Strike : Lethal White – S04E01

Épisode 1 – 18/20
Même si c’est long et beaucoup trop complexe pour ce que ça pourrait être, force est de constater que l’adaptation se débrouille très bien pour rendre plus intéressante une intrigue qui n’a pas réussi à m’accrocher sur le papier. Le casting est plein de très bonnes surprises avec des acteurs que j’aime beaucoup – même s’ils ne sont pas du tout ce que j’imaginais pour ces personnages – et ça passe finalement mieux à l’écran, la série est magnifique et fait de bons choix.

> Saison 4


Spoilers

Do we know who we’re working for?

Allez, première scène et je suis déçu par certains choix de mise en scène et par l’absence de résumé des saisons précédentes – même si je connais l’histoire, oui. C’est malin, alors que j’ai mis tant de temps à trouver l’épisode ! Bon, du point de vue de l’histoire, ça marche très bien en revanche de voir Strike être dépité par le mariage de son assistante et de la voir être choquée de comprendre que Matthew a supprimé ses messages. Quant à certains plans, on s’amuse à nous mettre le duo de héros de la série face à face en tenue de mariage, hein.

On enchaîne sur le mal-être de Robin en plein mariage et sur Strike, le seul être au monde capable de s’endormir en plein repas de mariage, honnêtement. C’est particulier comme début de roman, mais j’aime le choix des scénaristes qui est de suivre une chronologie linéaire plutôt que de nous faire du suspense sur l’intrigue qui nous intéresse.

Robin ose se barrer au barrer au beau milieu de sa première danse de mariage et c’est bien plus choquant à l’écran que dans le roman. C’est aussi bien plus mièvre, d’ailleurs. En tout cas, Robin accepte de travailler à nouveau pour Strike et…

On se retrouve un an plus tard. C’est toujours aussi frustrant, même en connaissant l’histoire ! Les affaires tournent bien pour nos détectives qui ont même une nouvelle assistante incompétente (joli cliché bien interprété), même si les enquêtes sont principalement des histoires de tromperies. Eh, après le mariage de Robin, on peut s’attendre à ce que ce soit son quotidien après tout, non ? Bon, non peut-être pas.

En tout cas, elle est toujours avec Matthew, alors que Strike, lui, est vu en train d’embrasser une femme. Lorelei, c’est son nom et je le sais puisque j’ai lu le roman, n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais, et j’en arrive à me demander si elle était là en saison 3. L’actrice a l’air cool au moins, j’ai hâte de voir ce qu’ils vont en faire.

En attendant, il est temps de commencer l’intrigue de la saison, et ça rend bien mieux à l’écran de voir ce fou qui débarque dans le bureau de Cormoran par effraction, peint un cheval blanc et menace de se suicider en bégayant qu’il voit des cadavres dans sa tête. Yep. Robin est effrayée parce que le traumatisme est là, la série se la joue film d’horreur avec les souvenirs de ce client atypique (drôle d’idée de la part des scénaristes, là aussi, hâte de voir comment ils mettront tout ça en scène) qui s’appelle Billy et qui est interrogé par Strike comme si de rien n’était.

Il est interrompu dans ses souvenirs lointains de meurtre par la secrétaire inefficace de Strike qui pose sa démission aussitôt Billy parti. Ce dernier s’en va en effet, sans laisser de trace (ou presque) ou de nom. De trace ? Un coup de crayon à papier plus tard, Strike peut commencer à mener l’enquête.

Avec Robin, il inspecte donc un bâtiment avec les mêmes dessins de chevaux blancs, tout en cherchant à comprendre qui est Billy. Tout cela le mène dans un bar d’une association politique, le CORE. Pfiou, ça passe tellement mieux en série, tout est plus… rapide, dirons-nous. Vous vous épargnez des dizaines de pages de description, sachez-le ! Et même si j’adore la plume de JK Rowling, ça fait du bien.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! HUNTER !!! Pardon. Ne suivant jamais rien des castings, j’ai hurlé lorsque Strike arrive à CORE puisque j’adore Nick Blood, l’acteur interprétant Jimmy Knight. Quel plaisir de le voir dans ce rôle qui va lui aller très bien, en plus. Purée, c’est là que je me suis arrêté dans ma lecture la première fois tellement c’était long dans le roman, et on en est qu’à seize minutes. Malgré la rapidité et la fluidité de l’adaptation, force est de constater qu’à nouveau, je décroche sur les détails du CORE, parce que l’intrigue ne m’intéresse pas.

Je suis surtout là pour les personnages, après tout. On avance cependant uniquement dans l’intrigue policière parce que nous personnages sont coincés (et pour un moment) dans leur vie, rendant le roman étouffant par des pensées constamment déprimantes des deux héros. Rien de tout ça à l’écran, on enchaîne donc avec Strike qui rencontre un ministre, Jasper Chiswell. Il le recrute autour d’un bon repas parce qu’il veut être protégé, mais rapidement, il est question de Jimmy Knight, à nouveau. Et ça énerve Strike de voir que le ministre sait qu’il cherche le frère, Billy Knight.

Chiswell est alors forcé de reconnaître qu’un photographe a pris Robin et lui en photo devant le repaire de Billy plus tôt. Face à tant d’honnêteté, et surtout la promesse d’un bon salaire en vrai, Strike accepte donc de bosser pour Chiswell. La série tombe alors dans le bavardage, parce qu’il y a un milliard de personnages à évoquer pour la suite de la saison. Malgré mes espoirs, les évocations de chacun se font sans photo ou visage, donc… c’est tout aussi illisible que le roman pour le moment. C’est un peu plus facile à l’écran, on va dire, parce que je connais certains personnages, forcément.

De son côté, Robin refuse une planque pour… aller en thérapie. Ben oui. Elle est encore en choc post-traumatique de son agression de la saison précédente, et les scénaristes profitent de sa séance de psy pour quelques flashbacks de la terrible lune de miel de Matthew et Robin. Comme si on ne détestait pas déjà assez Matthew… J’en veux à JK Rowling qui nous rend Robin détestable à rester comme ça à s’accrocher à un mari qui n’est pas fait pour elle… Et à ne rien dire à Strike de ses crises d’angoisse.

Elle commence donc elle aussi l’enquête de son côté, se renseignant notamment sur Chiswell et sa famille, notamment son fils Raphaël, qui devrait être en prison si son père n’avait pas fait en sorte de réduire sa sentence. C’est utile d’avoir un père ministre. Dans tout ça, Billy est toujours disparu, par contre.

Plus ou moins. Jimmy est capable de retrouver son frère fou et paraît clairement être en train de le torturer. Strike se rend ensuite chez Chiswell et tombe sur sa femme. J’avoue, je suis déçu, parce que dans ma tête, je ne pouvais m’empêcher d’avoir Charisma Carpenter en tête chaque fois qu’il était question de cette femme clairement à percevoir comme une femme trophée – et je dis ça à cause de son rôle dans Veronica Mars, pas de l’actrice.

Le lendemain, Robin entame une mission sous couverture, dans le rôle de Venetia Hall. On nous disait que des lentilles et une perruque lui permettaient de changer d’identité, mais ce n’est pas bien flagrant à l’écran. Par contre, les lieux de tournage sont magnifiques, inévitablement, puisqu’elle se retrouve à bosser pour le gouvernement – en plein pendant les JO dans le roman, mais pas là, les producteurs optant pour quelque chose de moins précis.

Sur place, elle rencontre Izzy, là encore loin de ce que j’en imaginais. Ben mince, franchement, il n’y aura donc personne pour être ce que j’imaginais cette saison ? En même temps, comment imaginer que Paula de Suits allait être castée là-dedans ? Je suis très content de la retrouver et elle s’approprie bien le rôle, surtout qu’elle est tout de même importante à nous faire une première mention de Charlie (aka Charlotte), l’ex de Strike.

Bref, Izzy est au courant de la mission sous couverture de Robin et l’aide à approcher Geraint Winn, l’homme qui menacerait Chiswell et qu’elle décide d’approcher dans son bureau, qu’il partage avec Aamir. Si Aamir est méfiant de cette femme aux yeux noirs, Venetia plaît beaucoup à Geraint, qui a une femme aveugle. La série nous le présente bien plus en gros porc que mon souvenir du roman, et on comprend bien la crisse d’angoisse de Robin quand il s’approche d’elle dans son dos. C’est très bien écrit tout ça, mais c’est aussi bien dramatique, je trouve.

La série en fait peut-être un tout petit peu trop, mais c’est qu’il faut trouver des points d’intérêt dans cette très longue intrigue et cet épisode qui pourrait être inintéressant sans ça. Au moins, cette scène lui permet une petite crise d’asthme en rencontrant Raphaël, plutôt bien casté (mais un peu plus vieux que ce que j’imaginais vu le personnage) et Kinvara, la femme de Chiswell.

Il faut s’accrocher, mais c’est bien plus simple comme ça que dans le roman où il y a des pages et des pages qui séparent les apparitions des noms des personnages. En tout cas, Robin se fait draguer par Raphaël qui pense bien sûr qu’elle est Venitia, une filleule de son père tout de même – soi-disant parce qu’il a une mère italienne d’après Izzy.

On enchaîne ensuite sur une petite fête organisée par Robin et Matthew, ce qui est l’occasion pour nous d’être bien angoissé par le personnage de Matthew, insupportable. Il est insupportable avec Robin, bien sûr, puisqu’il choisit ce qu’elle porte et invite plein de collègues du boulot qu’elle déteste tout en lui reprochant – au moins dans son attitude – d’avoir invité Strike à la fête chez eux. Tss.

C’est aussi l’occasion pour nous de rencontrer Sarah, qui de mémoire n’était pas là dans les saisons précédentes, alors que dans les romans si. Peut-être qu’elle l’était tout de même parce qu’elle est comme je pensais qu’elle serait. Ah enfin quelqu’un qui ressemble à ce que j’imaginais !

Strike, lui vient avec Lorelei, ce qui ne fait peut-être pas si plaisir que ça à Robin. Un nouveau flashback nous révèle alors que pendant sa lune de miel, Robin a eu une prise de conscience bien logique et a voulu quitter Matthew. Avant ça, elle a tenté d’appeler Strike et découvert qu’il était désormais en couple avec Lorelei, au téléphone. Malgré tout, elle a voulu quitter Matthew… mais ça n’a pas fonctionné, parce qu’il a eu la bonne idée d’avoir une infection au poignet.

De son côté, Strike aussi considérait que Robin faisait une énorme erreur, et il voulait l’appeler pendant sa lune de miel. Malheureusement, il a donc découvert l’endroit où elle était et il a dû laisser tomber ce plan. Dès lors, il s’est considéré célibataire en allant dans un bar où il a rencontré Lorelei… AH.

De retour dans le présent, Robin et Strike, plein de regrets des décisions passées (et ça rend peut-être légèrement mieux à l’écran, ça aussi) se rendent dans un petit roadtrip, toujours en quête du meurtre raconté par Billy en début d’épisode. Ben oui, malgré tout, il faudrait voir à ne pas oublier qu’ils ne savent pas si le meurtre a eu lieu ou non.

Ils découvrent dans leur roadtrip vers la résidence de campagne des Chiswell un terrain de golf à l’effigie du fameux cheval blanc, puis une écurie. Petit à petit, ils sont persuadés de s’approcher de la vérité et décident alors d’aller creuser pour trouver, peut-être un cadavre. Euh. Ca me fait percuter deux choses : premièrement, l’épisode avance très vite, j’en ai oublié de parler que Strike a embauché quelqu’un d’autre pour les aider dans cette intrigue tentaculaire. Deuxièmement, je pense bien que le roman est complètement défiguré par cette adaptation.

La personne embauchée par Strike a un rôle tout de même un peu plus conséquent dans le roman, et j’ai l’impression que certains passages sont dans le désordre. Ou alors, c’est ma mémoire qui est embrouillée, mais tout de même… Robin déterre ainsi pour cette fin d’épisode des os qui nous font un très bon cliffhanger, mais qui débarquent trop tôt. Ce n’est pas dérangeant en soi, mais je me demande ce que la série va raconter dans les trois épisodes suivants là, du coup.

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Strike : Lethal White (S04)

Synopsis : Qu’il le dise maintenant ou qu’il se taise à jamais est grosso modo le cliffhanger du roman, mais pas de la saison « Career of Evil » qui se terminait sur le mariage de Robin et Matthew. C’est parti pour une nouvelle intrigue un peu plus politique.

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Pour commencer, j’ai très hâte de voir ce que ce roman va donner une fois adapté à la télévision, parce que vraiment, ce fut souvent une plaie à lire, mais je pense que ça peut rendre très bien à l’écran tant il est… un pavé, tout simplement. Avoir des visages à mettre sur certains personnages ne fera pas de mal, tellement la galerie de personnages est énorme. Puis, au moins, je vais tout voir plus rapidement (j’espère), contrairement à ma lecture du roman qui fut interminable.

Voir aussi : Lethal White : le retour de Strike sur la BBC

Les épisodes étant toujours aussi long sur la BBC, je ne vais pas plus m’attarder ici et me lancer dans le visionnage, ça vaut mieux si je veux me coucher à heure raisonnable. Il y a quatre épisodes dans cette saison 4 (que certains continuent d’appeler « saison 1 », mais IMDB « saison 3 », j’abandonne le combat avec cette série, franchement, la numérotation n’a aucun sens), deux par semaine, donc eh, j’ai deux heures à savourer là !

Note moyenne de la saison : 18/20

S04E01 – 18/20
Même si c’est long et beaucoup trop complexe pour ce que ça pourrait être, force est de constater que l’adaptation se débrouille très bien pour rendre plus intéressante une intrigue qui n’a pas réussi à m’accrocher sur le papier. Le casting est plein de très bonnes surprises avec des acteurs que j’aime beaucoup – même s’ils ne sont pas du tout ce que j’imaginais pour ces personnages – et ça passe finalement mieux à l’écran, la série est magnifique et fait de bons choix.
S04E02 – 18/20
Un an de lecture par-ci par-là en deux épisodes d’une heure. Si j’avais su… J’aurais fait la même chose, puisque je savais. Je me délecte de cette saison qui est construite différemment du roman mais raconte l’histoire avec beaucoup de justesse, rendant justice aux personnages avant tout. Et ça tombe bien, je suis là pour eux. Tout de même, c’est plus simple de suivre tout ça quand tout s’enchaîne. Dommage donc que les quatre épisodes ne soient pas diffusés à la suite – même si ça aurait été indigeste, je sais.
S04E03 – 19/20
Cette adaptation continue d’être vraiment très plaisante. Certes, on voit certains raccourcis pris par rapport au pavé qu’est le roman, mais le scénario ajoute aussi des scènes qui fonctionnent bien et le casting est merveilleusement bien choisi. Je pense que cet épisode contenait les scènes que j’attendais le plus, et c’est une vraie réussite, alors que dire de mal ?
S04E04 – 17/20
Ce dernier épisode mâche tellement le travail de détective qu’il est un peu trop prévisible à mon goût. Les raccourcis et libertés pris par l’adaptation ne fonctionnent pas tous de manière égale, ce qui est dommage, mais n’empêche pas l’ensemble de rester bien solide et agréable à regarder. Et puis, difficile de trop reprocher à une adaptation d’un roman que j’ai déjà lu d’être prévisible, après tout…

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Lethal White : le retour de Strike sur la BBC

Salut les sériephiles,

Bonne et inattendue nouvelle du côté de la BBC ces derniers jours, comme vous l’avez peut-être vu dans la barre latérale du blog ces derniers jours : Cormoran Strike va faire son retour sur la chaîne anglaise pour sa quatrième saison, qui adapte le quatrième volet des aventures du détective écrit par Robert Galbraith (aka JK Rowling) en seulement quatre épisodes. En pleine période de diète de séries, c’est une nouvelle qui fait plaisir et qui nous occupera quatre soirées sur deux semaines, parce que la diffusion anglaise continue d’être bizarre avec un épisode le dimanche soir et un second le lendemain. Allez comprendre.

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Pour rappel, la saison 3 voyait Robin et Strike se rapprocher petit à petit au cours de leur enquête qui se terminait avec Robin en fâcheuse posture. Sauvée de justesse, elle pouvait alors se marier avec Matthew, son fiancé l’enfermant dans une relation tellement toxique qu’elle en est à vomir. Par chance pour elle, dans la série, c’est moins flagrant. La vie perso de Strike est aussi un peu plus laissée de côté… mais pour tous ceux qui lisent les romans, ce mariage était une connerie évidente.

L’avantage de cette série, c’est que comme elle colle aux romans, il n’y a pas grand-chose dont on a besoin de se souvenir avant de se lancer dans la saison 4 : chaque tome propose une histoire conclue, c’est donc pareil pour la série. Après, la saison 3 avait tout de même eu la magnifique idée de nous spoiler le début du quatrième roman, en ajoutant une scène… et il est possible que cette saison 4 fasse pareil, puisque le tome 5, Troubled Blood paraîtra en anglais le 15 septembre.

I do.” 🤦🏼‍♀️ #TomBurke #HollidayGrainger #Strike #Robin #CareerOfEvil |  Tom burke, Tom burke cormoran strike, Career of evil

En tout cas, la saison 3 nous laissait en suspense, avec Strike débarquant au beau milieu du mariage et Robin qui le regarde, hésitant à répondre le fameux « I do » dans le livre. Dans la série, en revanche, elle le dit en regardant Strike… C’est ce qu’elle finit par faire dans le tome 4, mais c’était super frustrant de le découvrir dans la série avant de le lire, surtout qu’on avait tous l’espoir qu’elle dise non après Career of Evil, où Matthew est un pur connard avec elle. Cette quatrième saison adopte donc le tome suivant, Lethal White, où après ce mariage désastreux et la lune de miel, Robin et Strike auront à s’occuper d’une affaire qui les mènera au cœur de la politique anglaise, en plein dans l’organisation des Jeux Olympiques.

Tout cela tombe vraiment bien, puisque j’ai ENFIN terminé le tome 4 il y a quelques semaines, profitant de mes vacances d’été pour me replonger dans ce pavé… Attention, spoilers dans la suite de l’article, je vais vous en parler un peu plus longuement, parce que j’avais prévu de le faire de toute manière.

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Un pavé qui m’a suivi en vacances, dans mon déménagement, et dans plein, plein de trajets…

Concrètement, je n’ai pas aimé du tout ce roman, pour plein de raisons, que je vais évoquer un peu rapidement ici… Tout d’abord, l’enquête policière en elle-même m’a perdue bien rapidement. Autant j’adore l’écriture de JK Rowling, autant elle a le défaut de plus en plus flagrant de vouloir multiplier les personnages dès le début, et ça, pour rien. J’ai dit la même chose avec Ickabog alors que c’est un conte pour enfants ! Concrètement, JKR se rend la vie bien compliquée et n’arrive pas à gérer la manière d’introduire ses histoires, ce qui est tout de même un peu con quand on se rappelle qu’elle a écrit un premier chapitre tout simplement magique à l’époque d’Harry Potter.

Voir aussi : The Ickabog, un nouveau conte signé JK Rowling

L’autre problème, c’est que cette intrigue politique au milieu des JO, ben, j’en avais rien à carrer. D’ailleurs, il faut un bon moment pour en arriver vraiment à l’enquête, parce que tout se fonde à la base sur une rumeur et sur un personnage qui pense avoir vu quelque chose… Autant dire que c’est mince pour accrocher.

Career Of Evil Cb Strike GIF by Cinemax - Find & Share on GIPHYPour ne rien arranger, je suis surtout là pour les personnages, et dans ce tome 4, les personnages sont antipathiques au possible. Robin s’enferme dans sa relation avec Matthew, qu’elle sait vouée à l’échec, qu’on sait toxique à mort, qui est frustrante comme pas permis. De son côté, Strike fait exactement la même chose avec une amante qu’il n’aime pas mais à qui il fait espérer une relation longue durée, pour rien. On en est arrivé au point où j’étais content qu’il recroise Charlotte enceinte et toujours aussi à fond sur lui, tellement j’espérais que ça bouge un peu.

Bref, Robin et Strike sont insupportables sur le papier, à continuer de se tourner autour en ne parlant plus de leur vie privée pour les mauvaises raisons, et surtout à prendre toutes les mauvaises décisions possibles dans leur vie perso, en plus d’une enquête longue et peu passionnante. Résultat des courses ? J’ai acheté le roman à sa sortie en septembre 2018, je l’ai terminé en juillet 2020, cherchez l’erreur. L’avantage, c’est que la saison 4 va débarquer et l’attente du tome 5 est bien courte maintenant !

C.B. Strike's Career of Evil: Part One Will Send A Chill Down Your Spine ~  The Game of NerdsEst-ce vraiment un avantage de voir l’adaptation d’un livre que je n’ai pas aimé ? Eh bien, oui ! J’adore l’actrice incarnant Robin, déjà ; ensuite, j’ai bon espoir que la série rende plus digeste certaines relations en nous évitant de trop nous livrer les pensées des personnages. Je dois bien avouer que j’espère aussi voir à l’écran certains passages géniaux (comme le retour de Charlotte ou le neveu de Strike – parenthèse totalement inutile dans le tome 4 mais qui introduit probablement le tome 5, centré sur la famille de Strike dont on en entend beaucoup parler depuis The Silkworm) et peut-être mieux comprendre tout le méli-mélo politique avec des images. Ce n’est pas gagné quand on connaît ma propension à décrocher des enquêtes policières.

Voir aussi : Critiques Saison 1 Saison 2 | Saison 3

Ah, et pour le principe, même si je dis tout ça, sachez que j’avais trouvé l’identité du grand méchant de ce tome au moins 200 pages avant la fin quand même, et qu’en plus, j’ai eu l’impression qu’à la fin, il me volait une scène avec Robin que j’attendais impatiemment et que je n’aurais pas avant le tome 5, ou la fin de saison 4 (?), si elle existe un jour.

Bref, Strike revient dimanche soir sur la BBC et même si je n’ai pas aimé ma lecture, j’ai hâte de voir le résultat ! Par contre, j’ai moins hâte d’avoir de nouveau envie de retourner à Londres…

Lethal White (Cormoran Strike, #4) by Robert Galbraith

Un nouveau conte signé JK Rowling : The Ickabog

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, je viens vers vous pour vous avouer que je suis hyper énervé après moi-même : j’aurais dû parier il y a des années une forte somme d’argent pour gagner de l’argent. En effet, j’ai toujours dit que JK Rowling avait clairement d’autres récits en stock et que je ne croyais pas au fait qu’elle puisse mettre autant de temps à écrire un tome d’Harry Potter. Pour moi, son éditeur la forçait à ne publier que ça et à espacer la mise en vente pour créer les événements allant autour des sorties qu’on connaissait.

Harry Potter Book GIF - Find & Share on GIPHY

Si je voyais peut-être un peu gros en disant tout ça, il n’empêche qu’elle a confirmé cette semaine sur son compte Twitter qu’elle avait effectivement écrit d’autres choses pendant la rédaction d’Harry Potter. Ainsi, elle nous annonce qu’elle a retrouvé dans un carton un conte qu’elle avait écrit pour ses enfants et que personne d’autre n’a jamais lu. Ben voyons, c’est un peu gros !

Ce n’est absolument pas surprenant quand on voit son rythme d’écriture sur la saga de polar de Cormoran Strike (non, je n’ai toujours pas fini le tome 4), mais bon, feignons comme tout le monde d’être surpris de la nouvelle : il y a un nouveau conte écrit par JK Rowling qui va voir le jour ! Mieux que ça, elle le met gratuitement en ligne à raison d’un chapitre minimum par jour ouvré – du lundi au vendredi donc ! Et elle organise un concours de dessins pour que les fans illustrent gratuitement le tout ! Et elle le vendra en livre mais ne touchera pas un rond dessus, redonnant tout à des associations pour lutter contre le Covid19 !

Nouveau look Cormoran Strike

Voir aussi : Ma critique des épisodes de l’adaptation de Strike

Ah, JK Rowling… Si la suivre sur Twitter est devenu douloureux parce que le temps a fini par lui révéler des défauts – ou du moins une ouverture d’esprit moins large que celle que je lui aimerais sur les questions LGBT et, à vrai dire, sur les questions de racisme – il faut reconnaître qu’elle sait ménager ses effets d’annonce et que son écriture riche, complexe, entraînante est toujours aussi efficace, malgré les années.

Ickabog

Alors, de quoi va bien pouvoir parler ce nouveau conte à l’étrange nom, The Ickabog ? Eh bien, ça se passe il y a fort fort longtemps – il était une fois, donc – dans une contrée fort, fort lointaine qui n’existe en fait pas, et l’Ickabog est un monstre. Difficile d’en dire plus pour le moment, parce qu’il est hors de question de spoiler un texte qui n’existe qu’en anglais pour l’instant (anglais UK ou US, d’ailleurs) et parce que le conte ne sera complet qu’en juillet, pour une sortie en novembre (ah… joyeux Noël), mais à la lecture des huit premiers chapitres, je peux déjà vous donner mon avis, sans trop spoiler.

Voir aussi : Le site officiel pour lire The Ickabog

JK Rowling nous fait avec ce texte du JK Rowling. C’est très efficace, mais moins que l’univers du sorcier à lunettes, très clairement. Ainsi, elle présente un tout nouveau royaume et ne peut s’empêcher de tout complexifier avec une galerie de personnages qui n’en finit plus. Il faut cinq à six chapitres pour tout mettre en place, et même si les chapitres sont courts, cela n’empêche pas que ça reste un peu long pour une mise en place, surtout quand on a que quelques chapitres par jour.

The Defense of Dudley Dursley | Harry Potter Amino
Quand on a deux chapitres au lieu de trois…

Est-ce que ça plaira aux enfants ? Je n’en suis même pas sûr, parce que c’est compliqué comme histoire et qu’il n’y a pas toujours beaucoup de points d’accroche. Oh, l’ironie Rowlingienne est toujours au top et fera sûrement son effet, les adultes passent un bon moment à découvrir cette histoire et il y a de bons messages à tirer de ce début d’histoire (elle semble même vouloir se racheter de la grossophobie qu’elle a mis en place avec les Dursley… mais à sa manière, dirons-nous), mais je vais attendre de voir ce que ça donne.

Une chose est sûre, malgré ce que j’en dis qui semble négatif, je suis déjà bien accroché par l’histoire et j’ai hâte de lire les prochains chapitres, parus aujourd’hui. Du coup, je vous abandonne pour un peu de lecture (à moins que je ne garde ces deux chapitres pour le WE ?)…

Bonne soirée et don’t let the Ickabog bite !