The Leftovers (S01)

Synopsis : Le 14 octobre, 2% de la population mondiale disparaît mystérieusement, sans préavis, sans explication, sans laisser de traces. Trois ans plus tard, le monde tente de se reconstruire après ce deuil collectif. On suit alors la vie des habitants d’une ville inévitablement pleine de tensions.

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Pour commencer, j’ai un rapport assez particulier à cette série, avec laquelle j’ai un petit historique. J’avais tenté de la regarder lors de sa diffusion, mais je crois que j’en attendais quelque chose qu’elle n’était pas, à savoir un nouveau LOST. Mystère, large casting, Lindelof à la barre… elle semblait en avoir tous les ingrédients. Finalement, j’avais été super déçu par le premier épisode, qui est très long, beaucoup plus sexuel (sort of) que LOST, beaucoup plus intimiste, aussi. Bref, je n’étais pas prêt – peut-être trop jeune aussi ? – et j’ai laissé tomber aussi vite que j’avais commencé, après 1h08 interminable d’épisode.

Il n’empêche que certaines choses marquantes de cette série me restaient en tête, et je l’ai toujours eu dans un coin de ma tête. Quand l’an dernier, mon tuteur n’arrêtait pas de la citer comme sa série préférée chaque fois que la question des séries était abordée, je me suis dit que je ratais peut-être quelque chose. Quelques mois à en entendre parler comme quelque chose de brillant par un tuteur/collègue que j’appréciais et une promotion Amazon plus tard, je craquais et m’achetais l’intégrale de la série, me disant que de toute manière, ça faisait plusieurs années qu’elle me tentait et que je savais à peu près à quoi m’en tenir.

Et il m’a encore fallu quelques mois pour me décider à la lancer – pendant que je mange, principalement. Je n’en ferai pas une critique aussi complète que d’habitude, plutôt quelque chose comme la saison 1 de 3% ou la 17 de NCIS. Après tout, la série a été diffusée il y a un moment, alors ça fera bien l’affaire !

Note moyenne : 17/20

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S01E01 – Pilot – 18/20
Il ne faut jamais dire jamais : si j’avais eu beaucoup de mal à accrocher à cet épisode lors de mon premier visionnage il y a quelques années, je suis sorti de ce second visionnage complètement fan de l’univers, de la musique, du casting et ma foi, même de l’intrigue. Je ne l’avais vraiment pas vu dans les bonnes conditions la première fois, et ça change tout dorénavant.

Concrètement, je savais en faisant play à quoi m’attendre et ça n’a pas manqué : j’ai trouvé que l’épisode avait ses longueurs et prenait trop son temps. C’est autour de la manifestation pendant la cérémonie que j’ai trouvé que ça commençait à traîner en longueur… mais en même temps, à ce stade-là, j’étais à nouveau happé.

Que dire de cet épisode ? La première scène est toujours aussi bouleversante que la première fois, déjà. Ensuite, j’ai beaucoup plus accroché à la manière dont le personnage principal était présenté. Pourtant, je connaissais déjà le « rebondissement » final nous révélant l’identité de sa femme, mais ça m’a quand même bien plu de voir comment tout ça était monté. Les indices sont flagrants, j’ai du mal à comprendre comment j’étais passé à côté la première fois : clairement, je n’étais pas à fond dedans.

J’ai encore un peu de mal avec certains partis pris de la série, notamment le manque d’explications qui nous sont fournis sur certains points (pas les disparitions, ça, je n’attends pas de réponse) et l’hyper-sexualisation des ados, du perso principal, de tout le monde. Je ne vois pas trop ce que ça sert dans l’histoire, pour le moment.

Je l’ai dit plus haut, mais ce qui m’obsède le plus après visionnage de ce pilot, c’est la musique. Et, il faut bien l’avouer, la peur du spoiler. J’espère que je ne me ferai pas trop avoir !

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Épisode 2 – Penguin One, Us Zero – 15/20
Cet épisode a réussi à me dérouter à peu près autant que mon premier visionnage du pilot, et je ne sais toujours pas à quoi m’attendre avec cette série qui semble suivre des pistes bien différentes. Elle sait où elle va, c’est sûr, mais ce n’est pas dit que moi je le sache. J’ai eu un peu plus de mal à accrocher, pour le coup.

Dès le début, cet épisode m’a quelque peu perdu, et j’ai fait pause pour retourner au menu vérifier que j’étais bien sur le bon DVD. Une nouvelle intrigue est donc introduite, et c’est étrange vu le nombre d’intrigues qu’on avait déjà dans le pilot. Dans le même genre, il y a des ramifications surprenantes qui se font entre les personnages dans cet épisode. Généralement, ce genre de révélations se fait dès le départ, ou plus tard. Dans l’épisode 2, c’est à en perdre le fil !

De cet épisode, je retiens quand même des intrigues pour sauver le reste. Pour l’instant, j’accroche bien à Meg, contre toute attente, et au côté psychologique que « l’ami » de Kevin apporte à la série. S’il n’est probablement pas imaginaire, la révélation « qu’ils » ont envoyé quelqu’un pour aider Kevin fait un peu froid dans le dos pour la santé mentale du héros.

En revanche, j’ai énormément de mal avec l’intrigue de la première scène de cet épisode et avec l’intrigue des adolescents. Le problème, c’est que je sais que ça va forcément former un tout et que je ne peux pas me permettre de décrocher de certaines intrigues et pas des autres… Bref, c’est pas bien malin de ma part, quoi.

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Épisode 3 – Two Boats and a Helicopter – 19/20
Cet épisode a absolument tout, mais genre vraiment tout, pour que je ne l’aime pas, et pourtant j’étais scotché à mon écran pendant toute la durée de l’épisode… Vraiment, la série me plaît beaucoup maintenant que j’ai compris qu’il fallait m’attendre à ne pas savoir à quoi m’attendre, en fait. Et puis, cet épisode commence à tisser la toile des réponses, offrant la possibilité aux théories, alors c’était génial.

Comme pour le deuxième épisode, j’ai compris que l’introduction allait encore nous envoyer assez loin des préoccupations premières de la série… avant de voir que nous n’étions pas si loin. De toute manière, la préoccupation première de la série n’est en fait pas les personnages mais bien la société qui est parti en vrille lors du « 14 ». Les 50 minutes de l’épisode sont là pour nous montrer la crise de foi que traversent les gens, et c’est assez efficace.

Finalement, la disparition de 2% de la population a précipité la chute de popularité de l’Eglise et cet épisode nous présente un prêtre qui a quasiment tout perdu. J’ai aimé la construction de l’épisode qui nous fait comprendre peu à peu les éléments mis en place dès le départ, que ce soit les affiches accusant les disparus de crimes ou le retour à la première scène du pilot dans un rêve/souvenir du prêtre. C’est efficace.

Tout est déconstruit, et ça oblige à s’accrocher à l’épisode pour bien tout comprendre, pour remettre en place les pièces du puzzle et, finalement, pour avancer un peu dans les théories. Il y a clairement quelque chose qui est en train de se tisser autour des animaux, et dans cet épisode-ci, c’était avec les pigeons. J’ai bien ri, étant moi-même à me battre avec un pigeon pour le faire sortir de mon immeuble la veille de l’épisode. C’était un signe !

Bon, en tout cas, j’ai adoré l’épisode, auquel je ne reproche qu’une chose : l’absence des personnages qu’on connaît le mieux. En même temps, ceux qu’on connaît déjà prennent cher dans cet épisode et le prêtre finit par être un personnage vraiment attachant lui aussi, alors qu’il est généralement le type de personnage que je déteste. Si on comprend assez vite qu’il va tout perdre malgré les signes divins et sa victoire improbable au casino, j’étais trop à réfléchir à la série dans son ensemble pour voir la claque finale arriver. Et ce fut une claque efficace de voir tous ces gens en blanc, qu’il a aidé malgré tout, lui racheter l’Eglise et en virer ses affaires. Bref, j’accroche vraiment beaucoup à la série.

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Épisode 4 – B.J. and the A.C. – 15/20
Voilà, c’est le moment où je comprends que comme dans beaucoup de séries, je n’accroche pas tellement au personnage principal finalement. Heureusement que j’aime bien la thématique de la série, qui est tout aussi principale, si ce n’est davantage, parce qu’autrement, je pense que j’aurais du mal à tenir la vingtaine d’épisodes qu’il me reste encore.

Décidément, les scènes d’introduction de cette série sont faites pour être marquantes… et ça fonctionne plutôt pas mal à vrai dire. Ainsi, on débute cet épisode avec un montage sur la fabrication des poupées de bébé et on enchaîne jusqu’à ce que ce poupon devienne Jésus et ne soit volé de la crèche de Mapleton. Cela nous lance une intrigue à laquelle j’ai eu beaucoup plus de mal à accrocher que sur les premiers épisodes. Je sais bien que c’est la majorité de l’épisode qui est porté par celle-ci, mais heureusement, il y avait aussi de meilleures intrigues – j’ai eu espoir d’en apprendre plus sur la situation de Matt en fin d’épisode, mais finalement non, et c’est frustrant.

J’accroche de plus en plus à l’histoire des Guilty Remnants qui est finalement la meilleure trouvaille de la série : si on ne comprend pas grand-chose à leurs motivations, ils exercent une certaine fascination qui fait revenir auprès d’eux tout en faisant en sorte qu’on les déteste. La scène finale où ils volent les photos en plein Noël, j’étais scandalisé franchement (alors qu’au départ, j’ai pensé qu’ils allaient voler les cadeaux, ce qui aurait été probablement pire pour les gens qui peuvent toujours réimprimer certaines photos j’imagine…). L’angoisse n’empêche, vu le contexte !

Autrement, on suit les personnages de Tom et Christine, mais je ne comprends toujours pas bien qui ils sont ou leur intérêt dans la série, donc j’ai eu du mal à être concentré, je le reconnais. À l’inverse, j’ai adoré la scène où Laurie débarque pour les papiers du divorce. C’est l’angoisse, tout comme sa réaction vis-à-vis du cadeau de sa fille.

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Épisode 5 – Gladys – 16/20
Je pense que j’ai eu trop d’espoir en voyant le titre de cet épisode. Je me suis douté que ça allait insister sur la partie de l’intrigue que je préfère, malheureusement, ça n’a pas été l’unique chose traitée et ça me laisse avec plus de questions que de réponses. Je pense de toute manière que la série n’est pas spécialement là pour apporter des réponses, alors il faudra m’en contenter.

Comme d’habitude, la scène d’introduction est particulièrement marquante avec le kidnapping de Gladys, l’une des Guilty Remnants que l’on connaît le mieux. Alors que le premier montage fait en sorte qu’on déteste vraiment cette secte, la suite nous force à reconsidérer un peu les choses, avec Gladys qui se fait attacher à un arbre et est tuée par ses agresseurs lui lançant des pierres en plein visage. Quelle horreur ! Même parler (ce qu’elle finit par faire !) ne permet pas de la sauver…

Je m’attendais à ce que le reste de l’épisode suive l’enquête de Kevin, mais ce n’est pas tellement le cas puisque personne n’a vraiment envie qu’il mène l’enquête, qu’un couvre-feu soit instauré ou qu’il se passe quoique ce soit en fait. C’est assez logique, mais ça me laisse perplexe quand le corps de Gladys est finalement brûlé sans enquête en fin d’épisode… Je ne trouve pas ça beaucoup mieux de savoir qu’un agent propose à Kevin de nettoyer la ville de sa secte, c’est louche.

Une intrigue tout aussi louche est celle des chemises blanches de Kevin, que je ne suis pas sûr d’avoir bien comprise. Dans le même genre, je n’ai pas tout compris au personnage de Patti qui isole Laurie pour lui parler. C’était tellement étrange comme sorte de test (j’imagine que c’est un test ?). C’est en tout cas efficace, et la scène du sifflet à la fin est prenante. Pauvre Matt, il pensait pourtant bien faire. Finalement, cette série est compliquée à suivre parce que tout n’est pas bien explicité ou clair, mais franchement, elle a des moments super prenants…

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Épisode 6 – Guest – 20/20
Oh lala, cette musique, comment voulez-vous résister ? Cet épisode se concentre enfin sur l’un des personnages que je trouvais le plus énigmatique et que j’avais le plus envie de connaître davantage. Et comme on passe tout l’épisode avec, ça fonctionne extrêmement bien. Je suis bien content d’avoir vu cet épisode : il donne des réponses et fait avancer les choses de manière sympathique, sans oublier les émotions nécessaires pour que ça soit poignant.

Cet épisode se concentre donc sur Nora, avec une introduction un peu moins marquante que d’habitude. Il est évident qu’elle est encore en plein deuil de sa famille. Elle refuse de changer de routine, alors même qu’elle a changé de boulot. Ce dernier m’avait beaucoup intrigué dans les épisodes précédents, alors je trouve ça bien d’enfin avoir quelques informations supplémentaires sur les tests qu’elle fait passer aux gens et qui sont un moyen d’obtenir de l’argent des assurances – et un moyen pour les assurances de ne pas en donner en décourageant les gens, surtout.

L’approfondissement du personnage de Nora était nécessaire, parce qu’elle était cette sorte de personnage de l’ombre, toujours frustrée, jamais satisfaite, qui planait sur la série tout en flirtant avec le personnage principal. J’ai aimé ses deux scènes avec Kevin, d’ailleurs. Le double divorce des personnages fonctionne très bien et je trouve qu’on comprend bien pourquoi ces deux-là se rapprochent, par la force des choses en quelque sorte. Cela ne fait pas de mal d’avoir de quoi shipper un peu dans une série aussi lourde.

Voir aussi : Performance de la semaine – Carrie Coon (#61)

Oui, lourde, c’est un bon qualificatif pour la série – et pour cet épisode. Il y est très clairement question du deuil, de la difficulté de tourner la page, de l’improbabilité de ce qui arrive à Nora, de la manière de dépasser ses émotions. Franchement, j’ai trouvé le tout très solide et la performance de l’actrice est tout bonnement incroyable, surtout lorsqu’elle craque en fin d’épisode. Et ce passage dans les couloirs d’une convention où on lui vole son identité ? Tellement crédible.

Les scénaristes font du bon boulot pour que l’on comprenne que Nora ne va pas bien et n’a pas été bien depuis le 14 : ça se voit avec la nana qu’elle retrouve aux toilettes, ça se voit avec le baiser qu’elle donne au type en cire. Franchement, j’ai aimé cette manière de la confronter à ce qu’elle renvoyait aux autres et qui expliquait pourquoi on lui mentait à la question 121 en répondant toujours oui.

Forcément, la conclusion, je m’y attendais : elle repose la question 121 après être rentrée chez elle, et la question 121 n’est pas celle que je pensais. Elle obtient son premier non. Non, les partis ne sont pas dans un meilleur endroit. Ouille. Tout allait tellement mieux dans sa vie, et voilà qu’elle se retrouve confrontée à un nouveau choc, finalement.

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Épisode 7 – Solace for Tired Feet – 15/20
C’est un épisode sur deux cette série, en fait. J’ai trouvé l’épisode beaucoup moins prenant, et pas seulement parce que j’aime moins le personnage mis en avant : c’est un tout, je trouve les scènes moins marquantes et elles me resteront moins longtemps en tête. C’est comme ça, que voulez-vous, il faut de moins bons épisodes pour en avoir des excellents, j’imagine.

Le problème, c’est que pour faire une critique de ce genre d’épisode, ce n’est pas simple. Je n’aime pas le personnage de Kevin plus que ça, même si je reconnais que l’acteur est très bon. Dans l’ensemble, l’épisode est bien, je ne dis pas, mais dans le détail, ça manque de moments où l’on se sent vraiment impliqué en tant que spectateurs. Les moments les plus importants semblent même ne pas être là finalement : la soirée où Kevin recueille le chien, le moment où son père quitte l’hôpital ou encore l’accouchement en fin d’épisode, tout se fait sans nous.

Pour le reste, il se passe des choses quand même, avec cette fille que je trouve de plus en plus stupide à chacune de ses scènes, avec une tension qui augmente entre les Guilty Remnants (excellente première scène) et le reste du monde, avec des personnages aux intentions légèrement plus évidentes désormais qu’on les connaît mieux.

Il n’empêche que j’ai eu l’impression que cet épisode avançait vite d’un coup sur plein d’intrigues, notamment la maire ou la relation entre Kevin et Nora. Les six premiers épisodes avançaient tout doucement, et là, tout d’un coup, bim bam boum il se passe plein de choses. C’est étonnant comme rythme, mais il fallait bien mettre en place le cadre complexe de la série aussi avant d’en arriver là, j’imagine.

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Épisode 8 – Cairo – 18/20
Marrant comme chaque fois que j’ai l’impression de progresser et d’avancer vraiment dans la compréhension de cette série, les scénaristes trouvent toujours un moyen de me prouver que je suis passé à côté de quelque chose dans leur plan général. Cela est excellent pour cet épisode qui réussit à surprendre grâce à ça, et grâce aux mystères précédemment introduits.

J’ai eu beaucoup de mal, une fois de plus, avec la fille de Kevin, même si j’aime bien le rebondissement final la concernant. Je pensais que ce serait le cliffhanger de fin de saison ce regard échangé avec sa mère, parce qu’on le voit venir depuis quelques épisodes tout de même. Je suis curieux de découvrir ce que la série va proposer comme suite à cette intrigue, maintenant, et j’aimerai en comprendre plus concernant le personnage d’Aimee aussi, mais c’est peut-être beaucoup en demander.

Du côté de Kevin, on continue sur ses mystérieuses amnésies et nuits bizarres, mais on progresse véritablement avec la révélation qu’il en est arrivé à enlever une des Guilty Remnants. Admettons. On voit que son ami parle lui aussi à des gens qu’on ne voit pas, comme le grand-père, et il se dit ange gardien. Je suis tellement intrigué par tous ces mystères. Je sais pourtant que c’est le genre de mystère qui n’appellera probablement pas une réponse claire et précise – le but de la série est de nous faire réfléchir, pas de nous fournir des réponses ; je l’ai compris dès le pilot.

D’ailleurs, c’est probablement ce qui m’avait fait un peu peur, j’imagine. En attendant, on se retrouve donc avec des réponses sur les motivations de cette secte, raisons qui restent floues mais qui justifient au moins les habits blancs et leur volonté d’être un souvenir constant de ce que tout le monde a perdu. J’aime l’idée de cette secte depuis le départ, de toute manière. En revanche, je n’ai pas réussi à cerner le personnage interrogé dans cet épisode.

Elle nous révèle quand même que Gladys était d’accord pour mourir, alors que franchement, quand on a vu la scène, ça ne semblait pas être le cas du tout : elle était assez inquiète au départ quand même, et elle a supplié pour que ça s’arrête. C’est étrange comme révélation, mais plus que le suicide final qui laisse Kevin dans une marre de sang… Quant à Nora, je me demande pourquoi elle ne s’est pas précipitée chez Kevin en trouvant le flingue sur le lit de la chambre d’enfants, mais bon.

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Épisode 9 – The Garveys at Their Best – 18/20
Surprenant, mais prévisible ; inattendu, mais attendu, cet épisode était nécessaire pour le bien de la série et permet de mieux cerner l’ensemble des personnages. S’il apporte de nouveaux mystères et des questions, il répond aussi à certaines interrogations posées depuis le pilot, et c’en est presque dommage que les scénaristes aient pris tant de temps à le proposer.

Bien sûr, je me suis laissé avoir par la scène d’introduction, comme à peu près tout le monde j’imagine. Le retour au mois d’octobre où tout est arrivé, c’est une idée bienvenue car elle permet de redécouvrir les personnages sous de nouveaux aspects – il n’y a bien que Jill pour rester chiante quoiqu’il arrive. J’aurais aimé que l’épisode soit construit différemment en revanche, parce qu’on attend la scène finale tout l’épisode. J’aurais aimé l’avoir en milieu d’épisode pour savoir comment les personnages réagissaient juste après l’évènement traumatique… je ne vois pas comment on peut s’en tirer sans séquelle psychologique, effectivement, et je n’imagine pas l’angoisse de devoir appeler aussi les proches.

Le plus surprenant dans cet épisode, c’est définitivement le dernier plan qui n’annonce pas explicitement (mais est tout de même clair) la disparition du bébé sur l’échographie. Perdre une partie de soi comme ça, je pense que ça doit être encore plus perturbant que la disparition subie par Nora. Concernant cette dernière, j’ai adoré la voir finir son rouleau de sopalin, un très joli clin d’œil à l’épisode 6 où elle changeait le rouleau une fois qu’elle allait mieux. Maintenant, on sait pourquoi.

En fait, c’est un clin d’œil parmi beaucoup d’autres et c’est ce que j’ai le plus apprécié dans cet épisode : les intrigues proposées sont banales à souhait – voire même un peu trop si on enlève l’évènement SF qui donne tout son sel à la série – sauf qu’elles sont pleine de petits détails sans importance qui font écho à ce que l’on a vu avant, et qui se passera après.

C’est une pièce manquante du puzzle assez importante qui est donc donnée dans cet épisode, et ça permet de beaucoup mieux cerner tout le monde, tout en enrichissant certains dialogues passés aussi (notamment celui où Kevin avouait à Nora avoir trompé sa femme une fois, par exemple). Et maintenant qu’on connaît mieux les personnages, on peut aborder plus sereinement l’épisode final.

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Épisode 10 – The Return of the Prodigal Son – 19/20
J’ai conscience que c’est totalement paradoxal, mais cet épisode n’est pas leur meilleur alors qu’il possède le meilleur rebondissement de la saison. Le problème, c’est qu’on nous le vend dès le début de l’épisode pour n’y revenir que beaucoup, beaucoup plus tard et ça créé un certain problème de rythme. Enfin bon, c’était excellent quand même.

Le twist en question ? Les Guilty Remnants prennent le temps de faire revenir chacun des disparus, ce dont on se doutait depuis qu’on avait vu l’Eglise être remplie de corps et après l’épisode 6 où Nora avait découvert ces statues de cire. Là encore, c’est la performance de l’actrice interprétant Nora qui est à souligner, mais je l’ai déjà mise en performance de la semaine dans l’article d’hier. J’ai vu dans les commentaires qu’elle faisait l’unanimité, et je comprends bien pourquoi.

Seulement, avant d’y revenir en fin d’épisode, on doit en passer par les états d’âmes et les rêves confus de Kevin qui cassent le rythme de l’épisode. J’aime voir qu’il se tourne vers le prêtre que j’apprécie pour se débarrasser du corps de Patty, mais je n’ai pas bien aimé la longueur que ça prenait sur le reste de l’intrigue. Son rêve rajoute vraiment à la confusion ambiante sur la série et la raison de la disparition de ces 2% de la population mondiale.

En plus, il est mêlé à l’autre intrigue de la saison à laquelle je n’ai pas accrochée, celle de Tom et Christine. Cette dernière disparaît en abandonnant son bébé qui se retrouve en toute fin d’épisode sur le porche de Kevin, mais avant ce cliffhanger, on assiste à une conclusion d’intrigue quelque peu bâclée. Kevin et Matt finissent par rentrer en ville pour mieux y découvrir le chaos qui y règne. J’ai aimé voir cette scène où évidemment les gens normaux s’en prennent aux Guilty Remnants qui les replongent dans le cauchemar du 14. Et la maire est bien désemparée cette fois. Pas faute de l’avoir prévenue maintes fois !

Les scénaristes jouent la carte de l’émotion dans cette fin de saison en mettant en danger Jill. Je déteste son personnage, mais j’étais triste de voir ses parents fous d’inquiétude, et le cri étranglé de la mère était magistral aussi. Les acteurs sont excellents de toute manière, ils l’ont tous prouvés. Comme souvent avec ce genre de séries, il est difficile de savoir si ce sont eux qui sont brillants ou si c’est l’écriture qui fait tout.

En tout cas, la fin de saison est claire : la mère et le fils sont réunis d’une part, Kevin et Jill de l’autre. Ils retrouvent leur chien, parce que maintenant c’est leur chien, et Nora, qui a elle-même trouvé un bébé alors qu’elle s’apprêtait à partir. Bon, évidemment, je savais déjà qu’elle serait en saison 2 alors je n’ai pas eu très peur de sa lettre qui commence comme une lettre de suicide avant d’annoncer son départ de la ville. Finalement, on finit la saison sur une famille complètement dysfonctionnelle – et sans savoir plus d’Aimée, tiens.

Bizarrement, j’ai trouvé que ça fonctionnait bien comme fin de saison… mais aussi comme fin de série. Cela dit, ne vous inquiétez pas, je continue la série dès que possible, parce que son écriture est solide et cette saison est une sacrée démonstration de la puissance des ramifications possibles dans une même intrigue !

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EN BREF – Je suis passé à côté de cette pépite pendant des années, et je ne comprends pas pourquoi. J’ai enchaîné la saison 1 en moins d’une semaine, forcément, et sa musique m’obsède à peu près autant que les prestations d’acteurs brillantes que l’on y trouve. Certes, la série n’est pas à mettre dans les mains de tout le monde et certes, il faut éviter d’être en dépression quand on la commence (encore que, peut-être qu’on y puise une certaine forme de force quand on se pense au fond du gouffre ?), mais c’est un véritable bijou.

Le niveau est inégal d’un épisode à l’autre, tous les personnages ne se valent pas, mais les messages, les réflexions et l’impact que proposent cette série sont magnifiques… Je suis content de pouvoir enchaîner les épisodes, je ne sais pas si j’aurais tenu l’attente trop longue (et pourtant, chaque épisode a besoin d’être digéré pour être apprécié à sa juste valeur – et pas uniquement parce que je mange devant, promis).

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Why Women Kill – S01E08-10

Épisode 8 – Marriages Don’t Break Up On Account Of Murder — It’s Just A Symptom That Something Else Is Wrong – 18/20
Les choses s’accélèrent encore un peu plus dans cet épisode où l’on sent bien que les intrigues dérapent les unes après les autres pour mener aux meurtres attendus depuis le premier épisode. Tout cela se fait avec beaucoup d’humour, des réflexions sur la société et son évolution, mais aussi du drama bien dosé. Quant aux acteurs, ils sont vraiment géniaux dans cet épisode. C’est nul de me dire que c’est la dernière fois que je me regarde ce casting, parce que même si c’est renouvelé, c’est une anthologie.

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Spoilers

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Good Lord, are we taking a vacation or fleeing the nazis?

Je suis absolument incapable d’expliquer ce qu’il s’est passé pour que je laisse tomber cette série à trois épisodes de la fin de sa première saison alors que je l’adore vraiment. La vie est passée par là, le titre m’a fait flipper par sa longueur et voilà. Ensuite, je me suis dit que j’attendrais la fin pour tout rattraper d’un coup, et, comme d’habitude, ça finit par ce moment gênant où je ne trouve pas le temps de caser trois épisodes d’un coup. Plutôt que de me forcer à en regarder un par semaine de manière logique et raisonnable. Bref, le #WESéries est la parfaite excuse pour enfin terminer cette première saison !

Comme toujours, l’introduction de cet épisode est bien fichue, avec une petite « interview » au lit des amoureux de la saison : April, Tommy et Jade. C’est beau comme approfondissement des personnages et comme manière de déjà apporter de l’humour. De toute manière, la série n’en finit plus de trouver des gags à apporter.

Ainsi, dans les années 60, Beth-Ann apprend à Sheila qu’elle a menti à Rob, et Sheila pète un câble dans la rue… avant de tout de suite lui apporter une solution pour rendre plus crédible son mensonge. Pour cela, elle utilise son neveu, un médecin, qui est confus face à la demande de Beth-Ann, mais l’aide malgré tout. Et Beth-Ann peut annoncer grâce à ça un nom de cancer à Rob, avant de lui expliquer qu’elle n’a plus que six mois à vivre.

Ensuite, elle décide de revoir April pour l’aider dans sa grossesse, à sa manière : elle tente de la forcer à déménager en lui proposant des jobs bien loin. En fait, April a d’autres idées en tête : elle a décidé d’avorter, mais c’est encore illégal à cette époque. Quelle angoisse ! Elle est forcée de le faire dans un appartement miteux, et ça inquiète énormément « Sheila ».

Beth-Ann se sent forcée de lui expliquer qu’elle a eu une petite fille qu’elle a laissé mourir en laissant le portail du jardin ouvert. L’angoisse. Elle le fait non pour culpabiliser April, mais pour lui dire qu’elle est comme sa fille et qu’elle ne veut pas la voir faire n’importe quoi. Une fois chez elle après avoir empêché l’avortement, Beth-Ann explique toutefois à Sheila qu’elle envisage un monde imaginaire et parfait dans lequel elle et Rob pourraient élever l’enfant.

Les deux meilleures amies se retrouvent donc à s’engueuler et Sheila est mise à la porte. Ce n’est pas le pire de cet épisode : April se rend dans le bureau de Rob pour lui annoncer qu’elle est enceinte, quand même.

Du coup, Rob décide de lui demander de l’épouser, rien que ça. C’est assez logique en même temps : il pense que sa femme va mourir dans six mois. Quel connard ! Beth-Ann prend super mal la nouvelle et s’évanouit dans la rue. Aïe.

Dans les années 80, Simone fait les magasins avec son mec, et ça manque clairement de discrétion pour un couple censé vivre cachés. Ils parlent super fort de leur voyage à Paris et des ébats sexuels européens qu’ils veulent avoir, on a connu plus secret, quand même. De toute manière, je pardonne cet écart supplémentaire dans la logique de la série parce que les répliques de Simone sont excellentes.

Excellentes, oui, mais pas assez pour la protéger de la tempête qui arrive lors d’un dîner en ville où la femme d’un médecin, qui lui sert d’infirmière, débarque aux toilettes pour la prévenir que Karl est homosexuel, mais aussi qu’il a cette « nouvelle maladie que les gays propagent » dernièrement, à savoir le SIDA. La tristesse.

Simone n’était pas prête, vraiment, et elle passe donc sa soirée à se murer dans le silence, ce qui inquiète Karl. Il la confronte donc et est bien triste de découvrir qu’elle connaît la vérité. La scène est tellement puissante : Karl pense d’abord qu’elle a peur pour elle, mais ce n’est évidemment pas le cas. Lucy Liu est magistrale, comme toujours, à jouer la peur et la tristesse pour Karl.

Simone décide immédiatement d’annuler son voyage et elle rompt au passage avec Tommy, qui ne comprend pas sa décision de ne pas s’occuper de lui. Quand même, c’est pourtant évident. Le problème, c’est que Tommy se met à boire pour oublier son chagrin. Avant de prendre le volant. Evidemment, cela provoque un accident et ça termine bien mal pour cet épisode : à l’hôpital, la mère de Tommy découvre que son fils a un tatouage de Simone. Oh, pas avant d’avoir révélé qu’elle était au courant pour Karl cependant, donc ça craint vraiment beaucoup pour la suite de cette intrigue.

Enfin, en 2019, on retrouve Taylor et Jade autour d’un café. Taylor la voit comme sa dernière chance de ramener Eli à la sobriété, sauf qu’elle est surtout la raison pour laquelle il a recommencé à se droguer. Mais ça, elle ne le sait pas. C’est bien dommage parce qu’elle lui confie bien trop d’informations : le code de son portable, son plan de récupérer l’argent d’Eli pour l’empêcher d’être stupide et généreux pour tout le monde, son intention d’appeler le père d’Eli pour savoir ce qui le fait retomber dans la drogue…

Aha, Jade voit bien que la conversation tourne clairement à son désavantage et elle réoriente évidemment les choses comme elle peut. Quand elle rentre, c’est pour découvrir qu’Eli lui a en plus acheté une magnifique voiture pour la remercier de l’aide qu’elle lui a apportée. Quelle idiote de se laisser avoir par Eli, qui est clairement trop drogué. Certes, il tient sa promesse de la protéger, mais sur le long terme, ce n’est pas viable du tout.

Et même quand Taylor vient confronter Jade sur la voiture, l’amante refuse totalement de rendre la voiture, trop heureuse qu’elle est d’avoir enfin la reconnaissance qu’elle pense mériter. Je veux bien, mais elle devient une sacrée connasse ensuite, à ne pas reconnaître qu’elle est la raison pour laquelle Eli se drogue ou à tenter de draguer Taylor pour la distraire.

C’est horrible et Jade révèle soudainement son visage de grande manipulatrice : elle refuse de quitter la maison, en vire Taylor, puis avoue à Eli que Taylor veut qu’elle le manipule. C’est suffisant pour qu’Eli se mette à flipper, change les mots de passe de son compte et accepte d’écouter Jade qui n’est absolument plus discrète dans sa manière de dénigrer Taylor.

Cette dernière n’a plus d’autres choix que de se rendre à la prison où se trouve l’ex de Jade pour obtenir un tas d’informations sur elle en échange de la caution de l’ex. Et c’est là qu’on découvre que Jade ne s’appelle pas Jade… Le truc, c’est qu’Eli n’est pas prêt de le savoir, parce que Jade bloque Taylor de son téléphone, pour s’assurer d’avoir le contrôle sur lui.


Épisode 9 – There’s No Crying In Murder – 20/20
Wow, c’est un épisode chargé et avec un tas de révélations. Si on abandonne un peu trop l’humour habituel de la série pour se concentrer sur les rebondissements et le drame, il n’y a pas à dire, c’est extrêmement efficace. On ne voit pas le temps passer devant cet épisode qui enchaîne les avancées et débouche sur un triple cliffhangers qui joue enfin cartes sur table. La conclusion va être fascinante maintenant – mais certaines actrices ont déjà révélé toute l’étendue de leur talent, là !

> Saison 1


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What in God’s name is your excuse?

Si je suis triste d’enchaîner les épisodes parce que ça sent la fin, je suis quand même content d’enchaîner les épisodes parce que je n’ai pas à supporter l’attente comme ça. L’introduction de cet épisode est un peu plus intrigante que d’habitude, surtout que ça change, avec un passage par chaque époque.

En 1960, la voix off nous introduit le fantôme de la fille de Beth-Ann et Rob, qui s’inquiète beaucoup pour ses parents et notamment pour sa mère, enragée malgré son sourire. Tu m’étonnes, Sheila n’a pas tort de penser que Beth-Ann est malade : elle passe sa journée à emmener April à des rendez-vous médicaux pour sa grossesse. Ce n’est pas très sain.

Non, vraiment pas sain, mais ça lui permet de revoir sa voisine – celle qui se fait battre par son mari et a désormais un œil au beurre noir. C’est violent comme tout, et Beth-Ann se décide donc à venir la voir pour mieux s’entendre demander ce qui la décide à rester avec Rob alors que c’est un parfait connard qui la trompe. À court de réponse là où sa voisine se dit terrifiée par son mari si elle venait à le quitter, Beth-Ann se décide donc à faire sa valise.

Ce faisant, elle se souvient de l’après-midi où elle a perdu sa fille. Ainsi donc, elle est accusée d’avoir laissé le portail ouvert, mais on voit clairement qu’elle a été forcée de l’ouvrir parce que Rob avait oublié de rentrer la poubelle. Et puis, Beth-Ann trouve un bouton par terre dans la maison, ce qui suggère que, comme elle est rentrée plus tôt, Rob avait une amante dans la maison et que c’est elle qui a rouvert le portail en question pour s’enfuir.

En tout cas, quelle performance pour Ginnifer Goodwin ! Elle retrouve donc le corps de sa fille au milieu de la rue, Rob tabasse le conducteur et les personnages ont donc perdu leur fille dans ce terrible accident parce qu’elle jouait au ballon. C’est terrible.

De son côté, April couche à nouveau avec Rob, avant de le confronter à cause d’une conversation avec Sheila qui la tracasse : elle veut savoir si Rob est un connard qui voudra qu’elle élève son enfant ou si elle pourra suivre son rêve comme voulu. Et c’est un connard, évidemment (encore que pour l’époque, c’est juste quelqu’un de tout à fait banal, hein). Le problème, c’est qu’il lui parle de Beth-Ann qui a rêvé de faire du piano. Comme Sheila, donc.

C’est terrible, mais ce n’est pas grand-chose par rapport à ce qui attend Beth-Ann quand elle se rend au boulot de Rob pour lui annoncer sa décision de repartir au Kansas. Là-bas, elle tombe sur Claire, l’assistante, soulagée de voir que Beth-Ann est au courant que Rob la trompe. Oh, ça ne soulage pas Beth-Ann de savoir que Claire est au courant, surtout qu’elle lui annonce aussi que Rob la trompe depuis des années, avec plein de femmes, dont elle.

Et bien sûr, ce coup du bouton dans le flashback était bel et bien un moyen de nous dire que Rob avait déjà une amante à l’époque. Et cette amante, c’est Claire. C’est donc elle qui n’a pas fermé le portail, et Rob le savait très bien. C’est la goutte d’eau pour Beth-Ann qui décide instantanément de se venger de Rob. C’est tellement violent. Elle pardonne Claire, en lui demandant de ne jamais révéler à personne qu’elles ont eu cette conversation, comme Rob lui avait fait promettre de ne rien dire de leurs coucheries. L’angoisse.

N’empêche, quelle révélation, c’est fou ! Beth-Ann se rend donc acheter un pistolet dans une boutique, parce que bienvenue aux États-Unis : l’avortement, c’est non, le flingue, c’est pour tout le monde.

Dans les années 80, le fantôme en voix off est le père de Tommy, inquiet pour lui, à cause de la mère trop protectrice qu’il a. Cette dernière réconforte Tommy au réveil, le rassurant et disant qu’elle n’est pas en colère de sa relation avec Simone pour laquelle elle est au courant. Oh, elle n’est pas en colère, non, mais par contre, elle a décidé de détruire la réputation de Simone, en revanche.

Naomi ne perd pas de temps pour ça, prévenant le directeur de l’hôpital et le club auquel tous les riches de la ville adhèrent. Simone et Karl apprennent donc vite qu’ils sont persona non grata, y compris dans leur restaurant favori où la maladie de Karl fait peur. De toute manière, ils ont une clause morale dans leur contrat du club, alors c’est foutu pour eux.

De retour chez eux, Simone reçoit la visite de sa meilleure amie qui lui retourne ses cadeaux pour mieux détruire la maison et toute sa déco, l’occasion pour moi de voir quelques figurines pour le Bingo Séries. La claque est violente pour Simone qui découvre la rage de sa meilleure amie et son envie de se venger qui ne fait que commencer. Bon courage Simone et Karl.

L’épisode est violent pour eux : ils reçoivent la visite de la fille de Simone qui demande à Karl de ne pas venir au mariage, et donc Simone refuse d’y aller, ils voient la maison se faire vandaliser et Karl finit par faire un malaise, avec absolument personne pour les aider. Personne, sauf leur jardinier, que Simone ne connaît même pas vraiment, parce qu’elle ne s’en est jamais inquiétée. Au moins, le sort va lui apprendre que tous les humains sont humains et que les amis les plus proches ne sont pas toujours les plus humains. Une leçon qu’il faut bien apprendre un jour ou l’autre, j’imagine.

En tout cas, une fois à l’hôpital, Simone se sent forcée de confronter Naomi pour lui demander – et même la supplier – d’arrêter de s’en prendre à Karl qui est malade et ne mérite pas ce qui lui arrive. Si elle veut se venger d’elle, qu’elle le fasse, mais qu’elle laisse Karl tranquille. Naomi ne l’entend pas comme ça… sauf que Tommy entend toute la conversation depuis sa chambre d’hôpital. Enervé, il décide de virer sa mère de sa vie parce qu’il considère qu’elle a été trop loin. Et Naomi va donc encore plus loin en attendant patiemment dans sa voiture que Simone vienne dans le parking de l’hôpital, pour mieux lui foncer dessus…

En 2019, c’est Verna, la mère adoptive de Jade, qui est le fantôme surveillant ce qu’il se passe. Et ce n’est pas bon pour elle, car sa mère adoptive la déteste. Il y a de quoi, en même temps, surtout quand on voit que Jade continue de droguer Eli tout en cherchant des robes de mariée sur internet. Elle est complétement cinglée, et Eli se dégrade peu à peu, physiquement.

Eli se rend au travail en pensant rencontrer Scorcese, mais finalement, il tombe sur Taylor : elle a parlé à Lamar et elle explique à son mari qu’elle veut lui parler d’Erin, si j’ai bien entendu, la femme dormant dans leur lit. Elle a un sacré passé, à avoir été virée de maisons d’accueil parce qu’elle a voulu séduire ses nouveaux pères successifs. Elle a clairement un passé de manipulatrice.

Eli finit même par découvrir qu’elle a bloqué le numéro de Taylor sur son portable. C’en est un peu trop pour lui, mais il apprend comme cela que Taylor lui a donné son mot de passe du coup. Le pauvre est entouré de manipulatrices en quelque sorte, même s’il est difficile de ne pas s’accrocher au point de vue de Taylor qui veut juste empêcher Eli de se droguer.

Eli décide en tout cas de confronter Jade au pire moment, c’est-à-dire quand elle conduit. L’occasion d’avoir confirmation qu’elle est cinglée, qu’elle a brûlé des maisons et tué des gens. D’ailleurs, elle manque de peu de tuer un passant, mais Eli l’en empêche en provoquant un accident de voiture. À son réveil, elle entend la police arriver et se barre aussi vite que possible.

Alors que Taylor et Eli se réconcilient via une note écrite par Eli qui veut retourner en centre de détox, Jade se rend chez son ex pour le confronter, couteau en main, sur ce qu’il a osé dire à Eli. Il révèle l’avoir dit à Taylor, finalement, et ça termine par Jade le tuant de plusieurs coups de couteau. Oups.


Épisode 10 – Papa Don’t Preach – 20/20
Cet épisode est simplement la conclusion parfaite d’une saison parfaite, alors je n’ai pas grand-chose de plus à écrire maintenant que j’ai mis ce 20. Les ultimes rebondissements apportent leur lot de rebondissements, de scènes cultes, de moment incroyablement montés… C’est un pur régal d’assister à la fin de ces dix épisodes, j’applaudis bien fort !

> Saison 1


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I guess we could be happy here.

Voilà une bien drôle d’introduction avec Rob et Beth-Ann visitant la maison qu’ils sont prêts à acheter… Enfin, surtout Rob. Il veut soi-disant rendre le sourire à Beth-Ann, mais bon, on sait bien ce qu’il en est. Quelques mois plus tard, Beth-Ann explique donc à Rob qu’elle a acheté un flingue, avec des balles dedans. C’est qu’elle a déjà un plan bien ficelé pour s’en débarrasser, et ça ne m’étonne pas d’elle. Elle retourne voir sa voisine pour lui dire qu’elle sait comment les débarrasser de leurs maris respectifs. Clairement, l’idée va être de rendre Ralph, le mari de la voisine, totalement jaloux pour qu’il vienne s’en prendre à Rob. Hop, Ralph finirait à la morgue et Rob en prison. Bon, sauf que ce n’est pas exactement ce qu’il va arriver.

Déjà son plan parfait a un énorme défaut : April a compris que sa pote Sheila n’était pas sa pote. Elle débarque donc pour parler à Beth-Ann et elle la retrouve dans la maison d’en face. Ben oui, elle pense que Beth-Ann est Sheila et que Sheila est Beth-Ann. Cet épisode lui apporte enfin la vérité quand elle parle à Sheila.

Seulement, Beth-Ann est déjà partie dans son plan. Elle bourre Rob autant que possible, alors que la voisine écrit une lettre à Ralph pour lui annoncer qu’elle a rencontré quelqu’un. Mary, la voisine, disparaît donc de la maison (elle se cache sous le lit) en laissant cette lettre sur son lit – ce qui est facilité par le fait que Beth-Ann a déjà fait ses valises. Beth-Ann, elle, essaie de faire avouer à Rob ce qu’il s’est passé le jour de la mort de leur fille… mais il persiste dans ses mensonges.

Elle est alors certaine de vouloir le tuer. Pas de bol, alors que Ralph est en chemin vers chez elle et qu’elle le sait, c’est finalement April qui frappe à la porte au pire des moments. La confrontation tant attendue a enfin lieu et Rob comprend toute la manipulation de Beth-Ann. C’est trop tard cela dit : Ralph débarque et la série nous offre sa meilleure scène, liant les trois intrigues dans un tango endiablé.

Du côté des années 60, il se passe plein de choses : Ralph s’énerve et laisse tomber la lettre de Mary, qu’April a le temps de le lire. Les deux hommes en arrivent à se battre rapidement, et Beth-Ann demande à April de monter appeler les flics. Pendant ce temps, elle se rend dans la cuisine pour récupérer le flingue… dont elle retire toutes les balles avant de le donner à Rob. Celui-ci pense donc avoir le temps de tirer sur Ralph, mais ce n’est pas le cas, puisque le pistolet est déchargé.

Rob se retrouve donc sans moyen de défense face à Ralph qui, lui, a un flingue et n’hésite pas à s’en servir, au grand désespoir d’April. Beth-Ann est ravie, elle, et elle a même le temps d’expliquer à Rob la raison de sa mort, en lui murmurant la vérité au creux de l’oreille. C’est un meurtre terrifiant tant il est parfait – et il est dur de ne pas adorer Beth-Ann, même s’il est complètement cinglée, parce que Rob est un pur connard.

C’est dès 1974 que Simone et Karl ont envisagé d’acheter la maison, apprenant au passage qu’il y avait eu un meurtre. Yep. Cela ne les empêche pas d’acheter la maison, puisque Naomi leur demande de le faire, en leur présentant son fils. C’est encore un tout petit gamin – très bien casté pour ressembler au Tommy que l’on connaît – et c’est là qu’on comprend un peu mieux la réaction de Naomi, parce que c’est super bizarre quand même.

Juste après ça – chronologiquement, mais pas dans l’épisode où la scène est à la toute fin, mais bon, c’est la magie de la critique à l’ordinateur : je fais ce que je veux -, Simone rencontre donc Beth-Ann à qui elle achète la maison. C’est l’occasion de fournir une conclusion pour l’intrigue des années 60. Beth-Ann et April sont donc restées amies (j’aurais aimé en savoir plus sur Sheila, mais bon) et la première a bien aidé la seconde à élever sa fille. April est devenue une grande chanteuse, ce qui justifie le déménagement. Quant à Ralph, il a eu droit à la peine de mort. Wow. C’est du propre, et vraiment, le jeu de Ginnifer Goodwin dans cette scène, c’était du pur Marcia Cross, j’adore.

Une dizaine d’années plus tard, Simone a couché avec Tommy qui n’est plus un enfant, et c’est lui qui lui sauve la vie quand Naomi lui fonce dessus. C’est aussi lui qui fait appeler les flics, mais Naomi explique qu’elle a simplement perdu le contrôle de son véhicule. Personne ne la croit et elle perd toutes ses amies, ce qui fait presque un peu de peine à Simone. Elle file à nouveau le parfait amour avec Tommy en tout cas.

Six mois plus tard, on la retrouve avec une maison sacrément vidée de ses affaires : elle vend tout ce qu’elle peut parce que clairement, ils ont des soucis financiers. La santé de Karl se dégrade énormément pour ne rien arranger, et Hector débarque pour lui dire qu’il soupçonne Karl de voler des somnifères chez leurs amis. Cela n’arrange pas Simone qui veut pourtant qu’il se batte contre le SIDA.

Ce n’est plus trop son intention malheureusement, et il la supplie de lui rendre ses somnifères quand il se rend rapidement compte qu’ils ont disparu. Elle s’y refuse et les deux parviennent à un nouvel accord. Leur relation est tellement mignonne, ils ont je pense le meilleur mariage de la série, et c’est quand même triste quand on sait qu’ils ne sont pas compatibles.

Le plus horrible vient toutefois de l’extérieur pour eux, comme toujours. Ils se rendent ainsi à l’anniversaire d’un certain Jimmy, un ami de Karl. L’anniversaire est à l’hôpital, parce que Jimmy a le SIDA et est désormais dans un coma, à attendre de mourir. Tout ça n’était qu’un terrible plan de Karl : il a amené Simone à l’hôpital pour qu’elle comprenne enfin son envie de se suicider. Il n’a aucun moyen de s’en tirer dans un état décent, et ça ne l’intéresse pas.

Simone se décide donc à accepter le suicide de Karl, et ils envisagent de le faire en utilisant une seringue. Oh. C’est donc ça le meurtre à venir ? Je vous avoue que je trouve cette intrigue extrêmement triste. Le pauvre Karl, sérieusement. Il demande à Simone de l’assister dans son suicide, lui demandant de se changer.

Ils se lancent ensuite dans tango endiablé à travers la maison… sauf que Karl est trop épuisé pour le tenir jusqu’au bout. Il faut alors monter à l’étage pour tuer Karl avec la seringue. Ce n’était tellement pas le genre de meurtre auquel je m’attendais. Ca aurait pu vraiment me faire craquer, mais comme ça se passe en parallèle de tout le reste, je n’ai pas eu le temps de verser la moindre larme, franchement.

Après la mort de Karl, Simone a vécu une riche vie : elle a loué la maison, puis s’en est servi comme QG de sa fondation. Oui, oui, elle a monté une association pour récolter des fonds contre le SIDA, tout en suivant la carrière de Tommy, devenu photographe célèbre, comme elle l’explique à Simone et Eli à qui elle remet les clés avant de partir avec son chauffeur et amant beaucoup plus jeune qu’elle. Ah, Simone !

En 2017, Simone et Eli visitent la maison… mais ils n’y emménagent qu’en 2019 ? Eh, ça en fait des travaux. On comprend surtout qu’Eli est prêt à l’acheter parce qu’il veut faire un cadeau à Taylor. Bref, il est drogué, et on nous le confirme de manière peu subtile. C’est donc juste avant sa première détox, j’imagine.

En 2019, Taylor explique à Eli que Jade s’est barrée de la maison et Eli lui apprend que si ça le soulage, ça le soulagerait encore plus de vendre la maison. Certes. Ils espèrent aussi que Jade s’est barrée bien loin d’eux… quand en fait elle est en train de vendre des affaires de Duke, son ex, en espérant vainement en tirer un bon prix.

Bref, on a vraiment l’impression que tout va bien finir pour Taylor et Eli. Ce sont les seuls proches d’un happy end, et c’est triste de savoir que ce ne sera pas le cas. En rentrant chez eux, ils découvrent donc que Jade est dans la cuisine, en train de faire à manger, de nouveau avec un couteau. Elle sait comment s’imposer chez les gens. La tension monte rapidement, elle hésite vraiment à se servir du couteau sur eux, mais finalement, elle se casse de la maison alors que Taylor essaie de trouver son téléphone pour appeler les flics (mon dieu, je me sens fou de toujours savoir précisément où est mon portable, du coup).

Ils finissent par le faire, mais de toute manière, à quoi bon : les flics sont déjà en route parce qu’ils enquêtent sur la mort de Duke. Taylor et Eli comprennent aussitôt que Jade n’est pas seulement cinglée, c’est une meurtrière qui a donné plusieurs coups de couteau à son ex… Meurtrière, mais tout de même cinglée, oui : elle se cache dans la maison et attend pour donner un coup de couteau à Eli après un baiser sorti de nulle part.

Cela se déroule pendant la scène de tango endiablé, toujours : elle se précipite ensuite à l’échelle pour s’en prendre à Taylor. Les deux femmes se battent assez violemment, et le suspense était vraiment bon. Finalement, Taylor réussit à planter un coup de couteau dans le ventre de Jade, qui d’après le titre de la série meure donc.

Eli ? Il survit, ce qui n’est pas super cohérent avec une scène où l’on avait vu un enterrement avec son agent pleurant… Mais bon, je suis content de cette fin qui permet à Taylor, Eli et le chien de Duke de repartir vivre dans une maison plus petite mais correspondant mieux à leur besoin. C’est chou. En partant, cela dit, ils laissent la maison à un autre couple qui n’aura pas le temps de vivre heureux : la femme découvre que son mari la trompe, ce qui permet une fin ouverte qui n’est pas sans rappeler Desperate Housewives, une fois de plus. La seule différence, c’est que là, on sait ce qu’il advient : la nouvelle propriétaire des lieux prend un fusil et tire sur son mari, clairement sans remords.

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EN BREF – Mais quelle saison ! Je vois mal comment une saison 2 pourra faire mieux que celle-ci : le casting était parfait, l’humour délicieux, les personnages exquis – surtout Simone, OK – et le casting incroyable – cette performance de Ginnifer Goodwin tout au long de la saison ! Vraiment, j’ai adoré tout du long ; il n’y a pas eu un épisode ou un rebondissement de trop. Une vraie bonne surprise en début de saison, un vrai délice à la fin, il faudrait que toutes les séries soient comme celles-ci !

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> Saison 1

Carrie Coon (#61)

Salut les sériephiles,

Je suis bien embêté avec cet article, parce que j’avais commencé à le rédiger sur une toute autre actrice venue d’Atypical… mais en regardant au passage un épisode de The Leftovers. Cet épisode m’a tellement plu que je me sens forcé de changer ma performance de la semaine, ce qui vous révèle au passage que, oui, j’ai encore commencé une nouvelle série. Je vous en proposerai bientôt un article avec des critiques moins complètes que mes séries hebdos, forcément. En attendant, laissez-moi vous parler de…

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La performance de la semaine :
Carrie Coon

La série concernée : The Leftovers
L’épisode : S01E06 – Guest – 20/20


Pourquoi ? Cette série, je ne la connaissais quasiment que de réputation, puisque je n’en avais vu que le pilot. Seulement, tout le monde me disait tellement tout le temps que c’était un chef d’oeuvre, il fallait que je la vois tôt ou tard ! Très rapidement, le personnage qui m’a le plus intrigué était celui de Carrie Coon, à savoir Nora Durst. 

Le problème de Nora, c’est qu’elle n’est qu’un personnage secondaire pendant beaucoup trop longtemps, alors que son introduction en fait un personnage essentiel à la série : celle-ci traite du deuil et de la disparition, et qui de mieux placé pour le faire que Nora qui a perdu ses deux enfants et son mari ? On sent bien qu’elle a un rôle capital dans l’étude que propose la série… alors j’étais frustré pendant cinq épisodes qu’on ne lui accorde qu’un rôle mineur.

Heureusement, l’épisode 6 change la donne en se concentrant enfin sur elle et sur son point de vue. J’ai tellement adoré cet épisode et l’approfondissement de son personnage. Je trouve que tout est dans la subtilité avec Nora : elle pense aller bien, elle pense reprendre sa vie en main avec le divorce prononcé, mais en fait, elle ne va toujours pas bien et elle n’a pas encore vraiment accepté la nouvelle situation. Après trois ans, c’est violent. Cet épisode se concentre donc sur le deuil et l’avancée de celui-ci, qui se fait enfin, notamment à la fin.

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C’est le premier gif qu’on trouve de l’actrice sur Google Images, mais aussi le moment exact où je me suis dit qu’il fallait que j’en fasse ma performance de la semaine.

Et franchement, quelle claque ! Quel jeu d’actrice ! Elle est tout simplement brillante dans sa manière de montrer les émotions de son personnages. J’ai aimé tout au long de l’épisode voir l’actrice être dans la retenue, le blocage des vrais émotions, les petits gestes du quotidien emplis d’un sens beaucoup plus lourd que prévu. J’ai aimé la voir joué la déchéance de l’alcool et la drogue, la voir craquer pour ça après des années de retenue, la voir, enfin, pleurer tout ce qu’elle n’arrivait pas à évacuer.

La souffrance du personnage est parfaitement interprété par Carrie Coon qui m’a vraiment giflé avec cet épisode, tellement son jeu était puissant. Pas étonnant que la série soit couverte d’éloges avec ce genre de prestations !


Résultat de recherche d'images pour "carrie coon"Vu aussi dans : Si j’en crois son IMDB, elle est dans les deux derniers Avengers. Cela dit, il y a tellement d’acteurs dedans, je n’arrive plus du tout à suivre moi… Elle y a un minuscule rôle de rien du tout, je ne pense pas que ça compte véritablement.

Avant The Leftovers, elle avait apparemment un rôle dans Gone Girl, que je n’ai pas vu. Depuis, elle est passée par Fargo, la série que je n’ai pas vue non plus et qui ne me donne pas envie non plus. Enfin, je pense qu’elle est au coeur de la deuxième saison de The Sinner. En gros, elle a toute une carrière de gros projets que je ne connais que de nom sans avoir jamais rien vu d’autres. Elle est passée sous mon radar, donc. Les choses viennent de changer et je me dis que cette dernière série pourrait tout à fait entrer dans le cadre d’un Challenge Séries. Reste à voir si ça sera 2019 (oui, j’y fais plein de switchs, parce que les séries Marvel/Netflix me l’ont plombé bêtement) ou 2020…


Image associée

Vraiment, chacune de ses scènes mérite un article, en fait.

L’info en + : Je vais être honnête avec vous, j’ai bien trop peur de me spoiler en cherchant des informations sur l’actrice. Comme elle était en-dehors de mon radar pour le moment, je n’ai pas grand-chose à vous en dire. Elle sera toutefois apparemment à l’affiche du nouveau Ghostbuster, ce qui me fait une raison de plus de rattraper ces films cultes (je sais, c’est honteux de ne les avoir jamais vus) et d’aller au cinéma pour cette nouvelle version !


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

 

Michael Emerson (#60)

Salut les sériephiles,

Comme la semaine dernière, c’est en ce mardi matin que je décide de vous parler de la performance de la semaine. On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a, et avec mes comptes-rendus du Comic Con, je n’avais pas la possibilité de le faire avant ! Ni vu, ni connu et sans rancune cela dit, voici donc l’acteur que j’ai préféré voir faire son métier la semaine dernière – mais par contre pas sur un épisode diffusé au cours de la semaine dernière, j’ai trop de retard pour ça !

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La performance de la semaine :
Michael Emerson

La série concernée : Evil
L’épisode : S01E03 – Stars – 17/20


Pourquoi ? La série vient tout juste de commencer, mais je suis déjà bien trop fan de l’ensemble de son casting, que je trouve tout simplement excellent. Ils mériteraient tous d’être performance de la semaine pour une raison ou une autre, mais mon choix s’est finalement porté sur l’interprète de Leland.

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Yes, it really is.

Ce n’est pas tant pour une scène en particulier que pour l’ensemble de son rôle dans ces premiers épisodes que j’ai envie de le mettre en avant aujourd’hui : comme à la grande époque de LOST, je trouve en effet que Michael Emerson déchire tout dans le rôle d’un personnage glaçant. Dans cette série, on le retrouve dans un rôle de psychopathe qui lui va très bien : je le trouve sacrément convaincant en consultant psy sadique et son interprétation toute en nuance est parfaite.

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Son visage nous hante tellement facilement, en plus !

Comme il est question d’une performance de la semaine, toutefois, je me sens forcé de préciser un peu tout de même : Michael Emerson est particulièrement bon dans ses confrontations avec le personnage de Kristen. Il est dans la manipulation et la jouissance sadique en permanence, et ça fonctionne très bien… y compris quand il comprend qu’il est battu à son propre jeu, parce que ça signifie que le personnage de Leland a réussi à faire sortir Kristen de son cadre légal habituel.

J’adore l’idée et le jeu sadique (c’est vraiment le mot, désolé de la répétition) qui se met en place entre eux. Bref, il faut que je continue cette saison, j’ai déjà hâte de voir ce personnage être développé !


Résultat de recherche d'images pour "benjamin linus milk"Vu aussi dans : C’est assez simple là pour le coup, je crois que l’acteur déchire dans chacun de ses rôles, et qu’ils sont instantanément cultes. Comment oublier le glaçant Benjamin Linus de LOST ? Jamais un personnage demandant du lait ne m’aura fait trembler autant que lui – ce changement de ton et de visage était dingue (le « I guess I’m out of the book club? » en saison 3 aussi, purée). C’était une performance de dingue, et ça lui a valu sa carrière, je crois. Comme quoi, ça tient parfois à pas grand-chose. Henry Gale, Benjamin Linus, il n’y a pas à dire, son rôle a marqué la mythologie de la série et toute une génération de fans.

Finalement, le problème, c’est sa tête sympathique dans la peau de personnages dérangés et souvent maléfiques/mystérieux… parce que dans cette série, je n’ai jamais eu de souci avec lui !

Ce n’est pas son seul rôle culte, puisqu’il a enchaîné ensuite avec Person of Interest où il est resté personnage principal pendant les cinq saisons. Cette fois, pas de rôle de méchant, même si bien sûr, il était parfois un peu à la frontière et rarement dans la légalité totale. En génie dépassé par sa machine, il était excellent aussi. Du coup, chaque fois que je le vois apparaître, je sais d’avance que ça va être génial… et pourtant, dieu sait que j’ai eu souvent du mal avec l’écriture du personnage de Ben qui était tout de même insupportable.

M’enfin, il faut savoir distinguer écriture du personnage et talent de l’acteur, non ?


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Et il y a encore plein de rôles dans lequel je ne l’ai pas vu…

L’info en + : Lors de ses interviews, l’acteur reconnaît bien volontiers qu’il se sent meilleur dans les personnages qu’il incarne lorsqu’ils ont une part de mystère sur lequel il peut jouer allègrement. Pas de doute, c’est encore le cas avec Leland : même si on ne peut pas discuter le fait qu’il est l’antagoniste de la série, et clairement le grand méchant, les scénaristes jouent avec l’idée qu’il pourrait être un démon.

On ne connaît pas exactement sa nature, et cette part de mystère suffit à le rendre encore plus effrayant. Sociopathe, ce n’est encore pas assez pour Michael Emerson apparemment… mais il est très clair qu’il s’éclate dans ce nouveau rôle, alors je suis content pour lui et content de le revoir sur mon écran pour le moment !


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes