Ce que c’est qu’un(e) guest-star

Salut les sériephiles,

On se retrouve aujourd’hui pour un nouvel article de définition d’un terme qui revient souvent dans mes critiques… et j’ai décidé de m’intéresser à un terme que je considère su du plus grand nombre, mais peut-être à tort : guest-star. A priori, rien de bien compliqué, mais ces articles m’ont parfois réservé quelques surprises, alors je me suis dit que ça pouvait être sympa.

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Le retour inoubliable de Britney Spears après ses dérives de 2007 dans… How I met your mother

Alors c’est quoi exactement un(e) guest-star ? Déjà, oui, ça peut être masculin ou féminin, même si la logique voudrait qu’on le féminise en français, puisqu’on ne parle pas d’un star. Le français est plein de contradictions, et c’est pire quand on le mêle à une autre langue.

Tout ça ne vous aide pas bien sur la définition : c’est tout simplement lorsqu’un artiste apparaît dans une série où il n’a pas de rôle récurrent. Le but n’est pas forcément de faire le buzz, donc c’est légèrement différent du caméo dans l’intention. En plus, un guest star a un vrai rôle, là où l’acteur faisant un caméo se contente de quelques lignes – s’il parle.

Bien sûr, « guest star » s’emploie aussi bien pour parler séries que pour parler d’un artiste invité dans le concert d’un autre pour une ou deux chansons.

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Et ça marche aussi dans une série musicale, genre Neil Patrick Harris dans Glee. Dans un épisode réalisé par Joss Whedon. DREAM ON.

C’est quoi ce nom ? C’est de l’anglais, bien sûr, et ce n’est pas forcément un nom en fait. En effet, les mots guest star en anglais peuvent être employés aussi bien en tant que nom commun (avec un déterminant devant donc) qu’en tant que verbe. C’est une particularité toute anglaise de faire ce genre de choses et ça ne se vérifie pas en français où on titille un peu plus à faire d’un nom un verbe.

Il s’agit donc d’un terme anglais, évidemment, je pense que vous l’aviez sans moi celle-là. Guest signifie invité(e) et star signifie… eh bien, star. Concrètement, ça veut dire étoile, mais comme depuis La piste aux étoiles et à la rigueur la Star Academy, on ne compare plus trop nos stars à des étoiles, le plus simple est d’en rester à ce terme anglais francisé.

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Parfois, c’est vraiment une bonne idée d’avoir un guest-star. Genre, Amy Acker dans le deuxième épisode de McGyver pour s’assurer d’avoir de meilleures audiences dans les premiers épisodes (fou le nombre de gens qui les ont regardés juste pour elle).

Quelle origine ? Comme souvent : la radio. Je n’ai pas réussi à remonter la trace des premières occurrences du terme, mais c’était lorsqu’une star était invitée dans une émission de radio. Ensuite, ça a été le cas à la télévision, et le mot est devenu de plus en plus courant, recouvrant une réalité toujours plus large.

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John Oliver avait un vrai rôle dans Community, avant de devenir guest-star vu sa célébrité.

Et aujourd’hui ? Le terme est devenu courant là où il désignait d’abord l’apparition d’une star d’envergure. On parle de guest star pour tout et n’importe qui, mais aussi quand on repère dans une vieille série un acteur qui deviendra célèbre par la suite.

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Par exemple, Zac Efron dans Firefly (lol)

Du coup, pour compenser, les chaînes parlent parfois de « special guest star » quand elles invitent quelqu’un de renom dans un épisode, histoire de bien marquer le coup. À noter qu’un « special guest star » peut également être réservé à un ancien acteur de la série qui revient pour reprendre son rôle à titre exceptionnel pour un épisode ou pour un acteur qui est embauché pour un arc narratif de quelques épisodes seulement.

Autrement dit, plus le temps passe, plus ça veut dire un peu tout et n’importe quoi, mais grosso modo, dans le langage courant, ça désigne la présence d’un acteur connu pour un épisode. Et c’est tout.

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On se calme, on se calme, ce n’est pas de ma faute s’il n’y avait finalement pas grand-chose à apprendre sur le sujet 😛

Life in Pieces – S03E11

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du onzième épisode de la troisième saison de Life in Pieces.

11.jpgÉpisode 11 – Goose Friends Auction Fog – 17/20
I don’t want to brag but I feel nothing.

Story One : Jen Gets Goosed – Tiens, Clémentine garde toujours Lark et se débrouille pour que Jen largue Tyler à sa place. Je suis super triste pour le couple que j’aimais bien et qui fonctionnait beaucoup mieux que ce que j’aurais pu croire sur le papier, mais Jen accepte de le faire et c’est hilarant. Elle se retrouve alors à chanter dans le groupe de Tyler à la place de Clémentine. Et purée, non seulement l’actrice est brillante et hilarante, mais en plus elle sait chanter. Son « Girls just wanna have fun » était génial. Du coup, Jen intègre le groupe et il est évident très rapidement qu’elle va s’en faire virer, puisqu’elle joue les petits chefs. Après tout, il était précisé en début d’épisode qu’elle ne s’était jamais fait larguer. Évidemment donc, Tyler prend les devants et largue sa tante, qui fait une scène mais accepte la dure réalité… pour mieux aller faire du vaudou dans sa cuisine. Sacrée première histoire.

Story Two : Hello Donna, My New Friend – Joanne a chez elle Donna, une amie de fac avec qui elle s’amuse énormément, ce qui rend Heather énormément jalouse. Donna est beaucoup plus jeune que Joanne, elle a à peu près l’âge d’Heather et Joanne s’amuse beaucoup trop. Heather fait tout ce qu’elle peut pour attirer son attention, y compris pendant un après-midi avec ses filles, et cela la mène à inviter une inconnue chez elle, June, une dame suffisamment âgée pour être sa mère. Heather a bien pour intention de rendre jalouse sa mère, ce qui ne fonctionne absolument pas. Quant à June, la pauvre est malade et est enterrée avant qu’on ne la connaisse vraiment – menant à un enterrement hilarant, comme la série sait si bien les faire.

Story Three : Silent Auction – Matt et Colleen s’incrustent à un gala organisé par le boulot de Tim, avec une vente aux enchères silencieuses à laquelle Matt veut soumettre un de ses tableaux. Clairement, l’année précédente son tableau n’a pas été un succès ; mais il ne le sait pas. C’est Tim qui avait acheté le tableau l’année précédente et il demande à Colleen de ne pas emmener Matt, ou au moins de lui faire reconsidérer les choses. Après quelques verres brisés, le tableau d’une géante signature de Matt est vendu à un acheteur qui s’avère être… Matt lui-même. Entre temps, il y aura eu quelques bons gags avec Heather et Colleen, et pour une fois, j’ai vraiment bien aimé le personnage de Tim. Ça change !

Story Four : Beer Buddies – Lark est tellement grande, et elle parle, et je ne vais jamais m’en remettre. Bon, Lark apprend donc à dessiner et Greg lui ment en lui disant que son dessin est beau alors qu’il n’est même pas capable de voir que c’est un pingouin. En même temps, c’est vrai que ça ressemble surtout à un arc-en-ciel. Bon, cette intrigue était finalement moins bien, elle portait sur les mensonges que font les parents à leurs enfants – et qu’ils continuent à dire quand ils sont grands. Ainsi, personne n’ose dire à Greg que sa bière maison est une horreur ; hormis son père qui se targue de ne lui avoir jamais menti. Joan propose donc que les deux fassent leur propre bière, et s’ils passent une super journée ensemble, le résultat n’est toujours pas concluant. Marrant, sans plus, mais après le reste de l’épisode hilarant, mon avis était de toute manière déjà fait.

 

 

Superstore – S03E10

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique de l’épisode 10 de la saison 3 de Superstore.

10.jpgÉpisode 10 – High Volume Store – 17/20
It’s hell on steroids.

Glenn commence l’épisode par révéler que sa femme ne peut être enceinte et qu’ils cherchent une mère-porteuse. La vraie information, c’est que Cloud9 est sur le point de devenir un quadruple A. Cela n’excite que Jeff, mais dès qu’il informe l’équipe qu’un Pizza Hut s’installera dans le magasin, tout le monde se met à être intéressé par l’idée.

Du coup, Jonah se méfie de cette appellation Quad-A, puisque c’est son rôle de se méfier de tout. Jonah décide donc d’aller vérifier dans un autre magasin, commence à éveiller les soupçons d’Amy et ça empire quand ils interrogent Jeff. Celui-ci semble inquiet de les voir si inquiets, justement.

Tout le monde tente de vendre plus de produit et c’est excellent, surtout quand Kelly essaye de vendre une télévision 4K ou que des étiquettes « augmente les performances sexuelles » sont ajoutées à tous les fruits et légumes. C’est tout bête et ça suffit à me faire rire.

Dans le magasin Quad-A, Dina, Jonah et Amy découvrent l’Enfer sur Terre : alors que les employés ont l’air robotiquement heureux en rayons, ils sont totalement dépressifs en arrière salle. Nos héros comprennent donc que c’est en fait l’Enfer d’être Quad-A. Aussitôt, ils mettent en place un plan pour ne pas le devenir et diminuer au maximum les ventes. Et du côté de l’humour, ça marche autant que quand ils faisaient tout pour vendre ; ça m’a bien fait rire.

Pendant ce temps, Glenn cherche une mère porteuse sur Craiglist et c’est assez drôle à voir, mais pas autant que lorsque Cheyenne accepte de l’être sur un terrible malentendu. Elle ne sait pas comment se sortir de cette situation et finit par blâmer Bo, parce que ça lui fait une belle excuse.

Du coup, Glenn le fait venir pour discuter de la situation directement avec lui. Cheyenne réussi à contrôler la situation, mais dès que Glenn parle d’argent, elle se retrouve mère porteuse contre son gré, et c’est à mourir de rire.

Finalement, Glenn se rend bien compte de l’idiotie que c’est et de la torture que ça représente pour elle. Il se met donc à l’insulter pour lui permettre de se retirer du projet et comme elle met quelques secondes à le comprendre, ça marche bien côté humour. Le problème, c’est qu’elle a tout de même en sa possession une piscine achetée par Bo et permettant en plus au magasin d’atteindre l’objectif de vente fixé pour devenir Quad-A.

C’est la catastrophe chez les employés, jusqu’à ce que tout le monde se rende compte que Kelly a accepté des faux billets. Et tout le monde s’en fiche royalement du vol, tant que cela signifie qu’ils peuvent rester dans la médiocrité non-infernale.

C’était plutôt drôle à voir, mais pas autant que Jeff qui se retrouve coincé à écouter Jeff lui raconter ses problèmes. Je ne sais pas trop où on va avec ce personnage, mais ça ne faisait pas de mal de voir l’attention des scénaristes se détourner d’Amy et proposer un épisode où il ne se passe pas grand-chose pour le fil rouge de la saison.

Enfin pas grand-chose… En conclusion d’épisode, Dina se rend compte que l’offre de Glenn pour une mère porteuse rapporte tout de même beaucoup d’argent. Le meilleur gag de l’épisode est donc de la voir soudainement se montrer intéressée par l’offre et accepter de porter l’enfant de Glenn.

La série nous a déjà prouvé que les grossesses pouvaient être super drôles en saison 1, mais alors avec Dina dans le rôle de la femme enceinte, je suis méga impatient de voir ça.

The Good Place – S02E10

Spoilers

Ci-dessous, la critique complète de l’épisode 10 de la saison 2 de The Good Place.

10.jpgÉpisode 10 – Rhonda, Diana, Jake, and Trent – 17/20
This plan is starting to feel slightly… completely insane.

L’épisode reprend dans le train qui emmène nos personnages principaux directement dans la Bad Place et on nous plonge directement dans l’action, avec des explications sur le juge qui se trouve dans une zone neutre entre les Bad et Good Places. Le plan est donc de faire passer chacun pour un personnage qu’il n’est pas (Rhonda, Diana, Jake et Trent, donc) et qui travaille en Enfer, en attendant de pouvoir aller voir le juge grâce à un portail. Quand à Janet, elle est un simple bagage. Et le portail ? C’est Michael qui a le bouton like qui permet de l’ouvrir.

Tout cela paraît presque trop simple, d’autant que toutes les personnes travaillant dans le quartier sont maintenant retournés à leur poste. Oh, et ça y est ils peuvent recommencer à dire des gros mots parce qu’ils ne sont plus au Bon Endroit. Et ça, c’est cool.

Ils doivent donc inventer de nouveaux personnages, mais Chidi ne veut pas mentir ; ce qui n’a aucun sens à ce stade de la série, mais bon, il faut bien ajouter de l’humour à cet épisode.

L’arrivée à la gare est excellente, avec une torture par une Bad Janet qui semble tout droit sortie d’une gare SNCF. Je veux dire, c’est forcément à ça que ressemble l’Enfer. Une fois là-bas, Michael a tout programmé : alors qu’il va chercher d’autres boutons pour permettre aux humains de traverser le portail, il les laisse l’attendre dans un musée au sein duquel personne ne se rend jamais : celui des exemples de personnes qui sont torturés pour des petits crimes.

Ces petits crimes étaient tous absolument excellents avec un bon humour, mais ce que Michael n’avait pas prévu, c’est que le musée allait être l’objet d’une grande fête pour… célébrer Eleanor, Tahani, Jason et Chidi, qui ont permis de développer une nouvelle forme de torture. C’est excellent car tout l’épisode est ainsi renversé sur lui-même, avec le plan parfait qui ne l’est pas et des statues en référence au pilot de la série.

En plus, les quatre humains se retrouvent forcés de mentir et d’utiliser leur couverture. Oui, oui, même Chidi qui en a désormais une quand quelqu’un le reconnaît en tant que Trent. Tout ce cocktail est l’occasion de bonnes blagues sur les Enfers et sur différents types de torture, rendant la Bad Place plutôt cool. Il y a quand même le problème que tous les démons présents ont une forme humaine alors que c’est censé les embêter, mais bon, hormis ça, il y a de quoi se marrer.

Pendant ce temps, Michael découvre un autre problème dans son plan parfait : son boss a déjà envoyé une équipe récupérer les humains auprès de Mindy. Celle-ci est évidemment en train de s’amuser avec Derek et Michael s’enfuit dès qu’il en a la possibilité. Récupérant des badges pour le portail, il retrouve les humains au moment même où ils sont reconnus par certains démons.

Coincés, toute notre troupe s’en sort grâce à Jason qui a enfin l’occasion de créer un cocktail Molotov – plan qu’il voulait suivre dès le départ. Tout le groupe suit Michael vers le portail, Chidi prenant soin de remercier Eleanor pour tous les précieux conseils qu’elle lui a donné afin qu’il passe pour un démon. Il faut dire que l’épisode a pris le temps de nous montrer comment chacun pouvait se comporter en démon, et sans surprise Tahani et Jason ont excellé naturellement dans cet exercice, contrairement à Chidi qui avait bien besoin d’un cours de philosophie par Eleanor. C’est une situation tellement improbable qu’elle constituait un bon gag en elle-même.

La fin de l’épisode voit Michael comprendre que dans le dilemme du train, décidément beaucoup trop utilisé dans cette saison 2, la meilleure solution est de se sacrifier. Alors, ça fait une jolie scène et une jolie réponse, mais dans les faits, ce n’est pas une option envisageable de ce dilemme, hein. Bref, il faut en retenir que Michael décide de se sacrifier et d’offrir son badge à Eleanor afin qu’elle puisse rencontrer le juge.

Le problème, c’est que nos quatre humains se retrouvent désormais de l’autre côté du portail, sans Michael, ni Janet, mystérieusement disparue en cours de route. J’ai comme un doute sur leur capacité à s’en sortir sans eux, mais bon.

En définitive, c’était un bon épisode, avec toujours de l’humour et du suspense. Comme d’habitude, la série avance vite et ne perd pas de temps, avançant d’un chapitre à l’autre avec toujours autant de fluidité. C’est à se demander s’ils auront le matériel pour leur saison 3 (oui, la série est renouvelée), mais j’ai bon espoir avec eux, ils trouvent toujours le moyen de me surprendre.