Dollface – S01E04

Épisode 4 – Fun Friends – 18/20
Je suis rassuré par cet épisode qui est vraiment beaucoup plus fun que la semaine dernière et qui parvient très bien à me faire rire à nouveau. Je pardonne à l’épisode 3 d’avoir moins réussi à me convaincre grâce à celui-ci qui est excellent, tout simplement, et varie la formule avec deux duos qui fonctionnent très bien. La série trouve son rythme.

Spoilers

Jules découvre que Stella la trouve ennuyante.

I’m so fun I’m gonna google fun to find out where it happens.

Nous sommes dimanche soir, il est donc temps pour moi de me lancer dans un nouvel épisode de cette série, en espérant qu’il sera mieux que la semaine dernière… et ça commence déjà à merveille avec Stella qui débarque chez Jules sans prévenir, après une baby shower, à 5h du matin. Tout ça n’a aucun sens, mais c’est bien drôle à voir, puisque Stella se sent évidemment chez elle, se sert tout ce qu’elle veut dans la cuisine et finit sur le lit de sa pote à bouffer un sandwich.

Elle m’a tellement stressé – et en même temps, j’étais mort de rire, parce que c’est Stella. Elle met du pep’s dans la vie, au moins, même si elle balance à Jules qu’elle est vraiment trop ennuyante comme nana, et qu’elle a donc besoin d’elle le lendemain – c’est-à-dire le soir même – pour trainer avec sa mère, parce que sa mère est comme elle, too much.

Sans trop de surprise, ça laisse Jules bien déprimée de voir qu’elle est considérée comme ennuyante – et ça se termine en parodie de sitcom pour nous le prouver, avec une Madison débordée de boulot, une Stella pleine de fêtes et une Izzy qui s’incruste, évidemment. C’était marrant, ça ramène la femme-chat, mais c’est vraiment une scène pour le principe.

Quand on retrouve Jules, elle essaie donc d’être moins chiante, et ça se termine mal, parce qu’elle se force à boire de l’alcool, à la planche, avec Stella et sa mère. Cette pauvre Stella est déprimée parce qu’elle espérait avoir une amie pour calmer sa mère, pas pour boire avec elle et la lançait sur des tournées de shot supplémentaires. Après, on comprend assez vite que Stella aimerait bien avoir une mère, aussi, parce qu’elle se retrouve avec une mère qui veut juste profiter de la jeunesse de sa fille pour rattraper celle qu’elle n’a pas eu elle-même.

C’est très cliché, mais ça fonctionne à merveille, avec une Stella qu’on comprend assez mal dans sa peau tout de même, à être forcée d’être la nana qui veut toujours faire la fête. Elle est donc ravie de voir Jules s’étaler comme une crêpe rapidement dans la soirée. Elle lui confie qu’elle en a marre d’être celle qui doit toujours apporter le fun dans toutes les soirées, ce qui pousse Jules à vouloir s’occuper d’elle.

Elle en parle à Madison qui lui reproche ses idées, surtout que son idée, c’est de créer une soirée super fun pour Stella afin de lui rappeler qu’elle aime être fun. Le seul problème, c’est que Jules est incapable de créer une soirée fun – bon, ça et le fait qu’elle n’écoute absolument pas son amie. Elle est déprimée d’avoir une mère qui ne s’intéresse pas au fait qu’elle parvienne à intégrer une école de commerce, elle a juste besoin d’une soirée posée, quoi.

En plus, la soirée cool de Jules vire à la catastrophe : elle l’emmène dans un restaurant ouvert depuis quatre jours, mais bien évidemment, Stella le connaît déjà parce qu’elle est Stella et qu’elle était là avant même l’ouverture. J’adore ce personnage.

J’adore aussi le fait que Jules tente ensuite de l’emmener dans un nouveau bar sur un bateau et se plante de bateau, au point de se retrouver rapidement en direction de l’Alaska sans avoir rien demandé. La petite réplique de Stella en début d’épisode comme quoi Jules est chiante fait donc beaucoup, beaucoup de dégâts : on termine avec Jules qui veut absolument être la « party girl » qui n’en a rien à foutre de tout.

Elle dit bien sûr ça à voix haute devant une Stella – tellement bien sapée alors qu’elle assure qu’elle n’y a mis aucun effort – qui prend mal d’entendre la manière dont son amie la voit. Forcément, elle décide aussitôt de faire une énorme fête sur le bateau, qui se termine en mariage pour elle avec un certain Fran. C’était clairement plus fun que la semaine dernière, surtout que ça se termine en procès de Jules qui tue toujours l’ambiance partout où elle va – elle est une buzzkill.

Elle met donc fin au mariage avant qu’il ne soit trop tard et fait demi-tour pour aller manger des pancakes nature, comme n’importe qui de chiant le ferait. J’aime beaucoup le personnage de Jules.

De son côté, Izzy est mise en difficulté au travail quand elle est chargée de s’occuper d’une campagne de pub pour un produit nommé « White Powder », étant très clairement à fond sur le White Power. Bref, une campagne raciste. Elle n’a aucune idée de comment changer ça tout en plaisant à sa boss toujours aussi perchée (donc drôle), ce qui la pousse à demander conseil à Madison.

Les deux sont désormais amies, il faut croire. Si Madison sauve la situation pour Izzy de manière simpliste, elle est aussi dépitée de constater que son amie change de nom au travail. Tu m’étonnes. Madison décide alors de s’occuper personnellement du cas d’Izzy, puisque comme c’est une amie de Jules, elles seront amenées à se voir souvent. Simple et efficace.

On a quelques bonnes scènes pour ce duo et ça établit davantage Izzy dans la série, car on apprend à la connaître comme la nana qui a toujours voulu plaire à tout le monde – au point de devenir celle qui est chiante et n’a aucun avis pour elle. Les scènes étaient plutôt drôles, même si ça m’a plutôt convaincu que j’adorais Madison.

Et tout ça se termine par Madison qui parvient à rendre à Izzy son identité auprès des deux autres Alison en lui inventant une histoire de petit-ami stalker qui voulait se suicider après l’avoir tué tellement il était consumé d’amour pour elle. C’est du grand n’importe quoi, mais c’est drôle, et ça finit autour des pancakes de Jules et Stella, parce que Madison passe une bonne partie de la nuit à s’inquiéter de les géolocaliser au milieu de l’océan. Fun. Girls just wanna have fun.

Younger – S07E07

Épisode 7 – The Son Also Rises – 16/20
Je suis un peu déçu par cet épisode qui se concentre trop sur une relation qui ne m’intéresse pas et pas assez sur les personnages que j’ai envie de voir. Heureusement, l’humour de la série est toujours présent et sauve les meubles. Il les sauve même très, très bien, c’est toujours une certitude à chaque épisode : je sais que je vais rire. Cette série va me manquer.

Spoilers

Un ancien auteur d’Empirical meure et force Charles à se confronter à son passé.

Not all donuts have a hole.

Je sais que cette série est bien le dimanche, mais ça me frustre quand même de ne pas trouver le temps de la voir le jeudi où elle est diffusée. On commence cette semaine par l’intrigue secondaire de l’épisode (et un énorme fou rire de voir Liza faire la déménageuse avec des talons de dix centimètres) qui se concentre une fois de plus sur Maggie et sa vie qui va de mieux en mieux. Sa carrière, en tout cas : elle a sa propre exposition désormais, et son job de prof.

Tout va bien pour elle, donc, sauf que Kamila continue de lui envoyer des nudes de manière fréquente, nudes qu’elle montre aussitôt à Josh et Liza. C’est si étrange, les nudes, je ne me ferais jamais à tout ça, et Liza non plus apparemment, même si elle ne disait rien à ceux envoyés par Josh. Ah. Drôle de début, hein ? C’est encore pire ensuite : la femme de Kamila confie à Maggie beaucoup trop d’informations personnelles sur sa femme qui ne peut pas avoir d’orgasme avec elle et ses propres fantasmes de tuer la maîtresse de sa femme. Et sa femme avec. Allez. Fun time.

Bien sûr, Cass, la femme de Kamila, vient assister à un cours de Maggie où elle est forcée de la défendre quand ses étudiants révèlent que le titre d’une de ses œuvres était transphobe… avant de découvrir tous ensemble les nudes que Kamila continue d’envoyer à Maggie. Elle n’a pas l’air très douée avec la technologie pour laisser ses messages apparaître à l’écran, honnêtement.

Le problème, c’est que Cass reconnaît quand même sa salle de bain et les seins de sa femme, hein. Elle n’a pas de quoi virer Maggie pour autant, surtout qu’elle tente comme elle peut de se sauver avec une histoire peu crédible de sculpture du buste de Kamila. Cass se venge donc en assurant sur le net que Maggie est transphobe. Embêtant.

Kelsey passe une mauvaise nuit avant cet épisode, parce qu’elle partage toujours sa chambre avec Lauren. Alors là, je suis comme Liza : j’avais oublié ce détail, mais ça me plaît de voir la série s’en souvenir pour dire que Kelsey se cherche désormais un appartement à New-York. Elle fait bizarrement confiance à Lauren pour ça.

C’est une super mauvaise idée, parce qu’il est rapidement révélé que Lauren n’a pas du tout un bon plan pour qu’elle trouve son magnifique appartement : elle lui propose de faire de la télé-réalité, tout simplement. Ben oui, Kelsey se retrouve à participer à une émission où un agent lui présente des appartements pour lui en trouver un.

Du point de vue de Lauren, c’est tout bénef : c’est de la pub gratuite pour Empirical et elle aura un appartement peu cher. Je ne sais pas bien l’intérêt de nous montrer tout ça, mais peut-être que ça préparait le spin-off, tout simplement, ou un prochain épisode où Kelsey le regrettera… Non parce que le tournage semble bien se passer, mais ça pourrait vite se retourner contre elle je pense.

La série nous ramène Diana, enfin ! Elle est en visio avec Charles quand Liza se décide enfin à aller le voir pour lui parler boulot après l’avoir évité un moment. C’est très chouette de la revoir, même si Liza hurle sans raison et est beaucoup trop souriante pour l’occasion. Par contre sitôt l’appel terminé (Diana annonce rester plus longtemps en Italie parce qu’elle a plein de vacances à prendre de toute manière), le froid se réinstalle aussitôt entre Charles et Liza. Malgré tout, Charles commence à parler à Liza d’un ancien auteur de l’agence qui est mort récemment. Cela le retourne, parce qu’il est aussi une grande connaissance de lui – il voyait sa femme en secret quand il avait vingt ans et qu’elle était une super amante. Ben c’est super.

Liza est déjà au courant de tout ça, parce que c’est dans le manuscrit écrit par Charles de toute manière. Oh, il a fictionnalisé tout ça, mais il révèle tout à Liza. Il souhaite se rendre à l’enterrement tout de même et demande à Liza et Kelsey de l’accompagner. Cette dernière se rue sans respect sur le bar et sur les opportunités professionnelles, alors que Charles est pris au piège de la femme de Ian Clark, l’auteur. Celle-ci lui demande de rencontrer Topher, leur fils, pour qu’il parle du travail de son père.

En effet, Topher n’aura pas d’héritage autre que les livres de son père avant ses trente ans, alors il aimerait bien que les livres de son père soient réédités. Pas de bol pour lui, Liza trouve que cela vieillit bien trop mal pour être republié, avec des personnages féminins insipides et peu réalistes. Voilà qui est fait – l’intrigue est par contre franchement peu intéressante.

Disons que les scénaristes sont en train de forcer pour nous remettre Charles et Liza ensemble, ou pour qu’on les shippe à nouveau, mais c’est un grand non pour moi. Cela ne fonctionnait plus tellement en fin de saison l’an dernier et ça ne fonctionne toujours pas là, quand Charles pense découvrir qu’il a un fils caché avec Topher, plus grand que le reste de sa famille.

Judith, l’ex de Charles, affirme toutefois que Topher est bien le fils de son ex-mari, qui a carrément demander un test de paternité à chacun de ses enfants parce qu’il savait bien que sa femme le trompait régulièrement. Liza est là pour Charles à chacune des étapes de cette intrigue, y compris quand il se sent honteux vis-à-vis de ses filles ou quand il apprend qu’il n’est pas le père. Elle se montre ainsi une bonne amie pour lui, alors que Quinn n’est pas dans l’équation… mais je n’ai plus envie de les voir finir ensemble et le sous-développement de Josh est franchement dommage. Il devait être occupé avec le tournage de Walking Dead World Beyond ?

Charmed (2018) – S03E11

Épisode 11 – Witchful Thinking – 17/20
C’est un très bon épisode qui nous met bien à la place des personnages. Il est en revanche énervant de voir les sœurs ne pas comprendre certaines évidences qui ne sont pas encore révélées, mais suffisamment suggérées pour que l’on sache bien vers quoi se dirigera la saison ensuite. Tant mieux, j’aime bien avoir un petit coup d’avance sur les événements.

Spoilers

Les Perfecti offrent aux filles la possibilité de guérir enfin de leur allergie.


Everything is perfect without the allergy. 

Eh, j’ai l’impression que ça fait une éternité que je n’ai plus vu d’épisode de cette série ! Une semaine sans épisode, puis un changement de case horaire, c’est abusé. Enfin, nous y revoilà, et on reprend en Turquie où les sœurs Vera sont dans les Caves Anatolia en Turquie où elles doivent porter un masque si elles veulent rester en vie, parce qu’y respirer pourrait les tuer.

Yep. Elles doivent venir y chercher une relique – qui s’avère être un œuf. Ce sont les Perfecti qui expliquent tout ça aux sœurs dans un flashback permettant d’essayer un nouveau filtre horrible – qui leur permettra peut-être de guérir de l’allergie. Cela dit, l’allergie n’est pas censée être quelque chose que l’on peut soigner, puisqu’elle s’attaque à ceux s’en prenant à la prison. C’est plutôt logique.

Bref, les sœurs se rendent en Turquie et craignent aussitôt le pire : j’ai adoré voir Maggie imaginer le pire pour le moment où elles retireraient l’œuf de son socle. Il est censé être protégé par une créature mortelle, mais il n’en reste qu’un squelette. Par principe, les filles décident de le remplacer par un masque à gaz, histoire de s’assurer que rien de mal ne puisse leur arriver. Comme dans les films.

L’œuf se met aussitôt luire et fait le bonheur des filles qui se rapprochent de la guérison, alors qu’elles n’ont aucun mal à échapper à la poussière qui essaie de les tuer – entre les masques à gaz et les capacités d’apnée de Macy, on est bon. Reste encore à cuisiner l’œuf comme il faut, alors entre deux, Maggie voit une psy pour gérer un peu mieux ses crises d’angoisse.

J’ai trouvé ça sympathique comme idée, mais je me demande où ça mènera en tout cas. En attendant, les filles font un petit sortilège et guérissent sans problème leur allergie. C’est beaucoup trop rapide et simple comme situation : je n’y crois pas une seconde. J’ai cru qu’elles allaient rester allergiques à Harry, mais ce n’est pas le cas non plus… C’est étrange.

Tout semble être de nouveau au mieux pour les filles, en fait. On a droit à une scène qui est une réécriture de la première de cette saison (enfin, de l’épisode qui aurait dû lancer la saison) : elles se réveillent et passent la matinée ensemble, parce que maintenant, elles peuvent se toucher sans problème. Cette phrase est étrange hors contexte, mais faites comme si.

Tout va trop bien alors il faut quelques complications tout de même, et elles viennent sous la forme de Josefina continuant de vouloir écrire à elle toute seule le Livre des Ombres, tout en cherchant à avoir des pouvoirs. Mel s’occupe d’elle comme elle peut, tout en allant aussi au travail où on lui donne un poste de manière quasi-permanente, parce qu’elle est vraiment géniale avec son discours de protestation. Euuuké. Il y a heureusement d’autres professeurs dans la fac qui ont plus de bon sens et comprennent qu’elle n’est peut-être pas si exceptionnelle – les amies de Mel se retournent contre elle, parce qu’elles n’ont pas eu la chance d’avoir ce job.

Maggie, elle, passe un oral à la fac où elle parvient comme elle peut à convaincre son prof de lui donner sa bourse – ce qui ne l’empêche pas de craindre le pire pour la suite de sa journée. Et elle a raison : alors qu’elle appelle Jordan pour lui annoncer sa bonne nouvelle et lui dire qu’il est un super ami (bim, ça c’est fait), elle découvre qu’Antonio va mourir après un accident de voiture. Il n’en faut pas plus pour que ce soit louche, mais on en aura plus, ne vous inquiétez pas.

Pendant ce temps, Harry et Macy savourent de pouvoir enfin se faire des câlins et s’embrasser. C’était très choupi à voir, et ça m’a fait rire parce que bien sûr, comme dans plein de séries américaines, ils décident d’aller à Paris pour fêter ça. Ils vont être déçus, les pauvres !

Bon, Macy semble être ravie tout de même, alors qu’on est comme d’habitude sur les mêmes clichés parisiens peu crédibles. Par contre, il devient vite évident qu’il y a un sort à l’œuvre pour les endormir, nos sœurs, parce que Macy et Harry se retrouvent avec un sur-classement dans leur hôtel – sans raison. Et comme elles laissent les Perfecti faire tout le travail à leur place, ils sont mes suspects idéaux.

Bien sûr, tout ça leur fait prendre conscience aussi qu’ils ne vieilliront pas ensemble quand ils croisent un couple ensemble depuis quarante ans et se termine un peu mal : l’homme de ce couple fait une crise cardiaque.

Ils écourtent donc leur séjour et rentre à Seattle où ils comprennent avec Maggie et Mel que tous les vœux qu’ils avaient s’exaucent subitement. Ce n’est pas tout à fait normal. Elles décident de replacer l’œuf avant que tout ne parte encore plus en vrille, parce qu’elles culpabilisent des conséquences des vœux qui furent faits. Le seul problème, c’est que c’est déjà parti plus en vrille : Josefina a réussi à obtenir son pouvoir. Elle devient une vraie Poison Ivy capable de contrôler les plantes.

En toute logique, elle n’est pas prête à s’en séparer et s’en prend aux sœurs un bref moment – juste le temps que Mel refuse d’utiliser ses pouvoirs magiques pour lui faire comprendre qu’elles ont l’une et l’autre un pouvoir après tout. Mel parvient ainsi à empêcher Josefina de s’attaquer vraiment à elle par le pouvoir des mots. C’est le plus fort de tous, non ?

En parallèle, j’en oublie presque Abi et ses tendances suicidaires, encore. Chaque fois qu’elle prend l’apparence d’un démon, elle se fait donc du mal, mais désormais, elle en arrive aussi à vouloir s’en prendre aux sœurs. Il ne pouvait pas en être autrement, après tout. Quand elle reprend forme humaine, Abigail se rend aussitôt auprès de Jordan pour qu’il l’aide à brider ses pouvoirs.

Franchement, cette actrice a de l’alchimie avec tout le monde. Il fallait la voir se faire soigner et bander ses blessures par Jordan, c’était mignon comme tout… Jusqu’à ce que ça dérape, avec un étrange logo apparaissant dans le cou d’Abigail. Elle disparaît alors pour finir dans la fameuse prison, alors que Jordan est effrayé par une étrange créature dans l’appartement – ou plutôt par les Perfecti si vous voulez mon avis.

Nous ne les voyons pas et nous ne savons pas immédiatement ce qui arrive à Jordan, mais c’est obligatoirement ça. D’ailleurs, Jordan aussi est finalement en cellule. En attendant d’avoir plus d’informations, en tout cas, les sœurs leur font confiance et leur partage leur intention d’inverser ce qu’elles ont fait. Elles replacent donc l’œuf et perdent aussitôt leurs vœux : Antonio se remet rapidement, les collègues de Mel sont promues à sa place et elles sont à nouveaux allergiques aux êtres magiques. Il n’en faut pas plus pour qu’Harry envisage de redevenir mortel (wait what ?). Une bonne nouvelle émerge toutefois de tout ça : Josefina a toujours son pouvoir de maîtrise des plantes.

Malheureusement, cela signifie aussi qu’elle décide de retourner au Puerto Rico. Dommage. Dommage aussi de voir l’œuf être enseveli définitivement dans sa caverne turque… Ah, j’oubliais, les sœurs récupèrent aussi le Livre des Ombres, un peu augmenté par Josefina… Par contre, je ne comprends pas du tout la surprise de Mel en ouvrant la première page de celui-ci… C’est exactement le même que dans l’épisode précédent, avec quelques pages de plus, quoi ?

Grey’s Anatomy – S17E14

Épisode 14 – Look Up Child – 15/20
Je ne sais pas quoi en penser, principalement parce qu’à deux épisodes de la fin de saison tout ça prend une tournure de fin de série que je ne souhaite pas. Et puis, cet épisode recycle une idée de la saison précédente, je trouve, en arrivant moins à me convaincre. C’est peut-être là le principal problème : je n’arrive pas à voir ce que les scénaristes semblent s’accorder à voir. Frustrant.

Spoilers

Cet épisode révèle où Jackson est parti à la fin de l’avant-dernier épisode, tout en nous montrant son retour à Seattle.



Yeah, but what if it doesn’t work?

Bon, je suis partiellement spoilé sur cet épisode, mais ça ne m’empêchera pas de le regarder et le savourer, avec quarante minutes consacrées à un personnage que j’aime beaucoup : celui de Jackson Avery. On le retrouve en début d’épisode en train de conduire sous la pluie, et quelques flashbacks nous ramènent rapidement à la réalité du personnage – il a une ex qu’on adore, April, et un père qu’on connaît à peu près autant que lui, c’est-à-dire quasiment pas du tout.

Il lui rend visite, conte toute attente, parce qu’il est à la recherche de réponses de la part de son père. Soit. J’aime bien la manière très détachée dont son père lui parle et lui explique comment faire un sandwich, histoire qu’il l’aide dans son boulot en pleine pandémie, alors qu’il s’arrange pour distribuer de la nourriture à ceux qui en ont besoin.

Le truc, c’est que Jackson est toujours embêté par ce que lui a dit sa mère quand elle a assuré qu’il ressemblait beaucoup à son père lors de leur dispute. Il veut ainsi savoir pourquoi elle a pu dire un truc pareil, et il ne trouve pas meilleure manière de le savoir que d’interroger directement son père. J’aime bien cette manière de faire de la part des scénaristes, même si on ne va se mentir, ce n’est pas ma partie préférée de l’épisode de voir Jackson sympathiser avec son père autour d’une machine à découper la viande.

C’est tout de même intéressant parce que ça lui permet de mieux connaître son père… et inversement : c’est donc lui qui formule en premier le vrai malaise ressenti par Avery après l’épisode d’il y a trois semaines – Jackson est prêt à tout laisser derrière lui. Tss. C’est ce qu’il pense, mais ce n’est pas exactement ce que Jackson a en tête. En même temps, la vie de son père ne fait pas tellement rêver. Enfin, si, d’ailleurs, je pense qu’il y a des tas de gens qui aimeraient une vie comme celle-ci, mais pas moi. Et pas Jackson.

Il souhaite en tout cas comprendre pourquoi son père est parti quand il était jeune, parce que cela a eu un impact beaucoup plus important sur sa vie que ce qu’il veut bien admettre. Effectivement, c’est le cas : bien sûr qu’il fuit toujours sa vie, mais seulement après s’être assuré d’être resté plus longtemps que prévu. Et comme il s’énerve, c’est sans surprise que Jackson se blesse et force son père à s’occuper de lui.

C’est l’occasion pour lui de lui faire remarquer qu’ils ne se ressemblent pas tellement puisque Jackson est venu le voir pour envisager avec lui sa manière de voir la suite. Il remet en question ses choix avant de les prendre, là où son père les a regrettés pendant des années. Voilà qui est clair, au moins. Et ça remet les idées en place à Jackson qui va voir sa mère pour lui annoncer sa décision. Le pire, c’est que Catherine est heureuse pour son fils qui prend une décision de merde !

On en revient ensuite à la nuit d’orage où Jackson conduit jusqu’à une maison qui s’avère être celle d’April, dont le retour dans la série a fuité partout il y a plus d’un mois. Zéro surprise là, donc. L’épisode est monté de manière étrange de manière à intercaler les scènes de Jackson et son père avec celle où il est avec April, mais bon, pour le bien de la critique, j’ai préféré tout distinguer. C’est plus simple à écrire comme ça.

En tout cas, April n’a absolument pas changé depuis son départ – quelques scènes suffisent à me rappeler que j’adorais son personnage, même si elle a subi un petit massacre à un moment de la part des scénaristes. April est hyper inquiète de voir Jackson parce que ce n’est pas censé être la nuit où Jackson s’occupe d’Harriet, mais il n’est pas là pour ça.

S’il n’est pas là pour ça, c’est pourtant ce qu’il va faire, parce que leur fille est malade, que Matthew n’est pas là (dommage, ça aurait pu être sympa de revoir ce personnage) et que l’orage n’arrête pas de couper le courant. Jackson s’impose alors chez elle pour s’occuper d’Harriet, brûler quelques nonnes (oui, oui, on est chez April après tout) et finir par lui expliquer qu’il est là parce qu’il a envie de reprendre la fondation de sa mère. Rien que ça.

Ta mère est encore en vie, Jackson. J’adore retrouver April, en tout cas ; j’aimerais qu’elle soit toujours dans la série, et elle aussi probablement. Je veux dire, on lui fait parler de Meredith comme si rien n’était alors que Jackson regrette de ne pas être venue la voir plus tôt dans cette belle maison. C’est un personnage toujours aussi stressé et drôle, et elle connaît tellement Jackson que ces personnages fonctionnent encore ensemble à merveille.

Reste encore à Jackson la tache d’expliquer pourquoi il est venu dire en personne à April qu’il souhaitait diriger la fondation Fox. Il le fait en allumant quelques centaines de bougies dans la maison (d’un pompier, rappelons-le ; ça n’aurait pas fait de mal de l’avoir dans Station 19 le pauvre) : il va devoir déménager à Boston pour gérer la fondation. Sans Harriet ?

Si, si, avec. Et du coup, il veut qu’April et Matthew viennent avec lui. Ben oui, bien sûr, sans prévenir et tout ? Et en exposant encore tout son argent en assurant qu’il emploiera à la fois April et Matthew à la fondation, aux postes qu’ils voudront bien occuper. Ben oui, bien sûr, elle va laisser sa vie derrière elle pour lui, c’est tout à fait logique comme demande ça. D’ailleurs, April le souligne quand elle lui fait remarquer qu’il n’est pas le seul à mal vivre sa quarantaine.

J’ai adoré cet épisode, il faut bien le dire. Ces deux personnages fonctionnent en roue libre, on sent que le scénario est super fluide et je suis à peu près sûr qu’il a dû s’écrire tout seul. Cela a même dû être compliqué de choisir quoi garder et quoi retirer, parce que c’est à peu près évident qu’il y a énormément d’autres choses qui auraient pu être dites dans cet épisode.

Les personnages ont beaucoup de reproche à se faire en attendant que l’orage se passe et que la fièvre de leur fille tombe, et ça permet d’apporter une belle conclusion à leur relation – la conclusion que nous n’avions jamais eue, en fait. C’est tout de même frustrant, parce que je n’ai pas envie que ça s’arrête comme ça pour Jackson. Et puis, merde, peut-on penser trois secondes à Jo ? Elle se remet à peine du départ d’Alex qu’elle va perdre son sex-friend comme ça ? Limite, je préférerais qu’on nous dise que Jackson est mort à ce stade.

Je veux dire… Je suis content que les scénaristes cherchent une manière de le garder en vie, mais je n’approuve pas cette manière de le faire. Et l’électricité revient alors au moment où April était à ça de comprendre son ex-mari. Moi, en revanche, j’ai beaucoup de mal à le comprendre. Elle finit pourtant par le faire et admettre que pour l’aider à changer la fondation et faire du bien pour le monde médical, il faut absolument qu’elle change toute sa vie, sans y réfléchir plus que ça, et sans même à parler à Matthew, parce qu’il la suivra, ils le savent.

Euh… Ok. J’ai aimé les moments où Jackson évoque Matthew, même si je trouve April un brin bitchy avec son mari tout de même. J’ai aimé aussi ces moments où ils s’analysent l’un l’autre et où Jackson fait prendre conscience à April qu’il n’a jamais été contre elle et contre ses choix de vie – à part la Jordanie bien sûr. Pourtant April a raison : que se passera-t-il quand il changera d’avis ou regrettera de devenir ce PDG de fondation là ?

Le lendemain matin, elle pense pourtant qu’il est capable de tenir ce rôle et change complètement de discours. En fait, elle est même prête à partir pour Boston, parce que c’est clairement quelque chose dont elle avait besoin aussi. Et c’est là qu’April révèle ce que je craignais de voir arriver : elle et Matthew ne sont plus ensemble. Lui est auprès de sa sœur qui a eu un cancer, et il reste à Philadelphie avec elle-même si elle va mieux.

Ce ne peut pas être une surprise totale cette rupture, mais après toutes ces saisons, c’est frustrant. L’écriture de leur histoire d’amour était tordue après tout, alors ça ne devrait pas être une surprise, mais j’aimais la savoir heureuse en amour, quand même, après tout ce qui était arrivé. Puis, cette affaire de Dieu qui les réunit après tout ce temps, ça marchait bien sur le papier. Et finalement, voilà qu’elle est à nouveau célibataire, mais qu’elle n’ose pas le dire, soi-disant parce que la pandémie est en cours.

Jackson souligne aussi qu’elle était trop fière pour l’avouer, et ça marche à merveille. Faites-nous un spin-off sur Boston et ces personnages. Par contre, vraiment, ça fait recyclage cette intrigue : nous ne sommes pas loin de ce qu’ils ont fait avec Alex… Jackson va donc fuir Seattle avec son ex. Certes, ils ne sont pas ensemble-ensemble, mais bon, c’est tout comme. Au moins, c’est fidèle au personnage de le voir tout faire pour avoir Harriet avec lui, mais qu’il tourne le dos à la chirurgie, je n’y crois pas tellement.

Cela aurait pu être amené sur davantage d’épisodes, surtout… J’espère sincèrement qu’il sera encore là au prochain épisode. Et puis, là, la série approche possiblement de sa fin, alors c’est frustrant. Comment renouveler une série qui perd encore un de ses personnages préférés des fans avec une conclusion très claire ? On se dirige vers des happy ends pour tout le monde, en plus… Je ne sais pas, plus les semaines passent, plus j’ai l’impression que ça peut être une dernière saison, et ça ne me plaît pas car je veux que la série continue.

J’espère quand même qu’on gardera Avery pour les derniers épisodes de cette saison, parce que je trouve ça vraiment naze de le faire partir comme ça, sans un au revoir aux autres, sans attendre de revoir Meredith. Et puis, Catherine qui déprime en fin d’épisode, tout en étant fière là, c’est quoi cette fin ?