Merry Happy Whatever – S01E01

Épisode 1 – Welcome, Matt – 16/20
Sans être exceptionnelle, la série me semble sympathique avec ce premier épisode. Elle ressemble à ce que j’en attendais, mais m’a décroché quelques rires que je ne m’attendais pas à avoir si vite. C’est bon signe, reste à voir si ça se confirmera par la suite. Une fois attaché aux personnages, ça ira peut-être mieux… mais je comprends son annulation. C’est bien pour se mettre peu à peu dans l’ambiance de Noël, cela dit !

> Saison 1


Spoilers

There’s the Quinn Way, and the Wrong Way.

Trois secondes et déjà une décoration de Noël en extérieur, ainsi que des bonnets. Ca va être rapide le Bingo Séries avec cette série. C’est un peu le but, je reconnais. La série nous introduit son héroïne, qui ramène son mec dans sa famille pour Noël. Elle le briefe une dernière fois avant l’arrivée du père, un policier qui a un humour bien à lui et n’hésite pas à s’en prendre à Matt, son beau-fils.

Il n’est pas exactement ce qu’il attendait pour sa fille, forcément. Les rires pré-enregistrés sont un peu too much pour moi, mais je suis sûr que je vais m’y faire. Un peu de patience, et hop. Allez, l’épisode avance bien vite, et je ne suis pas sûr d’en faire une critique complète, mais il y a des trucs qui me marquent tout de même.

Déjà, la famille envisage dix jours de décoration de Noël. C’est tout ? Mais c’est horrible. Le but est assez clair, chaque épisode couvrira une tradition de la famille qui en a plein, mais concentrée sur dix jours. Emmy, le personnage principal, est heureuse de ramener Matt chez ses parents… et ça vire à la catastrophe quand il lui demande à la faire la sieste avant de rencontrer le reste de la famille.

Ce n’est pas ce qui lui arrive et nous étions aussi peu prêts que lui à faire la rencontre de Sean, Joy, Pats ou Alan. Ca fait beaucoup. La sœur insupportable, le père psychopathe, le frère fan de foot qui veut que tout le monde soit d’accord avec lui. Eh, on sent bien le problème, là : la famille veut tout contrôler. Et ils ont des enfants, en plus, ça n’arrange rien.

En même temps, je n’imaginais pas autre chose pour cette série. Ashley Tisdale arrive enfin, et j’avoue que ça m’aide à accrocher à la série. Je l’aime directement à débarquer en pleine engueulade et à se faire demander en divorce devant toute sa famille. Enfin, pas la mère, qui n’est plus là, du coup.

Le mari se barre après avoir critiqué la cuisine de la mère et révélé à tout le monde qu’il n’avait pas fait l’amour depuis un an, mais pas avant que Matt ne revienne des toilettes sans savoir ce qu’il se passe. Le pauvre. Matt tombe donc pile à temps pour la rupture. Toute la famille s’isole donc autour de Kayla, et ça laisse le temps à Matt d’aller voir les autres conjoints des frères et sœurs d’Emmy, sa copine.

Le timing du divorce de Kayla et Alan est vraiment mauvais : il leur révèle qu’il veut demander Emmy en mariage pendant les vacances de Noël. C’est mal barré, clairement. Les conjoints de la famille lui proposent de remettre ça à plus tard, surtout qu’il s’apprête à découvrir la famille Quinn et toutes les difficultés qu’il y a à vivre dans cette famille toxique. Ils passent toutes leurs vies ensemble, et ça pose problème aux conjoints.

On comprend vite de quoi il en retourne avec Kayla, qui se débrouille pour récupérer le lit de sa chambre d’enfance et virer Matt de celle-ci, alors qu’il devait la partager avec Emmy. Comment refuser quoique ce soit à Kayla qui vient de se prendre un divorce dans la tronche, en même temps ?

Pour ne rien arranger dans cette famille et cette saison, le fils du frère d’Emmy décide de s’asseoir face à ses parents pour leur faire une grande révélation et un coming out… Il est athée. Ce n’est pas du tout un problème pour ses parents… jusqu’à ce qu’il demande à ne pas aller à l’église le soir de Noël. Dans cette famille ? Bon courage !

Même si le beau-père refuse évidemment le mariage de Matt et Emmy, il est évident que Matt révèle aussitôt à ses futurs beaux-frère-et-sœur qu’il a bien l’intention de la demander malgré tout en mariage. Ils ont beau lui dire de ne surtout pas faire ça, Matt veut le faire et il insiste. Et il le fait en essayant de rendre service encore et encore à son beau-père, même s’il ne veut pas d’aide.

Le beau-père finit sans trop de surprise à l’hôpital, carrément. Il est fort ce Matt : il détruit une décoration traditionnelle de la famille qui représente aux yeux de son beau-père sa femme, puisqu’il s’agit d’un ange. Il blesse son beau-père. Et il tombe du toit, s’évanouissant à la vue du sang de son beau-père. Merveilleux. Il ruine au passage la tradition de l’éclairage des lumières de Noël.

Tant qu’on est à l’hôpital, on a quelques bons gags sur Matt qui est un peu un boulot ou Kayla qui essaie de parler au poisson de l’hôpital, seul aussi pour les fêtes, et même de le voler. L’autre sœur d’Emmy essaie d’avoir des enfants, en vain, et le frère angoisse que son fils annonce au grand-père qu’il est athée. Il n’ose finalement pas le faire. Tant mieux, il y a encore quelques épisodes en stock.

Au cours de ceux-ci, on pourra sûrement suivre Matt faire du chantage à son beau-père, j’imagine, puisqu’il sait désormais qu’il est amoureux de son infirmière – qu’il connaît d’avant, apparemment. Ah les petites villes américaines.

Finalement, l’éclairage traditionnel de la maison de famille ne peut pas se faire… Alors, ça se fait dans la salle d’attente de l’hôpital. Allez, pourquoi pas. La série est un peu plus lente à démarrer que ce que j’imaginais, mais elle m’a fait rire quelques fois, je dois dire. Le suspense est lancé pour les neuf jours restants à Matt et Emmy : Don, le père, essaie donc de faire en sorte que sa fille reste après les fêtes en la forçant à rencontrer Ted, à qui il fait du chantage pour qu’il lui offre un emploi. Ma foi, ça se regarde.

> Saison 1

Merry Happy Whatever (S01)

Synopsis : Pour Noël, Emmy décide de ramener dans sa ville natale son copain Matt. Pour la première fois, il va donc pouvoir rencontrer toute sa belle-famille.

Pour commencer, même si j’ai Riverdale à avancer, j’ai décidé de regarder cette série pour tenter de faire genre j’ai à peu près eu des séries dans mon Challenge Séries, même si ce ne sont pas du tout celles qui étaient prévues. Au-delà de ça, j’avais besoin d’arriver à 50 pour mon calendrier de l’avent/top 50… et on est au mois de décembre, alors une petite série de Noël pas prise de tête, ça va me faire du bien ! En plus, elle peut me rapporter des points de Bingo Séries simplement. Enfin, j’en ai beaucoup entendu parler et je regrettais d’être passée à côté l’an dernier.

Bref, beaucoup de mauvaises raisons de commencer cette série… et je n’ai même pas encore évoqué Ashley Tisdale. Voyons voir ce qu’elle donne !

Note moyenne : 16,75/20

S01E01 – Welcome, Matt – 16/20
Sans être exceptionnelle, la série me semble sympathique avec ce premier épisode. Elle ressemble à ce que j’en attendais, mais m’a décroché quelques rires que je ne m’attendais pas à avoir si vite. C’est bon signe, reste à voir si ça se confirmera par la suite. Une fois attaché aux personnages, ça ira peut-être mieux… mais je comprends son annulation. C’est bien pour se mettre peu à peu dans l’ambiance de Noël, cela dit !
S01E02 – Harmony – 15/20
Bon, je pense que la saison va rester sympathique de bout en bout, sans jamais être plus que ça. En même temps, c’est ce que j’en attendais… Alors ça me va parfaitement. Ca me met progressivement dans l’ambiance de Noël et je continue de penser que c’est une bonne idée de proposer une série de Noël pour le mois de décembre… même si rien ne peut vraiment surprendre au sein de celle-ci !
S01E03 – Interference – 16/20
Oh, je suis surpris par la tournure de certaines intrigues et je trouve toute la famille un peu plus attachante dans cet épisode. L’humour prend bien et de nombreux quiproquos sont enfin mis en scène, ce qui aide bien l’épisode. Cela manquait un peu dans les premiers épisodes : je suis un grand fan de séries mettant en scène des quiproquos après tout.
S01E04 – Happy Mall-idays – 16/20
Vraiment la série est de qualité très constante et fait un bon divertissement peu prise de tête en ce mois de décembre. Je regrette de ne pas l’avoir vu l’an dernier, mais j’ai bien fait d’attendre d’être de nouveau en décembre pour la voir. Le fait que ce soit une série permet de bien faire le tour de tous les clichés et traditions possibles pour Noël… ça change des épisodes qui expédient tout en trois scènes !
S01E05 – Twas the Night Before the 4th Night of Hanukkah – 18/20
Les différentes intrigues des épisodes précédents se réunissent et culminent dans cet épisode qui parvient très bien à réutiliser un tas de détails pour faire fonctionner l’humour à tous les niveaux. La comédie fonctionne bien et réussit à tirer profit de tout ce qu’elle a dans le ventre pour nous proposer un 24 décembre très sympathique à regarder… mais probablement pas à vivre. Pas grave, nous ne sommes pas de la famille !
S01E06 – Merry Ex-Mas – 17/20
Ben ça alors ! Je n’ai plus envie d’être à Noël, merci la série ! Non, je plaisante, bien sûr, mais pour une série de Noël, je suis surpris par certains choix faits autour de cet épisode. Outre le titre qui spoile un peu trop à mon goût, et même si on sait que tout sera réglé d’ici la fin de la série dans deux épisodes (c’est trop court !), c’est étonnant de voir une série de Noël prendre cette direction pour un 25 décembre.
S01E07 – Christmas Break – 18/20
Cet épisode est une vraie bonne surprise, parce qu’il a réussi à me décrocher de vrais éclats de rire. Peut-être que j’ai regardé les précédents trop vite, d’une traite, et que ça m’a empêché d’être vraiment à fond dedans contrairement à ce que je pensais. L’attente entre les épisodes donne envie de revenir voir les personnages et fait rire bien plus. Les sitcoms familiales comme ça me manquent, en fait, il va falloir que je m’y remette. Quant à l’épisode, c’était assez classique, mais je n’ai pas envie que la série se termine, maintenant !
S01E08 – Ring in the New Year – 18/20
La série précipite quelque peu sa fin, et je trouve ça dommage… Ceci étant dit, cet épisode final fonctionne bien, et c’est une bonne fin de série, alors pas de regret. C’est une bonne série pour ce début de mois de décembre, ça met bien dans l’ambiance des fêtes, j’ai ri un peu et voilà. Peut-être que cet épisode aurait pu y aller moins fort aussi dans le côté mélodramatique pour être vraiment parfait.

Euphoria – S01E09 (spécial)

Épisode 9 – Trouble Don’t Last Always – 20/20
Pour un épisode spécial, c’est un épisode spécial. Le choix est osé, c’est quasi-impossible à critiquer (cela dit, j’essaie quand même), mais c’est, comme toujours avec cette série, parfaitement brillant. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais, mais j’ai adoré ce long épisode beaucoup trop court (oui, oui) et les développements qu’il apporte, l’air de rien, loin de tous les champs du possible du cliffhanger de la saison 1. Un épisode improbable, donc, mais réussi, et complètement hors du temps. Comment ça, ça a duré une heure ?

Saison 1Saison 2
> Episode spécial sur Jules


Spoilers

I love talking to you, because we talk about the real shit.

Je ne sais pas comment classer cet épisode exactement dans le chapitrage en saison, mais je viens de découvrir que cet épisode spécial d’Euphoria est en ligne. OCS le nomme épisode 9 de la saison 1… Alors euh, je vais en faire autant. C’est la première partie d’un double épisode, et je n’ai juste pas été capable d’attendre plus longtemps pour le voir maintenant que j’ai découvert qu’il était en ligne. J’avais noté qu’il était pour le 8 décembre, je découvre par hasard sur Twitter qu’il est dispo depuis le 5.

Au moins, ça veut dire que tout ce que je fais pour éviter les spoilers fonctionne bien. Un peu trop, peut-être. Est-ce que j’ai lancé l’épisode sans me remettre en tête tout ce qu’il s’était passé l’an dernier ? Oui. Est-ce que la série ne me le rappelle pas non plus ? Oui. Super. Ce n’était pas utile pour la claque qu’il représente en tout cas.

On retrouve donc Rue toute heureuse en couple avec Jules. Elles ont leur propre appartement désormais et Jules a une présentation importante de ses œuvres. Le paradis ? Il cache une part d’ombre avec Rue qui ne met pas longtemps à se droguer à nouveau. Et c’est à peine fait qu’une transition nous ramène à la Ru qu’on connaît, défoncée avec ses pulls à capuche, tentant de convaincre son parrain qu’elle a tout arrêté. Mouais. Le fantasme était bien mieux, et il nous faisait oublier la crise sanitaire.

Cet épisode manque clairement de sa voix off et ne reprend pas vraiment sur le cliffhanger de l’an dernier, alors c’est étrange. Il s’agit d’une transition entre les saisons, je sais bien, mais ça se fait donc sans lien avec l’épisode précédent. L’absence de lien est totale : nous sommes loin du rythme effréné de la série, puisqu’on reprend sur un épisode d’une heure, nous présentant… une simple conversation entre deux personnages. Il m’a fallu un certain moment pour le comprendre. C’était étrange, mais le tout se passe dans un diner avec un mètre de distance entre les acteurs. Facile.

Il est aussi étrange de regarder cet épisode emmitouflé dans un plaid, alors que j’avais l’habitude de regarder la série en pleine canicule, mais on en est tous là. Qu’est-ce que je suis heureux de retrouver Zendaya, en tout cas !

Oui, la série et son actrice me manquaient, même si c’est bavard et même si je ne suis pas à fond derrière cette idée d’épisode bavard. En vrai, je dis ça, mais ça m’a totalement réveillé de savoir qu’il y avait un épisode. J’étais pourtant parti pour aller me coucher quand j’ai vu passer l’info de cette mise en ligne et… Je n’ai pas tenu deux minutes ma résolution d’aller me coucher.

Les grimaces et les moues de Zendaya me refont ma soirée, et probablement ma soirée. Ah, et ça me fait déjà des points du nouveau Bingo Séries puisque l’épisode a lieu en plein réveillon de Noël (quel meilleur moment pour une réunion avec son parrain des AA ??) et que les personnages sont filmés à travers la fenêtre du restaurant où ils sont pendant plus d’une heure. Allez, on ne va pas se mentir, ce n’est pas un épisode qui se critique comme je le fais habituellement. C’est une conversation. On ne résume pas une conversation comme ça. Tout est fluide, tout est génial et tout… me donne envie d’écouter les personnages plutôt que de prendre des notes.

On découvre en même temps que Rue que le parrain dont j’ai oublié le nom (Ali) s’appelle en fait Martin, et c’était marrant à voir. Avant ça, j’ai aimé sa tirade sur l’addiction qui est une maladie, maladie qui n’est vue comme telle par absolument personne. L’avantage de cette conversation, c’est qu’elle permet de beaucoup mieux connaître ces personnages paumés. Les failles de Rue sont ainsi largement explorées. Je n’ai pas le souvenir que la première saison explorait autant ses faiblesses : ici, il est très clair que la mort de son père n’est toujours pas digérée.

Elle en veut encore à Dieu, quoiqu’elle en dise, et cette conversation déconnectée de tout le reste, y compris de la crise de coronavirus finalement, nous le fait clairement comprendre. Ali évoque aussi, en creux, le Black Lives Matter, inévitablement, et les difficultés à mener des révolutions. Son conseil à Rue ? Croire en la poésie, parce qu’elle est malade et que c’est la seule chose qui lui permettra de rester à la surface. Pfiou. Zendaya. Le talent de cette actrice, putain. Je suis sur le cul, tout simplement. Franchement, Ali est doué comme acteur – meilleur que dans Fear the Walking Dead d’ailleurs – mais il n’est rien par rapport à Zendaya.

La production minimaliste de l’épisode sublime encore plus son jeu d’actrice, je trouve. Oh, minimaliste… Il y a bien un traveling réussi, il y a bien un plan qui rappelle un tableau d’Edward Hopper (Nighthawks), il y a bien la transition de début d’épisode, il y a bien des plans audacieux, ou au moins originaux, et, évidemment, il y a bien un passage musical absolument brillant quand Ali sort fumer et que Rue reçoit un message de Jules avec une chanson qui reflète parfaitement l’état de Rue. Pendant ce temps, ce pauvre Ali galère à parler à sa famille, et notamment sa fille.

L’acteur est peut-être bon, mais je dois vous avouer que je m’intéresse surtout au personnage de Rue. Cela ne surprendra personne, cela dit. J’étais donc content que la série y revienne juste après cet intermède musical digne d’une coupure pub finalement. Rue pose évidemment la question de Jules, de savoir quoi faire de son envie de rencard avec et de couple heureux.

Ali botte étrangement en touche (il y a peut-être à creuser de ce côté-là ?) pour demander conseil à leur serveuse, Miss Marsha, qui est dans sa dix-septième année de sobriété. Elle est de bons conseils, rappelant à Rue qu’il faut se concentrer sur ce qu’elle veut vraiment – guérir. En plus, Jules n’est probablement pas une bonne idée pour Rue, puisqu’elle l’accuse encore d’être responsable de sa rechute, alors qu’Ali souligne avec beaucoup de justesse que, peut-être, avoir de la drogue dans sa chambre n’était peut-être pas une bonne chose pour rester sobre.

Je l’ai beaucoup aimé dans cet épisode Ali, alors que je ne sais plus ce que je pensais de lui avant. Là, il est très clair dans l’analyse de la relation Rue/Jules. Il repère immédiatement le problème qui n’était pas toujours si évident à voir en saison 1 où l’on se laissait facilement emporter par Rue : notre héroïne est amoureuse et elle se monte toute seule un énorme film sur sa relation avec Jules. Cela n’a jamais été une relation de couple, juste des baisers et du bien être qui n’était pas clarifié entre elles.

De toute manière, Rue en revient à la surface de ses problèmes à parler de Jules. Il y a la relation à son père mort, mais il y a aussi la relation à sa mère, qu’elle a menacé avec un bout de verre. Malgré ça, elle n’impressionne pas Ali – et elle lui affirme aussi qu’elle n’a pas fait son tatouage à la lèvre. Elle voit tellement Ali comme une bonne personne qu’elle n’arrive pas à l’imaginer comme quelqu’un de terrible, alors que c’est évidemment le cas : il est quelqu’un de terrible. C’est l’occasion pour nous de découvrir qu’il a deux filles et que, malgré ça, il a tout de même reproduit son schéma familial, à frapper la mère de ses enfants alors qu’il avait passé vingt ans de sa vie à envisager de tuer son père qui frappait sa mère.

Ces personnages sont terribles. Ces personnages sont déprimants. Pourquoi ça fait tant de bien de regarder cette série quand tout le monde y est si éclaté ? Je pense sincèrement que c’est le choix d’aborder de front des sujets qui sont trop souvent des batailles silencieuses ou aseptisées par les scénaristes qui veulent juste de bonnes histoires. Peu de séries prennent vraiment le temps de poser deux personnages pour qu’ils parlent pendant une heure. Peu de séries peuvent se le permettre et sortir un aussi bon épisode, cela dit.

Ce bottle episode est une réussite pour ça : ces personnages en ressortent encore plus attachants et encore plus incroyables. Rue qui écoute la vie d’Ali, continue de penser qu’il est quelqu’un de bien, puis lui avoue qu’elle n’a pas l’intention de rester en vie assez longtemps pour atteindre le fond qu’il a atteint… C’est à couper le souffle. Je suis tellement bon public pour cette série – mais c’est précisément ça qui est le plus fou, ça n’a rien à voir avec la série que l’on a connue il y a un peu plus d’un an.

Voir aussi : Ce que c’est qu’un bottle episode

Oh, oui, il est question de la colère, du niveau de colère et de rage auquel on est confronté quotidiennement, mais tout ça n’est pas le cœur de l’épisode. Les personnages sont dans une bulle, dans cette poésie si chère à Ali. Ils ne refont pas le monde ; ils ne refont même pas leurs vies. Ils sont juste là, à parler de ce qui est important pour eux. Et j’ai envie de revoir l’épisode avant même de l’avoir terminé. Il m’a réveillé, vraiment.

Et cette prestation de Zendaya. Je sais que je suis en boucle, pardon, mais ce long silence quand Ali lui demande la manière dont elle veut que sa famille se souvienne d’elle ? C’était brillant, à la fois dans l’écriture et dans le jeu. Tout ça pour finir en rire ? Incroyable. Je suis trop élogieux, je sais. Je sais que cet épisode va diviser, que beaucoup risquent de le détester… mais il est parfait. J’ai ri, j’ai eu de la peine, j’ai été captivé pendant une heure sans la voir pleurer et, bordel, j’ai même fredonné sur l’Ave Maria final. C’est dire si j’étais à fond.

Bref, vivement le prochain épisode, tout simplement, parce que je manque de séries comme ça en ce moment. C’est typiquement le genre de séries pour laquelle je n’ai plus aucune limite. Il faut que je voie l’épisode, c’est tout. Et c’était un chef-d’œuvre, un petit bijou, que j’ai vraiment envie de revoir. La dernière scène, dans la voiture, avec Rue qui déprime en regardant la pluie en ce soir de Noël. So relatable, sans l’être car je n’ai jamais été dans sa situation. Brillant.

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neXt – S01E06

Épisode 6 – File #6 – 14/20
Meh. L’épisode continue sur sa lancée, mais les scénaristes ont du mal à trouver un équilibre entre leur multitude de personnages parmi lesquels peu sont vraiment développés et/ou intéressants. Comme en plus ceux que j’aime bien font de la merde dans cet épisode, j’ai eu du mal à être convaincu. Je continue de penser que la série avait beaucoup de potentiel, mais que celui-ci est mal exploité. C’est frustrant !

> Saison 1


Spoilers

Where is my mom and dad?

C’est reparti pour un petit épisode, et ça me fera du bien après une journée interminable qui est tout de même passée trop vite. Enfin… J’espère que ça me fera du bien, je ne suis pas convaincu avec cette série qui a eu tendance sur les derniers épisodes à partir un tout petit peu trop en vrille pour moi. Cela semble être de nouveau le cas avec cet épisode qui reprend avec un trafic de produit de Biomotion.

Pendant ce temps, en Californie, on retrouve la fille de Paul endormie dans sa voiture. En en sortant, elle tombe sur son père qui se trouve… sur la voiture. Allons savoir quel est l’intérêt ici de faire ça, mais on imagine que c’est pour voir s’il y a des caméras aux alentours. Il devrait le savoir pourtant puisqu’il emmène sa fille dans sa forteresse de solitude.

OK, il n’aime pas ce nom, mais c’est très exactement ça. Ainsi donc, il a une base hors circuit depuis tout ce temps ? Il a beau nous dire ça, il y a des caméras partout, et des ordinateurs à l’intérieur, j’ai un doute tout de même. Sa fille aussi : elle lui demande s’il compte vraiment trouver la solution par lui-même alors que le FBI n’y arrive pas, mais il ignore le problème et assure qu’il en sera capable.

Après, il assure aussi à sa fille qu’ils sont tranquilles, mais il a clairement de plus en plus d’effets secondaires de sa maladie. Il se met ainsi à parler avec Ted qui débarque dans l’entrepôt pour le narguer. Il est évident qu’il s’agit d’une hallucination, même pour Paul ça devrait être évident, mais il ne s’en rend pas compte.

Sa fille, en revanche, se rend bien compte qu’il y a un souci avec son père. Elle recommence donc à le questionner sur ses symptômes et sa maladie… une fois de plus, en vain. Il ne veut rien dire, mais il la laisse lire les documents médicaux sur ses insomnies, tout de même. Abby s’isole alors pour digérer les infos… mais cela laisse Paul seul dans l’entrepôt, ce qui n’est pas une bonne idée.

Il se met à entendre neXt qui lui promet de trouver un remède pour sa fille, parce qu’il y a assez de données médicales en ligne pour trouver une contre-protéine efficace. Hmm. J’aime bien les intelligences artificielles, mais elles ont des limites tout de même. On va mettre tout ça sur le compte d’une hallucination de Paul, surtout qu’il enchaîne en parlant à une Abby enfant. Pas bien crédible, tout ça.

Il se rend donc compte qu’il est encore en train d’halluciner et sort à son tour pour parler avec Abby qui a décidé de ne pas avoir d’enfant pour ne pas refiler la maladie à un enfant. Hmm. Ce n’est pas comme ça que ça marche la vie, surtout qu’elle n’est même pas sûre que son enfant choperait la maladie. Bref, ça me paraît radical et gros comme décision… mais venant de cette série, pourquoi pas.

Reste à savoir si cette Abby est la vraie ou non, cependant. Avec Paul, je me dis qu’il a très bien pu paumer sa fille quelque part et continuer à l’halluciner ensuite.

Je pense que c’est surestimer la série de penser ça, par contre. Je veux dire… on enchaîne ensuite avec Paul parlant au cadavre d’un pendu, puis à lui-même qu’il hallucine et à… lui-même, encore. Oui, oui, trois Paul pour le prix d’un. C’est trop pour moi, surtout qu’on n’était pas sûr de la qualité à la Orphan Black, hein.

Ne supportant plus les hallucinations, Paul choisit alors de se faire une petite thérapie par l’électrochoc, parce que pourquoi pas. En revanche, la série y va trop fort dans ses musiques dramatiques et à suspense. Ça devient lourd et je le pensais déjà la semaine dernière. Paul ? Il survit bien sûr, mais c’est pour mieux avouer à Abby qu’il ne se souvient plus de son nom. Charmante, cette relation père-fille. Et au secours, pourquoi Abby décide-t-elle ensuite de s’inquiéter pour son père et de prendre les pires décisions possibles ?

Le vrai Ted, celui qui n’est pas hallucination, est bien occupé cette semaine. Toujours aux ordres de neXt, on le retrouve en train de coucher avec sa femme et de se dire super heureux… Mais ils sont interrompus par un coup de fil professionnel, évidemment. Ted a décidé de faire une confiance aveugle à neXt désormais, mais on sait que c’est la pire des idées.

Il organise donc une conférence de presse avec Singapour pour parler de NeXt et de ses ambitions de devenir un nouveau leader mondial. Il est clairement prêt à devenir un nouveau Dieu avec son intelligence artificielle là. Il a vraiment une sale tronche en plus, un vrai méchant. Ca m’a soulé de voir Abby l’appeler.

Elle décide donc de l’appeler pour lui balancer toutes les infos qu’elle a. Rah. Je l’aimais bien pourtant, elle… Mais là, elle fait tellement de merde. Elle contacte son oncle, lui explique pour la maladie de son père, les électrochocs, son emplacement… Le tout pendant que son père trouve enfin un peu de repos. Comme par hasard !

Pas un instant elle ne trouve étonnant que son oncle veuille savoir absolument où elle est ou ne lui demande de connecter un téléphone à l’ordinateur sur lequel est le disque dur. La voilà donc qui se rend complice du formatage du disque dur qui aurait pu sauver le monde. Et elle a beau raccrocher ensuite au nez de son oncle en comprenant qu’elle a été manipulée, c’est bien trop tard pour ça. Forcément.

Quand il le découvre, Paul est un brin vénère, mais finalement, ça l’aide à comprendre le rôle grandissant de son frère dans les manipulations de neXt. La fin d’épisode le voit donc quitter au plus vite l’entrepôt avec sa fille, parce que bien sûr, leur localisation est compromise désormais.

Lorsqu’on reprend ENFIN sur le cliffhanger de la semaine dernière, c’est pour mieux voir Shea et son mari réussir à se libérer. Ils prennent aussitôt un fusil et se mettent en tête de rattraper le grand-père qui a une bonne longueur d’avance sur eux. Soit. Shea contacte également Ben pour lui demander de tracer sa voiture parce qu’Ethan a été enlevé.

Cela dit, après le cliffhanger de la semaine dernière, je ne suis pas convaincu qu’Ethan se laisse embarquer comme ça. Il a eu tendance à s’énerver un peu dans les premiers épisodes, tout de même. En plus, les mensonges du grand-père comme quoi ses parents étaient d’accord pour qu’il l’embarque, ce n’est pas super crédible. Pourtant, ça semble avoir un effet sur Ethan qui sort la main du sac à dos dans lequel se trouve le flingue de sa mère. Allons bon.

En parallèle, Tyler et Shea s’engueulent bien évidemment. Il y a de quoi : elle a légèrement menti depuis le début de leur relation sur la mort de son père qui n’est, apparemment, pas si mort que ça. Je peux comprendre qu’elle ne veuille pas parler d’un père emprisonné à vie au premier rencard, m’enfin, quand t’as un gamin avec, autant le préciser, tout de même, non ? Ce n’est pas comme si la prison à vie était un truc sûr. J’ai vu assez de séries et de films pour savoir que ce n’est jamais touut à fait un plan sûr.

Le plan du grand-père me paraît bien plus sûr à emmener Ethan dans un aéroport en lui parlant de son arrière-grand-père. Ca me paraît assez logique. Ben et Shea sont sur le coup, à communiquer au téléphone pour tenter de retrouver Ethan. Quelle tristesse pour un acteur de se retrouver coincé dans des scènes au téléphone comme ça.

Allez, ça n’empêche que ça prend du temps de s’échapper en avion pour aller au Mexique. Du temps, de l’argent et un ouvrier qu’on maltraite pour réparer l’avion au plus vite. Une fois que c’est fait, le grand-père n’hésite pas à poignarder ce pauvre ouvrier tout gentil avec lui… pour finalement découvrir quand il rejoint Ethan que celui-ci a un flingue. Si le gamin n’hésite pas à braquer son grand-père, je dois dire que j’ai eu du mal à ne pas rire de le voir avec son crucifix en train de menacer un adulte.

Ca reste un flingue, donc dangereux, mais il n’avait pas beaucoup de crédibilité Ethan, il était évident qu’il n’allait pas tirer. Heureusement pour lui, sa mère et son père finissent par arriver. Armée du fusil, Shea a bien plus de succès pour isoler son père de son gamin et… le tuer de sang-froid ? On ne nous montre pas de cadavre, alors j’imagine qu’il est encore en vie, mais pour l’instant, on est supposé croire que Shea n’a pas hésité à tuer son père. Soit.

Tyler n’est pas trop heureux en tout cas. Une fois Ethan endormi, il essaie de confronter Shea sur ce qu’il s’est passé, mais aussi sur de possibles autres mensonges. Le problème, c’est qu’il y en a d’autres. Elle abuse là. Elle lui raconte enfin son passé, et elle arrive à être bien touchante, parce qu’évidemment, elle a un passé de merde, ce qui la rend heureuse de savoir que son père est mort.

Il a beau être triste pour elle, Tyler n’est pas sûr de pouvoir encore faire confiance à Shea. Il décide donc d’emmener Ethan chez ses parents à lui, qui ne sont pas des meurtriers en puissance. C’est effectivement une étape logique : Ethan sera plus en sécurité là-bas qu’auprès de sa mère.

Sinon, j’ai raté une étape, je crois. CM et Gina ne sont plus à l’hôpital, mais dans un camp de SDF ? Je ? Bon. D’accord, c’était dangereux l’hôpital, je comprends… mais ils n’ont servi à rien. Les scénaristes n’ont plus rien à leur faire faire, c’est fou. Je le sentais bien dès le départ que cette équipe autour de Shea allait être un poids mort, mais dans cet épisode, c’est flagrant. Il y a des acteurs bien payés pour pas grand-chose.

> Saison 1