Hawkeye – S01E04

Épisode 4 – Partners, Am I Right ? – 17/20
Le rythme redescend d’un cran ou deux, et les personnages mettent parfois du temps à comprendre certains éléments qui me paraissent évidents, mais l’intrigue avance bien vite vers des scènes attendues et tout à fait géniales à découvrir. La série se met au niveau des autres productions Marvel et parvient à y rester, c’est parfait.

Spoilers

Clint rencontre la mère et le beau-père de Kate, comprenant du même coup qu’il est coincé une journée de plus durant cette longue semaine de décembre.

And why is there an Avenger in my living-room ?

J’ai oublié de le dire pour l’épisode 3 tout impatient que j’étais de reprendre la série, mais pfiou, le générique Marvel Studios ! Bref, comme prévu, Jack prétend qu’il n’avait pas reconnu Clint immédiatement, et c’était d’autant plus nécessaire que Kate et Eleanor débarquent toutes les deux. L’humour prend bien avec quelques quiproquos sur le nom de Clint – toujours son problème de marketing – et avec les explications qui s’empêtrent encore et encore quand Kate essaie de les apporter sans donner trop d’indications à ses parents.

C’est gênant, surtout quand Eleanor comprend que sa fille a utilisé son ordinateur ou quand elle essaie de comprendre le lien exact entre Kate et Clint. Ce dernier est bien forcé de reconnaître finalement qu’il bosse bien avec Kate, et ça ne plaît pas à Eleanor. Je ne lui fais toujours pas confiance à celle-ci, même si elle semble avoir des réactions bien naturelles quand elle demande à Clint de laisser sa fille tranquille.

Si Clint lui assure qu’il fera tout pour que Kate reste en sécurité, il n’en oublie pas pour autant de récupérer le sabre de Ronin discrètement et de demander à sa femme, Laura, de se renseigner sur Jack. Celle-ci comprend bien vite que son mari en aura pour plus de temps que prévu. Elle lui conseille tout de même de prendre soin de ses blessures, et c’est plutôt top à voir. Cela me rappelle un peu Jessica Jones, mais je trouve ça top de nous rappeler que ce super-héros est un humain, rien de plus.

Du côté de Kate, la voilà donc coincée avec sa mère et son beau-père qui dansent devant elle, et c’est gênant comme tout. En plus, vraiment, Kate est tellement à soupçonner tout le temps Jack que je ne peux que soupçonner sa mère, moi. Ils font un couple plutôt mignon, mais il faut forcément un méchant dans l’affaire, non ? Et toute cette mignonnerie fait presque culpabiliser Kate de ne pas le considérer comme sa famille.

Elle a pourtant raison de le faire, puisque Kate découvre ensuite que Jack est bien suspect : il dirige une compagnie qui aide la mafia du survêt à blanchir de l’argent. Elle l’apprend en retrouvant Clint pour une soirée à essayer de monter un plan… et à profiter à fond de l’esprit de Noël. Oh, cette série me parle vraiment, surtout en ce moment où on est en pleine période de Noël. Je regrette de ne pas l’avoir vu à la semaine, car il est fun de les voir se mettre des pulls de Noël et décorer le sapin.

Bien sûr, on perd du temps en papotage, mais ça permet de s’attacher vraiment aux personnages. Kate est super cool avec Clint, en plus, elle lui rappelle que s’il ne peut pas être avec ses enfants, il peut tout de même profiter de Noël et de sa soirée films de Noël. Ils ne regardent pas de films pour autant, apprenant à allumer ou éteindre la télé en visant avec une pièce à la place. Pourquoi pas, chacun ses soirées ?

Côté émotions, nous ne sommes à nouveau pas en reste : Clint raconte ainsi qu’il est heureux de ne pas avoir éliminer Natasha quand il le devait, considérant que son meilleur tir est celui qu’il n’a jamais tiré. Et quand en plus à la télévision on a un papa faisant un câlin à ses enfants et qu’il est question de Thanos, c’est juste super triste.

Kate en profite pour enfin en arriver à l’évidence qu’elle avait déjà eu intuitivement dans l’épisode précédent : Hawkeye est Ronin. Et ça marche super bien pour remettre à plat les cartes entre eux : ils sont enfin sur un pied d’égalité, et ils s’entendent vraiment bien. Une vraie petite famille avec le toutou aussi, finalement, ça fait plaisir à voir. Ce qui fait plaisir à voir aussi ? Des flashbacks d’Endgame ! C’est quand même bien pratique de ne pas avoir à payer une fortune pour réutiliser ces images. On a même des images de Black Widow.

Bon, et sinon, le plan de nos héros ? Retrouver les flèches, parce qu’elles ne sont pas boomerang et qu’elles sont en nombre limités. Comme l’une d’elle est arrivée en tant que pièce à conviction dans un poste de police, Clint envoie Kate voir les joueurs de LARP pour utiliser ses nouveaux contacts pompiers et policiers afin de récupérer la flèche. Normal. Et facile.

La guilde qu’elle contacte l’aide bien à retrouver les flèches manquantes et plus encore : ils passent un marché avec Kate pour… avoir de nouveaux costumes. Eh, ça aide d’être riche finalement. Et Kate en profite pour les engager aussi afin d’avoir un costume pour Hawkeye.

De son côté, Clint rend une visite à Kazi pour le menacer dans sa voiture, et surtout pour lui faire comprendre qu’il est bien renseigné sur son passé. Il manipule totalement Kazi pour lui faire admettre que l’obsession de Maya pour Ronin est dangereuse, voir léthale. Il ne lui rend pas son arme à feu une fois que c’est fait, évidemment, et il espère que ça pourra être suffisant pour convaincre Maya de le lâcher.

Je n’en suis pas si sûr, mais de toute manière, on enchaîne sur autre chose : Laura et Clint s’inquiètent de penser que la Rolex du premier épisode puisse être encore intacte et entre de mauvaises mains. Une recherche GPS suffit à leur donner une adresse à laquelle se trouve la montre. Pensant la mission sans trop de danger, Clint embarque Kate avec lui pour qu’elle puisse faire le guet.

Ouais, bon, ce n’est pas exactement les intentions de Kate qui se sert du côté bavard que Clint peut parfois avoir pour le lâcher et se rendre toute seule comme une grande dans l’appartement où se trouve la montre. Si elle n’a aucun mal à retrouver la rolex, elle le fait toutefois en déclenchant une alarme pour sourd, à coups de flash lumineux. Ils sont lents à le comprendre, d’ailleurs, ne captant que lorsque Kate trouve des informations sur la famille de Clint où elle se trouve : l’appartement de Maya, évidemment.

Bon, nous voilà bien avec cette information : une silhouette encapuchonnée débarque sur le toit d’où Clint fait le guet pour s’en prendre à lui alors que Maya débarque dans son appartement pour s’attaquer à Kate. Grâce à une bonne liaison radio, nos deux héros parviennent à s’en tirer plutôt pas mal : avec un brin d’humour bienvenue dans la cascade, Kate parvient ainsi à changer d’immeuble et se retrouver embarquée dans le combat de Clint et d’une femme dont on ne voit pas le visage.

Bien sûr, il n’y avait zéro surprise car ça avait été annoncé il y a fort longtemps par une petite scène post-générique : il s’agit de Yelena. Il n’empêche que quand sa cagoule tombe enfin, j’ai eu envie d’applaudir comme dans une salle de cinéma tellement j’étais content de la retrouver. Elle n’est pas embauchée pour tuer Kate en tout cas, s’assurant même qu’elle reste en vie quand elle la fait tomber de l’immeuble. Clint a le même objectif : il tente ainsi de se débarrasser d’elle en lui donnant une porte de sortie.

Kate la refuse et remonte bien vite sur le toit de l’immeuble où se déroule la bataille, par contre. Et en une flèche, elle nous met tout le monde au sol. Maya n’apprécie pas l’idée et se venge vite, lui éclatant bien rapidement le dos… avant de s’enfuir. Elle ne fait pas le poids face aux flèches de Clint et Kate, elle le sait bien. En revanche, un simple non de la tête de Yelena suffit à ce que Kate comprenne qu’elle ne doive pas tuer cette nouvelle tête dans la série.

Yelena s’enfuit, laissant Clint révéler à Kate une fois pour toute qu’il ne veut pas qu’elle continue de bosser avec lui. Maintenant qu’une Black Widow est engagée, c’est trop dangereux pour elle. Et même si Kate se tente une crise d’adolescence, elle finit par comprendre qu’elle ne fera pas le poids face à Clint. Allez, bon cliffhanger, ça. Très bon, même.

Hawkeye – S01E03

Épisode 3 – Echoes – 20/20
Un épisode tout bonnement magistral malgré un début qui m’a fait peur, juste pour mieux nous surprendre ensuite : les héros sont attachants comme il faut quand il faut, l’humour prend à chaque fois et l’on entre pleinement dans l’action par un biais plus détourné que ce que j’imaginais. Au-delà de l’action, l’épisode marque déjà la mi-saison : sans trop de surprise, on apprend donc davantage d’informations et l’intrigue avance à son rythme. Et au milieu de tout ça, l’émotion n’est pas oubliée ; Noël non plus. Un très bon cocktail.

Spoilers

Kate et Clint sont retenus en otage par la mafia du survêt, menée par une certaine Maya.

I think you talk too much

Vingt-quatre heures après l’épisode 2 me revoilà devant la série avec l’envie d’en découvrir plus sur celle-ci. Il faut dire que j’ai passé un bon moment avec les premiers épisodes et, tant qu’à faire, autant continuer tant que je suis dans l’ambiance. Et sur Disney +, puisque j’ai vu Boba Fett tout à l’heure.

Bref, étonnant début d’épisode que celui-ci qui insiste pour nous dire que tous les adultes de cette série étaient enfants dans les années 2000. Je me sens soudainement vieux, j’avais déjà 14 ans en 2007 moi, pas sept ou huit comme notre future méchante.

Oui, étonnamment le début d’épisode nous montre l’enfance du personnage introduite en fin d’épisode précédent. C’est l’occasion pour nous de découvrir qu’elle est malentendante. Nous la suivons donc à l’école, où elle galère puisque personne ne peut s’adapter à son handicap même en essayant (bordel, on se croirait en France), puis chez elle. Chez elle, son père est capable de signer évidemment, mais il insiste pour lui dire qu’elle doit s’adapter u monde.

L’adaptation, on la suit dans son cours de judo. Maya, c’est son nom, révèle que malgré une jambe en moins, elle est excellente judoka. On apprend aussi l’existence d’un oncle mystérieux pour elle, mais ça, on en saura davantage plus tard, j’imagine. Plus tard, justement, on la retrouve adulte où elle s’est mise désormais à la boxe et où elle gère toujours autant.

Malheureusement pour elle, ça ne fait pas tout : Ronin débarque dans la salle tenue par son père et tue tout le monde bien vite. Elle est témoin de ce qu’il se passe sans pouvoir agir pour autant, et elle voit notamment son père se faire tuer par un coup de sabre. Bref, Hawkeye va clairement être rattrapé par son passé dans cet épisode.

Avant ça, il subit une drôle de torture pourtant : il est attaché à une licorne, jeu pour enfants, et a droit à plusieurs tours juste pour le fun des types qui le torturent. La mafia des survêtements n’est pas la mafia la plus brillante qui soi, avec un type qui demande des conseils à Kate pour gérer sa relation sentimentale et Maya comme boss. Elle a toutefois besoin d’un interprète pour interroger notre duo de héros, et pour ça, elle compte sur l’un des hommes qui poursuivait Kate dans le premier épisode.

Lui non plus n’est pas brillant : on l’a quand même vu retirer sa cagoule dans une rue bondée pleine de passants qui ont filmé Ronin, quoi. En tout cas, il permet à Maya de se faire comprendre, et donc de transmettre à Clint qu’elle pense qu’il s’en sortirait bien mieux sans son appareil auditif. Mouais. J’ai un doute quand même, même si elle semble y arriver, elle.

Peu importe, l’interrogatoire ne mène nulle part : au contraire, même, puisque Hawkeye cherche à protéger à tout prix Kate comme lui de la réalité. Ainsi, il révèle à Maya que Kate n’a enfilé le costume que par accident, ce qu’elle a du mal à croire, et que Ronin n’est certainement pas de retour puisque Black Widow l’a tué. Cela énerve Maya au plus haut point d’apprendre ça, parce qu’elle ne peut pas vérifier l’information puisque Black Widow est morte. Malin le Hawkeye, surtout que, techniquement, il ne ment pas : Natasha a bien apaisé sa colère.

La conversation étant dans une impasse, c’est sans trop de surprise que l’on enchaîne sur une bonne scène d’action. Et d’ailleurs, autant l’épisode deux était avare en action, autant celui-ci ne nous laisse que peu de répit. On enchaîne ainsi de belles scènes : on commence par un combat on ne peut plus classique à la main entre Clint et Maya. Au cours de la scène, toutefois, la chorégraphie de combat impose que Clint se prenne un coup de pied dans l’oreille.

Bim, le revoilà à moitié sourd pour le reste de cet épisode, et surtout de cette scène d’action. S’il a réussi à dégommer ses liens tout seul, ce n’est pas le cas de Kate. Il ne l’oublie pas pour autant : il récupère tout simplement son arc pour être plus efficace. Et même sans lui, il l’était pas mal, enchaînant de sacrées cascades et toute une chorégraphie qui rendent enfin justice au personnage après un épisode deux qui me faisait me demander si le but de la série n’était pas juste de se moquer de lui.

Grâce à ce réveil scénaristique et ses capacités, il parvient à détacher à son tour Kate, utilise une piscine à boules pour prendre par surprise ses assaillants et hop, nos deux héros parviennent à s’enfuir. J’avais déjà vu une partie de la scène qui suit, lorsqu’ils prennent une voiture et se font poursuivre par tout un tas de méchants. Je ne m’attendais pas à ce que la scène soit si géniale par contre, surtout que les méchants finissent par utiliser des armes à feu.

Voilà donc où est passé le budget d’action de l’épisode 2 : dans une course poursuite incroyable où Kate se sert de l’arc de Clint, le tout avec un long plan-séquence exceptionnellement fluide et cool. Et les scénaristes regorgent d’idées pour ses flèches : flèche à acide, à ventouse, à explosion, à filet… Il y en a pour tous les goûts. Le seul problème, c’est que sans appareil, la communication entre Clint et Kate est un petit peu compliquée.

Elle se retrouve à devoir essayer les flèches complètement au hasard : les effets sont toujours une surprise et ça marche à chaque fois. Il y en a dans tous les sens et la série n’oublie pas qu’elle se veut série de Noël avec une bonne musique et des sapins pour faire mal aux méchants. C’est brillant, et on termine par une scène sur un pont. Petit à petit, ils ont réussi à se débarrasser de tous les méchants, mais le clou du spectacle est finalement une flèche Pym qui permet d’exploser un camion.

À moins que ce ne soit le moment où ils utilisent la flèche ventouse pour se coller à un métro qui passait sous eux. Non, vraiment, cette scène d’action a donné l’impression de ne jamais s’arrêter et permettait vraiment d’accrocher aux personnages. L’humour de la communication entre eux est hyper efficace, surtout quand ils ont les mêmes idées à quelques secondes d’écart. Cela nous prouve aussi que Kate est un personnage à surveiller pour la suite.

Elle est top ! Les deux personnages réussissent en tout cas à se débarrasser de leurs assaillants et décident donc d’aller s’occuper du chien. Si c’est pas mignon. On enchaîne ainsi sur une scène très touchante où le fils de Hawkeye, Nathaniel, essaie de contacter son père. Si celui-ci décroche, il ne peut évidemment pas l’entendre. Par chance, Kate est là pour faire la traduction par écrit et pour nous indiquer comment nous devons réagir en tant que spectateurs – plus sérieusement, le jeu de l’actrice est pile dans les bonnes nuances et la subtilité idéales pour nous transmettre la charge émotive de la scène, aidée aussi par le fait que la série fasse le choix de nous mettre dans la peau – et les oreilles – de Clint quand il fait la promesse de rentrer le lendemain.

J’aime beaucoup que la série prenne le temps d’exploiter cette faille du héros de cette manière, parce que ça permet d’insister sur l’importance de sa famille… et ça nous rappelle que Noël approche et qu’il veut tout faire pour y aller, quoiqu’il arrive. Kate s’en rend compte elle aussi.

Elle comprend que leur temps ensemble est limité et qu’il faut vraiment qu’elle se dépêche de résoudre ses doutes sur Jack. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle aide Clint à réparer son appareil auditif. Oh, inutile de dire que celui-ci n’a pas pour autant l’intention de s’en servir non-stop s’il peut s’épargner quelques phrases de Kate. L’humour prend à nouveau dans la scène qui suit et où Kate commence à sérieusement envisager l’avenir pour Hawkeye, lui proposant même un costume violet.

Bon, les affiches nous spoilent l’existence possible de ce costume, mais j’aime que ça soit introduit comme ça, par un refus catégorique du personnage. Et puis, ça marche bien de voir Clint être dépité par ce qu’elle propose. Malheureusement, il faut aussi en revenir au reste de l’intrigue : cette scène d’action et cet épisode nous font perdre de vue Jack, mais Kate a une nouvelle obsession en la personne de son beau-père.

Elle parvient donc à convaincre Clint de mener l’enquête sur lui, tout en la menant aussi sur Maya et Kazi, c’est le nom de son interprète. Très observateurs, les deux personnages ont d’ailleurs remarqué que Kazi et Maya semblaient en tension lors de l’interrogatoire – ce qu’on nous confirme dans une autre scène d’où je comprends que Kazi est possiblement le cousin de Maya et où l’on apprend que c’est bien Maya qui dirige les opérations qu’ils mènent ensemble.

En attendant d’en savoir plus sur ces méchants, le nom de Kazi dit vraiment quelque chose à Clint, mais allez savoir quoi : alors que Kate galère à faire des recherches sur Maya et Kazi dans les fichiers de l’agence de sécurité de sa mère, Clint explore un peu l’incroyable appartement new-yorkais de Kate… pour mieux être surpris par Jack, le menaçant d’un sabre.

C’est un faux cliffhanger ça : je doute que Jack tombe le masque tout de suite, surtout que comme Kate le souligne, il a tout à gagner de la mort d’Armand et n’a encore rien gagné pour l’instant. Il dira simplement qu’il pensait que Clint était un voleur, non ? Bon, je m’avance trop sur l’épisode 4 alors que j’ai déjà survolé toute l’action du 3… mais vraiment, incroyable cet épisode.

The Book of Boba Fett – S01E01

Chapter 1 – Stranger in a Strange Land – 16/20
Un bon début de saison, mais qui ne permet pas encore tout à fait de se faire une idée de ce que réservera la série. On y retrouve les personnages, les codes esthétiques de la saga et du Mandalorian, ce qui aide à entrer dans l’univers, mais j’espère que les scénaristes trouveront vite un fil rouge à ce qu’ils veulent raconter car, pour le moment, ça peine à m’intéresser pleinement. Oui, malgré ça, c’est un 16/20 : les effets spéciaux sont dingues, les acteurs géniaux et on ne s’ennuie pas. J’attends davantage d’enjeux, mais j’ai l’habitude désormais.

Spoilers

Boba doit s’imposer après avoir repris la place de Jabba, mais il est aussi tourmenté par son passé.

 

Things would go a lot smoother if you accept their ways

Honnêtement, je ne sais toujours pas bien ce que je fous dans l’univers de Star Wars et de ses séries alors que je connais si mal les films des premières trilogies. Malgré tout, j’ai fini par accrocher beaucoup à The Mandalorian et j’aime les personnages de cette nouvelle série, alors je considère que j’ai ma place ici. Ne vous attendez juste pas à une critique qui vous éclairera sur les films et sur toute la mythologie, ce n’est pas mon genre.

Par exemple, j’ai eu du mal à comprendre le début de la série qui voit un homme – Boba Fett sans son armure, donc – dans un pod s’enchaîner quelques flahsbacks autour d’un casque célèbre, avant qu’on ne suive Boba Fett en armure en train de se réveiller dans ce qui ressemble fort aux boyaux d’un animal. Parmi ceux-ci, il y a également un Stormtrooper. Pas de quoi s’inquiéter pour Boba cependant : il parvient à s’extirper de cette situation périlleuse en utilisant un laser dans son bras.

OMG. Attendez, je sais ce qu’on nous montre là ! Dans les films, il finissait mort avalé par je-ne-sais-plus-comment-ça-s’appelle (le Sarlacc) en plein désert. Et là, il est affalé dans le désert ? Est-ce qu’on nous fait le lien entre les films et le Mandalorian ? Est-ce qu’on ne verra pas Fennec de l’épisode ? Je suis triste si c’est le cas. Oui, je sais, j’ai commencé par dire que je n’expliquerai rien des films, et bam, je le fais déjà.

Bon, en tout cas, s’affaler dans le désert, ce n’est pas une bonne idée. Il est vite dépossédé de tous ses biens pendant la nuit, y compris de son armure, avant d’être retrouvé et réveillé en pleine tempête de sable. Malgré sa faiblesse et sa déshydratation évidente, on le fait esclave ou prisonnier, et on le fait marcher dans le désert, d’abord sous une tempête de sable (j’imagine qu’il y a beaucoup d’effets spéciaux, sinon pauvre acteur), puis sous un soleil accablant. Pas étonnant qu’il finisse par s’évanouir et être traîné au sol, les mains liées. Bon, sept minutes et toujours pas une ligne de dialogue. Pas de doute, nous sommes devant une série Star Wars.

Pas de générique pour ce début, juste un encart avec le titre… Je mise beaucoup sur le générique de fin, cependant. À son réveil, Boba se fait tabasser par ceux qui viennent pourtant de lui sauver la vie et de l’extirper du désert. Je n’ai pas assez de connaissance en Star Wars pour être tout excité de reconnaître qui fait ça ou non, par contre. Ce qui est sûr, c’est qu’il se réveille à nouveau prisonnier, mais plus seul prisonnier. Son geôlier, autour d’un feu de camp, n’apprécie pas trop de le voir essayer de s’échapper, même s’il n’est jamais qu’une grosse bestiole extraterrestre.

Il en faut plus pue ça pour faire peur à Boba, cependant : il se libère de ses liens sans mal et propose au Rodien de le libérer lui aussi. Ce n’est pas exactement ce qu’attendait de lui ce Rodien apparemment : au contraire, il prévient aussitôt le reste du campement de ce qui est en train de se passer. Boba s’échappe donc, épargne au passage la vie d’un enfant (je crois ?) avant de s’enfuir. La course poursuite n’est que de courte durée : il est rattrapé par un extra-terrestre, puis forcé de se confronter en duel avec l’une des personnes du campement.

Même s’il gagnait ce combat, il y en a encore beaucoup d’autres avec elle, cependant. Je dis elle car la silhouette est féminine malgré le masque et les lunettes et le capuchon et tout ce qu’il faut pour qu’on ne sache pas de qui il s’agit. Une chose est sûre : elle gagne son combat contre Boba Fett, qui est à nouveau tabassé pour faire bonne mesure… avant d’être abandonné ?

C’est du moins ce qu’on nous laisse supposer, alors que cet immense flashback de douze minutes s’interrompt enfin. En effet, Fennec décide de réveiller son patron, qui est dans un pod comme vu en début d’épisode. J’imagine que le but est de se soigner de quelques blessures ? Il n’est en tout cas pas ravi de recommencer à faire des cauchemars, mais Fennec ne lui laisse pas le temps de s’appesantir là-dessus.

Au contraire, elle lui annonce qu’ils ont des rendez-vous importants à assurer. Il n’en faut pas plus pour que Boba renfile son armure et monte sur le trône de Jabba à nouveau. S’ensuit un défilé d’extraterrestres qui sont tous des officiels censés venir s’incliner devant le nouveau Lord du crime. Oui, censé. Tous ne reconnaissent pas encore Boba comme un seigneur, apparemment. Il y en a même un pour attendre un tribut de la part de Boba. Ce n’est pas exactement comme ça que fonctionne le crime organisé.

Il est en tout cas intéressant de suivre la dynamique qui s’établit dans cette scène entre Boba, le boss, et Fennec, la tête pensante des opérations, en soi. Oh, elle est impulsive et a besoin qu’on la calme, certes, mais elle a les meilleures idées déjà. Après les officiels, Boba se retrouve avec de nouveaux employés : les anciens gardes du corps de Jabba débarquent eux aussi. Boba leur laisse la vie sauve, en échange du service de ces deux gardes extraterrestres.

Bon, soit. Il les embarque ensuite en ville  pour se présentant en tant que remplaçant de Jabba auprès des différents intermédiaires qu’il avait. Nous le voyons donc rencontrer Garsa Fwip et gérer tout ça comme il peut. C’est plutôt intéressant, mais c’est encore trop calme.

Nous sommes dans une série d’action, et personne ne l’oublie : ils sont à peine sorti de cet établissement respectable que les deux gardes de Boba disparaissent derrière lui. Il ne s’en rend pas compte, plongé dans une conversation avec Fennec, et paf, les deux sont pris en embuscade. Difficile de savoir par qui, à ce stade.

Nous les voyons en tout cas en difficultés jusqu’à ce que les deux gardes redébarquent d’on ne sait où pour les aider. Les quatre personnages parviennent assez bien à s’en tirer en tout cas : ils mettent en fuite les assaillants. Bon, malgré tout, Boba finit à terre et demande à ses gardes de les ramener dans son pod. Fennec, elle, se lance dans une course poursuite qui nous montre qu’elle maîtrise vraiment bien le parkour.

Comme d’habitude, Disney + ne lésine pas sur les moyens niveau scène d’action. C’est très fluide et beau à suivre, et ça fait plaisir des séries de qualité comme ça. Bien vite, Fennec parvient donc à faire un prisonnier, à la demande de son boss. Ce dernier retourne dans son pod où il reprend son cauchemar où il l’avait laissé.

Finalement, il n’a pas été laissé à l’abandon au milieu du désert : on l’a juste ramené au feu de camp où il était déjà prisonnier en début d’épisode, et on lui fait refaire une nouvelle randonnée mains liées, mais avec son nouveau compagnon de galère. Je ne sais pas si on peut appeler ça un compagnon cela dit, vu comment il l’a balancé sans hésiter.

En chemin, ils assistent au pillage de Tatooine, puis sont forcés de creuser dans le sable pour se mettre à la recherche d’eau à boire. Oh, pas pour eux cela dit, pour leur boss. L e problème, c’est que Boba est moins fort que son co-prisonnier, et moins docile aussi. Il n’hésite pas à boire une partie de ce qu’il trouve, n’en déplaise à son geôlier. Ce dernier n’hésite pas à donner sa ration d’eau à son animal de compagnie plutôt qu’à Boba.

Sans surprise, quoi. Il est plus surprenant de voir Boba et son coprisonnier déterrer un véritable mastodonte du sable. Le premier prisonnier ne fait pas long feu, pas plus que le « chien de garde » du geôlier, pas plus que le geôlier. Bon, si, plus que le geôlier : celui-ci est sauvé de justesse par Boba. Oui, Boba parvient à se libérer de ses liens et à nous tuer la bestiole monstrueuse, sauvant de justesse la vie de l’enfant qui le retenait prisonnier.

Celui-ci peut revenir victorieux au campement, avec la tête du monstre. Toute l’histoire est rapidement racontée à tout le monde, et ça permet à Boba d’obtenir les faveurs de ses geôliers. Il peut même boire de l’eau. Eh, classe ou pas ?

Plutôt classe. En plus, on a exactement le même générique de fin que pour The Mandalorian, avec une musique qui sera vite entêtante et permet de découvrir les storyboards derrière la création de la série. C’est magnifique à observer. Par contre, j’ai un problème pour le moment avec la série : la construction en deux intrigues à la timeline différente, avec flashbacks, c’est du déjà vu et c’est rarement efficace sur du long terme.

En plus, on passe énormément de temps, les deux tiers de l’épisode, dans le passé cette semaine… et ça laisse peu de temps pour voir ce que le présent réserve comme intrigue. À voir, donc.

The Book of Boba Fett (S01)

Synopsis : Après avoir recroisé la route du Mandalorian, Boba Fett et Fennec Shand retournent sur Tatooine. Le chasseur de prime y monte sur le trône de Jabba.

Pour commencer, quelle idée de lancer une nouvelle série le 29 décembre 2021 ? Elle arrive trop tardivement pour être vraiment considérée comme une série de 2021, trop tôt pour être de 2022, et à une période où j’ai l’impression que ça ne peut être qu’un fail. Après, ils avaient annoncé de longue date « décembre 2021 », donc Disney + ne voulait peut-être pas perdre la face ?

Quoiqu’il en soi, je me lance dans cette série sans même rattraper le reste de mes hebdos et sans finir, pour le moment, Hawkeye. Ne me jugez pas trop vite, il y a une bonne raison à ça : Ming-Na. C’est tout, c’est une raison amplement suffisante, non ? J’adore le jeu de l’actrice depuis Agents of S.H.I.E.L.D et je suis bien content de la retrouver déjà à l’affiche d’une nouvelle série, si peu de temps après la précédente.

D’autre part, l’épisode ne dure que 38 minutes… C’est faisable de rester à jour, franchement. Je ne pense pas réussir à la suivre comme il faut chaque mercredi, mais ça ne fait pas de mal de commencer bien comme il faut. Bon, allez, ce n’est pas tout, à un moment, j’ai une critique du premier épisode à écrire, il faut bien que je me lance.

Voir aussi : The Mandalorian (S02)

Avant ça, un rapide récap ne fait peut-être pas de mal : Boba Fett est un chasseur de prime qui a croisé la route du Mandalorian dans les deux premières saisons. À la fin de la saison 2, il a pu récupérer son armure et la renfiler de justesse pour venir en aide à son associée, Fennec Shand. Même s’il a sauvé au passage la vie du Mandalorian, il lui est encore redevable tant que Grogu ne lui sera pas rendu. En effet, il n’a pas réussi à empêcher l’enlèvement de l’Enfant dans un épisode bien tragique vu l’an dernier.

C’est pour cela qu’il est venu en aide au Mandalorian aussi lors d’une mission sur la raffinerie impériale de Marok. En fin de saison 2, nous apprenions qu’il était de retour sur Tatooine où il montait sur le trône de Jabba, grâce à l’aide de Fennec, toujours. Et c’est là que nous en étions, je crois, alors go go go !

S01E01 – Stranger in a Strange Land – 16/20
Un bon début de saison, mais qui ne permet pas encore tout à fait de se faire une idée de ce que réservera la série. On y retrouve les personnages, les codes esthétiques de la saga et du Mandalorian, ce qui aide à entrer dans l’univers, mais j’espère que les scénaristes trouveront vite un fil rouge à ce qu’ils veulent raconter car, pour le moment, ça peine à m’intéresser pleinement. Oui, malgré ça, c’est un 16/20 : les effets spéciaux sont dingues, les acteurs géniaux et on ne s’ennuie pas. J’attends davantage d’enjeux, mais j’ai l’habitude désormais.
S01E02 – The Tribes of Tatooine – 16/20
La qualité esthétique de la série est toujours aussi incroyable que dans le premier épisode, et c’est bien suffisant pour nous scotcher trois quarts d’heure devant l’écran. Comme la semaine dernière et comme pour la série-mère, je me demande tout de même ce que cherche à raconter la série. Je passe un bon moment, hein, mais du côté des enjeux, je suis sceptique. Je me laisse transporter, mais vraiment, ça donne l’impression qu’on navigue à vue sans trop savoir quel est le but – et sans savoir exactement de quoi sera fait l’épisode suivant. Une sorte de gigantesque introduction à deux intrigues parallèles, peut-être, qui, j’espère, se croiseront un jour.
S01E03 – The Street of Mos Espa – 13/20
Je dirais bien que je suis déçu, mais pour avoir de la déception, il aurait fallu que j’attende quelque chose vraiment de l’épisode. Concrètement, il s’agit d’un épisode de transition entre deux phases pour la série, mais le problème n’est pas là : le problème vient de nouveaux acteurs qui peinent à me convaincre, de faux raccords bien visibles et d’effets spéciaux grossiers. Je regarde la série principalement pour sa qualité visuelle. Si elle se met à la perdre, ça va me poser un problème. Bref, c’était bizarre cette impression d’un épisode bâclé.
S01E04 – The Gathering Storm – 15/20
Il reste un certain nombre de lenteurs dans l’épisode de cette semaine, mais je suis davantage intéressé par les deux parties de ce scénario. Le plus important est surtout que je retrouve la réalisation impeccable que j’attends de la série alors que les enjeux de cette saison se clarifient peu  peu – sans être pour autant aussi exceptionnels que ce qu’ils pourraient et devraient être, je trouve.
S01E05 – Return of the Mandalorian – 16/20
Alors, comment dire ? Impossible de ne pas spoiler : ce n’était pas un épisode de cette série, en fait, et ça me dérange parce qu’autant j’aime bien les crossovers, autant là, c’est du foutage de gueule ? L’épisode est vraiment sympa, même si très lent à se mettre en place, et il me hype vraiment pour la suite, mais je ne comprends pas qui a validé cette idée. J’ai envie de mettre une très mauvaise note, même si j’ai passé un très bon moment, juste pour le principe. Ce n’est pas ce que je fais. Allez, ça va finir en article du jour, cette affaire.
S01E06 – From the Desert Comes a Stranger – 16/20
Je suis à nouveau partagé devant cet épisode, et si mon avis est si mitigé, c’est pour les mêmes raisons que la semaine dernière… Deux semaines de suite, ça fait vraiment beaucoup pour une mini-saison, même si d’après Yoda ne compte pas la taille. La série s’inscrit plus que jamais auparavant dans son univers étendu, et c’est aussi plaisant que bluffant à voir. Une réussite donc, mais toujours pas celle que j’attends pour une série qui porte ce titre-là.
S01E07 – In the Name of Honor – 16/20
C’est chouette comme tout les scènes d’action et les fusillades en veux-tu en voilà avec des effets spéciaux de dingue, mais tirer dans tous les sens ne fait pas oublier qu’il y a un sérieux problème d’écriture et de consistance pour l’épisode comme pour la saison. Finalement, la saison (la série ??) s’achève et les enjeux ne me paraissent toujours pas à la hauteur d’une série. Je déteste écrire ça, mais c’était vraiment juste un film étiré à l’envi pour pas grand-chose avec des flashbacks.