9-1-1 – S04E14

Épisode 14 – Survivors – 17/20
Un fantastique début d’épisode, mais une résolution un peu trop précipitée et prévisible à mon goût font de cette fin de saison un agréable moment (de stress !) à passer. Je ne pense pas que ce sera l’épisode qui me marquera le plus, mais la transition vers la saison 5 est enclenchée et fonctionne plutôt pas mal.

Spoilers

Hen s’inquiète pour l’état de santé de sa mère.


Just another trauma to add to the pile.

L’adrénaline est de retour dès les premières secondes de l’épisode qui nous montrent Buck se rouler sous un camion pour tenter de venir en aide à Eddie. S’il n’y avait que ça, ça irait encore, mais ce connard de tireur continue de foutre la merde en tirant sur les camions, avec de l’essence qui se répand au sol et des étincelles pour y foutre le feu.

Buck est suffisamment génial pour sauver la vie d’Eddie et faire en sorte qu’un des camions puisse repartir quand l’autre prend feu. C’est une scène impressionnante honnêtement et comme en plus la vie d’un des héros de la série est dans la balance, ça marche sacrément bien. Rationnellement, je me dis que si je suis passé à côté d’un spoiler pareil, c’est probablement parce qu’il survit. Ou alors, j’ai juste vraiment la meilleure des timelines Twitter à force d’unfollower tous les comptes spoilant.

Quoiqu’il en soi, l’épisode peut donc continuer loin de ce sniper qui reste au cœur de l’intrigue. Athena et Bobby voient leur dispute de couple interrompue par un appel d’Hen informant de ce qu’il se passe, et aussitôt Athena se rend sur la scène de crime pour voir si elle peut aider les détectives – même si ce n’est pas son boulot. Le passé d’Eddie, ex-militaire, intéresse immédiatement les détectives d’ailleurs… mais ce n’est pour rien.

En effet, le tireur n’en a pas après Eddie particulièrement mais, comme je le pensais, après tous les pompiers. Une autre se fait donc tirer dessus lors d’une intervention pour aider les victimes d’un accident de voiture.

À l’hôpital, Buck arrive couvert de sang et est loin d’aller bien, mais personne ne s’occupe de lui, évidemment. Chimney le croise mais préfère passer du temps à rassurer Maddie – ce qui est plutôt une bonne chose vu l’état de la sœur de Buck.

Heureusement, Buck peut compter sur Taylor qui arrive non en tant que journaliste, mais en tant qu’amie fidèle. Elle est celle qui le prend en charge quand la seule idée de Buck est de parler à Christopher. Un vrai papa, sur ce coup-là. Taylor le force à se changer avant d’aller voir Christopher, par contre.

Elle fait bien, c’est un peu moins traumatisant comme ça. C’est donc Buck qui explique comme il peut ce qu’il s’est passé à Christopher, sans que la série ne semble se donner la peine de nous montrer Ana, qui pourrait aussi être là pour aider à apaiser le gamin, non ? Heureusement, Buck reçoit un SMS l’informant que la chirurgie d’Eddie s’est bien passé au même moment. Enfin après… C’est Buck qui s’effondre dans les bras du petit.

Le lendemain, on découvre qu’Ana est en fait à l’hôpital, ce qui peut s’expliquer. Pendant ce temps, tous les pompiers se préparent à une journée bien difficile – et les proches de ceux-ci aussi. Bien sûr, ils obtiennent des gilets par balle et une protection du SWAT, mais ça ne fait pas tout. Les personnes à qui ils viennent en aide ne sont pas tout à fait rassurés, mais toute une journée passe sans problème.

En plus, pendant la journée, Athena aide l’enquête à progresser avec une douille retrouvée. Le soir, elle prend le temps de parler avec Bobby pour s’assurer que leur couple survivra à la dispute de la veille. La réponse est oui, ça paraît une broutille tout ça après ces attentats. L’avantage, c’est aussi qu’ils sont capables de communiquer et de reconnaître les torts qu’ils ont. On progresse… mais par contre, ils ont un égo de ouf à se dire survivants, c’est quelque chose.

Un autre matin peut alors arriver à Los Angeles, et on se marre plutôt bien avec un Christopher beaucoup trop drôle avec Buck. Il s’occupe de lui plus que l’inverse, et c’est vrai que c’est mignon à voir. Le problème, c’est que Buck est désormais devenu une vraie tête brulée : il ne réfléchit plus, trop énervé par le trauma de voir Eddie se faire tirer dessus. Il devrait clairement être en arrêt, mais ce n’est pas le cas évidemment.

De manière super impressionnante, le voilà donc qui se décide à monter toute une grue pour venir en aide à un homme coincé en haut de celle-ci. L’homme est pourtant déjà quasi-mort : il a une blessure à l’artère, il est à des kilomètres au-dessus du sol, sur une grue exposée au vent et aux tirs de n’importe quel sniper. C’est juste flippant.

Bon, après, Lone Star nous a déjà fait le coup des tirs en hauteur comme ça, hein. Cela n’empêche pas la situation d’être super stressante pour Buck. Et puis, pour la victime de l’accident qui doit encore être redescendu. Le truc, c’est que dans l’épisode précédent, les tirs ont commencé quand les portes du camion se fermaient, alors j’ai eu sacrément peur jusqu’au bout… tout ça pour que l’on ne voit pas les portes se fermer.

Franchement, ça pourrait se justifier un sniper assez fou pour tuer des pompiers, mais seulement une fois que les « innocents » sont saufs. Il n’empêche qu’après tout ça, Buck doit encore se faire engueuler par Bobby parce qu’il a agit de manière impulsive, en se mettant en danger et en prenant le risque d’être une victime. Bobby ne s’en sort pas de Buck et de ses bons sentiments, mais j’ai vraiment pété un câble d’entendre Buck se sentir coupable de ne pas avoir pu protéger Eddie. Il est celui qui s’est démerdé pour le sortir de là, franchement !

Heureusement que Taylor est là pour engueuler un peu plus Buck, parce que Bobby a juste fait de la psychologie inversée pas bien efficace. Après l’engueulade, Taylor en profite aussi pour embrasser Buck, juste avant de s’enfuir. Je n’en peux plus de ces deux-là, se tourner autour comme ça, bordel, vous n’êtes plus des adolescents, n’abusez pas !

Buck ne peut pas lui courir après en plus, parce qu’il reçoit un appel d’Ana pour lui dire qu’Eddie est réveillé. Ah, tout est bien qui finit bien, avec Eddie qui prend même le temps de papoter avec Christopher en visio et Buck en vrai. Avec un peu de chance, tout ça pourra décharger Buck de sa culpabilité inutile.

Une fois que c’est fait, l’enquête sur le sniper peut avancer. On apprend ainsi que le sniper fait partie de la police, parce que les douilles étaient traçables. Le problème, c’est que tout le monde pense alors que le sniper est arrêté, mais c’est bien trop simple. Ainsi quand Athena l’interroge, elle comprend qu’ils ont fait fausse route…

C’est trop tard, par contre, parce que les pompiers sont déjà appelés pour s’occuper d’un incendie qui est clairement un piège. Je veux dire, « Ethan » appelle le 9-1-1 et comme par hasard s’évanouit ? Cela sent le piège à plein nez. Heureusement, Bobby reçoit à temps un appel pour informer qu’il faut évacuer l’immeuble.

Heureusement, oui, sauf qu’il ne l’écoute pas quand il pense tomber sur Ethan. C’est en fait un mannequin astucieusement placé pour que Bobby se penche sur lui et qu’Ethan, le vrai, le sniper, lui tire dessus. Mais avec un flingue, pas un sniper.

Franchement, je m’attendais à autre chose, mais le but d’Ethan est de partir sur un grand coup, alors il espère que Bobby appellera les secours. Ce n’est pas le cas, évidemment, mais les secours sont là quand même : Athena a compris qu’Ethan était le sniper, et elle débarque pour prendre en charge tout ce qu’il se passe.

Désolé Chimney, je sais que tu es le capitaine par interim tant que Bobby est dans l’incendie, mais n’abusons pas tout de même, Athena est la boss sur place. De manière pas du tout crédible, elle se fait donc habiller comme un pompier par Buck et Hen, et hop, elle se rend dans l’immeuble en flamme pour sauver son mari. C’était un brin ridicule tout ça, la flic habillée en pompier qui traverse les flammes pour tirer sur le méchant…

Je sais que la série ne brille pas par sa crédibilité, mais là, c’était encore moins crédible que d’habitude, je trouve. Je ne sais pas, je n’ai pas accroché à cette résolution, même si c’était bien d’avoir Athena qui s’occupe de Bobby et bien d’avoir les rôles inversés entre eux par rapport à la saison précédente. Et puis comme ça, tout est bien qui finit bien pour eux.

C’est aussi le cas pour Buck et Taylor : elle revient le voir, heureuse de savoir qu’il est en vie. Il reconnaît à voix haute qu’il en a marre de sentir qu’il n’est pas à la hauteur, et hop, ils s’embrassent. Il faut alors encore régler le problème de Maddie. Celle-ci décide de démissionner de son poste et reçoit le meilleur conseil possible de Sue : parler à Chimney de ce qui est en train de se passer. C’est exactement ce qu’elle fait dans une scène super touchante et bien triste.

Dans le même genre, on a aussi du super touchant quand Hen et Karen se font un pique-nique tout ce qu’il y a de plus banal au parc… jusqu’à ce que Nia débarque. C’est l’occasion pour elles de rencontrer la mère biologique de Nia qui ne s’attendait certainement pas à tomber sur elles, mais qui souhaite les remercier pour tout ce qu’elles ont fait pour Nia et pour elle. Touchant, mais pas si triste.

Toujours dans le touchant, Eddie sort de l’hôpital, mais avant ça, il précise tout de même à Buck qu’il a changé son testament il y a plus d’un an pour que ce soit Buck qui s’occupe de Christopher s’il devait lui arriver quoique ce soit. C’est hyper mignon, parce qu’il lui dit surtout pour que ce soit clair que Buck n’est pas qu’un accessoire, qu’il est essentiel pour d’autres.

L’épisode peut alors se terminer loin du covid sur de belles journées, des pique-niques, des repas de famille… et le frère de Chimney qui devient pompier. Sympathique cliffhanger.

EN BREF – La saison est sacrément raccourcie par le covid, mais cela ne l’a pas empêché d’être aussi efficace que d’habitude. Chaque personnage a vu son intrigue être développée petit à petit et, dans l’ensemble, il faut bien dire que ça fonctionne parfaitement. Comme d’habitude, on a eu bien des moments de stress avec cette saison, et je ressors plutôt satisfait de l’ensemble, même si je trouve que certains épisodes montraient un peu plus un essoufflement que d’habitude.

La vérité, c’est que j’accroche moins à certains personnages qu’avant et que je n’ai pas trop aimé le bait autour de Bucky en début de saison, je crois. Qu’importe, la fin prouve que la série reste au niveau. La saison 5 commencera dans un peu moins de deux mois désormais, je suis curieux de voir ce qu’ils feront de la dépression postpartum de Maddie, d’Hen une fois médecin (et gardera-t-elle contact avec la mère biologique de Nia ?) et de Buck en couple avec Taylor. Les autres n’ont pas trop avancé, mais j’imagine qu’on se concentrera pas mal sur Chimney maintenant qu’il est papa, qu’il va devoir gérer Maddie ET son frère qui devient pompier. D’ailleurs, super, on se retrouve avec Hen et Han dans la caserne, ça va être pratique ça !

> Saison 4

 

9-1-1 – S04E13

Épisode 13 – Suspicion – 17/20
Pfiou, quelques semaines après tout le monde, je rattrape cet épisode qui est chargé en émotions. Comme d’habitude, on sent bien que les scénaristes savent comment faire pour toucher nos cordes sensibles et pour viser juste à chaque fois. Pardon, c’est presqu’un mauvais jeu de mot sur la fin de l’épisode, ça. En tout cas, content de ne pas avoir à attendre une semaine pour voir la fin de saison !

Spoilers

Hen s’inquiète pour l’état de santé de sa mère.


Sometimes people just faint.

J’en parlais hier, et c’est donc sans surprise pour les plus mordus du blog que je reprends enfin mon visionnage de cette saison 4 afin de l’achever. Et ça commence bien avec une première intervention qui m’a fait mourir de rire, puisqu’il y est question d’une bridezella qui fait passer ses demoiselles d’honneur au détecteur de mensonges afin de savoir laquelle critique son mariage en ligne. C’est parfaitement ridicule et très américain comme intrigue, mais ça m’a fait rire écoutez.

J’imagine que le stress et la tension de l’organisation d’un mariage doit retomber sur le long terme et que si je suis mort de rire, c’est aussi parce que ça ne fait jamais que dix jours que j’en ai terminé avec le mariage de ma meilleure amie. Elle n’était pas comme ça, fort heureusement. Et on n’a pas eu de surcharge électrique ni d’incendie non plus.

La robe n’a pas survécu à cet épisode, mais la mariée si. On se marre bien avec un véritable show à l’américaine où la mère est celle qui critiquait la mariée en ligne (c’était visible depuis le début) et où les demoiselles d’honneur font ce qu’elles peuvent pour supporter la mariée sans sourcil. Ah vraiment, cette série me manquait.

La série enchaîne ensuite sur la vie privée de nos héros. Hen continue d’étudier en groupe pour devenir médecin, et rapidement, on comprend que la série va utiliser cette intrigue pour s’occuper de la mère d’Hen. Celle-ci a des problèmes de dos lorsqu’elle prend le chemin du marché, et une fois là-bas, elle s’y effondre, après deux ibuprofen.

Il s’agit d’un malaise vagal, ou juste d’un évanouissement, parce que les gens s’évanouissent parfois. Oui, oui, c’est littéralement le diagnostic du médecin aux urgences et ça énerve Hen de tomber sur des incompétents comme ça aux urgences. Tu m’étonnes ! Et pourtant, c’est une réalité, ça arrive, surtout quand on est noir et que le médecin est blanc.

En tout cas, Hen passe le reste de l’épisode à s’inquiéter pour sa mère, alors que la mère continue encore et encore de lui dire que tout va bien. La série en profite pour rappeler qu’il ne faut pas trop faire confiance aux médecins qui se méfient de vous, si jamais ils se méfient de vous, avant de faire de la mère d’Hen son nouveau cas d’étude, sur une bonne idée de Chimney.

J’ai bien aimé cette scène qui voit les trois étudiants en médecine essayer de comprendre quelle maladie la mère peut avoir à partir des éléments qu’ils ont à disposition… Et se planter totalement en pensant qu’elle va bien ; alors qu’elle s’effondre une nouvelle fois en se relevant. Cette fois, Hen comprend, au toucher, que sa mère fait possiblement un anévrisme aortique abdominal. Rien que ça. Le problème, c’est qu’en cas de rupture, elle mourra – et possiblement la rupture est là.

Ce n’est finalement pas le cas, mais j’ai bien ri de l’arrivée à l’hôpital où les étudiants réussissent à passer sans problème les points d’accueil. Hen finit par faire la morale au chirurgien de sa mère, et c’est tout de même important comme scène, même si pour le coup dans la vraie vie, ça n’arrive pas. Ou pas comme ça. Et puis t’attends au moins que la mère soit complètement hors de danger avant de le faire, quoi.

C’est heureusement ce qu’il se passe, avec la mère qui se réveille et remercie Hen de lui avoir sauvé la vie. C’est mignon.

Pendant ce temps, chez Athena et Bobby, on reprend la vie normale post-covid avec une soirée jeu en famille, et avec l’ensemble de la famille. Le problème, c’est que Bobby est étrange avec Athena, qui trouve qu’il prend des distances… et commence à craindre qu’il recommence à boire. Il a en effet besoin d’une douche dès qu’il rentre ; et en faisant la lessive, elle se rend compte que sa chemise sent le bourbon.

Elle en parle à Michael pour avoir des conseils, parce qu’elle ne sait vraiment pas comment faire pour poser des questions sans paraître accusatrice. Surtout Athena, quoi. Et quand elle finit par amener le sujet dans la conversation, elle est effectivement peu délicate. Elle parvient tout de même à aborder tout ça et à se faire inviter à une réunion des AA le samedi suivant… alors qu’elle pensait qu’il y avait réunion dès le lendemain.

Quand elle le suit, elle se rend compte que c’est bien le cas en suivant Bobby et elle comprend alors qu’il lui a menti. Mais s’il lui ment, ce n’est pas tellement parce qu’il boit, c’est parce qu’il est devenu parrain de Rachel, la nana qui avait trop bu et provoqué l’énorme accident de voitures d’il y a quelques épisodes. Franchement, avec tant de mois de retard dans mon visionnage, je ne l’avais pas reconnue.

Tout ça finit par mener en tout cas à une vraie crise, parce qu’Athena ne supporte pas que Bobby lui cache quelque chose… quand bien même elle passe sa vie à tout lui cacher et prendre ses décisions sans en parler. Si je suis plutôt du côté des choix qui reviennent évidemment à Athena concernant sa carrière, il est vrai qu’il y a un sacré problème de communication entre ces deux « partenaires » qui, justement, ne le sont pas.

Comme au travail, Athena ne veut pas de partenaire… Et ça finit par provoquer bien des remous quand Bobby souligne que peut-être leur mariage ne fonctionne pas. Ouille. Au moins, il n’a pas (encore) recommencé à boire.

Chez Eddie, la nouvelle copine – Ana – semble s’être définitivement installée… mais je sens qu’elle va vite se sentir menacée par l’arrivée de Carla, l’infirmière. Elle revient après le confinement et pas mal de temps à s’occuper de son père, mais ça signifie surtout qu’elle est là pour faire remarquer à Eddie qu’il n’a pas à tout faire pour rendre son fils heureux si lui ne l’est pas. Le sous-titre est clair : Ana n’est peut-être pas la bonne pour lui… Et la série va bien insister sur cette idée par la suite.

Au centre d’appels (ouf, un point pour le Bingo Séries !), Maddie fait une overdose de café pour compenser le manque de sommeil de son bébé qui aurait des coliques et pleure tout le temps. Le problème, c’est qu’elle répond alors au téléphone de manière totalement blasée, et je suis sûr que ça aura un impact pour la suite. Elle est clairement à bout de nerfs avec son bébé qui passe la journée à pleurer. Elle n’arrive pas à s’en occuper et c’est encore pire quand Chimney parvient à calmer sa fille en quelques instants après une journée à pleurer. Pauvre Maddie, on sent pendant tout l’épisode qu’elle est en pleine dépression post-partum, et personne ne semble s’en rendre compte. Elle était pourtant bien entourée jusque-là. J’espère que Chimney va rapidement ouvrir les yeux sur son état !

En attendant, elle prend au téléphone la deuxième intervention de l’épisode, qui consiste à venir en aide à une femme qui est coincée à mi-chemin entre son balcon et le balcon du dessous. Rassurant.

C’est son fils qui appelle et c’est lui que je n’ai pas senti pendant toute l’intervention, parce que la mère restait assez calme. En même temps quand Eddie vient te sauver, ça doit calmer. En plus, évidemment, Charlie, le fils, est immunodépressif et ne peut accompagner sa mère à l’hôpital, alors c’est Eddie qui reste.

Charlie peut ainsi sympathiser au téléphone avec Christopher, alors qu’Eddie se rend compte peu à peu que Charlie est littéralement prisonnier de sa mère. Elle vérifie tout ce qu’il mange, elle l’interdit d’aller à l’école ou de voir du monde… Avec le covid, j’imagine que ce genre de schéma familial doit être encore plus courant et accentué.

Par contre, alors que Christopher veut donner tous ses jouets à Charlie, Ana fait quelques recherches et se rend compte rapidement qu’il existe plein de pages de crowdfunding pour Charlie et sa mère. Tellement en fait qu’il y a clairement un schéma d’arnaque qui se dessine, avec des noms de famille différents à chaque fois.

Une maladie auto-immune ? C’est classique – elle se contente d’empoisonner son fils pour qu’il paraisse malade. Le lendemain, Eddie en parle logiquement à Bucky et Chimney, mais c’est déjà trop tard. En effet, Charlie rappelle Eddie parce qu’il a empoisonné sa mère. Et alors que tout va bien et que l’épisode semble sur le point de se terminer, la série nous rappelle subtilement que nous sommes sur l’avant-dernier épisode de la saison.

Ainsi, Eddie se fait tirer dessus, parce qu’un malade décide d’utiliser son flingue pour tirer sur les pompiers en intervention. Le trauma est réel, avec Bucky qui se prend tout le sang d’Eddie sur le visage mais qui ne peut ensuite pas intervenir pour l’aider, car le tireur est toujours là.

Je ne m’y attendais vraiment pas à cette fin, ça m’a pris totalement par surprise. J’ai clairement sursauté et ça me fait même chier pour le personnage d’Eddie. L’épisode était vraiment bien écrit du coup, parce que je n’ai jamais vraiment aimé Eddie durant cette saison… Mais là, le voir se faire tirer dessus, et devant Buck en plus ! L’enfer.

> Saison 4

 

Station 19 – S04E16


Épisode 16 – Forever and Ever, Amen – 20/20
Je crois que les scénaristes ont vraiment fait le choix de la simplicité sur toute la ligne avec cet épisode, si ce n’est dans sa chronologie un brin chaotique. Je leur pardonne ce chaos avec plaisir parce que ça fonctionne malgré tout. Une fois de plus, ce sont les relations entre les personnages qui sont vraiment mises en avant dans ce final… et ça me convient très bien, parce que la majorité des décisions sont conformes à mes attentes ou mes envies. Une vraie bonne saison, hâte de voir la suite !

Spoilers

Six semaines après le dernier épisode, le mariage de Maya et Carina peut avoir lieu.


Queen of the Clipboard Maya Bishop was so excited about something that she forgot. I love that.

Oh la, ça commence mal cet épisode final avec une énième dispute entre Andy et Sullivan… On ne sait pas bien ce qu’il s’est passé entre eux, mais Andy en veut à son mari d’avoir fait quelque chose qui, de son point de vue à lui, a sauvé son job. Bon.

Bien sûr, on revient finalement deux jours plus tôt pour savoir ce qu’il s’est passé dans le couple. Les pompiers interviennent dans un quartier résidentiel où une maison a pris feu. Ils n’ont pas de nouvelles des résidents, qu’il faut donc chercher dans la maison. Andy finit par trouver les sept résidents, mais ça prend un sacré moment dans l’épisode, parce que les scénaristes veulent nous garder la surprise, clairement. J’ai même failli croire à la mort d’un des pompiers tant ils ont mis du temps à réintroduire tout le monde !

L’épisode a une chronologie un brin alambiquée, mais c’est partiellement à cause de Grey’s Anatomy. En effet, cet épisode se déroule six semaines après le précédent, ce que je trouve légèrement abusé tout de même, mais on a eu six semaines dans l’épisode de la série-mère qui précède, donc c’est logique (après la chronologie et la logique avec Shonda…). On ne saura rien de ces six semaines, si ce n’est que ça a donné à Carina la possibilité d’aller en Italie dans « l’enfer du Covid » et de se faire deux semaines de quarantaine au retour. OK ?

J’aurais aimé voir un peu la gestion de leur relation à distance, moi, mais je trouve que les retrouvailles sont très sympathiques à se faire en chanson et câlin comme ça. On apprend aussi que Maya n’a pas prévu d’inviter ses parents à son propre mariage… mais who cares ? Elles ont l’air heureuses de se marier, y compris Carina… alors même que dans l’épisode précédent, c’est Dean qui insistait pour convaincre Maya de faire un vrai mariage. C’est un chouilla abusé.

Cela ne les empêche en tout cas pas d’être très heureuses de se marier, au point de faire l’amour même quand Andy arrive chez elles. Soit. J’ai adoré ces préparatifs de mariage à la hâte, parce que Maya ne sait pas comment s’habiller le jour de son mariage quand même. Et Carina se fout tellement de sa gueule !

C’était marrant, bien plus que l’intrigue Andy/Sullivan qui continue de peser sur Andy tout au long des préparatifs, et particulièrement quand Maya, inévitablement, la remercie de l’avoir tant inspiré avec son couple si fort. Tss. Heureusement, Andy ne perd pas de vue la mariée et l’aide à prendre conscience que le vrai problème qui la préoccupe n’est pas vraiment sa tenue de mariage, mais le fait que ses parents ne sachent pas qu’elle se marie.

Hop, il n’en faut pas plus pour que Maya consente à un détour. Elle passe donc chez ses parents pour leur annoncer sa sexualité, puis son mariage. Elle en profite pour dire à sa mère qu’elle n’a pas à rester vivre avec son père, devant le père qui n’ose quand même pas la frapper. Ce fut percutant comme scène, mais en vrai, wow. Ce fut aussi efficace, mais on y reviendra dans la suite de la critique.

De son côté, Vic s’est donc réconciliée définitivement avec ses parents dans l’épisode précédent. Et en un mois et demi, le restaurant a eu le droit à un coup de jeune… Autrement dit, l’incendie est oublié, le restaurant est flambant neuf pour accueillir la réception du mariage de Carina et Maya, justement organisé par Vic. Allez, pépère. La gestion des masques face aux fleuristes me laisse perplexe, mais on en est détourné quand les parents parlent de Theo, cela dit. C’est déjà ça.

En parallèle, Dean est toujours dans ses déboires politiques avec son avocate qui prend enfin le temps de l’embrasser pour le convaincre qu’il faut qu’il lâche l’affaire. Elle parle de son affaire judiciaire, évidemment, mais rapidement, il devient évident qu’il pourrait aussi être question de Vic. En vrai, Condola embrasse Dean qui refuse totalement ses avances, parce qu’il est toujours amoureux de Vic. Sérieusement, ils peuvent pas nous lâcher avec cette intrigue ? Laissez-les être juste potes, bordel.

En tout cas, Condola (l’ex de Miller, tout s’explique, ça aurait été pratique si j’avais retenu ça depuis le départ – son nom comme son lien à lui) conseille vraiment de dire la vérité à Vic, et ça perturbe Dean qui se confie à nouveau à Ben sur la question. D’ailleurs, Ben est toujours aussi chiant, lui : son opération s’est bien passée, son médecin et Catherine Fox ont tout deux souligné qu’il n’y avait pas besoin de chimio, mais il continue de chercher à avoir d’autres avis médicaux. C’est ridicule.

Tout aussi ridicule est son avis sur la situation Dean/Vic, puisqu’il conseille aussi de tout avouer à Vic alors que putain, y a zéro sentiment amoureux entre eux bordel. Même Jack et Inara ont plus d’alchimie, franchement !

On note au passage que Jack est toujours amoureux d’Inara (je n’ai pas du tout forcé cette transition dans la critique !), mais qu’il y a un froid entre eux… Il est apparemment question d’une sœur d’Inara qu’elle doit aller aider, avec le problème que sa sœur se trouve en Californie. Autrement dit, Jack et Inara sont sur le point de se séparer, à moins que Jack ne déménage lui aussi, comme le conseille la fameuse Marsha totalement remise sur pied. Soit.

Sinon, Travis est toujours en contact avec son père, malgré les disputes qui ont eu lieu durant toute la saison. Il a fini par se faire une raison, de toute évidence : Travis est même capable d’entendre que son père est amoureux d’un autre homme même si sa mère n’est toujours pas au courant de l’homosexualité de son père. Alors, je veux bien pour le côté coming out qui n’est pas évident à faire, hein, mais là, il est aussi infidèle, à un moment, faut savoir dire stop ? Pfiou. Je suis vieux (jeu).

Et particulièrement perturbé par Travis qui arrive en retard au restaurant pour les préparatifs du mariage et balance directement tout ce que son père lui a dit, avant de souligner qu’il n’a pas osé inviter Emmett au mariage. Devant tout le monde ? Il y a les parents de Vic – et encore eux, bon – mais aussi une bonne partie de la caserne ? Cela n’a pas de sens !

Pas plus que de repasser des nappes quand elles sont sur les tables du restaurant avant de les déplacer vers le fond du restaurant, cela dit… Et c’est pourtant ce que Vic fait ? Au moins, ça empêche Dean de lui parler de ses sentiments comme il a commencé par tout le reste pour avoir son avis. Et après ce vent magistral, Ben apprend l’identité de Theo alors qu’il se change dans les toilettes du restaurant avec Dean et Jack. Qui se change dans les toilettes d’un restaurant pour un mariage ?

Bon, OK, MOI, je me suis changé dans les toilettes y a dix jours pour un mariage que j’aidais à organiser. Guess that makes sense. Who cares ?

Il était bien plus passionnant de voir Theo se pointer à son tour au mariage parce que le père de Vic a eu la bonne idée de l’inviter. C’est super bizarre comme invitation, ça n’a absolument aucun sens que Theo vienne, mais il vient quand même et il tombe même sur Travis. Vraiment, les relations entre ces deux là sont apaisées et ça fait plaisir à voir.

Par contre, si Travis reconnaît qu’il ne déteste pas Theo, il n’est pas prêt non plus à lui dire que c’est OK qu’il sorte avec Vic. Après tout ça, le mariage va pouvoir commencer : Carina découvre ainsi le restaurant et remercie Vic d’avoir fait toute la déco et l’organisation du mariage pour Maya. J’ai aimé la scène où Vic souligne le faire aussi pour Carina, mais c’est vrai qu’elles ne se connaissent pas vraiment encore.

C’est en tout cas l’heure du mariage pour Carina et Maya, et c’est juste beaucoup trop chou. J’adore la tenue de Carina, sérieux, même si c’est un peu cliché d’en avoir une en robe et l’autre non… La scène de leur entrée était belle quand même. Bon. C’est Ben qui officie ce mariage (??) alors que Vic leur fait la musique d’entrée, pendant laquelle Emmett et Travis peuvent échanger un regard lusty as fuck (pardon), pendant laquelle Maya aperçoit que sa mère est venue au restaurant (comment a-t-elle su où venir ?) et pendant qu’Andy continue de faire la tronche à son mari.

J’oublie volontairement de parler de Dean et de son regard amoureux envers Vic, hein ! On assiste ensuite à la cérémonie de mariage la plus express de tous les temps, avec Maya qui oublie d’écrire ses vœux (what ?) et Carina qui zappe les siens. Oh, la mère de Maya est en larmes, OK, mais franchement c’était express. Après, ça puait tellement l’amour, pas besoin de faire plus, si ? Dire que j’ai co-organisé une cérémonie d’une heure, moi… Non, vraiment, Carina qui sautille comme une enfant parce que Maya a oublié ses vœux, c’était juste trop beau, c’est une bonne idée.

J’ai adoré par contre la partie dansante du mariage, parce que c’est un truc qui est parfois zappé dans les séries, mais là, vraiment, comme ils se marient au sein de leur « bulle » Covid, tout le monde se connaît et s’éclate, c’est fun comme tout. En plus, pendant le bal, Theo retente une approche avec Travis, et j’ai trouvé ça beaucoup trop chouette. Ils en sont enfin au stade où ils peuvent se parler comme les vieux potes qu’ils sont, et j’ai trouvé ça touchant. Peut-être que c’était aussi touchant parce que Theo rappelait à Travis que Michael voulait qu’il soit heureux – et donc qu’il se case avec quelqu’un d’autre désormais.

Bon, il faut quand même parler du passé et ce qu’il s’est passé deux jours plus tôt sur le terrain. Andy pense avoir trouvé tout le monde dans la maison en flamme, mais finalement, elle apprend d’une des résidentes qu’il y a plus de monde que ça. Et un chien ! Mais le chien arrive tout seul auprès de la jeune fille, qui s’évanouit devant Andy, alors que Maya apprend la disparition aussi de l’enfant des voisins, dont la mère est enceinte. OK.

On sent bien que c’est un peu l’enfer cette intervention, pas aidée par le confinement et les gens qui s’entassent dans les maisons, clairement. Zaza, le fils de la voisine, est ainsi dans la maison lui aussi, parce qu’il a voulu aider la grand-mère à se remettre au lit. Eh, ça part dans tous les sens. Finalement, Zaza est en mauvais état, mais il y a un énorme problème : plus d’ambulance pour l’emmener à l’hôpital.

C’est là qu’on commence à voir comment ça a pu partir en vrille, parce que Maya prend une décision contraire au protocole et à un de ses supérieurs, présent sur les lieux : elle décide d’emmener l’enfant à l’hôpital avec un camion de pompier, même si ce n’est pas une des ambulances officielles. C’est risqué, ça. Et ça ne plaît pas au supérieur qui engueule ensuite Maya et Sullivan, avant de se faire un petit tête à tête avec l’ex capitaine de la caserne.

Il n’en faut pas plus pour que Sullivan en profite pour se placer et tenter d’avoir une promotion. Tu m’étonnes qu’Andy lui fasse la gueule lors du mariage, du coup. En fait, leur dispute continue même pendant le mariage où elle tente de l’éviter autant que possible, quitte à se retrouver à nouveau avec Jack. Ce dernier se confie à Andy qui est étonnamment de bons conseils à lui expliquer qu’il suffit qu’il détermine ce qui lui fait le plus de mal entre perdre Inara ou changer de vie.

Les personnages évoluent et grandissent donc avec le temps ? J’ai envie d’y croire quand je vois cette scène ou celle qui suit, dans laquelle Travis explique calmement à Vic qu’il l’aime et qu’elle peut se mettre avec Theo si elle le souhaite. Dommage pour Miller, ça se fait au moment où Ben et Miranda sont en train d’insister pour qu’il avoue ses sentiments à Vic. Pfiou. Ecoutez, vous connaissez déjà mon choix, je crois.

En tout cas, l’ambiance du mariage arrive à convaincre tout le monde d’avancer, y compris Ben qui refuse finalement de consulter un troisième médecin. Et alors que Carina s’inquiétait de ne pas avoir de drama à son mariage, on finit inévitablement par en avoir. Pas étonnant avec cette série ! Ainsi donc, Jack n’a pas le temps de proposer quoique ce soit à Inara qu’elle lui souligne assez justement qu’il n’est pas amoureux d’elle (contrairement à ce que pense Marsha) mais de la famille qu’ils forment. Ce n’est pas une raison suffisante pour refaire toute sa vie à ses yeux (ça se discute, vraiment), alors elle le remercie de l’avoir sauvée, mais elle le plante là.

Dans le même genre, Dean sort du restaurant à la recherche de Vic pour mieux la voir en train de rouler des giga-pelles à Theo. Je suis grave frustré de ne pas avoir eu de scènes entre eux pour ces retrouvailles amoureuses, mais je vous assure que j’ai lâché un bon gros « OUI ».  En parallèle, Travis finit par confier à Emmett qu’il est amoureux de lui, entre deux urinoirs. Pff. Ah ben bonjour le romantisme ! Evidemment qu’Emmett préfère juste rester ami avec Travis parce que ça a été trop compliqué de l’oublier… et évidemment qu’il l’embrasse juste après. Je ne sais pas quoi penser de ces deux-là. Pas sûr qu’ils forment vraiment un couple durable sur du long terme, mais bon, allez, je prends le happy end.

Il en faut bien dans cet épisode, et on les voit ensuite se faire un slow juste à côté de Carina et Maya. Bon d’accord, ils sont dans le fond de la scène, mais ça me va très bien, c’était bien plus intéressant que la scène se déroulant entre Sullivan et Andy. Celle-ci lui reproche vraiment tout ce qu’il a fait, même s’il tente encore de s’en justifier en passant pour un héros, ce qu’il n’est pas.

Pas du tout même. En effet, pendant la soirée de mariage, tout le monde reçoit un SMS les informant que Maya n’est plus la capitaine de la caserne… Seulement Maya n’est pas sur son portable pendant le mariage, elle est en train de vivre son meilleur slow romantique.

Belle image de fin de saison, franchement.

EN BREF – J’ai adoré cette saison 4 pour un tas de raisons, même si la principale se résume au couple Maya/Carina, je le reconnais. C’était vraiment leur saison et cette fin le prouve… mais ça n’a pas empêché non plus de développer de merveilleuses histoires concernant Travis et Vic, notamment grâce à la présence de Theo, qui fait un très bon ajout au casting, il n’y a pas photo.

Désolé Dean ! Si je n’ai pas aimé du tout ses déboires sentimentaux, j’ai vraiment accroché à la manière dont il permettait à la série de traiter les problèmes raciaux et systémiques aux États-Unis. Cela lui donnait vraiment un bon rôle dans lequel il a pu montrer tout ce qu’il savait faire, même si c’était souvent au détriment de Prue, peu présente en fin de saison. J’espère qu’ils rectifieront tout ça pour la saison 4.

Dans le même genre, j’aimerais que Ben s’intègre mieux à la caserne, parce que ça fait quatre ans qu’il est de côté. Quant à Sullivan… Bon, non, toujours pas. J’ai en tout cas hâte de le voir se manger la haine de tout le monde en saison 5, hâte de suivre les aventures suivantes pour Maya/Carina, Vic/Theo et même Travis/Emmett. J’en oublie de parler de Jack, mais bon, j’ai détesté le personnage et son intrigue tellement de fois en quatre ans, je ne sais plus quoi dire de lui. Inara n’a jamais réussi à s’intégrer vraiment, je trouve, alors son départ est triste, mais il trouvera bien quelqu’un d’autre. Andy, encore ? Pitié, non.

 

 

Riverdale – S05E01

Épisode 1 – Climax – 14/20
J’avais clairement oublié le rythme effréné de cette série qui ne s’arrête jamais. Cette reprise est un peu particulière, parce que précisément il ne s’agit pas d’une reprise, mais juste de la suite de la saison 4 qui n’avait pas pu être terminée à cause du coronavirus. L’épisode est donc on ne peut plus classique, mais il fonctionne et a l’avantage de me remettre dans le bain. C’est épuisant.

Spoilers

Le bal de promo approche, personne ne le prépare vraiment, mais on y a quand même droit pendant l’épisode.


To surviving this crazy town and making it a night we will never forget.

Le résumé de la saison précédente m’a été bien utile, je dois le reconnaître. On en revient sans trop de surprise à l’intrigue des VHS et cette saison 5 commence à peu près là où la quatre s’est arrêtée. Jug et Betty retrouvent donc le frère de cette dernière bien évidemment chargé de l’enquête, parce que c’est tout à fait une affaire pour le FBI tout ça.

Jug est toujours aussi transparent avec notre agent du FBI, et c’est frustrant de voir qu’ils ne sont pas capables de capter que celui-ci est en train de les trahir. En tout cas, la seule piste qu’ils ont désormais les mène à nouveau au Blue Velvet, parce qu’il y a des tickets de cinéma aux initiales de ce vidéoclub dans la cabane. Bien sûr.

La piste ne mène nulle part par contre, alors Betty en explore une autre au lycée, accusant la secrétaire de direction sans qu’on ne sache bien pourquoi. L’avantage, c’est que ça permet le retour de Weatherbee. Je remercie la série de nous faire un flashback pour nous rappeler que la dernière fois qu’on a eu l’occasion de le voir, c’était lorsqu’il avait perdu son petit doigt dans une secte, ça nous rappelle à quel point c’est du grand n’importe quoi cette série.

Tellement n’importe quoi que deux lycéens parviennent une fois de plus à avoir un parloir pour parler à un prisonnier qui a tenté de les tuer afin d’avoir une nouvelle piste. La crédibilité est enterrée depuis si longtemps. Cela leur permet néanmoins d’avancer, alors tout va bien : ils décident d’attirer l’attention du créateur de vidéos en en faisant une eux aussi, avec Cheryl dans le rôle de la victime et Reg dans le rôle du tueur.

Reste alors à vendre le film à David, le gérant du Blue Velvet. Pour cela, Betty fait appel à Kevin… mais le gérant n’est pas stupide et voit bien qu’on tente de l’arnaquer. Par chance, Betty a aussi prévu le coup : elle a une autre VHS à proposer, celle de son père, ce serial-killer, quand il était encore enfant. Elle a ainsi l’accès à une soirée secrète avec projections de films de meurtres. Génial. Il n’y a pas que ça, mais aussi toutes les perversions de Riverdale, notamment les films de chatouille, youpi.

Sur place, Jug finit par s’énerver devant un des films, mais ça lui permet de repérer ensuite l’homme qu’ils étaient en train de chercher. Malheureusement, c’est Betty qui se retrouve seule à le poursuivre quand Jug tombe sur sa petite sœur parmi tous les déviants qui sont à cette fête.

 

De son côté, Archie redébarque tout transpirant sur le point d’aller prendre sa douche… mais pas à moitié à poil. Veronica l’attend dans sa chambre et le couple se porte au mieux, sauf que Veronica a trouvé le brouillon de chanson qu’Archie à écrit pour Betty. C’est bête.

Veronica insiste un peu sur cette chanson, pour essayer de comprendre ce qu’Archie lui cache, mais en attendant, elle le vend autant qu’elle peut aux Marines. Archie n’a toujours pas l’équivalent du bac, mais il a deux business qui tournent sans trop de mal. Malheureusement pour lui, le recruteur s’intéresse à un autre combattant : le copain de Kathy Keene. Oh, joie, il ne me manquait plus qu’un autre crossover, tiens.

KO Kelly débarque assez vite en ville et ça tourne rapidement à la compétition de male alpha, alors que Veronica est toute heureuse de les faire se rencontrer. Par contre, elle ne semble pas voir que KO Kelly est beaucoup plus grand qu’Archie, et donc probablement plus fort. Archie croit pourtant son coach qui lui indique qu’il est probablement le plus fort d’entre eux. Il n’en faut pas plus pour lancer une compétition sportive entre eux.

Allez hop, on retire les t-shirts pour faire du sport ; puis pour un détour par le sauna, parce que c’est tout à fait ce qu’on fait entre adversaires après la défaite de KO Kelly. Evidemment qu’Archie est plus fort, fallait pas venir dans sa série, hein… Et on se marre bien ensuite, parce qu’Archie invite KO au speakeasy où Veronica lui a concocté une petite surprise : elle décide de chanter sa chanson, devant tout le monde, y compris Betty.

C’est d’une tristesse aha ! Betty le prend mal évidemment, mais au moins, Veronica est amoureuse. Elle chante mieux qu’Archie aussi, je trouve. Si vous voulez rire un coup, sachez en tout cas que KO et Archie partent séparément du speakeasy, mais finissent ensemble dans la chambre d’Archie. Logique. Ils sont partis du même endroit pour aller au même endroit et retourner au premier endroit, le tout à deux voitures ? Alors que KO n’a pas de voiture ? NORMAL.

Tout ça mène en tout cas au combat entre eux, et hop, encore une scène où les deux sont torse nu. Go les audiences ! Finalement, Archie perd le combat car deux juges sur trois lui préfèrent KO Kelly. C’est con. Archie le vit super mal et refuse la proposition de se réinscrire l’année suivante à la fac du recruteur quand on lui propose. C’est d’un naze. Sinon, la copine de la mère d’Archie, c’est l’actrice de Continuum ? Si oui, c’est top. Si non, ben, on verra ce qu’elle vaut plus tard. En attendant, Archie se fout à poil pour être réconforté par Veronica. Encore.

Chez les Lodge, Veronica ne croit toujours pas Hiram quand celui-ci affirme qu’il est en train de battre son cancer. Il n’y a pas que son docteur qu’il est en train de battre cela dit, il y a aussi les criminels dans la rue. Tss.

Après bien du temps, on retrouve enfin Cheryl et Toni, enfin. Malheureusement, elles sont coincées dans une intrigue pas bien passionnante de lycéennes cette fois. En effet, Cheryl veut être la reine de promo quoiqu’il arrive. Elle arrive à convaincre Toni de se présenter avec elle… et surtout elle arrive à empêcher tous les autres de s’inscrire, n’en déplaise à Kevin qui souhaite pourtant que Fangs puisse être roi de la promo. Joie.

Le problème, c’est aussi que Toni n’est toujours pas out auprès de sa famille. Quand elle en parle à Cheryl, celle-ci le prend mal… et elle décide logiquement d’aller confronter directement la grand-mère (je pense ?) de Toni. Cette scène se déroule hors écran, contrairement au rejet que Toni se prend de pleine face quand elle souhaite lui parler de sa petite-amie. Le vrai problème n’est pas tant l’homosexualité de Toni que le choix de la petite amie : une Blossom.

Cela provoque quelques remous dans la relation, mais une fois de plus, Toni pardonne tout à Cheryl alors qu’elle se comporte grave mal avec elle. Elles se rendent donc ensemble au bal de promo, contre l’avis de la grand-mère de Toni.

On laisse ensuite tomber toutes les intrigues de l’épisode pour passer… au bal de promo bien sûr ! Les trois couples mythiques de la série sont ainsi réunis (omg, immonde la robe de Veronica, non ?) pour les photos chez les parents, mais Kevin n’y a pas droit. Faudrait savoir. Le bal de promo ? Il a l’air plutôt sympathique, en vrai.

Et alors que Kevin veut faire de cette nuit une nuit mémorable, Veronica a sa petite idée de comment faire : elle explique à Archie qu’elle a prévu de prendre une année sabbatique pour continuer de bosser avec Archie qui n’a pas eu la seule fac qui s’intéressait à lui. Ah, le système américain… Cela fait clairement flipper Archie de voir Veronica si investie dans leur relation… alors il en profite pour lui expliquer qu’il a écrit sa chanson pour Betty.

WTF ? Pourquoi lui dit-il ? Je suis pour l’honnêteté dans le couple, mais je suis aussi pour le bon timing dans les relations, hein. C’est ridicule de faire ça sur cette soirée, et juste avant le sacre de Toni et Cheryl, en plus. Bien évidemment, Cheryl n’a aucune idée de ce qu’il se passe dans les couples qu’elle invite à venir danser avec elles, hein. Bon, la danse ne dure pas bien longtemps, parce qu’une nouvelle vidéo de film de meurtre est diffusée pendant le bal.

Ainsi, Betty et Jughead comprennent que David, le gérant de Blue Velvet, vient d’être tué dans cette vidéo… et ils se barrent du bal de promo, comme si de rien n’était. Cheryl, persuadée d’être choisie par Toni, déchante un peu quand elle comprend que sa copine n’est pas prête à tourner définitivement le dos à sa grand-mère. Oh, bien sûr, devant elle, elle la soutient, mais dès qu’elle est partie, elle s’effondre.

Veronica… ben Veronica décide de rompre avec Archie. Ils font les deux dernières semaines de lycée ensemble, et hop. Quand Archie rentre chez lui, il trouve une nouvelle VHS qui met en scène le moment où on a failli le tuer chez Pop’s. Chouette cliffhanger au moment où Charlie dit qu’il n’y a plus qu’à attendre une nouvelle vidéo pour continuer l’enquête… mais toujours pas convaincu à fond par cette intrigue.

Sinon, Veronica décide aussi de ne rien dire à Jug du baiser entre Archie et Betty, mais elle s’en confie à Hermione, alors qu’Hiram écoute « discrètement » le tout. C’est mal barré, tout ça.

Compteur d’Archie à poil : +4
Non, je n’ai pas à le continuer, le pari est fini et je l’ai gagné. Mais ça me fait marrer et j’ai pris l’habitude, écoutez.