Reacher (S01)

Synopsis : Jack Reacher est accusé à tort d’un meurtre, mais il va vite découvrir qu’il est plus impliqué qu’il ne le pensait dans ce crime.

Pour commencer, je ne sais pas si la série va me plaire, et je suis même à peu près sûr qu’elle va me déplaire. Je sais que ça n’a donc pas tellement de sens de la regarder, mais j’ai décidé de me lancer quand même sans rien en savoir d’autre que le casting, pour voir si j’allais accrocher ou non. Il faut se lancer des défis parfois quand on est sériephile, et surtout, sans NCIS, NCIS Hawai’i et Walker cette semaine, je manque d’une série procédurale avec de l’action et une enquête.

Ajoutez à cela une bonne promo de la part d’Amazon Prime Video qui diffuse la saison 1 aujourd’hui, et voilà, je me suis embarqué dans un visionnage du premier épisode pour me faire une idée. L’idée est claire : ce n’est pas une série qui va me fasciner, mais je pense tout de même que je vais regarder cette courte saison de huit épisodes. Juste, je vais espérer que personne ne me spoile, parce que je ne me vois pas enchaîner les huit épisodes d’un coup. Par contre, les regarder de temps à autres durant les semaines à venir, pourquoi pas.

S01E01 – Welcome to Margrave – 14/20
Le héros de la série a ses côtés sympathiques et l’intrigue en fil rouge réussit à donner envie de voir la suite, mais c’est un épisode qui annonce une série qui ne révolutionnera pas son genre. Franchement, elle n’invente rien et on a juste affaire à une histoire très classique. Ce n’est pas désagréable pour autant, une petite série procédurale à fil rouge de plus. Si je le dis autrement, ça se regarde tout seul et y a un ship qui réclame des shippeurs.

How I met your father – S01E04

Épisode 4 – Dirrty Thirty – 12/20
Ce n’est toujours pas ça, mais la série a réussi à me faire rire – vraiment rire – une fois cette semaine. On progresse. Je sens toujours le potentiel de la série, mais elle cherche trop à vouloir nous dire qu’elle est fun et jeune pour l’être vraiment. Je continue d’avoir l’impression de voir des vieux tentant des blagues de jeunes – de d’jeun’s même, et c’est gênant parce que ça ne prend pas autant que ça devrait. En tout cas sur moi. Je dois être du côté vieux désormais ? J’ai l’impression que toutes les blagues ont vraiment quelques années de retard et que c’est drôle par accident uniquement.

Spoilers

Sophie fête ses 30 ans.

We’re the same age, but we’re not at the same stage.

Honnêtement, rien que le titre de l’épisode ne me dit rien qui vaille, et cette scène d’introduction n’arrive toujours pas à me convaincre. J’aime pourtant cette actrice, mais non, ça ne passe pas. Bon, passons vite, comme les scénaristes, pour en revenir aux trente ans de Sophie. C’est l’intrigue de l’épisode, mais elle divise tout de même les personnages en plusieurs sous-intrigues, inévitablement.

D’un côté, nous avons donc Sophie qui s’apprête à avoir trente ans en organisant avec Valentina une super soirée sur le thème « Dirrty ». Euh ok ? Je veux bien qu’à trente ans, il existe deux types d’état d’esprit, m’enfin quand même, ça sonne plus thème de vingtaine que de trentaine. Inévitablement, elle est en décalage avec Drew ensuite, puisque lui lui propose un rencard on ne peut plus classique où il excite Sophie en étant un vrai adulte qui commande une bouteille de vin parfaitement random mais sans regarder la carte. Hmm… Gênant comme tout, surtout quand on revient à Kim Cattrall.

Le rencard reste plutôt sympathique à voir et à vrai dire, j’ai bien aimé le personnage de Drew avec son côté rétro. Les blagues sur les taxis sont toujours aussi convenues que celles de la semaine dernière, et d’autant moins réussies qu’on enchaîne avec un chauffeur hyper patient, mais ça fonctionnait plutôt bien.

En parallèle, nous continuons de suivre aussi les autres personnages dans la préparation des trente ans. C’est super bizarre à voir aussi, car Jesse et Sid en sont à faire des jeux de langage dignes de collégiens à vouloir inventer de super concepts (non) et s’en approprier le nom (pour ?). Genre, sérieusement, j’avais envie de dire à tous ces personnages de devenir adultes au lieu de se comporter comme des ados de quinze ans. Et je sais de quoi je parle, j’en surveille un certain nombre d’heures dans la semaine… et il y en a des plus matures que certains personnages de cette série. Gê-nant.

Sid a désormais une bague de fiançailles pour hommes dont il est fier, mais dont tout le monde se moque. Allez comprendre pourquoi ? La blague ne fonctionnait pas, à aucun moment de l’épisode. C’était lourd et triste de faire ce genre de blague qui frisait les attitudes toxiques de la série d’origine. En revanche, aussi facile soit celle sur le fut de bière qui tombe dans les escaliers, ça, ça fonctionnait. Oui, je suis un public facile, mais je crois que c’est la première fois que je riais vraiment devant la série.

En tout cas, la soirée qui devait être exceptionnellement trash change du tout au tout quand Sophie se retrouve à inviter Drew à son anniversaire, un peu par surprise. Il voulait la revoir dès le lendemain du rencard et elle ne se voyait pas refuser. Par contre, le fait qu’il parle de « beaujolais nouveau » n’a absolument rien de classe, on est d’accord ? Le jeu de mots était efficace, mais terriblement américain. Qui a envie de boire du beaujolais nouveau à une soirée classe ?

Bon, la soirée n’est pas classe après : certes, Ellen n’a pas à se boire tout un tas de tequila en essayant d’aller pêcher une pomme avec ses dents, mais la majorité des invités rate l’information selon laquelle il ne faut plus venir habillés de manière dirrty thirty. C’est gênant à voir, donc, mais pas autant que de s’imaginer être Drew dans cette soirée où il ne connaît quasi personne. Tout ce qu’il se retrouve à faire est donc… lire ??

Par chance pour lui, Sophie a acheté des livres d’occasion pour faire genre qu’elle était grande lectrice. Après, laisser Valentina choisir les livres n’était peut-être pas la meilleure idée, mais ça m’a bien fait rire. Enfin, non, pas rire pour de vrai, mais vous voyez quoi, façon de parler. J’attends d’une sitcom qu’elle me fasse vraiment rire par contre… C’est compliqué, tout ça. J’en oublie de préciser que Sophie parvient à péter sa chaudière (enfin un tuyau ??) juste avant l’arrivée des invités, avec un Drew parfaitement ponctuel.

Elle essaie tellement de se changer pour lui que c’est voué à l’échec, de toute manière, mais elle fait tout pour lui plaire. Au moins, elle essaie, on va dire. Un peu trop, probablement, avec plein de blagues qui n’arrivent pas à me faire rire. Après, il ne faut jamais dire jamais, peut-être qu’un jour ça réussira à me faire rire. Il faudra que je sois plus vieux et plus déprimé ?

Pendant ce temps, Charlie essaie de définir sa relation avec Valentina avant la soirée… et il est bien déçu de se rendre compte qu’elle ne veut toujours pas être officiellement en couple avec lui. Elle se le garde de côté au cas où, mais si jamais elle peut rencontrer mieux aux 30 ans de sa meilleure amie, elle n’hésitera pas. Cela vexe Charlie qui décide de draguer toutes les femmes qu’il croisera pour rendre jalouse Valentina.

Au lieu de ça, il réussit à l’exciter davantage et il en tire profit. Forcément. Ils ont un côté couple maléfique que j’aime bien dans cet épisode – le genre de couple voué à l’échec mais que j’espère quand même voir réussir sans qu’il ne passe jamais par la case Sophie. Par contre, quelle lourdeur de les voir coucher ensemble dans la salle de bain quand Sophie y emmène Drew pour le guérir d’une brulure. C’était trop gros (et qui serre la main d’un type qu’il vient de trouver nu avec une nana sous une douche qui ne tourne pas ????).  

Allez, c’était sympathique comme développement de Valentina et Charlie au moins : ils finissent vraiment en couple ensemble et tout va très bien entre eux, parce qu’elle est prête à être monogame pour lui. Par contre, quand ils sortent de la salle de bain, ensemble, ils se retrouvent nez à nez avec tous les gens qu’ils ont dragué. La vraie blague aurait probablement été de nous dire que ces gens voulaient aller aux toilettes, mais non, à la place de ça, on se retrouve avec des blagues foirées sur les gens en couple et sur la bague de Sid. What the fuck ?

Enfin, la série développe davantage le personnage d’Ellen. Il était temps qu’elle soit autre chose qu’un personnage secondaire pour les blagues, même si c’est l’un des aspects de la série réussissant à me faire sourire. Si elle n’arrive une fois de plus pas à draguer autant qu’elle le voudrait, elle se réconcilie dans cet épisode avec son frère, Jesse. Celui-ci fait en effet en sorte qu’elle passe une bonne soirée, nous ressortant les techniques de « wingman » de Ted et Barney, mais avec sa sœur.

Cheloue. On creuse davantage dans la relation de ces deux-là et ça fonctionne plus ou moins. Disons que c’est bizarre de voir des adultes qui refusent autant de grandir et en sont à être tout heureux de frauder dans le métro parce que la carte est démagnétisée. En plus, pourquoi ils prennent le métro au juste ? Ils sont juste sortis faire des courses.

Et quel âge à le fils de Sophie dans le futur pour qu’elle lui raconte tout ça sans qu’il raccroche au nez ? Et quelle drôle de fin pour Sophie et Drew que de chanter dirrty sur le toit de l’immeuble. Cela avait un vrai côté HIMYM, il faut bien avouer, mais ce n’était pas vraiment fun pour autant. Dommage.

The Cleaning Lady – S01E03

Épisode 3 – Legacy – 13/20
Ce n’est pas une série grandiose, mais je le savais déjà. Cela n’empêche pas de passer un bon moment devant. C’est très bien pour un dimanche soir pas prise de tête, je commence de plus en plus à me dire que ça aurait pu être une série pour laquelle les critiques express auraient été suffisantes… et en même temps, les twists et drama soapesques font que ça mérite bien quelques détails, non ?

Spoilers

Thony est tiraillée entre une proposition du FBI et son affection pour Arman.

You could have kill him.

La série m’a manqué la semaine dernière et c’est vraiment bon signe pour elle, même si elle n’est pas terrible. En revanche, je ne pense pas que les audiences suivent vraiment si la qualité ne part pas à la hausse… et ça ne semble pas être le cas avec ce début d’épisode qui reprend au casino d’Arman où un type bourré nous plante un couteau dans l’épaule d’un autre. J’ai bien cru que la nana sur la roue allait y passer.

Oui parce qu’il y avait un vrai lancer de couteau volontaire sur une femme attachée à une roue avant ça, tout de même. L’idée était surtout de nous montrer la famille du premier épisode, encore une fois. Le petit frère a une grande sœur sur le point de se marier avec un beau gosse, et comme il y a maintenant du sang dans cet enterrement de vie de jeune garçon, Thony est appelée par Arman pour faire un peu de ménage.

Cela la dérange sur une journée importante : Luca est sur le point de pouvoir entrer dans un essai clinique. Cela dit, le gamin, tout ce qu’il a en tête, c’est Arman lui ayant sauvé la vie dans sa belle voiture rouge. C’est en tout cas tout ce qu’il dessine. Thony ose tout de même ramener ce dessin de Luca à son nouveau boss ? Il l’appelle pour nettoyer des scènes de crime, je pense qu’il en a un peu rien à foutre d’avoir des dessins de Luca, franchement. Thony profite aussi de l’occasion pour remercier Arman d’avoir payé son docteur pour Luca, et elle le remercie en faisant davantage de boulot pour lui tout au long de la semaine.

Elle va vite le regretter quand elle comprendra avoir encore le FBI sur le dos. En parallèle, on retrouve l’agent du FBI qui a toujours autant de mal à distinguer sa vie privée et sa vie perso. Ainsi, on le récupère en train de s’occuper de son fils à la crèche (l’école ?) jusqu’à ce que collègue préférée, Bonnie, débarque. Pardon, je me suis rendu compte que j’avais oublié d’en parler il y a deux semaines, mais tout de même, Bonnie de How to get away with murder a déjà retrouvé du boulot.

Son rôle reste pas mal similaire à l’autre série, parce qu’elle est grosso modo une collègue chiante, mais bon, ça fait toujours plaisir de la voir, surtout qu’elle semble avoir une vie plus épanouie. Pas comme son collègue, donc. Le type du FBI débarque donc à nouveau dans la vie de Thony, au pire moment possible : elle apprend que Luca ne pourra finalement pas rejoindre l’essai clinique parce qu’il y a un problème avec ses reins.

Si elle a eu l’occasion de devenir amie avec une autre mère d’enfant malade, elle est ensuite contactée par l’agent du FBI qui se rappelle à son bon souvenir. Et le souvenir n’est pas bon quand il lui explique calmement qu’elle lui a menti et qu’il a donc de quoi la faire expulser du pays. Il n’a pas l’air très pressé de le faire, par contre, et il laisse Thony lui parler super mal quand il lui développe son petit chantage : il veut qu’elle espionne Arman pour lui ou qu’elle finisse dans un avion pour les Philippines. Oups.

Thony refuse donc de lui venir en aide, mais elle retourne chez Arman pour faire le ménage et elle écoute tous ses coups de fil, évidemment. Elle est servie, parce qu’Arman s’est vu confier une nouvelle mission par le père de famille ripou de base là. Il me manque vraiment les noms, mais ça rend le fils, le meurtrier du premier épisode, vraiment jaloux. Ce n’est pas bon pour Arman ça, et ce n’est probablement pas bon pour Thony non plus.

En tout cas, bosser pour Arman n’est pas de tout repos. Elle le surprend en effet en train de noyer un type dans de l’huile et… elle sauve ce type de justesse quand il fait un arrêt cardiaque. Au moins, elle découvre le vrai visage d’Arman comme ça : c’est un meurtrier potentiel qui veut juste qu’elle nettoie son sale boulot et qu’il sauve la vie des gens qu’il n’a pas vraiment de tuer. Envie ou pas, il manque de vraiment peu de le faire, et ça fait réfléchir Thony.

Tellement, d’ailleurs, qu’elle commence à faire des erreurs : elle se trompe dans un mensonge à Fiona qui cherche à comprendre ce qui lui est arrivé, avant de commencer à balancer ce qu’elle sait des opérations d’Arman au FBI. Rapidement, elle se retrouve donc à devoir trouver un moyen de bosser le soir du mariage.

Ce n’est pas bien compliqué : il suffit de sympathiser avec Nadia, la femme d’Arman, et de lui dire qu’elle comprend si elle a besoin de demander à Arman avant. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle soit invitée au mariage, hein. La série ne s’emmerde pas sur les détails, franchement, et on en arrive donc bien rapidement à ce mariage dont on ne savait rien il y a une vingtaine de minutes.

Il s’agit du mariage d’Isabella et Ben, Isabella étant la fille du mafieux arménien qui voulait tuer Thony dans l’épisode précédent. Ce mafieux est un vrai personnage sympa comme on l’aime, donc, et il punit publiquement son fils pour le meurtre du premier épisode. Oh, il ne révèle à personne la vraie raison de la punition, mais il l’envoie quand même rejoindre l’armée pour entrer dans un conflit militaire avec l’Azerbaidjan. Tarik, c’est le nom du fils, est clairement terrifié à cette idée.

Tarik comprend bien qu’il s’agit d’une punition et n’est pas ravi, jetant un regard qui en dit long sur Arman. Je crains le pire pour Arman, franchement, et ça empire encore quand on découvre qu’Isabel est l’ex d’Arman. Ce n’est pas par choix qu’il est son ex par contre, c’est parce que son père a obligé Isabel à écrire une lettre de rupture.

Cette révélation est suffisante pour qu’Arman embrasse la mariée, et Thony voit le tout depuis la salle où se trouve tout l’argent des cadeaux du mariage. Elle laisse tomber sa garde, donc il n’en faut pas plus pour que Taryk la surprenne dans une salle où elle n’a rien à faire. Cela part un peu en vrille, mais elle est sauvée évidemment par Arman, comme toujours.

C’est gros comme scène. Bien sûr, personne ne comprend qu’elle vole puisque ses poches sont vides : elle a photographié la liste des personnes contactées par Arman pour faire un cadeau, c’est tout. Les choses tournent mal dans sa relation avec Arman quand il comprend qu’elle a peur de lui et qu’elle le juge, mais j’aime beaucoup la manière dont il lui rappelle qu’elle ne vaut pas beaucoup plus de lui. Elle le juge en permanence mais fait des trucs illégaux en permanence elle aussi, franchement.

La preuve ? Après le mariage, alors qu’Arman n’a pas le droit d’y assister car il doit effectuer une mission pour le mafieux, Thony, elle, se rend auprès de l’agent du FBI pour… ne pas lui donner la liste qu’elle a pourtant en photo. Elle abuse, totalement. Au lieu de la preuve demandée par le FBI, elle apporte donc des talkie-walkies à l’agent pour qu’il les offre à l’anniversaire de son fils et qu’il marque des points auprès de son ex-femme. Et il le fait, parce qu’apparemment, sa vie perso est censée nous intéresser ??

De son côté, Fiona emmène ses enfants voir un avocat pour vérifier si Chris peut devenir citoyen américain. La bonne nouvelle, c’est que faisable. La mauvaise, c’est que ça coûte une blinde qu’ils n’ont pas. C’est faisable parce que Chris est peut-être né à Manille, mais son père était américain. Il est juste mort d’un accident avant de pouvoir se marier avec Fi.

C’est du moins ce qu’il pensait. Le problème, c’est que Fi mentait encore sur l’identité du père. On découvre ainsi en cours d’épisode que le vrai père de Chris est un coup d’un soir qui n’est pas américain. Son petit ami précédent, en revanche, était américain, alors elle a voulu profiter de la situation… jusqu’à ce qu’il comprenne la vérité.

Bon, je ne sais pas trop où ils iront avec cette intrigue. En attendant, on a un cliffhanger qui n’a rien à voir : Luca a besoin d’une greffe de foie (ah, j’ai encore confondu le foie et les reins en début d’épisode ?) et ne peut plus participer à l’essai clinique. C’est un peu une sentence de mort. Affaire à suivre, donc.

 

The Book of Boba Fett – S01E05

Épisode 5 – Return of the Mandalorian – 16/20
Alors, comment dire ? Impossible de ne pas spoiler : ce n’était pas un épisode de cette série, en fait, et ça me dérange parce qu’autant j’aime bien les crossovers, autant là, c’est du foutage de gueule ? L’épisode est vraiment sympa, même si très lent à se mettre en place, et il me hype vraiment pour la suite, mais je ne comprends pas qui a validé cette idée. J’ai envie de mettre une très mauvaise note, même si j’ai passé un très bon moment, juste pour le principe. Ce n’est pas ce que je fais. Allez, ça va finir en article du jour, cette affaire.

Spoilers

Le Mandalorian revient sur Tatooine.

Then you are a Mandalorian no more.

Ce nouvel épisode commence par une scène qui a d’abord eu le mérite de me laisser perplexe, puisqu’on y suit… le mandalorian dans une boucherie intergalactique. Tout ça n’a pas trop de lien avec le cliffhanger de la semaine passé où Boba Fett cherchait à se constituer une armée. Cette semaine, nous suivons simplement le Mandalorian en train de faire son taf, finalement, et il est loin de là où nous l’avions laissé en saison 2 où il perdait l’Enfant ?

Ainsi, il se rend dans cette boucherie pour en arrêter le patron dont la tête est mise à prix. Admettons. Le héros de la série que nous ne sommes pas en train de regarder s’est remis de la perte de Grogu en continuant de faire ce qu’il fait de mieux, à savoir en écumant la galaxie à la recherche des grands méchants. Et comme j’ai découvert le titre de l’épisode après la première scène, je n’ai même pas été spoilé par ce qui m’attendait. C’est plutôt cool.

En revanche, je suis sceptique face à cette scène où le Mandalorian n’a aucun mal à se débarrasser de ses ennemis grâce à… un sabre laser noir. Si ça fait plaisir de revoir des sabres lasers dans l’univers Star Wars, j’ai trouvé que les effets spéciaux n’étaient pas dingues. Et en plus, Mando arrive à se blesser avec, c’est malin, tout de même. Bref, il repart avec la tête mise à prix, et tout va bien pour lui à la fin de cette scène.

Il est certes un peu blessé, mais ça ne semble pas si grave de le voir boîter jusqu’à son rendez-vous suivant dans un bar où l’on découvre que dans une galaxie très très lointaine, on ne sait pas bien danser apparemment. On sait en tout cas embaucher le Mandalorian, mais on découvre bien vite qu’il n’est pas fan de son boss. En fait, je crois même qu’il refuse un job en déclinant la proposition de festoyer avec.

Vous voyez j’imagine où est mon problème avec ce début d’épisode : nous sommes loin du reste de la saison, dans une histoire indépendante… dans laquelle nous ne savons rien des enjeux. À vrai dire, ça donne même l’impression d’être devant The Mandalorian. Pourquoi pas, mais n’appelez pas ça The Book of Boba Fett, quoi. J’imagine qu’on va l’attendre un bon moment de l’épisode…

En attendant, nous voyons donc le Mandalorian boîter lentement jusqu’au lieu suivant, passant devant des éléments qui sont des clins d’œil et du fan service si j’en crois l’accompagnement musical. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même si je ne recolle pas les morceaux, au moins, j’avais qu’à être plus fan de Star Wars !

Mando se rend donc auprès d’alliés, parce que désormais il en a. Il a été sauvé, alors il laisse Paz Vizla le soigner tandis que la boss nous réexplique c’est que le Sabre Noir, le sabre laser du Mandalorian : c’est un sabre qui permet de régner sur Mandalore, à moins qu’il ne tombe entre les mains d’un lâche ne combattant pas pour l’avoir. La scène n’était pas inutile pour moi, parce que j’avoue que j’avais un peu zappé l’intrigue de cette saison 2. L’épisode nous réintroduit bien à ce qu’il s’est passé, entre le Sabre et Gideon. Ce dernier n’a pas encore été jugé, donc j’imagine qu’il réussira à s’échapper à un moment ou un autre.

Tant que ce n’est pas le cas, on en revient à la lance en beskar du Mandalorian qui ne plaît pas à sa nouvelle alliée : la lance peut percer les armures des Mandalorian, alors elle est trop dangereuse. Elle veut aussitôt la transformer en armure, car c’est à ça que sert officiellement le beskar. Pendant qu’elle le fait, elle nous raconte une petite histoire, nous ramenant avec beaucoup de bavardages puis de très beaux effets spéciaux à une structure en flashbacks. Très bien, mais je ne vois toujours pas le rapport, ni les enjeux.

Une fois qu’elle finit son histoire, Mando révèle qu’il veut la voir forger quelque chose pour Grogu. Même si l’enfant n’est plus sous sa garde, il continue de vouloir prendre de ses nouvelles. En fait, il s’inquiète pour lui, et ça n’est pas exactement une bonne manière de devenir Jedi… mais c’est une bonne manière de respecter la VOIE. This is the way, les gars, on est reparti pour un refrain entêtant répété en boucle.

J’ai préféré de loin la scène suivante : on sort du blabla pour voir le Mandalorian s’entraîner à utiliser son nouveau sabre laser. C’est l’occasion de découvrir qu’il a bien du mal à le manier : le sabre s’alourdit encore et toujours parce qu’il se bat contre lui plutôt qu’avec lui et contre son ennemi. C’est une idée intéressante qui respecte bien la mythologie de la saga de nous expliquer ça et de nous le montrer comme ça.

Par contre, j’ai eu plus de difficultés avec la suite : constatant que le Mandalorian que l’on suit depuis le départ avait du mal avec son sabre, Paz Vizla décide de défier Din Djarin, notre héros, pour récupérer le sabre noir et prétendre au règne sur Mandalore. C’est une scène qui n’a ni queue ni tête, parce qu’ils sont censés être potes mais s’engagent aussitôt dans un combat à mort. Au cours de celui-ci, Din Djarin est évidemment mis à mal et perd le sabre, mais ça ne l’empêche pas d’être le vainqueur du combat.

S’il le gagne, il ne tue pas Paz pour autant, étant arrêté juste à temps par sa coach qui vérifie alors que les deux soldats ont toujours gardé le casque. Ce n’est pas le cas pour Din, évidemment, on le sait bien puisque nous avons vu sa tête. Ne mentant pas, il perd le titre de Mandalorian de manière officielle, n’ayant pas respecté la Voie sacrée de son clan. Euh ? Franchement, ça va être sympa de retrouver la série s’il n’en est plus un officiellement.

Pour récupérer le titre, il ne peut rien faire en plus, car le seul moyen de le faire n’est plus possible… Voilà donc le Mandalorian dépourvu de son titre à tout jamais. Ne sachant probablement pas quoi faire, il prend la décision de retourner sur Tatooine via un vol commercial. Eh ben écoutez, c’est sympathique de voir que même lui est comme tout le monde : il ne peut même pas voyager avec ses armes !

Il ose confier le sabre le plus important de sa vie à une compagnie aérienne, et il fait bien apparemment. En effet, à l’arrivée sur Tatooine, tout est là et tout va bien. Il peut donc retourner voir son amie la mécanicienne qui lui a promis un remplacement pour le Razor Crest. C’est vrai qu’il n’a plus de vaisseau et que c’est quand même embêtant. S’il espérait pouvoir repartir de Tatooine avec son nouveau vaisseau, il découvre bien vite que ce n’est pas le cas.

J’étais content de retrouver la mécanicienne/garagiste, mais bon, le vaisseau qu’elle lui propose est encore en pièces détachées et c’est sans surprise que Din refuse dans un premier temps leur deal. Seulement voilà, elle réussit à le convaincre qu’une fois le vaisseau monté, il changera peut-être d’avis. Voilà donc Din qui s’embarque dans une construction de vaisseau bien différente de ce à quoi on s’attendait. On sait au moins ce qu’il a pour objectif désormais : construire un vaisseau avec son amie qui n’a jamais quitté Tatooine.

Les scènes sont intéressantes et pleine d’humour, alors ça change un peu. Elles nous ramènent aussi les Jawas, avec la révélation que la garagiste bosse avec eux depuis qu’elle est sortie avec un. Quel enfer, ça semble super problématique comme relation, mais on va faire comme si. Grâce aux Jawas qui ramènent des pièces détachées volées d’un peu partout, le vaisseau peut rapidement prendre forme.

De partout ? Oui, mais aussi et surtout du trafic d’épices de la société Pyke, celle qui a son importance dans la série que je suis en train de regarder parce que non, je ne suis toujours pas devant The Mandalorian. Je vais avoir du mal à m’en remettre quand même, mais j’imagine que c’est tout le problème de la liberté accordée par Disney à ses équipes. Nous ne sommes pas face à une série télé classique, chacun fait bien ce qu’il veut. M’enfin tout de même, proposer un épisode d’une autre série au sein d’une deuxième, c’est une première.

Bref, revenons-en à la critique : le nouveau vaisseau de Mando décolle. On sent que l’objet n’est pas super stable au départ, mais tout finit par fonctionner correctement, malgré des vibrations. Le vaisseau est rapide, maniable, précis et ça fait plaisir de voir le Mandalorian aux commandes d’un nouveau vaisseau qui le mènera probablement vers de nouvelles aventures très funs. En plus, la série passe aussi par l’humour, avec un clin d’œil sympa quand le Mandalorian retrouve un passager enfant du vol commercial juste après.

Tout allait un peu trop bien pour lui : il finit donc par être repéré par la police de l’air, après avoir commis plusieurs infractions. Je vois bien que je passe à côté d’un bon gros fan service là, mais je ne vais pas l’expliciter puisque je n’ai pas toute la référence. Tant pis : reconnu et mis à mal, Mando finit par s’enfuir et retourne finalement sur Tatooine.

Comme je m’y attendais, de retour au garage, il reçoit la visite de Fennec qui vient l’embaucher car elle a besoin de muscles pour la guerre à venir. Boba n’aura même pas à payer Din, en plus, parce que notre Mandalorian est prêt à bosser gratuitement si c’est pour lui. Avant ça, il veut toutefois passer voir Grogu ce qui donne beaucoup, beaucoup, plus envie de voir la saison 3 de The Mandalorian que la suite de The Book of the personnage si important qu’il est absent de tout le cinquième épisode de la série ????

Non, vraiment, c’était le premier épisode de la saison 3 de The Mandalorian qui faisait un mini crossover avec la série, pas l’inverse, et ça m’a beaucoup déconnecté parce que j’attendais vraiment le retour des personnages de cette série… pour rien. En plus, ça ne fait que montrer à quel point la première série est mieux que la deuxième ?