Le Crève-coeur : une autofiction pour mieux comprendre le coronavirus ?

Salut les sériephiles – et les lecteurs,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de ma dernière lecture, que je viens tout juste de terminer, au détour d’un après-midi de vacances. Il s’agit d’un livre intitulé Le Crève-cœur, paru le mois dernier aux éditions Michel Lafon. Le livre est écrit par Maxence Fermine, qui n’en est pas à son premier roman… mais qui livre ici un étrange roman, entre fiction et réalité – entre poésie et fiction comme le souligne sa biographie en couverture, puisqu’il nous propose le témoignage d’un homme atteint de la maladie du Crève-cœur, une pandémie qui le touche un matin de mars 2020…

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Difficile de ne pas voir où Maxence Fermine veut en venir, mais ce qui m’a vraiment intéressé ici, c’est que l’auteur a lui-même contracté le covid en mars. Bref, ce livre est son témoignage, mais sous le couvert de la fiction, qui permet de rendre plus poétique certaines choses, d’en taire d’autres, d’apporter son point de vue… J’ai toujours aimé l’autofiction, alors quand j’ai découvert en janvier ce livre, j’ai tout de suite demandé à le recevoir – et je remercie beaucoup les éditions Michel Lafon qui ont accepté de me l’envoyer pour que je vous le présente.

Je ne regrette ni ma demande, ni ma lecture : le livre était vraiment intéressant, surtout pour moi qui trouve important de voir/lire des histoires sur la pandémie actuelle. Le coronavirus n’y est jamais nommé, remplacé par ce « Crève-cœur » une maladie provoquée par des abeilles entrant dans un hôte devenant une victime dans le corps de laquelle un essaim de guêpes peut habiter… jusqu’à ce que l’une d’entre elles finisse parfois par lui crever le cœur et le tuer.

Voir aussi : Mais pourquoi les séries parlent-elles du coronavirus ?

L’image est quelque peu étonnante, mais voilà donc ce que semble ressentir l’auteur qui a été atteint, même s’il le nuance dans un passage du roman, précisant que ce n’est pas que ça. Et c’est probablement la partie la plus intéressante du roman : non, le coronavirus, ce ne sont pas que quelques symptômes, ça a un impact bien plus grand. Sans spoiler, le roman commence en mars 2020, mais Maxence Fermine nous décrit des symptômes qui durent pendant plusieurs mois.

Quand on n’est pas touché par la maladie, on a tendance à oublier l’après ; j’ai de mon côté été épargné par le coronavirus – ou j’en ai eu une forme asymptomatique, probablement, je ne le saurai jamais – mais j’ai trouvé que le roman commençait à nous faire imaginer l’enfer que les formes les plus graves représentaient. Le témoignage est prenant, précisément parce qu’il y est question de hauts et de bas, de rechutes, d’évolution des symptômes et de la maladie…

Voir aussi : Bref, je suis cas contact Covid19

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Bien sûr, difficile de survivre à 2020 et de la romancer sans apporter aussi son point de vue. Loin de se contenter d’une fiction décrochée de la réalité, Maxence Fermine propose son analyse politique au travers de quelques phrases ou de chapitres. Tous les chapitres sont brefs, ce qui fait que le livre se lit assez facilement et rapidement, et tous ont pour titre le nom d’une œuvre.

Ce dernier point est important : au-delà du témoignage, ce roman est un hommage à la littérature qui, peut-être, le rend difficile d’accès par moments. De nombreuses références parsèment tout le roman, et pas que le titre du chapitre puisqu’on y trouve des citations insérées dans le récit, soit de manière explicite avec une référence claire, soit de manière implicite. Le livre devient ainsi un véritable palimpseste, ce qui était sacrément plaisant en ce qui me concerne – mais je suis professeur de français, aussi.

Les frontières entre la réalité et la fiction sont bien souvent floues, et il est compliqué de démêler le vrai du faux, surtout quand on ne connaît pas l’auteur personnellement. Il y a des pistes vraiment prenantes, cela dit, à commencer par l’onomastique qui joue parfois avec le lecteur (le docteur Placebo, vraiment ?) ou par la profession du personnage principal : auteur.

Tout ne m’a pas forcément plu pour autant dans le roman, avec des passages partant un tout petit peu trop loin dans la métaphore – à mon goût, en tout cas. J’ai même eu un moment où je me suis demandé si j’allais vraiment accrocher ; mais finalement, la curiosité a fonctionné sur moi. Je ne suis pas tout à fait fan du personnage principal qui nous raconte tout son calvaire, d’ailleurs, et certains traits de son caractère semblent forcés… mais il est en plein calvaire, alors pourquoi pas ?C’est une étrange relation qui se noue entre le lecteur, le personnage et, peut-être, l’auteur. De mon côté, je me suis rendu compte que je m’attachais malgré tout à la compagne du personnage principal, qui l’aide aussi dans ce calvaire puisqu’elle est infirmière.

Voir aussi : Huit mètres carrés de Hadrien Raccah

Difficile enfin de terminer un roman sur une pandémie encore en cours, mais le choix qui est fait ici est à la fois logique et efficace. Je m’attendais à certains passages de cette fin de roman, certes, ce qui ne les rend pas pour autant moins marquant ou prenant. Finalement, je ne peux donc que vous recommander de lire ce Crève-cœur: il nous ouvre les yeux sur la réalité de cette maladie, il nous permet malgré tout de nous évader de la réalité par la littérature. Bref, une autofiction réussie, que je suis content d’ajouter à ma bibliothèque.

Le livre est paru en janvier 2021 au prix de 16€95 en France.

This is us – S05E08

Épisode 8 – In the Room – 18/20
C’était plutôt mal parti pour cet épisode, parce que je trouvais ça long et pas forcément bien amené… mais finalement, les scénaristes prouvent qu’ils ont encore leur force de frappe habituelle avec cet épisode qui réussit à mettre une petite claque bien comme il faut à tous ses téléspectateurs. La force émotionnelle est là, et elle est d’autant plus importante que nous sommes toujours en pleine crise sanitaire. Cet épisode ne l’évoque pas directement, mais il est pourtant tellement représentatif du monde dans lequel nous évoluons désormais. Une réussite !

> Saison 5


Spoilers

Me having a cocktail might save your life.

Je m’attendais à un épisode centré sur Kate, mais non, le résumé semble indiquer que l’on nous dira ce qu’il se passe pour tout le monde. Et me fait envisager un délire de type un seul des jumeaux de Madison survit et est adopté par Kate et Toby. Ca ne va pas bien dans ma tête, ce soir, moi.

Après, ça ne va pas bien dans celle des scénaristes non plus apparemment. On commence en effet cet épisode en 1963 avec deux étrangers qui se rencontrent à l’extérieur d’une soirée universitaire – enfin, je l’ai vue comme ça leur soirée. La rencontre est très mignonne ; et elle est évidemment amoureuse. Bon, où est-ce qu’ils nous embarquent encore ? Avec cette série, je vous jure, on finira par avoir un flashback de l’arrivée du Mayflower, juste pour le principe.

Bref, le couple du début de l’épisode se retrouve à donner naissance à un bébé qui est une erreur mathématique, parce que pourquoi pas. Quatre ans plus tard, on découvre que le couple a quelques difficultés tout de même, parce que le mari travaille toujours super tard. Sa femme lui en veut et la série m’a totalement pris par surprise : cette fois, il n’était pas question de nous raconter la vie d’un personnage lié aux Pearson… mais de nous raconter une histoire vraie.

En effet, Nasir, le mari, est l’ingénieur un peu geek qui a eu la bonne idée un jour d’utiliser une technique qui est encore utilisée aujourd’hui lorsque nous communiquons en visio. L’idée est tellement bonne… J’y reviens après.

Dans un autre flashback, nous voyons les parents Pearson lutter contre leurs ados qui n’ont pas trop envie de passer le week-end avec leurs parents, préférant le passer chez des potes qu’à la cabane familiale – qui est un sacré chalet. Les parents ont donc droit à un petit week-end de couple… et tout ce que fait Rebecca en y arrivant, c’est affirmer qu’elle est heureuse d’être sans les ados, sans épisode de Beverly Hills, sans… ouais, bon, elle ramène tous les sujets désagréables sur le tapis, donc.

Et elle aurait mieux fait de s’abstenir, parce qu’elle leur porte la poisse, avec une fuite d’eau venant des toilettes… Tu parles d’un week-end romantique ! Ils perdent au passage quelques dessins des enfants, ce qui vexe Jack parce que Rebecca en profite pour dire qu’ils n’avaient aucune chance de finir exposés de toute manière. Soit.

Jack le prend même, ce qu’elle ne comprend pas trop : ils ont toujours eu l’habitude de s’amuser de leurs enfants, histoire de gérer la complexité d’élever trois enfants en même temps. Seulement, voilà, Jack regrette de ne pas passer autant de temps qu’avant avec ses enfants – il a même l’impression qu’ils s’éloignent progressivement et qu’un jour, ils ne seront plus jamais ensemble.

Dans le présent, on retrouve la famille éclatée dans tous les USA, mais quand même hyper connectée. Miguel est déjà au courant que Madison est en ligne avec Randall. Cette famille, c’est fou d’être autant en contact les uns avec les autres, tout de même. Une partie de l’épisode s’occupe donc de nous montrer Miguel gérer le stress de Rebecca, et ça fonctionne plutôt bien.

J’ai adoré Rebecca vouloir boire un cocktail, et j’ai aimé l’idée qu’un dessin des enfants soit finalement encadré pour se rappeler à jamais qu’il faut en être proche en tant que parents. Ouep. Jack et Rebecca se promettent dans le flashback de ne jamais rien rater de la vie des enfants et d’être là à chaque moment important pour les enfants… sauf que ce n’est pas le cas dans cet épisode, alors Rebecca culpabilise. Foutu covid. C’est une jolie manière de nous montrer à nouveau une des conséquences du virus.

La nuit est longue pour les Pearson, en tout cas. Beth refuse d’aller dans un motel pour ne pas choper le covid, et ça m’a fait rire, alors que Madison ne sait plus comment se débarrasser d’eux. Il faut dire qu’elle n’a pas trop envie de raccrocher, cela dit, et que Randall est plutôt rassurant. Lui et Beth sont les meilleurs partenaires possibles pour cet accouchement en visio, avec aussi l’histoire la plus improbable du monde qui vient juste de leur arriver. Oui, Madison a droit à son propre épisode de la série, avec un résumé par Randall et Beth. Avant même que Kevin ne soit au courant, d’ailleurs.

La relation entre Madison et Beth/Randall est vraiment chouette, et ça se termine sur un « doowap » improvisé par Randall pour faire rire Madison au moment de la péridurale. J’ai trouvé ça génial, et ça permet à Kevin de surprendre tout le monde en arrivant finalement à l’hôpital. Ce n’est pas bien crédible vis-à-vis de sa situation à l’aéroport, mais admettons.

Kevin arrive à temps pour assister à l’accouchement de Madison, et c’est merveilleux, parce qu’il a même le temps de lui faire une jolie déclaration et de lui dire qu’il n’acceptera plus de job loin d’elle. Et hop, l’accouchement peut avoir lieu, en parallèle de celui de la fille de Kate et Toby, tant qu’à faire. Oh, c’est un joli potentiel pour un spin-off un jour ça, trois bébés nés le même jour.

Toby et Kate sont donc en plein drama eux aussi : leur mère porteuse est en train d’accoucher. Toby est sur le parking de l’hôpital à écrire une liste de prénoms pour sa fille, à défaut d’avoir choisi avant son deuxième prénom. L’idée est que comme il ne peut pas être dans la salle d’accouchement, il a le droit de choisir seul ce prénom. Il est rapidement dérangé par un homme qui affirme que Toby est sur sa place de parking, quand le parking de l’hôpital est sacrément vide, on ne va pas se mentir.

Le seul problème avec cette intrigue n’est toutefois pas là. Il est dans l’acteur choisi, qui n’est jamais que le tireur de la saison 6 de Grey’s Anatomy. L’intrigue est beaucoup trop longue, et je n’ai pas tellement aux conversations entre eux. En plus, il m’a paru évident que ça allait permettre de nommer à un moment ou un autre la petite fille à naître, même si la mère s’appelle Rose. Bon, il est clair que ça peut être un deuxième prénom !

La mère porteuse ? Elle est géniale à aller jusqu’à rappeler à la sage-femme que c’est Kate qui doit être appelée « maman ». Ce n’est pas comme si Kate avait la possibilité de le faire elle-même, franchement… sauf qu’au moment de l’accouchement, la mère porteuse change finalement d’avis : elle veut tenir en premier le bébé (sa fille, donc) et, pire, elle demande à Kate de rester seule avec. Oh. C’est si horrible comme système le système des mères porteuses, il y a un tel suspense pour tout le monde jusqu’au bout… Je sais que c’est une jolie solution pour plein de gens, mais c’est horrible quand même, ce stress !

Finalement, tout se termine bien et la mère porteuse se contente de dire adieu à sa fille dans une scène émouvante, où elle lui annonce qu’elle est train de faire la chose la plus difficile pour elle, mais aussi peut-être la meilleure. C’est ainsi que Haley Rose voit le jour et est confiée à sa mère, Kate, ravie d’apprendre son second prénom. Quant à Rose, la femme de l’homme du parking, elle survit et va pouvoir rentrer chez elle, parce que nous étions dans un épisode qui veut être principalement heureux.

L’épisode a ainsi la bonne idée de nous proposer une scène entre Kevin et Randall. C’est au téléphone que tout se joue, et même pas en visio, mais c’est suffisant pour nous filer tous les frissons que voulait nous filer la série, culminant en un « t’es mon frère » de la part de Randall à Kevin. Pouvait-on espérer mieux pour ces deux-là ?

La réconciliation est jolie, autant qu’elle était inévitable – surtout après cette scène entre Randall et Madison. Si une conversation est nécessaire entre eux un jour ou l’autre, Randall ne veut pas l’avoir immédiatement, évidemment : il veut que Kevin profite de ses nouveaux jumeaux, Nicholas et Francis, après les oncles de leurs parents (et ce seront donc Nicky et Franny).

Une fois que c’est fait, la série peut proposer ce qu’elle avait en préparation depuis le début de cet épisode : un long montage musical parfaitement émotionnel et éprouvant à regarder, comme toujours. On y voit les nouveaux parents présenter les enfants à toute la famille : grands-parents, bien sûr, mais aussi le grand-oncle Nick (qui revient dans la série un peu par surprise) ; les cousins ont droit à une visio entre eux dès le premier jour d’existence afin d’être introduits comme les nouveaux « Big Three » et c’est le moment que la série choisit pour nous révéler que le couple que l’on suivait en début d’épisode existe vraiment, en est à plus de 50 ans de mariage et a été contacté en visio par les scénaristes afin d’être introduits dans cet épisode.

On peut dire ce qu’on veut de cette série, mais vraiment, même si elle a perdu de son souffle avec les années, les scénaristes ont toujours des idées de dingue pour proposer des épisodes hyper touchants. Difficile de ne pas verser une larme sur ce montage final, surtout en ce début d’année 2021 où cela va faire un an qu’on en est tous plus ou moins réduits aux appels en visio pour être avec des proches. La série capitalise un peu sur la situation sanitaire pour être pleine d’émotions, mais ça fonctionne. Ça fonctionne même très bien, comme chaque fois que la

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Films vus en 2020 #58

Salut les cinéphiles,

C’est une grosse journée qui s’achève pour ma part, alors je ne suis pas sûr de voir aujourd’hui l’épisode inédit de This is us. Ca attendra probablement demain après-midi, sorry ! En attendant, il y a encore quelques films vus en 2020 dont je n’ai pas eu l’occasion de parler sur le blog avant, alors il est temps de m’y mettre !

Into the Wild

Résultat de recherche d'images pour "into the wild gif"Je n’avais toujours pas vu ce film avant et quand je suis tombé dessus sur le catalogue de streaming légal à ma disposition, je me suis dit qu’il était temps de m’y mettre. Il était étrangement classé comme un film LGBT, mais pas vraiment, hein.

Grosso modo, l’histoire du film est assez connue : on a donc un type qui a un parcours de vie étonnant, à prendre la route et vivre seul en pleine nature, et je dois dire que ce fut long d’arriver à la fin… C’est pourtant un chef-d’œuvre, assurément, et je me suis fait avoir comme tout le monde par les dernières minutes du film.

J’en garde donc un souvenir mitigé : c’est un film qui a réussi à profondément m’ennuyer tout en me captivant à d’autres moments. C’est le genre de films que j’aurais aimé découvrir au cinéma, mais bon, 2020, ce n’est pas l’année pour parler cinéma de toute manière. Au moins, on pouvait encore y aller parfois en 2020… Il me tarde vraiment que ça rouvre, là !

Fin de siglo

Résultat de recherche d'images pour "fin de siglo gif"À défaut d’avoir eu un film LGBT juste avant, j’ai regardé ce qu’il y avait donc dans le catalogue et je suis tombé sur ce film argentin qui m’a intrigué. J’aime bien les films argentins parce qu’on y parle espagnol, et je ne me suis pas trompé dans le choix de ce film, puisque j’ai eu le plaisir d’y retrouver Mia Maestro que je n’avais pas dû voir depuis Alias. J’ai même eu un doute, mais si, c’était bien elle.

Côté histoire, c’était… étrange. Un Argentin vivant à New-York, un Espagnol vivant à Berlin, une rencontre à Barcelone, un plan cul apparemment sans lendemain… mais une histoire qui s’étale pourtant sur des décennies. Que c’était bizarre comme film ! La chronologie m’a perdu comme rarement film n’arrive à me perdre.

Il y avait de bonnes idées, des moments sympathiques… mais dans l’ensemble, j’en ressors avec un grand problème : je n’ai pas aimé du tout les personnages principaux, qui sont de plus en plus antipathiques au fur et à mesure que le film avance. Et m’ennuie. Tant pis.

PS : on trouve facilement des gifs de ce film, c’est dingue ?? Cette scène est la meilleure du film.

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Ton nom en plein cœur

J’ai eu à peine fini le film précédent que je suis tombé sur un tweet faisant la promotion de ce film sur Netflix. Bon. Pourquoi pas ? Cela ne pouvait pas être pire et je ne connais rien au cinéma taïwanais, ni à l’histoire du pays d’ailleurs. Ce fut un petit problème, parce qu’il y a des moments du film qui ont manqué d’impact sur moi à cause de ça : je n’avais pas trop idée de ce qu’il s’y passait.

Autrement, on se retrouve à nouveau avec une histoire LGBT sur plusieurs années et une chronologie large, mais cette fois, c’était beaucoup plus compréhensible, même si frustrant de voir les personnages se tourner autour dans une société où leur amour est trop mal vu pour pouvoir exister.

C’était très chouette, les personnages étaient attachants et la dernière scène m’a vraiment beaucoup plu… Après, est-ce que ça vaut le coup d’aller jusqu’à la dernière scène ? Probablement, si c’est le genre de films que vous voulez voir ou pour la curiosité de voir un film taïwanais… même si ça ne change pas grand-chose en vrai, c’est un bon film !

Les aventures de Roborex

Résultat de recherche d'images pour "roborex gif"Ah, bon, là ce n’est pas un bon film, je le case juste parce que j’ai donné le nombre de films que j’avais vu en 2020 et que je ne veux pas qu’on m’accuse de mentir si quelqu’un d’autre que moi s’amuse à compter. Si c’est le cas, il faut vous trouver un autre hobby. Concrètement, c’est un film que j’ai trouvé sur Youtube et qui faisait un bon fond sonore, c’était rigolo comme film pour enfants, très drôle, très prévisible… Passez votre chemin, mais en même temps, je doute qu’il soit un jour sur votre chemin.

Warrior

Résultat de recherche d'images pour "warrior 2011 gif"Passez votre chemin aussi ? C’est techniquement le tout dernier film vu en 2020 en ce qui me concerne, mais j’en garde d’autres que j’ai beaucoup aimé pour un autre article. En attendant, j’évoque donc celui-ci qui était loin d’être palpitant. Tom Hardy, Joel Edgerton, Nick Nolte… Cherchez les femmes, vous ne trouverez que Jennifer Morrison (avec qui j’entretiens une relation compliquée car j’aime ses projets mais pas l’actrice ?) au casting ; et ça manquait clairement.

Le film pue la testostérone à des kilomètres à la ronde : un ancien marine rentre de la guerre et demande à son père de le préparer pour un tournoi d’arts martiaux, alors qu’il ne parle plus à son père depuis des années. En parallèle, son frère est prof le jour et combattant le soir, histoire de se faire de l’argent parce que prof est un boulot mal payé (sans déc ?)… On voit assez vite vers quoi on se dirige, non ?

Le film est très sympathique – de là à mériter les excellentes notes qu’il semble avoir un peu partout, je ne sais pas, parce que c’était long et très cliché. En fait, je ne m’attendais à rien d’autre que ça et le côté combat pour terminer 2020, c’était bienvenu. M’enfin, je n’en garde pas un souvenir impérissable, et si c’est le meilleur film de ce genre-là, je ne suis pas sûr de vouloir voir les moins bons aha !

Je m’arrête là pour ce soir, allez, bonne soirée 🙂

 

> Films

Walker – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 11/20
C’est encore plus mauvais que ce que j’imaginais, mais c’est un premier épisode alors j’essaie d’y trouver des qualités. La principale est la raison pour laquelle je suis devant ce pilot de toute manière : le casting. Il est vraiment plein d’acteurs que j’aime… Maintenant, ça va s’arrêter là pour moi : je vais regarder la suite d’une oreille distraite, j’imagine, mais ce premier épisode n’annonce rien de bon pour la suite avec une écriture vraiment pas fameuse de l’intrigue ou des personnages.

> Saison 1


Spoilers

101-2

I trust you’ll make the right decision.

La série commence par un plan sur Padalecki en ranger et, ma foi, je dois dire que ça lui va bien comme rôle. Il a la tronche pour ça, il n’y a pas à dire, mais même moi je m’attends à voir débarquer Jensen Acklès à un moment, franchement. Je veux dire, on est sur le même genre de filtres que la série utilisait, on est toujours sur la CW et vraiment, il est au volant d’une voiture quoi.

Pour être original, il est en plus un couple avec une nana qui a tout le potentiel pour se faire tuer bien rapidement. Et ça ne manque pas (enfin, le suspense est entier) : pendant une soirée jeux en famille, Walker reçoit un SMS d’Emily qui lui demande de répondre en urgences, parce qu’elle a un problème. Il l’entend demander de l’aide au téléphone, lui dire des choses qu’il entend mal… mais il entend bien les coups de feu qui sont tirés par contre.

Il interrompt sa soirée jeu sans rien dire à personne, inquiet comme jamais, pour rappeler sa copine… en train de se vider de son sang. Soit ? Il en déduit aussitôt qu’elle est morte, alors que ce n’est pas encore le cas ? C’est mal écrit tout ça.

Onze mois plus tard, et je tiens à dire que je m’ennuie déjà, toute la famille attend le retour d’un personnage important alors que Walker, lui, est occupé à se bourrer en pensant à Emily. Comme il est au bord de la route, il se fait contrôler par une flic, et c’est rigolo de la voir habillée en ranger notre Lindsay Morgan, ça la change de sa veste rouge.

Elle recueille donc notre Walker bourré dans sa voiture de flics et apprend à le connaître en le ramenant chez lui, lui apprenant qu’elle vient d’être promue. Soit. Il n’a plus qu’à dormir sur le canapé, maintenant. Le lendemain, il se rend auprès de son père, portant un bon gros chapeau de cow-boy, puis dans la maison où il retrouve sa mère, August et… pfiou, je connais cet acteur, merde, qui es-tu ? Pretty Little Liars maybe ?

Vraiment, je n’ai jamais regardé la série d’origine, et ça va se voir dans cette critique. On notera aussi que James, le collègue de Walker devenu capitaine, est un autre acteur que j’aime bien, et il place sous la surveillance de notre personnage principal, Micki Ramirez. Ce dernier n’est pas un homme, mais juste la flic qui a eu la bonne idée de venir en aide à son futur boss la veille au soir.

Bon, on ne va pas se mentir, c’est frustrant : j’adore les acteurs, tous, mais je m’ennuie ferme. Ce sera une série à regarder en mangeant – ou dans le train (coucou Morgane, je suis sûr que tu vas passer par là !), ce sera difficilement plus pour moi. Après, je finis parfois à m’attacher à ce genre de séries. Pour l’instant, c’est dur de voir à quel moment ce sera le cas pour l’instant, et ça n’aide pas d’avoir droit à un milliard de repas de famille tout au long de cet épisode.

Ca n’aide pas non plus d’apprendre que sa fille, Stella, se fait arrêter avec sa pote (n’est-elle que ça ?) parce qu’elle possède de la drogue. Elle demande à son père d’accueillir Belle chez eux, mais ce n’est pas le cas facilement ; surtout que les parents de sa pote débarquent. Ils sont terrifiés de voir un ranger impliqué dans l’affaire et on en arrive rapidement à une scène de morale américaine proposée par le héros de la série.

Su-Per. Il vient juste de revenir en ville pourtant, après plusieurs mois d’absence suit au décès de sa femme. OK. Pourquoi pas. Il se rend finalement au bar de la ville, où il retrouve une barmaid pote d’Emily qui finira probablement love interest pour lui. Le tout se termine en dance texane, parce que ce ne serait pas la même série sans ça.

En parallèle, on suit le retour de Micki chez elle auprès de son copain, copain qui vient juste d’arriver et de rentrer pour une durée indéterminée (marine ?). C’est encore un acteur que je connais et que je pense aimer d’ailleurs, même si je n’arrive pas tout de suite à le replacer. La série préfère replacer Walker dans son nouveau contexte : il est désormais affecté par le 11 septembre et par la mort de sa femme – mais celle-ci a juste disparu, franchement.

Sinon, au-delà de l’instauration de ses personnages, la série prend le temps de se placer aussi comme série policière… et ce n’est pas glorieux. L’enquête n’est pas ouf et mène Micki et Walker dans un magasin où deux ados sont leurs suspects. Et ça vire en combat de coq qui m’a fait mourir de rire : l’un des ados s’en prend à Walker parce qu’il n’a pas su protéger sa femme qui est morte… et ça finit en combat où les deux en viennent aux mains. Genre ?

Que suis-je en train de regarder ? C’était bien drôle en tout cas de voir Padalecki en venir aux mains avec un ado qui espère lui faire face alors que… c’est évident que non ? C’était plutôt drôle et ça fait que Walker est blessé à la main. Il peut ainsi rencontrer Tray, le copain de Micki, qui était dans l’armée en tant qu’infirmier. Ca tombe bien.

Tray peut donc s’occuper de la main de Walker, tandis que Micki nous dit que le personnage de Walker est un homme habitué à tordre les règles, alors qu’elle, elle n’est certainement pas comme ça. L’enquête les mène ensuite sur la piste d’un cartel de drogue, mais l’essentiel n’est pas là pour Micki. Non, pour Micki, l’essentiel, c’est que Walker s’occupe de Stella. Lol.

Effectivement, l’école de Stella appelle pour dire que la gamine sèche les cours et elle est totalement dans le rôle de l’ado insupportable. Oh, elle n’est pas seule : sa pote aussi est conne, puisque ses parents n’ont pas encore de papiers et elle commet des activités illégales. Tout ça n’a aucun sens. Stella ? D’après Micki, elle est énervée, mais elle veut être retrouvée, c’est évident.

Euh ? Non ? Bon, on va faire comme si cette morale américaine était vraie et fonctionnait, mais ce n’est pas le cas. La gamine est imblairable et blâme son père pour son absence après la mort de sa mère, grosso modo. C’est un classique, alors pourquoi pas, mais vraiment, que c’était lourd dans l’écriture ! Et l’enquête n’est pas mieux…

Ramirez arrive juste avant Walker dans l’entrepôt des criminels, ce qui n’a aucun sens puisqu’il est passé voir sa fille et s’engueuler avec elle… mais bon. Finalement, c’est la femme qui est la dealer du cartel, et c’est donc Ramirez qui se lance à sa poursuite. La scène d’action était plus marrante que prenante… et ça finit dans le bureau du chef qui les félicite, avant de rappeler à Walker qu’il ne peut pas faire n’importe quoi avec les témoins, comme avec le premier gamin dans le magasin.

Ah. Finalement, il est confirmé que la femme de Walker est bien morte : son corps a été retrouvé, il est question d’un jeton de poker et on aura bien une intrigue fil rouge. En attendant de la voir développer, il faut que Walker se réconcilie avec Stella, cependant. Il n’y arrive pas bien sûr, mais il peut au moins passer du temps avec son fils, August, qui l’emmène dans la grange, aménagée d’une belle manière.

August nous dit qu’il fait du bricolage, mais il ne nous montre même pas comment, et ça, c’est frustrant, parce que ça aurait pu me faire un point du Bingo Séries au moins. La fin d’épisode est plutôt chouette, avec Walker restant dans cette grange aménagée pour y dormir avec son fils, et être interrompu par Stella leur apportant un plaid.

Cela permet à Walker d’avoir une conversation à cœur ouvert avec sa fille. Ce n’est pas suffisant pour les réconcilier, mais ça permet une jolie conclusion à l’épisode… qui n’aura même pas un cliffhanger ou un effet « wow » pour nous faire revenir. Ouep, définitivement, ça se regardera dans le train ou en cuisinant, quoi, ne vous attendez pas à d’autres critiques complètes de ma part !

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