Ce soir sur TF1, Emergence

Salut les sériephiles,

Cet article aurait dû être publié hier, mais suite à un énième bug de WordPress (parce que j’arrive au bout des données en stockage gratuit de leur serveur), il ne s’est carrément pas enregistré. J’en avais encore un brouillon sur Word, heureusement, et c’est un mal pour un bien, parce qu’il est question de la soirée de ce soir de toute manière. J’ai un peu retravaillé l’article, et le voici.

En effet, ce soir, TF1 lance sa « nouvelle série événement », comme chaque fois qu’ils tentent de diffuser une nouvelle série, donc. Il s’agit cette fois d’Emergence, quelques mois seulement après sa diffusion aux États-Unis (en septembre dernier). Les efforts sont faits de la part de TF1 pour réduire le temps d’attente. Cela pourrait toujours être fait plus rapidement à mon goût (et on en a les moyens techniques, Netflix l’a prouvé), mais c’est une bonne nouvelle. En revanche, qui dit diffusion française dit overdose avec trois épisodes d’un coup.

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Que raconte la série ? Un avion s’écrase en pleine nuit sur une plage et attire l’attention de toute la ville voisine. Jo, shérif de la ville, rencontre alors une petite fille amnésique sur la plage et se retrouve plongée dans une affaire mystérieuse qui la dépasse – avec une bonne dose de SF.

Ce que j’en pense… Je n’en ai vu que deux épisodes, et TF1 en balance trois ce soir, je sais donc quoi faire de ma journée ! Très honnêtement, ces deux premiers épisodes sont sympathiques, même s’ils ne révolutionnent pas un genre que l’on a déjà vu des centaines de fois. Le gros avantage de la série, à mon sens, est qu’elle ne traîne pas trop à apporter des réponses… mais du coup, c’en est presque trop rapide par moment.

Bref, ça se laisse regarder, ça fait bien son travail de divertissement, mais ça ne m’a pas donné envie de poursuivre en la suivant à la semaine. Maintenant qu’elle débarque sur TF1, je pense que je vais essayer de la voir quand même, pour garder mon titre de sériephile… Je la conseille aux fans de séries, mais vraiment, elle n’a rien de révolutionnaire !

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Saison 2 ou pas ? C’est bien beau de se bouffer trois épisodes par semaine tous les mercredis soirs sur TF1, mais est-ce que ça vaut vraiment le coup de s’investir dans une histoire comme ça ? La réponse est… je ne sais pas ! Les audiences américaines ne sont pas terribles et ont eu tendance à baisser épisode après épisode. Ce n’est donc pas très bien parti pour la série, mais il y a tout de même un mais, de taille : la série n’est pas encore officiellement annulée.

Habituellement, les dirigeants d’ABC (la chaîne en question) n’hésitent pas à annuler avant même la fin de diffusion de saison. Là, le doute subsiste, même si aucun épisode supplémentaire n’a été commandé. Quant à ceux qui ont fini la saison, Laura m’a dit que les principales réponses étaient données, mais qu’en même temps, ça donnait envie d’avoir la suite de l’histoire. C’est donc à suivre à vos risques et périls !

« Bof, cette série… Je fais quoi ce soir ? » Si la série ne vous plaît pas et que vous voulez quand même consacrer votre soirée aux séries, je ne peux faire qu’un peu de pub pour le podcast 42 minutes, auquel je vais à nouveau participer. Il y a deux semaines, on avait évoqué le cas d’Emergence parmi les pilots vus pour la saison 2019-20.

Ce soir à 21h, il sera question de ces séries qu’on regarde ou qu’on a regardé alors que les premiers épisodes n’étaient pas dingues (et la suite non plus, d’ailleurs). C’est encore un podcast qui sent bon la bienveillance, le respect, la gentillesse… ou pas, donc. Je me demande si on me force à participer juste pour que ce ne soit pas trop violent une fois à l’antenne. Allez, si ça vous tente, ce sera par-là :

Peu importe ce que vous choisirez, j’espère que vous passerez une bonne soirée 😉

Zoey’s Extraordinary Playlist (S01)

Synopsis : Zoey, une jeune codeuse, découvre un jour qu’elle peut entendre les pensées profondes des gens qui l’entourent sous la forme de chansons qu’ils se mettent à lui chanter (et danser) sans crier gare, et sans même s’en souvenir une fois la chanson terminée.

Saison 1 | Saison 2

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Pour commencer, on ne m’arrête plus du tout sur les séries musicales en ce moment, mais c’est parce que je n’en ai plus eu en stock pendant un moment, alors maintenant voilà, je compense dans mon challenge avec Crazy Ex-Girlfriend, je suis High School Musical et je me lance dans celle-ci qui commence à peine.

Je n’en sais pas grand-chose, à vrai dire, je pensais même que c’était une comédie avec des épisodes de vingt minutes, alors que pas du tout, le pilot en fait bien quarante. Bon, donc, pour résumer, c’est une série avec des numéros musicaux et des chansons qu’on connaît déjà ; juste ce qu’il faut pour compléter mes playlists, quoi. Ah oui, parce que je ne sais pas encore le rapport qu’à Zoey avec la musique, mais moi, je me fais une playlist par mois avec toutes les chansons que je (re)découvre et écoute durant cette période… je sens qu’il va y avoir du boulot là !

Note moyenne de la saison : 17,5/20

S01E01 – Pilot – 17/20
Il y a de grosses ficelles et des simplicités dans les relations mises en avant au cours de l’épisode, mais l’idée de base de la série est vraiment bonne et elle parvient en un épisode à venir titiller les émotions en s’appuyant sur de bonnes chansons. Sans être incontournable, ce sera donc, je pense, un excellent divertissement.
S01E02 – Zoey’s Extraordinary Bestfriend – 17/20
Dans la lignée du pilot, cet épisode explore une partie de ses intrigues et s’amuse à nous montrer tous les côtés positifs au pouvoir nouvellement acquis par Zoey. C’est fun, pas prise de tête et ça touche rapidement à des émotions vraiment bien trouvées à mon goût : ça ne fait que deux épisodes, je sais bien, mais cette série est déjà validée de mon côté comme un vrai feel good. Un petit bonbon tout sucré, donc.
S01E03 – Zoey’s Extraordinary Boss – 15/20
J’ai moins accroché à cet épisode, pour plusieurs raisons : les chansons étaient moins entraînantes, déjà, le développement de certains personnages était trop rapide et peu convaincant et le tout est clairement sauvé par un bon humour, qui du coup contraste certains des moments tristes de manière déroutante… Ca reste une bonne série, mais ça m’a moins embarqué. Il fallait bien un épisode comme ça.
S01E04 – Zoey’s Extraordinary Neighbor – 16/20
Beaucoup de chansons et beaucoup d’intrigues se croisent et recroisent dans cet épisode, mais ça donne un résultat franchement agréable à suivre, parce que toutes les interactions paraissent fluides et efficaces pour mener d’un point A à un point B. Les solutions proposées aux problèmes compliqués de cet épisode sont en revanche trop simples pour être parfaitement crédibles… ce qui n’est pas si dérageant car la série a au moins le mérite d’en parler !
S01E05 – Zoey’s Extraordinary Failure – 18/20
Dans cet épisode, je trouve que la série fait preuve d’une maturité que je ne lui attendais pas, et c’est plutôt très chouette à découvrir, du coup. Les chansons y sont vraiment géniales et j’ai passé un excellent moment devant cet épisode, surtout que ça change totalement de ce qu’on a eu jusque-là, tout en restant dans la continuité des épisodes précédents. Un joli coup de poker des scénaristes, donc !
S01E06 – Zoey’s Extraordinary Night Out – 17/20
On continue cette semaine dans la lignée des épisodes précédents, et pourtant, les scénaristes ont réussi en quarante minutes à me retourner totalement le cerveau concernant les couples que je voulais voir dans cette série. C’est beau, c’est mignon, ça chante, ça met de bonne humeur et, franchement, c’est tout ce dont j’avais besoin en cette soirée de confinement !
S01E07 – Zoey’s Extraordinary Confession – 17/20
On oscille constamment entre comédie et drama dans cet épisode qui mélange habilement les intrigues pour faire avancer les personnages vers de nouvelles dynamiques relationnelles – quitte à être vraiment surprenant par moment. Cet épisode ferait limite un bon début de saison 2 tellement il ancre certains changements pour le reste de la série… Je suis partagé sur certains choix, mais dans l’ensemble, ça reste une série vraiment agréable à regarder, il n’y a pas à dire.
S01E08 – Zoey’s Extraordinary Glitch – 20/20
Bon, ce doit être ma journée du côté des séries, ou alors je suis trop de bonne humeur, je ne sais pas. En tout cas, c’est mon deuxième 20/20 du jour, mais c’est parce que j’ai adoré cet épisode. On est attaché assez aux personnages pour que la série se permette de déroger à ses règles habituelles afin de faire évoluer son héroïne. Le message de l’épisode est aussi touchant qu’universel, et il est on ne peut plus vrai que la musique aidera toujours à tout affronter. Quand en plus, la tristesse de l’épisode est compensée par beaucoup d’humour, on peut affirmer que cet épisode a tout compris.
S01E09 – Zoey’s Extraordinary Silence – 17/20
C’est toujours aussi brillant, c’est fou. Chaque semaine, la série parvient à me bluffer en ne s’enfermant pas en permanence dans les mêmes schémas. Oui, on reste sur la même idée de base, mais les chansons permettent vraiment au personnage d’être développés et surtout de s’exprimer. La musique comme moyen d’expression : cet épisode prouve une nouvelle fois que c’est important et efficace. J’adore.
S01E10 – Zoey’s Extraordinary Outburst – 17/20
J’étais un peu moins dedans aujourd’hui parce que dans cet épisode, j’ai trouvé Zoey assez insupportable et pas toujours très juste dans ses réactions et relations aux autres. Personne n’est parfait, pas même elle, mais les scénaristes justifient plutôt bien ses écarts et les choses que je n’ai pas trop aimé vers la fin de l’épisode. En plus, il y a des pistes juteuses et sanglantes pour la fin de saison qui commencent à se développer. Hâte de voir tout ça !
S01E11 – Zoey’s Extraordinary Mother – 18/20
La série continue de prouver qu’elle est brillante à bien des égards, tant du côté des développements de personnages que des répliques, qui instillent de l’humour au milieu des plus gros drames et qui font passer la pilule par des chansons plus ou moins bien chantées, mais toujours efficaces pour faire passer les messages qu’elles doivent faire passer.
S01E12 – Zoey’s Extraordinary Dad – 20/20
Dingue, ils ont même réussi leur fin ! Et pour cause, il apparaît clairement que les onze épisodes précédents n’avaient que pour but d’en arriver à cet épisode qui conclue toutes les intrigues de manière parfaite et qui sert à la fois de fin de saison et de potentielle fin de série. C’est un exercice difficile que les scénaristes réussissent avec brio, fluidité et simplicité apparente. Bref, en douze épisodes, cette série s’impose tout bonnement comme une référence. À dévorer sans plus attendre…

Saison 1 | Saison 2

Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 17/20
Il y a de grosses ficelles et des simplicités dans les relations mises en avant au cours de l’épisode, mais l’idée de base de la série est vraiment bonne et elle parvient en un épisode à venir titiller les émotions en s’appuyant sur de bonnes chansons. Sans être incontournable, ce sera donc, je pense, un excellent divertissement.

> Saison 1


Spoilers

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Is this supposed to be happening ?

Sans trop de surprise, la série commence en musique avec le réveil de Zoey, le personnage principal, dans son appartement, avant une grosse journée de travail. J’adore son tableau « Everything is under CTRL » elle commence vraiment bien, cette série ! Et sinon, elle a une voisine bruyante qui passe sa vie à écouter des chansons à fond, ce qui est plutôt marrant, surtout quand il est question de lancer Wham !

On retrouve ensuite Zoey avec un collègue et ami, et je dois avouer que je n’ai pas réussi à capter son nom de tout l’épisode. J’ai eu beaucoup de mal avec les prénoms, en fait, mais il est question d’une promotion pour laquelle plusieurs collègues se battent ; et je pense que c’est à peu près tout ce qu’il fallait retenir de cette première scène mettant un cadre assez clair à la série. Ah, ça, et le fait qu’un nouveau collègue (mais pas un collègue direct) de Zoey l’attire aussi, parce que eh, un peu de romance, ça ne fait jamais de mal.

Zoey espère donc devenir manager, mais son entretien n’est pas exceptionnel ; parce que sa boss est super bizarre, ce qui ne l’empêche pas de poser les bonnes questions pour déstabiliser Zoey. C’est triste pour elle, car il semblerait qu’elle veuille juste faire plaisir à son père… son père étant en fait clairement malade. Eh, j’ai poussé trois cris en voyant les acteurs choisis pour interpréter toute la famille – surtout la mère. Je suis tellement heureux de ce casting, il y a des acteurs que je suis vraiment content de retrouver.

Dans tout ça, on apprend surtout que Zoey a peur de se retrouver avec la même maladie que son père qui est désormais dans un état végétatif : c’est héréditaire, et elle a des migraines. Sa mère parvient donc à la convaincre d’aller passer une IRM pour se rassurer, même si elle est claustrophobique. C’est là que la série peut vraiment commencer : alors qu’elle écoute de la musique dans l’IRM, un tremblement de terre survient et fait déconner l’ensemble de la machine.

Quand le tremblement de terre s’arrête (it’s the eeeend of the woooorld as we know it), la vie reprend son cours pour tout le monde, y compris Zoey… Sauf qu’elle croise alors une patiente dépressive qui se met à chanter des chansons sur sa solitude. En fait, petit à petit, Zoey comprend que tout le monde a quelque chose à chanter autour d’elle, mais que personne n’est vraiment en train de chanter, même si elle les voit chanter et danser.

Puis, c’est Help des Beatles. Tout le monde s’y met autour d’elle, tout le monde chante, danse et ma foi, la harcèle. C’est juste brillant comme concept et super drôle à voir. En plus c’est bien sublimé par les rues de San Francisco qui permettent d’ajouter énormément d’humour à l’ensemble de la scène, précédant le générique. Pourtant, le message de la chanson n’est pas si drôle, puisque tout le quartier semble être dans une dépression collective. Ah, le capitalisme !

Non, vraiment, j’ai adoré cette introduction. Zoey rentre alors chez elle post-générique pour se cacher et essayer de comprendre ce qu’il s’est passé ; mais puisqu’elle entend encore sa voisine chanter, elle décide d’aller chez elle pour se confier, se plaindre, extérioriser tout ce qu’il vient de se passer. Et la voisine obtient aussitôt le rôle de la nouvelle meilleure amie, ouverte d’esprit et probablement de très bons conseils (mais on sait qu’elle va tellement chanter elle aussi dans la série).

Le lendemain, c’est une journée encore plus longue qui commence pour Zoey, avec une réunion de crise au travail : la montre connectée qu’ils doivent lancer dans cinq jours a un bug. Cinq jours, c’est intenable pour survivre ; mais bon, bienvenue sur la côte Ouest des États-Unis.

Zoey est donc obligée de rester travailler bien tard au bureau, avec son collègue Liv. Codeuse, elle ne trouve pas de bug dans ce qu’elle a écrit… mais en revanche, elle entend le nouveau sur lequel elle craquait chanter « Mad World ».

Sa performance ne m’a pas autant touché que ce qu’elle semble toucher Zoey, mais en même temps, même si elle était émue aux larmes, elle est si gênée d’entendre ça qu’elle se casse plutôt que de lui parler et de l’aider. Dans quel monde tu laisses quelqu’un dans sa dépression comme ça, surtout qu’elle est intéressée par lui, donc même si elle n’est pas sûre de ce qu’elle entend, c’est l’occasion de lui parler quoi !

À la place, elle préfère se rendre dans un club pour obtenir les conseils de sa voisine avisée, à nouveau. Celle-ci est toujours sceptique de ce que lui raconte Zoey, mais elle lui explique que les chansons révèlent souvent les émotions et les pensées profondes des gens.

Le lendemain, Zoey se décide donc enfin à aller parler au nouveau et, ma foi, j’aime beaucoup la spontanéité de Zoey. Elle ne s’arrête jamais de parler, c’est un moulin à paroles de gênes, mais j’aime beaucoup ce que ça donne dans cette scène où elle se « sert » finalement de la maladie de son père pour aborder ce collègue sexy mais dépressif.

Celui-ci se sent clairement concerné lorsqu’elle dit ne pas pouvoir savoir s’il est dépressif, et c’est ainsi qu’il lui propose d’aller faire un tour, pour manger quelque chose de meilleur que les céréales de leur boulot. Heureusement qu’ils sont en plein rush au travail, hein ! Lors de cette petite balade, il finit par lui confier que son père s’est suicidé il y a quelques mois et qu’il a beaucoup de mal à l’accepter depuis. Oh, et notons aussi qu’il s’appelle Simon, ça me fait un deuxième prénom connu, c’est toujours utile pour la critique !

C’est là que les scénaristes révèlent avec habileté que la voisine a probablement raison quand elle dit à Zoey qu’elle entend ce que les gens ressentent, puisque Zoey en profite pour dire qu’ils vivent dans un monde de dingue (« mad woooorld »).

La scène est touchante, mais j’ai senti assez vite au début de la scène suivante qu’on n’avait pas encore eu le plus fort qui pouvait arriver : Zoey qui entendrait son père chanter… Avant d’en arriver là, on a droit à une très bonne scène avec sa mère (bon, d’accord, c’est juste que j’aime l’actrice) qui est déprimée de savoir qu’en six mois l’état de son mari s’est dégradé à ce point.

Pas de père qui chante, en tout cas, ça m’a étonné. Peut-être que la série se garde ça pour plus tard ! En attendant, Zoey retourne au boulot où son collègue meilleur ami est choqué de découvrir qu’elle a finalement parlé au nouveau ; où sa boss lui fait remarquer que son absence de la veille n’est pas restée inaperçue et où ses autres collègues s’avèrent tous complètement en train d’espérer qu’elle n’obtienne pas la promotion qu’ils veulent aussi. Pour ne rien arranger alors que le monde entier est contre elle dans une chanson horriblement catchy mais gênante, elle finit par découvrir que Simon est en fait… fiancé. Oups !

Inévitablement, elle se sent encore plus seule de découvrir que son crush est sur le point de se marier, alors elle retourne auprès de son père, pour lui raconter sa vie et se plaindre. La scène est belle, l’actrice nous propose une belle performance et son père pleure lui aussi… On en arrive donc à la chanson tant attendue, « True Colors », chantée par le père. C’est bien trouvé, mais la scénario place la barre haute – les chansons de cet épisode sont des classiques, elles ont dû coûter assez cher quand même, tout en étant parfaitement adaptées au scénario.

En tout cas, avec cette chanson, l’acteur qui incarne le père remonte clairement la barre de la série : la fin où il reprend son état végétatif est bouleversante. Pourtant, c’est une bonne nouvelle pour Zoey qui comprend que son père a beau être dans un état végétatif, il comprend encore ce qu’il se passe autour de lui et ce qu’on lui dit. Elle a alors l’idée d’une excursion en bateau pour lui faire plaisir, que l’on voit en fin d’épisode une fois la mère et le frère de Zoey convaincus que cette idée n’est peut-être pas si mauvaise. La scène est super touchante : le père parvient à bouger assez pour prendre la main de la mère. Pfiou, je vous jure, ce n’est pas subtile, mais ça fonctionne !

Le lendemain, encore, elle retrouve Simon qui lui dit avoir parlé avec Jessica, sa fiancée, mais qui trouve que la communication entre eux n’est pas aussi bonne que ce qu’il espérait et que ce qu’il a avec Zoey. Cela lui donne la solution au bug de la smartwatch : le logiciel ne communique pas assez avec la montre, tout simplement.

Zoey laisse en plan Simon, mais elle se fait remarquer par sa boss qui ne peut plus que lui donner la promotion maintenant que notre personnage principal a la confiance et le pouvoir qu’il lui manquait. Et alors que je pensais vraiment que l’épisode était terminé avec la scène sur le bateau, Zoey se lève le lendemain au son de Good Morning (ah j’adore cette chanson) et retourne au travail (au moins, on ne pourra pas dire qu’elle ne travaille pas elle) pour mieux découvrir que… son meilleur ami est amoureux d’elle. Mouais. J’aurais aimé un autre cliffhanger pour le coup, ou pas de cliff du tout, parce que c’est un schéma un peu vieillot dont on peut se passer en 2020 le meilleur ami amoureux (après, c’est bien de savoir qu’elle peut entendre des choses positives aussi). Maintenant, en tout cas, l’attente va être longue avant le prochain épisode dans un peu plus d’un mois !

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Crazy Ex-Girlfriend – S01E01

Épisode 1 – Josh Just Happens to Live Here – 17/20
C’est un pilot efficace, il n’y a pas à dire, et je suis plutôt bien convaincu, mais je sens que la série n’a pas encore atteint tout son potentiel. L’histoire est sympathique, mais je me pose quelques questions quand même et j’ai hâte de voir ce que donnera l’ensemble de la saison, voire de la série. Du côté des chansons, c’est sympa, ça reste en tête, mais ce n’est pas encore incontournable pour moi. Je ne doute pas que ça pourra le devenir, par contre.

> Saison 1


Spoilers

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So weird, right ?

Oula, la série commence bien différemment de tout ce que j’imaginais avec une scène de spectacle musical pas si réussie dans laquelle Rebecca, l’héroïne de la série, n’est pas castée comme personnage principal… cela nous situe bien le personnage, qui est déjà à fond dans une sorte de folie inexplicable et qui nous soule son copain du moment, Josh.

Même sans le synopsis de la série, on sait immédiatement vers quoi on se dirige : Josh étant soulé, il va rompre, alors même que Rebecca est totalement amoureuse de lui. La scène de la rupture est bien triste, et ça fait de la peine pour Rebecca qui se retrouve à devoir supporter sa mère alors qu’elle est en larmes.

Dix années plus tard, Rebecca n’a plus d’appareil dentaire, mais elle est encore plus dépressive qu’avant, avec des antidépresseurs, une mère toujours aussi soulante et une vie loin d’être heureuse. Au travail, elle apprend toutefois qu’elle va être promue et être nommée partenaire. La nouvelle a beau être bonne, elle ne la rend pas spécialement heureuse. Tout ce que ça fait, c’est que ça lui donne une crise d’angoisse.

Elle fuit son boulot pour reprendre ses esprits et tenter d’utiliser ses anti-dépresseurs, mais c’est un échec. Tout ce qu’elle obtient à la place, c’est alors un signe divin et une série qui vire vite à la Ally McBeal, et c’est un vrai compliment : un panneau publicitaire lui demandant quand elle a été heureuse pour la dernière fois (la harcelant, en fait) ; un rayon de soleil et hop, elle aperçoit Josh de l’autre côté de la rue.

Dix ans ont passé, mais elle n’hésite pas une seule seconde à traverser la rue pour aller lui parler, lui courant limite après. C’est un peu dingue, mais au moins, il est heureux de la revoir – et il dit même qu’il la trouve sexy. Oh, on sent qu’il fait la conversation et que ça l’embête vraiment d’être en plein déménagement quand il tombe sur elle, mais ce n’est pas plus fou que ça comme ça.

Pourtant, de retour au travail, on propose donc à Rebecca d’être promue, de manière officielle cette fois… mais cette fois-ci, elle refuse très clairement la proposition, parce que le temps lui a dit qu’il était temps d’aller vers un autre temps. C’est une explication claire, ça, dis donc, et ça laisse sa boss dans l’incompréhension la plus totale.

En deux temps, trois mouvements, la voilà donc qui change de vie et déménage à West Covina, dans un numéro musical plein de bons gags, de figurants qui dansent et d’une héroïne qui s’aveugle sur les vraies raisons de son déménagement. Selon elle, c’est donc une coïncidence si Josh habite dans sa nouvelle ville. Bien sûr. La chanson fonctionne vraiment bien : elle est entêtante, pleine de petits moments marrants et la réalisation est assez dingue pour une série qui a pour ambition de revenir à l’écran chaque semaine avec ce genre de numéros (ça va jusqu’à utiliser une grue, eh, c’est marquant).

Une fois débarrassée de ses antidépresseurs et de sa mère, en lui raccrochant au nez, Rebecca est donc prête pour sa nouvelle vie. Pas moi : se débarrasser de ses médicaments comme ça, je ne sais pas, mais ça me paraît une mauvaise idée, surtout après un changement aussi radical. On verra bien, mais ça m’a d’autant plus posé problème qu’elle le fait juste avant d’envoyer un SMS à Josh… qui ne lui répond évidemment pas de la nuit.

L’avantage de la Californie, c’est qu’elle n’a aucun mal à retrouver du travail, puisqu’elle est une avocate de renom et que les meilleurs avocats sont de l’autre côté des États-Unis. J’ai tout de suite accroché à l’humour qui se dégage de son nouveau patron, appelons-le Chef du coup, et de l’ensemble de sa firme.

Son arrivée provoque rapidement l’incompréhension de Paula, qui cherche à comprendre ce qu’elle fait là et est hyper hypocrite, ce qui ajoutera tout ce qu’il faut de gags à l’ensemble, et de Mrs Hernandez, la directrice de la communication… parfaitement muette. La série est pleine de gags et d’ironie, mais qu’est-ce que j’ai foutu à passer à côté pendant tout ce temps ?

Non seulement, elle a un boulot directement en Californie, mais en plus, le Chef a besoin d’elle pour l’aider dans son divorce, ça tombe bien, quand même. Cela fera sûrement une sous-intrigue de la saison 1, et ça permet de dessiner un peu mieux la firme pour laquelle elle travaille.

La série porte bien son titre, quand même, parce que Rebecca est assez folle pour se rendre dans le même bar que Josh quand elle reçoit une notification lui indiquant dans quel bar elle est. Sur place, elle rencontre Greg, le barman, qui la renseigne sur Josh tout en ayant un sérieux crush sur elle, surtout qu’elle l’ignore complètement. Oh, Greg, tu vas vite devenir l’un de mes personnages préférés si tu continues comme ça.

En bref, Rebecca se retrouve donc invitée à la même soirée que Josh et, de retour au travail, elle déchire tout et énerve encore plus Paula parce qu’elle est incapable de deviner la raison de sa présence et que Rebecca ne lui dit pas la vérité. Paula s’amuse donc à fouiller dans son bureau alors que Rebecca se prépare pour sa soirée avec une nouvelle chanson bien délirante et toute en ironie sur ses préparatifs pas sexy du tout, alors que la chanson, elle, l’est. Bon, ils enchaînent aussi dans les clichés, mais ça fonctionne vraiment bien (et ça prépare le terrain à un gag final qui m’aura fait sourire, aussi).

Et puis, ça permet d’arriver rapidement à la soirée où Rebecca espère revoir Josh, mais est coincée avec le barman, qui commence à se douter qu’elle est un peu obsédée par Josh, quand même. Pour détourner son attention, elle se jette donc sur Greg, l’embrassant et le trimballant d’une pièce à l’autre – jusqu’à la chambre ! – dans l’espoir de retrouver Josh.

Greg n’est pas dupe et lui annonce alors que Josh n’est pas célibataire, ce qui finit par faire pleurer Rebecca qui assure pourtant ne pas être là pour lui et est prête à coucher avec Greg pour le prouver. Ce dernier renonce pourtant à l’idée de profiter de Rebecca – ce qui lui fait gagner encore plus de points à mes yeux – et décide de la raccompagner chez elle. Bon, en même temps, si elle était retombée si vite sur Greg, ça aurait plombé toute la série ; faut faire monter l’impatience.

En tout cas, la soirée devient encore plus dingue juste après ça, parce que Paula s’y trouve elle aussi – elle a bien stalké Rebecca en fouillant dans son ordinateur et elle veut lui faire reconnaître qu’elle est là pour Josh… ce que Rebecca refuse de dire aussi explicitement. Pourtant, elle a beau dire que ce n’est pas le cas, on sent bien que c’est le cas et que son explication ne tient pas la route.

Rebecca finit donc par comprendre qu’elle est totalement folle, et probablement stupide… mais elle est interrompue dans la panique qui l’envahit par Paula elle-même, lui assurant qu’elle ne peut pas dire que son amie est stupide. Si ce n’est pas mignon, ça ! L’amitié qui se lie ici est clairement sympathique et nécessaire pour le personnage qui sort donc de sa solitude – mais pas de sa folie. J’ai un peu un problème avec Paula d’ailleurs, parce que si elle est attachante, je ne pense pas qu’encourager Rebecca dans sa folie soit vraiment un bon plan. Le titre que j’avais toujours vu comme ironique commence à me questionner.

L’épisode se termine en revanche à merveille avec Rebecca recevant un SMS de Josh, enfin, qui lui propose « un dîner 😊 ». Ah, les relations amoureuses, c’est d’un compliqué. Un message suffit à la faire rougir et à se faire un million de films… alors que, bon, rationnellement, ce n’est jamais qu’un smiley et ça ne veut rien dire.

Quoiqu’il en soit, c’est vrai que c’est suffisant pour donner envie de revenir voir la suite !

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