Evil – S01E02-03

Épisode 2 – 177 minutes – 16/20
Comme prévu, le rythme ralentit dans ce second épisode qui est bien plus classique et ressemble davantage à une série procédurale classique. Pourtant, on sent que des éléments sont disséminés pour la suite, et ça n’empêche pas l’histoire du jour d’être bien traitée. Cependant, clairement, la série promet d’être complexe et d’aborder un tas de questions métaphysiques, sans en avoir l’air… J’adore l’idée.

> Saison 1


Spoilers

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So don’t be scared, it all makes sense OK ?

Oui, il m’a fallu plus d’un mois pour me décider à voir la suite alors que J’ADORAIS le pilot. Je suis comme ça. Mais bon, se garder une nuit d’Halloween pour avancer dans une série d’horreur, c’est logique, non ? J’attends beaucoup de cet épisode et de la série en tout cas : non seulement le pilot était parfait, mais en plus la série a un excellent succès critique et un renouvellement pour une deuxième saison.

Cela dit, ça commence déjà très bien : on suit David en train de prier et faire des joggings nocturnes, ce qui n’est pas passionnant, surtout qu’il s’interdit tout fun. Par contre, quand il prie en étant torturé par les tentations et les paroles de Leland qui lui murmure des choses salaces, c’est autre chose. Et c’est si bizarre.

Le cas de cet épisode est plutôt classique : le miracle en question est celui d’une jeune adolescente, Naomi, morte qui est revenue à la vie après trois heures, lors de sa dissection. C’est vu et revu dans plein de films et séries, mais c’est toujours intéressant à voir. Et puis, c’est inévitable pour une série suivant une équipe chargée de confirmer ou infirmer des miracles.

Si l’Eglise signale un miracle avec cette résurrection à la morgue, l’hôpital est loin de penser que c’est le cas : ils justifient médicalement ce qu’il s’est passé, alors que l’ambulancier la déclarant morte pense qu’il s’est passé quelque chose, sans pour autant aimer le mot miracle.

Finalement, Kristen doit jouer de ses relations pour obtenir l’accès aux caméras de surveillance – parce qu’une plainte a été déposée contre l’hôpital, et une fois au tribunal, elle retombe sur son ex-employeur qui tente de la ré-embaucher sans grand succès – mais l’argent, ça fonctionne toujours, surtout quand on lui propose un contrat de deux ans. Elle demande donc à David de s’arranger pour lui proposer la même somme et le même contrat de deux ans.

Du côté des succès, en revanche, l’équipe est ravie de découvrir que la vidéo de l’hôpital montre carrément l’esprit de Naomi se balader dans la pièce, tel un ange. Ben estime aussitôt qu’il s’agit d’un montage, évidemment. Le problème, c’est qu’en se renseignant un peu, il découvre que le visage apparaissant sur la vidéo n’est pas celui de Naomi, mais celui de Margaret, une autre patiente de l’hôpital morte une heure avant.

L’histoire prend donc une autre tournure, plus étrange, mais ça ne démonte pas David et Kristen qui vont interroger Sam, le prêtre de Naomi. Celui-ci révèle qu’il a parlé à Margaret également avant de mourir, mais aussi que David a eu des visions lors de la mort de Julia, son amie. Clairement, on nous balance des informations qui auront leur importance plus tard dans la série.

Du côté des choses inattendues et personnelles concernant Kristen, on découvre qu’une de ses filles, Laura, est en danger de mort suite à une condition médicale de naissance. Elle pourrait mourir n’importe quand avant ses vingt ans, à cause d’un problème cardiaque. N’étant pas croyante, Kristen ne prie pas pour la sauver, parce qu’elle sait que ça ne sert à rien.

C’est assez brillant comme scène : je ne m’y attendais pas du tout, mais oui, la série se met déjà à philosopher sur l’utilité de la prière et de la religion. C’est fou. La construction des personnages se fait à vitesse grand V grâce à ça. Et on s’inquiète immédiatement pour Laura, la petite qui hurle au beau milieu de la nuit, avant de découvrir qu’elle est hantée par un démon lui coupant des doigts… George, donc !

Kristen en parle aussitôt à son psy, qui n’est pas convaincu par l’hypothèse de l’existence d’un démon et lui propose de plutôt chercher du côté de ce qui a pu lui inspirer un tel cauchemar. Oh, Kristen trouve ça débile, mais le lendemain soir, elle est forcée de se rendre compte que c’est possiblement la réalité quand elle aperçoit George dans une série télévisée qu’elle regarde avec ses filles.

La raison, c’est une chose, mais les rêves, c’en est une autre : elle retrouve donc George cette nuit-là, qui la nargue et menace Laura pendant une autre paralysie de Kristen, qui n’est pas tout à fait une paralysie. Elle se réveille finalement et, le lendemain, propose à ses filles de regarder une vidéo sur la manière dont est créé le démon, avec du maquillage.

Le problème, c’est que si c’est fait pour rassurer, moi j’entends surtout le maquilleur dire qu’il s’inspire de ses cauchemars… donc il a tout fait pu avoir une visite de George lui aussi.

Concernant Leland, on le retrouve évidemment dans cet épisode lorsque Kristen refuse de reprendre son poste au tribunal et découvre qu’il est désormais occupé par Leland. L’angoisse. Elle refuse de l’aider à faire son job, parce qu’il n’a que pour but de faire la merde et rendre coupable les innocents… mais lui, il en profite pour lui mettre des doutes en tête.

Leland explique ainsi que David n’est pas si bon et innocent qu’il n’y paraît – il propose à Kristen de parler à David de la seconde fois qu’il a vu Dieu, pour voir sa réaction. Et elle n’est pas trop celle que voulait Kristen : David ne lui raconte rien du tout, préférant dire que Leland veut juste les faire douter. L’angoisse, c’est si curieux !

La série est pourtant moins flippante dans cet épisode, où elle décide carrément de se la jouer politique. Le miracle n’en est donc pas un : Naomi est revenue à la vie parce que les médecins n’ont pas pris le temps de lui faire un massage cardiaque aussi longtemps que si elle avait été blanche. Cela dit, ça n’explique pas la vidéo truquée qui ne l’est peut-être pas (la sœur de Ben ne trouvant pas de solution non plus), surtout quand le prêtre auprès de qui David se confie décide de laisser tomber les choses bien trop rapidement.

Dans tout ça, David n’est pas si bien que ça dans sa tête : il décide donc de se droguer en se faisant un thé à la drogue, ce qui lui permet d’avoir une vision de Dieu. La série part loin dans le délire, là, franchement.


Épisode 3 – Stars – 17/20
C’est définitivement une série qui a su trouver bien rapidement son équilibre entre les cas de la semaine, le côté fil rouge et le développement des personnages. Il se passe énormément de choses en un épisode, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de temps accordé aux dialogues, bien au contraire. Les mystères se succèdent, mais tout fait clairement partie d’un puzzle qui m’intrigue.

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Why are we dead?

J’aime beaucoup la manière dont sont fait les résumés. Oh, ça ne vaut pas Braindead et ses résumés chantés, mais je trouve ça sympathique. En plus, ça finit par avoir un impact sur la série, avec un début un peu enfantin nous expliquant les différents cas de possession : la possession démoniaque (langue étrangère, force surnaturelle, tout ça), la douleur physique (maladie, blessure), l’oppression diabolique (torture d’un démon), l’infestation diabolique (un démon possédant une maison, un objet ou un animal), une subjugation diabolique (les victimes invitant alors le diable chez eux) et le dernier cas est l’obsession diabolique.

C’est justement ce que nous verrons dans cet épisode, avec un casting cinq étoiles, y compris chez les seconds rôles. Après, l’histoire en elle-même n’est pas exceptionnelle : on a là une assistante qui s’inquiète pour le producteur de Broadway pour qui elle bosse. Kristen en est fan, alors elle est contente d’être sur ce cas de producteur qui transpire du sang et dégage de la chaleur. Le seul problème, c’est que son ancien job la hante encore quand Leland y fait de la merde et s’acharne sur des innocents, comme promis.

Elle décide donc de témoigner contre Leland… mais celui-ci est préparé à cette attaque. Il utilise à nouveau les notes prises par son psy pour s’assurer que Kristen ne puisse témoigner. Au cours de sa thérapie, elle a en effet reconnu qu’elle était attachée aux gens qu’elle interviewait, et c’est exactement là-dessus que Leland veut jouer.

Il en profite aussi pour menacer Kristen, qui n’est pas débile et pense à l’enregistrer pour se servir de ça contre lui. Malheureusement, la voix de Leland est brouillée sur l’enregistrement, ce qui n’est pas trop logique. Elle demande alors l’aide de Ben pour avoir quelque chose contre Leland… À défaut de pouvoir la reconstituer, Ben propose d’utiliser un Deep Fake pour simuler la voix de Leland et lui faire dire ce que Kristen veut. Grâce à ça, elle parvient à avoir une victoire sur Leland et à le faire dégager du procès qui allait s’engager contre son ex-client adolescent et innocent que Leland voulait faire accuser.

Du côté du cas de la semaine, autrement, Kristen est un peu débordée, mais elle est contente de rencontrer son idole. Au départ, l’équipe trouve des explications rationnelles à ce qui lui arrive… mais ils sont bien embêtés quand ils le voient sur une webcam être en train d’être étranglé par quelque chose d’invisible.

David contacte aussitôt un exorciste pour avoir son opinion et lui demander de venir travailler avec lui, mais celui-ci ne veut pas agir tant qu’il n’est pas certain d’être utile. Il est au moins utile à David à qui il fait un petit discours pour le remotiver, sentant bien que ça ne va pas si bien pour lui. Et effectivement, le soir-même, David recommence à avoir des visions de Leland pendant qu’il dessine. C’est flippant comme Michael Emerson est efficace dans son rôle de démon – rien que cette voix !

Même s’il est clairement torturé, David refuse en tout cas d’imaginer sa vie autrement qu’en étant prêtre. Comme dans chaque épisode, la série prend ainsi le temps d’une conversation un peu plus profonde entre Kristine et David. J’aime beaucoup cet aspect de la série, je trouve que ça fonctionne bien.

En plus, elle lui donne l’air de rien un indice concret sur ses visions, qui permet à David de comprendre que le tableau qui l’obsède est un tableau de De Vinci, qui désigne à la Da Vinci Code trois grandes villes des États-Unis. C’est louche.

Du côté du producteur, en tout cas, Kristen décrète rapidement qu’il n’est pas du tout étranglé par un Joe invisible, mais qu’il personnifie sa colère en tant que Joe. Elle a toutefois tort, puisque rapidement, elle entend elle aussi la voix qu’entend Joe, de même que David, Ben et l’assistante : il s’agit en fait de l’assistant en ligne du producteur.

C’est bien vu à l’heure du tout connecté : l’assistance en ligne a été piratée par un hacker bien puissant qui est très renseigné sur l’ensemble de l’équipe, connaissant les noms et méthodes de David et Ben. Du coup, ça inquiète David qui force l’Église a continué à travailler sur ce cas, même s’il est évident qu’il ne s’agit pas d’une possession, mais d’un simple hack. Je reste curieux de voir un épisode un jour qui basculera du côté du surnaturel, parce que c’est curieux cette manie de ne proposer que du rationnel dans une série voulant jouer sur tous les tableaux.

Une autre relation que j’aime bien est celle entre Ben et sa sœur. Cette dernière est clairement sous-exploitée, mais je suis déjà bien content de son existence, un ajout après le premier épisode qui fonctionne à merveille : elle est tout aussi geek que lui et se retrouve mêlée malgré elle à ses enquêtes. Cette fois-ci, il la mouille jusqu’au cou quand l’assistant virtuel de leur père est piraté à son tour.

C’est toutefois là qu’on perd le rationnel de la série : alors que le hacking est résolu, Ben découvre que ce n’est pas le même hacker qui s’est attaqué à lui n’est pas le même. Pire, quand il rentre chez lui, sa sœur est traumatisée par la voix du hacker qui lui fait entendre les pleurs d’un bébé… Chelou ! Nous n’aurons pas le fin mot de l’histoire, et le producteur se suicide carrément en voyant que le harcèlement qu’il subit n’est finalement pas terminé…

> Saison 1

Dark Stories (S01)

Synopsis : Une anthologie d’épisodes de 15 minutes avec des histoires terrifiantes…

Pour commencer, je ne me prends pas trop la tête à vous faire une critique aussi détaillée que d’habitude, parce que j’ai eu l’occasion de voir trois des cinq épisodes de cette saison en avant-première au Comic Con Paris dimanche dernier. L’équipe était super sympa, le projet est cool, les épisodes parfois vraiment bons… Impossible de ne pas en parler sur le blog !

Par conséquent, et comme je n’ai pas pu écrire devant, je me suis dit que j’allais enchaîner les deux derniers pour vous en faire simplement une critique simpliste comme je le fais parfois ailleurs. Voici donc mon avis sur ces cinq épisodes, d’abord sans (en petit), puis avec spoilers ! Et pour les voir, n’hésitez pas à foncer tout de suite par ici, vous allez voir, rien que le générique vaut le détour, c’est glaçant 😉

Note moyenne de la saison : 16,5/20

 

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Épisode 1 – Boughtat – 18/20
Une vraie bonne surprise ! Je m’attendais à bien aimer cette série, mais certainement pas à accrocher autant au premier épisode. Certes, ça aide de le voir sur grand écran dans une salle pleine de courants d’air, mais vraiment cette histoire en quinze minutes était hyper prenante !

Mon seul regret face à cet épisode, c’est que la série soit sous le format de l’anthologie, car j’aurais adoré avoir la suite de cette histoire extrêmement intéressante et, honnêtement, flippante. Je me suis laissé embarquer dans l’univers proposé durant un quart d’heure. Bien sûr, difficile de ne pas penser à Haunting of Hill House ou à Evil quand il est question de paralysie du sommeil, mais le tout a été tourné avant, alors l’idée était encore originale. Et puis, c’est traité à la française avec le marabout, alors c’est un bon kiff. En plus, la paralysie du sommeil, c’est un sujet qui me parle puisque ça m’arrive d’en faire.

D’ailleurs, Tiphaine Daviot déchire tout dans son rôle – et ça ne gâche rien qu’elle soit très sympathique car j’ai eu l’occasion de lui parler une minute ou deux à la fin de la projection. Au départ, je n’étais pas trop convaincu par la manière dont est mise en scène la paralysie, mais plus on avance dans l’épisode, plus j’ai aimé la manière dont elle jouait la terreur du personnage – les yeux restent bien marquants notamment. L’histoire du Boughtat est sacrément efficace pour l’aider, cela dit, de même que la « créature », qui est donc un figurant bien maquillé.

J’ai aimé le jeu d’acteur durant tout l’épisode, qui oscille avec brio entre ambiance inquiétante et humour. On sent bien qu’il y a du potentiel et il est exploité tout du long, que ce soit dans le bar, chez le marabout ou au moment de la réplique qui devrait devenir culte, « tu veux simplement me sauter ». Oups. Vraiment, c’est efficace.

Et puis, honnêtement, la scène finale a fait son job et a tout rattrapé pour moi : c’est le genre de scènes qui retourne le cerveau et se fait dire « ah ouais, bien joué ». C’était franchement flippant de suivre la révélation, surtout que je ne les avais pas vus apparaître avant. Chapeau bas !

 

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Épisode 2 – Mort mais vivant – 16/20
Changement d’ambiance avec cet épisode plus humoristique que flippant, mais malgré tout capable de pousser la réflexion. Le format 15 minutes est vraiment intéressant : je pense que ça m’aurait rapidement lassé sur plus longtemps, mais là, ça fonctionne. En plus, je voyais à peu près où ça allait tout du long, alors c’est toujours sympa.

Il faut noter qu’au Comic Con, on nous a diffusé cet épisode en troisième, et je trouvais sa place beaucoup plus intéressante comme ça, car le changement de ton permettait d’éviter de se lasser et donnait l’impression, finalement, de se retrouver avec un bonbon : on savoure sans savoir à quoi s’attendre. L’image du bonbon vient de Tiphaine Daviot lors de la projection de dimanche dernier, mais je trouve que ça résume bien les choses, alors je me permets de lui piquer.

Les effets spéciaux de cet épisode ne sont pas réalisés grâce au numérique, mais sont quasi tous faits « en dur ». Cela se sent quand on le regarde : l’image est impeccable et c’est beau à voir, même quand c’est supposé être glauque. L’acteur principal déchire absolument tout dans son rôle – y compris sa peau – parce qu’il joue avec beaucoup de sérieux une histoire qui, finalement, a un côté absurde assez évident. Le décalage fonctionne à merveille pour passer de la peur au rire.

J’ai bien aimé l’histoire, comme je le disais plus haut, j’ai trouvé ça prévisible, mais le script contenait un nombre incalculable de gags qui rendent ça savoureux. Après, c’est sûr, il faut accrocher à l’ambiance. On n’est pas sur du 100% crédible, il y a des partis pris – le légiste qui n’est pas surpris ? – à la limite de l’absurde, mais ça permet aussi d’instaurer une ambiance et un cadre pour l’ensemble de la série. Bon, de toute manière, vous aurez compris à la note que ça m’a plu.


Épisode 3 – Le jugement dernier – 14/20
Il faut dire ce qui est : j’ai beaucoup moins accroché à cet épisode… mais c’est l’intrigue qui n’est pas spécialement passé, alors que le casting et la réalisation sont toujours impeccables. Il en faut pour tous les goûts, et c’est toujours le problème des anthologies.

Visionné en deuxième, cet épisode avait quand même la lourde tâche de passer après le premier épisode que j’ai adoré et de me faire comprendre que c’était une anthologie qui ne reviendrait pas du tout sur le Boughtat, alors que je n’avais qu’une envie : en voir beaucoup plus. Heureusement que pour lutter contre ma frustration, il y avait Florent Dorin, l’acteur adoré du Visiteur du futur, sinon, ça n’aurait pas réussi à me prendre du tout, je crois.

Pourtant, l’épisode est très sympa. On est sur une ambiance plus anglaise, et pas seulement parce que les trois quarts de l’épisode sont en anglais, mais bien parce que la météo, la campagne, l’histoire d’aliens, font penser à la Grande-Bretagne. Allez, avec les extraterrestres, j’ai carrément envie de parler de Dr Who. J’ai aimé, cela dit, le jeu entre anglais et français. Ca donne tout de suite un peu plus de gueule à l’ensemble – même si c’est triste de dire ça en tant que français, je crois.

Pourtant, j’ai trouvé que l’histoire était longue à se mettre en place. Certes, les acteurs sont bons, on voyait là aussi qu’on allait en venir à cette histoire d’extra-terrestres… mais je ne sais pas, ça manquait d’un quelque chose pendant un bon moment. La toute fin, cependant, est une véritable claque. J’aime ce côté « fin ouverte » qui permet de choisir la réponse que l’on veut. Je trouve que c’est parfaitement adapté au format de cette série, et ça m’a convaincu que même les épisodes plus « faibles » étaient capables d’apporter leur pierre à l’édifice : on est plus sur de la réflexion que de l’horreur avec celui-ci.

 

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Épisode 4 – Le Festin des Goules – 16/20
Un peu comme pour l’épisode 2, on repart sur un ton qui oscille bien entre humour et terreur et comme dans le trois, on passe du français à l’anglais avec beaucoup de fluidité. L’histoire a le mérite de m’être plus originale que les trois premières, alors forcément, ça aide à pénétrer l’univers mis en scène. C’était bien sympa.

Julien Pestel ! Décidément, le casting est vraiment top pour cette mini-série, et rien que pour ça, j’ai envie de dire qu’elle vaut le détour. J’ai revu Preview il y a deux semaines, alors j’étais content de retrouver si vite cet acteur sur mon écran. Par contre, c’est vrai que de le voir, je m’attendais tout de suite à une forme de comique plus mis en avant, au détriment de l’horreur.

Je ne connais que peu d’histoire de goules, et c’est un vrai plus pour l’épisode qui a pu me balader avec son histoire. Pour moi, les goules, c’est ce qui hante le grenier du Terrier, pas cette sorte de monstre de dessin animé qui sort des tableaux de l’épisode. Je pense d’ailleurs qu’avec un « vrai » monstre, j’aurais été un peu plus terrifié, alors que là, la goule est visuellement sympathique. Cela pourrait créer un décalage la rendant encore plus horrible, mais moi, ça m’a paradoxalement rassuré.

On retrouve dans cet épisode le mélange entre anglais et français, entre humour et horreur, et ça donne vraiment le ton de cette série cette fois. Je trouve dommage de me dire qu’il ne me reste plus qu’un épisode à voir après celui-ci, parce que la mise en place de chaque histoire est sympathique et je commençais à prendre le pli et le rythme.

 

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Épisode 5 – La Poupée Sanglante – 18/20
François Descraques avait promis l’émergence d’un fil rouge et je l’ai bien trouvé dans cet épisode qui capitalise à merveille sur l’ambiance et les retournements de situation des épisodes précédents. Bref, ça tire toute la force possible du format de l’anthologie pour livrer une dernière histoire qui est, il faut bien le reconnaître, sanglante… et laisse un peu sur notre faim, du coup !

Plus court que les autres, je ne savais pas trop quoi attendre de cet épisode qui repose principalement sur les épaules d’une actrice internationale – la classe – et sur celle de Davy Mourier qu’on ne voit jamais, tout remplacé qu’il est à l’écran par une… poupée. Comme pour la paralysie du sommeil (et dans une moindre mesure la goule), cet épisode a pour lui qu’il joue avec un élément que j’ai toujours trouvé flippant. Oui, je collectionne les Funko Pop, mais j’ai du mal avec les poupées qui réussissent toujours à me faire flipper, allez comprendre !

J’ai beaucoup aimé cet épisode et son idée de base qui est finalement de nous faire croire d’abord que la victime est l’actrice principale avant de renverser la tendance sur sa fin. Entre temps, elle nous raconte à la poupée chacune des quatre histoires vues dans les épisodes précédents. Le concept est simple, mais c’est efficace : le lien est aussitôt fait entre tous les épisodes. Le format de l’anthologie s’y prête : chaque épisode est une petite histoire que l’on pourrait effectivement raconter à l’oral, au coin du feu.

Une fois qu’elle en termine avec les quatre épisodes, le personnage principal nous raconte alors son histoire à elle, celle d’une nonne ayant recueilli un enfant qui aime sucer le sang et ne fera qu’une bouchée de la poupée de Davy Mourier. Gloups. Le coup du couvent, c’était sympa et un peu cliché, le coup du papa, je n’ai pas bien compris à quoi ça servait, mais le coup de l’enfant qui dévore la poupée, ça m’a laissé sur les fesses, parce que les effets spéciaux sont géniaux et un brin flippant !

 

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EN BREF – Voilà une production française comme j’aimerai en voir plus souvent, parce qu’elle a carrément de la gueule. Je dis souvent que je n’aime pas le format de l’anthologie, mais sur un format de 20 minutes, je reconnais que ça tient bien la route et que ça m’ennuie un peu moins. Chacune des petites histoires a su jouer habilement avec mes attentes et j’ai beaucoup aimé le côté fin ouverte – ce n’est pas sans me rappeler la saison 1 de Buffy, à vrai dire !

Si Dark Stories ne sera pas la série la plus flippante que j’ai pu voir, elle fait quand même bien son travail de ce côté-là, avec quelques scènes et révélations en cours de route qui étaient particulièrement glaçantes. Quand elle n’est pas sur ce registre-là, on la retrouve dans l’humour, pas toujours volontaire, jamais forcé, toujours issu d’un décalage bien amené par le scénario et bien interprété.

Vraiment, l’image de bonbon se prête bien à cette série qui est absolument parfaite pour Halloween. Pas de regret d’avoir commencé ma soirée d’horreur par-là ! J’espère qu’une saison 2 sera commandée, surtout que c’est toujours un plaisir de voir le travail de François Descraques et que le casting s’appuyait beaucoup sur des acteurs géniaux avec qui il a déjà travaillé… il en reste quelques-uns qui ne sont pas passés par la case Dark Stories, ce serait dommage de s’arrêter là !

 

3% (S01)

Synopsis : D’un côté, les 3% les plus riches de la population, de l’autre les pauvres. Et c’est à l’adolescence que les 3% sont désignés, alors autant dire que pour les héros adolescents de cette série, l’erreur n’est pas permise.

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Pour commencer, « cet article n’aura pas la même saveur que les autres, j’ai été fortement perturbé par les commentaires de Laura ». Voilà littéralement ce qu’elle m’a dicté comme introduction en septembre 2017 (le 30 !) quand on a regardé ensemble la première saison de la série. Depuis, j’ai posté un article sur le bingewatching entre amis (par ici) et je n’ai JAMAIS pris le temps d’écrire les résumés des épisodes. Bon, j’ai toutefois les notes que j’avais pris devant les épisodes, j’ai même des captures de la saison, et j’ai très envie de faire le point deux ans plus tard parce qu’on s’est enfin calé une date pour voir la saison 2 (au moins). Bref, c’est parti pour l’article le plus what-the-fuckesque du blog – entre notes sur le vif, critique sérieuse et mémoire défaillante, parce que clairement, on a tout vu d’une traite il y a deux ans, vous vous doutez bien que ça ne sera pas limpide comme avis !

Note moyenne : 15/20

Spoilers

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Épisode 1 – Cubes – 16/20

Grosse pensée pour Trepalium et Hunger games dès le début de l’épisode, avec un concept très flou et une mise en place compliquée, mais un décor dystopique déjà évident. Pas le temps de traîner dans la mise en place de cet épisode qui commence directement par tous les jeunes se changeant pour le test qui déterminera s’ils feront partie des 3%. Autrement dit, ça accroche bien dès le début, et c’est tant mieux.

Rapidement, j’ai noté les premiers prénoms, et ça part dans tous les sens : Aline surveille le processus, Ezequiel m’a paru louche, Rafael est accepté malgré sa fausse identité, Joana qu’on n’aime pas (mais qui est là pour ça) et, évidemment Michele. L’héroïne de la série est marquante dès ce premier épisode, puisqu’elle est soupçonnée d’être une taupe (ce qu’elle est pour venger la mort de son frère)… ce qui ne l’empêche donc pas de faire accuser Bruna, une autre candidate soupçonnée. Le truc, c’est que cette accusation mène à sa mort.

La série n’est pas timide : Bruna se fait tuer, donc, mais on a aussi Denise qui voit son candidat se suicider quand il comprend qu’il ne fera pas partie des 3%. Et deux ans plus tard, je ne sais plus qui ils sont, mais Cassia a torturé Jorge dans cet épisode. Ce que j’en retiens, en tout cas, c’est que cette idée d’entretiens, c’était cool. C’était plus chaud d’assister directement aux éliminations et à la nécessité de renier ses proches pour passer à l’étape suivante, mais j’ai adoré ce début.

Et en plus, c’est en portugais, c’était marrant de découvrir cet accent. Micheleeeeee.

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102.jpgÉpisode 2 – Moedas – 17/20

Comme toutes les séries du genre, ce deuxième épisode se sent obligé de nous proposer un flashback inutile dès le départ, avec Fernando le paraplégique qui est – oh surprise ! – éliminé du test physique des 3%. Oui, ben merci, on s’en doutait. Il a pourtant la possibilité de remarcher plus tard, donc c’est injuste…

Très vite, on comprend que la société ne plaît pas à grand monde et que tout le monde cherche à renverser Ezequiel. Honnêtement, deux ans plus tard tout ça est redevenu flou, je redécouvre certains aspects de la série à partir de mes notes, mais je vous les livre comme je peux.

De cet épisode, j’ai retenu et adoré le test qui était une sorte de jeu de rôle géant où il fallait trouver ce qu’avait une femme en train de s’étouffer. C’était l’occasion d’assister à l’élimination surprise de Teo alors que Raphael était celui qui décidait bizarrement de sauver tout le monde. J’ai aussi noté que Joana couchait avec un mec au pif, mais alors là, mystère. Je me souvenais beaucoup plus du test final et du retournement de situation prévisible avec les six pièces pour sept candidats, et Joana qui avait gardé la pièce plutôt que de la donner au tirage au sort. C’était évident, et absolument dégueulasse de sa part.

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Épisode 3 – Corredor – 14/20

Bon, par conséquent, je n’aime pas Joana, et j’ai jugé important de le préciser dès le début de cet épisode. Du côté du test, ils ont juste à traverser un couloir, en théorie. En pratique, ils se retrouvent avec un gaz qui leur fait entendre ou voir des choses (peur, regret, culpabilité). Comme il faut racheter le personnage, c’est Joana qui parvient à tous les sauver. Mouais.

Pêle-mêle, j’ai noté tout de même qu’Agata, l’asiatique, était reloue avec le gaz et qu’il y avait un baiser entre Fernando et quelqu’un d’autre. Ah, et dans l’épisode d’avant celui-ci disait aussi qu’il n’était pas sûr de vouloir guérir. Bien.

Deux nouveaux personnages viennent renouveler le casting et commencer à parler de l’Autre rive alors que les flashbacks révèlent que Joana a tué un gamin, qu’Agata a manqué de la tuer en se faisant aider par une vieille et qu’aujourd’hui, Joana est hantée par le gamin en question.

L’épisode est surtout l’occasion de voir se rapprocher Joana et Rafael, mais aussi Fernando et Micheleeee. Bien. Et du côté des gérants du test, Aline débarque et parle à Ezequiel qui nourrissait un gamin. Je me souviens que je ne comprenais rien à ces scènes, et ça se sent dans mes notes.

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Épisode 4 – Portao – 16/20

Nos héros sont bloqués dans les couloirs dans cet épisode qui repart un peu plus dans l’action malgré tout, avec un rythme ralenti par le fait qu’ils manquent de bouffe et que ce soit Marco qui comprend le fonctionnement des leviers. J’avoue, j’avais oublié, mais j’ai aimé cette ambiance de huis-clos. Forcément, comme il est le plus vif d’esprit, c’est Marco qui devient leader de tous les jeunes, mais quand la bouffe est distribuée, il perd sa place. Triste.

Les jeunes sont en tout cas capables de s’organiser, mais rapidement, Marco comprend que le but de ce nouveau test est de montrer qu’ils sont capables de s’enfuir. Il décide donc de voler la bouffe des autres, ce qui est efficace pour que tout parte rapidement en cacahuète. Michele décide de se protéger et de protéger le dortoir, forcément. L’épisode est plus intéressant que le précédent, mais toujours pas fou, fou. Deux ans plus tard, j’en garde un meilleur souvenir que ce qu’on ressentait sur le moment apparemment.

Agata évanouie, Joana seule, décide de s’échapper par le conduit… grâce à cela, elle récupère toutes les infos d’Ezequiel et voit les vidéos de l’épreuve qui part en vrille. Elle interrompt donc tout le monde et voit Marco se faire tabasser, alors que Rafael marque des points auprès de Michèle.

Rafael ? Il ne s’appelle pas Rafael mais Tiago. C’est juste qu’il a piqué une puce avant de venir passer le test… Lui comme Michèle font partie de la Cause, le groupe qui lutte contre le système. Pourtant, tous les deux font partie des 9% arrivant au jardin suivant…

De son côté, sinon, Aline poursuit son enquête sur Ezequiel, tente de rassembler des preuves contre lui, est grillée. Ezequiel, lui, s’énerve contre le conseil, dont Matheus est le chef, et leur raccroche au nez. Probablement pas bon signe sur le long terme : les 3% aussi ont des problèmes.

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Épisode 5 – Agua – 13/20

Pause repas, reprise du visionnage – en une journée ! – de la saison 1 de la série qui recommence avec cette belle réflexion de Laura : « Oh putain c’est du portugais ». Merci.

Alors, cet épisode a eu du mal à nous raccrocher, de toute évidence. On commence par Aline qui a trouvé l’existence d’Auguste (le gamin de l’épisode 3) et fait du chantage pour prendre le pouvoir sur le processus de test. Quelqu’un de bien, quoi.

Comme d’hab, on a aussi des flashbacks, sur Ezequiel cette fois. Cela permet de mieux connaître le processus, justement. Cinq ans plus tôt, on découvre donc que sa femme est celle qui lui fait l’entretien (si ma mémoire est bonne ?). Talita est éliminée parce qu’elle est mère et que Julia fait boire Ezequiel. Il avoue donc qu’il est amoureux.

Un an plus tard, Julia ne peut pas passer les entretiens et pleure face à un petit garçon orphelin, alors qu’elle est censée assurer la sécurité des entretiens. Le centre de soin dans lequel on menace de l’envoyer semble être la pire des punitions. Finalement, ce flashback interminable révèle que Julia a un fils et c’est bien sûr celui de la vidéo. Ezequiel découvre alors la vérité sur Augusto. Julia crise et finit par rejoindre son fils, prenant un transport pour l’autre vie.

Grosso modo, c’était un épisode super triste, mais nous on était mort de rire sur le petit air de piano. Nous sommes des êtres immondes, mais on a tout de même dit « C’est touchant quand ils s’engueulent en portugais ». Deux ans plus tard, je nous trouve épuisants !

Bref, en fin d’épisode, on apprend qu’il y a eu un tout premier suicide du côté de l’Autre rive et que c’est pour ça que certains veulent la démission d’Ezequiel. Julia n’était pas heureuse alors qu’elle faisait partie des 3%. Finalement, il se rend auprès d’Augusto et lui offre un fruit, pour mieux se prendre un vent.

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Épisode 6 – Vidro – 15/20

L’épisode débarque par un long flashback sur Michelle et son frère… qui est un rêve. Super, quoi. J’ai pris beaucoup plus de notes sur cet épisode, à croire que j’étais enfin dedans complètement ! Michelle s’interroge donc sur comment Rafael a su qu’elle faisait partie de la cause, alors que chacun découvre une chambre personnelle avec des photos et un proche qui vient les voir.

Il est temps de faire un choix dans cet épisode : ils peuvent renoncer à faire partie des 3% – leur rêve de toujours pour lequel il faut être un bon gros connard en fait – en échange d’une grosse somme d’argent qui leur permettrait sûrement de mieux s’en tirer parmi les 97% restants.

Le truc, c’est que cette chambre personnelle finit par partir en vrille sévère, alors qu’on découvre un peu le sort de chaque personnage (une amélioration dans la construction de l’épisode) : Joana n’est pas face à son père, mais face à un homme de main de Gerson, histoire de la confronter à son passé. « Si tu veux réussir, tu es vraiment Joana » ; elle réussit le test en voulant mourir, en fait. Honnêtement, deux ans plus tard, ça me file toujours la migraine.

« Rafael » refuse de quitter le processus, il a piqué la puce de son frère et refuse d’abandonner pour l’argent. Normal, peu surprenant.

Fernando ne veut pas continuer, contrairement à ce que souhaite son père, parce que l’argent, c’est cool. La mère de Tiago est à deux doigts de la dénoncer… mais finalement, il reste sinon il est SDF. Fernando doit toutefois inventer un test pour cela, mais il réussit brillamment. À la suite de cela, Rafael avoue la vérité à Fernando car il doit être à deux endroits à la fois. Fernando décide d’aider Rafael…

De son côté, Aline prend le pouvoir sur Ezequiel, mais je n’ai pas noté comment et j’avais oublié qu’elle réussissait !!

Le test individuel de Michelle ? Convaincre les parents de Bruna d’inscrire la petite sœur de celle-ci au processus tout en leur apprenant la mort de leur fille. Sympathique. Elle réussit en avouant ce qui s’est passé pour son frère, Cassia devine donc qu’elle fait partie de la Cause. Oups.

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Épisode 7 – Capsula – 15/20

Michele envisage un temps de se suicider, puis continue de vouloir tuer Ezequiel. Quelle mauvaise construction de personnage ! Elle se débrouille malgré tout pour empoisonner Ezequiel, mais elle rate sa cible et tue César. Là aussi, on avait ri. En plus, Rafael l’a vu, c’est problématique.

Forcément, ce meurtre met Ezequiel dans la merde car son processus si parfait déconne en fait. Les 3% sont alors bloqués dans le hall sans manger, interrogé sur le poison de César. C’est assez logique, mais ça trainait en longueur, et c’est dommage.

Alors qu’Ezequiel s’enfonce tout au long de l’épisode, Fernando déclare sa flemme à Michele et la rassure tant qu’il peut. On a trouvé ça super mauvais : l’attitude de celle-ci la grille totalement. Pourtant, c’est Aline qui est finalement jugée coupable du meurtre de César puisqu’Ezequiel manipule autant que possible pour se débarrasser de cette ennemie. La pauvre n’est pas aidée par la Cause qui fait une fausse accusation pour protéger ses vrais espions. Bien.

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Épisode 8 – Botao – 17/20

Au départ de ce premier épisode, la chambre de Michelle est vidée, elle a été éliminée. Reste à savoir exactement pourquoi et comment. En parallèle, Fernando est éliminé par… Son propre test. C’est magnifique tout ça !

On découvre alors coup sur coup que Michèle avoue tout à Ezequiel, parce qu’il la torture. Cela le laisse de marbre : il annonce alors à Micheleeee que son frère est… encore en vie. What the fuck ? Du coup, ça donne envie à Michele de continuer à rester parmi les 3%, alors que la Cause apprend que deux agents ont réussi à s’infiltrer.

On est rapidement mis face au rituel de purification dont on a entendu parler avant : Joana y est mise à part… mais c’est positif, car on lui offre un bouton. Aucun souvenir de ce cliffhanger, mais j’avais zappé l’existence de Joana en même temps…

Le rituel de purification ? C’était évident, mais j’avais zappé : il s’agit de stériliser les 3% comme le couple fondateur l’avait voulu. C’est pour cela qu’ils restent 3% d’ailleurs, et pour cela que de nouveaux jeunes entrent régulièrement grâce au processus. Bref, faut vraiment le vouloir pour aller sur l’autre rive, mais après avoir renoncé à tout le reste, qu’est-ce que c’est que la possibilité ou non d’avoir des gosses ? Apparemment, c’est beaucoup pour Joana qui refuse d’être stérile et se fait dégager du processus.

Mieux vaut en rire : lorsqu’elle sort et retourne du côté des 97%, elle tombe sur Fernando. Michele, elle, réussi à rejoindre les 3% pour mieux découvrir que Fernando n’y est pas finalement. C’est un rebondissement bien naze pour Fernando ! Du côté des organisateurs, on découvre qu’Ezequiel est lâché par Nair et qu’Aline, en pleurant, arrive à s’en sortir à peu près.

Et déjà une nouvelle année de Processus se met en place alors que la perspective de la saison 2 est de découvrir l’autre côté… On verra bien !

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EN BREF – C’était une série moyenne dont je garde un excellent souvenir, bien meilleur que ce que j’avais pris en note. Je pense que ça aide bien de l’avoir vu avec Laura, parce qu’on s’est clairement tapé un bon nombre de délires devant ces huit épisodes, ce qui aide toujours quand c’est comme ça. J’ai vraiment hâte qu’on regarde ensemble la saison 2. Il nous a fallu deux ans pour se caler une date pour faire ça, c’est dire à quel point on est fan quand même.

Enfin, honnêtement, on aime bien la série qui nous fait rire, on adore le portugais… mais c’est juste que bon, on sait qu’on a intérêt à tout voir d’un coup. Surveillez le blog, vous aurez un jour ou l’autre mon avis sur la deuxième (et la troisième ??) saison de la série, et j’essaierai d’être un peu plus efficace que dans cet article… En même temps, l’essentiel est là, non ?

Saison 1 | Saison 2 Saison 3 | Saison 4

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Emergence – S01E02

Épisode 2 – Camera Wheelbarrow Tiger Pilow – 13/20
Il y a de bons moments dans l’épisode – notamment à la fin ! – et j’adore la science-fiction avec ce genre de mystères, mais cela ne m’empêche pas d’être lucide sur la qualité franchement moyenne de la série. On enchaîne les boulettes et soucis de cohérence cette semaine, c’est dommage. Il y a du potentiel, mais il semble pour le moment mal exploité, ce qui est frustrant ; surtout que le mystère me plaît toujours bien.

> Saison 1


Spoilers

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It’s temporarily our lives, alright ?

La série est déjà mal barrée, avec des critiques mitigées et des audiences qui se sont effondrées aux États-Unis pour ce deuxième épisode… Elle sent déjà bon l’annulation et j’aimerai juste que la décision soit prise dès maintenant de dire qu’elle sera annulée à la fin de la saison, histoire d’avoir une fin. En attendant, je me remets devant parce que le premier épisode m’a intrigué, mais je connais à présent le risque auquel je m’explose : une annulation en cours de route, sans même diffuser tous les épisodes. Je me retrouve donc dans la position de la regarder en essayant de ne pas trop m’attacher.

C’est toujours particulier de faire ça, mais bon, je suis d’un naturel curieux quand on a de la science-fiction. Ce début d’épisode voit l’héroïne en pleine insomnie aller vérifier que les filles dorment bien pour finalement être rassurée un quart de seconde. Piper ne dormait pas, alors elle va voir sa « mère adoptive » dès que celle-ci se recouche pour lui dire que quelqu’un est dans le jardin.

Bref, la nuit est courte pour Jo : elle ne voit personne dans le jardin, mais elle est terrifiée à l’idée que Piper dise vrai. Et évidemment, elle ne s’en rend pas compte, mais elle dit vrai. Le lendemain, Jo fait venir Chris chez elle pour l’aider à mettre en place de nouvelles mesures de sécurité, une caméra nocturne et connectée en wifi, par exemple.

Rapidement, Alex est de retour aussi et tout aussi rapidement, on se retrouve avec un débat entre les deux ex, le grand-père et Chris, qui n’a rien à faire là, sur les dangers que Piper met dans leurs vies. Voilà qui est clair, au moins. Bien évidemment, Piper écoute tout et s’inquiète de les entendre débattre de la possibilité de la virer de chez eux, et son inquiétude est accompagnée d’un étrange bruit dans le mur de la maison.

Après une rapide conversation avec Piper pour s’assurer qu’elle allait bien – et sans voir la cicatrice qu’elle a derrière l’oreille et qui n’est pas discrète du tout pourtant – Jo retourne au travail. Elle mène l’enquête sur l’avion qui a disparu de la plage et découvre rapidement qu’elle n’est pas la seule sur le coup. Le journaliste a suivi aussi cette piste et l’attend sur place.

Ensemble, ils découvrent que Youssef, l’homme qui a été payé pour planquer l’épave, a aussi gardé une radio. Et cette radio s’active toute seule lorsqu’on la touche, ou lorsqu’elle est à proximité d’un appareil électrique. Elle est connectée sur une fréquence radio fantôme, c’est-à-dire un entre-deux fréquence qui permet généralement à des bandits de trafiquer en toute discrétion. Bien.

Pendant ce temps, à la morgue, les cadavres des faux parents de Piper sont détruits, et chez Jo, le médecin de la semaine dernière, Abby, passe prendre des nouvelles de Piper. Oui, elle aussi est dans le secret. Pour un truc censé rester top secret, ça fait beaucoup de monde au courant. En tout cas, Abby donne à Piper un cahier dans lequel écrire ses souvenirs, mais Piper est surtout terrifiée de découvrir qu’elle écrit sans s’en rendre compte les supplications de ce qui ressemble, dans son souvenir, à un chirurgien ensanglanté.

Abby parle également au grand-père d’un problème électrique à l’hôpital ayant détruit les données de la nuit où Piper est venue à l’hôpital. C’est Chris qui l’apprend finalement à Jo quand elle se pointe au boulot, et c’est fou tout ce que Jo est prêt à faire pour sa boss. Il retourne ainsi chez elle pour réparer les caméras et il est en première ligne pour recevoir la visite de l’étrange méchant de cette série.

On ne sait pas tout de suite ce qui lui arrive, surtout que Jo est plus occupé à découvrir des marres de sang à la morgue à la place des cadavres dont elle voulait l’autopsie. Le méchant ? Il est à la recherche de tout ce qui peut aider quelqu’un à remonter sa trace. Le journaliste avertit Jo, par exemple, qu’ils sont à la recherche de la carte métallique de l’épisode précédent qu’elle a ramené chez elle la veille.

Durant la nuit, Piper a ainsi découvert qu’elle pouvait attirer cette carte métallique à elle lorsqu’elle s’allumait, comme si elle était un aimant concrètement. C’est un chouilla étrange, mais pas autant que l’homme qui rentre chez Jo le lendemain à la recherche de la carte, mais aussi de la puce qui était dans l’oreille de Piper.

Lorsqu’il la retrouve, coincée dans un tuyau de la salle de bain, il retrouve aussi Piper, planquée dans une pièce où ses pouvoirs semblent se réactiver. Il n’y a aucune crédibilité dans le temps dingue qu’il met à entendre Piper, mais en même temps, il ne semble pas vouloir l’enlever, lui demandant juste de se taire. La petite pousse donc un cri énorme qui explose toutes les lampes de la maison (aussitôt remplacées ensuite lol).

Jo rentre donc chez elle et découvre Piper en larmes, mais bon, ça ne lui explique pas trop ce qu’il s’est passé ; elle se rend juste compte que la carte n’est plus là. Finalement, Jo retrouve Chris pour mener l’enquête avec lui… et c’est dommage, mais je n’ai plus la moindre confiance en Jo là. Cela sent la puce qui le fait bosser pour les méchants ou quoi. Il est encore plus louche qu’en début d’épisode !

Pourtant, il aide vraiment Jo dans son enquête qui la mène à une drôle de voiture attirant à elle absolument tous les objets métalliques entrant à proximité d’elle (mais pas le collier de Jo, re-lol). Cela mène à une bonne scène d’action où Jo et Chris affrontent l’homme mystérieux, d’abord en dépit de cette voiture attirant les balles de pistolet (et les pistolets) à elle, puis en jouant avec pour exploser un marteau dans la tronche du méchant.

Après cette scène qui n’explique pas grand-chose, Jo rentre finalement chez elle pour parler à Piper et lui demander une explication sur toutes les choses étranges qu’elle voit. La petite dit simplement qu’elle en a conscience aussi et que quand elle a peur, les objets se mettent à bouger d’eux-mêmes autour d’elle. Au passage, Piper en profite pour confesser qu’elle pense qu’elle est responsable du crash de l’avion, puis pour rendre la carte métallique à Jo.

Elle a juste cassé la carte au passage, ce qui rend intrigant l’affaire aux yeux de Jo. Et la fin d’épisode est soudain beaucoup plus intéressante que tout le reste, d’abord avec un semblant de romance entre Alex et Jo, puis surtout avec Piper qui prend la décision de demander au journaliste d’écrire sur Piper – lui révélant au passage son existence. Cela permettra à Jo de vivre plus librement avec Piper, mais cela lui permet surtout de contrôler les infos qui fuitent. Admettons.

En parallèle, elle demande à Chris de surveiller que Youssef se débarrasse bien de la voiture-aimant, comme elle lui a demandé. Faudra m’expliquer comment la voiture ne reste pas attachée à la pince de fer qui la met à l’eau, mais bon, j’ai trouvé ça cool ce montage final qui montre Jo tenter de reprendre confiance en elle. Bien lui en fasse, parce qu’elle est dépassée de toute manière : la fréquence fantôme recommence à faire des siennes en fin d’épisode, et le méchant défiguré par le marteau n’est pas en sécurité à l’hôpital où son moniteur cardiaque affiche le logo informatique que Piper a vu à la télé dans le pilot…

> Saison 1