9-1-1 – S04E11

Épisode 11 – First Responders – 17/20
Un épisode très sympathique cette semaine, avec une écriture intéressante qui permet aux intrigues d’avancer de manière fluide, tout en se concentrant sur des personnages secondaires que l’on apprend à mieux connaître. C’est tant mieux, car ça me fait les apprécier davantage ! En plus, comme toujours avec cette série, certaines scènes sont suffisamment marquantes pour qu’on se souvienne longtemps de l’épisode.

Spoilers

Depuis sa voiture, Sue est témoin de quelque chose qui la choque et va provoquer bien des remous pour tous les héros de la série.


Don’t even think about it, Buck.

Quel étrange titre d’épisode que celui-ci ! Et quel étrange début, en plus. On y voit un homme que l’on ne connaît pas faire ses courses et oublier d’acheter des fleurs pour sa femme, qu’on connaît très bien, elle, pour le coup. Il s’agit de Sue, la chef du centre d’appels que l’on suit depuis quatre saisons déjà. Et après sa réplique de la semaine dernière comme quoi elle est la mère de tout le centre, les scénaristes frappent directement un grand coup : elle se fait renverser par un chauffard sur le parking, hurlant à quelqu’un de s’arrêter.

Elle est clairement témoin de quelque chose, mais nous ne savons pas quoi, et elle fait beaucoup de peine à voir ensuite quand elle essaie d’indiquer aux pompiers qu’elle a une urgence pour eux. Heureusement, la garde du supermarché qui regarde l’accident sans pouvoir rien faire annonce à Buck que ce n’est pas un hasard, tout ça : elle a été percutée volontairement.

Cela n’a pas beaucoup de sens pour Buck, Josh et Maddie qui cherchent à comprendre comment il est possible d’avoir voulu s’en prendre à elle. En tout cas, en son absence, c’est à Josh de prendre la direction du centre d’appels, et bonjour l’angoisse. Il culpabilise en plus de l’accident de sa boss, parce qu’il était au téléphone avec elle juste avant l’accident. C’est dur pour lui de savoir qu’il était là sans être là pour elle.

En plus, il a une relation particulière avec Sue comme on le sait. Ce qu’on ne sait pas encore par contre, c’est qu’elle lui a sauvé la vie en 2006. En effet, alors qu’il commençait un nouveau job, Josh s’est retrouvé seul dans un immeuble possiblement en feu, au 32e étage. Personne n’a pensé à le prévenir de l’évacuation qu’il ne pouvait entendre et que l’on voit très peu en arrière-plan – il avait un casque, les gens ne le connaissent pas.

Et quand il appelle le 9-1-1, il tombe évidemment sur Sue, qui va lui venir en aide. Le problème, c’est qu’il n’est pas trop d’accord avec ses idées lorsqu’elle lui dit de monter vers le toit de l’immeuble. En même temps, le feu est juste en-dessous de lui. Il fait bien de descendre cependant, parce qu’il trouve une autre victime de l’incendie, une femme qui est inconsciente. Il peut lui sauver la vie grâce à Sue qui lui explique comment la prendre en charge.

Franchement, c’est un sacré héros ce Josh, parce qu’il a pris la femme sur son dos pendant cinq étages, histoire de s’éloigner des fumées. C’est une sacrée histoire, mais l’adrénaline fait faire des trucs de dingue après tout. Pour le coup, à sa place… Non, ben j’aurais suivi le conseil de Sue, franchement. Mais sinon… Mon dieu, je ne peux pas porter quelqu’un sur cinq étages, franchement !

Il s’en sort bien sûr en vie, la femme aussi, et Josh peut donc ensuite se rendre au centre d’appel pour remercier Sue de lui avoir sauvé la vie. Il est aussi en pleine crise existentielle et cherche à changer de job : il dactylographiait avant des conversations téléphoniques, finir dans un centre d’appel semble tout de même la chose logique à faire à présent. J’aime bien que la série prenne le temps de développer le personnage de Josh. Après tout, ce centre d’appel fait l’originalité de la série – on ne s’occupait jamais trop de ce genre d’endroits plus d’un épisode avant !

Dans le présent, Josh prend donc les commandes du centre d’appel et il s’en sort plutôt bien, avec l’aide de Maddie bien sûr. Cela ne l’empêche pas de gérer à fond ce qu’il fait, notamment lorsqu’il prend un appel compliqué : il s’agit d’une femme qui harcèle un homme devant chez lui. Quand Athena arrive sur place, elle découvre cependant que la femme a une bonne raison de le faire : elle soupçonne l’homme d’être responsable de la disparition de sa fille.

Comme trop souvent, c’est une situation qui n’est pas sans rappeler un épisode de Station 19 où une situation plus que similaire et bien plus marquante s’est déroulée. Ce n’est pas la première fois qu’ils nous font le coup. J’imagine qu’en plus de s’échanger des acteurs, ils s’échangent des scénaristes, et il serait bon de communiquer mieux sur les situations répétitives entre les séries.

En même temps, je dis ça, mais ça ne doit pas me détourner du vrai message à faire passer : comme la jeune femme qui a disparu, Tracie, est noire, personne ne semble se soucier d’elle au commissariat. Cela énerve énormément Athena qui se met aussitôt sur le cas avec un détective qu’elle entraîne là-dedans. Inévitablement. Elle en parle à l’occasion d’un petit apéro avec Hen, parce que ça la remue énormément d’avoir cette affaire en cours alors même que, pendant ce temps, May cherche à prendre son indépendance. L’idée lui vient en début d’épisode et semble sortir de nulle part, puisque ça ne fait que quelques mois qu’elle a un job, mais bon, admettons.

De son côté, Buck retrouve son ex, la journaliste dont il est vraiment temps que je me souvienne du nom, pour lui parler de ce qui est arrivé à Sue. Il espère lui vendre un sujet autour de Sue, présente depuis 1984 à la création du centre d’appel. Sue est un sacré personnage après tout, alors il y a de quoi faire un reportage sur elle.

Cela intrigue la journaliste qui se rend donc sur le parking après avoir fait un sujet sur Sue, histoire de voir la vidéo de surveillance de l’accident de Sue. Elle découvre à son tour que ce n’est pas un accident, et quand elle se rend compte qu’il y a des poubelles juste à l’endroit où était la voiture avant de démarrer, elle propose à Buck d’aller fouiller pour savoir ce qu’il en est.

Pas de bol pour eux, Athena et le détective arrivent pile à ce moment-là, parce que leur enquête sur Tracie et sa disparition a bien avancé. Ils ont ainsi compris qu’après une soirée au poker – vendue par sa collègue – Tracie a été droguée par un homme qui l’a ensuite escortée en-dehors du casino. C’est là que Sue a pu voir l’homme jeter ses papiers d’identité dans les bennes à côté du supermarché. Athena remonte donc cette piste et ça permet d’avoir beaucoup d’informations d’un coup, grâce à Buck qui prend conscience que le « nine-one-one » murmurée par Sue était peut-être « nine-one-walt », comme une plaque d’immatriculation.

Bon, c’est gros, mais ça fonctionne et ça permet le lancement d’une alerte qui permet de retrouver rapidement la voiture, puis Tracie, droguée et abandonnée dans un containeur. Tout ça n’est pas terminé pour autant, loin de là : les pompiers doivent venir la secourir alors que les flics sont en train de quadriller le secteur pour retrouver le kidnappeur.

Se faisant, il s’éloigne un peu trop de l’endroit où est Tracie et, franchement, ils auraient dû s’en rendre compte bien plus vite que ça. La série nous montre un Josh débordé par le fait que personne ne lui donne sa localisation exacte, quand c’est la première information-clé à donner lors d’une urgence. Il galère donc, fait des maths dans sa tête et explose le budget effets spéciaux numériques de manière plus inhabituelle que d’habitude, mais il comprend heureusement que nos pompiers sont en danger.

Grâce à ça, il sauve in extremis la vie de Bobby et permet l’arrestation de l’homme. Pfiou. Tout ça ne nous dit pas pour autant comment va Sue : tout le monde s’inquiète pour elle dans l’épisode, même la journaliste qui ne la connaît pas ! Il faut dire qu’une fois à l’hôpital, elle doit subir une opération d’urgence… mais finalement elle s’en tire intacte.

Après tout ça, Athena pose ses conditions au déménagement de sa fille, lui balançant beaucoup trop d’ordres alors que Sue peut revenir au travail auprès de tous ses enfants, comme elle les appelle, avec simplement une canne. C’est beaucoup trop rapide, mais ça permet une jolie séquence émotions pour tout le monde quand on lui souhaite la bienvenue.

Et hop, la série peut continuer comme si de rien n’était – comme d’habitude. Moi, j’en retiens que Bobby manque carrément de tact quand il annonce à May l’accident de sa boss, mais aussi que Buck et sa journaliste passent tout leur temps ensemble désormais. Ils finissent l’épisode autour d’une bouteille de champagne pour célébrer la justice et le sauvetage de Tracie et Sue.

> Saison 4

 

The Legend of Korra (S04)

Salut les sériephiles,

Grosse avancée dans mon Challenge Séries 2021, j’ai enfin terminé la saison 4 de La Légende de Korra, plus d’un mois et demi après la troisième saison. Il était temps, je m’étais dit une saison par mois et les épisodes ne sont disponibles que jusqu’au 14 mai sur la plateforme où je les regardais. On est passé à ça de la catastrophe, mais je me suis décidé hier soir à regarder les quatre qu’il me manquait encore !

the legend of korra korra bending gif - Google Search

Saison 1Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

Vous l’aurez compris, j’ai été lent sur ce coup-là… Je suis plus mitigé sur cette saison 4 que sur la précédente, principalement parce qu’elle m’a encore amené là où je ne l’attendais pas forcément. Les éléments qui me plaisaient dans la troisième saison sont pourtant là, notamment en ce qui concerne les graphismes sur les combats (un peu moins poussé quand même qu’à la bonne époque de la saison 3 d’Avatar) ou l’évolution des personnages.

Bits and pieces — 'The Legend of Korra' Book 4 - Episode 2 Review

Ces derniers sont toujours très bien traités et le premier épisode contient un twist bien pensé : après le combat final de la saison 3 qui a laissé notre avatar en très mauvais état, la saison 4 ne pouvait pas commencer sans conséquence – et elle laisse finalement certains personnages secondaires de côté par rapport à d’autres… mais bon, on ne peut pas tout avoir !

Spoiler, la saison 4 se déroule alors trois ans plus tard. C’est l’occasion pour les scénaristes de nous faire tout un épisode sans Korra, dont le retour est très attendu dans la Cité de la République. Pourtant, il est rapidement révélé qu’elle devrait y être depuis un moment, mais qu’elle se la joue solitaire. Le développement de l’héroïne est vraiment bien fichu, avec un choc post-traumatique et un venin qui l’affaibli encore après trois ans. Meilleurs GIFs Tlok Book 4 | GfycatUn vrai bonheur à suivre, surtout que pour s’en remettre, elle se rend sans le savoir auprès de Toph. Et ça, c’est un retour que j’ai trouvé très appréciable.

Non, je ne suis toujours pas le plus grand fan du personnage de Toph, mais j’ai trouvé ça sympathique de la revoir, surtout qu’elle n’a pas tant changé. De fait, c’est peut-être celle qui a le moins changé entre sa dernière apparition dans la série-mère et sa première dans la saison. Tous les autres héros de l’animé ont pris trois ans dans la face. Outre la magnifique coupe de cheveux de Korra, on se retrouve donc avec des personnages qui ont évolué et changé, à la fois physiquement, mais aussi dans leur vie.

Book 4 Spoilers Legend Of Korra Lok Spoilers Opal Beifong Lok Gifs Lokedit GIF | GfycatIl faut comprendre ici que Bolin fait à nouveau de la merde en suivant aveuglément Kuvira, dont la soif de pouvoir inattendue va occuper toute la saison, alors que Mako se retrouve coincé en garde du corps d’un prince plus que relou. Bizarrement, ça fonctionnait bien pour ces deux personnages car les enjeux parfaitement différents leur permettaient d’enfin grandir sur certains points. Et puis, la romance avec Opal joue aussi comme un point positif.

estos gifs — THE LEGEND OF KORRA: THE LAST STAND MAKO'S... | Legend of korra, Mako legend of korra, Korra
Ils finissent en héros, comme il se doit ; même si ce fut trop souvent compliqué de trouver un rôle à jouer pour Mako

Korrasami Suggestion too Strong - Avatar: Legend of Korra
Pas subtil, mais efficace

Asami est aussi à évoquer, évidemment. Elle s’impose comme mon personnage préféré sur ces quatre saisons, alors que je ne l’aimais pas tellement au début. Et je ne dis pas ça pour le principe, vraiment, elle a la meilleure évolution et tout son arc en saison 4 pour apprendre à pardonner à son père et avancer, c’était dingue. Bien sûr, tout ça mène à la dernière scène et à cette tension sexuelle de dingue entre les personnages qui… n’aboutit à rien, parce que c’est la dernière saison. La frustration.

How a Nickelodeon Cartoon Became One of the Most Powerful, Subversive Shows of 2014 | Vanity Fair
J’ai rarement autant shippé dans une scène, EMBRASSEZ-VOUS BORDEL

La saison 5 aurait été la bienvenue. J’ai bien sûr commencé à lire les comics aussitôt, surtout qu’ils reprennent quelques secondes après… J’y reviendrai dans un prochain article, le temps de me faire un avis.

Bend It Like Korra | Avatar airbender, Korra, Avatar the last airbender art

Pourquoi tant de temps pour la saison 4, alors ? Parce que le fil rouge autour de Kuvira était moins intéressant, tout simplement. Je l’ai trouvé globalement peu surprenant, j’ai eu très peu de moments « wtf ? » et de cliffhangers me donnant vraiment envie de revenir. En plus, on sentait bien que c’était la dernière saison (l’épisode souvenirs tombait à pic après une pause de deux semaines), alors je voulais faire traîner pour avoir toujours une petite dose de Korra. Les vacances ne m’ont pas aidé non plus ; pas plus que le retour par moment d’un humour pipi caca auquel je n’accroche pas trop face au sérieux de la situation.

Meilleurs GIFs Tlok Finale | Gfycat

Avatar: Legend of Korra - gifs - Page 2 - Cheezburger
J’ai eu mes moments de stress sur ce final !

En attendant, je garde un souvenir positif de ces quatre saisons. Loin d’être le dessin animé pour enfants qu’était la série-mère, là, on traite de thèmes un peu plus adultes, du terrorisme à la quête de soi, en passant par des intrigues familiales plus complexes et une lutte politique assumée. On sent que la série était faite pour le même public, mais qui avait grandi. J’ai eu du mal avec le changement d’atmosphère, surtout que la série semble se chercher en se renouvelant à chaque saison, mais dans l’ensemble, c’est tout de même un sacré bon voyage, et une belle légende. La toute fin m’a donné l’impression de regarder un autre animé avec son robot géant, mais l’évolution s’est faite plutôt naturellement.

The Legend of Korra' season 3, episodes 4, 5 GIF recapEt puis, j’ai tout de suite commencé la saison 5 en comics, c’est bon signe, je crois ! J’avais envie de savoir ce qui allait se passer dans le monde des esprits… et j’ai bon espoir aussi de voir d’autres ships, comme Jinora et Kai, mince, ils ont disparu à l’arrière-plan, j’avais de grands projets pour eux ! On verra bien 🙂

Saison 1Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

9-1-1 – S04E10

Épisode 10 – Parenthood – 17/20
Un épisode très sympathique qui gère les conséquences du précédent sans se prendre trop la tête. J’ai particulièrement aimé le retour de certaines intrigues oubliées jusqu’ici. Cela fait plaisir de les revoir comme ça à l’écran, surtout que l’évolution des personnages se fait avec beaucoup de naturel ; même lorsque l’on sait bien que les scénaristes sont juste en train d’essayer de pérenniser la série pour d’autres séries avec certains personnages. Eh, il y en a même une qui pourrait finir par lancer un troisième spin-off en déménageant, franchement.

Spoilers

Difficile d’être parents et de gérer ses enfants sans se les mettre à dos ou sans souffrir.


You fell asleep while standing

Je ne suis pas franchement surpris par le titre de cet épisode après l’épisode de la semaine dernière, mais c’est bien la seule absence de surprise de ce début d’épisode qui surprend rapidement. Un enfant de douze ans déteste sa fête d’anniversaire, quoi de moins original que ça ? Il est parfaitement insupportable et joue quand même avec le trampoline installé à cette fête pour bébés selon lui.

Je me doutais bien que le trampoline allait rapidement poser un problème justifiant l’intervention des pompiers… mais franchement, pas comme ça ! Les ressorts pètent et clouent à la porte la maman qui essaie de son mieux d’être une maman capable d’apporter plein de choses à son enfant. L’avantage, c’est que son nouveau rôle de Jésus crucifié va la rendre hyper célèbre, puisque tout est filmé. C’est déjà ça.

C’était un début d’épisode sympathique pour nous créer des traumatismes, mais on change vite de sujet avec une douche froide particulièrement dure à supporter : Hen et Karen rendent Nia à l’assistante sociale. La scène est horrible avec Denny, le grand-frère au cœur brisé, et les mamans encore plus brisées par cet adieu. Karen n’arrive pas à dire toute la vérité à Nia, lui promettant de la revoir plus tard… alors que bon.

Sans trop de surprise, Hen est ensuite totalement fermée à l’idée de continuer ce projet de famille d’accueil, et je peux comprendre, parce que c’est absolument déchirant à voir. Et en même temps, c’est tellement nécessaire d’avoir quelqu’un pour le faire… Pauvre Hen.

Chez Chimney et Maddie, on se prépare comme on peut à jongler avec un nouvel emploi du temps. Le jeune papa repart en effet au boulot après quelques semaines d’arrêt, et la maman aussi. Elle a une dernière journée pour profiter à fond de sa fille, mais tout en s’occupant aussi d’Albert. Après quelques semaines, le voilà de retour chez son frère, sans avoir le moindre équilibre.

Ouais, Chimney et Maddie se retrouvent finalement parents de deux enfants sur ce coup-là. Chimney était super mignon à être un papa fier, mais par contre, c’était bizarre de le voir partir sans un dernier regard à son bébé. Après, il passe la journée à montrer son bébé aux autres pompiers, y compris à Hen, qui a besoin de bonnes nouvelles. C’est difficile pour elle, mais elle se montre une super amie à vouloir faire absolument la fête pour le retour au travail de Chimney.

Après une intervention plutôt marrante au domicile de parents voulant se séparer de leur fils adulte comptant bien sur l’héritage pour vivre sa meilleure vie – en oubliant un peu trop l’égoïsme et la folie de son père prêt à provoquer un accident contre lui, Chimney rentre finalement chez lui. C’était intéressant comme intrigue, surtout avec May qui se débrouille de mieux en mieux dans ce boulot. Oh, ça ne fait pas tout pour autant de se débrouiller à son travail.

Elle est toujours en contact avec Laila, et quand Athena s’en rend compte, ça part rapidement en vrille entre la fille et la mère. On en est même au point où Athena finit par balancer que May ne peut pas rester amie avec Laila parce que la dernière fois qu’elles étaient amies, elle a failli se suicider. Et elle le balance devant le petit frère qui n’était pas tout à fait au courant de cette situation, ce qu’on nous a rappelé de manière intéressante par un regard d’Athena d’abord, puis de May ensuite.

J’adore May et je trouve que c’est une bonne idée de nous rappeler qu’elle était une ado difficile aussi dans les premières saisons. Et ça laisse Athena en galère aussi, parce que ça lui rappelle les pires souvenirs de sa vie, surtout quand May ne lui répond plus du tout. C’était il y a quatre ans à peine, mais j’ai l’impression que c’était dans une autre vie, franchement.

J’ai aimé le retour à cette intrigue, pour une fois qu’on a une construction qui dépasse un arc de trois épisodes, j’ai trouvé que c’était franchement bien trouvé d’y revenir comme ça, avec Athena qui a maintenant le soutien de Bobby.

De son côté, May court une fois de plus dans les bras de son papa pour avoir de l’aide. Elle n’obtient pas tout à fait ce qu’elle veut, cela dit, parce que son père est un adulte et elle aussi désormais. Il lui ouvre donc les yeux sur ce qu’il s’est passé lors de sa tentative de suicide. Athena n’est pas faite que d’acier, et elle a trouvé May morte dans sa chambre, alors Michael ne lui en veut pas du tout d’avoir pété un câble contre sa fille ce jour-là.

May fait de la merde, par contre. Elle décide ainsi de se rendre au boulot pour écouter l’enregistrement de l’appel de sa mère. Elle le retrouve beaucoup trop vite, je trouve, d’ailleurs, mais c’était hyper prenant de la voir souffrir à réécouter tout ça. Je ne le conseille clairement à personne, mais ça semble lui servir tout de même puisqu’elle finit l’épisode en se réconciliant avec sa mère. C’était inattendu que ça aille si vite – ou ça l’aurait été dans n’importe quelle autre série.

Celle-ci va toujours trop vite pour tout, et elle ne fait pas exception dans cet épisode. Ainsi, Karen a engagé un détective privé pour retrouver la mère de Nia, une certaine Evangeline Gonzalez… qui s’occupe super bien d’elle. C’est une infirmière qui fait tout ce qu’il faut pour sa fille à présent, après avoir connu une passe très difficile dans sa vie, à finir dans sa voiture. Les scénaristes en profitent pour caser la pandémie comme cause compliquant encore la vie d’Evangeline et pour justifier la durée d’adoption temporaire de Karen et Hen.

Ces deux-là comprennent alors qu’elles ont fait la bonne chose pour Nia, mais aussi pour Evangeline. Karen confie ainsi à Hen qu’elle est prête à recommencer cette expérience, et après une rapide conversation avec Denny, les voilà qui accueillent directement deux nouveaux enfants pour quelques jours, le temps que leur tante ne vienne les chercher. Wow. C’était du rapide tout de même, mais ça fait une chouette conclusion.

Bon, pour en revenir à Chimney, alors que Maddie reprend le boulot avec de jolis cadeaux et un « it takes a village » pas bien surprenants, lui, il galère comme jamais à jouer les papas pour Jee… et pour son frère. Par chance, Anne Lee débarque pour jouer la nounou, l’aider et amener Albert à son rendez-vous médical. Je ne savais plus tellement qui était Anne – la femme ayant , mais elle prend super mal le fait que Chimney ne veuille pas confier sa fille à des inconnus.

Je veux bien que la tournure de phrase de Chimney soit maladroite, mais vu le planning sur leur frigo et la galère évidente dans laquelle il est, je ne lui en tiendrais vraiment pas rigueur. Il enchaîne les journées difficiles, en tout cas, entre des gardes épuisantes et de la garderie pour sa fille. Quand il retourne au boulot et fait équipe avec Hen, c’est pour mieux tomber, en plus, sur une femme qui se donne la morte après avoir signé une clause pour ne pas être sauvée.

Les pompiers assistent impuissants à ce suicide médicalisé, alors que la fille de la femme, qui a sacrifié sa vie pour elle, la regarde partir. C’était poignant, surtout que les scénaristes en ont remis une couche avec des flashbacks sur la vie de cette femme. C’était un peu too much pour moi, mais ça mène à la conclusion plutôt naturelle pour Hen d’accepter de faire famille d’accueil et pour Chimney de demander de l’aide.

Il faut dire que Maddie le retrouve endormi debout, ça doit aider à se décider. Ils prennent la décision de confier Albert à Anne et son mari, qui pourront aussi faire du baby-sitting de… leur petite-fille. Oui, Chimney répare le mal qu’il a causé à Anne en l’appelant grand-mère, tout simplement. C’était touchant, comme beaucoup des scènes de cette fin d’épisode – Eddie et Christopher avec la nouvelle copine, par exemple ; ou la directrice du centre d’appel qui explique à Josh qu’elle a des enfants en chacun d’eux.

Bref, il n’y a que Buck qui reste sans enfant à gérer dans cet épisode. Cela aurait été sympa d’avoir une touche avec Christopher, mais bon, ça ne le ferait pas avancer dans sa vie non plus. Et puis, il avait tout de même un avis sur les différentes situations dans cet épisode, c’est déjà ça.

> Saison 4

 

Station 19 – S04E12


Épisode 12 – Get Up, Stand Up – 20/20
C’est un épisode important à voir (et revoir, je pense), même s’il a probablement quelques défauts et qu’il ne peut pas tout dire en 42 minutes, parce qu’il traite d’un sujet qui nous concerne tous. Je n’ai pas grand-chose à en dire et je suis mal placé pour une critique, alors c’était un exercice délicat d’écrire l’article. Regardez l’épisode, même si vous ne regardez pas la série. Vraiment.

Spoilers

La caserne est confrontée à la mort de George Floyd, comme le reste de la société américaine


A lot of people are waking up now.

Après le final de la semaine dernière, je ne voulais pas me précipiter sur cet épisode et prendre le temps d’avoir vraiment le temps (oui, oui) pour le regarder. Je sais qu’il va être lourd à regarder, et qu’il est important ; surtout cette semaine. Je veux dire, le procès du meurtre de George Floyd vient d’avoir lieu et de reconnaître son meurtrier comme… ben comme un meurtrier, justement ; alors l’intrigue qui va traiter tout ça va être importante aussi.

Et même si le début d’épisode nous montre les pompiers en train de combattre un incendie, on en arrive très vite à George Floyd. Je suis surpris, d’ailleurs, parce que je pensais franchement que l’idée était d’aborder un événement fictif similaire, étant donné le calendrier où les personnages en sont pour certaines séries à se faire vacciner et pour celle-ci à gérer plutôt bien les protocoles et déconfinement… mais finalement non, nous sommes bien au début de l’épidémie dans la série.

Nous en revoilà donc à l’an dernier lorsque le monde a découvert ce qu’il s’était passé avec George Floyd – des flics le tuant en l’empêchant de respirer pendant plusieurs minutes. Bien sûr, tout le monde a été bouleversé par la révélation qui fut une goutte de sang faisant déborder un vase plein depuis bien trop longtemps, et c’est le cas aussi pour nos personnages.

Maya fait donc le choix d’appeler la psy de la caserne, Diane, comme lorsque la caserne est confrontée à un décès. Elle prend la décision de traiter l’événement comme une tragédie personnelle pour tous les pompiers, et je trouve que c’est une excellente idée, parce que beaucoup de personnes auraient eu besoin d’un psy à l’époque où cela est arrivé. Je n’aime pas trop les épisodes très bavards du genre, surtout dans cette série, mais c’est une excellente idée, c’est tout.

Je ne peux pas trop le dire autrement. On repart donc sur le même schéma que lors de la dernière visite de cette psy, et elle tombe bien pour que les scénaristes nous rappellent qu’ils ont déjà commencé à nous faire faire ce travail avant George Floyd. C’est important de le souligner, après tout, ils sont sur une grande chaîne à une heure de grande écoute et ils nous mettaient en garde sur les dérapages policiers depuis un moment, notamment à travers les intrigues concernant Ben et Miranda.

C’est assez efficace de nous le rappeler par touche comme ils le font, avant d’avoir Ben qui se confie sur sa peur – et notamment la peur qu’il a vis-à-vis de ce qui pourrait arriver à ses adolescents à la maison ou à sa femme. Vraiment, c’est efficace.

Diane est là pour l’aider, heureusement. Elle est aussi là pour Maya, parce qu’elle sent bien que Maya a quelque chose à lui raconter. Malgré le soutien parfait de Carina, Maya est en plein deuil aussi : sa caserne est confrontée aux mêmes problèmes que le reste de la société après tout. C’est très prenant… mais clairement pas autant que Travis.

Il n’a pas envie de parler à Diane, mais celle-ci le force à parler malgré tout. Il lui assure vouloir laisser les pompiers noirs lui parler avant, mais comme personne n’attend devant son bureau, il est bien normal pour la psy de le faire parler un peu. Et Travis a énormément de rancœur et de haine en lui aussi, parce qu’il est métis avec des racines asiatiques et que les asiatiques aussi sont agressés en permanence dans une société raciste.

Le truc, c’est que c’est totalement invisibilisé dans la société, absolument partout, et ça l’est encore malgré le covid ayant fait tomber bien des masques chez des gens refusant pourtant de le porter. La scène est si importante qu’elle mérite d’être revue et passée en boucle un peu partout, je crois. On voit la mère de Travis réagir par une crise de larmes après des insultes, et ce n’est pas le plus prenant. Les mots sont excellents dans cette scène et Diane rappelle justement que tout ça n’est pas un concours de la communauté la plus attaquée, la plus légitime à se plaindre. Ce qu’il se passe est horrible et ne permet pas assez de cohabiter. On nous l’avait déjà fait sentir lors des scènes de train de Carina et Andrew il y a quelques épisodes… Il est temps de prendre conscience de tout ça et s’améliorer, collectivement, mais aussi individuellement.

C’est ensuite au tour d’Andy de se rendre voir Diane, et j’ai adoré sa demande d’aller marcher quelques minutes avec la psy pour traiter vraiment de ce qu’elle a sur le cœur – et qui se résume finalement au fait qu’elle soit white passing et culpabilise d’avoir mis tant de temps à voir l’évidence, d’avoir eu besoin d’un mari noir pour prendre conscience de beaucoup de choses.

Après ça, Vic se rend également voir Diane avec une question étonnante : elle veut savoir comment on devient psy au cas où il lui arriverait quelque chose en intervention – ou au cas où elle irait manifester et se ferait virer. Oui, en parallèle, Travis s’interroge sur leur nécessité de se rendre ou non en manifestation à Seattle avec les autres… mais ce n’est pas trop recommandé pour les pompiers. En service, c’est impossible ; en-dehors du service, cela reste des manifestations anti-policières et ils font partie du même système que les policiers officiellement.

Pourtant, en tant qu’individus, ils ont bien envie de manifester, surtout quand ils voient Dixon en faire des caisses en s’agenouillant à la télévision, pour faire bien, devant des flics noirs qui restent bien gentiment debout derrière, en plus. Pas étonnant que Sullivan s’énerve en cachette dans le début de cet épisode… et pas étonnant que Vic envisage sérieusement de balancer une brique sur la porte en verre d’un commissariat.

Vic est clairement un excellent personnage encore dans cet épisode, elle nous rappelle l’importance de parler de tout ça, encore et encore. Et elle explique bien le problème de l’hypocrisie derrière la culpabilité de ses amis blancs. Tout comme Diane l’a souligné à Andy, notre confort – en tant que blanc – est passé avant bien trop de choses et a empêché des prises de conscience bien plus tôt, alors il faut le laisser tomber.

C’est intéressant de revenir sur ce sujet ensuite avec le personnage de Jack. On le voit très bien grâce à lui qui a peur de parler à Dean, ou à n’importe qui d’ailleurs, par peur de dire les mauvaises choses, ce qu’il fait immédiatement avec Diane. Elle le remet à sa place, lui rappelle ses privilèges malgré son passé difficile – parce qu’il a fait face à un passé difficile avec malgré tout plus de privilèges que les amis noirs qu’il avait dans ce passé. C’est aussi l’occasion d’un discours bien senti sur la société américaine et tout ce qui déconne dans le système judiciaire américain.

Alors, Jack a peur de parler ? Il n’a qu’à écouter, ça lui évitera des faux pas. C’est fou quand même, il y a eu une prise de conscience en France, mais elle n’a pas atteint l’impact que l’on voit sur la société américaine et que l’on voit particulièrement dans les séries en ce qui me concerne, puisque je suis fan de série. Forcément.

Sullivan est particulièrement affecté lui aussi, et il évacue sa rage dans des coups, comme il peut. Il envoie balader Andy un certain nombre de fois, avant de se laisser convaincre par un père dépassé qu’il est important pour ses enfants, noirs, de voir que des gens en uniforme peuvent être noirs, et peuvent être des gens bien, aussi. Ils sont terrifiés après tout – et c’est bien pour eux de voir Sullivan, Dean et Ben dans la caserne.

Dean entend tout ça et il décroche de loin la palme de la scène la plus horrible à regarder de l’épisode, et ce n’est pas rien dans un épisode si intense. Bon, ce n’est pas un concours, mais sa scène avec Diane ? Pas un mot échangé pendant un long moment, un long silence, des larmes, un merci. Le silence est plus pesant que les mots, c’est tout. Et encore une fois, je vois tout ça en étant bien en-dehors des vrais sentiments que ressentent ces personnages, parce que je n’ai jamais connu tout ça. Il est important d’écouter, mais en définitive, mais que peut-on dire face à tout ça ?

Ben est bien silencieux aussi avec les enfants et la tante, mais c’est parce qu’il a peur aussi, toujours, et parce que ses enfants veulent aller manifester eux aussi. Difficile choix, franchement. Sullivan résume bien la situation aussi quand il est face à Diane, à rappeler ce qui a rendu différent le meurtre de George Floyd – sa longueur – par rapport à tant d’autres meurtres ayant eu lieu aussi. Et pour une fois, j’ai aimé son personnage confiant à Andy qu’il se sent bête d’avoir voulu à l’encontre du procès lancé par Dean, pour une fois que quelque chose est fait. Il n’est jamais trop tard pour grandir.

Et c’est aussi la conclusion à laquelle arrive Maya, parce qu’elle sent bien qu’elle veut aller manifester elle aussi, et qu’elle veut que sa caserne puisse le faire indépendamment de ce qu’en penserait la police. Elle finit ainsi par leur donner l’autorisation de le faire et la fin d’épisode est très prenante, avec l’ensemble du casting – y compris les enfants de Ben – allant manifester ensemble, comme une grande famille.

C’était sacrément efficace, et suivi d’un message nous informant que la paie de scénariste de cet épisode était allée à « Color of Change Education Fund » alors que l’épisode avait été lui-même enrichi par les expériences des acteurs et du reste de l’équipe de tournage. Terrible.