Films vus en 2020 #52

Salut les cinéphiles,

Je suis bien dans l’embarras aujourd’hui : j’avais promis la semaine dernière un article spécial films de Noël… mais en fait, je me suis rendu compte que je n’en avais pas du tout regardé assez cette année. Je me disais que j’en regarderais durant mon week-end et mon début de semaine, mais j’ai capitalisé sur les rattrapages séries, et sur Home for Christmas. Tant pis ! Voilà donc un article avec quelques soupçons de Noël… mais j’en regarderai surtout vendredi et samedi, je crois. Dans le fond, c’est logique : Noël, ce n’est pas encore passé.

Come away

COME AWAY | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirCe n’est pas tellement un film de Noël, mais c’est un film sorti il y a à peine un mois et sur lequel je misais beaucoup d’espoir. J’avais envie d’une histoire un peu féérique, un truc qui fasse retomber en enfance, et ça me paraissait parfait ce film qui promettait tout de même, notez bien, des personnages de contes. En effet, le synopsis nous révèle qu’Alice (au pays des Merveilles) et Peter (Pan) sont frère et sœur, et que dans leur enfance, avant de vivre leur aventure, ils avaient une imagination débordante avec leur grand-frère. Le film promet donc les prémices des deux histoires, faisant fi de l’existence d’une sœur pour Alice, mais bon.

Si l’idée d’origine est bonne, le film manque franchement de quelque chose pour être un coup de cœur. J’ai aimé certains effets spéciaux et les détails de ces histoires pour enfants qui parsèment le film et fournissent une jolie logique au film… mais ce n’était clairement pas assez pour faire face aux longueurs interminables du film et à un manque d’émerveillement assez constant.

Alors, oui, j’ai trouvé le casting excellent, j’ai adoré l’idée d’une famille mixte et d’un métissage pour ces héros, j’ai adoré la dernière scène du film, mais dans l’ensemble, ce fut long pour un film qui ne dure même pas deux heures. C’est dommage.

Le Bossu de Notre-Dame

Le Bossu de Notre-Dame, 1996 | Bossu, Disney, Musique filmAh lala. J’ai un peu eu envie de saigner Disney +, et autant revoir ce classique de mon enfance que je n’avais pas revu depuis au moins dix-huit ans. S’il y a une chanson de Frollo que je n’ai jamais oubliée dans ma vie, il y a aussi toute une intrigue vraiment prenante sur la différence et sur l’acceptation de l’autre, y compris l’acceptation religieuse. Le film a une résonance assez marquée avec notre période trouble de 2020, et c’est une bonne chose. Cela ne me surprend pas du tout, c’est du Victor Hugo après tout…

Enfin… Pas vraiment. Les différences avec le roman sont bien trop nombreuses pour ça. C’est fou. Ce n’est peut-être pas un film qui met tout à fait dans l’ambiance de Noël, parce qu’il est quand même bien complexe… Après, sur un malentendu, les cloches de Notre-Dame, ça a un petit côté messe de minuit. Quant à Esmeralda, elle passe un message universel dans ce film et elle est une princesse Disney très humaine et attachante, avec des valeurs qui sont toujours les bienvenues à Noël.

Voir aussi : Les 101 annonces de Disney

Rebelle

Disney Brave Iwant To Be Free GIF - DisneyBrave IwantToBeFree Merida -  Discover & Share GIFsCe n’est pas du tout un film de Noël non plus, mais en décembre, parler dessin animé, c’est normal, non ? J’avais gardé un bon souvenir de ce film d’animation, mais il était vague. Je l’ai donc revu et je l’ai redécouvert avec beaucoup de plaisir : j’aime beaucoup le personnage de Merida et cette histoire de mère transformée par accident par sa fille.

C’est un Disney tout ce qu’il y a de plus classique, mais c’est bien ça qui fait sa force. Enfin, ça et le fait que Merida n’a pas besoin d’un prince pour être courageuse et heureuse. L’amour est celui de la famille, les leçons sont bien plus prenantes comme ça et on voit que Disney entrait un peu dans une nouvelle ère avec cette héroïne. Je ne comprends pas le flop (très relatif, c’est un Disney) de ce film, parce que vraiment, il est chouette et il a des éléments qui sont célébrés dans d’autres dessins animés.

Bref, je vous le conseille en cette période de Noël.

Les 101 dalmatiens

Des fiançailles marquantes à la 101 dalmatiens ! - Mariage.comCe n’est toujours pas exactement un film de Noël, mais on s’en approche bien plus puisque la conclusion du film se déroule le matin de Noël. Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler ou pour ne pas vous rappeler trop de détails du film. Que dire ? Je suis toujours fan de Patch, le film me donne envie d’avoir un chien alors que je n’en veux surtout pas (entre mes allergies et les contraintes trop importantes que ça représente pour moi, ce n’est pas une bonne idée, je me connais, je rendrais le chien malheureux – bref) et Cruella ressemble vraiment, vraiment, vraiment beaucoup trop à une de mes anciennes profs.

Autrement, j’ai eu un sacré choc en redécouvrant que le film datait de 1961, parce qu’il me paraissait bien plus récent et moderne… Et d’ailleurs, encore aujourd’hui, je continue de considérer que cette histoire pourrait parfaitement se dérouler dans les années 90 où je l’imaginais. Les dessins ne vieillissent pas trop mal et l’histoire est très sympathique.

Franchement, pour un matin de Noël, je vous le conseille !

Il était une fois Noël

Pin by Ashley Price on kyla's face | Mickey mouse christmas, Mickey mouse  christmas tree, Animated christmasAllez, je continue sur Disney+, mais cette fois avec un vrai film de Noël : Mickey et tous ses amis célèbrent Noël, et ça se fait sous la forme de trois petites histoires proposées par un narrateur. La première se concentre sur Donald et ses neveux, la deuxième sur Dingo et Max et enfin la troisième sur Mickey et Minnie.

J’ai beaucoup aimé la première, un peu répétitive (mais c’est voulu) et agaçante sur la fin, mais avec un beau message de Noël et des dessins sympathiques. On est sur de la bonne ambiance, on va dire. Je n’ai pas accroché du tout à celle de Dingo et Max, principalement parce que j’ai découvert leur film d’animation cette année et que je n’ai pas retrouvé les mêmes personnages avec cette histoire. Leur dynamique ne m’a pas plu, ce n’était pas un super Noël. Enfin, l’histoire de Mickey et Minnie était sympathique, mais un peu plus triste pour un film de Noël, je trouve.

Enfin, ça reste un film pour enfant, donc ça se termine dans tous les cas sur de bonnes vibes. Disons juste que je conseille particulièrement le premier tiers du film, et le reste ben… beaucoup moins.

It’s a wonderful life

The Greatest Gift: "It's a Wonderful Life"Classique s’il en est, je n’avais pourtant jamais vu ce film. Je ne sais pas trop quoi en penser – peut-être qu’il mériterait un remake ? C’est un vieux film à l’histoire sympathique, même si prévisible et très similaire à des dizaines d’autres, avec une inspiration Scrooge très marquée. Je l’ai trouvé sympathique et je ne regrette pas d’avoir enfin cette référence dans ma culture ciné, mais je me rends compte en rédigeant cet article que, finalement, je n’ai pas grand-chose de plus en à en dire. C’est un peu dommage.

Voilà pour cette semaine, quelques films plus ou moins en rapport avec Noël, mais tous sympathiques à voir en décembre. J’en aurais peut-être d’autres la semaine prochaine, on verra bien !

 

Home for Christmas – S02E04

Épisode 4 – Christmas Speed Dating – 17/20
J’ai trouvé l’épisode un peu plus lent que les précédents, mais on est loin du coup de mou qu’il y avait eu en saison 1. Au contraire, tout continue de se développer avec quelques surprises en chemin, et j’aime beaucoup la fluidité de l’ensemble, malgré quelques coïncidences. Johanne habite clairement la ville la plus petite de son pays, mais ça fait le charme de cette série de Noël, en même temps.

> Saison 2


Spoilers

Y a des épisodes qui ne veulent pas, et celui-ci en fait partie, entre les bugs de connexion, de Netflix, puis de l’ordinateur, j’ai cru que je ne le commencerai jamais ! Quand c’est arrivé, je me suis retrouvé dans l’ambiance directement avec le frère et la sœur de Johanne qui débarquent à l’hôpital pour prendre des nouvelles de leur père.

Celui-ci minimise devant eux ce qui lui est arrivé, mais quand la mère débarque tout d’un coup, sans prévenir personne, le père change d’avis et parle de grave commotion cérébrale. C’est plutôt drôle à voir, mais Maria, la sœur de Johanne, casse l’ambiance en en voulant bien trop à sa mère. Elle est adulte, mais elle n’approuve pas et ne comprend pas la situation… Il faut dire qu’elle a eu moins d’avertissement que les autres pour s’y faire.

Après, la mère qui débarque et fait comme si de rien n’était, je peux comprendre la réaction de Maria, un tout petit peu au moins. Elle se barre donc bien vite, remplacée par la supérieure de Johanne, peu ravie de voir la mère de Johanne dans la chambre d’hôpital.

Elle vire donc tout le monde, en s’en prenant clairement à la mère de Johanne qu’elle contredit devant Tor. Le père arrive ensuite à faire changer d’avis la cheffe de l’hôpital sur la Sainte Lucie et ça me fait bien trop rire de voir Johanne trouver une excuse pour fuir la chambre au plus vite, alors que la cheffe est clairement sous le charme. On se marre bien au moins dans ce début d’épisode.

Johanne passe ensuite du temps avec sa mère pour mieux apprendre tout de sa libido, et ça l’angoisse plus qu’autre chose. Difficile de voir ses parents comme adultes, apparemment. Pourtant, la scène est assez poignante, avec une belle prestation de la mère qui explique le vide qu’elle ressent dans sa vie et son malheur d’être mère. Ca la vide d’énergie.

Le lendemain, 13 décembre, la fête de Sainte Lucie a lieu à l’hôpital, dont le personnel se tape clairement le meilleur look. Par contre, c’est dommage que la série ne prenne pas plus de temps que ça dessus : on a juste un défilé dans un couloir, avec un demi-tour improvisé par la cheffe qui veut passer plus de temps à chanter et à plaire à Tor, encore là. Elle lui donne donc une brioche à chaque passage, devant une Johanne intriguée par la situation – et perturbée, clairement.

Et c’est tout. On enchaîne sur le lendemain, avec Jorgunn dans ses cartons et Johanne qui accompagne Nick à son speed dating. Ce n’est que là qu’elle pense à raconter à Jorgunn que les fleurs de Noël n’étaient pas d’Henrik, mais le but de la série est de garder ça de côté pour l’instant. Il est bien plus drôle de se concentrer à nouveau sur le speed dating.

Comme en saison 1, c’est rigolo, avec cette fois les scénaristes qui se font plaisir à parodier les femmes – celle qui nourrit son bébé au sein sans problème, celle qui aime le BDSM, etc. Johanne écoute tout ça, et ça la fait rire autant que nous, même si elle doit être plus discrète que moi qui meurt de rire par moment (notamment la femme qui se met à saigner du nez). Ce n’était pas exceptionnel pour Nick !

Par contre pour Johanne, c’est beaucoup mieux, avec un beau gosse timide et discret qui la drague autour d’un verre. Il n’est pas là pour le speed dating, a une mère infirmière (oula, ça craint ça) et invite Johanne à un concert de Noël le lendemain, concert qui est celui de la chorale de Nick. Le monde est petit… ou juste ce pays.

Bon, quand on y arrive, Nick se montre jaloux et j’ai peut-être un peu survendu les choses en disant qu’il était beau-gosse, mais il a un charme next-door on va dire. Sortir avec Johanne, c’est le gros-lot pour lui, je crois. Bon, je suis tellement dans l’abus avec cette critique qui dérape, mais c’est parce que les chants de Noël où le type passe son temps à admirer Johanne, ça ne m’a pas passionné, on va dire. La fin de ce passage est un peu sympathique, avec Nick qui se tape son meilleur solo suite à un accident de traineau de la soliste.

Meilleur solo ? Le stress se sent dans sa voix et son attitude, et ça finit par être gênant quand il doit partir dans les aigus. Johanne a du mal à contenir son rire par exemple, et je n e l’ai trouvée pas bien sympathique sur ce coup, parce qu’elle le fait devant lui… mais elle continue aussi pendant son dîner avec Knut, ensuite.

Celui-ci est un peu particulier tout de même, à insister pour payer l’ensemble du dîner alors que Johanne veut plutôt éviter ce genre de stéréotype… Elle est toutefois prête à faire comme si de rien n’était, et c’est ce qui se passe, mais pas vraiment à son initiative. En effet, Jonas sort d’absolument nulle part dans ce restaurant pour venir dire bonjour à Johanne, qu’il aperçoit alors qu’il dîne avec sa famille.

Oh boy. Rentré de Bali depuis quelques mois, il assure penser beaucoup à Johanne, qu’il trouve toujours radieuse. Pauvre Johanne. Elle est clairement perturbée par ce retour dans sa vie, et on voit bien que la dernière scène ne nous dit pas autre chose que ça. Il est toujours aussi beau à ses yeux et Knut ne fait clairement pas le poids, aussi charmant et gentil soit-il avec elle !

> Saison 2

Are you afraid of the dark ? (Fais mois peur) 2019 – S01E03

Épisode 3 – Destroy All Tophats – 18/20
Un peu plus prévisible, cet épisode parvient bien à conclure la saison agréablement en apportant des réponses à tous les éléments introduits au cours de la saison. J’aime particulièrement la manière dont les détails de l’histoire rythment l’ensemble, malgré quelques petits soucis de cohérence et un peu de bons sentiments par moment. C’est une série pour enfants, je ne peux pas lui reprocher ça. Par contre, elle est trop courte !

> Saison 1


Spoilers

And we’ve reached the final act.

Aucune trace du Carnaval of Doom dans le passé ? Chercehz encore ! Il y en a eu un en 194, avec Mr Tophat expliquant à la presse qu’il a réussi à vivre un sacré American Dream à partir d’une pièce laissée par son père à la mort, la fameuse pièce. Ce n’est pas la première scène que j’attendais de cet épisode. Je n’aime jamais trop les flashbacks, et celui-ci me le confirme, avec juste des rumeurs que le carnaval n’est pas prêt à ouvrir et qu’il est un danger pour tous. Mouais.

De retour dans le présent, on reprend exactement à la fin de l’épisode précédent, ce qui fait que c’est un bingewatching très sympathique.

Après avoir tué un scorpion, Rachel décide donc d’organiser une réunion avec les membres restants de la Midnight Society. Seulement voilà, c’est compliqué de les convaincre, parce qu’ils ont oublié évidemment toute la journée de la veille. Ils n’ont pas souvenir du meeting dans la forêt où ils ont parlé de la disparition d’Adam, ni de la soirée au carnaval. Et ils ne semblent pas assez inquiets pour Gavin, franchement.

En tout cas, il est intéressant de voir que Rachel parvient à les convaincre en leur demandant tout simplement de se souvenir de l’histoire qu’elle a raconté pour rejoindre leur club. Ils sont bien embêtés de ne pas s’en souvenir, surtout qu’ils se souviennent de toutes les autres histoires du groupe, y compris celle du vampire-leprechaun de Gavin qui a l’air bien sympathique, tout de même.

Un bon discours héroïque plus tard sur tout ce qu’ils n’ont pas le temps de dire ou faire, Rachel a réussi à convaincre Louise, Akiko et Graham de lui faire confiance et de mener l’enquête avec elle pour atteindre un happy end. Ce n’est tout de même pas gagné.

Les quatre adolescents rentrent finalement chez Rachel pour mener cette enquête, à partir de la vidéo enregistrée la veille par Akiko et son amie Josie. Les clowns ont peut-être pris son portable, mais ils n’ont pas pensé… à vérifier le cloud ! J’ai ri. Pour une série qui reprend une formule des années 90, c’est une bonne idée, je trouve.

L’avantage, c’est qu’avec cette vidéo, ils ont une preuve. Ils ont aussi une destination : l’Idaho, où internet assure que sera le carnaval ensuite. Ca, en revanche, c’est dommage : la veille, il n’y avait aucune trace du carnaval sur les réseaux sociaux, ce qui signifie donc qu’il y avait moyen pour les clowns de cacher les traces. Après, c’est intéressant, parce que l’héroïne vient de l’Idaho à la base.

Comme ce n’est pas la porte à côté, les adolescents ont besoin d’aide pour se rendre là-bas… et ils demandent ainsi au frère d’Akiko de leur venir en aide. Akiko refuse de croire qu’il pourra les aider. Pourtant, elle doit bien se rendre à l’évidence : Dale accepte dès qu’il a une preuve vidéo de la présence d’Adam dans le chapiteau. Ce n’est pourtant pas une histoire qui inspire la confiance, mais bon.

Le problème, c’est qu’en chemin, Dale est obligé de faire une pause dans les toilettes d’une aire d’autoroute. Avant ça, on a le droit à des flashbacks sympathiques de la relation Rachel/Gavin. Oui, en deux épisodes et sans baiser, il y a déjà de quoi faire, c’est fou. En tout cas, on s’amuse bien dans cette voiture, avec aussi un rapprochement entre Graham et Louise, largement sous-entendu avant.

Lors de la pause toilettes de Dale, ce dernier est toutefois attaqué par des scorpions. Cela fait que l’ambiance n’est plus si drôle d’un coup : j’avoue avoir eu un petit frisson de dégoût devant les scorpions qui s’accumulaient encore et toujours. À l’extérieur des toilettes, les adolescents attendent un bon quart d’heure, avant d’envoyer Akiko chercher son frère, parce que Graham a trop peur des microbes et bactéries pour y aller.

Akiko a quelques hallucinations de pièce et de scorpions à son tour, ce qui lui permet de comprendre que son frère a été enlevé par Mr. Tophat. C’est embêtant comme tout et ça force les adolescents à reprendre la route, sans adulte. Par chance, Graham a les bases pour conduire la voiture de flic sur plus de 25 miles. Bonjour la crédibilité du truc, sans que personne ne remarque que c’est un gamin au volant !

Bref, ils arrivent à proximité du carnaval qu’ils espionnent de loin et sont surpris par Barthalemy, présenté jusqu’ici comme un bras droit de Tophat. Pourtant, celui-ci assure vouloir leur venir en aide. Pour expliquer pourquoi, il a besoin de leur raconter une histoire… Ma foi, c’est le concept de la série d’origine, ça, asseyons-nous sur des rondins de bois pour savoir ce qu’il en est.

Malgré l’impatience d’Akiko, on en revient au flashback d’origine de cet épisode : les rumeurs étaient justes. Le carnaval a rushé les préparatifs et ça a finit en accident dès l’ouverture, avec une grande roue s’effondrant et tuant deux parents et quelques-uns de leurs enfants. Seule une petite fille survit. Et c’est la galère pour Marcus, le Mr. Tophat qui risque fort de finir ruiné, si ce n’est en prison.

Par chance pour lui, il reçoit une visite du diable en personne qui lui propose de finir immortel, à passer de ville en ville avec son carnaval. Les gens l’oublieront chaque fois qu’il quittera la ville, ce qui aide bien tout de même son petit trafic d’enfants kidnappés, mais ça, il manque une origin story pour celui-ci. Les enfants font beaucoup trop confiance à Barthelemy pour moi, ce ne peut pas être une bonne idée !

Quoiqu’il en soi, il leur annonce qu’il y a tout de même une faille dans l’immortalité de Mr. Tophat : une enfant se souviendra un jour de lui et du carnaval, et il sera alors en danger. Ainsi donc, il y a moyen de tuer Tophat, par le feu, mais il faut que ce soit Rachel qui s’y colle. Rachel et personne d’autre, elle est l’élue du pacte avec le diable, c’est évident, puisqu’elle se souvient de tout.

Elle est deux de tension Rachel et elle ne le comprend pas tout de suite, mais elle finit par accepter son rôle et les conseils de Barthelemy. Les adolescents mettent alors au point un plan pour s’assurer de pouvoir infiltrer le carnaval, toujours avec l’aide du bras droit de Tophat. C’est trop facile ! Graham a pris les masques dans son sac, alors personne ne pourra même les reconnaître – c’est vrai, ce n’est pas suspect quatre adolescents avec des masques quand ils cherchent quatre adolescents dans le cirque.

Bon, l’infiltration se déroule sans problème pour nos héros. Graham, Louise et Akiko parviennent ainsi à se rendre dans une salle de contrôle de l’électricité du carnaval et à mettre à mal tout le parc en quelques instants. Ne perdant pas le Nord, Akiko cherche alors son portable, récupéré par les clowns dans l’épisode précédent comme le lui a indiqué Rachel.

Si le portable sonne quand Graham l’appelle – Graham et Louise profitant de moments de répit pour se draguer, d’ailleurs – Akiko découvre vite qu’elle aurait mieux fait de s’abstenir. Il est dans les mains de Dale, maquillé comme un clown et clairement brainstormé par le carnaval. Dale, accompagné d’Adam, décide de s’en prendre à nos trois héros.

De son côté, Rachel est séparée des autres par le plan de manière à confronter seule Tophat, puisque seule elle peut le tuer d’après le plan du Diable. Elle réussit à trouver quoi faire de la pièce que Barthelemy lui a remise et qui mène bien à une pièce du carnaval, mais pas vraiment une pièce secrète : elle se retrouve à l’entrée des artistes du chapiteau.

Oh, elle a bien le temps de papoter quelques instants avec Gavin, mais rapidement, elle comprend ce qui est en train de se passer. Et comme prévu, Rachel est en fait piégée par Barthelemy. Il est celui qui a réussi à manipuler Rachel pour la convaincre de venir au spectacle. Tout simplement. Il est l’allié de Mr Tophat, qui se trouve justement pile poil derrière l’héroïne qui n’a pas encore capter sa présence.

Oh, elle ne met pas si longtemps à le comprendre, tout de même. Mr. Tophat révèle alors qu’il a su assez vite que Rachel était l’enfant qui se souvenait du carnaval. L’histoire qu’elle a raconté dans le premier épisode ? C’était en fait la sienne. Elle est venue une première fois au carnaval et a tout oublié… sauf un fragment, ce qui explique qu’elle voyait Mr. Tophat dans ses cauchemars.

Lui aussi la voyait, il connaissait leur connexion. Alors forcément, quand il l’a revue la veille, il a su que la prophétie allait s’accomplir : une enfant se souviendrait de lui et le mettrait en danger. Il a donc mis Barthelemy en guetteur. Cela lui permet de faire en sorte que Rachel soit là pour le spectacle. Le spectacle est excellent, en plus.

Mr. Tophat a réussi à envouter tous les alliés de Rachel : Gavin nous ligote Rachel, Louise, Graham et Akiko sont autour de la boîte dans laquelle elle doit entrer et Dale est chargé de la tronçonner en deux. Par chance pour elle, Rachel a encore sur elle le couteau de Gavin, qu’il lui a donné en fin d’épisode précédent. Allez, c’est bien amené, alors je veux bien y croire et j’ai bien aimé comme elle s’est libérée très vite de ses liens.

Comme en plus Mr. Tophat a été assez con pour révéler à Rachel que son pouvoir n’était pas dans son chapeau, mais dans sa canne, Rachel peut s’en prendre assez vite à lui et récupérer la canne. Elle s’enfuit en compagnie de toute la Midnight Society – mais pas de Dale ou Adam – et leur explique rapidement la situation. Malheureusement pour eux, les adolescents sont assez vite dans de beaux draps.

Ils se retrouvent dans une brume et une pièce pleine d’eau, et je ne comprends pas trop comment ils sont arrivés là. Très rapidement, ils sont tous kidnappés les uns après les autres par des hommes de main de Tophat qui surgissent derrière eux et les enlèvent. Tophat peut alors négocier avec Rachel : il lui laisse trois minutes pour venir à l’endroit où ils se sont rencontrés pour la première fois, ou il tuera ses amis.

Mouais. Tophat est moins terrifiant dans cet épisode, tout de même. Il finit par faire un petit discours dépressif sous la pluie, et ça permet à Rachel de comprendre qu’elle a bien plus de pouvoir que prévu : elle a toujours la canne et elle peut s’en servir pour mettre à terre tous les hommes de Tophat, à l’exception de Barthelemy. Lui, il finit électrocuté à cause de Rachel.

Pourtant, elle refuse de se dire comme Tophat. Elle est accompagnée de ses amis, certes, mais lui aussi avait Barthelemy. Et elle est bien violente à tenter de les tuer, tout de même. Malgré tout le pouvoir qu’elle a en main, Rachel prend toutefois une décision radicalement différente de celle de Tophat : elle décide de brûler la canne qui détient tout le pouvoir.

Bon, eh bien voilà qui est fait. Tophat finit par mourir en vieillissant à vitesse grand V et les adolescents peuvent retrouver Dale et Adam. Tout se passe bien dans ce happy end finalement : on a même droit à une conclusion toute cheesy digne des américains (la série est canadienne pourtant) lorsque Rachel affirme qu’elle n’a aucun regret d’avoir brûlé la canne car elle a tout ce qu’elle a toujours désiré avec son nouveau groupe d’amis.

Genre, elle les connaît depuis 48h et ils voulaient l’éjecter 24h plus tôt (et même moins que ça à la disparition de Dale dans les toilettes), mais elle est déjà ravie d’eux au point de dire qu’ils sont ce qu’elle a toujours désiré ? C’est très gros.

En tout cas, elle a désormais un mec en Gavin. Ils ne s’embrassent pas – série pour enfants ! – mais se tiennent la main et se tiennent tout proches l’un de l’autre ensuite, donc c’est très clair. La saison se conclue sur la vie reprenant son cours pour les adolescents. Akiko est désormais plus proche de son frère qui l’aide dans ses tournages, Graham et Louise sont très proches, Gavin tourne aussi pour Akiko. Et les disparus du Carnaval sont retrouvés.

À minuit, la Midnight Society continue de se retrouver au coin du feu pour se raconter des histoires qui font peur. Forcément. Sans trop de surprises, Akiko et Louise y révèlent qu’Alice Hooper, l’arrière-arrière-grand-mère de Rachel, était l’orpheline de l’accident du carnaval en 1944. Ben oui, forcément, elle ressemblait à Rachel, fallait bien un lien de famille. Par contre, « arrière-arrière » en 1944, ça m’a foutu un coup de vieux, mais en faisant le calcul, ça colle effectivement avec l’âge de Rachel. La série date de 2019 et sa mère est assez jeune après tout, mais bon, sa famille a dû prendre le pli de faire les enfants très jeunes tout de même.

Sinon, la saison 1 se termine par une histoire de Gavin… interrompu par le chien d’Adam. Celui-ci débarque, suivi de son maître, qui ne comprend pas trop ce que tous ses amis font là réunis à minuit dans la forêt autour du feu. Effectivement. Moi, je comprends encore moins ce qu’Adam fait là avec son chien, mais ça offre un beau cliffhanger à la saison : Rachel lui demande s’il aime les histoires qui font peur, histoire de l’ajouter au club !

EN BREF – Je ne me souvenais que peu de l’histoire d’origine de cette série, mais je suis ravi de cette version de la série. Elle est renouvelée pour une saison 2, mais pourtant, elle se suffit clairement à elle-même et il sera compliqué de refaire quelque chose d’aussi bien et prenant avec les mêmes personnages, parce qu’on a fait le tour de l’intrigue de ce carnaval, et qu’une autre intrigue qui irait aussi loin, ça briserait trop la crédibilité.

On verra ce qu’il en sera, mais en tout cas, la série est meilleure que ce que j’en attendais. Elle a réussi à me faire sursauter – genre, on sent bien qu’elle a ce qu’il faut d’horreur quand il faut – déjà, mais en plus, les personnages sont attachants malgré les stéréotypes. Je peux aller jusqu’à parler de coup de cœur pour ces trois épisodes qui ont leur ambiance et leur atmosphère. J’aurais aimé que ce soit un peu plus long, en revanche, parce que vraiment, les épisodes s’enchaînant à la seconde près, on a juste l’impression d’un film grossièrement découpé à la tronçonneuse.

Ce n’est pas grave : de l’horreur pour les enfants comme celle-ci, j’en veux plus, parce que c’est grave réussi !

> Saison 1

Top 50 – 08 et 07

Salut les sériephiles,

J’ai déjà eu l’occasion d’avouer à plusieurs reprises, notamment dans l’article les derniers coups, de vous avouer que j’ai commencé dans ce top 50 en ayant 47 saisons à mon actif. Il y avait une prise de risque évidente puisque je me mettais tout seul en difficulté de devoir voir plusieurs saisons complètes au mois de décembre, et espérer qu’elles soient assez bien pour que je puisse les caser dans les articles non encore cités du top. Ben, la prise de risque a clairement payé, puisque j’ai pu avancer ainsi de trois saisons mes visionnages, tout en m’assurant de prendre des épisodes sortis entre septembre et décembre 2019, pour que ça colle à la fois avec mon calendrier de l’avent et mon Challenge Séries 2020. On ne sait jamais sur un malentendu (bon, non, clairement, c’est foutu).

Pourquoi je vous dis tout ça ? Parce que c’est le cas des deux séries du jour !

08. Home for Christmas (S01)

hjem til jul | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirQuelle surprise cette série ! Je pensais vraiment lui mettre à peu près la même note qu’à Merry Happy Whatever à l’origine… mais finalement, ça a été un véritable coup de cœur ! Je pensais qu’il s’agissait juste d’une série de Noël tout ce qu’il y a de plus classique (si tant est que ça puisse être classique cette nouvelle mode), mais finalement, c’est une comédie pertinente et efficace sur les relations amoureuses, le célibat et les rencontres. Johanne est un personnage super attachant, qu’il est difficile de ne pas adorer, tout de même. Bref, c’est une belle surprise de ce mois de décembre, je regrette d’être passé à côté l’an dernier… mais ça m’a arrangé de ne pas attendre trop longtemps la résolution du cliffhanger. Note moyenne : 17,83/20

Voir aussi : Home for Christmas (S02) 

07. Are you afraid of the dark ? (Fais-moi peur) (S01)

Are You Afraid of the Dark (2019) Part 1: Submitted for Your Approval'J’ai publié ce soir mes critiques des trois trop courts épisodes de ce reboot sortis en 2019 sur Nickelodeon. C’est fou ! Je suis complètement passé à côté lors de leur diffusion, et je suis passé à côté en octobre quand je cherchais des séries pour Halloween. Pourtant, à l’origine du projet, je m’étais dit que c’était chouette d’avoir un reboot pour la Midnight Society, parce que je voyais en quoi et comment c’était possible. Je ne suis pas déçu par ces trois épisodes, qui ont tout ce qu’il faut pour être attachants. Le dernier est peut-être un brin expéditif, mais vraiment, c’est chouette à regarder. Les personnages sont à la fois des clichés et des personnages approfondis, ce qui est difficile à faire. L’horreur ? Eh, c’est une série pour enfants… mais elle est efficace dans ce qu’elle tente de faire… et réussit à faire ! En somme, elle était donc beaucoup mieux que ce que j’imaginais en la lançant, et ça tombait bien puisque je l’ai lancée alors que je m’approchais du top 10 de ce calendrier ! Note moyenne : 18/20

Voir aussi : Ces séries qui mériteraient d’être plus longues 

Vous ne rêvez pas, il semblerait bien que ces deux séries possèdent chacune une saison 2, pas d’annulation dans l’article du jour, youpi ! Et c’est d’autant plus remarquable que ce sont les deux seules saisons 1 du top 10… J’ai vraiment passé un bon mois de décembre en ce qui concerne les nouveautés que je regardais (enfin, si on oublie que j’ai regardé le pilot de The Stand hier, quoi), la barre va être haute pour commencer 2021 !

> Top 50