Maximum Pleasure Guaranteed – S01E02 – YABA – 17/20

Les choix qui sont faits ne sont pas ceux auxquels je m’attendais : j’ai l’impression qu’on va passer à côté d’une intrigue très chouette et évidente sur les dangers d’internet pour se diriger vers un thriller plus inattendu, plus complexe et peut-être même plus sanglants. Une chose est sûre : la série fonctionne et est diablement efficace pour l’instant. J’ai déjà hâte de voir la suite. Quelle idée de voir ces épisodes le jour même de la diffusion, maintenant, il faut que j’attende !

Spoilers 

Paula est paniquée par sa découverte et elle se laisse guider par sa peur – qui lui dicte des choses parfois inattendues.

I think I’ll solve a murder instead. It’s fun too. You should try it sometimes.

Je peux bien caser 36 minutes de visionnage supplémentaire avant d’aller me coucher, pas vrai ? L’épisode reprend a priori sur son cliffhanger avec des plans de la maison de Trevor et Paula qui se cache dans la maison… mais on nous sort finalement un flashback. Est-ce que je suis convaincu par cette structure ? Non, car je ne supporte plus les flashbacks dernièrement – je sais que c’est nécessaire parfois, mais là, rien n’empêchait de monter cette histoire dans un ordre linéaire, si ?

Bon, l’avantage, c’est que Trevor est encore en vie. Je trouvais ça étonnant que la série se débarrasse si vite de son lead masculin sexy – en le mettant en slip, certes, mais tout de même. On retrouve Trevor en vie dans sa baignoire puis dans un bar. J’ai d’abord cru qu’il parlait à son père, mais la scène tourne très clairement à la romance gay et ça m’a tendu. Trev est clairement en train de manipuler un daddy pour se récupérer de la thune, non ? Pourquoi faut-il toujours que les bisexuels dans les séries soient psychopathes, arnaqueurs ou salopards, hein ?

Et en même temps, je dis ça, mais il est plutôt honnête avec lui, à parler de son envie de projet immobilier pour étudiants et à écouter les conseils de ce daddy qui veut apparemment l’aider à faire fortune. Touché par ça, Trevor lui explique qu’il a déjà mis 30% de l’argent de son projet de côté et qu’il aimerait vraiment qu’il investisse avec lui. Comment son mec pourrait-il dire non à Trevor ?

Apparemment, il ne peut pas. Ils passent tout de même la nuit séparés, parce que le copain aurait un job et des responsabilités. Trevor n’en est pas moins accro à son mec – et lui fait comprendre en envoyant une dickpic avec un bonbon qu’il continue à manger après. Etrange.

Contre toute attente, c’est le lendemain matin qu’un tueur s’en prend à Trevor. OK. Je m’y attendais quand j’ai vu son slip, et la petite musique qui pouvait facilement tourner au drame ironique. Le tueur ne laisse aucune chance à Trevor, en plus, c’est terrible et on ne nous épargne pas les détails de la manière dont il se fait tuer.

Le tueur qui sort de nulle part a priori ? C’est son mec. Je ne m’y attendais pas, franchement. Le type décide ensuite de faire un grand ménage dans la maison, mais c’est pour mieux retrouver une clé USB. Quand il va mettre toutes ses affaires dans sa voiture, le tueur ne fait pas attention à Paula. C’est pourtant le moment qu’elle choisit pour se rendre chez Trevor. Il ne la voit pas s’introduire dans la maison comme nous ne l’avions pas vue repérer cet homme dans l’épisode précédent.

Et voilà, fin du flashback, retour au présent pour le générique : Paula entend le meurtrier de Trevor s’approcher. Elle n’a vraiment pas de chance, franchement. Se faire arnaquer comme ça par un type, le traquer pour mieux le trouver mort, elle a un karma de merde. Elle se cache dans un placard et fait bien : ça lui permet de voir les chaussures du tueur, qu’elle identifiera plus tard comme celles de Trevor.

Je n’ai pas trop compris pourquoi elle s’est mise à bouger alors que le tueur se servait d’une scie, par contre. Autant rester immobile dans ce cas-là non ? Comme pour me contredire, son portable sonne alors. Elle a bon espoir de ne pas être entendue, mais bien sûr, le tueur l’a bien repérée. La musique est une nouvelle fois ô combien top pour un thriller et de l’action. Elle s’échappe comme elle peut par la fenêtre de la salle de bain, sur le toit.

Elle tombe dans les poubelles et réussit à se couper le bras. J’en retiens qu’il vaut mieux laisser la police faire son travail, putain. En plus, évidemment, elle réussit à se barrer au volant de sa voiture MAIS pas sans laisser un sac plastique derrière elle. C’était sûr. Il y aura l’adresse de son bar préféré, c’est évident.

Elle s’éloigne à toute vitesse de la maison de Trevor, puis finit par s’arrêter pour s’occuper de sa blessure au bras et appeler le 911 – bon, sauf que Karl l’appelle au même moment. Elle a la drôle d’idée de décrocher et de devoir gérer le drama insupportable et inutile de sa fille (elle n’avait qu’à pas être une soccer mom) qui veut ses nouveaux crampons. Paula a plutôt peur d’avoir été suivie elle, mais quand ça commence enfin à s’arranger pour elle, Karl se sépare d’Hazel et recommence à lui parler de la garde qu’elle n’aura jamais.

La menace des avocats est efficace sur Paula : elle décide finalement de ne pas appeler le 911. C’est la pire des idées, franchement ! Elle raccroche et continue sa journée comme si de rien n’était. Je ne comprends pas. Enfin, si, et c’est ça le pire : je comprends bien que la menace des avocats lui fait faire n’importe quoi.

Pendant ce temps, la voisine de Trevor voit le chat de celui-ci débarquer chez elle avec… la langue de Trevor. Bon dieu, voilà une scène inattendue.

Paula tente ensuite de soigner son bras comme elle peut, et alors qu’elle le fait, elle est bombardée de messages et d’appel, principalement du boulot, mais aussi d’un certain Steve qu’elle ne connaît pas et de Karl. Paula ignore son téléphone, ce qui est une mauvaise idée, et se rend plutôt chez son ex, où elle tombe comme prévu sur Mallory, la nouvelle copine de Karl. C’est terrible comme elle a l’air parfaite cette copine.

Bon, en revanche, parfaite, mais maligne à essayer de faire avouer à Paula ce qu’il se passe ou son alcoolisme pour lui retirer la garde. Bitch. La scène où Paula remet Mallory à sa place est exceptionnellement parfaite – j’adore comment elle lui dit très justement qu’Hazel est sa fille et que c’est à elle, pas à Mallory, de pourrir sa vie. Paula n’en est pas moins très en retard à son travail. Elle s’y rend finalement pour mieux se faire engueuler comme une gamine par sa boss. Elle est un peu insupportable, même si elle a raison. Je m’attendais vraiment à ce que le harcèlement sur son téléphone mène à autre chose et je suis surpris que ce ne soit pas le cas – il reste qu’elle reçoit beaucoup de messages de Steve sans savoir qui il est.

Forcément, ça aura un impact à jouer, mais pour l’instant, elle doit d’abord bâcler son travail en rushant comme elle peut… jusqu’à ce qu’elle soit interrompue par l’arrivée de Gonzales à son boulot. Cette dernière est l’enquêtrice que Paula a contacté dans le premier épisode et qui débarque pour laisser une chance à Paula de raconter sa version des faits : le corps de Trevor a été retrouvé.

Paula est assez maligne pour dire toute la vérité. La vérité est étrange, toutefois. J’ai adoré la scène où ses deux collègues voient l’inspectrice et se mettent à bitcher sur Paula, pour savoir ce qu’elle a bien pu faire. Ils m’ont fait tellement rire là où la série aurait dû choisir la voie du drama. C’est un drama après tout, surtout que Tatiana Maslany déchire tout dans sa prestation.

De manière étonnante, Gonzales décide de croire Paula quand elle lui explique sa version des faits et sa peur des avocats de son ex. Je ne sais pas, c’est un peu déroutant : elle était sur la scène de crime, n’a pas signalé le crime et est la seule à avoir un mobile a priori, à ce stade de l’enquête. D’ailleurs, j’ai hâte de savoir le mobile du mec.

De manière encore plus étonnante, Paula décide de dire toute la vérité à ses collègues : elle parle d’abord de rencontre amoureuse, puis avoue qu’elle ne l’a pas croisée sur un site de rencontres. Tatiana Maslany est une actrice incroyable, je suis tellement heureux de la revoir sur mon écran – sa prestation suffit à comprendre le besoin de parler du personnage ; même si elle semble terriblement isolée et sans aucune personne à qui faire confiance. Elle mérite tous les rôles du monde, non ? Elle est incroyable dans cette scène où elle s’ouvre totalement à ses collègues et est au bord de la dépression. Les collègues me font plus rire qu’autre chose, eux, mais je ne sais pas pourquoi elle leur fait confiance.

Pour autant, la vie continue et c’est peut-être le plus impressionnant : elle parvient à continuer de vivre comme si de rien n’était au milieu de tout le bordel qui lui arrive. C’est sûrement ça qui donnait l’impression, dans la bande annonce, d’avoir à nouveau affaire à Orphan Black. Ainsi, Paula se rend ensuite à l’entraînement de foot de sa fille où elle est désormais coach. Elle y rencontre le fameux Steve qui envoyait plein de messages et qui est un autre papa divorcé, mais prend encore le temps de s’occuper de sa fille. Elle est une mère incroyable avec elle. Mallory peut dire ce qu’elle veut, Paula est une bonne mère qui explique à sa fille qu’elle est une badass (YABA : You’re a badass).

En parallèle, la collègue de Paula se rend auprès de leur boss pour proposer un papier et se faire remarquer pour une promotion en tant que journaliste. On voit bien où ça va, surtout quand son papier n’est pas assez bon aux yeux de la boss qui veut quelque chose de plus accrocheur. La collègue va tellement raconter l’histoire de Paula, c’est fou.

Loin de s’en douter, Paula passe ensuite une soirée parfaite avec Hazel. Elle est loin aussi de se douter qu’un tueur est à présent sur ses traces. Devant la maison de Trevor, le tueur retrouve le sac plastique oublié par Paula. Il contient les fameux crampons d’Hazel. Comment ça, la police n’a pas trouvé ce sac suspect juste à côté de la maison ? Ah lala que c’est frustrant. Pendant que les flics visionnent des heures de sexe entre Trevor et ses clients prêts à être arnaqués, le tueur lui est déjà sur la piste d’Hazel. Et avec un prénom pareil, ça va être facile de remonter jusqu’à Paula, je pense.

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Maximum Pleasure Guaranteed – S01E01 – Magnets – 15/20

Je ne saisis pas encore le choix du titre, mais je suis content de ne pas avoir su le premier twist de la série avant de me lancer. Très clairement, elle prend son temps à s’installer, et peut-être même un peu trop pour que je sois vraiment à fond. Je sens tout le potentiel, l’histoire est vraiment bonne, il y a plein de personnages secondaires que l’on a envie de suivre et… Tatiana Maslany, bordel, quel bonheur de la retrouver ! Sans être exceptionnelle, la série m’accroche juste ce qu’il faut pour peut-être réussir à m’embarquer toute la saison. Je sens qu’elle peut devenir excellente ; j’ai bon espoir.

Spoilers 

Paula est séduite par Trevor, un jeune qu’elle paie pour passer du bon temps sur internet.

And I’ll fall asleep, I’m old and broken.

Avant même de commencer, la série a déjà un excellent bon point : l’épisode ne dure que 40 minutes. Il ne manquerait plus qu’un générique pour que ce soit parfait et devinez quoi ? La série a un générique ! C’est exactement le format que je regrette et ça commence si bien pour que la série puisse devenir un coup de cœur. Reste à savoir quel événement viendra bouleverser l’héroïne pour que ça en fasse une bonne série.

En attendant, la première réplique est pour Tatiana Maslany dans le rôle de Paula qui veut tuer quelqu’un avec un pistolet à glu ? Est-ce que le rôle est écrit pour elle ? Je ne sais pas trop. J’aime déjà l’ambiance de cette première scène qui est un vrai exemple d’introduction des personnages : Paula, mère célibataire débordée qui essaie d’installer son appartement comme il faut pour récupérer la garde de sa fille Hezel alors que son ex Karl est psychorigide parle avec Trevor.

La conversation semble toute gentille, elle lui raconte vraiment ses problèmes comme elle le ferait avec un ami. Le problème, c’est que Trevor n’est pas son ami. C’est un jeune homme qu’elle paie pour des sessions d’une heure, et ce ne sont pas des sessions de psy. Non, non, très vite la première scène tourne au sexe virtuel entre eux. Ma foi, c’est un début de série quoi. Il faut toujours du sexe dans les premières scènes, désormais. C’est un effet de mode assez visible.

Le lendemain, Paula écoute de la bonne musique en allant au boulot, puis fait ce qu’elle peut pour gérer à la fois sa fille qui l’appelle et ses collègues. Bordel, il y a beaucoup trop de visages connus dans ses collègues ! C’est plutôt une bonne chose, mais j’attends encore de voir si j’aime la série. Elle a ce qu’il faut, mais pour l’instant, je ne suis pas encore à fond dedans. Paula édite des textes et fait du fact checking, soit. Sa boss est exigeante sur les deadlines, pas sur le factchecking ; elle lui vend une promotion pour la motiver ; ses collègues sont drôles.

Après tout ça, Paula fait une pause aux toilettes. Vous vous doutez bien que si on voit ça, c’est qu’elle n’y va pas que pour soulager sa vessie. Elle préfère en effet regarder une vidéo de Trevor en ligne. Il est déjà à poil en pleine journée, avec un pote tout aussi sexy bien sûr. Cela dit, Paula n’est pas là pour se toucher au taf, elle veut juste réserver une session d’une heure avec lui le soir même.

Il est sacrément dispo pour un type sexy ce monsieur. C’est tellement bizarre la relation qu’on nous présente – elle le paie, il semble heureux de la retrouver et entretient très clairement l’illusion d’une relation amoureuse. Quel job absolument atroce que le sien.

Cela dit, durant la soirée parfaite qu’elle a booké, quelqu’un frappe à la porte de Trev. Il va ouvrir la porte et ce n’est pas une bonne nouvelle qu’il y a derrière, bien au contraire : c’est un autre homme, cagoulé. Celui-ci tabasse Trevor devant la caméra. Paula est paniquée et ne sait pas quoi faire : elle décide donc de filmer l’agression pour que ça arrête l’homme. Ce n’est malheureusement pas le cas, l’homme cagoulé se contente de regarder la caméra et de parler à Paula dans une langue que je ne connais pas. Les sous-titres me disent que c’est du serbe. C’est déjà ça.

Bien sûr, Paula contacte ensuite la police. J’aime bien l’enquêtrice qui lui rend visite et est immédiatement sceptique de ce qu’elle voit. Elle informe Paula qu’il peut s’agir d’une arnaque, que tout ça paraît bien faux et qu’on pourrait bien l’avoir filmée ou tenter de l’extorquer. C’est une bonne chose qu’elle soit divorcée, au moins, son couple n’est pas trop en danger. Cela ne calme pas Paula qui a bien peur de s’être faite avoir, même si elle défend Trevor à plus d’une occasion. Elle est sûre qu’il vit près d’elle, même si elle ne sait pas où exactement et a plein d’arguments pour le défendre.

Si cette intrigue est intéressante, on est sur un premier épisode de série et il faut introduire plein d’autres choses. La détective s’en va donc après avoir expliquée à Paula que les gens humains comme elle sont des magnets pour les arnaqueurs et Paula doit reprendre le cours de sa vie. Le lendemain, elle se rend donc chez Karl pour récupérer sa fille. On ne peut pas dire que ça se passe à merveille avec son ex : oh, la conversation est civile, mais c’est suffisamment bien écrit pour qu’on sente qu’il s’agit d’un couple divorcé avec des tensions.

Hezel met trois plombes à venir voir sa mère, mais elle finit par venir et Paula peut reprendre sa vie familiale : une vidéo TikTok, une soirée pizza, un appel de Trevor pour lui dire qu’il est kidnappé. Oh, oups, pas si vie familiale tranquille que ça ! Trevor réclame donc de l’argent et ça sent bon l’arnaque habituelle. C’est triste. Quand Paula trouve la force de lui raccrocher au nez, un deuxième appel, du « kidnappeur » cette fois, l’informe que Trev va mourir si elle ne paie pas.

La police lui explique qu’il faut ignorer les appels, une fois de plus. Le lendemain, c’est Hezel qui décroche le téléphone, parce que sa mère est sous la douche. Paula est terrifiée de ce que sa fille aurait pu entendre ou de ce qui aurait pu se passer, alors elle l’engueule, avant de la réconforter. La chantilly suffit vraiment ? Tant mieux.

J’ai eu un peu peur dans la scène suivante que ça tourne en kidnapping d’Hazel devant l’école, mais finalement, la série met en place son côté thriller d’une manière bien plus subtile : alors que ses collègues factchecker parlent de l’IA qui remplace progressivement leur job (je commence à les apprécier, je crois), Paula reçoit un appel sur son lieu de travail. C’est un appel de Trevor, évidemment.

S’il continue de lui faire croire qu’il va mourir, elle finit par le confronter et lui dire ouvertement qu’elle sait qu’il s’agit d’une arnaque. La série prend une tournure que j’aime quand Trevor fait tomber le masque et révèle qu’il s’en fiche pas mal : elle va devoir payer car ils savent toute sa vie. Outre ce qu’elle a pu dire, Paula prend conscience que la caméra a montré beaucoup de choses aussi : le planning scolaire de sa fille ou de ses activités extra-scolaires par exemple.

Terrifiée, Paula se dit qu’il faut peut-être contre-attaquer. Moi, je me demande surtout ce que Trevor et son complice attendent pour commencer à attaquer vraiment. Il est évident que Paula va voir sa vie détruite par cet événement, sinon il n’y aurait pas de série. Le plus frustrant est toutefois que la police n’a pas le temps pour elle. La détective est excellente à lui faire un fact check (ironique, non ?) de la réalité : elle n’est pas sa pote, Paula devrait suivre ses conseils plutôt que de mener son enquête de son côté.

Pourtant, l’enquête de Paula est plutôt excellente : elle parvient même à déterminer une adresse approximative pour Trevor à partir de la vidéo de son agression simulée. C’est convaincant, mais toujours pas assez pour la police, donc. Malgré les conseils très explicites de la détective, Paula ne change toujours pas de numéro pour autant, ce qui permet à son ex de l’appeler pour lui dire qu’elle aura bien sa fille pour les vacances. Paula considère que c’est une bonne nouvelle, mais je n’en suis pas si sûr : Trevor sait qu’elle voulait partir avec elle, après tout.

Comme elle a un peu de temps le soir après s’être occupée de sa fille, Paula finit par appeler son opérateur pour changer de numéro. Elle n’est pas encore sûre de le faire, comme c’est loin d’être évident. La pression psychologique s’apprête tout de même à monter d’un cran : quand elle dépose sa fille le lendemain chez Karl, ce dernier l’informe qu’il a reçu un appel de Trevor.

Il ne comprend pas pourquoi son ex a probablement couché avec un jeune de 20 ans et lui a raconté toute sa vie. Il met un terme à l’idée des vacances mère-fille, forcément, mais prévient aussi qu’il va prévenir ses avocats et que ça pourra jouer sur la garde. Oui, il fait tout ça sans même savoir exactement qui est Trevor, juste parce que ce gamin de 20 ans semble être un peu dérangé.

S’il savait la vérité, ce serait bien pire pour elle. Coincée dans un embouteillage en rentrant chez elle, Paula s’énerve. Elle a bien raison de s’énerver, je trouve, parce qu’elle est aussi coincée dans sa vie. Elle décide donc, sur un coup de tête, de se rendre dans la rue où elle imagine que Trevor vit. La voilà donc qui traverse une bonne partie de l’Etat pour rejoindre sa ville et enquêter jusqu’à trouver sa maison.

Armée d’une batte de baseball (mais que compte-t-elle faire au juste ?), elle sonne à la porte. Celle-ci n’étant pas verrouillée, elle peut carrément entrer dans la maison, qui est à proximité de la mer et de l’aéroport. La voilà qui se met à fouiller toute la maison. Franchement, la maison est bien plus belle que son appartement. Le problème, c’est qu’en fouillant la maison, elle finit par tomber sur le cadavre de Trevor, dans la baignoire.

Si je m’y attendais depuis qu’elle fouillait la maison, je ne m’attendais vraiment pas à ce cliffhanger. Parce qu’évidemment, le tueur de Trevor arrive pile à ce moment-là. Ah putain, c’est un cliff vraiment efficace qui me donne envie de poursuivre la série. Ce n’est pas raisonnable à 23h, et pourtant, regardez-moi bien le faire !

PS : la BO de la série est incroyable, j’adore !

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Maximum Pleasure Guaranteed (S01)

De quoi ça parle ?

Une mère célibataire trouve du réconfort auprès d’un jeune cam boy, jusqu’à ce que… Suspense.

Ce que j’en attends

J’en attends beaucoup de bien – mais une très grande part de moi en attend aussi beaucoup de déception. Cette nouvelle série Apple est un peu trop calibrée pour me plaire : elle a Tatiana Maslany dans le rôle titre, la bande-annonce semblait vendre un rôle aussi barré que pouvaient l’être ceux qu’elle jouait dans Orphan Black et rien que le côté « mère célibataire qui fait n’importe quoi sur Internet » suffit à me donner envie, pour la vibe Alison Hendrix.

Apple TV, c’est plutôt gage de qualité normalement, alors je devrais y aller les yeux fermés. Seulement, si je ferme les yeux, je vais m’endormir vu l’heure qu’il est. Oui, je sais, j’ai un humour de qualité. Blague à part, je sais qu’il s’agit de séries exigeantes en attention et qui ont un rythme/un fonctionnement différent de ce que j’ai l’habitude de regarder. J’ai donc peur et très envie à la fois. Cela faisait longtemps qu’une série n’avait pas réussi à provoquer ça.

La déception peut être immense, le plaisir… à son maximum garanti ? Oui, définitivement, un humour de qualité. Sinon, mes critiques sont dispos juste ci-dessous.

Note moyenne de la saison : 17/20 

She-Hulk: Attorney at Law – S01E09

Épisode 9 – Whose Show is This? – 19/20
Alors là, je ne sais même pas quoi écrire qui ne spoilerait rien de cet épisode. Disons simplement que ce n’était pas du tout ce que j’en attendais et qu’il va me falloir un peu de temps pour savoir si c’était du génie ou si c’était n’importe quoi. Je crois que cet épisode, on l’aime ou on le déteste, et qu’aucun entre deux n’est vraiment possible – même si j’y suis. L’avantage, c’est que c’est un épisode qui fera parler de lui et qui restera inoubliable. De là à savoir quoi en penser à chaud, par contre…

Spoilers

L’épique conclusion de cette saison refuse l’existence du quatrième mur.

Females, am I right ?

C’est la fin de saison, il est donc logique de me coucher à pas d’heure pour voir l’épisode avant d’être mochement spoilé. J’ai eu peur de tomber sur des révélations une bonne partie de la soirée, alors hors de question d’attendre demain matin (où une autre fin de saison m’attendra de toute manière) et de vivre plus longtemps que ça dans le danger.

Le danger est partout pour She-Hulk maintenant qu’elle a exposé sa colère au monde entier – bon, et ses sous-vêtements aussi, mais ça, ce n’est pas sa volonté. L’épisode promet un peu d’action et ça se sent dès le générique de départ, avec le son de Marvel Studios qui est toujours aussi top et un détour dans… les années 80 ?

Bordel, ça aurait trop fonctionné si toute la série avait été dans ce ton-là. Je trouve ça superbe de voir le montage, les effets spéciaux, Tatiana Maslany qui s’éclate et She-Hulk jouée par un géant. Bon, je ne sais pas trop quel était le but de cette introduction, mais en tout cas, ça lançait bien les hostilités d’un épisode qui s’avère surprenant à plus d’un titre.

En tout cas, le présent est bien différent de ce délire qui était un joli clin d’œil aux séries et films ayant précédé le MCU. Ainsi, nous découvrons que She-Hulk s’est laissée arrêter pour mieux se retrouver en prison, rien que ça. Je suis dégoûté pour elle et dégoûté du raccourci que prend la série avec ce twist, mais ce n’est pas le premier d’une longue suite, après tout.

Pour s’en sortir, Jen peut compter sur son avocate. Mallory lui fait toutefois la leçon, lui rappelant que si sa colère était légitime, elle ne peut plus se permettre de s’énerver comme ça alors qu’elle est un personnage médiatique – et qu’elle a une super force. Bref, Jen est finalement libérée, mais sous condition. Ainsi, Jennifer ne peut plus se transformer en She-Hulk, sous risque de retourner en prison. C’est totalement abusé, franchement. On sent bien que ça fera quelques économies pour la série dans cet épisode, après.

Forcément, elle perd son job au passage, puisqu’elle ne pouvait l’exercer que si elle se présentait sous la forme de She-Hulk. Si Nikki et Pug l’aident à faire ses cartons, Nikki continue par contre d’exercer pour cette firme, qui la paie bien. C’est un move plutôt logique qui ne fait que m’envoyer des élans d’amour pour son personnage. Elle suit Jen dans toutes ses aventures, mais pas dans la galère non plus.

La galère continue pour l’héroïne en plus, parce qu’elle a perdu ses pouvoirs et son job, mais aussi parce qu’elle est au centre de l’attention des médias. Une super-héroïne qui pète un câble et se fait punir par la justice, ça fascine forcément. Les journalistes sont clairement dans le jardin de Jennifer, qui se réfugie donc chez ses parents. Ceux-ci sont ravis et prêts à l’héberger le temps qu’elle voudra, mais bon, clairement c’est l’Enfer sur terre pour elle. Elle ne peut plus avoir le moindre boulot et elle vit à nouveau chez ses parents ?

C’est à peu près son cauchemar du deuxième épisode, en pire encore. Pour nous, il y a quelques moments par contre. On découvre, quand elle revient dans sa chambre d’adolescente, qu’elle a de bons goûts cinématographiques. Je veux dire… Legally Blonde. C’était marrant. Bon, tout ça, c’est bien gentil, mais si Jennifer Walters n’a plus le droit à ses super-pouvoirs, elle a encore ses pouvoirs d’avocate pour se venger.

Elle compte bien s’en servir pour assigner en justice les incels qui ont voulu détruire sa réputation. Le twist était bien mené, avec Nikki qui se montre une fois de plus une fidèle alliée et meilleure amie pour venir en aide à Jen. Après, She-Hulk n’est pas aidée : sa mère profite de ce meeting où les deux avocates tentent de trouver un moyen de trouver les coupables de la sextape pour montrer à Nikki une vidéo de Jen à la fac – c’était clairement Cosima à la fac, non ? – avant que les infos ne continuent de s’acharner sur notre héroïne.

Bien sûr, au milieu de la tourmente, Jennifer essaie encore de contacter son cousin – en vain. Celui-ci est porté disparu, on nous vend donc un film Marvel, je le sens bien ; alors Jennifer n’a plus d’autre choix que de se rendre chez Emil. J’espérais un peu qu’il lui vienne en aide, mais pas de cette manière. Jennifer se retrouve chez lui à lire des haikus, et ça paraissait très peu intéressant après l’épisode précédent.

Bon, Jennifer se fait aussi draguer au passage par un des résidents permanents de la maison d’Emil, mais elle n’en a tellement rien à carrer que je ne sais pas si ça vaut vraiment le coup d’en parler. Le plus intéressant se joue ailleurs de toute manière.

En effet parallèle, Nikki décide de se servir de la vidéo de Jen à la fac pour infiltrer les incels. Elle la poste sur internet sans l’accord de Jen, et ça suffit pour qu’elle se fasse remarquer par les cinglés qui voulaient ridiculiser She-Hulk. Voilà donc qu’elle se fait inviter à une soirée privée… la forçant à embaucher Pug : tout le monde pense que Nikki est un mec.

Pug accepte bien malgré lui, parce qu’on sait qu’il ne sait pas résister aux volontés de Nikki. Qui y résiste, même ? Nikki le commande à distance, de manière très discrète avec une oreillette bien visible et c’est excellent à voir. Pug n’a aucune inspiration pour se faire passer pour un macho, quand Nikki semble avoir fait ça toute sa vie. Très vite, nous découvrons donc que parmi les mecs toxiques qui s’en prennent à Jenn, il y a… Todd.

Ce n’est pas tellement une surprise, et j’ai eu à peu près la même réaction que Nikki : c’était évident, l’acteur revenait beaucoup trop souvent pour que ce soit fait autrement. Pour ne rien arranger, Todd se révèle être HulkKing, le créateur d’Intelligentsia. Cette fois, c’est un peu abusé – lui, ce loser, créer un tel empire du mal ? Meh. Nikki a à peine le temps d’entendre ça que la connexion s’arrête.

Pauvre Pug ! Je doute qu’il puisse gérer à fond quand Nikki lui soufflait ses meilleures vannes. En plus, c’est bien gênant que ça coupe, parce qu’Emil débarque en tant qu’invité d’honneur de la maison. Le problème, c’est qu’il n’apparaît pas en tant qu’Emil, mais en tant qu’Abomination. Oui, contrairement à ce que sa libération de prison est censé lui permettre, il a trouvé un moyen de court-circuiter son bracelet électronique.

Jen débarque pile à ce moment pour découvrir une situation qui lui échappe totalement : Emil a trahi sa confiance en se transformant en Abomination, mais en plus, il gère depuis sa propriété le groupe qui la martyrise depuis le début de saison. Elle découvre toute la vérité coup sur coup, grâce à un bon timing et à la présence de Nikki, toujours dans les meilleurs coups. Tout s’accélère alors, avec Todd révélant qu’il a embauché Josh pour une prise de sang sur She-Hulk. Son sang a été synthétisé et… Voilà donc Todd qui se transforme soudainement en Hulk.

Comme à son habitude, Jen brise le quatrième mur pour nous demander si ça va vraiment se passer comme ça. C’en est trop pour elle, qui est déçue de la tournure des événements. Elle n’est pas au bout de ses peines, en plus. En effet, pour arranger le tout, voilà Titania qui débarque à son tour. C’est une bonne manière de conclure la saison contrairement à ce que dit Jen, parce que ça permet à tout le monde de venir faire un tour et un salut…

Mais c’est terriblement mal écrit du côté de la construction ? Et ça ne fait qu’empirer quand Hulk revient à son tour, depuis l’espace, pour sauver sa cousine de l’Abomination qui ne lui voulait aucun mal. La série s’éclate vraiment, et tout ce bordel finit par être une accumulation trop excessive pour Jen. Elle décide donc… de mettre un terme à tout ça, parce qu’elle sent bien que personne ne va rester devant la fin de saison si elle doit être celle-ci.

Voilà donc la production qui part en vrille totale, avec une pause dans l’épisode qui nous ramène à l’écran de Disney +. Bon. Un écran de Disney + US, par contre, parce qu’en France, on n’a pas Shang-Chi. Cela dit, on a bien Marvel Assembled, qui est le titre où Jen décide de se rendre. Oui, voilà donc She-Hulk qui se balade littéralement sur une page Disney + afin d’entrer dans le programme de son choix ; puis Jen qui se déplace dans les studios où Avengers a été tourné, se baladant ensuite dans la salle des scénaristes de sa série. C’est un grand n’importe quoi, on explose le quatrième mur et le méta à ce stade. Je me doute que les scénaristes sont ici des acteurs, mais c’est un tel délire que je me demande comment ça a pu être validé par les hautes instances Marvel.

Cependant, force est de constater que ça fonctionne pour l’humour – et après tout, on est devant une comédie, non ? Surprenant, quand même. Cela part en débat entre Jennifer – le personnage – et les scénaristes. On s’amuse bien, mais ce n’est certainement pas ce que je pouvais attendre d’un épisode de série ; et surtout d’une fin de saison d’une série Marvel. La série prouve au moins qu’elle a de l’ingéniosité et qu’elle sait surprendre. On adorera ou on détestera.

Jen finit même par comprendre que les scénaristes n’ont pas tellement de pouvoir, expliquant pourquoi ils ont eu cette idée merdique de faire comme dans tous les films. Elle demande donc à parler à Kevin – Feige, même si le nom n’est pas évoqué. Les scénaristes lui refusent ce privilège, mais ça ne se passe pas comme ça pour elle.

Les scénaristes se sont éclatés sur ce coup-là : la scène d’action principale de l’épisode consiste en fait à voir She-Hulk éclater la tronche des gardes du corps embauchés par Marvel dans un long couloir, à la Daredevil. Jen débarque alors dans un studio avec plein d’images des films du projet MCU – j’ai essayé de voir si on avait un teaser de quelque chose, sans succès. Et dans ce studio, il y a aussi Kevin. Seulement, Kevin n’était pas exactement ce qu’on imaginait : ici, il s’agit d’une Intelligence Artificielle qui demande à Jen de se retransformer en humaine, parce que bon, ça coûte cher d’avoir She-Hulk.

Eh, est-ce que les scénaristes ont juste péter un câble de ne pas pouvoir faire la fin d’épisode qu’il rêvait d’avoir ? La série s’amuse bien avec le coût des effets spéciaux, en tout cas, et avoir Kevin Feige en IA, ça expliquerait bien des choses. Jen essaie de lui faire remarquer que la série est censée être une comédie juridique, et que nous n’y sommes plus du tout avec les twists de cet épisode. Jen se lance dans une tirade qui critique tous les films de super-héros, et le pire, c’est qu’on est bien forcé de constater qu’elle a raison : c’est toujours la même histoire avec une variation de super-sérum utilisée pour que les méchants puissent devenir de super-méchants battus par les super-gentils.

Boring. Kevin demande ainsi à Jen de proposer une nouvelle fin, et il écoute tout ce qu’elle dit, parce que c’est le pouvoir principal de She-Hulk, finalement : elle brise le quatrième mur. En revanche, c’est une simplicité scénaristique super frustrante : Jen vire les pouvoirs nouvellement acquis de Todd, puis son cousin car elle n’a pas besoin d’un chevalier servant, puis la nuit – parce que c’est mieux de jour. Elle demande à ce que l’Abomination redevienne Emil pour regretter ses actions. Elle réclame Daredevil – qu’elle ne semble pas obtenir… – parce qu’elle a des besoins physiques. Eh, les scénaristes s’éclatent, vraiment.

Kevin l’arrêtant, elle se lance alors dans une autre tirade sur les problèmes de paternité des héros Marvel, mais elle est coupée à nouveau par Kevin. She-Hulk n’oublie pas de citer les X-Men, parce que c’est la question que tout le monde, mais elle est renvoyée bien vite dans sa série, histoire de la conclure. C’est là que c’est décevant : après les changements opérés par les demandes de Jen à Kevin – qui lui précise qu’elle ne pourra jamais revenir lui parler et après avoir fait une feinte sur son éventuelle présence dans un film – la fin de l’épisode peut donc se dérouler en plein jour, avec She-Hulk qui débarque pour engueuler Todd.

Elle le fait en She-Hulk, alors que c’est censé lui être interdit et alors que Todd est déjà arrêté par les flics, pour une raison qui reste un peu obscure, en vrai. On va dire que le meeting ne devait pas être tout à fait légal, mais je ne sais pas ce qu’il avait d’illégal non plus. Cette fin d’épisode joue la carte de la simplicité et de la déconstruction de tout ce qui avait été monté depuis huit épisodes. Après deux mois, ça laisse un goût de frustration et de bâclé, tout de même.

Reste que l’humour est sauf ! En plus, Daredevil redébarque pour jouer les sauveurs, mais en vain, et ça m’a fait rire – mais pas autant que Titania qui lui dit bonjour. Ils ont bien court-circuité toute la fin de saison avec ce twist méta inattendu. Je veux dire, même Emil accepte de retourner en prison pour dix ans, reconnaissant ses erreurs. Par contre, She-Hulk qui se retransforme aussi, c’est abusé, parce que c’est laissé de côté un bon moment avant qu’on nous dise qu’elle est lavée de tous soupçons. Sans qu’on ne sache vraiment pourquoi.

La série peut donc se terminer, pour cette saison au moins (j’en espère une deuxième), sur un repas en famille un beau dimanche ensoleillé. Jen a la drôle d’idée d’inviter Matt Murdock à manger chez ses parents, avec toute la famille qui a bien des questions à poser au jeune couple. L’avantage de finir comme ça, c’est que ça laisse une porte à She-Hulk pour venir lui rendre visite à Hell’s Kitchen dans sa série à lui.

Hulk revient lui aussi, à son tour, pour profiter de ce repas en famille. Il annonce revenir de la planète Sakaar et souhaite présenter à tout le monde son fils, Skaar, déjà bien adulte. Pardon ? Je ne connais rien des comics Hulk, mais là, c’est abusé d’introduire ça comme ça, sans vraie explication supplémentaire. Il faudra attendre un prochain projet Marvel.

Bien sûr, la toute fin voit Jennifer reprendre son poste d’avocate et être questionnée par un journaliste qui n’oublie pas de commenter sa tenue, parce que c’est une femme. Cela ne casse pas le message à retenir de cet épisode : She-Hulk est autant avocate que super-héroïne, et elle n’hésitera plus à se servir de ses pouvoirs pour terrasser tous ceux qui la feront chier. Et c’est une très bonne conclusion.

La scène post-générique ? On sait bien qu’il y en aura une. Emil s’échappe de prison grâce à Wong – en affirmant qu’il était coincé dans une autre série (ou devant une autre série ?). Tout ça semble indiquer qu’on les reverra ailleurs de toute manière, mais ce n’est pas une scène post-générique aussi délirante que pour Ms Marvel.

EN BREF – Il n’y a pas tellement de porte ouverte pour une saison 2, et c’est un peu énervant à constater tant j’ai aimé la saison 1. La série n’est pas ce que j’en attendais : elle était véritablement une comédie juridique, avec une héroïne brisant le quatrième mur à la Ally McBeal. Pleine de féminisme et armée d’un humour redoutable, Jen est bien entourée aussi grâce à ses collègues, sa famille, ses rencontres tout au long de la saison.

La série a su installer son univers et ses délires méta, en allant trop loin dans son épisode final pour qu’une suite parvienne à atteindre ce niveau de WTF pourtant maîtrisé. La saison laisse un énorme goût de trop peu, avec l’amertume d’avoir eu une construction filée toute la saison qui finit sur une queue de poisson abusée – mais pas forcément déplaisante.

On l’adore ou on la déteste, mais je ne pense pas qu’un entre-deux soit possible. Finalement, la série parvient à faire ce qu’elle voulait et est restée de qualité tout au long de ses neufs épisodes. On manque de personnage comme She-Hulk à la télévision de nos jours, donnez-nous plus d’épisodes et encore plus de caméos. L’univers de la série me manque déjà : chaque épisode avait sa petite surprise, en vrai. Ou sa grosse :