The Cleaning Lady – S01E04

Épisode 4 – Kabayan – 13/20
Les personnages semblent prendre vraiment les pires décisions à chaque fois qu’ils ont un choix. Toutefois, la série propose des épisodes plutôt fluides et j’étais content de retrouver les personnages. Je ne m’y attendais pas, et c’est la preuve qu’il y a tout de même certaines choses qui fonctionnent dans cette histoire. C’est sympa, ça se laisse regarder et ça divertit. Il faut des séries comme ça aussi.

Spoilers

Thony cherche à retrouver le donneur de moelle épinière qui s’est désisté pour donner une chance à son fils.

Whoopsy, I dropped my pen.

La série reprend tout prochainement aux États-Unis avec sa saison 2 ; la première est sur le point d’être diffusée en France (sur TF1, de mémoire), il est plus que temps pour moi de revenir découvrir

la suite des aventures de Thony (j’avais oublié jusqu’à son prénom et son orthographe improbable).

Et tant pis si je ne me souviens rien ? Le résumé est plutôt bien foutu pour me souvenir de l’essentiel, et on sent qu’on est encore en début de série pour ça. L’épisode reprend donc sur un roadtrip de l’héroïne et Fiona pour tenter d’aller trouver une solution pour sauver Luca et lui trouver une greffe. Le but exact ? Connaître l’identité du donneur pour le convaincre de changer d’avis et de sauver la vie de Luca.

Ce n’est pas exactement comme si Thony avait le choix en théorie. Elles se rendent à l’hôpital voir le docteur Ramtej pour obtenir les informations sur le donneur s’était désisté, mais le médecin refuse de leur donner. Ce n’est pas un problème pour Thony qui décide d’entrer par effraction dans le bureau de son médecin pour obtenir l’information – pouvant compter sur Fiona pour le divertir. Au moins, je n’avais pas oublié que la série était dans l’exagération permanente, c’est déjà ça. Jamais de la vie ça ne pourrait arriver comme ça.

Bref, Thony et Fiona enchaînent en se rendant à l’adresse du donneur, mais manque de bol, il n’y vit plus. Elles sont accueillies par sa fille qui hésite mais leur donne finalement l’adresse de son travail. Inquiète, elle ne veut tout de même pas que son père soit au courant. Joe semble pourtant tout gentil quand elles l’abordent en lui parlant Tagalog (un dialecte des Philippines). Il faut dire que c’est un vendeur de voitures, alors forcément, il paraît gentil.

Son discours change vite quand il comprend de quoi il s’agit. Après, quand il est question d’aller du côté de l’illégalité et de lui payer des pots de vin en échange d’un peu de sa moelle épinière, le discours devient légèrement plus raisonnable. Par raisonnable, il faut comprendre qu’il est prêt à se faire payer, mais une somme totalement improbable – et une somme qui augmente chaque fois qu’on fait appel à sa raison. Connard, quoi.

Les deux femmes peuvent enfin rentrer chez elles, bredouilles, car le déplacement était en vain, elles sont apeurées de voir les lumières éteintes. C’est le problème de vivre avec des adolescents idiots, j’imagine – surtout dans une série. Thony prend le temps d’en passer un peu avec son fils, puis parle avec Marco pour lui expliquer qu’ils sont de retour à la case départ. Je vais paraître sans cœur, je sais, mais franchement, tout ça nous éloigne quand même énormément des intrigues qui donnent le titre à cette série.

Pendant ce temps, l’agent du FBI continue de travailler au milieu d’une cafétéria. C’est rafraichissant de voir une série qui présente le FBI bien différemment ? Il a même un bureau qui ressemble à un bureau de flic lambda, l’écran géant avec le logo de son agence en plus, bien sûr. En tout cas, Garrett compte toujours sur Thony pour espionner à son compte.

Il profite d’un énième mensonge de sa part pour lui faire du chantage et lui offrir un stylo à laisser trainer sur une table à proximité de Knight, un client régulier du casino qui intéresse les autorités. Bien sûr, elle n’y arrive pas immédiatement, écoute tout ce qu’il se passe avec une serpillère en main et laisse finalement le stylo à terre – juste avant de se faire engueuler par son boss parce qu’elle passe la serpillère devant les clients.

Comme elle est engueulée par son boss, il est bien logique qu’on en arrive très vite à une scène où il lui demande les infos sur le donneur de son fils pour lui « parler » un petit peu et voir s’il peut le faire changer d’avis – sans jamais envisager de le payer. Thony lui demande de ne pas lui faire du mal, mais bon, ça n’a rien de bien crédible… Evidemment qu’elle connaît ses méthodes !

C’est sans surprise que Joe, le donneur, est agressé en sortant de son boulot. Il est kidnappé pour que Thony puisse lui parler – après avoir rendu le stylo espion au FBI – et s’excuser de ce kidnapping, tout en lui expliquant la procédure. Arman n’est pas ravi de voir Thony être incapable de se décider à voler la moelle épinière de ce donneur en carton qui a changé d’avis sans raison valable.

Il lui fait une dernière menace, mais il le laisse finalement rentrer chez lui – c’est à Thony de le ramener en revanche. Pendant le trajet, Joe peut ainsi confier qu’il a perdu sa femme dans une intervention de routine qui devait être toute simple ; comme la greffe finalement. C’est triste. Comme toujours quand les séries ont besoin que des personnages se parlent plus longtemps que prévu, la voiture de Thony crève en route. Pendant que Joe change le pneu, elle chante au téléphone une berceuse à son fils, et ça, c’est le détail qui finit par faire craquer Joe.

Ce dernier accepte donc de venir en aide à Luca… et en échange Thony décide de le réconcilier avec sa fille : elle appelle donc la fille pour lui expliquer ce qu’a fait son père. C’est beau comme tout, les réconciliations ont lieu (mais sont vite expédiées par la série).

Avant tout ça, Thony a tout de même eu à effectuer une autre petite mission pour Arman. Grâce au stylo espion, le FBI a pu arrêter son allié, et ça supposait que Thony devait récupérer un ordinateur dans la chambre d’hôtel de la copine de Knight. Elle y parvient, mais de justesse car Garrett est à ses trouilles. Et croyez-le ou non, mais elle est assez débile pour y perdre le collier qu’elle touche en permanence.

A aucun moment on ne la voit s’en inquiéter avant au moins le lendemain, mais Garret, évidemment, le retrouve et sait très bien ce qu’il a en main. C’est notre cliffhanger de l’épisode, évidemment (bis), surtout que l’allié d’Arman est tué en prison.

En parallèle, Fiona décide de revoir Brandon, et c’est toujours une très mauvaise idée. Il l’incite à vendre de la drogue et elle est tellement sous le charme de son sourire ravageur qu’elle fait de la merde en acceptant. Non mais franchement, ça n’a aucun sens. Au moins, elle récupère de l’argent au passage et peut se payer un avocat pour Chris comme ça. Il faut faire ce qu’il faut faire.

 

Tales of the Walking Dead – S01E04

Épisode 4 – Amy/Dr Everett – 14/20
J’ai eu du mal à prendre l’épisode au sérieux, parce que la première scène m’a provoqué un fou rire plus qu’autre chose. On va dire que c’est une réaction de malaise ? Le reste du débat science/sociologie avec le point commun de la nature est un peu plus intéressant et pourrait offrir des pistes de réflexion plus vaste dans une série qui ne soit pas une anthologie. Je crois comprendre le but de l’épisode pour les scénaristes, j’aime bien l’idée, mais ça ne prend pas tout à fait sur moi – peut-être aussi parce que les deux personnages ne sont pas très appréciables.

Spoilers

Et si les zombies étaient le sujet d’un documentaire une fois le monde à peu près rétabli de son apocalypse.

I don’t work with humans.

Franchement, quand l’épisode a commencé, je n’étais pas entièrement sûr d’être devant la bonne série. Cela ressemblait plus à un documentaire animalier, et c’est voulu. Le côté forêt m’a rapidement fait penser qu’il était possible que je sois bien devant du Walking Dead, mais ça n’aurait pas été non plus le plus étonnant que je me sois retrouvé face à un vrai documentaire. Et pourtant, ce n’est pas le cas : on comprend assez rapidement qu’on suit le documentaire d’un homme post-apocalypse qui s’intéresse au plus grand des prédateurs : l’homo mortus.

Il fallait bien que ça arrive : les zombies deviennent logiquement un sujet d’étude pour les scientifiques une fois que le monde se remet à tourner plus ou moins correctement – si ça peut être correct de vivre dans une apocalypse zombie. J’ai pas mal ri d’entendre cet homme, le docteur Everett donc, nous décrire la manière de « vivre » des zombies. Tout est similaire aux codes habituels des documentaires animaliers, notamment sur les lions : il y a un zombie héros, qui est celui qui permet d’approcher la meute, et toute une étude sociologique des comportements entre zombies.

C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’il existe la possibilité de zones entièrement consacrées aux zombies pour les contenir ; mais aussi qu’il existe désormais des braqueurs ; des braconniers cherchant à récupérer les crânes de zombies pour les revendre.

Voilà qui est original comme idée, même si de mémoire, ça se trouvait un peu dans les derniers comics de la série. Toujours est-il que notre journaliste et scientifique expert en zombies n’aime pas trop l’idée de ces braconniers et qu’il utilise ses drones pour savoir exactement ce qu’il se passe dans les bois.

Cela lui permet notamment d’apercevoir pour la première fois Amy, une jeune femme entourée de zombies dans la forêt et appelant à l’aide de toutes ses forces quand elle voit le drone. Everett ne lui vient pas en aide pour autant : il préfère la regarder souffrir, c’est beaucoup plus rigolo. Il semble même blasé de la voir mourir à un moment.

Cependant, c’est une survivante et elle sait comment se débarrasser des zombies les plus persistants. Il est bien obligé de lui venir en aide : elle tue toute la meute qu’il souhaite observer. Il révèle ainsi à Amy qu’il est possible de marcher au milieu des zombies, et celle-ci est bien heureuse d’avoir un sauveur. Elle compte donc sur lui pour la sauver de tous ses problèmes maintenant qu’elle a perdu son groupe, mais ce n’est vraiment pas son optique à lui.

Il marche en lui tournant le dos, alors qu’elle demande énormément d’aide. En vrai, je la trouve insupportable : il vient de te sauver la vie, arrête de te plaindre constamment comme ça là. Enfin, à sa place, je ferais la même chose, mais je ne sais pas, à voir comme ça, bof. Après, elle est pourtant l’humaine la plus normale de cet épisode se concentrant sur un duo avec une rescapée tentant de survivre comme elle peut à l’apocalypse et un scientifique taré qui fait un documentaire sur les zombies comme s’ils étaient des animaux.

Vous me direz, il faut bien trouver un moyen d’accepter une réalité difficile après tout. Amy suit l’homme jusque chez lui et le harcèle pour qu’il la laisse entrer – en vain. Elle est toutefois sacrément débrouillarde malgré sa migraine et sa main en moins : elle parvient à atteindre l’échelle de la cabane de l’homme. Bref, il n’a plus vraiment d’autres choix que de l’héberger : ils sont entourés par des zombies de toute manière, donc elle compte bien rester devant sa porte jusqu’à ce qu’elle meure et en devienne un elle-même.

Forcément, Everett la laisse entrer chez lui, à force qu’elle insiste comme ça. Il lui donne un étrange breuvage censé l’aider, mais moi, je ne lui fais absolument pas confiance. Je trouve d’ailleurs Amy étonnamment naïve à suivre un inconnu pour être hébergée chez lui comme ça. Je veux bien qu’elle soit désespérée et tout, mais bon, si elle a survécu assez longtemps à l’apocalypse zombie, et même dans un groupe, elle a dû tomber théoriquement sur des psychopathes se sentant permis de tout. La série lui donne toutefois raison : elle fait des rêves bizarres et vomit durant la nuit, mais au réveil, elle n’a plus de migraine.

Amy est donc en pleine forme pour sympathiser avec Everett. Elle comprend assez vite qu’il est un anthropologue, grâce à la déco de sa cabane, et gagne peut-être quelques points auprès de lui en s’y connaissant pas mal. Elle ne s’y connaît pas en homo mortus, par contre, et elle trouve l’idée complètement folle. Elle voit bien qu’il étudie les zombies, mais continue de lui faire confiance en lui parlant de ce qu’elle fait là.

Elle finit par se faire dégager de la cabane – mais y reste tout de même. Elle remarque ainsi qu’Everett semble particulièrement intéressé par le zombie qu’il appelle « spécimen 21 ». Everett finit par lui expliquer pourquoi : il a remarqué qu’il se comportait comme un leader de meute, en laissant une partie de ses proies aux autres derrière lui. Si Amy est persuadée qu’Everett le connaît, la série garde un peu le suspense sur le sujet, puisque le scientifique est bougon.

J’aime bien sa vision de la (sur)vie après, affirmant que la science est la seule chose qui puisse permettre de comprendre l’homo mortus, et donc de survivre en s’adaptant face à ce prédateur. Je n’aime pas trop la manière dont ça se met en place dans l’épisode, par contre. Bref, il va passer sa journée à chercher son spécimen 21, tandis qu’Amy repart dans les bois de son côté, avec l’interdiction de revenir.

Bien sûr, Amy ne l’entend pas de cette oreille. Elle est celle qui retrouve le spécimen 21 et passe l’après-midi avec. Ainsi, pendant la nuit, elle retrouve Everett et se sert de l’information qu’elle a sur 21 pour faire du chantage auprès de son anthropologue : elle lui explique ainsi qu’elle a besoin de son aide pour retrouver son groupe – sa communauté étant tout pour elle.

Everett finit par accepter, ce qui nous mène à une petite scène le lendemain où Amy suit les traces qu’elle a fait sur les arbres pour retrouver 21. Au passage, ces deux personnages qui n’ont rien en commun finissent par se parler ; et la communication leur offre plein d’informations. Ainsi, Amy découvre que la zone dans laquelle ils marchent était une réserve naturelle pour les animaux. Everett était là pour les observer avant les zombies, il est donc resté depuis. Bizarrement, la conversation finit sur un débat intéressant, avec Amy qui voit tout de ses yeux d’humaine tout droit issue d’une société humaine et Everett, anthropologue associable qui ne jure que par la science.

Tous les deux sont pourtant amoureux de la nature – et je vois le dilemme sur lequel repose l’épisode. C’est intéressant, surtout quand ça termine par Amy engueulant Everett, comprenant qu’il se comporte en ermite juste pour avoir une excuse sur son manque de relations sociales. C’est ironique sachant qu’Everett a voulu faire d’Amy son assistante qui prendrait sa place plus tard ; alors qu’Amy a voulu inviter Everett dans son groupe.

Son groupe n’apprécierait peut-être pas ce nouveau venu par contre : le scientifique ne veut pas interférer avec la « nature », et il refuse de venir en aide à Amy quand elle entend une femme de son groupe, Anna, hurler à la mort. Elle est bouffée par un zombie, mais Everett refuse d’intervenir. Cela force Amy à le mordre à la main pour être capable de tenter de sauver sa pote.

C’est un échec bien sûr, mais dans l’action, elle fait tomber un zombie dans l’eau. Everett est un bel hypocrite : il fait tout ce qu’il peut pour tenter de sauver ce zombie, y compris quand un crocodile commence à le bouffer. Par chance, Amy est là pour l’aider – et oui, elle accepte de l’aider, ça en dit long sur son grand cœur (ou sa connerie, c’est au choix). Par malchance, une fois le crocodile présent, elle décide de confronter Everett à la réalité : il est impossible de sauver le zombie – et tant pis si 21 est un ancien collègue d’Everett qui voulait être étudié par son pote après sa mort.

La conclusion de l’épisode commence alors : Amy révèle à Everett que son groupe fait affaire avec des braconniers pour pouvoir traverser la zone. Malheureusement, la zone est en plein sur le passage de la migration des zombies étudié par Everett. Le campement des potes d’Amy ? Il est au beau milieu lui aussi, alors ils sont inévitablement tous morts, car la meute se dirige vers eux et qu’ils sont cernés.

Malgré cet avertissement sur la mort inévitable de tous ceux dans le campement, Amy décide de s’y rendre – parce qu’elle est profondément humaine. On serait dans la série-mère, elle parviendrait probablement à survivre avec un groupe de potes. Nous sommes ici dans une anthologie : le scientifique avait raison. Certes, Amy parvient contre toute attente à rejoindre son groupe pour les avertir. Cela ne l’empêche pas de mourir et d’être zombifiée malgré tout.

Le lendemain, alors qu’Everett étiquette un à un tous les membres du groupe d’Amy devenus zombies, il se retrouve à devoir faire d’Amy son spécimen 42. Toutefois, il hésite à lui mettre son étiquette, preuve qu’il commence à sortir un peu de sa science pour devenir plus humain lui aussi, non ?

Tales of the Walking Dead – S01E03

Épisode 3 – Dee – 14/20
Ce n’est pas un mauvais épisode en soi, surtout que j’aime beaucoup l’ambiance qu’il instaure au début et l’idée mise en place pour la survie (une idée à laquelle j’avais déjà pensé et qui était un peu exploitée dans un autre spin-off à un moment), mais je le trouve tout de même pas mal décevant. En effet, il apporte des réponses peu satisfaisantes et une origin story qui paraît bien peu nécessaire à un personnage que j’adorais détester avant, et que je vais continuer de détester de toute manière. Bref, ça n’est pas exactement ce que j’en attendais. Pris indépendamment de mes attentes et de ce que l’on sait déjà des personnages, il fonctionne bien cependant, alors je vais continuer de dire du bien de ce spin-off pour l’instant.

Spoilers

Dee et Lydia sont sur un bateau, Billy tombe à l’eau.

Let me tell you how I died.

Bon, je dois bien avouer que cet épisode n’est finalement plus celui qui me rendait le plus impatient. Au départ, je trouvais que c’était l’épisode qui risquait d’être le plus prometteur de la saison pourtant, mais après l’épisode 2, c’est difficile de le penser encore. Cet épisode revient en effet sur un personnage que l’on connaît déjà : Alpha. En 43 minutes, il promet donc de nous apporter un point de vue différent sur ce personnage que l’on a tous appris à détester.

L’avantage, c’est qu’elle est morte, donc on ne nous fera pas comme avec Negan, un épisode génial qui sera balayé en un regard pour Maggie. Après, ça commence par un murmure, et ça joue déjà trop sur le fan-service pour que je kiffe parfaitement. L’épisode nous présente ensuite un couple, avec une femme, Brooke, que l’on ne connaît pas mais qui semble être de la famille d’Alpha.

En effet, elle la retrouve sur le ponton d’un bateau et tente de lui faire des compliments sur son apparence. Ce n’est pas évident d’être si hypocrite, je pense, surtout quand en face on a juste en retour des aboiements comme Alpha sait si bien les faire. Quel enfer. Avant même l’apocalypse, elle était donc déjà peu sympa avec Lydia dans sa manière de l’élever, et ça ne m’étonne pas.

Après, ça ne rend pas ça bien plus intéressant de voir l’épisode débuter sur elle dans une robe la laissant à moitié à poil alors qu’elle tire la tronche, expliquant être sur ce bateau de luxe uniquement pour sa fille. Le barman se permet pourtant d’être hyper vache avec elle, et pour cause : on découvre assez vite que nous ne sommes pas au début de l’apocalypse comme on pouvait l’espérer.

Non, non, nous sommes sur un bateau où tout le monde vit sa meilleure vie une bonne année après le début de l’apocalypse. Eh ben, c’est inattendu comme environnement, mais j’aime bien tout de même l’idée d’un bateau qui puisse tenir si longtemps. Par contre, on ne sait pas trop comment Dee (le prénom d’Alpha) et Lydia se retrouvent là après avoir quitté le père de Lydia. C’est un peu dommage pour un épisode explicatif, tout de même.

On apprend alors, de la part d’Alpha elle-même, qu’elle a tué son père à neuf ans… Et il y a vraiment un problème de rythme dans le montage de l’épisode, parce que si Alpha se met à nous raconter une histoire qui n’a rien à voir avec l’épisode, ça va être long et compliqué, surtout en 43 minutes. En plus, l’épisode devrait pouvoir être vu par des gens ne connaissant pas Alpha pour être vraiment intéressant. Après le générique, nous repartons toutefois sur le bateau comme si de rien n’était.

On comprend un peu mieux la hiérarchie de celui-ci, avec Brooke en tête de tout ce qu’il se passe. Cette dernière est dépassée de découvrir qu’un homme a disparu de son bateau, mais moi, je ne suis pas trop surpris. A partir du moment où Dee est à bord déjà, ça ne peut que mal tourner. Pourtant, elle n’y est pour rien et l’épisode prend rapidement une autre tournure, avec une gestion bien compliquée pour le bateau. De son côté, Alpha reste fidèle à ce qu’elle sera et qu’on connaît d’elle : elle vole un couteau, et ça déprime Lydia. Elle tente donc de se débarrasser de sa mère, lui expliquant qu’elle a désormais Brooke pour s’occuper d’elle de toute manière.

Le truc, c’est que Brooke a fort à faire sur le bateau, et elle doit déjà s’occuper de Dee qu’elle n’aime pas beaucoup. Durant la soirée, elles se confrontent l’une l’autre et on passe déjà à peu de choses d’un meurtre commis par la future Alpha… Le lendemain, l’homme disparu met tout le monde en état d’alerte, à commencer par Dee. Quand elle aperçoit un homme utiliser un miroir sur le pont, elle l’accuse donc publiquement de contacter des gens sur le rivage du marais où le bateau navigue.

Elle a bien sûr raison, mais l’épisode ne le révèle pas immédiatement. En effet, elle fait appeler Brooke et uniquement Brooke pour régler cette affaire. Billy, l’homme accusé, prend plutôt mal cette accusation, forcément. Craignant le couteau de Dee, il saute dans l’eau…

Et on comprend aussitôt qu’il a bien quelqu’un à rejoindre, car personne ne prendrait un tel risque autrement. Brooke ne le voit pas comme ça pourtant. Au contraire, elle se rend compte que Billy n’est pas le seul à être terrifié par Dee : il y a aussi Lydia. Elle décide donc d’isoler Lydia de sa mère, ce qui est une idée pourrie… qui sauve pourtant la vie de la mère et de la fille.

En effet, Billy revient sur le bateau et s’attaque à tout le groupe de Brooke avec six de ses hommes. Ses calculs sont simples : il a un groupe qu’il veut à bord du bateau, il a infiltré le bateau quelques jours plus tôt pour pouvoir jeter des gens par-dessus bord et ainsi créer de la place pour eux. Malheureusement, Dee a surpris ce qu’il faisait et l’a forcé à agir plus rapidement que prévu. Il en tue quelques-uns sur le bateau, remarquant tout de même que Dee et Lydia manquent à l’appel alors qu’il s’en prend verbalement à Brooke.

Il aurait mieux fait de s’inquiéter de cette « soccer mom » (oula, ce n’est pas Alison Hendrix non plus) : elle débarque par surprise, égorge l’un de ses hommes et se précipite vers le canot de sauvetage pour s’enfuir avec Lydia. Ma foi, ça marche bien comme retournement de situation. Les deux rament jusqu’à la rive où les attendent des zombies à cause du bruit sur le bateau : c’est un véritable massacre qui s’y déroule.

Même les gens jetés par-dessus bord ne survivent pas, bouffés par des zombies. Bref, tout le monde meurt, sauf Dee et Lydia qui se planquent sous un des zombies tué par Dee. Il faut bien dire ce qui est : Dee est une sacrée psychopathe, mais elle a l’art de tuer du zombie sans trop de mal. Elle comprend aussi qu’elles sont en sécurité sous le zombie, alors elles y restent un petit moment.

Finalement, on découvre aussi que Brooke a survécu à la chute de son bateau. Par contre, elle n’a plus aucun désir de survivre dans un monde où elle ne pourra plus vivre comme elle l’entend apparemment. Franchement, j’imagine que c’est dur d’être responsable partiellement de la mort de tant de gens, même si elle accuse Dee de tous ses maux. Dee ne le voit pas comme ça et entend bien la tuer… sauf que Lydia l’en empêche.

Lydia adorait Brooke, alors évidemment, elle fait en sorte qu’elle survive. Dee finit par accepter cette solution, se rendant compte que la morte est trop douce pour Brooke. Elle préfère ainsi lui faire une sacrée cicatrice au visage, pour qu’elle ne puisse jamais oublier Lydia et les rêves d’un monde normal qu’elle lui a mis en tête pour rien.

Lydia ? Elle part sans un adieu à Brooke, faisant ce que sa mère lui ordonne, comme on la connaîtra quelques années plus tard. Oh, Dee essaie tout de même d’entraîner sa fille à tuer des zombies, mais ce n’est pour l’instant pas très efficace, parce que Lydia s’y refuse. Tout au plus, ça fait une scène sympathique où Dee tue des zombies de manière originale et où Lydia s’enfuie loin de sa mère, pensant que les fées l’appellent quand elle entend les arbres parler.

Pff. Dee ne fait pas confiance à sa fille et la pense devenue folle. Elle décide de la consoler malgré tout, avec un bon gros câlin. L’épisode traine alors en longueur sur ce câlin, mais c’est parce qu’on comprend que Dee a pour intention de tuer sa fille. Malheureusement, il y a zéro suspense : on sait déjà que Lydia survivra et on se doute bien que les « fées » ne sont que des Chuchoteurs. C’est effectivement ce que la fin d’épisode révèle : Lydia et Dee sont entourées par un groupe d’humains déguisés en zombie.

Je suis franchement dégoûté de découvrir que l’idée des Chuchoteurs ne vient pas d’Alpha elle-même. Ca aurait été tellement génial et il y avait dans cet épisode de quoi lui fournir l’idée quand elle s’est cachée sous le zombie ou quand Lydia est restée pétrifiée face à des zombies. Finalement, il n’en est donc rien et nous ne saurons même pas ce qu’il en est de la création d’Alpha. Tout au plus, on saura que Dee a tué Hera, la cheffe de ce groupe de Chuchoteur, et que c’est à elle qu’elle raconte son histoire. Décevant comme tournure. J’imagine que le but est de nous proposer une suite à son histoire dans un autre épisode en cas de saison 2 ?  

She-Hulk: Attorney at Law – S01E02

Épisode 2 – Superhuman Law – 17/20
Cet épisode a les défauts inverses du premier : on manque d’action car ce sont enfin les enjeux de la saison qui sont mis en avant. Par chance, je les aime beaucoup eux aussi et je trouve qu’on passe un bon moment en compagnie de cette héroïne à la vie un peu chaotique. Le récit est fait avec humour et quelques références, c’est donc très agréable à regarder.

Spoilers

Jennifer découvre les inconvénients d’être désormais reconnue par tous en tant que She-Hulk.

I’m ok with not being ok.

Comment ça, je n’ai vu aucun épisode depuis une semaine ? Le temps passe beaucoup trop vite, mais l’avantage, c’est que je n’ai pas eu l’impression d’attendre trop longtemps avant de pouvoir me jeter sur ce deuxième épisode. Le résumé était même pas mal inutile, parce que je me souvenais bien de tout. Il faut dire que j’ai vu pas mal d’articles et tweets parlant de la série tout au long de la semaine – avec cette obsession sur Steve Rogers, sa virginité et la nièce de Peggy.

Le début d’épisode reprend ensuite avec les informations concernant la dernière scène de la semaine dernière. C’est plutôt important : on y découvre enfin l’identité de Titania (bon, pour ceux qui contrairement à moi sont passés à côté des articles de la semaine dernière), mais celle-ci ne fait pas vraiment la une. C’est une influenceuse avec des pouvoirs, on n’en saura pas beaucoup plus pour cet épisode.

En revanche, Jennifer Walters est immédiatement présentée par les médias comme une nouvelle super-héroïne. C’est super pour elle qui voulait rester discrète et ne voulait surtout pas de publicité par rapport à son identité pour ne pas avoir à changer de vie. Ce n’est pas ce que tout le monde veut autour d’elle, par contre. Nikki insiste donc pour qu’elle se transforme avant d’entrer dans leur bar habituel où elle est acclamée en tant que She-Hulk. Evidemment, elle est déprimée par ce nom, et elle a bien raison.

Je trouve ça sympa que la série prenne le temps de le souligner, même si je m’en doutais d’avance avec Tatiana Maslany au casting et après un premier épisode qui prenait le temps d’être féministe. Nikki imagine déjà sa meilleure amie en Avengers après tout ça, mais ça ne rassure pas trop Jennifer, qui voit toujours d’un mauvais œil la publicité qu’on lui fait. En vrai, il n’y a que son débile de collègue pour estimer que c’est une bonne chose cette pub – et je vois un peu pourquoi avec le système américain.

Pourtant, son collègue se trompe et ça se voit quand son boss débarque dans le bar et lui demande de reprendre son apparence d’humaine – terrifiée par son apparence de She-Hulk. Son métabolisme est différent une fois humaine, donc elle alcoolisée pour entendre son boss lui expliquer que le procès qu’elle allait gagner aboutit finalement à un non-lieu. L’argument est terrible : elle a perdu son procès et donc son job, parce que les jurys, dont elle a sauvé la vie, sont acquis à sa cause. Forcément. C’est tellement abusé : on lui dit qu’elle a fait la bonne chose en sauvant leur vie, mais que le procès ne peut se terminer parce qu’elle leur a sauvé la vie. Et maintenant que le public a une bonne perception d’elle, elle ne peut être avocate sans que les jurys ne soient de son côté.

Le lendemain, Jennifer se réveille avec une gueule de bois et un vrai problème : personne ne veut plus l’embaucher en tant qu’avocate. Elle qui tenait tant à sa carrière est vraiment servie sur ce coup-là. Heureusement, Nikki ne l’abandonne pas (totalement) sur ce coup et reste une vraie meilleure amie – au-delà de la collègue, donc. Bon, par contre, elle l’abandonne quand il est question de l’accompagner à un dîner de famille. Juste après avoir perdu son boulot.

Quel enfer ! Et elle a une famille de boulets, c’est terrible ? Son cousin commence directement par dire qu’elle est virée, avant d’enchaîner sur sa promotion à lui, avant que ça termine en véritable enfer, le mot est faible, avec sa mère qui file son numéro à des ados voulant devenir super-héros et sa tante qui veut devenir sa coiffeuse officielle. Un dîner de famille on ne peut plus classique pour une célibataire trentenaire ET sans-emploi, finalement. Et super-héroïne, aussi, d’accord, ce n’est peut-être pas si classique. Le personnage n’en est que plus attachant, en tout cas.

Son père a le tact de la sortir de cette situation délicate et de lui faire un petit speech pour la remotiver, et je trouve ça génial. J’aimais beaucoup aussi les doutes de Jen, présentés sous forme d’un long monologue où elle ne laisse personne en placer une. Quoiqu’il en soi, elle termine malgré tout à déprimer dans son bar favori face à un verre bien solitaire, parce qu’elle ne peut plus vraiment se payer le petit frère de ce verre.

Enfin, ça, c’est jusqu’à ce que M. Holloway, qui dirige la firme qui a demandé le non-lieu l’ayant fait virer, la contacte pour… lui donner un job. Il n’a pas oublié qu’elle allait probablement gagner le procès contre lui, et il trouve que ce serait du gâchis de ne pas l’avoir de son côté. Bref, le type est bien content d’avoir réussi à la faire virer. C’est très Suits dans l’esprit, même si la série a plutôt eu le bon goût de faire en sorte qu’un épisode d’Ally McBeal soit diffusé dans le bar. Difficile de ne pas comparer les deux séries, en même temps, on est exactement sur le même ton avec une héroïne célibataire qui gère tout avec beaucoup de féminisme et d’humour.

Jen accepte immédiatement l’offre d’emploi et en profite pour embaucher Nikki au passage, parce que faut pas déconner, elle aime trop sa meilleure amie pour ne pas bosser avec ? J’aime bien l’idée, franchement.

Le lundi suivant, Jennifer est donc toute prête pour redevenir avocate et être à la tête de sa propre branche. Elle découvre bien vite, cependant, que tout n’est pas si rose. En fait, elle est rapidement verte même (oh oh, quel humour) : elle apprend qu’Holloway a décidé de l’embaucher pour prendre la tête des affaires impliquant des super-pouvoirs et des procès concernant les super-héros. C’est un super job, Powerless avait déjà tenté d’aller sur ce terrain-là avec moins d’efficacité dans l’aspect sitcom.

Toujours est-il que Jennifer doit donc venir en travailler en tant que She-Hulk – tu m’étonnes que la productrice disent qu’ils ont galéré niveau fric ensuite si elle doit tout le temps être en She-Hulk ! Jennifer n’est pas ravie par cet aspect de son nouveau travail et nous le dit en brisant le quatrième mur pour que ce soit bien clair : avoir un job juste parce qu’elle est une super-héroïne, ce n’est pas génial, parce que tout le monde va penser qu’elle est là pour ça et non pour les compétences – compétences qu’elle a. Elle devra donc prouver sa légitimité.

Heureusement, Nikki est là pour lui remonter le moral en insistant sur tous les innombrables avantages qu’elles ont désormais, à commencer par un magnifique bureau. Elles ont aussi un collègue très sympa, Pug. Il est très sympa parce qu’il leur fait une carte pour savoir où sont les toilettes où on peut faire caca le plus discrètement. Su-per. La blague sort de nulle part.

L’autre chose qui sort de nulle pas ? Le premier procès de Jennifer dans cette boîte sera celui d’Emil Blonsky, qui demande à être libéré de prison plus tôt que prévu car il s’est repenti. Jennifer doit donc défendre celui qui a voulu tuer son cousin, c’est top. Son boss parvient à la convaincre d’au moins rencontrer ce client pas comme les autres, avec un chantage charmant : il la vire si elle refuse d’être son avocate.

Au passage, Jennifer apprend également à naviguer comme il faut dans son nouveau travail : pour se rendre en prison, elle ne doit pas venir en She-Hulk par exemple. Pas de bol pourtant, parce que ce serait utile d’avoir des pouvoirs en face de super-méchants, surtout quand on voit toutes les règles qui sont imposés dans cette prison.

En tout cas, Jennifer rencontre enfin Blonsky… Et bordel, je ne me souvenais pas du tout de lui. J’aime bien cet acteur pourtant, je crois – j’aime ses rôles, de mémoire. Bref, Blonsky affirme que s’il a pété un câble et failli tuer Hulk, c’est à cause du super-sérum qu’on lui a donné. Il explique ainsi qu’il pensait devenir un super-héros, un second Captain America, quand on l’a manipulé pour qu’il devienne finalement un super-méchant.

Jen se met à douter parce que les arguments ne sont pas si mauvais, mais il est toujours question de défendre la personne qui a voulu tuer son cousin. Une fois de plus, Jen contacte donc Bruce une fois chez elle et ne le laisse pas parler, présentant tous ses arguments parce qu’elle a déjà pris sa décision. Par chance, Bruce n’en a rien à faire qu’elle accepte le cas de Blonsky : l’eau a coulé sous les ponts et il a même aimé son haïku (j’aurais bien aimé l’entendre). Il a autre chose à faire en plus, parce que le voilà désormais dans un vaisseau spatial en route pour on ne sait où. Hulk est dans l’espace ? Et il capte ? Je crois que c’était la dernière fois de la série qu’on le voyait, il semble parti loin cette fois. Et pas super poli, en plus, parce qu’il raccroche au nez de sa cousine.

Elle a tout de même son accord de principe pour prendre le cas, alors elle appelle son boss pour lui annoncer la bonne nouvelle. Il est ravi, et ça se comprend : il lui demande d’allumer la télévision… pour constater qu’il existe une vidéo montrant Blonsky s’être évadé de prison pour mener des combats clandestins en tant que l’Abomination. Bon, ben, ça ne va pas être si évident pour gagner.

Enfin, la scène post-générique valait le détour pour les quelques gags que ça apportait, vraiment je vous la conseille : on y voit Jennifer être embauchée par son père pour tout plein de travaux domestiques nécessitant sa force… et ça m’a fait rire, c’était léger comme j’aime.