Un cadeau idéal pour sériephile

Proposition quotidienne de rédaction
Quel est le plus beau cadeau que l’on puisse vous offrir ?

Salut les sériephiles !

Toujours en quête de retrouver ma passion pour les séries qui a disparu il y a quelques temps, j’ai décidé de répondre à un maximum de questions quotidiennes en l’abordant avec l’angle des séries. Tant que je suis en vacances, j’ai le temps de le faire, non ? Pas vraiment, mais bon, on va faire comme si et voici une nouvelle question qui pique ma curiosité. Parlons du plus beau cadeau qu’on puisse me faire.

Ce n’est pas compliqué, en fait, il suffit d’accéder à ma liste d’envies, toujours disponible sur le côté du blog. On y trouve tout un tas d’idées pour me faire des cadeaux, alors vraiment n’hésitez pas : des livres (je n’en ai pas du tout une vingtaine à lire déjà !), des DVDs, des produits dérivés, des accessoires (notamment pour parfaire mon agenda/bullet-journal !) et même des vêtements, il y a tous les plus beaux cadeaux sur cette liste et je ne dis jamais non à un cadeau venant de vous, voyons. Non ? Bon, d’accord, c’était pour l’humour – avouez que c’était tentant d’en parler, tout de même.

Mais soyons sérieux, on est quand même là pour parler de séries, non ? Le plus beau cadeau qu’on puisse me faire serait alors, sans aucun doute, du temps. Je sais, je sais, je dis toujours que si l’on veut trouver du temps pour faire quelque chose, on le trouve et que de toute manière, le temps, ça se créé si on en a vraiment envie… N’empêche que quand je rentre le soir, je suis souvent trop claqué pour prendre le temps de regarder un épisode, surtout quand ça veut dire qu’il faut écrire la critique en parallèle ou après !

Bref, il me faut du temps où je suis reposé pour dévorer ces pépites qui peuplent les plateformes de streaming. Parce que soyons réalistes, la liste des séries à regarder ne cesse de s’allonger plus vite que je ne peux en rayer une de cette liste. Offrir quelques heures en plus au début de mes journées ? Voilà un cadeau qui serait apprécié à sa juste valeur ! Oui, oui, au début. Ces vacances scolaires me confirment que j’adore commencer ma journée par les séries avant d’enchaîner sur d’autres choses, c’est un rythme qui me convient beaucoup mieux. Et je vous vois les mauvaises langues qui disent que j’ai déjà du temps avec les nombreuses vacances, mais euh, non, je les consacre à travailler, hein, je ne suis pas un élève (qui, soit dit en passant, bossent souvent pendant les vacances eux aussi parce que les collègues mettent trois tonnes de devoirs).

Après, si on veut quelque chose de plus réaliste et concret en imaginant un cadeau idéal pour cette nouvelle année… Imaginez une série qui m’emporte autant que Agents of S.H.I.E.L.D ou The 100. Vous savez, ce genre de série qui vous happe dès les premières minutes (bon, ou dès l’épisode 3 pour la seconde citée) et ne vous lâche plus, celle qui vous fait oublier le monde autour de vous. En cette nouvelle année, c’est le vœu le plus cher que je puisse formuler : découvrir une série qui rallume la flamme de ma passion et me redonne envie d’écrire et crier mon amour pour les séries.

Cela dit, petite parenthèse pour conclure l’article, sachez que je viens justement de terminer ce matin la saison 1 de Lessons in Chemistry. J’ai donc déjà eu un très beau cadeau puisque cette série se confirme comme un vrai coup de coeur. Elle n’a pas le statut de série culte et ne sera jamais une nouvelle Buffy par exemple, mais elle m’a au moins permis de passer un excellent moment. Et ce n’est pas fini, en plus : Gaëlle m’a offert pour Noël le roman qui a inspiré la série (et oui, je l’ai commencé aussi ce matin aussi, j’adore déjà), donc je vais rester un peu dans cet univers, c’est déjà ça. Et c’était donc déjà un des plus beaux cadeaux !

Sur ce, surveillez le blog, les articles sur la série arriveront bientôt. En attendant, je vous dis à bientôt pour, qui sait, peut-être ouvrir un cadeau inattendu reçu de la part d’un d’entre vous… Comment ça, non ? Pff. C’est bientôt mon anniversaire, je vais prendre mon mal en patience.

Percy Jackson and the Olympians – S01E04 – I Plunge to my Death – 15/20

C’est trop court pour nous laisser le temps d’apprécier pleinement l’épisode. Il y a de bons effets spéciaux et des moments vraiment sympathiques dans l’épisode, mais aussi plusieurs autres moments où je me suis dit que ça ne tenait pas la route ou que c’était trop téléphoné pour être vraiment efficace. Bref, c’est un récit pour enfants et ça se sent ; le format de la série laisse volontairement des ellipses et ça donne un rythme auquel je ne me suis pas encore fait. Mais ça viendra probablement.

Spoilers 

Le trio poursuit sa quête à bord d’un train pour Los Angeles.

Follow-up stupid question.

Nager

Oh et ben alors, seulement trente minutes d’épisode ? En plus, cela commence bizarrement avec un plan au fond d’une piscine. Et voilà, j’ai envie d’aller à la piscine maintenant, c’est malin, ça. Contrairement à Percy, moi j’ai toujours adoré nager. Lui, quand il était enfant, il refusait d’apprendre à nager, même lorsque sa mère voulait le forcer à prendre des cours. Il faut dire qu’elle était déjà stressée de savoirqu’elle ne serait pas toujours là pour lui.

Et elle avait bien raison ! C’est un enfant interdit qui, dès son plus jeune âge, attirait déjà les monstres. Il faisait déjà le cauchemar qu’il fait encore aujourd’hui, par exemple. C’est embêtant.

Le train

De retour dans le présent, nous apprenons sans que ce ne soit expliqué que notre trio est dans un train de nuit, toujours en destination de leur quête. Comme il n’arrive pas à dormir paisiblement sans cauchemar, Percy en profite pour parler avec Annabeth et lui demander quelques informations sur Thalia. J’ai un peu du mal, pour l’instant, à m’habituer au passage d’un épisode à l’autre. Il semble y avoir à chaque fois une ellipse qui n’aide pas forcément à se remettre dans l’histoire. Mais bon, c’est comme ça.

Je pense que c’est un peu voulu de la part des scénaristes, car ça reflète aussi la manière dont Percy est perdu. Il demande ainsi des explications à Annabeth sur sa manière de voir le monde et de parler des dieux. C’est un peu longuet, mais ça permet un peu d’humour aussi quand Grover se réveille, tout grognon.

Au petit matin, le trio se rend au wagon-bar pour un petit déjeuner, sans se rendre compte qu’un monstre a déjà embarqué à bord du train. Entre deux questions qu’il dit stupides mais qui sont plutôt pratiques et intelligentes pour le coup (« comment se débrouiller à Los Angeles ? » me paraît une question valide), Percy remarque soudainement des centaures par la fenêtre.

Les centaures s’amusent à courir dans une plaine, mais c’est surtout l’occasion pour Annabeth et Grover d’expliquer à Percy un peu la mythologie du monde magique qu’il rejoint : Pan, le dieu de la nature, a disparu il y a des centaines d’années. Depuis, les satyres, comme l’oncle de Grover, partent à sa recherche, en vain, et les hommes abusent peu à peu de la nature ; de plus en plus.

Un contrôleur interrompt ces informations bien tristes pour Percy qui les découvre, pour enchaîner sur une avancée inattendue de l’intrigue. Le monstre qui est monté à bord du train l’a fait en explosant la fenêtre du wagon-nuit de notre trio. Le contrôleur les soupçonne donc d’avoir dégradé le train, d’autant qu’une voyageuse assure avoir entendu des cris d’enfants après le bruit de verre.

L’attitude un peu impertinente d’Annabeth avec le contrôleur mène notre trio à se faire arrêter et surveiller par la police à bord du train. La voyageuse qui a choisi de les dénoncer décide de venir leur parler, avec un ton tout maternel. J’aime beaucoup l’actrice, mais qu’est-ce que c’était drôle de la voir débarquer comme ça et jouer les gentilles quand tous nos soupçons se portent naturellement sur elle. Ceux de Grover aussi : il se rend compte qu’il a du verre sur son tailleur et que l’animal qu’elle transporte n’a rien d’un animal de compagnie.

Il ne faut pas longtemps pour que le trio apprenne qu’ils ont affaire à Echidna, la mère des monstres tués dans l’épisode précédent. Oups. Bien sûr, ils sont tous de la même famille, parce que c’est la mythologie grecque, mais Echidna entend bien se venger sur le trio. Elle leur explique donc, tout calmement, qu’elle est en train de faire sentir à sa petite dernière les proies qu’ils sont pour elle. Son but ? Qu’ils servent de nourriture, bien sûr.

Elle lâche donc le monstre sur eux et il s’attaque aussitôt à Percy. Il parvient à le piquer, mais Annabeth est réactive et blesse le monstre. S’ensuit une scène où les enfants s’enfuient, les humains ne voient rien de magique et pensent avoir affaire à des enfants rebelles et où Echidna récupère sa progéniture.

La pause n’est que de courte durée, juste pour laisser le temps au trio de se rendre compte que Percy est blessé, peut-être empoisonné par un pic du monstre. Ce dernier finit par les rattraper, wagon après wagon, détruisant chaque porte sur son passage. Le train s’arrête donc car il semble y avoir un problème de sécurité, ce qui permet au trio de s’enfuir. La créature ne les suit pas immédiatement, ce qu’Annabeth comprend facilement : ils ont affaire à un bébé en train d’apprendre à chasser. Elle ne voudra pas s’éloigner de sa mère…

Saint-Louis

Comme ils sont à St Louis (amusant comme arrêt accidentel de train) et qu’ils ont besoin d’un temple d’Athéna, Annabeth décide de les emmener dans le musée sous l’arche de St Louis. Elle leur explique que l’arche qui tient grâce à la symétrie est un véritable temple à Athéna, parce qu’il rend hommage à la perfection. Je trouve que l’idée est sympa, même si l’explication est un peu rapide. Grover est tout de même inquiet de se rendre compte qu’ils ne pourront pas rester là indéfiniment.

Alors qu’il s’éloigne pour trouver une solution et des billets de train (dans le musée ?), Percy en profite pour faire la morale à Annabeth, parce qu’il la trouve trop désagréable avec Grover. Pourtant, moi, c’est Percy que je trouve désagréable avec Annabeth. Ils sont censés être réconciliés, mais ça semble plus fort que lui : il passe son temps à se moquer d’elle. Bizarrement, ça semble faire craquer Annabeth. Allez comprendre.

L’avantage, c’est que ça leur permet de s’entendre de mieux en mieux et d’en arriver à la conclusion que Percy est à deux doigts de dire qu’ils sont amis. C’est con, il avait choisi Annabeth précisément parce qu’ils ne pouvaient être amis. L’autre truc con, c’est qu’il a oublié un peu vite le pic de son ennemi : Percy s’effondre d’un coup, confirmant la théorie qu’il a été empoisonné.

L’idée d’Annabeth ? Emmener Percy dans la fontaine face à l’arche pour que Poséidon puisse le soigner. C’est amusant à voir, parce que la mise en scène insiste bien pour montrer que ce qui a du sens pour nos héros n’en a pas pour le commun des mortels. Outre la blague, il faut toutefois se rendre à l’évidence : ça ne fonctionne pas du tout et Poséidon ne soigne pas son fils avec l’eau de la fontaine.

Alors que le trio est en train d’envisager d’emmener Percy à la rivière pour cela, un énorme accident de voiture attire alors leur attention. C’était génial à voir : Echidna est terrifiante, sa progéniture est là aussi et elles se rapprochent de notre trio. Le plan d’Annabeth consiste alors à monter au sommet de l’arche pour demander l’aide d’Athéna. Ils n’ont plus trop le choix : Percy est empoisonné, Echidna est terrifiante. La musique qui accompagne le trio à l’intérieur du musée nous permet bien de comprendre le moment dramatique qu’ils sont en train de vivre et… c’est efficace.

L’arche

Toutefois, avant de rentrer dans l’arche, Annabeth entend Echidna lui parler et lui assurer qu’elle a causé sa propre perte par son impertinence. Le problème, c’est que ça semble se confirmer quand Echidna parvient bien à entrer dans le musée.

Athéna a donc laissé entrer un monstre dans son temple. L’impertinence d’Annabeth ? Quand elle s’en confie aux garçons, Percy comprend bien vite (plus vite que moi, à vrai dire) qu’il s’agit de la tête de Medusa envoyée à sur l’Olympe. Cela n’a pas plu aux dieux, forcément. Annabeth est persuadée d’avoir embarrassée sa mère et elle comprend qu’elle ne voudra pas les aider, alors que Percy se sent un peu idiot je crois, et coupable.

En tout cas, les trois ados se retrouvent bloqués dans un ascenseur alors que la Chimère est dans l’arche. Ils vont donc devoir trouver une nouvelle solution. En plus, quand ils arrivent au sommet de l’arche – je ne savais même pas que ça se visitait avant cet épisode – les trois ados découvrent qu’elle est pleine de monde. Il faut les évacuer, ce qui est facile à faire apparemment, parce qu’il y a une alarme incendie qu’Annabeth peut déclencher.

Cette dernière prend les choses en main et propose aux garçons de s’enfuir pendant qu’elle retiendra Echidna. Il s’agit clairement d’un sacrifice auquel les garçons n’ont d’autres choix que de consentir. Tout de même, avant de partir, Percy prétend vouloir donner son épée à Annabeth… mais il se sacrifie en fait, en attirant Annabeth hors de la pièce et en prenant sa place, avant de verrouiller la porte. Son idée ? Il sait très bien qu’il est blessé et que ses amis pourront finir la quête sans lui. Alors qu’il s’agit de fuir le plus vite possible, Annabeth et Grover restent donc derrière la porte pour convaincre Percy de s’enfuir. Ce n’est pas efficace, évidemment.

De son côté, Echidna parvient à son tour au sommet de l’arche, même si on ne sait pas trop comment, puisque tout le monde est supposé être en train d’évacuer. En plus, elle n’est pas seule : elle est là avec un véritable monstre prêt à bouffer Percy. Certes, Percy a son épée, mais il ne fait pas le poids face à un monstre qui lui crache du feu dessus.

Echidna décide d’aider sa progéniture, en plus, ce qui rend le combat vraiment inégal : elle arrache une partie du sol pour empêcher Percy de fuir. Celui-ci se retrouve piégé entre le feu et un trou dans le sol qui pourrait le faire tomber des kilomètres plus bas. Bien sûr, la créature n’a pas trop de mal à le pousser dans ses retranchements, laissant Percy suspendu à un bras au-dessus du vide.

Echidna fait remarquer à Percy qu’il n’a jamais eu aucune chance car personne ne s’est occupé de lui ou soucié de lui. Ouais, on voit où ils veulent en venir, et ça ne manque pas. Percy tombe donc… mais un tourbillon d’eau surgit et l’attire au fond de l’eau. C’est chouette d’avoir Poseidon pour papa finalement. Bon, par contre, Poseidon l’attire au fond de l’eau et lui bloque le pied. Va-t-il mourir comme ça ? Bien sûr que non. Au fond de l’eau, il entend la voix de sa mère qui lui dit que son père l’a envoyée pour lui dire de respirer. Sous l’eau, bien sûr.

La mère lui assure qu’il doit avoir confiance en Poséidon, car le Dieu de la mer s’est toujours occupé de lui. Et effectivement, Percy se rend compte qu’il est capable de respirer sous l’eau. L’épisode s’arrête alors en nous ramenant à l’excellent générique de fin. Là, je dois dire que je suis frustré. Autant l’épisode précédent proposait une intrigue complète, autant là on se retrouve sur un cliffhanger qui laisse l’impression que l’épisode n’est pas terminé du tout. Les dix minutes manquantes se font sentir. Vivement la semaine prochaine, je suppose.

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Percy Jackson and the Olympians – S01E03 – We Visit the Garden Gnome Emporium – 17/20

Je suis enfin convaincu par ce que je regarde : c’est bien plus efficace en terme de rythme (malgré la fin en eau de boudin, je trouve), les personnages commencent enfin à entrer dans des dynamiques qui sont agréables à suivre et l’évolution de chacun est intéressante. L’épisode s’inscrit à la fois dans un fil rouge long et dans une unicité propre au format de l’épisode ; bref, ça ressemble enfin à une série et moins à un film qui ne saurait pas où il va. J’espère que ça continuera dans ce sens !

Spoilers 

Percy entame sa quête en compagnie de deux compagnons qu’il doit choisir.

I would say we’re the opposite of fine

Entre deux épisodes, j’ai eu l’occasion de découvrir la polémique sur la couleur de peau des acteurs et bordel, ça m’énerve de voir qu’on en est encore là en 2024. Ouais, c’est mon premier point « en 2024 » de l’année, mais franchement, ça ne me dérange absolument pas de découvrir la série avec cet excellent casting. Au contraire, même. Bien sûr, j’ai oublié une bonne partie de ma lecture des livres, alors ça peut s’expliquer, vous me direz, mais tout de même, je trouve que l’ensemble est grave efficace comme cela.

L’oracle

Ce début d’épisode est un peu déroutant : nous y voyons Percy s’aventurer dans un vieux grenier où il doit parler à une déco d’Halloween pour officialiser sa quête. C’est totalement random, ça l’est encore plus quand la déco se met à cracher de la fumée verte et prend finalement l’apparence de son beau-père pour lui donner une sorte de prophétie – sa quête. Voilà donc Percy qui doit s’aventurer à l’Ouest.

Une fois que c’est fait, il retourne à la Colonie où Chiron organise une cérémonie de sélection. Sélection ? Une quête s’effectue toujours en trio, alors il doit choisir ses compagnons de route. En vrai, le choix n’est ni difficile, ni surprenant : Annabeth est sélectionnée avant même que Chiron ne finisse de parler, Grover est le suivant. Ouais, Grover : la prophétie-quête a révélé à Percy qu’il allait être trahi par quelqu’un se disant être son ami – et qu’à la fin, il ne parviendrait pas à sauver l’essentiel (bon, sa mère, quoi).

C’est intéressant comme montage pour la série de garder le suspense un peu plus longtemps sur ces éléments négatifs, mais je trouve également que ça les dédramatise. C’est dommage, ça en réduit l’impact de nous les foutre comme ça, après coup. Je trouve qu’ils auraient pu faire du suspense aussi sur la sélection : après tout, Luke faisait partie des choix possibles et comme il a toujours été sympa avec Percy, ça aurait pu être bien pour ceux qui n’ont pas lu le livre.

À la place, on nous sert donc une scène où Luke offre ses converses à Percy, su-per. Je suis encore traumatisé par la converse magique de Once Upon a Time, alors voir que les baskets se transforment en chaussures d’Hermès, ça m’a un peu trigger, en vrai. En plus, bon, des chaussures ailées alors que Zeus pourrait s’en prendre à Percy et que le ciel est son domaine… Est-ce une vraie bonne idée ?

Oui, je vais un peu vite en besogne dans la critique, pardon. C’est que l’épisode 3 a un bien meilleur rythme que les précédents et me parle beaucoup plus.

La quête

On ne perd pas de temps et la quête débute vite : nous voyons donc Annabeth, Percy et Grover qui se retrouvent dans une clairière pour quitter la Colonie ensemble. L’aventure peut ainsi commencer, avec Annabeth qui met rapidement au clair les choses : ce sera elle la boss, parce qu’elle a déjà vécu une quête. On insiste un peu lourdement sur Thalia, l’enfant interdit avec qui elle faisait sa précédente quête et qui est désormais un arbre. Au moins, on sait que ça aura son importance dans la suite de l’histoire, parce qu’on en entend parler plein de fois.

L’idée est de comparer Thalia à Percy pour montrer à quel point elle était plus forte que lui, plus géniale que lui, plus maligne que lui, bref, plus que lui. Percy est donc en danger et ferait mieux de s’en remettre à 100% aux décisions d’Annabeth, qu’il le veuille ou non. J’aime bien la dynamique que ça donne au trio, avec rapidement une scène où ils apprennent à se connaître mieux – et à s’affronter, l’air de rien.

Bien sûr, Percy n’accepte pas trop qu’Annabeth soit si autoritaire avec lui. Il ferait pourtant mieux de lui faire confiance, car elle est efficace dans ses décisions : elle fait voyager en bus le trio, pour éviter le ciel où Zeus pourrait s’en prendre à eux. De même, elle demande à Percy de rester dans le bus où l’odeur est inévitablement désagréable, car ça aide à cacher sa propre odeur aux autres monstres.

Percy reste insupportable dans cet épisode et n’est donc pas d’accord, nous menant à la chanson du désaccord de Grover. Je trouve que c’est hyper bien intégré à la série et que ça apporte un bon humour : ça aurait pu vite tourner à la catastrophe cette idée d’une chanson, mais elle est aussi entraînante que critiquée par Annabeth et Percy. Et puis, ça permet à Percy d’approuver l’idée d’Annabeth comme cela.

Alors que la série pourrait commencer à manquer de rythme, les scénaristes en profitent pour qu’Annabeth remarque un démon pendant ses courses. Annabeth décide donc de remonter dans le bus en étant bien plus suspicieuse. Elle enfile la casquette lui permettant de devenir invisible et en profite pour parler directement à la forme qui la traque. Il s’agit d’une femme qui la traquait déjà des années plus tôt quand Thalia a échoué et qui sert toujours Hadès. Son but ? Emmener Percy directement auprès d’Hadès.

Bon, ma foi, n’est-ce pas là où il est censé se rendre ? Se faire prisonnier n’est certes pas la meilleure idée sur le papier, mais ça pourrait fonctionner, non ? Pas sûr et Annabeth ne prend pas le risque : elle décide d’annoncer à Percy et Grover qu’il faut se barrer du bus par la fenêtre. Et elle fait bien : la femme s’est déjà transformée en harpie et essaie de s’en prendre à eux. La Brume les protège un peu au moins : avec la vitre pétée, tout le bus doit évacuer, donc les passagers bloquent le passage à ce qu’ils voient comme une dame bien débile qui remonte le bus en sens inverse.

Une autre harpie débarque dans le bus, mais elle n’a pas le temps de dire un mot : Annabeth la poignarde directement. Eh bien, ça fait un peu d’action. Forcément, nos trois héros se retrouvent en fuite et comme bien souvent dans ce genre d’aventure, ils se retrouvent donc en pleine forêt. De là, on enchaîne sur un énième débat entre Annabeth et Percy, avec Grover comme arbitre.

En effet, Percy est déjà motivé à rentrer à la Colonie et leur dire qu’ils se sont trompés sur son cas. Annabeth, non. Elle aimerait que Percy reconnaisse qu’il a peur de ce qu’il est, mais aussi qu’il prenne conscience du danger qu’il représente en tant qu’enfant interdit : tous les monstres d’Hadès sont à ses trousses. La dispute permet en tout cas de révéler que Grover n’est pas que le protecteur de Percy : bien avant ça, il protégeait Annabeth, Thalia et Luke. C’est simple et efficace, mais ça ne fait que renforcer à quel point Percy semble naïf à ne rien savoir et ne rien percevoir. Il vient de passer plusieurs heures avec ses deux amis, il aurait pu s’en rendre compte avant.

Medusa

De toute manière, cette nouvelle est vite éclipsée par une odeur d’hamburger qui emmène le trio le long d’un sentier de satyre. Cela leur permet d’arriver directement à un fast-food bien particulier : celui de Medusa. Ils sont effrayés, bien sûr, mais ce n’est qu’un premier souci ! Le second, c’est qu’ils sont rejoints par l’émissaire d’Hadès qui les retrouve bien vite. Pas surprenant : elle peut voler.

Cela dit, même si elle bosse pour Hadès, elle a peur du regard de Medusa. Quand celle-ci débarque, la Furie a super peur d’elle. Le trio se retrouve face à un choix : accepter l’offre de repas de Medusa ou être livrée à la Furie qui les pourchasse. Il va de soi que Percy semble soudain sûr de pouvoir faire confiance à Medusa, surtout que sa mère lui racontait souvent son histoire.

C’est bien amené, et ça lui permet de reprendre le contrôle de son trio. Annabeth n’a pas envie de faire confiance à Medusa, sachant bien qu’Athena, la mère d’Annabeth donc, a maudit Medusa. Seulement, cette dernière explique au trio qu’elle voit sa malédiction comme un don. Moi, en tout cas, j’adore la manière dont Medusa est représentée ici, avec un ton de voix très calme. Elle explique ainsi son histoire et change un peu la mythologie au passage.

Medusa n’était donc qu’amour pour Athena, elle la vénérait complètement, comme Annabeth vénère sa mère alors qu’elle ne peut la contacter. Le problème, c’est qu’elle a été détournée de son amour par Poseidon, le père de Percy. Oui, la nouvelle est déjà sortie : tout le monde sait qu’il est le fils de Poseidon. Medusa ? Elle est magnifique, mais son discours ne plaît pas du tout à Aannabeth : à ses yeux, Athena est toujours juste et n’a pas pu faire ça.

Mouais. Face à des arguments compliqués à développer, Medusa demande à Percy de venir l’aider en cuisine. Son but est de semer quelques graines de la discorde en Percy : elle lui explique qu’Annabeth finira par le trahir, mais aussi que son père est un monstre. Après tout, elle est un peu comme sa tante par alliance Medusa. Le truc, c’est que c’est une tata un brin bâtarde qui lui demande s’il est OK pour qu’elle transforme en statue ses deux amis. De son point de vue, il s’agit d’aider Percy : Annabeth et Grover ne sont pas ses amis et ne lui veulent pas que du bien selon elle. En effet, elle est sûre qu’ils trahiront Percy et ne chercheront pas à sauver sa mère si cela se met en travers de leur quête.

On ne doute pas du fait que ce soit vrai, mais ça fait comprendre à Percy qu’il a placé sa confiance un peu trop vite en Medusa. Il rejoint donc Annabeth et Grover pour s’enfuir avec eux. Pour cela, ils sont obligés de passer par la cave : à l’extérieur, la Furie est encore en train de les attendre. Le problème de la cave ? Elle est immense et pleine de statues de victimes de Medusa – au look vraiment réussi, avec une caméra qui met longtemps à montrer son visage et des cheveux serpents on ne peut plus classe.

Je suis en revanche un peu triste que la fin d’épisode arrive si vite : le trio est confronté à un être assez exceptionnel qui devrait leur donner bien du fil à retordre. Finalement, Grover enfile les chaussures d’Hermès et réussit à faire diversion bien vite. Medusa détourne son attention d’un Percy qui était à portée de main et le regrette vite : Annabeth lui enfile sa casquette permettant de devenir invisible et, aussitôt, son pouvoir perd tout effet sur le trio. Ils ne peuvent plus la voir, certes, mais ils ne peuvent donc pas être transformés en statues par ses yeux.

Percy en profite pour lui trancher la tête en deux secondes à peu près, et c’en est fini de l’épisode. Je veux dire : non seulement, le problème Medusa est réglé, mais en plus, ça règle aussi le problème de la Furie à l’extérieur. Percy prétend se rendre et, bim, au dernier moment, il confronte Alecto (la Furie) au regard Medusa à la tête tranchée.

Hermès

Il reste tout de même à conclure ce très bon épisode. Le trio doit reprendre sa quête. Annabeth et Percy retrouvent donc Grover, mais celui-ci n’est plus aussi gentil qu’avant. Il est tombé parmi les statues sur celle de son Oncle Ferdinand, qui n’a donc pas été bien loin dans sa quête. Cela dit, il est mort sans être effrayé, alors ça rassure Grover et ça lui donne la confiance d’enfin se rebeller contre ses deux amis.

Il faut bien le dire : Percy et Annabeth sont insupportables depuis le début de l’épisode à s’engueuler et à ne pas prendre le temps d’apprendre à se connaître. Quand Percy propose de laisser la tête de Medusa dans le sous-sol avec la casquette d’Annabeth, c’est une mauvaise idée, mais il ne le sait pas : la casquette est la seule chose qui relie encore Annabeth à sa mère. Il faut donc trouver une autre idée.

Percy propose donc d’envoyer la tête de Medusa sur le Mont Olympe, pour se débarrasser de quelque chose de dangereux tout en faisant un tribut aux Dieux. J’ai bien ri de l’idée… mais ce n’est qu’un petit cliffhanger de rien du tout. En fait, le but de la scène était ailleurs : c’était une scène où les secrets sont enfin révélés.

Ainsi, Percy révèle à ses deux amis que l’un d’entre eux les trahira et les empêchera de sauver ce qui a le plus d’importance – mais est-ce sa mère ou est-ce le monde ? Il a donc choisi Annabeth car il ne pourra pas devenir ami avec elle et Grover parce qu’il avait confiance en lui. Au passage, Annabeth lui reproche d’avoir appris par Meduse que Percy aura peut-être une chance de sauver sa mère ; Percy lui rappelle qu’il a appris par Alecto que la Furie lui avait proposé un deal aussi. L’un comme l’autre n’ont toutefois rien à se reprocher : ils ont choisi la quête avant l’intérêt personnel dans les deux cas.

Et c’est une bonne chose qui leur permet de se réconcilier. Cela permet même à Percy de convaincre ses amis que c’est une bonne idée d’envoyer la tête sur l’Olympe… Quitte à devoir recourir à la chanson de la discorde pour calmer Grover. Ma foi, ça fait un petit gag efficace et ça permettait d’enchaîner sur la livraison totalement improbable de la tête par… Lin-Manuel Miranda ? Dans le rôle d’Hermes ? Est-ce que j’étais au courant ? Probablement, mais j’avais totalement oublié. Et ça me remotive à fond pour la suite de la série !

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Un détour par mon université préférée

Proposition quotidienne de rédaction
Quelles universités avez-vous fréquentées ?

Salut les sériephiles,

Troisième jour et me revoilà, avec une question qui n’a pas grand intérêt pour le blog. Pour les plus curieux d’entre vous, ou pour ceux qui arrivent ici en passant par le widget WordPress, la réponse est Nanterre-Université, à une époque où elle s’appelait comme ça (mais bon, elle a changé de nom trois fois rien que le temps que j’obtienne mon master). Pour les autres, je vais détourner l’article, une fois de plus, parce que je suis toujours au début de ma quête qui consiste à retrouver ma passion pour les séries.

Et oui, cette question m’y a fait penser. Cela peut paraître improbable, et pourtant, ça m’a rappelé que quand j’étais encore étudiant, j’avais tendance à dépenser encore plus dans les objets dérivés. J’étais tellement fan de séries que j’avais toujours envie d’acheter des objets en rapport avec les séries, y compris des vêtements. C’est comme cela que j’ai réussi à me faire offrir un pull Community à l’effigie de la fac de Greendale, et que je me suis retrouvé à l’université de Greendale moi-même.

Un jour que je prenais le train pour Versailles, un couple d’américains approchant de la soixantaine s’est assis en face de moi. Assez vite, j’ai remarqué qu’ils me regardaient un peu trop, alors j’ai fini par lever les yeux de You’re never weird on the Internet de Felicia Day. Parce que oui, j’étais en train de lire cette petite pépite. Nos regards se croisent et là, l’américaine me dit bonjour et entament la conversation. C’est très américain ce genre de small talk et j’étais tout content de pouvoir sortir mon horrible accent pour lui répondre.

Malgré tout, on arrive à se comprendre et assez vite le mari entre dans la conversation. Vous devez le voir venir avec le titre de l’article, mais inévitablement, le couple finit par me demander où se trouve la fac de Greendale où je fais mes études. J’aurais pu leur mentir et improviser quelque chose, parce que de toute manière, je savais bien que je ne les reverrais jamais et que la conversation n’allait pas durer vingt minutes non plus, mais bon, je me suis retrouvé à leur expliquer que j’étais fan de séries. Là-dessus, il a fallu leur raconter tout Community.

Et si j’ai bien senti qu’ils étaient un peu déçu que je ne sois pas un américain, ni un étudiant de retour en France après des études aux USA, moi, j’étais tout content d’avoir pu faire la promotion de cette excellente série. S’ils étaient déçus, moi, j’ai senti qu’en fait, j’appartenais bien au campus de Greendale. J’en connais la devise par cœur – E pluribus anus – quand je n’ai aucune idée de la devise de ma fac (en a-t-elle une, même ?) et je pense plus souvent à la série qu’à mes cours, hein.

Pour cette raison, je ne vous la recommanderai jamais assez d’ailleurs, elle raconte les aventures d’un study group dans une fac américaine – un Community college, l’équivalent d’une fac publique avec peu de moyens, en gros. Dis comme ça, ça ne vend pas du rêve, mais allez-y les yeux fermés : c’est une comédie excellente, qui verse dans l’humour meta, les parodies et les running gags grâce à un petit groupe de personnages stéréotypés, mais tout de même surprenant. Il y a six saisons et un film à voir. Bon, j’attends encore le film, ralenti par la grève des scénaristes, mais il arrive, pour de vrai.

Peut-être qu’un rewatch de Community pourrait m’aider à retrouver ma passion des séries ? C’est quand même un souvenir totalement random que je vous raconte aujourd’hui, mais assez caractéristique d’à quel point les séries envahissaient ma vie avant. Aujourd’hui, quand il s’agit d’acheter des stickers pour décorer mon agenda, je me résigne à en choisir de mes séries en cours sans être autant à fond. Et ça, il faut que je trouve le moyen d’y remédier.

Vous l’aurez compris, ces articles répondant aux questions WordPress sont là aussi pour ça. Et après tout, je pense qu’on peut bien dire que j’ai fréquenté l’université de Greendale. C’était après être passé par l’Hearst College de Neptune et par le campus de luniversité de Sunnydale, souvenez-vous… Depuis, bien sûr, j’ai eu la chance d’intégrer Brakebills et je vous invite à m’y rendre une petite visite :