Hawkeye – S01E01

Épisode 1 – NEVER meet your heroes – 16/20
Comme pour Loki, cette série n’est pas du tout ce que j’attendais. Cette fois-ci, c’est clairement le titre qui est trompeur car le personnage mis en avant n’y est pas encore le plus intéressant. Bizarrement, j’ai plus eu l’impression d’être devant un pilot d’une série sur un autre personnage et ça n’était pas forcément pour me déplaire. En revanche, ça n’était pas non plus (pour le moment) à la hauteur d’autres séries Marvel. Pressé de voir comment ça va évoluer, donc.

Spoilers

Clint est à New-York pour un moment avec ses enfants à l’occasion des vacances de Noël ; Kate est une jeune adulte qui fait quelques bêtises avec ses incroyables talents d’archères.

I need a bow and arrows.

Toujours un plaisir d’entendre le générique de Marvel Studios. Vraiment. Je l’ai dit tout au long de l’année et je n’en démords pas, surtout après avoir vu No Way Home en salle il y a si peu de temps. La série commence de manière étrange en 2012. Je ne m’y attendais vraiment pas, car pour moi, on commencerait après Thanos, et puis c’est tout.

Ce n’est pourtant pas le parti pris, puisque la série décide de commencer sur le personnage de Kate. Elle sera clairement centrale si on en croit la promo de la série – et par-là, j’entends uniquement les affiches. Kate est en tout cas encore une enfant avec des parents en plein milieu d’une dispute. Ce n’est pas forcément la première scène la plus intéressante, mais on sent bien que la gamine va être pleine de ressources rien qu’à sa manière d’écouter aux portes.

Derek, le père, fait ce qu’il peut pour réconforter sa fille malgré les disputes, mais on sent assez vite que ça va déraper. 2012, c’est la bataille de New-York. Cela ne manque pas : après un petit-déjeuner avec sa mère, Kate remonte dans sa chambre et est aux premières loges pour observer dans le ciel de New-York la bataille qui se déroule.

Une invasion extra-terrestre, ça fait toujours plaisir, non ? Non, pas vraiment. Ses parents ne lui répondent pas et on ne sait absolument pas où ils ont bien pu être au début de la scène, mais sa mère finit par débarquer pour sauver Kate. Avant ça, on a eu droit à une très jolie scène où la petite observe depuis son salon au mur détruit la bataille. Clint la sauve de justesse, probablement sans même le savoir, en faisant exploser le vaisseau d’un alien qui allait s’en prendre à elle.

La gamine est clairement fascinée par cet archer qui manque de mourir pour elle, et c’est pour cela qu’à l’enterrement de son père, dommage collatéral de la bataille, elle demande à sa mère de lui fournir un arc et des flèches. Pour une série nommée Hawkeye, on sent que le personnage principal sera plutôt Kate finalement. Et ce n’est pas plus mal, j’accroche bien plus aux origin stories en général. Le générique sur lequel on enchaîne juste après est quant à lui très sympathique.

Cette longue introduction nous a présenté le personnage de Kate et nous enchaînons à présent avec la petite fille devenue adulte. Neuf ans plus tard, Kate est une archère de talent, forcément. Elle est aussi une jeune adulte stupide comme beaucoup d’autres. Sous la neige et en pleine période de Noël, elle fait le pari de faire sonner la cloche d’une tour-horloge avec son arc et ses flèches. Elle y parvient évidemment… mais ce n’est pas la meilleure des idées pour autant.

Elle se retrouve bien malgré elle à détruire la tour en question. Bon, autant vous dire qu’elle va vite être virée de son équipe d’archers, hein. En attendant, elle a un portable résistant à la neige, et ça c’est cool. C’est bien la seule chose cool pour elle, cependant. Pour nous, il y a du cool dans cette ambiance de Noël : on retrouve en effet Clint, enfin, à une représentation musicale du spectacle Rogers.

J’ai adoré à la fois l’idée et le spectacle : c’est une comédie musicale sur la bataille de New-York. Aussi ridicule que ce soit, j’ai trouvé ça beaucoup trop entraînant comme chanson. Ce n’est pas l’avis de Clint, plutôt triste de ce rendu. En plus, ça lui rappelle la mort de Natasha quand même. Quelle tristesse. Pas étonnant qu’après une rapide conversation avec sa fille, il décide de s’éclipser un temps. Aux toilettes, Clint est ravi de découvrir sur un urinoir une signature affirmant que Thanos avait raison et de rencontrer aussi un fan, choisissant l’urinoir juste à côté. Au secours, quoi.

Il retrouve ensuite ses enfants devant le théâtre, parce que ceux-ci ont bien senti le malaise de leur père. Ils quittent donc ce spectacle musical sans en voir la fin, allant au restaurant avec leur père. Bon, bien sûr, toute cette ambiance de Noël est très sympathique, mais il faut avouer que la série commence lentement. En six épisodes, ils auraient pu entamer plus rapidement sur l’action, non ?

Non, peut-être pas, c’est toujours bon d’avoir le temps de mettre en place tous les enjeux. On nous rappelle aussi l’attachement de Clint à ses enfants et à sa famille grâce à des scènes qui développent un peu les personnages. Ce n’est pas forcément une bonne chose car les enfants sont plutôt fades pour le moment, mais c’est nécessaire pour mieux comprendre la suite de la série, j’imagine. Et puis, ils sont mignons à se prévoir six jours à fond pour le programme de Noël.

De son côté, Kate vit toujours à New-York chez sa mère. Tout l’appartement est reconstruit comme avant la bataille de 2012. Il y a clairement de l’argent pour ça, et on nous le confirme rapidement avec la mère qui est prête à rembourser le clocher de l’université détruit par sa fille. Sympa. Elle fait quand même la morale à sa fille, mais bon, c’est du vite fait.

La gamine, pour se faire pardonner, lui ramène une médaille car elle est championne d’arts martiaux… et ne peut plus vraiment avoir son mot à dire sur la nouvelle relation de sa mère, je pense. Celle-ci est en effet un couple avec un certain Jack ; et on sent bien que Kate n’approuve pas. Elle n’est pas au bout de ses surprises pourtant : lors d’un gala, elle apprend d’Armand, un ami de la famille, que sa mère est sur le point de se marier avec Jack.

Bordel, le vieux est dans l’abus le plus total, mais c’était marrant comme scène. Kate ne vit pas ça comme quelque chose de marrant bizarrement. Sa mère est sacrément égoïste de la traîner à un gala sans la prévenir à l’avance, sérieusement. Kate sort un moment prendre l’air, et quand elle revient, elle entend sa mère se disputer avec Armand. La dispute ressemble même à des menaces de la part d’Armand, mais une fois de plus, la mère nie tout auprès de sa fille.

On sent bien que Kate est trop curieuse pour ignorer totalement son angoisse : elle se met aussitôt en quête d’obtenir des réponses. Elle suit donc Armand, ce qui est simplifiée par sa tenue : elle ressemble fort aux serveuses du gala. Prétextant être une serveuse, elle peut ainsi se rendre dans les caves et entendre Armand parler de sa mère, Eleanor. Dans les caves à vin, elle découvre une étrange vente aux enchères.

Se faire passer pour une serveuse, ça fonctionne un temps, évidemment, mais ça n’est pas une solution idéale. Elle est rapidement obligée de se débarrasser d’un serveur, puis de son boss, l’empêchant de suivre correctement toute la vente. Pendant que son nouveau beau-père se dispute un sabre de Ronin trouvé dans les ruines du QG Avengers, elle cherche donc à comprendre ce à quoi elle assiste exactement ;

Une seule certitude : la vente n’est pas menée à son terme, interrompue par une explosion. Celle-ci permet à Jack de récupérer secrètement le sabre de Ronin alors qu’il offre à Kate la possibilité d’enfiler le costume de Ronin. L’explosion ? Elle est l’œuvre d’hommes embauchés pour voler une montre bien sûr. Elle fait aussi trembler tout l’épisode, ce qui fait qu’Eleanor et le reste du gala sont évacués bien rapidement.

Alors qu’Eleanor s’inquiète enfin pour sa fille, Kate, elle, enfile le costume du Ronin et vit sa meilleure vie à sauver Jack et se servir de bouteilles qui doivent coûter une fortune pour mettre K.O un à un tous ses adversaires. La scène est sacrément bien chorégraphiée et c’est plutôt chouette à suivre, même s’ils semblent tous sacrément cons à la prendre pour le vrai Ronin.

Dans tout ça, elle parvient finalement à s’enfuir, mais pas sans se faire un nouveau compagnon de route : un chien éborgné qu’elle avait vu plus tôt et qui l’aide par un hasard de circonstances à stopper le braquage. Il n’en faut pas plus pour que Kate mette sa vie en danger pour sauver ce chien et se mette à lui raconter toute sa vie.

C’est plutôt drôle à voir, mais ça signifie aussi qu’elle sort dans la rue déguisée en Ronin. De retour dans sa chambre d’hôtel, Hawkeye découvre donc que quelqu’un lui a volé son identité secrète de grands malfrats pour interrompre un gala… et ça ne lui plaît pas. Loin de se douter de tout ça, Kate ramène le chien errant chez elle, le nourrit comme elle peut, puis repart à l’aventure, comptant bien en apprendre plus sur Armand.

Eh, c’est une héroïne sympathique et une série qui fonctionne : nous sommes clairement sur l’origin story d’une nouvelle héroïne, et ce n’est pas du tout ce que j’attendais avec ce titre. Les mystères commencent à s’accumuler aussi : après la vente aux enchères tenues par un groupe mystérieux et l’identité de Jack inconnue, nous voilà donc avec Kate qui découvre le cadavre d’Armand, transpercé très clairement par un sabre.

Bon, pour nous, le coupable est assez évident : Jack. Pour Kate, ce n’est pas si clair et, de toute manière, la priorité est de s’enfuir. Bon, elle est rapidement attaquée par un groupuscule qui la prend réellement pour Ronin… Fort heureusement, elle est ensuite sauvée de justesse par Hawkeye. Et il fallait bien que ce premier épisode s’arrête quelque part, et c’est ici : elle découvre qu’elle vient d’être sauvée à nouveau par Hawkeye et il découvre qu’il est face à face avec… qui, au juste ?

C’est plutôt marrant comme cliffhanger, et c’est efficace. Bien content de pouvoir enchaîner tout de suite par contre, ça m’évite de réfléchir trop longtemps à cette scène aberrante où ils se retrouvent tous malgré la grandeur de New-York ? Et puis, j’ai envie de connaître la suite.

Hawkeye (S01)

Synopsis : Après le retour de 50% des êtres humains sur Terre, Clint, alias Hawkeye dans les Avengers, cherche à retrouver sa famille à temps pour Noël.

Pour commencer, quelle meilleure période de l’année que celle-ci pour regarder la série ? Je voulais honnêtement la commencer le 25 décembre, mais ce fut un brin trop compliqué. Tant pis, entre Noël et le nouvel an, ce n’est pas mal non plus.

J’ai réussi à passer à côté de quasiment tous les spoilers de la série. A part une scène en bande-annonce et le fait qu’il valait mieux voir Black Widow avant cette série, je ne sais donc rien… Et c’est tant mieux, je n’ai pas envie que ça se passe autrement. Je suis curieux de découvrir ce que vont donner ces six épisodes – et pas mal triste aussi de savoir qu’il s’agit de ma dernière dose de Marvel avant un long moment. Ils nous ont bombardé tout 2020 pour finalement nous laisser trop de temps de digestion avant le prochain. Ce n’est pas bien réfléchi tout ça.

Bon, qu’importe, c’est comme ça, et ça ne va pas me gâcher mon plaisir, quand même.

Note moyenne de la saison : 17,5/20

S01E01 – Never meet your heroes – 16/20
Comme pour Loki, cette série n’est pas du tout ce que j’attendais. Cette fois-ci, c’est clairement le titre qui est trompeur car le personnage mis en avant n’y est pas encore le plus intéressant. Bizarrement, j’ai plus eu l’impression d’être devant un pilot d’une série sur un autre personnage et ça n’était pas forcément pour me déplaire. En revanche, ça n’était pas non plus (pour le moment) à la hauteur d’autres séries Marvel. Pressé de voir comment ça va évoluer, donc.
S01E02 – Hide and seek – 17/20
J’ai légèrement plus accroché aux personnages dans cet épisode, même si j’ai un peu de mal à comprendre ce qu’ils tentent de faire de Clint pour le moment. L’épisode était mieux dosé dans son humour et son action, et je ne regrette pas d’avoir mis de côté la série pour m’enchaîner les épisodes car ça fonctionne bien niveau rythme. Ah oui, c’est important à noter, même s’il y a quelques lenteurs dans l’épisode, ça passe bien.
S01E03 – Echoes – 20/20
Un épisode tout bonnement magistral malgré un début qui m’a fait peur, juste pour mieux nous surprendre ensuite : les héros sont attachants comme il faut quand il faut, l’humour prend à chaque fois et l’on entre pleinement dans l’action par un biais plus détourné que ce que j’imaginais. Au-delà de l’action, l’épisode marque déjà la mi-saison : sans trop de surprise, on apprend donc davantage d’informations et l’intrigue avance à son rythme. Et au milieu de tout ça, l’émotion n’est pas oubliée ; Noël non plus. Un très bon cocktail.
S01E04 – Partners, Am I Right ? – 17/20
Le rythme redescend d’un cran ou deux, et les personnages mettent parfois du temps à comprendre certains éléments qui me paraissent évidents, mais l’intrigue avance bien vite vers des scènes attendues et tout à fait géniales à découvrir. La série se met au niveau des autres productions Marvel et parvient à y rester, c’est parfait.
S01E05 – Ronin – 17/20
Si cet épisode se concentre sur un personnage que j’adore énormément, cela ne m’aveugle pas sur son rôle d’épisode de transition avant la fin que j’espère explosive. On avance beaucoup dans l’intrigue et les révélations sont faites, mais bon, tout ce qu’on veut désormais, c’est le fin mot de cette histoire. Dommage qu’il arrive si vite, d’ailleurs, quelques épisodes de plus n’auraient pas été de refus !
S01E06 – So This Is Christmas ? – 18/20
Beaucoup plus d’intrigues entremêlées que prévues dans cet épisode de conclusion, mais ce n’est absolument pas dérangeant car tout y est fluide et vraiment réussi. La série offre une belle conclusion à cette année de productions Marvel et elle le sait, en jouant jusqu’au bout comme il le fallait. Un vrai régal, et oui, je suis bon public, c’est comme ça, il faut s’y faire.

Walker – S02E06 (express)

Épisode 6 – Douglas Fir – 13/20
Un épisode de Noël qui pourrait être classique, mais qui est tout de même une mi-saison que je redoutais. Merci aux annonces de casting qui spoilent toujours plein de choses à l’avance, hein. Le fil rouge est inévitablement mis de côté et je n’ai pas réussi à m’intéresser à l’intrigue principale à cause de cela. Ou alors, l’intrigue principale n’était pas celle qu’on croyait, au choix.

Spoilers

Liam et Cordell enquêtent ensemble, tandis que Micki fait enfin face à la vérité.

Après m’être plaint depuis plusieurs saisons de ne plus avoir d’épisodes de Noël sur les networks, je suis content d’avoir pu cet épisode à temps – même si j’ai pris du temps à écrire la critique, oui. C’est toujours plaisant d’avoir des personnages qui vivent à peu près la même chose que nous, et puis j’aime cette ambiance de Noël, même si le bonnet de Cordell lui donnait tout de même un air stupide. Ce n’était rien par rapport au petit train.

Concrètement, au ranch Walker, on sait fêter Noël donc, mais on sait aussi le fêter du côté des méchants, avec des masques de Noël pour se faire discret. Pour cette affaire, Denise décide aussi de laisser de côté son job afin de le laisser à Liam, qui fera un meilleur job qu’elle. Purée, les scénaristes ne savent pas quoi faire d’eux, les rôles sont trop superposés et Liam n’a plus d’intrigue perso en plus.

Bon, on nous ramène encore Serano comme on peut, et ça devient lourd comme fil rouge, je trouve. C’est à croire qu’il n’y a plus qu’un méchant au Texas. Enfin, deux, avec le mari de Denise. Heureusement qu’elle n’est pas restée sur le cas, finalement, ça aurait pu être un brin gênant. Cela dit, ça le devient rapidement autour d’un burger et de quelques frites : Gale se fait un petit repas avec Cordell alors qu’à l’extérieur du diner Liam croise le mari Davidson.. et explose son phare, juste pour s’assurer qu’il pourra fouiller sa voiture.

C’est ridicule comme mise en scène tout ça, mais en tout cas, Gale apporte de bonnes informations à Cordell qui peut ainsi arrêter les malfrats sans mal. Une fois que c’est fait dans une chorégraphie de combat un brin over the top pour Cordell (n’utilisant cependant même pas le lance-flamme promis), Liam finit par avouer à son frère ce qu’il a fait, ce qui est bien ridicule, une fois de plus. Les frères se disputent donc parce que c’est techniquement un acte qui pourrait marquer la fin de carrière de Liam, mais ce n’est pas comme si ça allait avoir le moindre impact de toute manière. Cela se saurait. L’épisode nous laisse toutefois en suspense sur la fin de cette intrigue, car on ne sait pas si le flingue que cachait le mari a été retrouvé dans la voiture des Davidson. 

En parallèle, Micki passe un bien mauvais Noël puisqu’elle doit encore expliquer toute sa vie à Tray. Si ce n’est pas si compliqué en théorie, ça devient plus douloureux quand il s’agit d’annoncer qu’elle a été fiancée avant lui, hein, et quand il s’agit de reconnaître qu’elle continue de se sentir coupable de la mort de Garrison. La pauvre. L’actrice fait un super job avec cette intrigue, heureusement, mais ça rend d’autant plus frustrant son départ prochain.

Je pensais que ça interviendrait plus tôt que ça avec cette intrigue, mais c’est pour cet épisode finalement. En tout cas, elle a déjà beaucoup ralenti le rythme sur les cascades. On la retrouve donc à chaperonner la fête du lycée avec son fiancé actuel qui lui pardonne bien trop rapidement tout pour que ce soit purement honnête. C’est donc sans surprise qu’il finit par lui faire des reproches au mauvais moment, et ça me rend presque triste pour eux. Le couple finit par se séparer sous la neige une scène plus tard, et ça marque le début du départ de l’actrice.

Bon, ils se séparent sur un baiser et un « I love you » sous la neige alors tout va bien hein, mais pour le drama, l’idée est donc que Micki décide de repartir à San Antonio pour réussir à comprendre comment elle en est arrivée là. Eh, ça me fait chier de la voir quitter la série l’actrice, mais elle a bien géré son départ, et les scénaristes aussi. La porte est ouverte pour son retour même si elle remet son badge, c’est déjà ça, et ça fait une bonne fin de mi-saison de la voir dire au revoir à son chef et à son co-équipier. Je suis curieux de voir comment ils vont compenser son absence par contre.

Une dernière intrigue encore moins intéressante voyait aussi August flirter avec une nana… mais who cares ? Personne, pas même son père, finalement plus intrigué de savoir que son fils est passé par la grange Davidson. Cela aurait dû être un événement important, mais c’est totalement laissé de côté pour le moment. Il y avait Micki à gérer après tout.


NCIS Hawai’i S01E09 (express)

Épisode 9 – Impostor – 13/20
Si je vois parfaitement l’importance de ce genre d’épisode, surtout dans une série comme celle-ci, et que le devoir de mémoire est un thème que je trouve important, je n’arrive jamais à accrocher aux épisodes de la franchise qui se concentrent là-dessus. Cela m’énerve, mais je crois que le gros du problème vient de moi. Bon, j’en fais quand même une critique express, pas de raison.

Spoilers

Un corps est retrouvé dans une grotte et mène le NCIS en pleine enquête sur Pearl Harbor, pile à la bonne époque de l’année, dis-donc.

La franchise ne propose pas d’épisode de Noël cette année… mais ça ne l’empêche pas de vouloir aborder un autre thème important du début de décembre sur l’île d’Hawai’i : la commémoration de l’attaque de Pearl Harbor. C’est important de le faire car ça a clairement marqué la vie de l’île et je trouve ça très bien de le faire dans cette série… mais je n’aime pas tellement la manière dont c’est fait.

Si je le dis autrement, j’aurais préféré avoir deux intrigues bien distinctes. Là, c’était très artificiel : nous avions d’une part l’enquête de la semaine et d’autre part la vie perso de Jane, et je trouve ça redondant de les faire se recouper comme ça. L’enquête aurait pu être plus classique que ça, ou être ce qui provoque quelques remous dans sa vie perso, à la rigueur. Et d’ailleurs, ça y est, son beau marine est complètement oublié.

Commençons par l’enquête de la semaine, parce que c’est ce que j’ai envie d’évacuer le plus vite. Le NCIS se retrouve à mener l’enquête sur un meurtre qui remonte à il y a tellement d’années que ça nous renvoie dans la guerre américaine et à Pearl Harbor. Là-dessus, je me rends compte que mes connaissances historiques commencent à s’effacer peu à peu d’ailleurs, mais ce n’est pas la série qui va m’aider à les réactiver, parce qu’elle se passe bien de faire un cours. Normal, pas besoin pour les américains, ils connaissent tout ça par cœur. 

Tout l’épisode tourne ensuite sur la question de l’identité, de l’héroïsme et de la traîtrise et, dans l’ensemble, ça fonctionne plutôt bien… mais c’est hyper convenu et prévisible. Je n’ai pas été spécialement surpris de voir que le héros de guerre imposteur n’était finalement pas un méchant, même s’il avait pris l’identité d’un autre, par exemple. Et on atténue totalement les conséquences pour sa famille, qui se retrouve avec des racines bien différentes du jour au lendemain… Bizarre. Non, vraiment, l’intrigue a eu du mal à me convaincre à bien des égards, comme chaque fois que le NCIS se lance dans son devoir de mémoire. Le problème vient de moi, je le sais.

C’était mieux, heureusement, du côté de la vie des personnages. J’ai bien aimé l’intrigue autour de Jane et de ses enfants, parce que ça abordait des thématiques vraiment importantes, et notamment le racisme aux USA. C’est toujours traité avec beaucoup de pudeur sur la CBS, mais là, il en est question explicitement, preuve que les temps changent et que même la CBS est en train de mûrir. Tout n’est pas perdu ! Bon, par contre, la gamine de Jane est loin d’avoir dix ans contrairement à ce qu’elle martèle dans tout l’épisode, non ? 

Ils auraient pu lui donner douze ou treize ans, franchement. Et dans tous les cas, bien sûr qu’à dix ans c’est important et même nécessaire d’aborder les sujets difficiles avec ton enfant, Jane, putain. Les doutes qu’elle a pour un enfant de sept ou huit ans d’accord, mais à dix ans, ça va, ils ont les armes pour appréhender les concepts nuls comme le racisme et la guerre. Plus tu attends, plus ça empire les choses, d’ailleurs, parce qu’ils le découvrent par ailleurs… Et là-dessus, Kai (je crois que c’était Kai, j’ai vu l’épisode il y a quelques jours) a les bons mots, heureusement.

Bref, Jane passe un peu de temps en famille à expliquer qu’ils sont bien américains et c’est intéressant comme scène. Je suis sûr que le message a besoin d’être passé auprès de certains américains, en plus, même s’ils sont calés sur Pearl Harbor. C’est une excellente chose, donc.

Enfin, une dernière sous-sous-intrigue s’attarde un peu sur Lucy et Whistler, mais c’était moins prenant que d’autres fois. Cette fois, il est surtout question de voir Lucy prendre conscience qu’elle ne connaît pas bien sa copine – ou en tout cas celle qu’elle aimerait avoir comme copine. C’était redondant et schématique que ça nous ramène encore à Pearl Harbor, mais l’évolution que ça permet pour les deux est mignonne… même si j’ai du mal à croire que Lucy ne soit pas le genre de personne à googler tout le monde à la première occasion.

Bref, un épisode qui ne marquera pas les annales, mais qui n’est pas mauvais non plus.