Semaine 8 : du 29 mai au 4 juin

Bonjour à tous !

Encore un week-end prolongé ? On ne s’en sort plus ! Et pourtant, le mois de mai est déjà terminé, il va falloir s’y remettre pour le mois de juin, lui aussi bien chargé (mais je crois que vous commencez par savoir que je suis chargé, point barre).

Pourtant, j’ai encore pas mal de temps libre, c’est juste que tout est à chaque fois très concentré et, du coup, ça limite beaucoup mes accès internet. Forcément, je prends alors un peu de retard dans ces articles, et ça se ressent sur ce blog. Comment ça ? Je ne fais pas du blog ma priorité alors ? OUPS.

Cette semaine, on débute en musique comme toujours, mais avec un extrait de la bande-originale de Lucifer. J’ai entendu cette chanson dans l’épisode 2 et elle m’a beaucoup plu, donc je voulais commencer par là. Vous verrez aussi que ma semaine va me pousser à vous proposer une autre chanson plus bas dans l’article, mais j’anticipe un peu trop sur le reste de l’article !

Capture d'écran 2017-05-28 19.35.05Ma semaine de sériephile

Retour sur les événements et articles marquants des sept derniers jours, toujours sans spoiler, bien sûr.

J’avais un lundi plutôt calme qui m’a permis de récupérer un peu de mon week-end. Par conséquent, j’ai eu le temps de voir Silicon Valley, mais aussi de continuer Brooklyn 99 tout en voyant mon épisode quotidien de Lucifer. Bien sûr, vous n’avez eu droit qu’à la partie visible de l’iceberg, mais je vous assure que je n’ai pas chômé, même si j’ai aussi pris le temps de profiter du soleil à fond ! D’ailleurs, le lundi soir, j’ai aussi pris le temps de travailler un peu pour le blog.

En effet, je voulais vous poster dès le mardi mon planning pour la rentrée de septembre. Vous avez pu voir que je m’étais chargé ! Pourtant, quand j’ai fait le compte, j’ai à peu près autant de séries à tester l’an prochain que l’an dernier. Donc bon, on va dire que ça va. J’ai ensuite testé Still Star-Crossed, continué mes rattrapages du Challenge Séries 2017 et aussi, incroyable mais vrai, pris le temps de bosser. Faut bien, de temps en temps, quand même. Non ?

Mercredi, j’ai commencé ma journée en terminant Prison Break (oh, on dirait une phrase du dernier hebdo de Yodabor). Ce n’était pas dingue, mais la nostalgie a suffi à me faire apprécier l’épisode. Le soir, je suis parti à Paris pour un dîner, oui, encore, exactement comme la semaine dernière, mais pas avec les mêmes gens. Cela ne m’a pas empêché d’être bien fatigué le lendemain évidemment.

Le jeudi, j’entrais dans le mois de juin en me rappelant que cela voulait dire que j’avais quelques articles à écrire, à commencer par mon bilan mensuel (pour une fois avec des choses à dire), mais aussi mes articles (à venir) sur les Bingo Séries 2 et 3 qui paraîtront la semaine prochaine (respectivement le mardi soir et mercredi matin). Le soir, je voulais publier un article mais Netflix a décidé d’annuler Sense8 et ça m’a tellement énervé que j’ai passé beaucoup trop de temps sur Twitter et puis voilà.

Vendredi, j’avais pas mal de paperasses et de trucs administratifs à faire, mais j’ai pris le temps de finir mon article sur Dear White People dont j’avais visionné la fin de saison mardi. Pas de série suite à un bug de mon ordinateur, ce n’était pas ma fin de semaine je crois !

Samedi, des cousins ont débarqué chez ma sœur et je me suis évidemment rendu sur place pour les voir. La famille, que voulez-vous. Bon, j’ai quand même pris le temps de rattraper mon retard d’un épisode dans Outcast, mieux vaut tard que jamais.

Dimanche, ça ne vous surprendra pas si vous avez suivi les articles Supergirl ou Grey’s Anatomy au cours du mois passé, je me suis rendu de nouveau à Paris pour me rendre au concert d’East of Eli. Eh, je vous avais dit que je vous mettrais une autre vidéo musicale dans cet article :

Comme vous ne le voyez pas dans cette vidéo, East of Eli, c’est le groupe de musique du mari de Chyler Leigh (Lexie Grey/Alex Danver). Et oui, elle chante avec lui assez souvent. Et oui, elle était là hier soir. Bon, et pour tout vous dire, j’ai écrit cet article hier avant d’y aller, donc il faudra attendre un peu pour mon compte-rendu (même si me connaissant, j’ai inondé Twitter hier soir), tout comme il faudra attendre un peu pour que je vous parle de Missions que je n’ai pas eu le temps de commencer !

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Le Coup de…

Je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon…

Coup de Cœur : Comme j’ai forcément vu moins de choses cette semaine, ça limite les possibilités. Le personnage de Lionel dans Dear White People m’a énormément plu avec ses problèmes d’acceptation de son identité, c’était super intéressant à suivre dans une série moins complexe par ailleurs.
Coup de Mou : Mon visionnage d’Outcast n’avance pas et je mets trois plombes à voir chaque épisode. Pourtant, l’intrigue s’accélère un peu à l’approche de la fin de saison, mais bon.
Coup de Poing : Je n’ai pas vu grand-chose d’intéressant cette semaine comme scènes de combat, du coup, je le donne à Lucifer, ou plus précisément à Chloe, mais un peu par dépit.
Coup de Blues : La fin de Prison Break, de nouveau. Ce n’était pas exceptionnel, ni bien larmoyant, mais comme ils ont réveillé la nostalgie, c’est triste de devoir de nouveau leur dire adieu. Il y a beaucoup de pistes ouvertes pour une suite, ce n’est donc peut-être qu’un au revoir.
Coup de Vieux : Revoir la fin de saison 8 de Grey’s Anatomy mardi dernier sur la TNT n’était pas ma plus brillante idée. C’était toujours aussi déprimant et, j’ai beau me dire que ça fait cinq ans, je ne m’en suis pas encore remis. C’est un coup de vieux, parce que putain ça fait cinq ans déjà !!
Coup de
Gueule : L’annulation de Sense8 par Netflix est la décision la plus incompréhensible de cette saison télé et je ne peux qu’en parler ici. Cela m’a énervé pour la série, bien sûr, puisque le cliffhanger n’aura jamais de solution et c’est horrible. Cela m’énerve surtout pour ce que ça signifie vis-à-vis de Netflix. Jusqu’ici, c’était un havre de paix pour sériephiles à ne rien annuler sans fin. C’était d’ailleurs la chose qui donnait le plus envie de les financer, l’assurance d’avoir droit à une véritable fin. Et puis voilà qu’avec The Get Down et Sense8, ils se mettent désormais dans la position de toutes les chaînes américaines. Je trouve ça totalement stupide côté marketing, surtout que Sense8 avait été une sacrée « série d’appel » en saison 1.
Coup de Barre : J’ai eu beaucoup de difficultés à voir mes épisodes ces derniers jours, par fatigue, à cause d’un emploi du temps bien rempli… et parce que mes sites de streaming buguent énormément depuis trois jours. Au moins, je peux me replier sur Netflix comme ça !
Coup de Bol :
Le pilot de Still Star-Crossed m’a endormi pendant vingt bonnes minutes. J’étais en train de l’assassiner sur Twitter quand la seconde partie m’a déjà plus convaincu. Il faudra voir ce que donne les prochains épisodes pour que je me décide à continuer (ou pas).
Coup de Tête :
Finir Dear White People mardi en un coup de six épisodes. Ce n’était absolument pas prévu comme ça dans mon planning, mais j’ai eu la flemme de reprendre Brooklyn 99.
Coup de Théâtre : L’épisode 9 d’Imaginary Mary a été diffusé cette semaine, deux semaines après la fin de saison et l’annulation. Il s’agit en fait d’un épisode qui se déroulait en début de saison et qui, pour une raison ou une autre, n’avait pas été diffusé auparavant. Le pire, c’est que c’était un épisode sympathique.
Coup de Pub : J’en ai déjà fait deux dans cet article en parlant du (très bon) blog de Yodabor et d’East of Eli, on va peut-être s’arrêter là !
Coup de Grâce : J’ai enfin vu La Belle et la Bête et, même si ça n’a rien à voir avec les séries, je ne peux pas éviter d’en parler. Ce film était génialissime et je suis complétement amoureux d’Emma Watson. Oui, bon, ce n’était pas un pari difficile puisque j’adore l’actrice et le personnage de Belle depuis genre… toujours. Un film magnifique, je vous conseille.

11Les 15 inédits de la semaine…

 Du plus récent (hier) au plus ancien (lundi dernier) :

-> Outcast, 2×09

-> Dear White People, 1×01-10

-> Imaginary Mary, 1×09

-> Prison Break, 5×09

-> Still Star-Crossed, 1×01
->
Silicon Valley, 4×06

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… Et les 10 autres, bientôt sur le blog

-> Lucifer, 1×02-08
-> Brooklyn 99, 1×05-07

Si vous voulez me parler d’un de mes coups ou de quoique ce soit, n’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça, mon compte Twitter (@ShipouJG) aussi !

Bonne semaine de visionnage à tous !

Mai 2017 : noyé sous les fins de saisons

Bonjour à tous !

Comme d’habitude on se retrouve pour un nouveau bilan mensuel. Nous sommes déjà en juin, le temps passe à une vitesse totalement dingue ! Je ne comprends pas comment c’est possible, et pourtant, c’est le cas.

Allez, pour une fois, ça va vous changer, mais l’article est hyper long car j’ai beaucoup de choses à dire, que ce soit du côté du challenge ou du côté des séries terminées. Oui, j’avance enfin un peu sur les deux tableaux et ça me fait bizarre de le dire moi aussi !

Capture d'écran 2017-05-28 19.35.05LE RECAP :

Supernatural, 2×01-06

Les frères Winchester continuent de suivre les traces de leur père et de chasser tout un tas de monstres. Plot twist de la saison : leur papa est mort, c’est con.

J’ai bien tenté le mini-défi, mais comme vous le voyez, je n’ai pas été loin encore cette fois, en commençant la veille de la date de fin. Voilà, voilà…

Si je suis à fond chaque fois que je lance la série, je n’arrive pas à rester attaché à celle-ci. À chaque fois, je me dis que je continuerai le lendemain, et puis finalement non. En plus, il ne s’agit que d’épisodes que j’ai déjà vu pour l’instant. La série reste très bien écrite et mon envie de la voir est toujours là. Je continuerai assurément, challenge ou pas.

Lucifer, 1×01-04

Le diable s’ennuie en enfer et décide de prendre quelques jours de vacances à Los Angeles. Plot twist : il s’y éternise parce que ça lui plaît bien.

Je n’en suis qu’au début de la première saison, mais j’aime beaucoup pour l’instant. La formule procedural me blase un peu, c’est sûr, mais le fait que je vois un épisode par jour me permet d’avoir l’impression d’avancer vite sans pour autant aller trop vite et être écœuré par celle-ci. Concrètement, les épisodes sont bien écrits, c’est sûr, mais justement, tout mon problème vient de là : c’est souvent assez convenu, pour ne pas dire prévenir.

Ce qui sauve la série, c’est l’humour du personnage et l’excellente bande-son. Le fil rouge est intrigant, même si peu exploité pour l’instant. Allez, le mois prochain, j’aurais rattrapé tout mon retard normalement, histoire de commencer la saison 3 en temps et en heure.

Brooklyn 99, 1×01-05

La vie d’un commissariat de police, loin de la vie palpitante que l’on en voit à la télé habituellement. Plot twist : y en a pas ?

J’enchaîne les épisodes, mais je ne suis pas particulièrement fan pour l’instant. J’ai un vrai problème avec le personnage principal qui me gave un peu, mais si j’ai supporté The Last Man on Earth, je peux très certainement en faire de même avec Brooklyn 99.

On verra comment j’avance, mais je suis pour l’instant un peu blasé devant les épisodes. Il y a de bons moments, marrants, mais… je ne suis pas emballé plus que ça. On me l’a peut-être trop survendue, allez savoir.

00ET LE MOIS PROCHAIN :

Pour le challenge, je vais continuer de voir un épisode par jour pour Lucifer, car c’est une formule qui me convient assez bien. J’ai calculé, d’ailleurs, que vu le nombre d’épisodes qu’il me reste (toutes séries confondues), il faudrait que j’arrive à tenir un rythme de trois ou quatre épisodes PAR JOUR jusqu’en décembre pour réussir mon challenge. Autant vous dire que ça va switcher, mais je ne sais pas encore quoi ou comment.

Évidemment, je n’oublie pas que je suis toujours censé me mettre à jour dans Supernatural, Brooklyn 99 et OTH. Et qui dit nouveau mois, dit nouvelle série : The Last Ship, en théorie. Seulement, je ne sais pas si je vais vraiment la supporter, parce que c’est quand même très militaire.

En parallèle de tout ça, qui dit juin dit débarquement des séries d’été. J’en ai (bien sûr) fait un article il y a déjà un moment, mais j’ai vraiment la masse de choses à voir et à rattraper. Et comme c’est le mois de juin, c’est bien sûr également très chargé du côté vie perso, comme pour tout le monde. Y a un truc qui fait que mai et juin sont toujours des mois beaucoup trop chargés !

01ET EN DEHORS DU CHALLENGE ?

Comme je le disais en introduction, c’est hyper chargé en dehors du challenge, mais vous vous y attendiez avec le mois de mai je pense ! J’ai terminé pas moins de 17 saisons au cours du mois, autant vous dire que ça fait de la lecture et que j’espère que vous avez posé votre journée de congés (surtout si vous vous mettez à lire aussi les articles de chaque saison lol).

Bien sûr, pas de spoiler s’il est question d’une saison 1… mais spoilers sur les saisons précédentes le cas échéant.

Sense8 (S02) : 16,5/20

Après un épisode de Noël qui avançait à fond dans la chronologie, la saison 2 reprend plus lentement et développe le destin des huit sensates. Plot twist : ils ne sont toujours pas seuls à être connectés.

J’ai beaucoup plus accroché à cette deuxième aventure du cluster qu’à la saison 1. Je trouvais la première partie lente et avec un rythme pas toujours très prenant, sans compter une overdose de sexe gratuit. C’est toujours un peu le cas, mais cette fois, je m’y attendais et, surtout, l’intrigue était plus développée donc plus intéressante. Pourtant, elle n’est pas des plus simples à comprendre et je ne suis pas sûr d’avoir tout saisi, mais je recommande vraiment la série.

Ce qui est le plus agréable avec Sense8, c’est qu’elle a son esthétique propre, que ce soit du côté musical (j’ai écouté pendant la rédaction interminable de cet article la BO de la saison) ou du côté des images. Cette saison 2 n’est pas avare d’ailleurs en longs plans nous montrant chacun des connectés ensemble et c’est toujours très esthétique. Plaisant.

EDIT : Sept heures après la publication de cet article, Netflix a pris la décision la plus stupide de son existence. Je n’ai pas de mot, que de l’énervement, et ça se voit sur Twitter. #BringBackSense8

Superstore (S02) : 16/20

La vie suit son cours à Cloud9. Plot twist : cette saison 2 respecte le calendrier de diffusion dans ses thématiques.

La saison 1 m’avait déjà beaucoup plus lorsque je l’avais bingewatchée l’été dernier, mais j’ai adoré cette saison 2. Je trouve très intéressant le parti pris de suivre le calendrier de diffusion pour proposer des épisodes thématiques. Ce n’est pas une nouveauté aux Etats-Unis, mais il y avait cette année de quoi faire et le magasin nous a tout proposé : Halloween, Noël, St Valentin mais aussi élections présidentielles ou Jeux Olympiques.

Au-delà de ça, la saison s’est mise à proposer des intrigues à suivre sur un plus long terme, ce qui est toujours très agréables. Quelques personnages secondaires (Sandra) ont été développé de manière efficace et la fin de saison m’a laissé sur les fesses. À voir !

The Last Man On Earth (S03) : 15,5/20

Le petit groupe est perturbé par l’arrivée de nouvelles personnes à la villa. Plot twist : Melissa est tellement cinglée qu’elle provoque un départ forcé de la villa.

J’étais très mitigé à la fin de la saison 2, hésitant à revenir pour une nouvelle aventure en la compagnie des derniers hommes sur Terre. Finalement, je ne regrette absolument pas d’être revenu. À l’exception d’un ou deux épisodes m’ayant encore filé la migraine, la saison a su se renouveler sympathiquement et proposer de vraies bonnes situations comiques.

En parallèle, l’histoire qui se développe est de plus en plus dramatique et concrète, avec des personnages qui ne vivent pas que des choses comiques, ce qui permet d’énormément s’attacher à eux. Quant au cliffhanger ! Heureusement, il y aura une saison 4 (et ce n’était pas gagné pourtant).

The Great Indoors (S01) : 15/20

Jack, un grand journaliste/explorateur, se voit confier un poste sédentaire dans le magazine pour lequel il écrit depuis des années. Plot twist : il est vieux et l’équipe est composée de millenials tout ce qu’il y a de plus cliché.

Je ne misais pas cher de cette série en la débutant et quelque part le temps me donne raison car la série est annulée après une saison.

Pourtant, malgré des premiers épisodes qui tâtonnaient énormément, je trouve que cette sitcom avait trouvé son rythme, et il était bo et comique. J’ai eu de nombreux fous rire devant et je suis déçu de cette annulation. Bien sûr, il n’y avait rien de vraiment nouveau dans The Great Indoors, mais elle valait le coup malgré tout. C’était le divertissement vraiment pas prise de tête et un peu prévisible qui fonctionnait cette saison.

La fin est ouverte, mais pas trop, si bien que la saison peut être vue comme un tout. Je la conseille donc malgré tout.

Dix pour Cent (S02) : 16/20

Les agents d’ASK sont de retour pour aider leur star à traverser leurs crises personnelles, alors même qu’eux-mêmes ne gèrent pas les leurs. Plot twist : Camille est bien moins sur le devant de la scène et Andrea continue de voler la vedette à tout le monde.

Cette saison 2 était un peu balbutiante, surtout sur ses débuts. Je regrette un trop petit nombre d’épisodes pour des intrigues qui auraient vraiment mérité un développement plus long (particulièrement tout ce qui concerne Isham) ou plus mis en avant (Camille n’est vraiment exploitée que dans les deux ou trois derniers épisodes alors qu’elle était le point d’entrée dans la série, c’est dommage).

J’ai adoré le développement des personnages secondaires, surtout Noémie et Hervé qui étaient à mourir de rire, et eu un peu plus de mal avec Sophia, Gabriel et Julien Doré. Bref, il y a de l’excellent et du moins bon dans cette saison 2, mais ça reste pour moi la meilleure série française du moment.

The Catch (S02) : 14,5/20

Ben est en prison et Alice reprend sa vie. Plot twist : il ne va pas rester bien longtemps en prison car il bosse désormais pour le FBI.

Après une première saison très médiocre, The Catch a dû appeler Olivia Pope pour sauver les meubles, parce que c’est un sacré travail qui s’est fait pour rendre cette saison bien meilleure. En fait, ils ont arrêté d’essayer de se prendre au sérieux et ont joué à fond la carte du guilty pleasure, en multipliant les embauches et les personnages.

Et en ce qui me concerne, c’était une vraie réussite. Je suis hyper frustré de l’annulation de cette série ! Elle n’a pas de fin, c’est vraiment dommage.

Life in Pieces (S02) : 16/20

Après le marriage surprise de la fin de saison, la vie reprend son cours pour toute la famille. Plot twist : ils sont tous toujours aussi cinglés.

Rien à redire sur cette saison 2 qui a su poursuivre sur la lancée de l’excellente saison 1. Franchement, je ne regrette pas d’avoir regardé malgré ma déception initiale de découvrir que c’était une comédie et non une série de 40 minutes. J’ai mis longtemps à entrer dedans en saison 1, mais maintenant que les scénaristes ont su trouver l’équilibre et les dynamiques relationnelles de chaque personnage, c’est tout bon.

Je sais avant de lancer chaque épisode qu’il y a de fortes chances que je ris, et c’est tout ce que je cherche après tout. Il y a eu un ou deux bas malgré tout, et une fin de saison que j’ai moins aimé, mais c’est très solide et je ne suis pas surpris que la série soit renouvelée pour la saison 3.

Once Upon a Time (S06) : 12,5/20

Cette saison débute sur la mise en avant de l’intrigue Aladdin/Jafar et Jasmine. Plot twist : cette intrigue ne sert à rien.

Que c’est douloureux de regarder une série à l’agonie. Même en speedwatch et en faisant le ménage devant, il était dur de ne pas s’ennuyer, c’est dire à quel point la série aurait besoin d’être annulé.

Pourtant sur sa deuxième partie et particulièrement ses derniers épisodes, OUAT a repris un peu de poil de la bête, voyant sa conclusion approcher. En effet, malgré le renouvellement, cette saison est clairement la dernière. Ces derniers épisodes sont une fin de série et j’irai jusqu’à dire que c’est une fin de série réussie. C’est à la hauteur des six saisons en tout cas, avec une bonne dose de niaiserie mais une intrigue sympathique.

Bon, du coup, je suis mitigé, mais dans l’ensemble, ce n’était pas brillant. Quant au reboot l’an prochain… et bien, je le regarderai par curiosité, parce que la fin de saison m’a redonné espoir et la fuite de la moitié du casting pourrait leur faire du bien (même si j’aurais préféré que tout le monde dégage du coup).

Quantico (S02) : 12,5/20

Un attentat éclate durant le G20. Plot twist : ça part bien, mais vous ne comprendrez rien après quelques épisodes. Et eux non plus.

Hasard du calendrier, les deux plus mauvaises saisons se sont terminées coup sur coup. Et Quantico n’a pas su tirer son épingle du jeu avec un épisode final catastrophique, bâclé et concluant comme il peut la série (qui a été renouvelée de justesse, finalement). Pas de cliffhanger pour donner envie de revenir donc…

Quant à la saison en elle-même, elle partait bien et s’est cassée la gueule en reprenant la même formule que l’an dernier… et les mêmes défauts. À trop vouloir surprendre, la série en devient illisible, avec des gentils méchants gentils et des méchants gentils et des méchants gentils qui sont en fait méchants mais eh ils bossent avec ce gentil qui du coup est peut-être méchant. Bref, vous voyez quoi. C’est manichéiste sans l’être, prétendant ajoutant des nuances qui ne sont pas franchement là.

Beaucoup de critiques et une note pas si mauvaise ? Oui, car la troisième partie de saison s’est avérée géniale par rapport à tout ça, et je ne sais toujours pas comment c’est possible. Un énième reboot leur a permis de rebondir agréablement, mais c’était trop tard pour les audiences.

Je suis curieux de voir ce que donnera la saison 3, raccourcie. A priori, ça devrait leur faire du bien d’avoir moins d’épisodes.

Agents of S.H.I.E.L.D (S04) : 16,5/20

Ghostrider débarque en ville alors que Daisy est toujours en pleine crise d’adolescente à retardement. Plot twist : c’est moyen, mais ça s’améliore promis.

J’étais super déçu par le début de saison, mais je n’osais pas le montrer. Les notes sont loin d’être mauvaises car l’écriture de chaque épisode est réussie en elle-même, mais la dynamique d’ensemble n’était pas là du tout.

C’est avec plaisir toutefois que j’ai vu la qualité revenir peu à peu en cours de saison, malgré quelques frayeurs et quasi plagiat qui m’ont fait douter que ce soit possible. Finalement, le dernier acte de la saison était de loin la meilleure partie de la série entière. Cette saison 4 restera pour moi celle qui aura su prendre des risques payants dans une intrigue qui semble tirée par les cheveux à première vue.

Malheureusement, eux aussi n’ont pas spécialement réussi leur fin de saison, même si ça restait un bon épisode. Je suis très impatient de retrouver la saison 4, même si je suis traumatisé par le changement de case horaire.

Imaginary Mary (S01) : 14,5/20

Alice, une quadra qui a réussi à fond sa vie professionnelle, s’entiche de Ben, le père de trois enfants qui galère un peu dans sa vie sentimentale et professionnelle. Plot twist : Mary, l’amie imaginaire d’enfance d’Alice, redébarque dans sa vie pour l’aider.

C’était une comédie sympathique et divertissante, malgré un équilibre qui a eu du mal à se trouver et des épisodes de qualité très inégales. Les meilleures parties de la saison sont clairement les épisodes qui auront su utiliser à bon escient une bande son qui filait la pêche, alors qu’au contraire, les pires épisodes sont ceux s’éloignant un peu trop des enfants. Et oui, la musique et les enfants, c’est tout ce qui fonctionnait dans cette première saison.

Annulée, la série a malgré tout une jolie fin au terme de son épisode 8. Je recommande donc de la voir si vous avez envie de passer un bon moment sans lendemain… Enfin, ça, c’était la théorie parce que mercredi, ABC a diffusé un neuvième épisode. Les bons gros relous qui épuisent les stocks après annulation, quoi. Si vous n’avez pas encore vu la série, sachez que l’épisode 9 se déroule de toute manière avant l’épisode 8. Cela ne change donc rien à la conclusion de la série et je ne sais pas pourquoi ils ne l’ont pas diffusé avant, car c’était en plus un bon épisode.

C’est juste histoire de remuer le couteau dans la plaie, je crois.

Blindspot (S02) : 14/20

Jane retrouve sa famille et comprend un peu mieux son rôle au sein du FBI comme au sein de l’organisation terroriste dont elle faisait partie. Plot twist : toutes les réponses aux questions posées dans la saison 1 se trouvent… dans l’épisode 1 de cette saison 2.

La saison a démarré sur les chapeaux de roues, me faisant mentir comme jamais quand je disais que la série me blasait par son rythme trop lent et trop procedural. Et puis, elle est retombée dedans, précisément, servant beaucoup d’épisodes à la semaine totalement insipides. Dommage, dommage.

Dans l’ensemble, la saison se regarde, mais elle est loin d’être toujours divertissante et elle retombe souvent dans des schémas trop classiques : Patterson en danger un épisode sur trois, les locaux du FBI infiltrés un épisode sur quatre, des faux cliffhangers et des twists prévisibles à dix kilomètres, sans oublier l’amitié Tasha/Reade qui est devenue ambiguë mais en fait non, mais en fait si, mais en fait on ne sait plus… Autant d’éléments qui finissent par plomber une saison qui aurait pu proposer quelque chose de meilleur.

Là encore, on sent que les derniers épisodes rushent un peu plus que d’habitude pour proposer une fin de série. Cela n’aura pas été grandiose, mais ça aurait suffi. Oui, mais la série est incompréhensiblement renouvelée (et déplacée au vendredi soir, la case de la mort) pour une saison 3, avec le petit cliffhanger qui va bien (et sort de nulle part pour proposer un mini-reboot de la série).

Unbreakable Kimmy Schmidt (S03) : 15,5/20

Kimmy reçoit un coup de fil de son geôlier/mari qui lui demande le divorce. Plot twist : elle n’est pas sûre d’être prête à divorcer.

Je suis hyper déçu par cette saison que j’ai vécu comme un naufrage inattendu, mais qui s’en tire pourtant avec une note plutôt bonne. Oui, mais Kimmy Schmidt, c’était une pépite lors de ses deux premières saisons, alors la chute est dure malgré tout.

Que s’est-il passé ? Je n’ai pas accroché à l’humour, beaucoup moins bon et bien plus forcé qu’avant, ni au jeu de certains acteurs (Lilian, que t’arrive-t-il ?) que j’ai trouvé… mal joué. Vraiment, j’avais parfois l’impression de voir un acteur réciter son texte, et ça, ce n’est pas possible quoi. Cela manquait de vie, c’était terrifiant.

Quant à Kimmy, elle est loin d’être « unbreakable » désormais, s’énervant à plusieurs reprises au cours de la saison et allant même jusqu’à effleurer la dépression. La série était rafraîchissante et drôlissime justement parce que les scénaristes avaient pour parti pris d’éviter les sentiments négatifs, même (surtout) lorsque ça paraissait ridicule de les éviter.

Grosse déception donc et j’espère que la saison 4 sera la dernière, car ça fait mal de voir un personnage aussi adorable finir aussi mal !

Grey’s Anatomy (S13) : 16/20

Alex se fait arrêter pour le passage à tabac de Delucas et Meredith ne sait pas quoi faire de sa relation avec Riggs maintenant qu’elle sait que Maggie est amoureuse de lui. Plot twist : ces deux intrigues avancent à peine.

Déjà, l’évidence : wahou. Treize saisons plus tard, Grey’s est toujours très en forme, malgré un bon gros passage à vide des saisons 9 à 11. Chaque épisode de cette saison ou presque a su me convaincre, me divertir et faire son travail sans que ça ne paraisse être un effort surhumain pour les scénaristes.

Les dynamiques entre les personnages sont tellement rôdés en même temps et les changements de casting tellement dans l’ADN de la série que plus rien ne semble pouvoir les arrêter, à part peut-être un départ d’Ellen Pompeo, un jour. Je cultive d’année en année mon espoir d’une fin de série dramatique sur l’Alzheimer fatal de Meredith (de toute manière, il faut être masochiste pour regarder cette série), mais en attendant, la série semble avoir de vrais beaux jours devant elle, au point qu’un nouveau spin-off est en commande (oui, oui, sur les pompiers de Seattle, allez comprendre).

Si chaque épisode était individuellement bon, j’ai quand même eu beaucoup de mal avec le rythme très lent de nombreuses intrigues, et particulièrement de celle d’Alex/Jo qui n’avance pas d’un iota entre décembre et mai. L’actrice étant enceinte, j’ai eu un semblant d’explication sur le pourquoi, mais c’est frustrant. Cela m’a un peu rappelé le cas Jackson/April en saison 12.

J’espère qu’ils sauront corriger le tir l’an prochain tout en continuant de proposer des intrigues qui s’inscrivent dans cette routine retrouvée et toujours fonctionnelle.

Scandal (S06) : 15/20

Le soir de l’élection présidentielle, tout le monde est surpris du résultat : Frankie Vargas est élu président à la place de Mellie. Oups. Plot twist : il se fait assassiner lors de son premier discours. Re-oups.

Je suis positivement surpris par cette saison qui a proposé une écriture totalement différente des saisons précédentes et a enfin su s’éloigner de ces conneries de B613 qui l’ont coulé petit à petit. Oh, bien sûr, Papa Pope est toujours en vie (et c’est ridicule), mais dans l’ensemble, les épisodes ont su être bien plus intéressants, voire marquants, que les saisons passées.

Le centième épisode est un peu raté à mon goût, mais la fin de saison proposait une fin de série particulièrement jouissive. Malheureusement, il y aura bien une saison 7 de dix-huit épisodes. Je trouve cela dommage car je ne vois pas conclure mieux que ce qu’ils avaient fait là (c’était certes ouvert, mais ça donnait à la série le sous-titre de l’ascension au pouvoir d’Olivia).

Supergirl (S02) : 15,5/20

Superman débarque enfin en ville pour aider Kara dans une de ses enquêtes. Plot twist : la série a changé de chaîne, s’est offert un budget effets spéciaux et une liberté scénaristique impressionnante.

Wow ! La saison 1 ne m’avait pas particulièrement enchanté, même si elle occupait agréablement mes trajets du mardi matin pour aller en cours. Cette année, j’étais au contraire pressé de lancer l’épisode chaque semaine.

Les scénaristes se sont lâchés, peut-être un peu trop d’ailleurs, et ont proposé une saison à la qualité bien supérieure. Le problème, c’est qu’à force de sortir des intrigues dignes d’un arc complet à chaque épisode, ils se sont un peu emmêlés les pinceaux sur certaines (le père d’Alex, retrouvé puis oublié un bout de temps ; Lyra, maltraitée en deux épisodes et demi) alors que d’autres étaient parfaites un temps (Maggie/Alex) avant de finir tellement à l’arrière-plan qu’on ne savait plus bien ce qu’il en était.

Bref, il y a encore des petites choses à corriger (enfin petites… tout le personnage de James serait à revoir), mais c’est dans l’ensemble très solide et une vraie bonne surprise !

The 100 (S04) : 17/20

Alie est enfin vaincue et Octavia tue Pike, mais Clarke apprend que le monde a une date d’expiration : les réacteurs nucléaires de la planète ont laissé s’échapper un taux de radiation tel que le compte à rebours a commencé pour l’espèce humaine. Plot twist : les personnages sont loin d’être à court d’idées pour se sauver la vie.

Cette saison 4 était toujours aussi excellente en ce qui me concerne, malgré, il faut bien le reconnaître, une petite lassitude dans l’écriture des épisodes, particulièrement en début de saison. Il y avait toujours un nouveau problème que les personnages parvenaient à résoudre de toute manière dans l’épisode et une intrigue secondaire qui suivait souvent le même schéma. Bref, c’était un chouilla répétitif, mais les scénaristes ont su s’échapper de ça.

Bien peu meurtrière en début d’année, la série s’est également rattrapée sur sa fin avec des épisodes vraiment marquants, une géopolitique parfaitement maîtrisée et un final drôlement surprenant auquel je ne me serais pas attendu deux ou trois semaines avant. Et puis, il y a de nombreuses scènes qui finalement ont su me toucher et me marquer.

Cette série reste donc un bon gros coup de cœur que je ne recommanderai jamais assez, même si j’ai très peur de ce que donnera la saison 5, car le cliffhanger ouvre bien trop de possibilités.

Chewing Gum (S01) : 15,5/20

Tracy a 24 ans, est en couple depuis quelques années et est… vierge. Plot twist : ça va changer.

On m’a beaucoup parlé en bien de cette petite comédie anglaise, en la comparant notamment avec Unbreakable Kimmy Schmidt, et j’ai fini par me lancer dans son visionnage. C’est loin d’être un coup de cœur et, si je vois en quoi la comparaison peut être faite avec UKS puisque le personnage principal est un peu naïf sur les questions sexuelles, ce n’est pas au niveau de la série Netflix pour moi.

C’était un bon moment, c’était mieux sur la fin, mais ce n’était vraiment pas la série (et l’humour) que j’espérais en faisant play. Je regarderai forcément la saison 2, reste à savoir quand.

Prison Break (S05) : 16/20

Finalement, Michael est encore en vie et Lincoln l’apprend. Plot twist : Michael ne réagit pas lorsqu’il voit son frère et dit ne pas le connaître.

Ah Prison Break ! Cette série qui était excellente en saison 1 et qui s’est peu à peu perdue dans les limbes de la médiocrité après un bon moment de « jumping the shark » lorsque Sara dont la tête avait été coupée s’est avérée être en vie.

Ah Prison Break, cette série aux ficelles énormes et aux facilités scénaristes nombreuses, qui a fait se suicider son héros déjà condamné à mort par la maladie…

Difficile de revenir, a priori… Et pourtant ! La saison 5 propose les mêmes codes, le même rythme, la même ambiance musicale, le même casting, bref, c’est une vraie saison 5, sept ans après, quand la nostalgie fait effet.

Oh clairement, à l’époque, j’aurais eu du mal à lui mettre plus qu’un 13/20, mais je me suis laissé embarquer cette année. C’est sans regret que j’ai visionné ces neuf épisodes qui étaient bons, souvent divertissants et me rappelaient tout ce que j’avais aimé dans cette série à l’époque. Pourtant, je n’en avais vraiment gardé que le négatif et je croyais ne pas pouvoir aimer son retour.

J’avais tout faux, ils ont su me prouver que la série avait aussi été marquante pour moi, finalement. Et ce simple rappel les a aidés à m’embarquer dans leur univers où la vie est beaucoup trop simple malgré des énigmes beaucoup trop farfelues. Allez, je retourne à mes origamis !

00

Voilà, voilà, c’est à peu près tout pour ce mois-ci. J’ai également fini Dear White People avant-hier, mais ma chronique n’est pas encore prête, donc il faudra attendre encore un jour ou deux pour que je motive à publier cet article, je pense.

Je ne me suis même pas rendu compte que je finissais tant de saison une fois parti dans le rythme de publication de chacun de mes articles et clairement la rédaction et la mise en page de celui-ci m’a déjà pris un temps fou. Finalement, en moyenne, j’ai terminé une saison tous les deux jours (et même un peu moins que deux jours), c’est totalement dingue !

Le mois de juin sera forcément moins rempli, mais je continue bien évidemment de tenir le blog quasi quotidiennement. N’hésitez donc pas à passer, à commenter, vous abonner, tout ça tout ça.

Allez, je vous laisse, j’ai un épisode de Lucifer qui m’attend, à la prochaine !

À la semaine #4 : du 1er au 7 mai

Bonjour à tous !

En cette matinée gueule de bois post-électorale*, je vous propose une petite bouffée d’oxygène sériephile avec un retour sur les sept derniers jours. Comme en plus, nous sommes encore un jour férié, vous n’avez pas d’excuse pour ne pas me lire et oublier tous vos problèmes !

Histoire que ce soit encore plus sympa, je me suis dit que j’essaierai de vous dénicher chaque semaine une chanson que j’aime dans mes séries vues pour accompagner votre lecture. Pour bien commencer, je triche et vous sors donc une chanson du 2×01 de Sense8 que j’ai vu en décembre. Faut pas m’en vouloir, j’ai passé mon dimanche à écouter la BO de la saison et je viens de la redécouvrir. En plus, c’est définitivement ma préférée, que j’associe immédiatement à la série.

* Une fois de plus, j’écris ça dimanche après-midi, avant les résultats. Quoiqu’il en soit, le candidat élu ne représentera pas franchement mes idées, l’un étant certes pire que l’autre. Je ne suis pas ici pour parler politique, mais comme mon blog laisse forcément transparaître mes idées et que mon compte twitter y est lié, je pense que vous avez déjà cerné mes opinions. Je m’excuse d’ailleurs pour la soirée hautement politique sur mon Twitter hier, je me connais, je suis motivé par des RT et des détournements à foison !

21Ma semaine de sériephile

Retour sur les événements et articles marquants des sept derniers jours, toujours sans spoiler, bien sûr.

Lundi dernier, c’était férié et je n’étais pas chez moi. Tout ce que j’ai fait, c’était voir les Gardiens de la Galaxie, mais j’ai un peu triché (sans même m’en rendre compte) en en parlant dans l’article de la semaine dernière. Pour ma défense, c’était la fin du week-end, je me croyais donc dimanche quand je l’ai écrit. Je vous assure que c’est 100% logique.

Mardi, j’ai enfin publié mon article à la semaine et j’ai commencé à préparer le terrain du Bingo Séries #2. J’en ai aussi profité pour rattraper tous les inédits du lundi et du mardi, me laissant juste assez de temps pour voir quelques-uns de mes cours, quand même.

Mercredi et jeudi, j’ai fait un truc totalement fou après mon bilan mensuel : j’ai rattrapé un mois de retard dans Plus Belle la Vie en binge-watching et speed-watching (montant jusqu’à x3 sur certaines scènes vraiment plus nazes que les autres). Oui, je regarde PBLV. Je sais, ça remet en cause toute ma crédibilité, mais au moins, c’est un truc dans lequel je suis sûr de ne pas me planter quand je prédis ce qu’il va se passer l’épisode suivant. Et quand il m’arrive de me planter sur l’identité d’un tueur en série, j’apprends deux ans plus tard qu’en fait j’avais raison depuis le début… Donc non, ce n’est pas une bonne série, mais c’est un bon divertissement quand on fait autre chose en même temps. Pas de quoi vous en faire un article, je vous rassure.

Vendredi, je me suis fait surprendre par la fin de saison de Superstore. Je me suis lancé l’épisode histoire de voir une petite comédie avant de commencer Sense8, mais finalement, j’ai mis un peu de temps à me remettre de l’épisode (et puis, à écrire mon bilan de fin de saison). Oh oui, les semaines à venir vont être chronophages avec les bilans, zut !

Samedi, je me suis donc enfin lancé dans Sense8 et j’ai enchaîné les dix épisodes toute la journée. Sans complexe. J’ai même eu le temps de revoir quelques Community et de recommencer… Supernatural ! Oui, il ne faut pas désespérer. Bon cette reprise est un peu intéressée, j’ai espoir de réussir à finir la saison 2 d’ici ce soir (c’est peu probable, mais on ne sait jamais) pour réussir le mini-défi numéro 2 du Challenge Séries. En tout cas, c’est l’occasion de reprendre ce challenge, même s’il est peu probable que je le finisse dans les temps.

C’est également la bonne occasion de regarder une série fantastique pour rapidement me remplir beaucoup des points du Bingo Séries #2, que j’ai publié hier sur le blog, après avoir parlé de mes résultats du premier par ici. Bon, cette seconde édition est peut-être un peu trop facile finalement. Je pense que je peux facilement en faire la moitié avec ce rattrapage, puisque Supernatural est une série fantastique très branchée sur les tournages en extérieur… On verra bien, je vais essayer de varier les plaisirs quand même !

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Le Coup de…

Je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon…

Coup de Cœur : Je vais l’attribuer à Sense8 qui a réussi l’exploit de me réconcilier avec Will, que je n’aimais pas spécialement en saison 1, et même avec Capheus (et là, ce n’était pas gagné). Bon et puis je le donne surtout aux personnages de Nomi & Aminata, qui restent pour moi les meilleures de cette série, avec une écriture très juste et sublimant le message que veut faire passer la série.
Coup de Mou : Je le donne à Imaginary Mary qui est vite retombée au stade de comédie médiocre. Je ne sais pas trop pourquoi je l’ai tant glorifiée sur ses épisodes 3 et 4, mais là, franchement, la qualité décline et c’est très dommage. Redonnez-leur de la musique, ça ira mieux.
Coup de Poing : Il se trouvait à la fin de l’épisode de Supergirl, suivi d’un high five entre mes deux personnages préférés. Difficile de demander plus que ça.
Coup de Blues : Je l’ai eu devant la fin d’épisode d’Agents of S.H.I.E.L.D, forcément. Allez, la fin de cette phrase est un peu spoiler donc ne lisez pas si vous n’êtes pas à jour, mais je l’ai eu plus précisément au moment des au revoir. Faut pas me faire ça (même si c’était moins déchirant que les deux départs de la mi-saison de l’an dernier).
Coup de Vieux : Quand j’ai sursauté devant une scène de The Catch. Si je n’arrive plus à prévoir les twists très prévisibles (mais choquants) de la plus mauvaise des séries de Shonda Rhimes, je ne sais pas si j’ai grande légitimité à tenir encore un blog !
Coup de Gueule : La décision radicale prise par les scénaristes de The Last Man On Earth m’a un peu énervé sur le coup. C’était un bon épisode, mais il était aussi très frustrant. J’ai l’impression qu’on se dirige vers une annulation, en plus, donc ça ne me rassure pas ce choix et la fin d’épisode…
Coup de Barre : Devant le 2×05 d’Outcast. Franchement, c’était très soporifique. Très, très, très soporifique.
Coup de Bol :
Avoir découvert avant de visionner l’épisode que la saison de Scandal avait seize épisodes. Sans ça, j’aurais pu croire que le treizième était bien une mauvaise fin de saison. Je suis intrigué pour les trois épisodes à venir.
Coup de Tête : J’ai entamé le visionnage de la saison 2 de Supernatural. Ce n’était tellement pas prévu sur mon planning que même moi je ne sais pas ce qui m’a pris !
Coup de Théâtre : Regarder Superstore histoire de voir une comédie un peu détente et atterrir devant une fin de saison qui décoiffe (sans jeu de mot).
Coup de Pub : L’application TVshow Time a fait une mise à jour qui la rend encore plus fonctionnelle (surtout si vous êtes anglophones, je reconnais). Cela fait quelques années que cette appli a révolutionné ma vie et ma manière de suivre mes séries, et je sais que certains d’entre vous continuent à ramer avec la méthode du carnet. Certains aiment, d’autres préfèrent se moderniser, à vous de voir, en tout cas, il y a une communauté sympa, des votes pour vos personnages préférés, un créateur de memes, … tout ce qu’il faut pour se sentir bien quoi. J’y suis inscrit sous le pseudo Shipou et je commente tous les hebdos que je regarde, n’hésitez pas à m’ajouter !
Coup de Grâce : S’il y a des fans de The 100 dans la salle, je pense qu’ils seront d’accord avec moi pour dire que la fin d’épisode était le coup de grâce de tous les sériephiles cette semaine. Franchement, y a pas idée. Je ne vais pas spoiler, mais je suis encore énervé par le twist final !

00Les 27 inédits de la semaine

Du plus récent (hier) au plus ancien (lundi dernier) :

-> Sense8, 2×02-11
-> Blindspot, 2×20
-> Life in Pieces, 2×21
-> Superstore, 2×21
-> The Catch, 2×09
-> Scandal, 6×13
-> Imaginary Mary, 1×06
-> Grey’s Anatomy, 13×22
-> The 100, 4×10
-> Prison Break, 5×05
-> Agents of S.H.I.E.L.D, 4×20
-> Outcast, 2×05
-> The Great Indoors, 1×21
-> Silicon Valley, 4×02
-> Once Upon a Time, 6×19
-> Quantico, 2×20
-> The Last Man On Earth, 3×16
-> Supergirl, 2×19

Si vous voulez me parler d’un de mes coups ou de quoique ce soit, n’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça, mon compte Twitter (@ShipouJG) aussi !

Bonne semaine de visionnage à tous !

Sense8 (S02)

Outre mon avis sur chaque épisode de la saison juste après visionnage, vous retrouverez en bas de page mon avis, à chaud, sur tout le drama proposé par Netflix en juin 2017 avec l’annulation, puis le sauvetage de la série. WHAT’S GOING ON?

Avis : Je me souviens encore de ma réaction quand j’ai appris que la saison 2 de Sense8 ne débuterait qu’en mai, qui plus est en mai 2017, alors qu’on était en juillet 2015. C’était du grand n’importe quoi, ça me paraissait tellement loin que c’était totalement irréel. Et puis, un peu du jour au lendemain j’ai l’impression, nous y voilà enfin !

Il y a eu entre-temps un épisode de Noël qui n’avait d’épisode de Noël que la date et ses dernières scènes, dont je vous ai parlé ici. Cet épisode que je vivais comme un spécial est en fait enregistré comme le premier épisode de la saison sur Netflix, sa note entre donc en compte pour la moyenne de la saison.

Bon, grâce à cette reprise anticipée, je m’étais un peu remis en tête les histoires des Sense8, même si je ne suis toujours pas au point. Ne vous attendez pas à ce que j’ai une connaissance et une compréhension parfaite de la série, d’autant que je fais partie du clan discordant des fans de la série, ceux qui l’aime bien pour sa photographie et ses jeux d’acteurs, mais qui la trouve souvent trop longue et trop « trash » pour le plaisir de l’être. M’enfin, ça ne m’empêche pas de l’apprécier quand même, je vous rassure. Allez, c’est parti pour la critique détaillée des dix épisodes diffusés vendredi !

Attention aux spoilers.

Note moyenne : 16,5/20

Épisode 1 – Happy F*cking New Year – 17/20

02.pngÉpisode 2 – Who am I? – 16/20
He thought the world of Sara.

L’épisode commence par un cauchemar de Will qui me perd déjà, puis remet chacun des Sense8 en contexte : Nomi se tape une scène très Cosima dès le départ, puis Lito débarque à une avant-première. Il n’en faut pas plus pour que les scénaristes nous écrivent une scène magnifique sur l’affirmation sexuelle et le refus du racisme. De toute évidence, cela aide beaucoup d’être huit dans une seule tête quand il s’agit de faire un discours, chacun des Sense8 prenant le temps de venir aider.

Les choses sont assez vite remises en contexte pour le téléspectateur paumé que je suis grâce à cela surtout pour Lito et pour Capheus, qui se découvre un nouveau love interest avec la journaliste qui l’accuse d’abord d’être raciste.

Wolfgang et Felix se retrouvent en boîte de nuit et ce dernier se voit offrir ladite boîte de nuit. Cela sent le coup fourré à des kilomètres sérieusement, je me demande où se dirige la série pour ces deux-là.

Tout au long de l’épisode, Will continue ses cauchemars, réussissant à choper des informations chez l’ennemi. Les huit sont suspendus à lui, mais chacun de son côté. Ces scènes d’interactions entre tous font clairement toute la force de la série. Elles compliquent aussi grandement ma manière d’écrire la critique, puisque toutes les intrigues se superposent les unes aux autres, alors qu’habituellement je me sers des intrigues comme fils conducteurs pour donner mon avis. Cela fait l’originalité de la série et c’est aussi ce qui est agréable devant Sense8.

Il y a un bon suspens autour de Will et du méchant, chacun faisant ce qu’il peut pour cacher sa localisation au mieux. Will est donc à Amsterdam, mais ils le pensent encore sur l’île, ce qui est une excellente chose pour l’instant.

Dans leur coin, Nomi et sa copine mènent l’enquête. Cela fonctionne très bien comme intrigue, mais c’est surtout parce que je les aime bien. Elles interrogent la mère de Sara, une petite fille dont le souvenir a obsédé Will un temps et qui a clairement son rôle à jouer dans la mythologie de la série. C’est tellement complexe et j’en ai oublié tellement cela dit que je ne veux pas trop m’avancer sur son rôle précis.

Il y a vraiment trop de personnages dans ce casting, il est dur pour les scénaristes de tout bien équilibrer. Les montages construisant en parallèle chacune de leur vie permettent heureusement de nous montrer un peu tout le monde et sont toujours très réussis.

Le cliffhanger voit Will enfin réussir, avec l’aide de tous les autres, à localiser Milton. C’est merveilleux et ça donne envie d’enchaîner.

03Épisode 3 – Obligate Mutualism – 18/20
We just help someone break out of prison.

Milton est enfin neutralisé, Will peut donc découvrir les rues d’Amsterdam. Tout se passe à merveille en ce début d’épisode et ça ne peut durer : Lito découvre qu’il s’est fait virer de son futur film, Sun est embarquée vers des gardes qui veulent la tuer.

L’épisode démarre ainsi à toute allure avec une scène d’action qui mêle nos huit personnages principaux et où Sun manque de se faire pendre, en même temps que tous les autres. Cela ajoute tout de suite des enjeux énormes de voir les huit personnages vivre le même sort dans leur vie de tous les jours, avec leurs proches plus ou moins affectés également. C’est très intéressant et ce n’est que le début de la saison après tout.

On enchaîne ensuite avec la fuite de prison de Sun. Chacun apporte son aide comme il peut dans l’évasion, c’est franchement passionnant à voir. À nouveau, c’est le genre de scène où la série exploite pleinement son potentiel et c’est quasiment tout ce que j’aimerais voir quand je la regarde. Nous avons après tout huit personnages connectés en permanence, il faut bien que ça serve et, chaque fois que ça sert, c’est efficace en ce qui concerne le rythme. Sun finit chez une amie de la codétenue qui lui a sauvé la vie. Bien, elle a eu son heure de gloire, ça manquait un peu dans le précédent. Vivement celle de Kala maintenant, surtout qu’elle devrait un peu mieux surveiller Wolfgang.

En effet, Felix et Wolfgang continuent leur vie en parallèle de tout ça : Felix s’est donc fait offrir un bar. Ils rencontrent le généreux donateur et une italienne qui parvient à se connecter à Wolfgang pour lui faire l’amour en pleine discussion business, puis en plein repas.

Will poursuit quant à lui son enquête en parlant à Sayid de Lost (qui doit s’appeler Jonas dans cette série si j’ai bonne mémoire) et nous offre enfin des informations sur les Sense8, sur leur manière de se connecter entre eux, et franchement, c’est passionnant. Il y a donc une histoire de gènes derrière tout ça, c’est simple et efficace. Quant à l’organisation (BPO) qui les martyrise, elle œuvrait pour le bien… avant le 11 septembre. L’enquête avance finalement, mais Milton débarque de nulle part et tue l’informateur de Will, sympa le cliffhanger.

Bon, autrement, Lito cherche à s’acheter un appartement, mais ne peut le faire seul ou en couple. Devinez quel trio se retrouve avec un appartement ?

Je reproche un peu à cette saison sa construction pour l’instant : certains personnages sont clairement mis de côté certains épisodes. Cela ne serait pas tant dérangeant si ça ne faisait pas deux épisodes que j’avais l’impression que Kala était une figurante. Bref, j’enchaîne parce que j’en veux plus sur les personnages qu’on ne voit pas.

04.pngÉpisode 4 – Polyphony – 15/20
What if I only pretended to be a good person?

Will s’est fait piéger par Whispers (Milton) et il doit trouver un moyen de s’enfuir du musée. Comme d’habitude, avec l’aide des capacités de tout le monde et Riley comme complice sur place, c’est hyper simple pour lui et hyper fluide pour nous.

Wolfgang rejoint ses camarades dans leur tête et leur apprend l’existence de Lila Facchini, une autre Sense8. Il est assez clair que Kala est grave jalouse, alors qu’Aminata elle est juste heureuse d’apprendre qu’elle avait raison d’imaginer l’existence d’autres groupes de connectés. La mythologie s’élargit quand même considérablement avec cette information.

Cet épisode se concentre donc un peu comme je m’y attendais sur Wolfgang et Kala, mais la présence de Lila entre eux ajoute du piment. En effet, elle peut désormais se connecter à Wolfgang comme elle le souhaite. Cela nous complexifie la relation déjà bien trop galère du couple.

Pendant ce temps, Nomi explique enfin qui elle est à Bug, le type qui les aide depuis un moment maintenant et qui devrait quand même avoir compris par lui-même la majorité de ce qu’elle lui annonce. Enfin, je veux dire, à force ! Elle se parle à elle-même dans chaque épisode et connaît la vie d’étrangers en temps réel… bon, il aurait pu imaginer un délire technologique, mais il devait bien savoir qu’il y avait un truc qui la reliait à ceux sur qui elle enquêtait.

Capheus continue de se faire draguer par sa journaliste, Kala se rend sur les lieux de la fusillade de la saison 1. Assez vite, on sent que l’effet de foule est une bien mauvaise chose. Il y a un vrai sentiment d’oppression qui se met en place. Cela ne rate pas avec deux foules qui virent à l’émeute, le tout pendant qu’Aminata se rend compte qu’elle est suivie et se lance dans une course poursuite à moto pour semer l’homme qui veut simplement retrouver Nomi.

C’est la grosse scène de l’épisode, avec tous les acteurs qui s’interchangent. Comme toujours, c’est une vraie réussite et ça ne part heureusement pas en vrille. La scène en paraît presque trop longue, tellement je me rends compte que j’attends toujours un truc énorme à chaque fois maintenant. Heureusement que ce n’est pas le cas d’ailleurs, sinon ce serait trop répétitif et il faudrait constamment relever les enjeux.

Capheus finit par passer à la télé et ça me paraît un peu précipité tout ça. Le vrai problème, c’est surtout que les conséquences de l’attaque de Sun dans l’épisode précédent sont totalement éclipsées. Ils se sont tous retrouvés étranglés dans leur vie de tous les jours et personne ne semble s’en soucier autour d’eux. C’est un peu bizarre et dommage de ne pas mieux exploiter ces moments gênants pour eux.

Riley entre en contact avec un ex et le pote de celui-ci qui peuvent l’aider à comprendre les mystères des Sense8, d’une manière ou d’une autre, j’avoue que ce n’est pas clair (j’ai peut-être mal suivi).

Lito enquête sur un ancien amant qui était lui aussi un Sense8, du groupe d’Angelica. Les choses se précisent encore un peu plus sur le passé de l’expérience et des Sense8. Je dois dire que c’est passionnant même si c’est encore trop complexe pour tout comprendre.

Pendant ce temps, Sun se fait rattraper par la police, ce qui permet une petite scène émouvante où elle dit adieu à sa codétenue pour continuer sa quête de liberté et surtout d’innocence.

La toute fin d’épisode voit Jonas venir dire au revoir à nos héros et se faire scier le crâne. Bien, bien, bien. Cet épisode était un peu plus mou que les autres, pourtant, on continue de bien avancer dans la mythologie de la série. Celle-ci continue d’être bien complexe mais se dessine peu à peu. C’est très agréable de la voir se développer de la sorte.

05.pngÉpisode 5 – Fear Never Fixed Anything – 14/20
– It’s official.
– I’m dead.

L’épisode débute par la confirmation de la mort de Jonas, même s’il subsistait quand même peu de doute après le passage de la scie. Il nous présente ensuite la situation de chacun des personnages, qui évolue séparément dans cette cinquantaine de minutes.

Bug découvre qu’il est possible de créer une e-mort et connaît un type qui peut l’aider à le faire. Il décide de le contacter pour le mettre en contact avec Nomi et Aminata, dans une scène qui a juste le bon dosage de comique.

Lito traverse toujours sa crise professionnelle, ne trouvant aucun rôle qui ne le tue pas ou qui ne soit pas le personnage d’un gay stéréotypé. Il est légèrement réconforté par Bug qui emmène Nomi et Aminata voir un film de Lito. Il s’agit d’une couverture pour une rencontre avec un anonymous capable de faire disparaître toute trace de Nomi. Seulement, il demande en échange un service futur, ce qui risque de poser problème d’ici la fin de saison, surtout qu’il sait que Nomi est un Homo sensorium.

Et hop, c’est la fin des problèmes judiciaires de Nomi. Quant à Lito, il se retrouve à envisager de se rendre à une gay pride. Ben tiens, ça fera de jolies scènes, on se croirait dans Sense8 !

Sun débarque chez son professeur d’arts martiaux et découvre à la télé que son frère est toujours une ordure. Elle reprend ses entraînements sportifs, rien de bien fou, juste de quoi culpabiliser le sériephile au fond de son lit que je suis. Le détective de l’épisode précédent vient lui rendre une visite sur la tombe de ses parents également, car il est clairement amoureux d’elle. Il promet qu’il veut simplement l’aider, et elle écoute tout à quelques centimètres.

Kala est complétement paumée dans sa vie et les choses ne s’arrangent pas lorsque le dîner de famille de la semaine tourne mal. Franchement, cette intrigue ne servait à rien et n’était là que pour assurer la présence de l’actrice à l’écran, hein.

Idem pour Capheus qui continue de draguer Zakia, la journaliste, mais il découvre par ses collègues qu’elle est lesbienne. C’est un joli moyen de couler un crush naissant ça.

Milton entre de nouveau en contact avec Will, cette fois pour lui avouer la vérité. Sa vérité, en tout cas. Il se présente comme un grand gentil et Angelica comme une soldat ayant perdu pied.

Wolfgang, quant à lui, reçoit la visite de Lila, entièrement nue et marquant le premier full frontal de la saison. Vous l’aurez deviné : ce full frontal ne sert absolument pas l’histoire de la série ou de l’épisode, continuant de nous présenter Lila comme hautement excitée par Wolfgang et très entreprenante, ce que sa première scène suffisait à faire.

Tout ceci mène à une conclusion d’épisode au son de What’s going on, ça faisait longtemps ! Riley s’expose donc au reste du monde et la fin de l’épisode est ainsi bien rythmée avec un cliffhanger cool qui voit Milton rater de nouveau Riley et Will. Il est en tout cas intéressant de voir les Sense8 décider de répliquer.

Cet épisode prenait son temps pour faire avancer individuellement chacun des personnages, mais du coup, ça ressemblait beaucoup à une série « classique », avec assez peu d’interactions. C’est dommage, car c’est la force de la série de réussir à dresser habilement des parallèles. Cela manquait un peu.

06.pngÉpisode 6 – Isolated Above, Connected Below – 15/20
Packs your bags, family, because we’re going to Sao Paulo!

Un épisode d’une heure pour la mi-saison, comme c’est gentil de se soucier de nous flinguer nos emplois du temps. L’épisode reprend sur les bases du précédent et chacun des Sense8 décide de prendre son courage à deux mains. Cela se vérifie surtout du côté des relations amoureuses, histoire d’avoir les traditionnelles scènes de sexe poétiques et esthétisées. Il faut bien avouer que ces scènes sont magnifiques.

Riley et Will sont dans un train et la blonde reçoit la visite d’un homme qu’elle a vu à la rave party la veille. Celui-ci est donc un homo sensorium, mais il ne lui fait pas confiance. Plus tard, alors qu’ils s’installent dans une nouvelle planque abandonnée, elle reçoit la visite d’un autre type, qu’elle avait rencontré au laboratoire dans l’épisode 5. Celui-ci est absolument horrible et elle se sent souillée de l’avoir rencontré.

Ce n’est pas le cas avec le premier, Hoy, qu’elle retrouve un peu plus tard et dont elle gagne la confiance. Son groupe est clairement plus vieux, ce qui lui permet d’avoir des informations précieuses sur BPO et les Homo sensorium, qui ont toujours existé d’après lui. Bien plus que le groupe de Sense8 que nous suivons, il y a donc eu des générations d’histoires connectées les unes aux autres, ce qui complique encore la narration de la série.

Comme prévu, Lito souhaite se rendre à Sao Paulo et c’est là son courage. Il s’avoue homosexuel lors de la gay pride, présentant Hernando au reste du monde comme son copain. La gay pride est une autre occasion pour une superbe fête, comme je m’y attendais dans l’épisode précédent. Ils font toujours en sorte d’avoir de sublimes images et, côté couleurs, une gay pride, on ne peut rêver mieux pour de sublimes images !

Nomi et Aminata rentrent chez elles, pile à temps pour le mariage de la sœur de Nomi. Seulement, les choses ne sont pas simples avec leurs parents et leur père semble même avoir très bien cerné Nomi. Il lui reproche d’être trop narcissique et de trouver de quoi rendre le mariage de sa sœur à propos d’elle… force est de constater que les événements lui donnent raison dès les préparatifs.

Capheus retrouve Zakia qui lui annonce qu’elle est bisexuelle. Les deux s’embrassent sous les applaudissements des passagers du bus. Décidément, les intrigues de Capheus sont vraiment mauvaises et ne m’intéressent jamais vraiment.

Kala prend son courage à deux mains pour affirmer son amour et surtout son désir à Wolfgang. Ces deux-là s’embrassent enfin et font l’amour, en même temps que Capheus et Zakia. Les scènes sont inutilement longues et érotiques, bien que toujours magnifiques.

Par la suite, Kala n’assume pas trop ce qu’elle a pourtant provoqué, préférant construire sa vie, de nouveau.

Wolfgang, lui, reçoit une nouvelle visite de Lila, cette fois accompagnée par un membre de son groupe alors que lui-même l’est de Will. Lila s’avère être une beauté fatale au sens premier du terme, tuant des hommes comme s’il s’agissait de simples insectes. Il est assez clair qu’elle est plus dangereuse que prévue.

L’épisode s’achève sur un cliffhanger : Riley envisage d’aller à Chicago alors que Nomi comprend que les problèmes d’Angelica et son groupe ont commencé quand elle s’est rendue à Chicago. Bon, les choses avancent plus vite que l’an dernier et les pistes se multiplient, c’est très cool à suivre, mais ça file un peu une migraine quand même.

07.pngÉpisode 7 – I Have No Room In My Heart For Hate – 15/20
OK this is getting weirder and weirder.

Contre l’avis de Will, Riley se rend donc à Chicago, alors qu’une fusillade éclate à New-York. Elle reçoit la visite d’Avatar, le dernier maître de l’air (désolé, je ne peux pas ne pas la faire), qui ne lui dit rien de fou. À l’arrivée, le coéquipier de Will se charge d’elle. Les deux sympathisent, mais l’éléphant dans la pièce reste Will, qui doit se faire pardonner son abandon.

Il finit par y arriver et Riley retourne sur les lieux de leur premier baiser.

Kala découvre que son mari fait de la merde avec sa compagnie en se rendant compte d’elle-même que les comptes sont truqués. Ils envoient des médicaments périmés dans des pays lointains… comme le Kenya. Bien sûr, Capheus est là, et il adore l’idée. Malgré tout, elle accepte de lui parler.

Hernando, Lito et Daniela rentrent de Sao Paulo pour tomber sur l’ex de Daniela, mais aussi ses parents. Ces derniers veulent récupérer leur fille, mais elle a fait son choix. Par la suite, Lito se fait gentiment virer de son agence, et tout l’amour des homos ne suffit pas à soigner sa dépression.

Capheus présente Zakia à sa mère et commet une bourde monumentale en lui annonçant que son fils se lance en politique.

Nomi et Aminata passent l’épisode chez les parents de cette dernière. Ce n’est pas bien passionnant et, du coup, on les voit bien peu. C’est pourtant Aminata qui a la révélation finale qui mène au cliffhanger.

Sun, elle, se rend sur la tombe de ses parents, ce qui me paraît être une bien mauvaise idée. Bon, c’est l’occasion de petites scènes émouvantes, notamment en flashback. Cela offre un prolongement de sa relation avec les autres Sense8, dont elle est probablement la plus différente.

Le détective la retrouve au cimetière et il est assez clair qu’il est fou amoureux d’elle. Il lui propose un combat, espérant le gagner pour l’amener avec elle. Bien sûr, elle le maîtrise facilement, mais pas avant qu’ils ne s’embrassent tendrement quand même.

Riley finit par arriver à l’église d’Angelica. Contre l’avis de Will, elle prend un bloqueur et reçoit de nouvelles informations de la part d’un membre du groupe d’Angelica. Tout ce que cette membre souhaite est d’empêcher d’autres meurtres et suicides. Toute l’intrigue continue de me balader, j’avoue, je ne parviens pas à tout saisir. Peut-être que je ne suis pas assez concentré devant, allez savoir.

En tout cas, ce n’est pas l’unique cliffhanger de cet épisode : en effet, les dernières secondes révèlent que finalement, Jonas est encore en vie. Humph.

08.pngÉpisode 8 – All I Want Right Now Is One More Bullet – 16/20
– Wolfgang?
– Ask for help?
– Can’t picture it.

Jonas est en vie et ça remet tout en question : il a donc fait un marché avec le Chairman de manière à court-circuiter Whispers et rester en vie. Nomi et Aminata se plaignent d’être confuse de la situation, moi je me plains de ma migraine naissante. Je me demande si les scénaristes n’ont pas pris des parts dans les actions de vente d’un médicament anti-maux de crânes.

Bon, du coup, Milton se protège encore en s’enfuyant en hélicoptère. Will parvient malgré tout à récupérer quelques dossiers et informations. Il reçoit alors la visite de Kala qui continue de s’occuper de lui en tant que médecin, tout en se servant de lui comme psy pour analyser sa relation avec Wolfgang.

Kala a de nombreux problèmes à gérer dans cet épisode : son mari s’enfonce un peu plus dans des affaires louches et Wolfgang l’ignore.

Capheus s’est lancé en politique et il découvre que c’est un monde de requins. Malgré son nouveau garde du corps, il est menacé par Superpower, clairement un chef de mafia que l’on a peut-être déjà vu en saison 1 mais dont je ne me souviens pas.

Lito déprime en pyjama à cause de sa carrière : il décide donc de venir se plaindre à Sun qui, elle, a tout perdu pour de vrai sans avoir pris le temps de s’en plaindre ou de se laisser aller. Sa carrière a tellement explosé en vol qu’il a l’impression d’être en plein deuil de son rêve.

Felix est aussi de retour dans la série, cela faisait un moment qu’on ne l’avait plus vu. Il faut dire que son intrigue de gérant de bar n’est pas hyper passionnante. L’intrigue autour de Wolfgang continue par ce biais-là : c’est aussi le retour du sauna et de Lila. Cette dernière agit en garce, envoyant son mari après Wolfgang après avoir espionné leur conversation.

Wolfgang rend une visite à chaque membre de son groupe sans pour autant leur parler avant de rejoindre Lila dans ce qui ressemble fort à un piège. La mise en place de leur rencontre au restaurant est incroyablement longue.

Lila souhaite vivre dans un monde sans Sapiens, merci bien. Comme toujours, elle excite Wolfgang pour le divertir de la conversation en cours, alors que Nomi tombe inconsciente au pire des moments possibles. Franchement, c’était une idée complétement stupide, mais cela permet à Aminata d’enfin parler à Riley via téléphone et de montrer que les Sense8 peuvent tous utiliser des capacités qui les dépassent. C’est donc plutôt très cool car cela faisait quelques épisodes que nous n’avions pas eu de scènes comme cela, et ça commençait à terriblement manquer à la série, car c’est dans son ADN.

La toute fin de cet épisode voit donc Wolfgang et Lila en venir aux mains, et c’est excellent car tous les deux font appel au talent des différentes personnalités de leur groupe. C’est une très jolie scène malheureusement un peu trop courte à mon goût, mais la fin de saison n’est pas encore tout à fait là, donc il est normal de devoir attendre encore un peu.

09.pngÉpisode 9 – What Familly Actually Means – 17/20
Treat my sister well, because if you don’t, I swear, I will find you.

La soeur de Nomi se marie et c’est l’occasion pour les scénaristes d’aborder à nouveau la thématique de l’acceptation, si chère à la série. Nomi y fait en effet un très beau discours sur la famille et sur son opération, offrant un éclairage bien nécessaire sur le passé du meilleur personnage de la série. Le discours de la veille se déroule bien et Nomi ne tire pas trop les choses à elle, mais le lendemain c’est plus compliqué.

En effet, les fédéraux débarquent au mariage pour arrêter Nomi. Par chance, Aminata comprend à temps qu’ils n’ont pas vérifié l’existence d’un mandat avant de débarquer. Le père de Nomi s’interpose alors, acceptant enfin sa fille pour ce qu’elle est. C’est tiré par les cheveux comme intrigue d’acceptation, mais ça fonctionne à merveille et le mariage peut reprendre.

C’est l’intrigue la plus complète de l’épisode, celui-ci balayant les vies des uns et des autres assez rapidement. Je ne sais même plus trop à quoi sert Sun dans ce neuvième volet par exemple.

Riley utilise les ressources de la police de Chicago pour retrouver la membre du groupe d’Angelica qui lui a parlé il y a deux épisodes, Carole. Là-bas, elle en découvre plus sur le passé sombre du groupe d’Angelica en compagnie de Diego, mais tous les deux trouvent aussi le cadavre d’une Carole qui s’est suicidée.

L’enquête continue, mais elle est interrompue par la mort du père de Will. Celui-ci est tombé malade et meurt petit à petit. Riley arrive à temps pour lui souffler de derniers mots et c’est la fin d’épisode la plus triste de la série, même si ça manquait d’une réunion de casting.

En ce qui concerne les autres, Kala déjeune avec sa mère qui lui offre quelques conseils sur son mariage, avant de rencontrer un homme qui lui fait un cadeau. Cette intrigue ne me dit rien qui vaille pour la suite.

De son côté, Capheus continue de nager dans les affres politiques de Nairobi et se fait poursuivre par deux hommes de mains qui ne disent rien qui valent. Il réussit sans trop de mal à s’en tirer, avant d’aller voir son futur beau-papa.

Lito continue de déprimer, bien sûr, mais Daniela lui déniche le script parfait pour lui. Elle s’avère aussi être la meilleure des agents possibles. La scène où il décroche le rôle est à mourir de rire et affirme la perfection de Daniela, ou alors c’est juste moi qui suis amoureux.

Enfin, Wolfgang envisage de quitter Berlin après que Felix le retrouve.

Alors en soi, l’épisode n’est vraiment pas dingue, fragmentant et éparpillant son intrigue un peu partout. Il n’y a pas de grande et belle scène de réunion des personnages, qui sont habituellement ce que la série maîtrise le mieux. Néanmoins, les avancées de chacune des intrigues et surtout les dynamiques mises en place en font l’un des épisodes les plus personnels de la saison (peut-être même de la série), ce qui explique la montée de la note, car il est dur d’en décrocher malgré quelques longueurs.

10.pngÉpisode 10 – If All the World’s a Stage, Identity is Nothing But a Costume – 17/20
I don’t care about rules.

Oh, j’aime beaucoup le point de départ de cet épisode qui propose une réunion entre Riley et Kala, avec Riley qui envisage même de se rendre à Bombay. Riley a surtout du mal à gérer le deuil de Will, qui se fait torturer par Whispers, forcément. C’est un approfondissement intéressant de ces personnages et j’espère qu’on aura l’occasion de voir plus souvent le duo Kala/Riley. Je trouve que Riley est trop souvent sous-exploitée à n’être vue qu’avec Will (ou avec Sun, pour une petite cigarette). Du coup, j’avais eu espoir avec cette première scène, mais la fin d’épisode dessine autre chose.

Pendant ce temps, Wolfgang continue de se planquer à Berlin, mais il ne peut se cacher de Kala, qui veut lui parler. Ils décident ensemble de s’enfuir de Berlin & Bombay pour une autre destination où personne ne les connaît.

Lito passe son audition au moment très précis où Sun a besoin de son aide pour faire un cocktail et ne pas être vidé. L’un et l’autre peuvent donc très précisément se venir en aide sans le moindre problème (enfin, techniquement, ça doit poser pas mal de problèmes pour Lito, mais ça passe comme caprice d’acteur je crois). Et hop, Lito décroche le rôle et se retrouve embarqué à Los Angeles dans un nouveau rôle qui exige un costume bien différent, mais marrant. Bon alors cela dit, il se retrouve à jouer l’amant d’une star qu’il vénère, qui a des atomes crochus de dingue avec Hernando et qui n’a pas l’air insensible non plus au charme de Daniela. Voilà qui promet pour la saison 3 ! Ne nous leurrons pas, je pense que c’était là la fin de son intrigue pour cette année, l’épisode final n’aura pas le temps de gérer tout ça.

Capheus doit lui aussi porter un costume, mais celui d’un homme politique. Il monte en effet sur scène devant une foule d’électeurs. Par chance pour lui, il n’est pas seul au moment de faire son discours. Celui-ci est particulièrement inspiré, représentant l’amour comme un pont et non un mur et la mixité comme une richesse. C’est beau.

Tout cela est un piège, le discours finissant par une émeute et une tentative de meurtre contre Capheus. Will et Sun lui viennent en aide, et Riley vient en aide à Will au passage, lui interdisant de prendre de la drogue. De son côté, Capheus comprend qu’il inspire beaucoup trop d’espoir et commence à croire à son élection, qui nous sera elle aussi réservée pour la saison 3.

Tout ceci mène déjà la fin d’épisode, qui termine bien sûr par un cliffhanger sur le soir du gala de Sun. Tous sont prêts à se battre… et moi je suis prêt à rester au fond de mon lit pour voir ça !

11.pngÉpisode 11 – You Want a War? – 20/20
Are you serious? My sister is fucking Terminator?

L’épisode reprend exactement là où le précédent avait laissé les choses : le frère de Sun fait un discours lors duquel il se réclame de son père. Oh, Sun le tue rien qu’avec son regard, ça en dit long. Cependant, les sense8 l’arrête. Son frère tire sur le détective et commence alors LA scène de la saison. Tout le monde utilise ses facultés pour venir en aide à Sun.

Cela fonctionne à merveille, même Kala a le droit a son moment de gloire et l’épisode monte en tension autour du meurtre programmé du frère de Sun. Bien sûr, celle-ci renonce à son projet au dernier moment après une énorme course poursuite. Elle reste quelqu’un de bien. Elle se fait donc arrêter… mais ne peut se permettre de retourner en prison où elle serait condamnée à mort.

Les autres l’aident à nouveau à s’échapper, et ils reçoivent au dernier moment l’aide inattendue de Puck. L’intrigue se complexifie encore à partir de là car Puck a un réseau bien plus grand qu’eux de connexions. En quelques instants, il apprend à Riley, Sun et Will qu’il a trois cent connexions et que le cannibale s’est remis en chasse. Bon, c’est ce que j’appelle une perspective sympa pour la suite.

Aminata demande Nomi en mariage… quelques secondes avant qu’elle ne fasse de même.

Capheus se retrouve avec une visite surprise au réveil : son discours a bien été entendu par tout un tas d’autres hommes de son espèce. Comme il n’a pas pris de bloqueur avant son discours, ceux-ci sont désormais connectés à lui. Ils semblent en savoir déjà beaucoup eux aussi et surtout se connaître, c’est assez intéressant comme ouverture.

Kala découvre les mensonges de son mari qui l’envoie à Paris avant même qu’elle lui confesse son désir de partir (et le reste de la vérité). Elle se connecte à Wolfgang pour faire des projets d’avenir avec, mais Lila débarque de nulle part pour savourer sa vengeance sur Wolfgang. Elle l’a en effet balancé à Whispers qui débarque aussitôt et embarque Wolfgang avec lui.

Impuissante, Kala court chercher l’aide des autres et est soulagée de savoir que Will a un plan. Pour effectuer celui-ci, elle n’a d’autres choix que de créer des bloqueurs, ce qu’elle fait immédiatement. Tous se donnent rendez-vous à Londres alors que Wolfgang est torturé par Whispers. Il livre Kala contre son gré alors que tout le monde subit la torture.

La toute fin accélère à fond les choses, à coup d’ellipses dingues. Will parvient à retrouver Milton et à le confronter en personne. Il l’enlève alors qu’au même moment Nomi, Aminata et Sun enlèvent Jonas. Bam, tous les Sense8 se retrouvent donc à Londres. Je regrette vraiment de ne pas avoir eu droit à la scène de leur rencontre en vrai qui aurait probablement pu apporter quelque chose de grand, mais j’ai adoré cette fin hypervitaminée qui ne laisse pas le temps de digérer ce qui est en train de se passer.

Quel épisode ! Il ne laisse que bien peu de répit au cœur de l’action, et même ces répits sont des gros événements pour nos héros…

Bon ben voilà, c’est déjà terminé. Vivement la saison 3 !

Critique de l’épisode final

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EN BREF – Cette saison 2 est une vraie réussite, qui part de toute manière sur des bases hyper solides, donc ça ne peut pas être surprenant. Tout est parfaitement maîtrisé, malgré un rythme que je continue de trouver trop long à de trop nombreuses reprises. L’intrigue est complexe, les explications souvent insuffisantes, mais cela se laisse toujours regarder, et même ça s’enchaîne.

Ce qui aide à enchaîner aussi facilement les épisodes, c’est aussi, bien sûr, que le casting est impeccable (heureusement qu’ils ont changé de Capheus…), que les personnages ont tous des choses intéressantes à apporter à la série, mais aussi que les choix musicaux sont excellents et la photographie magnifique. Même quand ça traîne en longueur, il est dur de s’ennuyer parce qu’on est intrigué par énormément de choses, parce qu’on est bluffé par des images sublimes, parce qu’on est entraîné par une bonne musique.

De mémoire, la saison 1 explorait les thématiques de la solitude et des âmes sœurs, cette saison 2 est assurément une réflexion sur la notion de famille, mais aussi sur celle du courage. Le courage surgit dans les vies quotidiennes des héros, que ce soit sous la forme d’un coming-out, d’une acceptation transgenre ou tout simplement de sentiments interdits et de vengeance familiale. Chacun des héros est confronté cette année à des décisions qui révèlent son courage, qui le dresse en héros et c’est bien là le fil conducteur de cette saison 2 qui aboutit à la réunion, enfin, de cette famille très hétéroclite que forment les Sense8 et leurs proches.

Cette saison prenant aussi le temps d’enfin plonger dans les profondeurs et la complexité de l’intrigue, je crois que je préfère bien plus cette salve d’épisodes. En plus, le côté drogue et sexe est un peu moins omniprésent, à la faveur de l’histoire, et c’est une excellente chose.

Bon, j’ai donc vraiment bien aimé cette saison malgré des défauts propres à la série et je n’en peux déjà plus d’attendre la saison 3. Je sens qu’ils vont nous la pondre pour 2019 et ça me déprime d’avance.

Critique de l’épisode final

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EDIT 2/06 : Netflix a annoncé ne pas renouveler la série hier. L’incompréhension est totale et la révolte assourdissante sur Twitter. Sense8 est l’une des séries les plus soutenues et commentées de la plateforme, mais aussi l’une des plus chère à produire. Qu’importe, cela leur faisait une telle pub et les gens sont tellement motivés (donc prêts à payer) pour une saison 3 que je doute qu’il ne s’agisse que d’une question de budget.

Peut-être que la série était trop ouverte et tolérante, peut-être que cela dérange dans certains pays où Netflix souhaite s’implanter, peut-être tout simplement qu’elle est trop chère ou que les acteurs ont fait des caprices de diva dans la renégociation des contrats. Quoiqu’il en soit, avec cette annulation (qui suit de peu celle de The Get Down), Netflix s’assure un bad buzz et perd son image de société à l’écoute de ses utilisateurs.

Ne pas proposer de fin à ce qui était l’un de leur plus gros succès critique, c’est se tirer une balle dans le pied. Si la garantie Netflix – qui consistait jusque-là à proposer de vraies conclusions aux séries – ne s’applique plus, je ne suis pas sûr de continuer à commencer autant de leurs séries. Jusque-là, je me laissais facilement tenter par un certain nombre de titres que je n’aurais pas forcément regardés si ça n’avait pas été produit par le géant du streaming. Je vais sûrement être plus frileux désormais.

Toujours est-il que je reste dans l’incompréhension la plus totale face à cette annulation de Sense8. La frustration est grande, j’espère vraiment qu’ils vont au moins revenir sur leur décision et fournir un téléfilm de conclusion. Ils en ont les moyens, ce serait logique et tellement plus respectueux pour leurs abonnés.

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EDIT 29/06 : Après un mois de protestations multiples et houleuses, d’harcèlements de tous les CM de tous les comptes Netflix du monde et de mauvaise foi incroyable, après des centaines de « What’s going on? », après de multiples gay prides marquées par l’annulation de la série, Netflix a ENFIN pris la décision qui s’imposait : Sense8 est renouvelée pour un double épisode final.

La nouvelle tombe dans la plus grande des surprises après de multiples affirmations de l’impossibilité de produire un épisode de plus. La conclusion de tout ça ? Les fans ont fini par avoir raison de Netflix et le fandom de Sense8 vient de réussir le plus gros bras de fer télévisuel de ces dernières années (et ça vient d’un fan de Community, attention!). Netflix est peut-être une entreprise comme les autres, mais les problématiques financières ne peuvent pas suffire à annuler une série avec une résonance de l’ampleur de celle de Sense8.

Ce mois de juin aura probablement été la meilleure promo possible pour la série, car tout le monde en a entendu parler je pense. Plus que ça, elle m’a permis de me rendre compte à quel point j’étais attaché à la série et à son feel good. Ce n’est pas la meilleure des séries, mais ses messages de paix, respect et tolérance sont plus que nécessaires aujourd’hui. Merci à Netflix d’en avoir pris conscience et d’avoir compris que cette annulation lui faisait plus de mal à long terme.

Ce premier badbuzz du géant du streaming se termine donc plutôt bien, bravo à eux pour la gestion finale de la crise, même si l’entre-deux fut une catastrophe lamentable. Certes, à côté de ça, ils ont annulé Girlboss, mais la série a une conclusion, alors je ne leur en veux pas plus que ça. Je ne regarde pas The Get Down, donc je ne jugerais pas de son annulation… ce qui signifie que Netflix me récupère comme fan et comme consommateur publicitaire.

En retrouvant le respect envers ses abonnés, Netflix a retrouvé le respect de ses abonnés et s’est offert un joli coup de promo. J’espère que l’exemple de Sense8 leur rappellera l’image qu’ils s’étaient construite jusqu’à aujourd’hui de compagnie qui respecte ses abonnés et mène à terme les projets qu’elle entreprend.

Quant à nous, rendez-vous est pris en 2018 pour ce (forcément) trop court double-épisode final !

Critique de l’épisode final