Tales of the Walking Dead (S01)

Synopsis : Une anthologie pour raconter tout plein d’histoires de survivants de l’apocalypse zombies de The Walking Dead.

Pour commencer : Je sais bien que je n’ai pas tenu ce que j’avais dit, qui était de terminer de voir mes saisons de retard dans les deux autres spin-offs de la série principale avant d’en commencer un nouveau, mais ce n’est pas grave, j’ai quand même envie de tenir ce que j’avais dit, qui était que je regarderai cette série quand elle sortirait.

Elle était censée commencer aujourd’hui, alors il n’y a pas de raison que je ne regarde pas cet épisode, surtout qu’il fait 47 minutes, c’est bien pour le comptabiliser dans mon échec du #WESéries en cours. Autrement, je n’ai rien à dire pour ma défense : oui, j’entame un nouveau spin-off de la série, oui je sais que les épisodes vont être trop long, oui, je déteste le format de l’anthologie et oui, je sais parfaitement que personne n’a envie d’un énième spin-off.

Mais eh, pourquoi ne pas se faire quelques zombies après tout ? Cela ne peut pas faire de mal et, qui sait ?, peut-être que la surprise sera bonne ? Trêve de suspense, voilà mon avis sans spoiler sur les épisodes :

Note moyenne de la saison : 16/20

S01E01 – Evie/Joe – 16/20
Je n’attendais rien de la série, à part possiblement de l’ennui ou un échec, le tout saupoudré de l’univers habituel de la franchise. Finalement, s’il n’y a aucun doute sur le fait que ça fasse partie de la franchise, l’épisode a ses bons moments. Les personnages sont plutôt attachants pour des personnages que l’on ne connaîtra que trois quarts d’heure, l’histoire proposée finit par être intéressante à défaut de l’être dès le départ et la conclusion m’a fait sourire. En fait, l’épisode est plus réussi qu’un certain nombre de la série-mère, parce qu’il fait rire et parce qu’on s’attache aux personnages, tout en sachant qu’ils peuvent mourir à n’importe quel moment puisque c’est une anthologie. Tout n’est pas parfait, ce n’est pas forcément ce que j’aurais fait de ce premier épisode, mais ça fonctionne.
S01E02 – Blair/Gina – 20/20
Cet épisode va diviser et sera soit adoré, soit détesté. Moi, il est tout à fait mon genre de bon gros délire, donc je l’ai adoré, vous l’aurez compris. Les scénaristes sont en roue libre et tentent des choses qu’ils n’auraient jamais pu faire dans aucune des séries de la franchise, pour un rendu qui aura réussi à me faire rire – sans être pour autant entièrement de la comédie. C’est particulier, d’accord, mais c’était l’éclate cet épisode !
S01E03 – Dee – 14/20
Ce n’est pas un mauvais épisode en soi, surtout que j’aime beaucoup l’ambiance qu’il instaure au début et l’idée mise en place pour la survie (une idée à laquelle j’avais déjà pensé et qui était un peu exploitée dans un autre spin-off à un moment), mais je le trouve tout de même pas mal décevant. En effet, il apporte des réponses peu satisfaisantes et une origin story qui paraît bien peu nécessaire à un personnage que j’adorais détester avant, et que je vais continuer de détester de toute manière. Bref, ça n’est pas exactement ce que j’en attendais. Pris indépendamment de mes attentes et de ce que l’on sait déjà des personnages, il fonctionne bien cependant, alors je vais continuer de dire du bien de ce spin-off pour l’instant.
S01E04 – Amy/Dr Everett – 14/20
J’ai eu du mal à prendre l’épisode au sérieux, parce que la première scène m’a provoqué un fou rire plus qu’autre chose. On va dire que c’est une réaction de malaise ? Le reste du débat science/sociologie avec le point commun de la nature est un peu plus intéressant et pourrait offrir des pistes de réflexion plus vaste dans une série qui ne soit pas une anthologie. Je crois comprendre le but de l’épisode pour les scénaristes, j’aime bien l’idée, mais ça ne prend pas tout à fait sur moi – peut-être aussi parce que les deux personnages ne sont pas très appréciables.
S01E05 – Davon – 14/20
J’aurais envie de mettre une meilleure note à un épisode qui a su me captiver, mais la vérité est que si je suis vraiment objectif, il devrait peut-être en avoir une moins bonne. J’ai accroché au mystère, mais sa résolution est plutôt décevante et il y a quelques entorses aux habitudes de la franchise pour y arriver, ce qui divisera à coup sûr les personnes regardant l’épisode. J’aime bien l’idée de base en tout cas et c’est une histoire plutôt intéressante, déjà vue plein de fois dans d’autres contextes, mais, en ce qui me concerne, jamais avec des zombies. Ca passe très bien pour un dimanche matin.
S01E06 – La Doña – 16/20
Je suis partagé : j’ai beaucoup aimé l’introduction de l’épisode et une bonne partie des idées qui sont mises en place par celui-ci, mais je trouve que l’histoire proposée aurait peut-être mérité plus de temps que trois quarts d’heure. Tout est précipité du début à la fin, et ça manque de clarté – au sens premier du terme comme au sens littéral – pour qu’on comprenne tout ce à quoi on assiste. Cet épisode est de plus placé en fin de saison, et je comprends un peu pourquoi avec sa fin, mais sans que ça ne soit forcément révélateur de ce que peut être une fin de saison.

Uncoupled – S01E01

Épisode 1 – 14/20
Comme trop souvent avec Netflix, la comédie n’a rien de bien comique – ce n’est pas la série qui me fera rire aux éclats. Cependant, Neil Patrick Harris reste une valeur sûre et tout le casting est vraiment sympathique. On sent passer les 30 minutes, mais ça reste divertissant ; c’est exactement ce que j’en attendais, sans grande surprise pour le moment. Pas désagréable, pas incontournable. J’aurais aimé que ce soit le cas.

Spoilers

Michael organise une fête d’anniversaire à son copain Colin pour ses 50 ans. Après 17 ans de relation, il ne se doute pas du tout que Colin souhaite le quitter.

Colin’s not coming.

L’épisode commence directement par un couple heureux, un peu trop vu le titre de la série. Il est difficile de ne pas voir immédiatement Barney dans la série, parce que dès la deuxième scène, il enfile un costard. Vraiment, bien que le rôle soit différent, le costume est le même, et Neil Patrick Harris fait du Neil Patrick Harris. La bonne nouvelle, c’est qu’entre lui et l’acteur incarnant son mari, la série marque déjà des points : ce sont des acteurs que j’aime, c’est bon signe pour la suite.

Si le couple est heureux, on voit bien que celui dont c’est l’anniversaire, Colin, n’est pas ravi d’avoir cinquante ans, et que ça l’affecte plus profondément qu’il ne le montre ou que son copain ne semble le voir. D’ailleurs, c’est surtout ça le problème : on sait déjà qu’ils vont rompre, et on voit bien que le problème vient en partie de Michael qui ignore totalement ce que lui dit son copain.

Ainsi, alors que Colin explique qu’il ne veut pas fêter ses cinquante ans, nous suivons de toute manière la vie de Michael pendant qu’il se rend au travail, tout en organisant la soirée d’anniversaire de son mec. Et il ne fait pas dans la demi-mesure, on l’apprend bien vite, notamment quand il parle avec sa collègue : il y a toute une reconstitution de boîte de nuit et beaucoup trop d’invités pour quelqu’un qui ne veut pas fêter son anniversaire.

Quant à la collègue, j’adore cette actrice, je ne savais pas qu’elle serait là, alors je suis content. La journée possède tout de même un signe avant-coureur de ce qui attend Michael, je crois : il reçoit un appel qui lui annonce qu’ils ont été cambriolé avec Colin. C’est une employée qui remarque qu’il manque une partie des affaires du couple… mais une partie seulement. La collègue de Michael ne peut s’empêcher de faire une blague sur ce qu’il manque qui serait pas mal pour un vide-grenier gay, loin de se douter de ce qu’il va bientôt se passer.

Finalement, le soir même, au moment où Michael s’apprête à faire entrer Colin dans le club qu’il a loué pour la fête d’anniversaire, Colin révèle qu’il a l’intention de le quitter et qu’il a déménagé. C’est la douche froide pour Michael, mais bon, Colin ne pouvait pas non plus se douter que son mec l’emmenait à une énorme soirée surprise. Ca pour une surprise, c’est une surprise.

Cette soirée est l’occasion pour nous de rencontrer les amis de Michael et Colin, notamment les Jonathan qui ont l’air plutôt marrant à voir et à connaître. Michael a aussi ses parents sur place, tant qu’à faire, et tout le monde est bien heureux d’être là à l’anniversaire de Colin organisé par Michael. C’est bien triste pour Michael, parce que tout le monde fait la fête et célèbre non pas seulement Colin, mais aussi son couple avec Michael.

Ce dernier se retrouve ainsi à porter un toast à Colin sans avoir eu le temps de lui parler, et forcément, ça se résume au fait qu’il est amoureux de lui et qu’il ne peut pas vivre sans lui. C’est beau, c’est mignon, mais c’est aussi étouffant – et je ne parle même pas de la chanson qui rappelle que son mec a 50 ans alors qu’il lui avait dit ne pas vouloir le fêter. La chanson est géniale, je veux bien des amis comme ça, mais apparemment, ce n’est pas ce que veut Colin.

La rupture ? Elle a lieu à la fin de la soirée, et elle est dure à vivre, avec Colin qui reproche à Michael de toujours tout ramener à lui – ce qu’il fait effectivement sous le choc de savoir qu’un agent immobilier de New-York qui n’est pas lui a trouvé un appartement pour que Michael puisse le quitter.

Le lendemain, Michael cherche donc à parler à Colin comme il le peut, mais ça n’est pas si évident quand Colin ne lui répond pas vraiment ; à part pour lui expliquer par SMS qu’il a pris rendez-vous avec un thérapeute de couple. Cela laisse au moins de la place pour l’espoir à Michael, qui se raccroche à ça. Un peu trop, peut-être.

Michael en parle forcément à sa collègue, sur le lieu de leur travail, sans se rendre compte qu’il est encore au travail. Sans trop de surprise, elle en revient donc au travail sans être de vrais bons conseils pour lui. J’ai des doutes sur les amis qui entourent Michael dans sa vie, franchement, et Michael lui-même semble se porter bien pour une rupture après 17 ans de relation. La série manque d’un quelque chose pour que j’accroche à fond, avec des amis qui sont très détachés de ce qu’il se passe dans la vie de Michael parce que lui-même semble s’en détacher.

Il poursuit donc sa vie comme si de rien n’était. Quand il s’agit d’aller au travail, pourquoi pas – encore que le lendemain d’une grosse soirée comme ça, tu peux prendre un jour de congé, non ? – mais quand il s’agit d’aller à une soirée ? Bof. Non ? Je ne sais pas, c’est étrange.

En tout cas, Michael refuse de se dire célibataire, expliquant que son partenaire n’est simplement pas là pour la soirée. Il est un peu dans le déni, mais ça ne l’empêche pas de sécuriser un rendez-vous pro important pour le lendemain matin. En effet, il est à côté d’une femme qui divorce et dont l’appartement incroyablement superbe va se retrouver à vendre.

Pas de bol pour lui, le lendemain, Suzanne, sa collègue, est en retard. Cela le fait plutôt mal voir par la propriétaire du lieu, mais elle reste très amicale avec lui, lui racontant ainsi son divorce – ou en tout cas la rupture surprise. Son mari ne la trouve plus drôle et prend de la distance, partant vivre dans un autre appartement. Cela fait carrément flipper Michael parce que la situation est beaucoup trop similaire à la sienne.

L’appartement ? Ce n’est pas le point le plus intéressant pour les scénaristes, qui préfèrent juste faire de l’humour avec l’arrivée en retard de Suzanne et la présence de Tyler Hawkins, un concurrent direct de nos agents immobiliers. Il est introduit comme un personnage que l’on reverra et comme un concurrent tellement direct de Michael que ça n’annonce rien de bon.

Tout ça nous mène finalement au rendez-vous de thérapie de couple pour Colin et Michael. Ce dernier est content d’être présent à la thérapie et espère pouvoir écouter Colin. Ce n’est pas du tout ce qu’il se passe : Michael couvre de cadeaux Colin, lui coupe la parole et monopolise clairement le temps de la thérapie. Le psy essaie de se montrer encourageant, mais bon, j’ai du mal à envisager une issue positive pour Michael.

Et apparemment, je fais bien : il lui envoie un SMS pour le prévenir qu’il ne viendra pas à la soirée à laquelle ils sont invités. C’est d’autant plus bâtard qu’il avait dit pendant la thérapie qu’il le rejoindrait et qu’il profite d’un autre SMS pour lui dire qu’il n’envisage pas une suite à leur relation. Du tout. Malgré le rendez-vous chez le psy la semaine suivante.

Michael se retrouve donc seul chez lui le soir, à ouvrir le cadeau qu’il avait prévu pour Colin : une photo d’eux. Angoissant, un peu. Suzanne l’appelle alors pour lui révéler qu’elle sait où Colin vit. Et avec qui. Ah. Possiblement, ça va tout changer, parce que pour l’instant, ma vision des choses, c’est quand même que Michael aurait pu prendre plus soin de son couple. Maintenant si on nous dit que Colin est parti vivre avec Tyler (ou avec le fils de Suzanne, ce serait drôle), ça va un peu trop nuancer le tout et permettre à Michael de se plaindre vraiment.

Uncoupled (S01)

Synopsis : Michael et Colin sont en couple depuis 17 ans. Aujourd’hui est le dernier jour de leur relation, mais Michael ne le sait pas encore.

Pour commencer, je sais bien que j’avais dit que je ne commencerais plus de série tant que je n’étais pas à jour dans le reste, mais eh, c’est une série avec Neil Patrick Harris dans le rôle-titre, ça vaut bien une petite entorse à ma règle ? En plus, il n’y a que huit épisodes, ce qui fait un total de 4h, ce n’est pas grand-chose. Et puis, c’est une série avec Darren Star comme producteur, c’est généralement un gage de qualité et le genre de série que je peux regarder sans avoir à m’épuiser dans l’écriture de la critique.

Pour autant, je n’ai pas l’intention de passer quatre heures d’un coup devant : je sais que le rythme Darren Star peut être épuisant. Je me demande aussi ce que ça va donner avec le mix Netflix. Emily in Paris a trouvé rapidement un ton qui lui était propre et qui fonctionnait, mais je ne parie pas sur le même délire avec Uncoupled.

C’est une comédie Netflix, je sais à quoi m’attendre avec eux, ça va être trente minutes d’épisode qui seront probablement longues car il se passe plein de choses, mais pas forcément parce que je ris beaucoup comme avec Younger. Pour une fois, j’ai vu la bande-annonce avant de me lancer, et je vois vraiment vers quoi on se dirige : une bonne série, qui ne parviendra pas à se démarquer pour autant. Autrement dit, je la vois comme un bon divertissement pour l’été : je suis en vacances, voir Neil Patrick Harris qui va recommencer à enchaîner les conquêtes tout en essayant de guérir de sa rupture, ça me paraît bien comme planning, mais à petite dose.

Voir aussi : Cinq séries à savourer cet été

S01E01 – Chapter 1 – 14/20
Comme trop souvent avec Netflix, la comédie n’a rien de bien comique – ce n’est pas la série qui me fera rire aux éclats. Cependant, Neil Patrick Harris reste une valeur sûre et tout le casting est vraiment sympathique. On sent passer les 30 minutes, mais ça reste divertissant ; c’est exactement ce que j’en attendais, sans grande surprise pour le moment. Pas désagréable, pas incontournable. J’aurais aimé que ce soit le cas.

Ms Marvel – S01E06

Épisode 6 – Back to Normal – 18/20
C’est une excellente fin de saison parce que nous sommes délestés du poids de certaines intrigues et qu’on en revient à ce que la série souhaitait faire depuis le début. C’est divertissant et fun, on pardonne plus facilement le manque de subtilité quand c’est comme ça, et ça se termine à peu près comme je le souhaitais. Ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas de surprises en cours de route par contre !

Spoilers

Kamran est pourchassé par le Damage Control.

What are you guys wearing ?

L’épisode reprend de manière assez originale sur le duo Bruno/Kamran dans un train. Les deux sont en galère car ils sont pourchassés par les équipes d’agent des Damage Control qui n’ont pas l’intention de les laisser s’enfuir comme ça. Cela donne une bonne scène de course poursuite dans le métro – si seulement ils avaient validé un billet à l’écran avant ça – principalement parce que Kamran ne maîtrise pas ses pouvoirs suffisamment.

Pendant ce temps, chez elle, Kamala est loin de se douter de ce qui arrive à ses amis. Oui, elle est rentrée aux États-Unis super rapidement, mais il y a autre chose qui a été encore plus rapide : les potins. La mère de Kamala a eu le temps d’informer au téléphone son mari des pouvoirs de Kamala, et son frère et la belle-sœur ont entendu la conversation car il était sur haut-parleur.

Le coming-out qu’envisageait Kamala est ainsi un peu foiré, mais elle est surprise par la bienveillance de sa famille. Celle-ci accepte totalement Kamala, et la mère a même eu le temps allez savoir comment de lui commander un costume sur mesure. Ca y est, Night Light/Light Girl est acceptée par sa famille, donc on peut passer à la scène suivante, et à l’intrigue suivante : celle qui nous passionne.

La meilleure amie de Kamala l’appelle donc pour lui apprendre l’explosion de la boutique sous l’appartement de Bruno.

Cela stresse Kamala qui se met aussitôt à courir partout en ville. Elle sait où se rendre : les garçons sont à la Mosquée où ils cherchent la protection religieuse. Nakia a le bon sens de leur faire remarquer qu’ils ne sont pas au bon endroit, car une Mosquée aux États-Unis, c’est hautement surveillé. Cela ne manque pas : les agents fédéraux débarquent quasiment aussitôt, mais Nakia a eu le temps de mettre au point tout un plan pour les retarder.

Bruno et Kamran parviennent donc à sortir de la mosquée avec de superbes casquettes (parfaitement horribles, mais comiques), et ils tombent ainsi bien vite sur Kamala, déguisée en super-héroïne cette fois-ci. Tous les trois se rendent bien vite au lycée, comme proposé par Nakia, car Kamran est de plus en plus affecté par ce qui lui arrive depuis la mort de sa mère. Et il ne sait toujours pas qu’elle est morte d’ailleurs.

Au lycée, le trio est très surpris de retrouver Nakia alors que le Damage Control est déjà en train de faire un sitting devant le lycée pour les arrêter. Ils ont toutefois besoin d’autorisations officielles pour ça, et ce n’est pas le cas immédiatement, ce qui énerve l’agent à la tête de tout ça. Le temps qu’elle y perd permet en effet à Kamala de mettre au point tout un plan. Déjà, Kamala décide d’appeler son allié pakistanais pour obtenir son aide, espérant pouvoir faire en sorte que Kamran quitte la ville au plus vite.

Ensuite, elle est encore plus surprise de découvrir que parmi ses alliés américain se trouve… Zoé. Celle-ci sait bien que Kamala lui a sauvé la vie et elle compte lui renvoyer l’ascenseur cette fois-ci. Et ça tombe bien : ils ont besoin d’elle pour le plan de Kamala. C’est absolument génial à quel point la série retrouve son délire de série ado pour ce dernier épisode : Kamala écrit sur un tableau tout son plan – ou plutôt, elle le dessine.

Elle a du temps à perdre et les ados sont extrêmement rapides à tout mettre en place, en vrai. Ils sont aussi aidés par le grand frère de Kamala, envoyé jouer les chaperons pour sa sœur. Le plan ? Eh, ils savent que le lycée va être envahi par des gardes, alors ils font ce qu’ils peuvent pour les retenir un maximum de temps. Cela fonctionne bien : Zoe avertit ses abonnés de ce qu’il se passe, Nakia et elle récupèrent plein de balles de softball pour ralentir les hommes armés, Bruno utilise un peu de science pour provoquer des réactions chimiques bien drôles, ils ont apparemment eu le temps aussi de faire tous les casiers pour récupérer de quoi faire diversion – genre des enceintes… Bref, c’est exceptionnel comment la course-poursuite dans le lycée est amusante à regarder.

Pendant la préparation, Kamala a quand même le temps d’annoncer à Bruno la mort de Najma et Nakia a le temps de se réconcilier avec Zoé. Bien sûr, une fois que la course poursuite commence, tout ça est mis de côté au profit de bonnes scènes d’action… et de moments sentimentaux où Kamala et Kamran se retrouvent tous les deux sur le point de s’embrasser.

Ils sont interrompus par Bruno, ravi de découvrir ce qu’il se passe entre ses deux amis, forcément… De toute manière, Bruno, Zoé, Nakia et le grand-frère sont vite arrêtés et Kamran est tout de suite moins intéressé par Kamala quand il comprend qu’elle ne lui dit pas que sa mère est morte. Il n’est pas débile et il le comprend bien vite. Cela créé clairement un moment de non-retour entre eux, que ce soit ensuite quand ils se battent dans les toilettes ou à l’extérieur du collège.

En effet, Kamran décide finalement de sortir du collège pour se confronter au Damage Control. C’est compliqué à faire, et malgré ses grands pouvoirs, Kamran ne fait pas le poids face aux balles. Cela force Kamala à sortir du lycée elle aussi. Même si toute la ville semble avoir fait le déplacement et être à leur côté, même s’ils ont des ordres contraire, le Damage Control décide de les attaquer. Et ils ont une sacrée force de frappe, capable de mettre à terre Kamala et Kamran.

C’est sans compter sur Kamala qui maîtrise de mieux en mieux ses pouvoirs et parvient finalement à se grandir pour devenir une géante. Avec ça et le reste de ses pouvoirs, elle fait bien plus le poids et s’assure que tout le monde autour d’elle s’en tire bien de ce qu’il se passe. Par contre, si elle est très précautionneuse avec le monde qui l’entoure, ce n’est pas le cas de Kamran.

Lui ne maîtrise pas tellement ses pouvoirs ou la colère de son deuil, faisant de lui le danger que le Damage Control voulait qu’il soit. Kamala sauve de justesse la foule d’une voiture qu’il a projetée sans la maîtriser, et ça évolue plutôt mal pour lui quand il perd le contrôle total de ce qu’il est capable de faire. Ses pouvoirs grandissent autour de lui, menaçant la foule, mais aussi tous ses amis. Heureusement, Kamala parvient à isoler Kamran dans une bulle de protection avec ses pouvoirs.

Au sein de celle-ci, elle parvient à calmer Kamran en expliquant que sa mère ne l’a pas complètement abandonné et qu’elle a choisi de lui envoyer toute cette énergie pour le protéger ; lui expliquant ainsi que le choix de Najma était bien de protéger Kamran. Cela l’apaise suffisamment pour qu’il puisse envisager de s’enfuir par un tunnel créé par Kamala.

Une fois que c’est fait, elle baisse sa bulle de protection et les agents du Damage Control essaient de l’arrêter… en vain. En effet, la foule présente la protège bien évidemment ; et ça permet à Kamala de s’enfuir alors que les agents sont forcés d’abandonner : le supérieur hiérarchique qui avait déjà ordonné de ne pas agir n’est pas bien heureux d’avoir une leader d’équipe ayant pris la décision de le ridiculiser en attaquant des adolescents – en vain, en plus.

Après tout ça, les réseaux sociaux s’enflamment pour crier leur amour de Kamala. On y retrouve notamment Miguel, le faux copain de Nakia bien content d’avoir servi d’alibi à celle-ci pour gagner du temps à la Mosquée, on y retrouve le garçon sauvé par Kamala en début de saison, on y retrouve aussi Zoé, désormais très amie avec Nakia, parce qu’elle a appris de ses erreurs. C’est beau.

Kamala regarde tout ça depuis sa chambre d’adolescente et elle est clairement ravie de ce qu’elle voit. Il y a bien des responsabilités qui lui tombent dessus par contre, et elle n’a pas encore son nom. Il est temps pour la série de résoudre cela, avec le père de Kmaala qui lui demande justement comment elle veut être nommée, avant de lui faire une petite morale sur le fait qu’en sauvant une vie, on peut parfois sauver le monde.

La série prend le temps de proposer une petite conclusion pour chaque intrigue, avec Bruno qui s’en va en laissant des mots dans le casier, Nakia qui gère tout à la Mosquée ou Kamran qui arrive au Pakistan pour se réfugier. On en arrive alors à l’explication de ce que signifie Kamala – ça vient de « parfait » en arabe, mais en Urdu, la langue des parents de Kamala, ça signifie plutôt merveilleux – wonder, marvel. Et là, clairement, partager son nom avec Carol Danvers dont elle est fan, Kamala est ravie de devenir Miss Marvel.

Une semaine plus tard cependant, Kamala continue d’abuser de ses pouvoirs alors que Bruno a récupéré la voiture de Kamran pour lui. C’est une bonne scène de conclusion qui voit Bruno partir  bien loin, mais pas sans dire au revoir à Kamala et Nakia avant. Avant de partir, Bruno a le temps d’expliquer à Kamala qu’elle a une mutation un peu différente des autres djinns, ce qui explique qu’elle soit si en décalage même en famille.

Ma foi, ça fait une bonne ouverture en cas de saison 2 – ce qui n’est probablement pas certain car les scores d’audience ne sont pas exceptionnels apparemment pour la série. On verra bien, c’était chouette de voir les trois ados s’en aller ensemble en fin d’épisode.

Enfin, en fin d’épisode… vous voyez ce que je veux dire : c’est une fin de saison Marvel, il y a bien sûr une scène post-générique. Et elle est inattendue parce que le bracelet de Kamala s’active et… BRIE FUCKING LARSON débarque ? On se croirait à Disneyland Paris, eh.

Ainsi donc, Captain Marvel se retrouve dans la chambre de Miss Marvel, à sa place. Je crains le pire pour Kamala, mais la série en profite pour nous annoncer immédiatement que Kamala fera bien partie du film The Marvels. On s’y attendait de toute manière, avec un titre pareil, mais par contre, je ne m’attendais certainement pas à voir Captain Marvel dans cet épisode. J’ai possiblement crié depuis mon canapé, écoutez.

Elle est si magnifique ! Vivement le film, Captain Marvel me manque ! Par contre… Nouvelle coupe de cheveux, du coup ? Surprenant, non ?

EN BREF – Je ne suis pas aussi convaincu par la série que ce que j’aurais voulu, et c’est peut-être même ma déception la plus importante concernant les séries Marvel diffusées jusqu’ici. Cependant, ça reste une saison qui était fun à suivre, avec ce qu’il fallait de suspense et d’humour pour que j’accroche.

Je trouve que la série a eu trop tendance à se disperser et suivre des pistes qui n’avaient rien à voir les unes avec les autres, provoquant un patchwork peut agréable à digérer sur certains épisodes. Cela manquait souvent de subtilités dans les clins d’œil Marvel, cela manquait d’informations pour éclaircir des choses pas si évidentes sur l’histoire de l’Inde et du Pakistan, cela manquait de suivi pour les intrigues adolescentes (le pire, c’est probablement Bruno), cela manquait de naturel dans les révélations qui étaient parfois artificielles – le K en logo, le nom Miss Marvel…

Ainsi, ce n’est pas un hasard si ça fonctionnait mieux (pour moi en tout cas) sur les deux derniers épisodes, car chacun se contentait de se concentrer sur une seule des grosses intrigues en cours au lieu de superposer des éléments narratifs trop différents et complexes. Et les deux étaient géniaux à leur façon !

Je ne sais pas si nous aurons une saison 2. Si elle doit avoir lieu, je serai au rendez-vous, de même que je serai au rendez-vous le 15 février 2023 pour la sortie du film The Marvels. Avant ça, il faut encore que j’écrive mon article sur Thor Love & Thunder par contre !