Performance de la semaine #17

Salut les sériephiles !

Autant je suis content d’avoir eu le temps de voir plein d’épisodes cette semaine (ça ne va pas durer malheureusement), autant je me retrouve super frustré ce midi où je dois faire mon choix d’une performance de la semaine.

Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

J’ai décidé de me limiter à seulement The Man in the High Castle comme j’en ai vu pas mal d’épisodes et que je suis à jour, mais même avec cette limite, ça laisse un tas de possibilités car l’ensemble du casting est vraiment excellent. J’ai donc finalement décidé d’opter pour Alexa Davalos, car elle est en fait la raison de base pour laquelle je regarde cette série – dont le fond pseudo-historique m’aurait probablement rebuté autrement ; et ça aurait été dommage.

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Qui ça ? Alexa Davalos interprète Juliana Crain dans la série originale Amazon, mais moi, je l’ai découverte bien avant ça dans… Angel. En effet, l’actrice y jouait un rôle très secondaire dont j’aurais aimé en voir beaucoup plus (les comics ont un tout petit aidé) : Gwen, une voleuse avec le pouvoir de maîtriser l’électricité, pouvoir l’empêchant de toucher les gens. Rien que ça. Forcément que j’adorais Gwen même si on ne la voit que très peu dans la série : elle avait tout du personnage de comics en fait, que ce soit le côté voleur (ce n’était pas sans me rappeler les missions d’Elektra, bien aidée par la combi rouge) ou l’incapacité à toucher les gens (Malicia bonjour).

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Bref, j’adorais l’actrice et je ne comprenais pas pourquoi personne ne lui confiait un rôle plus important ailleurs parce que, franchement, on sentait déjà en trois épisodes qu’elle était capable de faire beaucoup. Aussi, quand j’ai découvert qu’elle avait été castée en rôle principal de la première série Amazon, ça a attisé ma curiosité. Il n’en a pas fallu beaucoup plus pour que la série finisse dans mon Challenge Séries 2016, et je ne l’ai pas regretté depuis.

Au cours de la saison 3, le personnage de Juliana est encore un peu plus approfondi et elle est l’une des rares à passer par toutes les émotions cette saison, ce qui comprend la joie – c’est ce qui fait d’ailleurs que c’est rare. Le personnage de Juliana est l’un des plus importants de la série, pour ne pas dire le plus important ? Y a débat possible, ce n’est donc pas si surprenant. Bon, et dans tout ça, est-ce que ça justifie qu’elle soit ma performance de la semaine ?

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En soi, peut-être pas. En pratique, les spoilers qui suivent dans cet article vont tout justifier. A vos risques et périls (vraiment, périls !) si vous n’avez pas encore vu la saison 3. En pratique, donc, la scène où elle se retrouve à égorger Joe a été une telle surprise et a été tellement bien joué de la part d’Alexa Davalos que oui. Il y a eu cette scène, il y a eu avant ses adieux à Trudy, il y a eu après ses remords (qui n’ont pas assez duré, je trouve) ou ses retrouvailles éphémères avec Frank. Franchement, le personnage a eu une sacrée semaine au cours de cette saison (bon… ça dure sûrement un peu plus qu’une semaine la mise en place du plan de Nicole, OK, mais j’ai du mal à voir passer le temps dans cette série comme ils passent leur vie à traverser le pays sans qu’on ne voit tout) et ce doit être sacrément difficile à jouer.

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Pourtant, Alexa Davalos s’en est tirée sans souci et je suis chaque saison un peu plus en admiration de la qualité de son jeu. Il en va même de John qui est vraiment un second très près pour cette performance de la semaine, d’ailleurs !

The Man in the High Castle – S03E08-10

Épisode 8 – Kasumi (Through The Mists) – 17/20
La tension continue de monter dans cet épisode, que ce soit entre certains personnages ou dans les intrigues qui approchent petit à petit d’une fin de saison. Les dangers planent toujours sur tout le monde tout le temps dans cette série, mais là, je dirais que ça se rapproche de plus en plus et c’est pas bon signe du tout.

Saison 3


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They won’t risk a war. We will crush them.

Le plan de Nicole s’est rapidement mis en place : on sent que les nazis ont envie de mettre fin à toute l’Histoire des États-Unis. C’est tellement cohérent avec ce que faisaient les vrais nazis en vrai. La cloche de la Liberté, en or, est ainsi fondue devant Himmler en personne qui est fasciné de voir de l’or fondu couler ensuite pour former une croix gammée. L’angoisse est palpable dans cette série, quand même, à chaque épisode.

Juliana est toujours à Sabra où elle tente de prouver à tout le monde qu’il est possible de battre les fascistes : elle montre à tous les gens présents le film, mais elle ne rencontre pas beaucoup de succès franchement. Par chance, elle réussit à convaincre le physicien de l’assemblée, ce qui lui permet d’obtenir quelques explications sur les plans qu’elle a volé à Joe. C’est donc bien une machine à voyager dans les mondes parallèles. Cela dit, c’est bien le seul à l’aider.

Wyatt continue ses petits deals, mais il le fait avec un homme en qui il n’a plus confiance. Il comprend vite qu’il est trahi, et il préfère le tuer avant de retourner à Sabra où il rencontre Frank. C’est là qu’il explique que l’homme était un nazi qui lui a fourni des papiers du Reich, pour Juliana. Elle en est toute contente, mais ça veut dire abandonner Frank derrière et ça, c’est juste super triste. Les adieux sont tristes et la joie de l’épisode précédent s’éclipse vite alors qu’elle dit aussi au revoir à Ed. Ouep, juste comme ça, c’est la galère à nouveau puisque c’est l’heure des adieux.

Tout ça a fini par motiver Frank à partir pour Denver, et c’est genre la plus mauvaise idée possible. Lila essaye bien de convaincre Sampson de rester avec elle, mais les trois hommes finissent par quitter Sabra à leur tour.

En fin d’épisode, Juliana et Wyatt essayent de passer la frontière allemande avec de faux papiers, mais ce n’est pas efficace du tout : les papiers fournis par l’homme qu’a tué Wyatt sont mauvais, avec une signature qui correspond à celle d’un homme mort. Un soldat reconnaît donc Juliana et la tension montre rapidement. Grâce à l’aide d’un allié de Wyatt, ils arrivent toutefois à passer la frontière, mais pas sans laisser quatre cadavres nazis derrière eux. Voilà qui promet pour les épisodes suivants. De toute manière, Juliana est fichée à la fois côté allemand et côté japonais, donc tout craint pour elle. Seulement, côté japonais, elle avait la protection de Tagomi alors que je ne suis pas sûr que John fasse grand-chose pour elle, même si elle protégeait le secret de Thomas.

À San Francisco, Tagomi continue de voir la peintre et ce n’est pas passionnant à suivre… jusqu’à ce qu’on apprenne qu’Hans est toujours dans les parages. Himmler a donc menti (oh surprise) et veut le faire tuer. Génial. Bon, j’ai eu beau stresser, c’était en vain : Hans n’est vraiment pas au niveau de Joe et il se fait maîtriser en une trentaine de secondes.

C’est chouette de voir Tagomi survivre, mais ça pourrit un chouilla la relation avec sa peintre. Kido est immédiatement averti et il décide d’expédier directement le corps au Reich. C’est tout ce qu’il y a plus de gênant pour la politique extérieure tout ça.

Bobby continue sa vie misérable mais se voir offrir les clés de sa boutique par les hommes de Kido… Ouep, ce dernier veut le remercier pour service rendu au pays. Il comprend aussitôt qu’Ed est en danger et tente de l’avertir, en vain. Sans surprise, on voit alors Kido et un homme de main débarquer en zone neutre pour retrouver soit Ed, soit Frank, soit les deux. Et ils savent que Jack est un de leurs amis, en plus.

Ils n’hésitent pas un instant à s’en prendre au barman pour avoir des informations et la piste de Jack est rapide à remonter. Les japonais sont bons : ils disent avoir retrouver le van d’Ed et Bobby et vouloir leur rendre, contre de l’argent. C’est crédible, mais Jack est loin d’être idiot heureusement, donc il ment et dit qu’ils sont partis vers le Sud. Ce mensonge est risqué quand même, et Kido décide de donner un faux nom à Jack : Baku. Au moins, Bobby récupère sa boutique, c’est déjà ça.

À New-York, le nouveau poste de John ne l’aide pas particulièrement à mieux vivre le décès de Thomas, surtout lorsque sa fille doit à son tour être testée pour savoir si elle est malade. Helen aimerait bien qu’elle puisse y échapper, mais ce serait reconnaître une forme de culpabilité. Comme ses plaintes à John sont vaines, elle se tourne de nouveau vers son psy pour lui énoncer tout le mal qu’elle pense de la politique eugéniste des nazis.

Elle en profite même pour caser que Goebbels est handicapé, et qu’elle a constaté son handicap. C’est chouette comme tout, cette scène, et ça finit par Helen qui embrasse le psy. Il n’est pas du tout en faveur de ce transfert, et il ne faut pas être sorcier pour comprendre qu’elle vient de signer son arrêt de mort avec cette session. Sans surprise, le psy appelle en effet John pour tout lui raconter. Ah, elle est belle la confidentialité du patient dans cette série.

Bien sûr, John confronte ensuite Helen parce que ses doutes sur la politique du Reich sont un véritable danger, et parce qu’elle a quand même embrassé le psy. Elle apprend donc qu’elle ne pourra plus jamais le revoir, et c’est ainsi que s’arrête son transfert envers son psy… ou pas ?

Sans surprise, les allemands reçoivent ensuite le corps d’Hans. Cela inquiète John qui pensent toujours que les japonais ont la bombe nucléaire et peuvent donc anéantir le Reich sans problème. Ce n’est pas le cas bien sûr, et Himmler a donc raison (ça me tue de l’écrire) quand il dit qu’il veut risquer la guerre et que les japonais, eux, n’en auront pas envie.

Sinon, Nicole fait de la merde dans cet épisode : elle emmène Thelma dans un club clandestin pour lesbiennes européennes, sur le sol américain. C’est un club extrêmement sympa pour elles, évidemment, mais aussi extrêmement illégal. Bien sûr, il y a un raid organisé alors qu’elles sont encore dedans et ça tourne mal pour elles. Nicole a l’immunité politique grâce à son poste au ministère de la propagande, mais Thelma non. Elle est donc photographiée et arrêtée, forçant Nicole à passer quelques coups de fil, notamment à Billy, son collègue influent à qui elle a pitché en début de saison son idée d’une nouvelle Histoire.


Épisode 9 – Baku – 20/20
Les meilleures scènes n’étaient vraiment pas là où je pensais qu’elles seraient. C’est le genre d’épisode tellement bien foutu qu’on ne le voit pas passer et qu’on se surprend à gémir devant. Oui, oui, gémir. Franchement, cette saison 3 ne perd pas en qualité et est grandiose ; je crois qu’il n’y a pas une intrigue qui ne m’a pas happé dans cet épisode. Quant à son cliffhanger… pff, lisez la critique et vous saurez.

Saison 3


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No, your other friend. The one that can’t come back to San Franciso.

John continue de visionner les films, tous les films qu’il peut, et cette fois mon cœur se brise : il tombe sur des images d’Helen, Thomas et lui, vivant heureux et paisibles ; partageant du coca et des bons moments tous ensemble, comme une famille. Oh la la, la tristesse ! Ce n’est que le début d’un long épisode pour John qui enchaîne les journées de merde dans cette saison : au bureau, il découvre que Juliana est entrée sur le territoire allemand en compagnie d’un passeur, Wyatt. Bon, l’élément de surprise n’existe plus, c’est déjà ça de mal barré pour Juliana dans cet épisode.

John ? Il continue sa journée par un appel de Tagomi qui veut le rencontrer en personne pour… parler de la guerre qui risque de leur exploser à la gueule. Il faut dire que Tagomi est au courant pour Die Nebenwelt, qui est la machine à changer de monde, de ce que j’en comprends. John en avise Himmler, qui lui dit de se rendre en zone neutre pour enquêter précisément sur ce que savent les japonais, et sur l’homme du Haut Château tant qu’il y est.

John aurait bien aimé avoir un peu de temps pour rester, mais Himmler lui ordonne de partir. Il se débrouille donc pour retarder les tests de Jennifer, sa fille, à après son retour et informe sa femme du risque de guerre. Ce n’est pas une idée géniale, ça. Ouep, parce qu’Helen reçoit ses anciennes amies à New-York et leur explique que ses filles se sont bien adaptée à la vie new-yorkaise… On pourrait presque se croire dans Sex & the City vu qu’elle leur sert aussi un cocktail, mais elle déconne sec : elle leur raconte que Goebbels est handicapé et que Berlin est bien protégé. Dis autrement, elle critique le régime face à des gens qui ne sont pas John. C’est du suicide, à peu de choses près.

Elle les enchaîne cela dit : l’infirmière se pointe chez elle avant le retour de John pour tester Jennifer et alors que la tension grimpe très clairement de plusieurs crans, elle refuse que sa fille se fasse tester. Pire encore, elle emmène ses filles à la plage dans un voyage évidemment non planifié et sans le moindre bagage.

Juliana pourrait au moins se couper les cheveux franchement, elle est trop grillée là. Wyatt l’emmène chez un ami qui peut les protéger… et que Juliana reconnaît pour l’avoir rencontré dans un autre monde : Chuck. Elle a le souvenir de l’avoir vu dans la forêt où Joe l’a tuée avant de se suicider. Merveilleux. Wyatt présente ensuite un certain Vince à Juliana, le propriétaire des lieux, et Ledette, une femme suspicieuse. Et Wyatt veut que Juliana leur montre le film, tant qu’à faire.

Dès qu’ils sont tous les deux, Juliana apprend à Vince que Chuck est important. Ils montrent le film à tout le bar et sont heureux de rencontrer un certain succès, mais Ledette reste plus sceptique qu’autre chose : Juliana a pour ambition de stopper les nazis d’utiliser une machine et donc de sauver un autre monde, mais Ledette, elle, veut sauver le sien avant. Elle accuse Wyatt d’être aveuglé par son amour pour Juliana, mais au moins, ça la fait aimer ! Ben putain, ça doit être quelque chose quand elle n’aime pas les gens si elle agit comme ça quand elle les aime !

Juliana embarque toute cette nouvelle partie du casting avec elle pour mener l’enquête sur la Machine. Elle sait exactement où la trouver puisqu’elle l’a déjà vu en rêve. Elle en connaît le fonctionnement, avec les sujets censés la tester habillés en blanc. Elle n’en sait pas plus en revanche, puisque Joe l’a tuée et s’est suicidé avant qu’elle n’aille plus loin. Aujourd’hui, par contre, elle compte bien aller plus loin et faire tomber cette base nazi.

En zone neutre, Frank découvre le succès de son street art. Il décide, avec Ed, de continuer à peindre ses couchers de soleil, dans l’espoir de répandre la bonne parole. Ils sont donc à Denver et heureux d’être libres, donc Frank conseille à Ed d’aller voir Jack avant qu’ils ne changent de ville. Outch. C’est la pire des idées, surtout que l’épisode s’appelle Baku, comme le personnage qui est à sa recherche…

Cela ne manque pas, évidemment : Ed va voir Jack au beau milieu du Grand Palace où un japonais les surveille alors que Jack n’a aucune idée du risque qu’ils encourent. Pire, il s’est laissé endormir par Baku et son idée du van retrouvé, surtout que ça colle avec le coup de fil de Bobby auquel il n’a rien compris.

Tout inconscient des dangers qui planent, Ed appelle donc Bobby pour lui annoncer qu’il compte rentrer à San Francisco avec Jack et le van, mais Bobby lui dit de fuir au plus vite avec son ami. Son autre ami. Le message est clair, et peut-être un trop d’ailleurs. Bobby reçoit la visite d’un japonais que je pensais ici pour le menacer, mais non, c’est juste du business as usual entre eux, avec un antiquaire avide du plan de Nicole qui consiste à purger l’histoire américaine.

Le message est clair pour Ed ? Oui et non… Il emmène Jack directement auprès de Frank. Oh non, non, non, mais t’es tellement con Ed, surveille tes arrières mince. Les choses se dégradent bien trop vite puisque Kido débarque au moment où Frank rencontre Jack. L’effet de surprise est total et la liberté ressentie par Frank bien futile : il se fait immédiatement arrêter. C’est pire que la merde là. Au moins, Ed ne se fait pas tuer au passage, alors que je m’y attendais vraiment, c’est donc plutôt cool… par contre quelle tristesse pour Frank. C’était bien la peine de survivre.

Pendant ce temps à San Francisco, Tagomi est encore et toujours avec sa peintre et avec pas mal de non-dits entre eux, également. Il s’apprête à partir le lendemain et il voulait la revoir pour s’excuser d’avoir tué un homme devant elle. Ce n’est pas fou fou, mais ils s’embrassent enfin, donc au moins, cette intrigue avance.

Le lendemain, John arrive en zone neutre et sans le moindre uniforme, comme convenu. C’est lui qui a choisi le lieu de rendez-vous, une ancienne base de l’Homme du Haut Château. Il n’est pas bête : il espère profiter du voyage pour trouver d’autres films, évidemment. Tout ce qu’il obtient, en revanche, c’est une photo d’Hawthorne et sa femme devant une ferme… qu’il fait aussitôt rechercher.

La rencontre au sommet entre John et Tagomi se fait au cœur de la nuit et est chargée en tension, même si elle commence par une note personnelle sur la mort de Thomas. Tagomi raconte donc à John qu’il est à l’origine du traité de paix de la saison passée qu’il a négocié ; et aussi que les films lui permettent de voir son fils. C’est qu’ils sont très similaires Tagomi et John. Pour retrouver la paix ? Tagomi demande une fin de l’embargo sur l’essence en échange du retour d’exilés politiques que le Reich veut assassiner. Sympa cet échange dis donc. Je m’attendais à une longue réunion, mais c’est expédié en quelques minutes à peine.

Après celle-ci, John retrouve sans mal la ferme du Man in the High Castle où il fait tuer quelques hommes de main et blesse la femme de celui-ci, avec la ferme intention de lui faire avouer où il se trouve.

La fin d’épisode voit Frank être emmené dans le désert par Kido. Les deux prennent le temps de parler, et c’est incroyable à voir : Kido semble presque regretter d’avoir tué la sœur et les neveux de Frank en saison 1 – scène dont je ne me suis jamais tout à fait remis. Frank avoue avoir agi par colère en saison 2 quand il a commis son attentat. Non, vraiment, ils semblent se réconcilier et ça n’a aucun sens vu leur passé. Malgré tout, Kido l’a emmené ici pour le tuer. Il part revêtir son uniforme resté dans la voiture pendant que Frank accepte son sort et se met à prier. Avant d’être décapité. Devant nos yeux. Mais ? C’était bien la peine de le faire survivre si c’est pour nous le retuer en six épisodes. Franchement, je suis dégoûté.

Et sinon (c’est une constante d’introduire Nicole comme ça cette saison, mais elle semble vraiment tout le temps déconnectée de tout le reste), une émission télé se met en place du côté du Reich :  Jahr Null (An Zéro, j’imagine ? Mes bases d’allemand arrivent à leur limite). Elle aura lieu sur un bateau, avec Billy, Nicole et Thelma, fraichement libérée de prison par un Billy qui lui reproche tous les problèmes qu’elle a causé ses derniers temps. Oookay. C’est le titre du dernier épisode, j’imagine que ça aura un intérêt, cette émission qui a pour but de montrer la destruction de la Statue de la Liberté.


Épisode 10 – Jahr Null – 20/20
La conclusion de la saison est extrêmement efficace et passionnante, et je ne suis qu’impatience de voir la saison 4, même si d’ici là, j’aurais oublié beaucoup trop de choses et que je vais encore galérer à me remettre dans l’intrigue. Qu’importe : cette saison 3 était extrêmement solide et cet épisode boucle toutes les intrigues entamées, en nous laissant sur des cliffhangers de malade, comme à chaque fois.

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At long last, her light goes out.

Hawthorne rentre chez lui tout heureux… mais c’est pour mieux découvrir que John est là et menace de tuer Nicole s’il ne se rend pas immédiatement. Bien sûr, notre Homme du Haut Château envisage un instant de se tuer, mais ce n’est pas très utile pour tout le monde, donc il abandonne. Cela permet à John de se faire très, très bien voir d’Himmler qui lui envoie un avion, rien que ça, pour qu’il le rejoigne sur le site de la Machine.

Là-bas, John explique tout ce que Tagomi lui a dit et a droit à une démonstration de ce qui ressemble fort à la porte des Etoiles. Ouep : Mengele (gloups, vraiment ?) a réussi à construire un tunnel menant à l’anomalie qui va lui permettre de passer d’un monde à l’autre. Les sujets-tests, tous en blanc, sont envoyés à travers ce portail. On bascule à fond dans la SF avec cette scène – oui, je sais on y était déjà avant.

De son côté, Juliana fait un cauchemar qui la bouleverse et dont on ne sait rien. Malgré tout, elle décide bel et bien de s’infiltrer dans le tunnel où elle s’est vue être tuée par Joe pour détruire la Machine. Elle, Wyatt et quelques autres hommes sont donc là pour assister au test qui envoie quelques sujets de l’autre côté, tout simplement. Une drôle de réaction magnétique à la LOST à lieu au moment du test qui est TOUT sauf un succès. En effet, sur les quatre sujets envoyés, trois sont littéralement broyés comme s’ils passaient au mixeur.

Cependant, une jeune femme a disparu et les allemands voient ça comme un succès. Himmler est ravi, mais John, lui, est plus sceptique. Il est un peu bouleversé par la mort des trois sujets, alors qu’Himmler veut une accélération des tests pour envoyer l’armée à travers le portail. C’est juste flippant à imaginer, tout ça, des nazis pourraient surgir dans notre monde avec cette série. Non merci.

Juliana aussi dit non merci, et depuis son tunnel elle envisage avec Wyatt de tout faire péter. Malheureusement, ils ne sont pas très discrets et les allemands les découvrent bien mal cachés suite à l’anomalie magnétique. Une petite scène de bataille a lieu dans le tunnel et Juliana essaye de balancer une grenade histoire d’en finir : le tunnel s’effondre sur elle, mais d’autres peuvent s’enfuir. Elle survit toutefois…

Cela permet à John de l’interroger, et c’est une scène passionnante. Dire qu’ils étaient amis à l’origine, c’est fou. John lui montre le cadavre de Joe en photo, et elle refuse de le regarder, mais elle a bien compris qu’il avait Hawthorne. Ce qui est assez atroce, dans cette scène, c’est qu’elle nous rappelle à quel point John est censé être un salopard de nazi (eh, ça vaut bien quelques insultes ce genre de séries). Depuis la saison 2 où j’ai fini par m’attacher au personnage, je suis plein de sentiments contradictoires pour lui, moi.

En tout cas, Juliana déchire tout, surtout quand elle lui parle des confessions de Thomas. Cela n’adoucit pas John du tout, et il la laisse être torturée, sans pour autant rester voir ce qu’il se passe. Hawthorne ? Il est complétement fou et agit comme un cinglé, à chanter des phrases qui n’ont pas trop de sens pour éviter qu’on l’interroge. Il n’a de toute manière pas le choix de parler car s’il ne le fait pas, Caroline se fera tuer. Pourtant, la scène qui suit, où John l’interroge, n’est pas aussi passionnante que ce qu’elle aurait pu être, je trouve.

John rentre ensuite chez lui pour découvrir que pendant qu’il gérait comme un bon petit toutou nazi, sa femme déconnait sérieusement à emmener les filles dans leur maison de plage. Les trajets ne doivent vraiment pas prendre longtemps à John : il se rend aussitôt là-bas pour découvrir une deuxième maison vide.

Le lendemain, c’est donc sans sa famille qu’il se pointe à l’enregistrement de l’émission de télévision de Nicole. Himmler se dit triste de leur absence car cela envoie un bien mauvais message alors que la Statue de la Liberté est sur le point d’être détruite. Jahr Null nous crie Himmler, quelques instants avant que la Statue ne soit détruite par des missiles… sous les feux d’artifice. La violence de cette scène – ça me rappelle à quel point elle reste un symbole ; exactement comme l’était les World Trace Center ou comme peut l’être la Tour Eiffel en France. C’est fou, mais ça fait froid dans le dos cette scène de destruction de la Statue de la Liberté.

Dans les rues de New York, ça tourne encore un peu plus mal avec des émeutes, des jets de pierre et des cocktails molotov qui ravissent encore un peu plus Himmler. C’est son épisode, en tout cas : sur le bateau, il fait arrêter Nicole pour l’emmener à une rééducation forcée. Outch, elle était beaucoup trop libérée, c’était sûr que ça finirait par lui arriver sous le Reich. Cela craint pour Thelma aussi.

Bien sûr, Liam Wyatt a réussi à s’enfuir, et il retrouve alors Richie. Merde, je pensais avoir tous les éléments nécessaires à la compréhension, et je me retrouve avec cette scène qui me prend par surprise : je ne sais plus du tout qui est Richie. Humph. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que ça participe à gâcher l’épisode d’Himmler : il se fait tirer dessus par l’homme de main de Liam Wyatt. Il ne meurt pas sur le coup malheureusement, mais la bonne nouvelle, c’est que Liam réussit à s’enfuir sans être arrêté et qu’il va continuer de propager la bonne nouvelle des films. John s’en tire aussi, en plus.

Il reçoit alors un coup de fil d’Helen qui a pris la décision de le quitter, et surtout de s’enfuir. Oui, elle s’enfuit car elle est terrifiée de ce qu’est devenu son mari. Ben, il est pas dans la merde lui. Un peu dépité, il retourne donc en Zone Neutre observer ce que font Juliana – elle se réveille – et Hawthorne, alors que le Führer est en pleine chirurgie.

Pendant ce temps, et c’est moins intéressant, Kido s’arrange pour libérer Gina, sa prostituée. Il lui remet même de l’argent pour qu’elle puisse vivre la vie qu’elle veut. C’est du grand n’importe quoi. Bref, il est amoureux quoi. Elle, en revanche, elle envisage aussitôt de quitter San Francisco pour rejoindre sa famille de fermiers. Elle l’y invite en tout cas, en guise de remerciement, et il lui dit qu’il viendra peut-être, ce qui lui permet de gagner un baiser.

Je veux bien qu’on me fasse passer Kido pour un humain, mais je l’ai vu décapiter Frank un quart d’heure plus tôt, alors non, en fait. Je veux juste, une fois de plus, qu’il meure et c’est tout. D’ailleurs, je ne suis pas le seul à lui en vouloir : Ed aussi a besoin d’exprimer sa colère. Il le fait sur Bobby : Jack et lui viennent le voir à San Francisco pour lui apprendre la mort de Frank, mais aussi pour lui reprocher de vouloir vendre les objets que les nazis détruisent alors qu’ils sont si précieux.

Finalement, les trois décident de poursuivre le travail de Frank ensemble : ils exposent une banderole immense avec l’un de ses tableaux, symbole clé de la résistance anti-fasciste.

En fin d’épisode, John retourne interroger Hawthorne, avec l’espoir d’obtenir des réponses. Il en obtient quelques-unes quand même, notamment le fait qu’un voyageur ne peut passer d’un monde à l’autre que s’il a de la « place » pour entrer dans ce deuxième monde, c’est-à-dire si son alter-ego de ce monde-là est mort. Et pendant qu’il obtient ses réponses, Juliana se concentre et se découvre elle-même voyageuse. John arrive à temps pour la voir disparaître, mais aussi à temps pour lui tirer dessus avant qu’elle ne le fasse. Et la balle semble la traverser en plein cœur, alors ce cliffhanger, c’est du tonnerre : son corps disparaît, mais son sang est quand même projeté contre le mur derrière elle. John en reste tout abasourdi, et moi aussi, même si c’est logique : après Joe et Frank, il fallait bien nous tuer le troisième membre du trio. Je la vois mal survivre d’une telle balle, même si elle voyage en plein hôpital, non ?

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EN BREF – Cette saison m’aura fait passer par toutes les émotions… non, en fait, elle m’aura juste fait passer par les pires émotions, comme d’habitude. Vraiment, je ne peux pas dire que j’ai beaucoup été joyeux par exemple, même si j’ai ri à quelques passages, je le reconnais. Comme pour les deux premières salves d’épisodes, cette fournée d’épisode était truffée de scènes dérangeantes et marquantes pour un long moment.

Forcément. Ils n’y sont pas allés de main morte avec Juliana égorgeant Joe et Kido décapitant Frank, sans la moindre censure. Et la statue de la Liberté détruite. Et Himmler qui se fait tirer dessus, alléluia ! Et Helen qui abandonne John sans crier gare. Et Juliana qui se fait tirer dessus ! Non, vraiment, il y a trop de moments totalement dingues dans cette série. Elle demande une telle immersion pour bien la comprendre que c’est toujours traumatisant quand ça arrive. C’est ce qui fait tout le brio de cette série, je trouve, je suis rarement autant stressé et angoissé que devant une telle série… et j’en redemande !

En tout cas, mon Challenge Séries 2019 commence extrêmement bien, autant dans la qualité, avec une saison particulièrement réussie, que dans mon assiduité, avec déjà quatre épisodes d’avance sur mon planning. C’est plus prudent, je pense, je me connais, il y aurait bien des moments où je n’aurais pas le temps de respecter le « trois épisodes par semaine ».

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> Saison 3

The Man in the High Castle – S03E04-07

Épisode 4 – Sabra – 17/20
Cette fois, la saison est complétement commencée. Il m’a fallu moins de temps que la semaine dernière pour me remettre le pied à l’étrier et je suis de nouveau complétement captivé par les intrigues multiples qui commencent à se chevaucher. Bref, c’est passionnant, mais je n’en ai jamais douté : j’adore la complexité de cette série.

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It’s déjà vu. Everybody has those moments.

Cet épisode reprend sur l’intrigue que j’ai le moins suivie la semaine dernière, celle de la zone neutre avec Sampson et un mec qui s’est introduit dans sa voiture pour être amené dans une communauté juive afin de tous les tuer. Seulement, ils sont bien planqués sous des allures de communauté catholique. Tout ça avance extrêmement vite : l’intrus se persuade rapidement qu’il est en présence de juifs, et il menace le prêtre présent, ce qui permet d’en arriver à la révélation que… Frank est encore en vie. Ah, ça n’aura pas traîné.

Franchement, c’est abusé comme rebondissement. Bon, je suis très heureux de le revoir, même si du coup je capte (enfin) que c’est le même acteur qu’Harry dans Charmed. J’étais à l’Ouest de ne pas le reconnaître plus tôt, et en plus, sa face brûlée n’aidait pas. Oui, il s’est quand même fait exploser, évidemment qu’il a quelques traces de son accident. Qu’il survive à l’explosion, c’est gros quand même. Déjà quand Kido avait survécu, j’étais pas fan.

Bon, tout ça est vite terminé : l’intrus se fait tuer par une certaine Lila, et puis voilà. Frank peut reprendre sa vie pépère, et sa vie, c’est de peindre contre le fascisme. J’aime beaucoup ses toiles, d’ailleurs. On suit beaucoup Sampson dans cet épisode, ce qui nous permet de savoir que c’est lui qui répand la rumeur de l’existence d’une colonie juive dans les montagnes ; ce que l’on a déjà vu dans l’épisode 3. Ouep, et cette colonie s’appelle Sabra, d’ailleurs c’est le titre de l’épisode, ce n’est pas pour rien.

Toujours dans la zone neutre, mais en ville, Ed et Bobby rencontrent une femme qui leur vend le ceinturon de John Wayne, un truc qui coûte une fortune, mais qu’Ed est prêt à payer encore plus. Allez comprendre. La scène suivante voit Ed devoir quitter son nouveau mec, sur un baiser interrompu par Robert. Ooooo…kay ? Je cherche encore l’intérêt de toute cette intrigue.

Sur le chemin du retour, ils se font arrêter par une bande de motards qui n’hésite pas un instant à leur voler le van plein de bibelots en tous genres. Bref, ils finissent bien mal Ed et Bobby, parce que toutes leurs affaires étaient dans ce van.

Enfin, et pour conclure sur la zone neutre, Lila se rend dans un bar où elle découvre que les japonais sont au courant de la survie de Frank, puisqu’ils le cherchent…

Du côté de San Francisco, Joe poursuit son travail de tueurs à gages comme si de rien n’était, sur une petite musique toute guillerette. Il retrouve ensuite Juliana dans un bar, puisqu’elle le suit – mais sans rien voir de ses activités professionnelles, puisqu’elle n’est apparemment pas discrète. Il est intéressant de retrouver ces deux personnages et de voir Joe lui confier qu’il a sacrifié son père à la cause.

En parallèle, Kido continue d’être aussi imblairable que possible, étant cette fois-ci jaloux de voir son escorte habituelle flirter avec un autre homme. Nous voilà bien, il est jaloux, ça le rend… humain, j’imagine ? Ne nous habituons pas trop : la scène suivante le voit nous interrompre une manif contre l’augmentation du prix de l’essence (promis, j’invente rien, c’est les gilets jaunes cette série en fait). Et il ne le fait pas de manière gentille, hein, c’est à coup de matraques, puisqu’on lui a interdit d’être trop violent. Cela n’empêche pas un homme de s’immoler.

Evidemment, au milieu de cette manifestation, il y avait Juliana. Elle n’a rien à foutre là, mais elle y est quand même. C’est à se demander si elle ne cherche pas la merde quoi, mais heureusement Joe s’est mise à la suivre et la sort d’une situation qui pourrait mal finir si elle était arrêtée. Il l’emmène chez lui où il ne leur faut pas longtemps pour coucher ensemble.

Pendant que Juliana et Joe passent du bon temps, Tagomi fait de même avec la peintre du Golden Gate Bridge. C’est tout plein de saluts et de gêne entre eux, mais elle prend quand même le temps de l’inviter à dîner. Elle s’en va vite, ce qui permet à Tagomi de reprendre sa journée de travail qui consiste à maltraiter Kido qu’il n’aime pas beaucoup. Bienvenue au club.

Juliana et Joe couchent donc de nouveau ensemble dans cet épisode, mais pas avant que Juliana ne lui confie qu’elle a l’impression d’être déjà venue dans cet appartement – et plusieurs fois. Elle le teste sur les multiples vies après avoir su ce qu’il avait fait du film. Il n’empêche qu’il continue de bosser pour Himmler, avec qui il a des coups de fil en ligne directe. Sinon, il suit toujours Tagomi, sur lequel il reçoit même un dossier confidentiel avec des photos de Juliana. Oups.

Il est assez clair qu’il va devoir le tuer, et quand on voit Tagomi aller passer un bon moment chez sa peintre, on ne peut pas s’empêcher de rapidement craindre le pire : quelques plans nous confirment qu’il est suivi, en plus.  C’est là le cliffhanger de l’épisode : Joe est sur le point de tuer Tagomi, qui se concentre pour changer de monde. Reste à savoir s’il y arrivera à temps, et l’impact que ça aura sur Joe. C’est un cliffhanger sacrément intense, pour le coup. Juliana reçoit quant à elle une visite surprise de Liam, qui continue de l’appeler Santa Fe. Je les aime bien ensemble, mais il ne fait pas le poids face à Joe, franchement.

À New-York, Helen est un peu en dépression avec absolument rien à faire et l’envie d’aller voir son psy. Elle pousse un chouilla John à bout tout de même, et il ne sait pas quoi lui répondre. Oui, ça lui fait sûrement du bien, mais ça les met en danger. C’est compliqué, surtout que le corps de l’homme qui avait disparu a été retrouvé. Oups.

John n’est pas au top de sa forme de toute manière : il passe tout son temps libre à regarder le film de son fils et, forcément, finit par rêver de lui la nuit, dans sa chambre, puis dans une rue en feu. Il débarque en pleine guerre, clairement, et la violence est extrême, pour changer : il voit par exemple une mère se faire tuer devant sa fille, avant que la fille ne soit tuée aussi, mais pas par balle, simplement en étant projetée contre un mur. Cette série… toujours aussi peu violente.

Le lendemain soir, il se rend compte qu’Helen non plus n’arrive pas à dormir. Tu m’étonnes. Il l’autorise donc à voir son psy, parce qu’il a dû se rendre compte à quel point ça pouvait être utile d’avoir un psy.

Enfin, Nicole continue de travailler à réécrire l’histoire américaine pour en faire une histoire nazie. Son film de propagande est tout béta, avec des aryens qui détruisent un symbole américain pour ensuite le recréer, le tout sous le regard de sa nouvelle copine. Elle l’emmène évidemment dans son appartement ensuite, où elles jouent toutes les deux au billard et où Nicole lui propose de se revoir plus souvent. Je note surtout que le mari de Thelma s’appelle Wayne, comme le ceinturon de la zone neutre.


Épisode 5 – The New Colossus – 20/20
Wow. La série me bluffe complétement avec cette mi-saison imprévisible. Les intrigues sont alambiquées, ça aide à se laisser balader, c’est sûr, mais franchement, je ne m’attendais pas du tout à la rapidité d’exécution des différentes intrigues de cet épisode, avec deux à trois scènes vraiment marquantes pour longtemps. Forcément, ça sera marquant : c’est mon premier 20 de 2019 !

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I may be on a nazi death list.

Le début d’épisode nous introduit le personnage d’Hans, un aryen qui fait partie des jeunesses lobotomisées pour devenir tueurs à gage opérant en secret pour les nazis. Ainsi donc, c’est devant la Maison Blanche, aux mains allemandes, qu’il tue des fugitifs, sous l’œil bienveillant d’un nazi lui remettant le fameux badge de Lebensborn.

A New-York, John a donc accepté qu’Helen voit le psy, mais il veut garder le contrôle sur ce qu’il se passe : il menace donc le psy, et sa famille tant qu’à faire, pour qu’il ne parle plus que de Thomas avec Helen, et pour qu’il garde le secret quoiqu’il arrive. Il a raison de se méfier, parce qu’évidemment, il y en a qui sont sur la piste d’Helen.

Quant au psy, il dit que seuls les faibles parviennent à avoir un deuil avec une face neutre. Cela sent bon la vengeance vis-à-vis de John, mais ce ne sera bientôt que le cadet des soucis de John : l’enquête sur le meurtre d’Alice est rouverte car un bouton ensanglanté a été retrouvé sous le fauteuil de celle-ci. Et bien sûr le bouton correspond au tailleur que portait Helen ce jour-là. Helen panique… mais réussit à reprendre son sang-froid face à l’inspecteur qui veut clairement la voir tomber. Elle s’en débarrasse en racontant une simple dispute, mais tout est dit.

Une fois l’inspecteur parti et John arrivé, elle change totalement de visage pour reprendre celui de la vraie panique pure et dure. Et ce n’est pas près de s’arranger : John est convoqué par Himmler, en personne et sans avertissement préalable. La situation semble désespérée : John se rend donc voir Edgar, le policier qui essaye de le faire tomber, pour le menacer et le faire chanter. Il a clairement quelque chose sur lui et s’en sert pile à temps, merci Thelma. En effet, Nicole et Thelma continuent de passer du bon temps ensemble, mais Thelma est forcée de quitter Nicole pour rejoindre son mari, Wayne. Le problème, c’est qu’en sortant de l’hôtel, elle comprend qu’elle est attendue par John. Et la terreur est réelle quand il lui demande de prendre les devants cette fois – c’est donc elle qui lui fournit un dossier sur Edgar, j’imagine.

En effet, quand il rencontre Himmler il est accusé de la vérité, c’est-à-dire d’avoir tué le médecin pour que Thomas puisse s’échapper… mais toutes les preuves ont disparu, grâce à Edgar. C’est donc l’accusateur qui se fait finalement arrêté. Quant à Himmler, il n’est pas dupe et il menace malgré tout John, lui rappelant qu’il n’a pas été assez prudent et qu’Helen reste un trop gros point faible dans sa stratégie. Et après tout ça ? John est promu !

Cela lui permet d’assister à une réunion où Nicole présente son projet de refondation de l’Histoire américaine : la Statue de la Liberté sera ainsi remplacée par le nouveau Colosse, une statue immonde aux couleurs du Reich, forcément. Pour finir, John garde tout ce qui concerne Edgar mais lui demande de lui remettre tout le dossier qu’il a sur lui. Il passe alors ensuite une sympathique soirée en famille, alors qu’à Cuba, on retrouve celui qui a tenté de faire tomber John, en vain. Il embauche un couple de danseurs pour un petit show privé et il semble donc se remettre assez facielemnt de tout ce qui lui est arrivé. C’était mal connaître John, qui le fait assassiner hyper violemment. Je cherchais à comprendre l’intérêt de la scène avec les cubains tout du long, mais je n’avais pas vu ça venir.

En zone neutre, Robert est désormais en plein abandon de la vie après avoir tout perdu… sauf qu’Ed a évidemment gardé le ceinturon et la photo prouvant son authenticité. Quel intérêt, autrement ? Ils font du stop pour retourner à Denver sans avoir à rentrer à San Francisco. Tout ça pour ça.

Pendant ce temps, Frank n’a aucune idée de l’importance de sa peinture en ville et se prépare à une cérémonie de Bar-mitsvah, mais il apprend aussi que les Yakuza le recherchent. Cela ne lui plaît que moyennement, forcément, surtout qu’il reproche à Sampson de ne pas lui avoir dit avant. Par conséquent, Frank décide de quitter la communauté… mais le vote démocratique lui dit qu’il peut rester. Le vote est loin d’être unanime cela dit : il représente un vrai danger pour eux.

La série ne traîne pas à résoudre son cliffhanger : Tagomi ne se fait pas tuer, évidemment, mais uniquement parce qu’une patrouille passe par là. Le lendemain, il appelle immédiatement Juliana pour la prévenir, mais celle-ci défend Joe corps et âmes, surtout que Tagomi n’a pas vu l’homme qui l’a suivi. Il n’a qu’un mauvais pressentiment.

Forcément, Joe se fait engueuler par Himmler de ne pas avoir réussi à tuer Tagomi. Même s’il essaye de négocier pour le garder en vie, Joe n’a pas vraiment le choix car Himmler veut qu’il le tue. Après, quand il parle du Man in the High Castle, il l’intéresse, mais ce n’est pas assez. Joe comprend bien ce qu’il doit faire, et il le cache évidemment à Juliana, qui passe lui rendre une visite pour savoir si Tagomi lui a dit la vérité.

Joe n’apprécie pas trop d’avoir une Juliana qui farfouille dans ses affaires et lui pose un milliard de questions. Il finit malgré tout, pour garder sa confiance, par lui avouer qu’il est celui qui a tué son père quand jusque-là Juliana pensait qu’il l’avait simplement balancé. Bien qu’elle soit venue avec un flingue, cette info suffit à convaincre Juliana de la sincérité de Joe qui a bien besoin d’un câlin. N’empêche, ce n’est pas une résolution de leur problème.

Ils se retrouvent une fois de plus à coucher ensemble, mais cette fois, Juliana ne perd pas le Nord : alors qu’il prend sa douche, elle se décide à fouiller pour de vrai les affaires de Joe. C’est ainsi qu’elle tombe sur le dossier de Tagomi et sur tout un tas d’informations… dont le badge Lebensborn.

La douche de Joe ? Un leurre pour vérifier les vraies intentions de Juliana, dont il avait trouvé le flingue. Ah ben là, il est servi. Il peut donc la menacer de son propre flingue : il lui demande de se rhabiller, puis de l’emmener auprès de Tagomi et du Man in the High Castle. Il révèle surtout son vrai visage de nazi pour de bon, convaincu qu’il est de détenir la bonne parole. En fait, il fait tellement peur à Juliana qu’elle se débrouille pour s’enfermer dans la salle de bain, où elle cherche (et trouve !) de quoi l’égorger. Oui, oui, de l’égorger. J’étais clairement pas prêt à ce que Juliana tue Joe aussi rapidement, et aussi violemment. Elle efface ensuite ses traces et s’avère un aussi excellent tueur à gages que Joe lui-même. Franchement, la série me bluffe.


Épisode 6 – History Ends – 17/20
Difficile d’assurer autant que l’épisode précédent et on tombe sur un épisode qui paraît beaucoup trop lent à côté. Toutes les conséquences des différents événements passés sont toutefois explorées dans cet épisode, et cela donne véritablement l’impression que la série avance. Malheureusement, et comme toujours, je n’ai absolument aucune idée d’où ils veulent aller concrètement. Un but fixe et clair est un peu ce qui manque à la narration, mais ce n’est pas nouveau.

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There is to be no margin of error.

Juliana est loin d’être idiote : elle aeu la bonne idée de récupérer les dossiers de Joe avant de s’enfuir et contrairement à lui qui se suicide à chaque fois qu’il la tue, elle a la présence d’esprit d’éviter de se tuer. Quel couple maudit, n’empêche ! Perdue et sans issue, Juliana appelle Wyatt, qui est en plein deal dont on ne sait rien. Son but est de quitter la ville aussi vite que possible, tant qu’à faire.

C’est Kido qui est chargé de l’enquête sur le meurtre de Joe, et il est intrigué par le badge Lebensborn. Il se charge personnellement d’interroger les prostituées de l’hôtel de passe où résidait Joe, et cela lui permet d’être mis sur la piste de Juliana bien rapidement, car elle n’a pas été super discrète.

À défaut de pouvoir s’en prendre à elle comme elle a fui, Kido décide d’annoncer la mort de Joe à Tagomi directement. Il en profite pour le forcer à le tenir au courant quand elle prendra contact avec lui. Elle ne tarde pas à le faire grâce à un colis qui contient les dossiers sur Tagomi et les cibles de Joe. Tagomi s’en plaint évidemment à Kido, car il faut bien qu’il sache les actions des nazis contre eux. C’est Edgar qui sert d’intermédiaire entre le Reich et Kido, et je n’aimerais pas être à sa place, une fois de plus. Enfin, il y a pire : il y a le Sergent Nakamura qui est apparemment celui qui a monté le dossier sur Tagomi. C’est gênant comme tout, tout ça, parce que Kido s’en rend compte. Bref, je n’aimerais pas être à la place de Nakamura.

À New-York, Helen semble soudainement remise complétement de sa dépression : elle fait la cuisine, le ménage et gère toutes les tâches domestiques sans aide, en plus de son rendez-vous chez le psy. Elle semble drôlement heureuse d’un coup, et je trouve ça suspect, mais son psy respecte à la lettre les demandes de John : il la recadre sur le souvenir de Thomas dès qu’elle déraille un peu de cette piste.

De son côté, John a la chance de pouvoir interroger Fatima, la voyageuse dans le coma introduite dans la série il y a quelques temps déjà. Il était temps qu’on la revoit… mais elle n’est pas d’une grande utilité parce que dès qu’elle comprend qu’elle est dans de sale drap, elle se concentre et disparaît, sous les yeux de John. Cette fois, il n’a pas le choix de comprendre que tout ça est bien vrai. Et en plus, son seul espoir d’avoir des réponses sur les films s’évapore sous son nez.

Il apprend ensuite la mort de Joe et doit l’annoncer à Himmler, qui le prend très mal. Il veut voir Tagomi mort, donc il lui envoie Hans, évidemment. Quant à John, il profite de la nouvelle de la mort de Joe pour terrifier un peu plus Helen. Après sa bonne journée, il lui dit qu’il est important qu’elle continue à avoir de belles journées, car Joe a été tué car il était, soi-disant, un risque pour la carrière de John. C’est abusé, comme tout ce que fait John. Je suis toujours perplexe.

En zone neutre, Ed et Bobby sont de retour à l’hôtel-bar où Ed retrouve son nouveau copain, où Bobby se renseigne sur un éventuel retour à San Francisco et où ils tombent sur… Sampson. Et ce dernier se fait un plaisir d’annoncer la nouvelle de la survie de Frank à Ed. Décidément, il n’a pas grand-chose à faire cette saison Ed, mais il s’en prend plein la tronche. Il doit donc de nouveau quitter son mec pour aller voir Frank, dont il parle à Bobby. C’est la pire des erreurs, ça sent super mauvais pour l’avenir de Bobby dans la série. Déjà que je n’aurais jamais cru qu’il survivrait si longtemps dans cette série.

Pas de perte de temps cette fois, Ed retrouve très rapidement Frank qui n’était pas prêt à revoir son meilleur ami lui non plus. Il culpabilise encore de son attentat, puisqu’il a tué des alliés et en a fait tuer d’autres en représailles. Malgré tout ça, il s’inquiète de savoir où est Juliana, mais Ed n’en a pas la moindre idée.

Justement, Juliana est donc en fuite avec Wyatt durant tout l’épisode. Cela les mène à tuer deux soldats japonais en chemin, à leur voler l’essence et à passer la frontière aussi discrètement que possible. Elle est aussi assaillie de souvenirs de sa première rencontre avec Joe, où il lui avait parlé du fait qu’il était meurtrier. C’est triste comme tout ce genre de souvenirs. J’allais dire « ça paraît tellement loin en plus », mais en fait, c’est réellement tellement loin !

Ils arrivent ensemble en zone neutre, à Denver, où elle cherche à en connaître un peu plus sur Liam et où j’ai espoir de la voir tomber sur Ed à un moment. Pour le moment, cependant, elle veut juste retrouver Hawthorne et se débrouille pour le faire. Elle retombe d’abord sur sa femme, grâce à un indic’ de Liam à qui elle dit tout.

La fin d’épisode voit le triomphe de John qui devient le dirigeant de la partie américaine du Reich devant une foule immense, alors qu’en parallèle, Frank fait sa barmitsva clandestine. Pas tout à fait le même destin, quoi… et le début de l’an zéro pour le Reich américain.


Épisode 7 – Excess Animus – 17/20
C’est un épisode beaucoup plus calme que celui-ci, puisque certaines intrigues n’avancent pas tellement. En revanche, c’est aussi un épisode que j’attendais depuis le début de saison du point de vue de certains rebondissements. Et puis, maintenant que je me suis remis tous les personnages et toutes les intrigues en tête, je suis à fond dedans et le passage de l’une à l’autre n’est plus si dérangeant. En définitive, ce n’est pas le meilleur épisode de la saison, mais il possédait des passages vraiment nécessaires pour que cette saison respire.

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Other lives, parallel worlds… Sorry, it all seems a bit…

Non, vraiment, je n’aimerais pas être la place de Nakamura : c’était un nazi sous couverture et Kido le fait exécuter comme un chien, prenant même soin de se salir les mains lui aussi. L’exécution est violente comme tout : il est poignardé une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, ci… générique. OK. Il est vite remplacé cependant, car Kido veut se rendre en zone neutre.

En thérapie, Helen se dit fatiguée et son psy lui conseille de reprendre une activité sexuelle afin d’aller mieux… mais tout ça n’est qu’un fantasme d’Helen. J’ai bien ri : ça sort de nulle part, mais ça explique son bonheur de l’épisode précédent.

De son côté, John apprend que les scientifiques essayent de mettre au point une machine pour passer d’un monde à l’autre. Il n’est pas bien satisfait des résultats médiocres obtenus pour le moment, mais le plan est clair : il veut étendre la domination nazie en passant d’un monde à l’autre. Et il est complétement obsédé par les films qu’il passe sa nuit à regarder, attisant les soupçons d’Helen sur quelque chose de louche. C’était trop beau de la voir heureuse, j’imagine. Au moins, on apprend que l’ordre de tuer Tagomi a été retiré par Himmler, c’est un début.

Quant à John, à force de regarder les films, il finit par s’endormir pour faire de chouettes cauchemars avec Thomas qui l’obsède et quelques corps au fond d’un lac, parce qu’il culpabilise de tous les cadavres qu’il a sur la conscience. Magnifique. À côté de ça, Helen qui se bat contre ses désirs sexuels et son attirance pour son psy, ce n’est pas grand-chose. Bref, le couple ne servait pas tellement dans cet épisode par rapport à d’habitude, c’était un peu décevant. Ils sont pourtant placés en cliffhanger, avec Helen invitant John à venir dormir avec elle. MOUAIS.

Pendant ce temps, Bobby rentre chez lui… pour découvrir que sa maison a été donnée à des japonais en son absence. Sympa. Je reste beaucoup trop inquiet qu’on continue de suivre sa vie, ce n’est pas bon signe, je suis sûr qu’il va finir par balancer l’info de la survie de Frank aux mauvaises personnes. Désespéré, il se rend chez la même prostitué que Kido, et c’est bien ce que je dis : ça craint.

Il se fait tabasser par la sécurité parce qu’il n’a soi-disant pas payé assez et décide ensuite de retourner chez lui pour récupérer ses affaires. Inutile de dire que la nouvelle propriétaire des lieux décide d’appeler la police et que de là, on sait très bien vers quoi on se dirige. Cela ne manque pas : Kido prend un malin plaisir à interroger Bobby sur les activités d’Ed dans la zone neutre. Il veut savoir où le trouver exactement à Denver… Putain, Ed n’aurait jamais dû lui dire quoique ce soit.

Bon, au moins, Bobby n’est pas torturé : il dit à peu près tout ce qu’il sait juste par peur. J’ai souvenir de la torture de Frank en saison 1 et si on peut s’en passer, ça me va. En tout cas, c’est un excellent épisode pour Kido : Tagomi lui avoue ensuite tout ce qu’il sait des mondes parallèles. C’est un sacré résumé de la série : c’est un voyageur, il a récupéré dans un autre monde (le nôtre ?) un film de la bombe atomique qui a dissuadé les américains, dans leur monde, de passer à l’attaque. C’est grâce à ça que les japonais et allemands ont gagné la guerre. Quant à Juliana, elle veut arrêter les allemands avant qu’ils ne construisent une machine permettant de passer d’un monde à l’autre, parce qu’elle est du côté japonais depuis le départ, malgré le flirt avec Joe côté allemand. Tadaa, c’est facile de comprendre la série, finalement, et Kido fait de la merde, voilà tout. Heureusement, pour une fois, il semble tout gober sur parole – mais faut dire que les deux Trudy, c’était un peu violent – sans même que Tagomi n’ait besoin de lui parler du monde dans lequel Juliana est sa belle-fille.

En parallèle, des hommes se pointent aux portes de Sabra, à la recherche de leur ami, exécuté par Lila. Ironiquement, c’est elle qui les accueille en leur demandant de partir. Elle est évidemment inquiète de ce qu’ils pourraient faire en revenant et s’en confie à Sampson… avec qui elle est en couple.

En zone neutre, Juliana regarde un film avec Liam, l’indic, Hawthorne et sa femme. Liam a du mal à croire à tout ça, mais Juliana est aussi convaincante que convaincue quand elle parle de ses visions d’un autre monde. Et puis, Hawthorne la croit surtout. Elle a l’information que les nazis veulent voyager d’un monde à l’autre, et ça la fait flipper. Par conséquent, elle décide de… retourner dans le Reich. Il ne manquait plus que ça.

En chemin, elle s’arrête toutefois à Sabra où Lila décide de la laisser entrer. Autant dire qu’à ce stade, j’étais à fond dans mon épisode car son arrivée ici ne pouvait signifier qu’une chose : elle allait enfin retrouver Frank, et possiblement Ed, et j’adorais le travail d’équipe de ce trio. Cela ne manque pas, évidemment : elle aperçoit Frank et le reconnaît malgré sa démarche et sa face cramée. Trop forte. Moi, je suis même pas capable de le reconnaître dans une autre série, franchement.

Ils rattrapent vite le temps perdu sur le film, mais sont interrompus par l’arrivée d’Ed, et c’était tellement chouette d’avoir ENFIN un peu de joie dans la série quand Juliana et Ed se retrouvent. On reprend vite la gravité de la situation finalement, avec Juliana montrant le film de la chute du Reich à Lila. Son but ? Trouver des alliés pour l’aider à changer cette réalité.

À défaut, elle retrouve au moins ses amis avec Ed et Frank. Mon dieu, ils ont même le temps de rire. J’ai l’impression d’avoir changé de série, et je me rends compte que les relations de ce trio manquaient vraiment à la série dans ce début de saison. Et puis, ils ont tellement à se raconter : Juliana a fait mille découvertes depuis la dernière fois qu’elle a vu Frank. Ils retombent dans les bras l’un de l’autre, avec de jolis rêves et projets… juste pour une nuit, parce que Frank ne peut pas accompagner Juliana.

En parallèle, Wyatt arrange le passage de Juliana de la zone neutre au Reich et Sampson prend un verre avec un homme qui se fait tuer de sang froid par ceux qui voulaient rentrer à Sabra.

Sinon, Nicole apprend la mort de Joe et en parle à Thelma, parce qu’elle est dévastée, inévitablement. Enfin, elle ne l’est pas bien longtemps hein, suffit de recommencer à coucher avec Thelma pour que tout se passe bien. Je ne sais toujours pas à quoi le personnage de Nicole sert franchement, j’ai beau chercher, les liens avec le reste de la série sont là, mais pas hyper utiles.

> Saison 3

Des vacances TV réussies

Salut les sériephiles,

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Que de changements en trois semaines ! Eh oui, il y a 21 jours j’entamais mes vacances et j’étais tout heureux de vous l’annoncer, même si je savais que ça annonçait un petit tourbillon de choses à faire. Au milieu des préparatifs des réveillons et du boulot, je prévoyais un gros rattrapage irréalisable de séries, avec pas moins de dix-huit séries me faisant de l’œil. Bien sûr, je n’ai pas vu les dix-huit, mais franchement, je suis très heureux de m’être mis à jour dans celles que je voulais en priorité et qui vont reprendre en janvier. À quoi bon partir en vacances quand on peut voyager avec quelques épisodes, hein ?

Dans l’ordre, j’étais satisfait d’avoir déjà rattrapé Supergirl, et je n’ai pas encore eu l’occasion de prendre du retard dedans, donc tout va bien de ce côté-là. Dans le même genre, j’ai entamé mes vacances par un après-midi devant The Gifted, et c’était super chouette à faire ! Depuis, je suis à jour et je compte bien le rester avec un épisode tout à l’heure.

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Dans mes priorités absolues, il y avait ensuite Grey’s Anatomy et Station 19. Deux soirées suffisaient à voir les neuf épisodes qu’il me manquait. Assez clairement, la deuxième n’est pas du tout à la hauteur de la première qui, et c’est très cool, a fini par revenir en forme. Je me rends compte que j’ai pris du retard à cause de Station 19 qui me plaît moins mais que je veux voir dans l’ordre pour ne rien me spoiler, alors je suis heureux de voir que la série ne revient qu’en mars… Même si en même temps, le cliffhanger me donne envie de voir ce qu’ils vont pondre !

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J’avais également indiqué vouloir rattraper God Friended Me d’ici la rentrée… et j’ai changé d’avis en cours de route, tout en respectant mon souhait d’origine : je me suis mis à jour le jour de la rentrée, tout simplement. Voir deux épisodes par jour de samedi à lundi, c’était une bonne idée pour rester de bonne humeur face à la reprise du boulot.

Ce que j’ai préféré regarder pendant ces vacances, cependant, c’est le rattrapage que j’envisageais de faire depuis un an : celui des Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire. J’ai totalement abusé avec l’ensemble des saisons 2 et 3 en quelques jours seulement, mais c’était tellement génial que je ne regrette pas d’y avoir sacrifié une partie de mes vacances. C’était la série dont j’avais besoin pour évacuer stress et tension. Si je ne peux pas la qualifier de feel good vu qu’elle est quand même assez sombre, son côté absurde est parfait pour relativiser plein de petits problèmes, alors c’était top. En plus, ça m’a déjà donné l’impression d’avoir réussi à atteindre mon objectif fixé pour ces vacances.

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Pourtant, je ne me suis pas arrêté là pour autant. Non, non : ma liste continuait avec The Good Place et This is us. Ces deux-là m’ont occupé le week-end dernier entre deux préparations de cours. Les épisodes sont assez inégaux cette année, je trouve, dans l’une comme dans l’autre. La première semble être repartie du bon pied donc j’ai hâte de voir la reprise ; alors que This is us est assez imprévisible dans son aptitude à pondre des épisodes qui sont tour à tour géniaux ou… à mourir d’ennui.

Reste que je devais aussi rattraper 9-1-1 et que je n’en ai vu qu’un épisode. La série revenant en mars, je l’ai laissée de côté pour le moment. Oh, j’avais bien espoir de la voir un peu hier soir et cet après-midi, mais il faut dire ce qui est, j’ai peu accroché aux épisodes pour le moment. Cela finira bien par me prendre. Et puis, à la place, j’ai commencé mon Challenge Séries avec The Man in the High Castle, donc c’est toujours ça de pris !

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Je profite de ce challenge pour me prévoir le rattrapage de Midnight Texas alors que mes comédies, Superstore comme Single Parents, attendront probablement les vacances de février… D’ici là, Suits aura repris donc j’espère que j’aurais réussi à rattraper le coup. Pour tout le reste, je n’ai plus qu’à compter sur le prochain Week-end en séries, le week-end du 1er au 3 février ! Je mets toutefois la charrue avant les bœufs là, on verra bien, il me reste trois semaines pour l’envisager et je viens de me prouver que trois semaines, ça pouvait super bien se remplir !