The Book of Boba Fett – S01E05

Épisode 5 – Return of the Mandalorian – 16/20
Alors, comment dire ? Impossible de ne pas spoiler : ce n’était pas un épisode de cette série, en fait, et ça me dérange parce qu’autant j’aime bien les crossovers, autant là, c’est du foutage de gueule ? L’épisode est vraiment sympa, même si très lent à se mettre en place, et il me hype vraiment pour la suite, mais je ne comprends pas qui a validé cette idée. J’ai envie de mettre une très mauvaise note, même si j’ai passé un très bon moment, juste pour le principe. Ce n’est pas ce que je fais. Allez, ça va finir en article du jour, cette affaire.

Spoilers

Le Mandalorian revient sur Tatooine.

Then you are a Mandalorian no more.

Ce nouvel épisode commence par une scène qui a d’abord eu le mérite de me laisser perplexe, puisqu’on y suit… le mandalorian dans une boucherie intergalactique. Tout ça n’a pas trop de lien avec le cliffhanger de la semaine passé où Boba Fett cherchait à se constituer une armée. Cette semaine, nous suivons simplement le Mandalorian en train de faire son taf, finalement, et il est loin de là où nous l’avions laissé en saison 2 où il perdait l’Enfant ?

Ainsi, il se rend dans cette boucherie pour en arrêter le patron dont la tête est mise à prix. Admettons. Le héros de la série que nous ne sommes pas en train de regarder s’est remis de la perte de Grogu en continuant de faire ce qu’il fait de mieux, à savoir en écumant la galaxie à la recherche des grands méchants. Et comme j’ai découvert le titre de l’épisode après la première scène, je n’ai même pas été spoilé par ce qui m’attendait. C’est plutôt cool.

En revanche, je suis sceptique face à cette scène où le Mandalorian n’a aucun mal à se débarrasser de ses ennemis grâce à… un sabre laser noir. Si ça fait plaisir de revoir des sabres lasers dans l’univers Star Wars, j’ai trouvé que les effets spéciaux n’étaient pas dingues. Et en plus, Mando arrive à se blesser avec, c’est malin, tout de même. Bref, il repart avec la tête mise à prix, et tout va bien pour lui à la fin de cette scène.

Il est certes un peu blessé, mais ça ne semble pas si grave de le voir boîter jusqu’à son rendez-vous suivant dans un bar où l’on découvre que dans une galaxie très très lointaine, on ne sait pas bien danser apparemment. On sait en tout cas embaucher le Mandalorian, mais on découvre bien vite qu’il n’est pas fan de son boss. En fait, je crois même qu’il refuse un job en déclinant la proposition de festoyer avec.

Vous voyez j’imagine où est mon problème avec ce début d’épisode : nous sommes loin du reste de la saison, dans une histoire indépendante… dans laquelle nous ne savons rien des enjeux. À vrai dire, ça donne même l’impression d’être devant The Mandalorian. Pourquoi pas, mais n’appelez pas ça The Book of Boba Fett, quoi. J’imagine qu’on va l’attendre un bon moment de l’épisode…

En attendant, nous voyons donc le Mandalorian boîter lentement jusqu’au lieu suivant, passant devant des éléments qui sont des clins d’œil et du fan service si j’en crois l’accompagnement musical. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même si je ne recolle pas les morceaux, au moins, j’avais qu’à être plus fan de Star Wars !

Mando se rend donc auprès d’alliés, parce que désormais il en a. Il a été sauvé, alors il laisse Paz Vizla le soigner tandis que la boss nous réexplique c’est que le Sabre Noir, le sabre laser du Mandalorian : c’est un sabre qui permet de régner sur Mandalore, à moins qu’il ne tombe entre les mains d’un lâche ne combattant pas pour l’avoir. La scène n’était pas inutile pour moi, parce que j’avoue que j’avais un peu zappé l’intrigue de cette saison 2. L’épisode nous réintroduit bien à ce qu’il s’est passé, entre le Sabre et Gideon. Ce dernier n’a pas encore été jugé, donc j’imagine qu’il réussira à s’échapper à un moment ou un autre.

Tant que ce n’est pas le cas, on en revient à la lance en beskar du Mandalorian qui ne plaît pas à sa nouvelle alliée : la lance peut percer les armures des Mandalorian, alors elle est trop dangereuse. Elle veut aussitôt la transformer en armure, car c’est à ça que sert officiellement le beskar. Pendant qu’elle le fait, elle nous raconte une petite histoire, nous ramenant avec beaucoup de bavardages puis de très beaux effets spéciaux à une structure en flashbacks. Très bien, mais je ne vois toujours pas le rapport, ni les enjeux.

Une fois qu’elle finit son histoire, Mando révèle qu’il veut la voir forger quelque chose pour Grogu. Même si l’enfant n’est plus sous sa garde, il continue de vouloir prendre de ses nouvelles. En fait, il s’inquiète pour lui, et ça n’est pas exactement une bonne manière de devenir Jedi… mais c’est une bonne manière de respecter la VOIE. This is the way, les gars, on est reparti pour un refrain entêtant répété en boucle.

J’ai préféré de loin la scène suivante : on sort du blabla pour voir le Mandalorian s’entraîner à utiliser son nouveau sabre laser. C’est l’occasion de découvrir qu’il a bien du mal à le manier : le sabre s’alourdit encore et toujours parce qu’il se bat contre lui plutôt qu’avec lui et contre son ennemi. C’est une idée intéressante qui respecte bien la mythologie de la saga de nous expliquer ça et de nous le montrer comme ça.

Par contre, j’ai eu plus de difficultés avec la suite : constatant que le Mandalorian que l’on suit depuis le départ avait du mal avec son sabre, Paz Vizla décide de défier Din Djarin, notre héros, pour récupérer le sabre noir et prétendre au règne sur Mandalore. C’est une scène qui n’a ni queue ni tête, parce qu’ils sont censés être potes mais s’engagent aussitôt dans un combat à mort. Au cours de celui-ci, Din Djarin est évidemment mis à mal et perd le sabre, mais ça ne l’empêche pas d’être le vainqueur du combat.

S’il le gagne, il ne tue pas Paz pour autant, étant arrêté juste à temps par sa coach qui vérifie alors que les deux soldats ont toujours gardé le casque. Ce n’est pas le cas pour Din, évidemment, on le sait bien puisque nous avons vu sa tête. Ne mentant pas, il perd le titre de Mandalorian de manière officielle, n’ayant pas respecté la Voie sacrée de son clan. Euh ? Franchement, ça va être sympa de retrouver la série s’il n’en est plus un officiellement.

Pour récupérer le titre, il ne peut rien faire en plus, car le seul moyen de le faire n’est plus possible… Voilà donc le Mandalorian dépourvu de son titre à tout jamais. Ne sachant probablement pas quoi faire, il prend la décision de retourner sur Tatooine via un vol commercial. Eh ben écoutez, c’est sympathique de voir que même lui est comme tout le monde : il ne peut même pas voyager avec ses armes !

Il ose confier le sabre le plus important de sa vie à une compagnie aérienne, et il fait bien apparemment. En effet, à l’arrivée sur Tatooine, tout est là et tout va bien. Il peut donc retourner voir son amie la mécanicienne qui lui a promis un remplacement pour le Razor Crest. C’est vrai qu’il n’a plus de vaisseau et que c’est quand même embêtant. S’il espérait pouvoir repartir de Tatooine avec son nouveau vaisseau, il découvre bien vite que ce n’est pas le cas.

J’étais content de retrouver la mécanicienne/garagiste, mais bon, le vaisseau qu’elle lui propose est encore en pièces détachées et c’est sans surprise que Din refuse dans un premier temps leur deal. Seulement voilà, elle réussit à le convaincre qu’une fois le vaisseau monté, il changera peut-être d’avis. Voilà donc Din qui s’embarque dans une construction de vaisseau bien différente de ce à quoi on s’attendait. On sait au moins ce qu’il a pour objectif désormais : construire un vaisseau avec son amie qui n’a jamais quitté Tatooine.

Les scènes sont intéressantes et pleine d’humour, alors ça change un peu. Elles nous ramènent aussi les Jawas, avec la révélation que la garagiste bosse avec eux depuis qu’elle est sortie avec un. Quel enfer, ça semble super problématique comme relation, mais on va faire comme si. Grâce aux Jawas qui ramènent des pièces détachées volées d’un peu partout, le vaisseau peut rapidement prendre forme.

De partout ? Oui, mais aussi et surtout du trafic d’épices de la société Pyke, celle qui a son importance dans la série que je suis en train de regarder parce que non, je ne suis toujours pas devant The Mandalorian. Je vais avoir du mal à m’en remettre quand même, mais j’imagine que c’est tout le problème de la liberté accordée par Disney à ses équipes. Nous ne sommes pas face à une série télé classique, chacun fait bien ce qu’il veut. M’enfin tout de même, proposer un épisode d’une autre série au sein d’une deuxième, c’est une première.

Bref, revenons-en à la critique : le nouveau vaisseau de Mando décolle. On sent que l’objet n’est pas super stable au départ, mais tout finit par fonctionner correctement, malgré des vibrations. Le vaisseau est rapide, maniable, précis et ça fait plaisir de voir le Mandalorian aux commandes d’un nouveau vaisseau qui le mènera probablement vers de nouvelles aventures très funs. En plus, la série passe aussi par l’humour, avec un clin d’œil sympa quand le Mandalorian retrouve un passager enfant du vol commercial juste après.

Tout allait un peu trop bien pour lui : il finit donc par être repéré par la police de l’air, après avoir commis plusieurs infractions. Je vois bien que je passe à côté d’un bon gros fan service là, mais je ne vais pas l’expliciter puisque je n’ai pas toute la référence. Tant pis : reconnu et mis à mal, Mando finit par s’enfuir et retourne finalement sur Tatooine.

Comme je m’y attendais, de retour au garage, il reçoit la visite de Fennec qui vient l’embaucher car elle a besoin de muscles pour la guerre à venir. Boba n’aura même pas à payer Din, en plus, parce que notre Mandalorian est prêt à bosser gratuitement si c’est pour lui. Avant ça, il veut toutefois passer voir Grogu ce qui donne beaucoup, beaucoup, plus envie de voir la saison 3 de The Mandalorian que la suite de The Book of the personnage si important qu’il est absent de tout le cinquième épisode de la série ????

Non, vraiment, c’était le premier épisode de la saison 3 de The Mandalorian qui faisait un mini crossover avec la série, pas l’inverse, et ça m’a beaucoup déconnecté parce que j’attendais vraiment le retour des personnages de cette série… pour rien. En plus, ça ne fait que montrer à quel point la première série est mieux que la deuxième ?

How I met your father – S01E03

Épisode 3 – The Fixer – 12/20
J’espérais me faire à cette sitcom, mais ce n’est pas ça. Je reste par nostalgie et par amour du casting, mais force est de constater que les blagues sont beaucoup trop convenues et l’intrigue bien trop prévisible pour que ça fonctionne véritablement. Il y a des moments sympathiques et j’ai eu l’occasion de sourire, mais je suis loin des fous rires de l’originale, parce que je suis trop gêné de sentir qu’ils essaient en permanence d’être drôles. On a des acteurs qui surjouent, des blagues qui sont attendues et des détours narratifs qui interviennent trop tôt. Non, malgré son titre, cet épisode ne répare rien.

Spoilers

Sophie décide d’aider Jesse à trouver l’amour, Valentina aide Sid à le conserver. Charlie et Ellen apprennent quant à eux à se connaître.

I am very much against children dating.

Hmm… Je ne suis pas convaincu par ce générique, sérieusement, ni par la présence de Sophie plus âgée pour nous introduire l’épisode… mais bon, admettons, je vais m’y faire avec le temps. Non ? Probablement pas, vraiment, elle me dérange avec son ton et son humour convenu, là. Les blagues semblent trop convenues pour que l’on rigole vraiment.

J’ai tout de suite plus raccroché quand nous en revenions au présent. Et en 2022, avoir une photo de profil était très important, apparemment ? Humph. Je commence à comprendre pourquoi les critiques disaient que les blagues avaient sept ou huit ans de retard, parce que vraiment, ça fait bien longtemps que je n’entends plus personne avoir ce genre de conversations. Et la conversation s’éternise.

De quoi s’agit-il ? De Jesse qui déprime de ne pas réussir à trouver l’amour sur Tinder, en partie à cause de sa photo de profil. Je ne sais pas, peut-être que le fait d’être casé casse mon approche de la chose, mais je n’ai pas l’impression que les conversations soient si lourdes entre célibataires. Les blagues ont du mal à passer et sont parfois gênantes, notamment quand la sœur se met à parler du fait qu’il se masturbe beaucoup. On avait compris dans les épisodes précédents, pas besoin d’être lourds avec ce sujet ?

La blague qui passait le mieux, c’était finalement le décompte des rencards de Sophie… et le retour dans l’appartement de Ted, Marshall & Lily. Parce que oui, c’est là que se déroule la scène, et ça marche toujours aussi bien. Par contre, nous en sommes au troisième épisode et Charlie en est déjà à entrer dans l’appartement sans frapper ? C’est totalement abusé, surtout qu’il entre là comme s’il avait les clés pour… se plaindre de ne pas trouver d’appartement ?

La sœur enchaîne sur ses difficultés à elle, Sophie leur conseille d’être colocataires et… elle n’est pas convaincue du tout. Tu m’étonnes, il est si particulièrement chelou cet anglais ! Bon, l’avantage de cette intrigue, c’est que j’apprends enfin le nom d’Ellen, la sœur, et que… oui, j’ai trouvé ça drôle comme intrigue, c’est là qu’on avait les meilleures blagues. Je veux dire, Charlie dans le métro, ça m’a fait rire. Vite fait. Sourire, quoi. On nous confirme aussi que, comme Barney en son temps, il est richissime sans avoir à rien faire, ce qui lui permet de vite décrocher un appartement.

Ce n’est pas tellement qu’il voulait avoir l’appartement en question, c’est juste qu’Ellen et son nouveau coloc le voulaient. Parce que oui, Ellen s’est trouvé un colocataire sur Craig’s liste. Tout ça pour qu’elle termine par vivre avec Charlie, sans le moindre doute. C’était évident dès le départ, et c’est bien ce qui finit par se passer : Charlie se fait voler l’argent de sa caution qu’il retire en liquide et avec lequel il se balade dans la rue (encore un gag beaucoup trop simple qui a réussi à me faire sourire) alors qu’Ellen se fait voler ses informations confidentielles par son nouveau meilleur ami qui parvient à se faire passer pour elle – et ça aussi, ça m’a fait sourire. Le problème, c’est que c’était là la meilleure intrigue, et ça se termine pourtant par une scène où ils disent être les plus courageux de la ville… quand il est évident que non.

De son côté, Sophie aide donc Jesse a faire de nouvelles photos pour parfaire son profil Tinder. Elle fait ça devant l’école où il travaille, faisant de lui la Lily de la série, d’une certaine manière. Si l’acteur donne tout ce qu’il peut en grimace et poses ratées, le scénario n’est pas si drôle : on tombe rapidement dans une certaine lourdeur de la série, et c’est dommage. C’était à nouveau trop convenu dans l’humour, avec Sophie prenant des photos de lui uniquement quand passent les enfants.

Là-dessus, le directeur de l’école débarque pour savoir ce qu’il se passe et même si Sophie dit absolument tout ce qu’il ne faut pas, tout va bien : il tombe immédiatement sous son charme. Alors que Sophie voulait aider absolument Jesse à trouver l’amour, voilà donc que c’est elle qui est en chemin pour le faire. En attendant que ça se concrétise, elle aide toutefois Jesse à parler à des inconnues dans les bars.

Le problème, c’est que la réputation de Jesse le suit beaucoup trop : l’inconnue qu’il croise est attirée surtout par le fait de sortir avec un meme, et quand Sophie le découvre, elle monte aussitôt au créneau pour prendre la défense de Jesse, lui ruinant la moindre chance de rentrer chez lui avec une jolie femme. Mouais.

Jesse et Sophie se retrouvent donc à rentrer chez eux en métro. Si j’aime l’idée de voir les personnages prendre le métro et que ça fonctionne mieux que la série originale, ça restait bien ridicule de les voir dans une rame de métro déserte et sans le moindre stress vis-à-vis d’un arrêt sur le point d’être raté. Comme on s’en doutait dès le départ, la série essaie d’en faire une sorte de Ted & Robin bis : ils se tournent beaucoup autour, apprennent à se connaître et partagent les rêves strictement opposés qu’ils semblent avoir sur la relation de couple.

Bref, ils feront un couple sympa pour la fin de saison 1. En attendant, Sophie a une super photo de profil pour Jesse quand elle développe celles qu’elle a prises le matin même alors que Jesse a le numéro d’un super vice-principal. Et la dernière scène nous révèle que Drew, le vice-principal, était également dans le bar du premier épisode. Cela fait de lui un prétendant sérieux pour être le père… Et c’est nul ?

Je veux dire, j’aime beaucoup l’idée, mais ça semble être une révélation de fin de saison, un truc que l’on nous révèlerait après un ou deux épisodes ; un truc qui aurait été encore plus cool si l’acteur avait vraiment été parmi les figurants, en plus.

Là, ça casse toute l’optique du premier épisode qui était de nous faire croire que la liste se limitait à quatre personnages. Le jeu était sympa, ça aurait pu marcher de la voir passer de l’un à l’autre… Mais là, on nous annonce directement qu’elle a pu parler à plein de gens dans le bar ou à l’aéroport, donc bon. Ce serait naze de faire d’un inconnu le père, bien sûr, mais ça donne déjà l’impression que la série développe de quoi tenir neuf ans. Elle ne les fera pas. Je ne suis là que par nostalige, quoi.

Pendant ce temps, nous voyons ces nouveaux personnages apprendre à se connaître. Sid est toujours dans une relation à distance avec Hannah (oui, d’après les sous-titres, ça s’écrit comme ça), et il en parle avec Valentina ? Eh, le temps semble passer trop vite entre l’épisode deux et l’épisode trois. Je ne comprends pas pourquoi et comment ils se connaissent assez pour en arriver à parler du sextoy qu’elle lui envoie sur son lieu de travail.

Oui, nous sommes de retour au bar. Si c’est chouette que les personnages puissent avoir un lieu à eux, ça fait bizarre tout de même de voir Valentina télétravailler depuis le bar (si jamais elle travaille ?) pour passer plus de temps avec Sid. En plus, lui, il ouvre son colis et déballe son sextoy sans trop de gêne quand bien même il dit être gêné ? Le jeu des acteurs est appuyé, le running gag du serveur n’arrive pas encore à me convaincre. Je suis frustré, j’avais espoir que ce troisième épisode arrive à me convaincre de la bonne idée de ce spin-off. C’est foiré.

Et puis, ça va lion cette histoire, merde, Valentina va jusqu’à aider Sid à mettre en place sa chambre pour qu’il se filme le soir pour Hannah ? Parce que oui ils vont essayer un sextoy en visio dans une chambre où le wifi passe mal. C’était crispant, et pas qu’un peu : Sid finit par se rendre sur le canapé du salon complètement à poil. Rappelons qu’il est toujours en coloc avec Jesse et Ellen à ce stade de l’épisode, je veux dire, on sait que ça va mal finir.

Le coup du sextoy est d’une lourdeur incroyable, avec des blagues qui, effectivement, semblent trop en retard ? Pauvre acteur ! Je l’adore, mais bon, finir à poil à imiter des voix après une dispute avec sa fiancée fictive… Il mérite mieux ? Peut-être. Il reproche à Hannah leur relation à distance, elle lui raccroche au nez et à nouveau il ne trouve rien de mieux à faire que d’aller voir Valentina pour lui demander conseil.

Vraiment pas la meilleure des idées ! Pourtant, elle s’arrange pour lui faire prendre le vol d’un de ses ex, pilote d’avion. Cela lui permet de rejoindre Hannah pour la nuit malgré le décalage horaire (??), et ça nous les réconcilie vite fait. Là-dessus, la Sophie du futur peut conclure qu’il n’y a pas que la photo de profil qui est importante, il y a aussi cette obligation à prendre des risques et se dévoiler pour obtenir des rencards. Non, vraiment, vraiment, VRAIMENT, Kim Cattrall est dérangeante. Elle surjoue tout, avec des répliques pas si bien écrites et me crispe chaque fois qu’elle est à l’écran. Rendez-nous Samantha.

NCIS Hawai’i S01E13 (express)

Épisode 13 – Spies (2) – 17/20
La série propose son meilleur épisode jusqu’à présent, qui aurait pu être une fin de saison tant c’était agréable d’avoir une intrigue qui sorte de l’ordinaire. Les conséquences ne sont pas assez importantes pour être vraiment une fin, mais bon, c’était un épisode prenant, même s’il négligeait parfois ses personnages secondaires et nous prenait trop pour des idiots niveau incohérences du scénario.

Spoilers

Jane demande à l’équipe d’enquêter sur Maggie pour confirmer ses soupçons.

Quel étrange début d’épisode ! Jane invite tout le monde chez elle pour leur parler de ses soupçons et commencer l’enquête sur Maggie, ce qui laisse supposer qu’elle veut se tenir loin du NCIS… mais la scène d’après se déroule justement au NCIS avec tout le monde qui parle librement ? Très étrange comme procédé. Très étrange également de justifier la présence de Whistler comme ils le font, Jane l’invitant pour avoir un témoin extérieur de sa demande largement illégale d’enquêter sur sa meilleure amie – et Lucy étant un peu trop amère avec Whistler, je trouve.

Bon, je chipote sur un détail, comme j’ai envie de chipoter sur l’incroyable réseau wifi du NCIS en opération à la fin de l’épisode… Si on laisse de côté ces détails, l’épisode est prenant, même si l’équipe ne brille pas toujours par son intelligence. Ainsi, Jane fait comprendre beaucoup trop vite à Maggie qu’elle la soupçonne, même si elle ne lui dit rien. C’était abusé de lui montrer une photo de son allié, là. 

Le coup avait fonctionné à l’épisode précédent, d’accord ; mais la photo truquée, ce n’est pas quelque chose qui peut fonctionner à tous les coups. Bref, c’est sans surprise que Maggie devine que le NCIS est sur son dos et qu’elle fait échouer leur première mission sous couverture. Après, même si elle ne se doutait de rien, on a quand même Jane qui organise une filature de Maggie par des gens qu’elle connaît. Pire encore : Jane elle-même est sur le marché où se trouve Maggie. Comment voulez-vous que Maggie ne se doute de rien ? 

La course poursuite de l’épisode se fait alors à pied, et elle mène à un échec pour le NCIS et leur nouvel allié de Nouvelle-Zélande quand leur suspect parvient à s’enfuir, Maggie se sacrifiant pour lui. Oui, Maggie empêche Jane de tirer sur le méchant du jour, ce qui n’a pas tellement de sens puisque Jane était censée être en train de poursuivre Maggie pour l’arrêter. C’est gros comme tout, et j’ai vraiment eu plein de petits soucis avec cet épisode. Je l’ai pourtant vu au réveil, alors j’aurais dû être plus inattentif que ça.

Si l’intrigue en elle-même était sympa et que ça m’a fait aimer davantage le personnage de Jane, j’ai eu du mal à passer outre un tas de petits défauts de cohérence, donc. Maggie se sacrifiant pour le méchant, tout le monde se doute bien qu’il y a une raison pour qu’elle le fasse… mais personne ne la devine, pas même quand Lucy trouve une clé USB cryptée sur laquelle se trouvent des photos et vidéos d’un bébé asiatique ayant une vague ressemblance avec le type qu’ils essaient d’arrêter.

Purée, c’est ça un agent du NCIS ? Je suis apparemment meilleur enquêteur qu’eux parce que j’ai immédiatement deviné que Maggie avait un enfant. Pour en arriver là, il faut toutefois que l’on passe par un pénible flashback. Eh oui, c’est peut-être un double épisode, mais les scénaristes n’avaient pas vraiment de quoi tenir deux épisodes finalement. L’intrigue proposée durait grosso modo un épisode et demi, alors ils ont fait ce qu’ils ont pu : ils ont ajouté une perruque dégueulasse à Jane, et hop, FLASHBACK.

Bon. Les flashbacks avaient plusieurs intérêts, puisque ça permettait d’approfondir la relation entre Jane et Maggie pour que l’on comprenne mieux la trahison ressentie par l’héroïne. Elle intervient peut-être trop tôt en cours de saison, et c’est dommage. Maggie et son fils restant en vie en fin d’épisode, je ne doute pas qu’on les reverra cependant. Un autre intérêt de ces flashbacks est de nous expliquer comment Jane est devenue agent du NCIS.

Et là, on ne s’y attendait pas, mais en fait, elle se fait chier dans sa vie la pauvre : elle bossait pour la CIA avant mais s’est retrouvée au NCIS après avoir croisé la route de Gibbs. Oh, on ne voit pas Leroy pour autant dans cet épisode, mais on comprend un peu mieux comment le crossover pourra avoir lieu. Le coup de la carte du NCIS avec une des fameuses règles de Gibbs au dos, ça fonctionne bien comme clin d’œil je trouve. Si Jane accepte de bosser pour le NCIS, c’est aussi parce que Maggie l’y encourage. Cette dernière a retrouvé son fils et pousse Jane vers la sortie en prétextant qu’elle a besoin de passer plus de temps en famille, et je trouve que c’était assez bien écrit pour être cohérent.

Malheureusement, ce n’était pas le cas dans le présent, donc, avec plein de choses qui n’allaient pas concernant la super espionne qui tombe dans des tactiques d’interrogatoire vraiment pas originales quand Jane coupe les caméras alors qu’elle en a une sur elle. Le fait que Jane laisse aussi le fils de sa meilleure amie dans la nature maintenant qu’il ne peut nuire puisqu’il n’aura plus de liens directs avec des documents secrets, c’était trop gros pour moi. Trop gros aussi pour moi d’apprendre que tous les documents confidentiels ont été en libre accès pendant trois minutes sans que personne ne s’en inquiète outre mesure.

Non, vraiment, j’ai beau prendre le problème sous tous les angles, cet épisode n’est pas parfait et a un peu trop de moments où je me suis dit qu’on me prenait pour un idiot. Il reste toutefois super divertissant et j’ai aimé voir les développements autour du personnage de Jane. La dernière scène est hyper efficace, même si elle m’a fait pété un câble à ne pas expliquer à son fils ce qui était arrivé avec la tante Maggie.

Elle le regrettera probablement quand celle-ci s’échappera de prison ou rebossera avec elle sous couverture. Elle regrettera aussi d’avoir confié sa lettre à Whistler. Je suis à peu près certain que la lettre aura un rôle crucial pour la suite, et peut-être même pour le vrai crossover avec NCIS dans deux mois. On verra bien.

NCIS Hawai’i S01E12 (express)

Épisode 12 – Spies (1) – 16/20
Ecoutez, je suis peut-être un peu de mauvaise foi : l’épisode était excellent et mériterait sûrement que je monte la note plus haut encore, mais j’étais spoilé par leur promo et je ne trouve pas non plus qu’il justifiait le changement de case horaire. On aurait très bien pu attendre une semaine pour avoir la suite… même si je ne vais pas bouder mon plaisir d’avoir un deuxième épisode à regarder bien vite. Cette première partie est efficace dans son rythme en gradation constante.

Spoilers

L’enquête de la semaine mène Jane à demander des informations à Maggie, son amie de longue date.

Je ne comprends pas trop la chaîne cette fois-ci. La semaine dernière, c’était les scénaristes… mais là, vraiment quel dommage : toute la promo sur le double épisode tournait autour du kidnapping de Maggie, mais comme je m’en doutais et le disais dans mon article de dimanche soir (ci-dessus), cela n’est intervenu que très tard dans l’épisode, autour de la trentième minute.

Inévitablement, cela fait que je me suis ennuyé pendant une partie de l’épisode, parce qu’il était facile de recoller les morceaux avant même qu’on nous les montre. Toute la partie de l’enquête sur le laborantin qui se fait empoisonner était un peu lente, inévitablement. J’attendais que Jane fasse le lien avec Maggie et même quand elle le fait, on perd encore du temps puisqu’elle donne des informations mais ne se fait pas enlever. Un comble, tout de même. 

L’épisode n’est pas mauvais en soi, mais ça casse une grande part du suspense de savoir dès le départ que la série va se diriger vers ce personnage. Je l’aimais beaucoup dans son épisode d’introduction et sa relation avec Jane fonctionnait vraiment bien. Cette semaine, je l’ai trouvée plus froide et éloignée de Jane dès le départ, ce qui fait que je n’étais que moyennement étonné de la conclusion de l’épisode aussi. Toutefois, je dis ça, mais ça reste une bonne surprise.

La série semble passer d’un coup dans la cour des grands et se sert astucieusement de tout ce qui a été établi dans les épisodes précédents pour proposer un épisode au rythme de plus en plus haletant. Chacun en a pour sa pomme, et c’est une bonne chose : on commence par Lucy et Whistler qui sont toujours en pleine rupture (comme si ! On sait qu’elles vont se remettre ensemble, j’insiste), on enchaîne avec Kai forcé de passer au restaurant de son père et on finit par Jane inquiète pour son amie.

Les scénaristes profitent de toutes les cartes qu’ils ont en main pour nous investir dans l’épisode, et ça finit par fonctionner quand Maggie est enlevée. Et si ça fonctionne si bien, c’est pour deux raisons.

Premièrement, à ce stade de l’épisode, on a déjà eu droit à un enlèvement qui a mal tourné avec une course poursuite interrompue (bordel, mais y a-t-il quelque chose que Lucy ne sait pas faire à part nager ? C’est incroyable cette manière de conduire que la série lui accorde) par un camion. Trois kidnappeurs pour un étudiant, ça faisait beaucoup… le retrouver mort, c’était triste.

Deuxièmement, comme Jane craint de retrouver son amie toute aussi morte que ce premier kidnappé, elle met tout en œuvre pour la retrouver au plus vite, et par tous les moyens. C’est bien ça qui fonctionne le mieux : on découvre une nouvelle facette du personnage principal de la série. Inquiète, elle est assez odieuse avec son équipe et veut mener l’enquête au plus vite, sentant que la montre joue contre elle. C’est rare de ressentir cette précipitation dans la série, mais le rythme est de plus en plus prenant. Les scénaristes ont réussi à se trouver sur ce coup-là, ça fait franchement plaisir !

Je pensais que ça allait mener vers un cliffhanger où Maggie ne serait pas retrouvée. Je me suis bien trompé : à la place, Jane fait simplement un horrible chantage à une détenue qui a des informations. Elle lui fait croire que sa sœur est morte pour accélérer la procédure et obtenir ce qu’elle ne voulait pas lui révéler. La prisonnière – introduite plus tôt dans l’épisode, parce que tout était quand même bien réfléchi au cours de l’épisode – tombe dans le panneau, personne ne lui révèle que sa sœur reste finalement en vie et je trouve Jane assez horrible. Pas surpris de Whistler par contre, c’est exactement ce que j’attendais d’elle.

Bref, on termine par une autre scène d’action bien gérée – mais elle ne valait pas la course poursuite qui est la vraie scène d’action de cet épisode – et par une libération de Maggie. Dès lors, comme on sait que c’est un épisode en deux parties, on se doute bien que ça va mal se terminer. Il ne restait que deux possibilités : la mort surprise de Maggie ou sa trahison. La série choisit la deuxième option, faisant peser sur elle des soupçons d’espionnage au service des chinois à cause d’une mauvaise information donnée à Jane plus tôt dans l’épisode. Je l’avais dit qu’elle paraissait plus froide.

Franchement, c’était aussi un peu gros de la voir reconnaître un portrait robot reconstitué à partir de bouts de visages aussi. Le coup du Picasso m’a fait rire, parce que c’est vraiment ça et on peine à croire que tout ça soit possible. M’enfin, ce n’est pas exactement la question : on parlait de Maggie soupçonnée par Jane de bosser pour les chinois !

Oh bordel. C’est original, même si ça ne surprend que moyennement vu le titre de ce double épisode. Je continue de penser que l’on aurait pu nous laisser dans notre suspense une semaine de plus – après tout, personne n’est en danger de mort – mais la scène finale fonctionne bien avec Maggie évidemment présente chez Jane. Par contre, Jane fait une bien mauvaise agent : on lit ses soupçons sur son visage, j’imagine que Maggie n’aura aucun mal à se méfier d’elle là.

On verra bien demain – enfin aujourd’hui, j’ai écrit ça après minuit et, franchement, je regarderai l’épisode suivant au réveil si je le trouve… bonne nuit, du coup ; même si je publie ça le matin. J’ai hâte de voir la suite franchement, parce que la réaction de Jane quand Maggie est enlevée prouve bien qu’elle est capable de grandes choses et si vraiment Maggie est une traître, ça va saigner.

Par contre, j’en doute fortement. On va bien voir, mais je vois bien la série nous révéler que Maggie a dû jouer un double jeu pour une raison ou une autre et qu’elle n’est pas vraiment une traître. Ou alors, je me berce d’illusions, allez savoir. Le suspense est de courte durée au moins !