Cette semaine sur le blog #4 : Resident Evil et beaucoup de chaos (dans ma vie)

Salut les sériephiles,

Le blog continue de tourner, donc vu de l’extérieur, tout va bien. Il ne faut juste pas trop regarder quand je publie les articles des séries diffusées de manière hebdomadaire, parce que là, le retard commence à être franchement visible… Mais pas si catastrophique non plus, puisque je suis toujours les deux mêmes dans les sept jours de la sortie. On survit, quoi.

J’accuse comme toujours le boulot d’empiéter sur mon hobby, mais pas seulement. J’ai surtout passé une bonne partie de la semaine à gérer une situation administrative complètement ubuesque, avec soupçon d’usurpation d’identité, démarches dans tous les sens et dépôt de plainte. Pas de quoi en faire une série pour autant tant l’histoire est nulle, mais disons que ce n’était pas exactement la semaine idéale pour rentrer chez moi et me poser tranquillement devant trois épisodes.

Franchement, j’aurais préféré ça aux trois heures perdues au commissariat – non pas que je critique les policiers qui ont été top avec moi. Non, mais par contre, les services publics sans moyens, tout ça, tout ça, votez bien en 2027 – et ouais, ça veut dire votez pas pour ceux qui font des promesses creuses populistes qui derrière vont bien nous la mettre à l’envers car ça, ça affecte directement notre quotidien. Hum. À une époque, je disais pas de politique sur le blog. F*ck Ed Sheeran, hein.

C’est pas le sujet, cela dit, donc revenons-en à nos moutons :

Côté visionnage

Heureusement, j’avais encore un peu d’avance avec The Rookie et mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D., donc le blog a pu continuer à être alimenté sans trop montrer la catastrophe qu’était ma vie perso derrière. Ce sont des sorties sympa et j’aime le fait que ça tourne sans que j’y réflechisse – mais j’oublie aussi d’en faire la promo un peu trop souvent.

Pour les séries que je suis vraiment à la semaine, c’est moins glorieux que la semaine dernière car j’ai tout vu hier, mais bon, comme je disais en intro, je suis content d’avoir pu les voir. Bref, Lanterns avance toujours avec un rythme qui me laisse perplexe tant tout est rushé (c’est tellement dommage, j’aurais aimé une saison plus longue !) et, en comparaison, j’ai surnoté Last Seen qui a tout bien calculé pour permettre des révélations à chaque épisode. J’ai trop hâte de voir la fin de cette courte saison 1 (il reste trois épisodes, faut que je me calme).

Côté blog

Direction septembre 2016, avec toutes les séries que je regardais déjà à l’époque et celles que j’avais complètement oubliées entre-temps… Mais aussi 2026 avec un article un peu en coup de tête sur Resident Evil ce matin ! En vrai, c’est en préparant cet article que je me suis rendu compte que je n’avais pas écrit grand-chose ici cette semaine et que je me suis décidé à transformer ma ligne de « je ne pense pas en faire un article ici, mais j’ai adoré » en article. Tout simplement.

La semaine prochaine sur le blog…

Cette fois, je n’ai plus d’avance du tout dans les articles donc si le blog continue à tourner normalement, ce sera uniquement parce que j’aurai réellement trouvé le temps de voir les épisodes et d’écrire derrière. J’espère continuer mes hebdos et tester Line of Fire, dont j’avais déjà parlé dans cet article sur la rentrée des séries, mais je préfère ne rien promettre.

En théorie, je me dis que ce serait bien de trouver le temps avant de partir en week-end pour un article « Performance remarquable » aussi… On verra bien ce que j’arrive à caser avant vendredi où la semaine sera déjà terminée pour moi, parce que, oui, je serais complètement off sur trois jours.

Je disais aussi la semaine dernière que je voulais écrire sur Disneyland Paris, mais bon, ben, je ne l’ai pas encore fait et je ne crois pas le faire dans les sept prochains jours. Soyez rassurés, j’y suis allé tout l’après-midi quand même aujourd’hui 🙂 Quant à un prochain article, ça arrivera bien assez vite parce que le début des festivités d’Halloween est prévu pour le 26 – week-end où je n’y suis pas, si vous avez bien suivi cet article. C’est con, je sais, et j’ai tellement hâte d’y remettre les pieds (le mercredi ?). Pfiou, dix jours sans y aller, vais-je survivre même ?

En attendant, il y a toujours mon article d’il y a deux ans pour me donner envie d’y être…

Est-ce que ça vaut le coup d’aller à Disneyland Paris pour Halloween ?

Salut les sériephiles ! Aujourd’hui, premier petit détour pour le blog dans l’univers de Mickey, mais version Halloween ! Alors oui, c’est un peu hors-sujet par rapport aux séries, mais fallait que je vous en parle, surtout depuis que j’ai craqué pour un pass annuel en avril. Autant vous dire que depuis, Disneyland Paris, je…

Allez, bonne semaine à tous !

Image à la une : affiche promotionnelle du film Resident Evil

Peut-on voir Resident Evil (2026) sans connaître la saga ?

Salut les sériephiles – et les cinéphiles pour le coup,

Vous le savez probablement : je ne suis clairement pas la meilleure personne à qui demander si ce nouveau Resident Evil respecte parfaitement les jeux vidéo. Je les connais très peu parce que je suis un gamer du dimanche (quand le dimanche tombe le 36 du mois), et côté cinéma, j’ai décroché de la saga depuis longtemps – ai-je même vraiment accroché un jour ? Pas sûr. J’en gardais surtout le souvenir de films moyens, parfois avec des scènes bien fichues, mais rarement mémorables au point de me donner envie d’y revenir régulièrement.

Pourtant, cette semaine, j’avais grand besoin de me changer les idées et, maintenant que j’adore les films d’horreur, je me suis dit que je pouvais bien tenter de voir ce que ça donnait. Zach Cregger, le réalisateur, fait du bon boulot en général – suffisamment pour que son nom soit gage de qualité à mes yeux, en tout cas. Au pire, j’étais prêt à sortir de la salle si je n’accrochais pas (et ouais, je suis comme ça ; c’est l’avantage d’avoir un abonnement je suppose). Seulement, c’est peut-être précisément parce que je n’en attendais rien et que je n’y connaissais pas grand-chose que j’ai autant accroché à cette nouvelle proposition.

Une découverte très efficace

Si vous êtes dans la même situation et que vous vous demandez simplement : « Je n’y connais rien à Resident Evil, est-ce que je peux regarder le film ? », la réponse est un grand oui. Franchement, je pense même que ne rien connaître est un plus. Vous êtes mieux placés pour découvrir que certains fans inconditionnels qui risquent d’être déçus, à condition d’aimer les films d’horreur. Le long-métrage fonctionne suffisamment bien tout seul pour qu’on ne passe jamais son temps à se demander si on a raté trois jeux et six films avant d’entrer dans la salle.

Ce qui m’a surtout plu, c’est que le film assume d’abord son envie de faire peur. Les jumpscares sont vraiment efficaces, la tension est bien installée et la réalisation joue parfaitement avec l’attente. Là-dessus, je retrouve un peu ce qui avait fait le succès de Weapons (Evanouis en VF), autre bonne proposition d’horreur du même réalisateur. Il y a plusieurs scènes où l’on devine très vite ce qui va se produire (et, en vrai, tout le film est prévisible sur le papier), mais cela n’empêche pas le film de réussir à nous surprendre à d’autres moments – peut-être aussi parce que je ne connais pas assez la saga, mais même, il y a des bons choix de réal. Il ne cherche pas toujours à nous tromper sur la destination, mais il trouve souvent une manière suffisamment maligne d’y arriver pour que ça fonctionne quand même.

La réalisation s’amuse aussi énormément avec l’héritage vidéoludique, il y a des scènes « pov » franchement réussies. Certaines façons de suivre le personnage, d’explorer un lieu ou de cadrer une scène donnent immédiatement l’impression de retrouver une logique de jeu vidéo. Ce n’est là non plus pas très subtil, mais ce n’est pas gênant : au contraire, il y a un vrai plaisir à voir le film exploiter cette esthétique sans avoir besoin de connaître précisément la référence d’origine.

Autrement dit, il reste régulièrement une petite idée de mise en scène, un détail ou un décalage qui empêche le film de devenir totalement mécanique. Ce n’est pas une révolution du genre, mais ce n’est pas non plus un film qui se contente d’aligner les mêmes effets pendant deux heures. Du coup, ça en fait un film qui est agréable à regarder et qui coche plein de cases.

De quoi ça parle ?

Bryan est un simple coursier médical. Au cours d’une tournée nocturne, il doit livrer un colis à l’hôpital de Raccoon City. Son voyage bascule lorsqu’il percute une femme étrange au milieu de nulle part, sur une route enneigée. En voulant lui porter secours, il se retrouve nez à nez avec le début d’une épidémie.

C’est on ne peut plus simpliste et totalement décroché de tout le reste de la saga : c’est le meilleur point d’entrée possible dans un nouvel univers, tout en faisant des clins d’oeil assez évidents pour que ça plaise aux fans (j’espère pour eux, en tout cas).

Il faut en revanche accrocher à Bryan, le personnage principal, parce que le film repose beaucoup sur lui – pour ne pas dire uniquement sur lui. Je peux tout à fait comprendre qu’il puisse agacer, mais personnellement, j’ai bien aimé la manière dont il était écrit. Il n’a pas le profil du héros d’action ultra-efficace qu’on pourrait attendre d’un film de ce genre, et c’est justement ce qui le rend plus intéressant.

Il réagit parfois de manière maladroite, il n’a pas toujours une longueur d’avance sur ce qui lui arrive et il faut accepter de suivre quelqu’un qui ne ressemble pas immédiatement au héros que l’on s’attend à voir survivre à ce type de situation. Je dis que ce n’est pas un héros parfait, mais ça reste un héros classique de film quand même, avec sa petite dose d’autodérision et tout, hein !

Son seul défaut est d’être très clairement un ersatz de Fran Kranz. Qu’est-ce que ça m’a donné envie de revoir La Cabane dans les bois, encore une fois. Faut que je me calme, par contre, parce que je l’ai vu il y a un mois et demi…

Et les autres films du coup ?

Bref, j’ai tellement aimé que le film m’a même donné envie de retourner voir à côté de quoi j’étais passé. J’ai donc revu le début du tout premier Resident Evil avec Milla Jovovich, et… la comparaison n’a pas franchement aidé les années 2000. Je comprends bien ce que le film essaie de faire, notamment avec son futur proche étrange, les informations distillées peu à peu et cette volonté de nous faire découvrir la situation progressivement, mais j’ai trouvé l’ensemble beaucoup plus daté que dans mon souvenir. Je me suis ennuyé au milieu de scènes d’action militaire toutes nazes et sans vraie explication.

Le problème n’est même pas que l’ancien film soit mauvais. C’est surtout qu’il me perd plus facilement dans son action et dans sa manière de garder certaines informations en réserve, alors que celui de 2026 m’a paru beaucoup plus direct dans sa façon de construire son univers. C’était aussi un film très 2000 – mais quel plaisir d’y tomber sur Michelle Rodriguez.

Cette nouvelle version de Resident Evil donne l’impression qu’il est possible de relancer la saga au cinéma sans demander aux spectateurs de connaître quoi que ce soit à la saga. Je ne peux évidemment pas juger sa fidélité aux jeux, ni vous dire si tel personnage ou telle créature respecte parfaitement ce que les fans attendaient depuis trente ans.

Mon avis de profane vaut ce qu’il vaut (mais c’est tout l’intérêt de mon article, non ?) : moi qui n’en attendais rien, j’ai vraiment adoré. Si vous aimez l’horreur, les bons jumpscares, les films qui savent créer de la tension et les réalisations qui aiment jouer avec les codes du jeu vidéo, vous pouvez donc y aller sans avoir révisé toute la saga avant. Gardez les yeux ouverts, par contre.

Affiche et photographies promotionnelles du film Resident Evil (2026)