne pas déranger les autres. Eh, ça conforte le déni et ça aide à avancer quand même d’organiser autant que possible les choses pour que tout se passe bien. Est-ce que j’ai écrit un planning détaillé heure par heure des 48h à venir pour que tout soit fluide dans ma vie ? Bien sûr. Partant de là, croyez-moi, attendre une heure raisonnable pour appeler et donner de mauvaises nouvelles, c’est tout moi aussi.

Réagir bizarrement pendant l’enterrement, comme dans Grey’s Anatomy

Si le fou rire de Meredith en a choqué plus d’un, je vous assure que c’est une manière de gérer ses émotions aussi, parce que j’ai déjà eu moi-même des envies inexplicables du genre. Pas cette année, cependant ; alors peut-être que j’ai changé. Ou peut-être que malgré les clichés VRAI comme celui-ci, chaque deuil est différent en fait. Après, j’ai toujours dit que je préférais entendre les gens que j’aime rire que pleurer à mon enterrement. Oh, zéro pression, personne saura si j’entends ou non de toute manière.

On remplace les gens en deux semaines max, comme dans NCIS

Ils sont bien mignons à ne jamais changer de formule et à toujours nous mettre les mêmes personnages avec des caractères hyper ressemblants pour les remplacer, même après un décès mais honnêtement, non de non. C’est un cliché totalement FAUX qui se retrouve dans plein de séries et est exacerbé dans celle que je cite ici, mais franchement, pour avoir eu à récupérer coup sur coup le poste de collègues décédés cette dernière année, la vérité est qu’on ne peut pas remplacer quelqu’un aussi facilement et que l’adaptation n’est facile pour personne. Et encore, je suis loin d’avoir à me plaindre de mes collègues avec qui ça se passe bien – mais fort heureusement pour moi, pas aussi bien que Tony et Ziva quoi.

 

Voilà, ça m’en fait déjà sept. Il y aurait probablement autre chose à en dire, mais très sincèrement, je pense à autre chose qu’un article et le divertissement ne fonctionne que moyennement. Ma vraie conclusion serait que les personnages de séries sont beaucoup trop riches quand on voit parfois les enterrements de dingue qu’ils ont ; et en même temps, rien ne vaut la simplicité, je trouve. Bref, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, je vous souhaite à tous une meilleure fin de semaine !