Vus cette semaine #09

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Ma deuxième semaine de vacances fut plus remplie que la première, mais c’est surtout parce qu’il y a de séries avec une diffusion hebdomadaire en ce moment… Inévitablement, quand j’essaie de tout voir, ça donne un beau résultat… mais je n’avance dans rien non plus, avec tout juste un épisode vu dans chaque série, ou presque. Bon, ce n’est pas gagné pour autant sur du long terme. Par exemple, aujourd’hui, ce sera sans épisode pour moi, alors que j’ai deux ou trois inédits qui viennent d’être diffusés. On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a !

16 épisodes vus

9-1-1 Lone Star – Grey’s Anatomy – How I Met Your Father – Law & Order Special Victims Unit – NCIS – NCIS Hawai’i – Station 19 – The Last of Us – The Nevers – The Mandalorian – The Watchful Eye – Pokemon – Walker – Wolf Pack

Avec autant de séries visionnées, et des articles de plus en plus publiés juste après le visionnage de l’épisode (ou en tout cas, le soir même), il est évident qu’il y a aussi eu beaucoup d’articles sur le blog. Faisons le point sur les douze critiques publiées au cours de la semaine dernière :

9-1-1 Lone Star

9-1-1 Lone Star – S04E06 – This Is Not A Drill – 16/20
Il semblerait que cet épisode vienne conclure le premier arc de cette saison et il le fait plutôt bien, même si ça manque globalement de finesse pour répondre à toutes les promesses de ce fil rouge. Je me suis laissé surprendre par quelques scènes de l’épisode, l’ensemble était plutôt fluide et, mis à part une tendance à vouloir tout surdramatiser pour rien, c’était un bon épisode.
 

Grey’s Anatomy

Grey’s Anatomy – S19E08 – All Star – 15/20
Le problème quand ça fait vingt ans qu’on regarde une série, c’est qu’elle n’arrive plus à surprendre autant qu’avant, à force d’employer les mêmes recettes jusqu’à la nausée. Cela dit, il faut bien reconnaître que dans l’ensemble, ça fonctionne. L’absence de Meredith ne se fait absolument pas sentir, comme je m’y attendais, et la série va clairement compenser avec quelques fils rouges pour les épisodes à venir. C’est une bonne idée, et ça fonctionne.

HIMYF

How I met your father – S02E01 – Cool and Chill – 11/20
C’est difficile de noter quand je ne sais même pas exactement pourquoi je continue la série. J’imagine que c’est parce qu’elle réussit par moment à me rappeler que j’adorais l’originale sans jamais lui arriver à sa cheville. Ou alors, c’est pour Hilary Duff. Ou pour le reste du casting. Ou par espoir que sur un malentendu, on arrive à sortir du pétrin dans lequel elle semble s’enliser toujours un peu plus. Bref, c’est un début de saison convenu côté intrigue, gênant côté surjeu et forcé côté écriture des blagues. À l’image de la saison 1, donc.

NCIS

NCIS – S20E10 – Too Many Cooks – 14/20
La raison pour lancer ce crossover est franchement décevante, mais si on la met de côté, l’épisode est assez solide et divertissant. C’était son but, après tout, alors je ne boude pas mon plaisir de retrouver certains personnages de NCIS Hawai’i avant l’heure. Cependant, pour un épisode censé écrire l’Histoire, eh bien, ce n’est pas révolutionnaire.
NCIS Hawai’i – S02E10 – Deep Fake – 16/20
Je ne suis pas certain de comprendre le titre de l’épisode, parce que ce n’est pas exactement ce qui est utilisé dans l’épisode… mais bon, c’était un bon crossover, cette fois. Comme quoi, c’est finalement possible d’en avoir un ! Chaque membre de chaque équipe est utilisé intelligemment et même s’il était dur de suivre les rebondissements manquant de crédibilité, j’ai aimé ce que j’ai vu cette fois.
NCIS Los Angeles – S14E10 – A Long Time Coming – 13/20
Ah oui, un tel crossover a mis du temps à arriver, vous avez raison de le souligner dans le titre. En même temps, je comprends pourquoi : l’humour et les dynamiques entre personnages sont efficaces, mais c’est à peu près tout. L’intrigue se perd beaucoup trop en cours de route et est même décevante à l’échelle de l’ensemble du crossover. Tout est conclu trop rapidement à mon goût et ça me laisse finalement sur ma faim.

Station 19

Station 19 – S06E08 – I Know a Place – 14/20
Tout n’est pas parfait dans l’épisode, et ça paraît même parfois ridicule pour certaines intrigues. Je suis partagé niveau ressenti : j’ai aimé certains personnages que je n’aime pas habituellement, j’ai détesté des scènes avec des personnages que j’aime bien ; je continue de penser que la série est très intéressante pour les messages qu’elle porte parfois, mais je n’aime pas la manière d’aborder une des relations de couple… bref, je n’arrive pas à me décider. Au moins, j’étais à fond dans l’épisode !

The Mandalorian

The Mandalorian – S03E01 – The Apostate – 16/20
J’ai apprécié ce début de saison qui parvient à nous présenter des enjeux assez clairs pour la suite et de très beaux effets spéciaux, mais j’y retrouve les défauts des saisons précédentes. Revoir les personnages fait plaisir après un an sans eux – on aurait pu nous redire qu’ils étaient passés par une autre série en attendant par contre, parce que vraiment, l’intrigue a bien avancé depuis la fin de saison 2. Elle continue d’avancer ici, au moins, même si je ne sais toujours pas exactement ce que la série souhaite vraiment raconter.

The Nevers

The Nevers – S01E08 – I Don’t Know Enough About You – 15/20
Que c’est frustrant ! Cet épisode tourne beaucoup en rond pour finir d’une excellente manière, mais entre-temps, il a juste réussi à me perdre à plusieurs reprises. Cette série est un vrai puzzle à recomposer comme on peut, sans le moindre guide pour nous montrer le chemin. C’est particulier, mais comme j’adore l’ambiance et que les acteurs sont excellents, j’essaie de m’accrocher. Ce n’est pas non plus comme si j’avais encore beaucoup d’épisodes à me mettre sous la dent.

The Watchful Eye

The Watchful Eye – S01E06 – Save New-York – 16/20
J’ai eu plus de difficultés à entrer dans l’épisode cette semaine… Mais je suis content de m’être forcé à rester devant parce que la deuxième partie était bien plus prenante. On sent qu’on est probablement sur une première moitié de saison et qu’on atteint un pic dans certaines intrigues. Je suis curieux de voir les réponses aux questions qui se posent de plus en plus. L’évolution des relations entre les personnages est clairement peaufinée pour se rendre dans la même direction.

Walker

Walker – S03E13 – The Deserters – 15/20
La série s’en sort tellement mieux quand elle se concentre enfin sur son fil rouge et son désir d’être une série à enquête que je me demande pourquoi elle nous inflige encore une intrigue familiale si peu réfléchie et aboutie. En même temps, j’aime parfois quand ils jouent à fond la carte de la famille… Bref, ce n’était pas le cas dans cet épisode : j’ai largement préféré voir se mettre en place les éléments de la prochaine partie de saison, alors que certaines réponses commencent à se dessiner.

Wolf Pack

Wolf Pack – S01E04 – Fear and Pain – 13/20
Si j’aime l’ambiance que la série parvient parfois à instaurer – par accident ? – je trouve que l’ensemble reste trop superficiel pour vraiment accrocher. Le cahier des charges commence déjà à se voir de manière assez évidente, parce qu’il faut bien attirer l’audience adolescente, et j’espère que la série réussira à gagner en qualité. Pour l’instant, c’est vraiment moyen, mais j’ai appris à m’y attendre.

> Vus en 2023 

 

Cette saison, Grey’s Anatomy se renouvelle bien

Salut les sériephiles !

Suite à une petite conversation Twitter ce lundi, j’ai eu envie de revenir à l’écriture, parce que les articles 500 mots me manquent… et parce qu’il y a plein de choses à dire sur Grey’s Anatomy cette année. C’est un peu honteux de ne pas en parler plus. Cet article est donc à la fois un résumé de ce qu’on a pu dire sur Twitter, de mes articles résumant les épisodes et de l’actu de cette saison 19.

Voir aussi : Grey’s Anatomy (S19)

Inutile de dire que ça déborde de spoilers si vous n’êtes pas à jour !

Le départ de Meredith

Meredith Grey EnthusiastC’est LA nouvelle de l’année : cette saison est marquée par le départ de l’un des personnages les plus emblématiques de la série, Meredith Grey. Et malgré toutes nos peurs que ce soit pourri sans elle, je suis heureux de voir que la série réussit à se renouveler toujours aussi bien (et même mieux ?).

Bon, je n’ai jamais trop angoissé de son départ, j’ai toujours dit que la série avait ce qu’il fallait pour survivre sans elle. Il n’empêche que c’est rassurant de constater que pour l’instant, cette saison 19 effectue un quasi sans-faute dans la préparation de son départ. Quasi, oui, parce que je n’ai pas forcément trouvé ça très malin de lui redonner autant d’importance dans la première partie de saison alors que ça faisait un moment qu’on ne la voyait plus autant. Son départ a une explication toute simple : Zola fait des crises d’angoisse vis-à-vis de la brièveté de la vie et d’Alzheimer parce qu’elle est une génie (forcément).

Zola a donc besoin de changer d’environnement et Meredith est prête à tout pour sa fille.

Meredith Grey EnthusiastAvant de partir, Mer a même eu l’occasion de réécrire une de ses plus fameuses répliques à Derek – le fameux « pick me, chose me, love me » est devenu un « Je ne suis pas une demoiselle qui va attendre qu’on la choisisse » pour Nick. Bim. C’est certes un clin d’œil magnifique aux fans de la première heure, mais aussi une façon de montrer que Mer a évolué et est devenue une femme accomplie. Et c’est exactement ce que j’aime chez Grey’s Anatomy, la capacité à évoluer tout en gardant les éléments qui ont fait de la série un succès. En plus, le message envoyé est ici sacrément important, c’est un féminisme appréciable en 2023.

Un au revoir parmi tant d’autres

Et si c’est frustrant de voir Mer s’en aller au meilleur moment, le premier épisode sans Meredith a été une surprise pour beaucoup d’entre nous, car elle ne manquait pas du tout à l’écran.

Cependant, il convient de noter que ce n’était pas la première fois que Grey’s Anatomy devait faire face à un tel changement. When Cristina Gets So Real About When It's Time to Leave | 31 Times You  Felt Like Grey's Anatomy Understood You Better Than Anyone | POPSUGAR  Entertainment Photo 5Par exemple, dans la saison 11, la série a dû gérer le départ de Cristina Yang, interprétée par Sandra Oh, qui avait été l’un des personnages principaux depuis la première saison. Le déséquilibre provoqué sur le moment se ressentait davantage, probablement parce que la série en avait fait des caisses… Et pourtant Meredith a continué de mener sa vie, tout en téléphonant régulièrement à sa meilleure amie.

Tous les départs ne sont pas si réussis – les décès pour George ou Derek sont frustrants, mais ont permis de renouveler la série -, et certains laissent vraiment un goût amer (Izzie, Alex ou pire, Callie, qui a quitté la série sans qu’on ne le sache dans une simple scène où elle ferme la porte… l’actrice annonçant son départ après la diffusion de l’épisode, tout en me laissant l’impression d’être spoilé). 

Season 12, Episode 1: Sisters Breaking Down a Wall | 17 Moments From Grey's  Anatomy That Remind Us What Friends Are For | POPSUGAR Entertainment Photo  15Malgré ces changements au fil des saisons, la série a réussi à se renouveler et à continuer à captiver son public. De nouvelles arrivées, comme celles de Maggie Pierce (malheureusement) ou Amelia Shepherd (tout droit venue de Private Practice), ont permis de remplacer naturellement les personnages manquants.

Ces personnages ont été intégrés de manière naturelle à l’intrigue et ont apporté de nouvelles dynamiques et de nouvelles histoires à la série.

Il ne faut pas oublier non plus qu’Ellen Pompeo a fait les choses de la bonne manière, en annonçant en amont son souhait de quitter la série. Déjà dans la saison 6, lorsque Pompeo était en négociation de contrat, la série avait déjà préparé une fin alternative pour Meredith Grey, au cas où elle ne reviendrait pas. Heureusement, Pompeo est restée dans la série et a renforcé sa position de pilier en dirigeant également plusieurs épisodes en tant que réalisatrice.

That time April left her fiancé at the altar to be with Jackson. | Greys  anatomy couples, Greys anatomy jackson, Greys anatomy memesJe ne doute pas qu’elle reviendra, surtout avec un départ qui laisse de nombreuses portes ouvertes… Dans le même genre, le départ d’Avery avait été un coup dur, avant qu’on ne se rende compte qu’il avait l’habitude de réapparaître tous les dix épisodes. Je vois bien le même schéma pour Ellen Pompeo, surtout qu’elle est partie bosser avec lui et qu’elle continue de faire la voix off de la série. On aurait aimé les mêmes possibilités de retour pour Alex… mais mystère.

Voir aussi : (SPOILERS) quitte la série sans prévenir

Les nouveaux internes à la rescousse

Greys Greys Anatomy GIF - Greys Greys Anatomy Scrubs - Discover & Share GIFsCela dit, ce qui est intéressant, c’est que même sans Meredith, l’esprit de la série continue d’être présent, et cela est en grande partie dû aux nouveaux personnages introduits en amont, dès le début de saison. Les scénaristes ont réussi à renouveler la série tout en gardant son essence. Les nouveaux internes sont une bouffée d’air frais – ils sont comme une version 4.0 des MAGIC, avec des personnalités plus modernes et plus complexes.

En effet, ils sont un mélange de différentes personnalités de personnages que l’on a adoré par le passé.

Bien que Grey’s Anatomy ait toujours réutilisé les mêmes schémas pour introduire de nouveaux personnages, je dois admettre que cette fois-ci, ils ont réussi à apporter quelque chose de nouveau en rétablissant l’alchimie qui existait chez les MAGIC – Meredith, Alex, George, Izzie et Cristina.

Grey's Anatomy Season 19 –Ce n’est pas que grâce à la colocation qui est en train de se mettre en place dans LA maison emblématique de Meredith (c’était un peu précipité comme manière de faire les choses, d’ailleurs). Chacun apporte quelque chose et je suis heureux de constater que l’ouverture d’esprit est une valeur de plus en plus importante pour notre personnel médical.

Prenons d’abord le cas de Jules. Bien que les personnages de Jules et Jo soient très ressemblants à Meredith ou Lexie, pour leur côté femme fort et indépendante, Jules se démarque de l’héroïne des dix-neuf premières saisons. Jules n’est pas définie par sa vie amoureuse, et certainement pas par son plan cul avec Linc. Her Story ContinuesC’est amusant de constater qu’elle est introduite comme Meredith avec Derek, pour finalement s’éloigner très rapidement de ce schéma. Les scénaristes ont d’autres plans pour elle, et c’est tant mieux : elle est déjà la femme accomplie que Mer a mis 20 ans à devenir, parce qu’elle est le fruit d’une évolution de société aussi.

Mika est une jeune femme inspirante qui ne cache pas sa bisexualité – je pense sincèrement que les scénaristes l’ont écrite juste pour envisager une relation avec Helm (qui la mérite depuis le temps), même si Helm n’est pas tout à fait de retour.

De son côté, Kwan est un autre intéressant, car il est là pour remplacer le célèbre Alex Karev, mais il a l’air d’être une personne totalement différente. Harry Shum Jr Gif Archive — Harry Shum Jr in Grey's Anatomy 10/? 19x02  “Wasn't...C’est qu’il y a un détail qui les distingue beaucoup : Kwan est beaucoup moins machiste que son prédécesseur – et il a récupéré le côté premier de la classe de Cristina, parce que c’est fun de mixer les personnalités.

Quant à Lucas, il veut se faire un nom par lui-même et cache à tout prix son identité pendant quelques épisodes. Il doit être dur de vivre dans l’ombre de son oncle, surtout quand l’oncle en question est Derek (mais du coup, il est le fils de quelle sœur ?).

melaninmonroemedia Tumblr blog with posts - Tumbig.comEnfin, Simone est une interne bienveillante qui se soucie vraiment de ses patients, mais elle est également confrontée à des défis personnels avec Alzheimer. C’était une bonne idée pour la voir se rapprocher de Meredith. Bien sûr, les personnages de Lucas et Simone sont très vite tombés dans le schéma du triangle amoureux, rappelant le fameux trio Meredith, Derek et Addison. Attendons de voir le schéma que suivra le fiancé, mais il a tout du Addison déjà. Je suis prêt à adorer le détester, comme tellement d’autres avant (je n’oublie pas Minnick qui était aussi un mélange des personnages d’Addison et Arizona, même si ce fut un fail).

Un avenir aussi radieux qu’incertain

En plus de tout cela, la compétition entre les internes est plus saine et plus bienveillante que jamais. Ils s’entraident et se soutiennent mutuellement, et cela fait vraiment plaisir à voir. Les internes précédents étaient souvent en concurrence les uns avec les autres, jusqu’à l’excès même (mention spéciale à Helm et Levi qui avaient réussi à échapper à ça), mais cette fois-ci, ils insistent sur l’importance de travailler ensemble pour le bien-être des patients. englishstrawbie — hotticuslincoln: the actual couple:Cela est également dû au fait que la série met l’accent sur eux, contrairement aux fournées d’internes précédentes. Et puis, vraiment, l’écriture est réfléchie pour faire une autocritique des premières saisons, l’air de rien. On est en 2023, quoi.

Bref, la saison 19 de Grey’s Anatomy a été un énième nouveau départ pour la série, et elle a réussi à apporter de nouvelles idées tout en restant fidèle à l’esprit de la série. Bien que le départ de Meredith devait être un moment émotionnel pour les fans, le choix a été fait de tourner la page comme si de rien n’était.

Depuis le premier épisode de cette nouvelle saison, qui effectuait un vrai soft reboot, je me retrouve donc impatient de voir comment la série évoluera à l’avenir et j’ai hâte de découvrir les nouveaux personnages que les scénaristes nous réservent.

Pour ne rien arranger à une situation déjà tendue, Krista Vernoff a annoncé qu’elle quitterait son poste de showrunner de Grey’s Anatomy (et de Station 19) à la fin de la saison 19. Elle a expliqué que son départ était motivé par un désir de se concentrer sur d’autres projets créatifs, tout en laissant la porte ouverte à un éventuel retour à la série à l’avenir – exactement comme Ellen Pompeo, finalement. Le départ de Vernoff pose bien sûr des questions pour la suite, car elle avait une présence créative influente. Grey's Anatomy GIFs - Find & Share on GIPHYSon règne a toujours divisé les fans, certains adorant son travail ; d’autres le détestant… Espérons un peu de renouvellement pour Teddy et Owen grâce à ce départ ; ou plus simplement un renouvellement pour une vingtième saison, déjà. Ce serait franchement débile d’arrêter la série à ce stade, parce qu’elle semble repartie pour vingt ans avec les nouveaux.

Un peu comme moi qui voulait écrire un 500 mots et me retrouve avec plus de 1500 mots, donc. Oups. Je le savais bien qu’il y avait beaucoup à écrire sur le sujet !

The Last of Us – S01E05

Épisode 5 – Endure and Survive – 18/20
C’est le grand écart qualitatif, même si je ne me l’explique pas : cet épisode était bien plus dans l’action. Il aurait tout de même pu être raccourci en le dépossédant de toute une intrigue secondaire sur un personnage dont on a voulu nous expliquer en long, en large et en travers les motifs alors que ceux-ci n’étaient pas forcément nécessaires. De toute manière, je vois que la série veut juste qu’on s’attache à tous les personnages. Peut-on être assez bête pour se laisser piéger à chaque épisode ? Humph, je vous laisse lire la critique pour le savoir.

Spoilers

Henry et Sam aident Joel et Ellie à sortir de Kansas City. À moins que ce ne soit l’inverse.

We don’t want to hurt you, we want to help you.

Et voilà, la série refait dans l’excès. C’était très bien de proposer un épisode de 45 minutes. Pourquoi cette envie de repartir avec du 1h d’un coup, là. C’est trop, et on le sait, surtout que la série a tout de même tendance à avoir un rythme quelque peu lent avant d’accélérer d’un coup.

Bon, bien sûr, j’écris ça, mais la première scène de cet épisode est déjà dans l’abus sur l’accélération du rythme : on y suit une fête populaire qui a lieu post-épidémie. Le thème de la fête ? Les survivants sont heureux de se débarrasser de FEDRA. Kansas City, la ville où Joel et Ellie ont fait escale dans l’épisode précédent, s’est donc débarrassée de FEDRA avec quelques émeutes et un mouvement populaire renversant les militaires.

Dans vos gueules, hein. Le problème, c’est que comme pour tous les mouvements populaires, ça passe par quelques meurtres de soldats et des otages. Kathleen, à la tête du mouvement populaire, prend un malin plaisir à parler à ses otages : les soldats sont tous exécutés, bien sûr, mais les otages sont de simples citoyens qui informaient FEDRA en échange de médicaments, d’alcool ou de pommes.

Des collabos, quoi, mais des collabos face à une armée qui les réduit à une vie misérable. Kathleen n’admire pas ce qu’elle considère être une faiblesse et leur ment pour obtenir ce qu’elle veut : elle assure qu’elle ne les tuera pas s’ils parlent et lui donnent les informations qu’elle cherche sur Henry et Sam. Il y en a forcément un pour parler et confirmer qu’Henry est toujours en ville, grâce à l’aide d’un autre collaborateur.

Il aurait mieux de se taire, parce que Kathleen le tue quand même – enfin, elle le fait tuer, c’est pire. Elle part aussitôt à la recherche d’Henry ensuite, mais on sait qu’elle ne le retrouvera pas tout de suite. En effet, le cliffhanger de l’épisode précédent nous a dit tout ce qu’on avait à savoir sur le personnage. Par conséquent, je trouve le montage de la série en général, ou plutôt l’écriture de son intrigue, assez peu efficace : les perpétuels retours en arrière ne sont pas des plus efficaces quand on sait déjà vers quoi on se dirige à chaque fois.

Pour cet épisode, c’est encore pire que pour Frank et Bill, en plus, car on a juste envie d’avoir la suite de l’histoire, pas un tel retour en arrière. Le flashback permet toutefois d’apprendre à les connaître un peu : Sam est apparemment muet – Henry et lui communiquent donc en langue des signes. Pourquoi pas, mais ça a tendance à créer une ambiance plus lourde que nécessaire.

Ils parviennent à échapper à Kathleen et ses hommes tout de même, grâce à l’aide de l’autre collaborateur, le docteur. Là aussi, on sait déjà où ça va : on a vu Kathleen décider de le tuer dans l’épisode précédent, justement parce qu’il les avait aidés. C’est donc chouette de voir ce vieux monsieur leur donner une planque – celle que Kathleen trouvera aussi, on l’a déjà vu – qu’il a trouvée grâce à un soldat de FEDRA qui était un ancien patient.

Henry et Sam ont donc une dizaine de jours pépère dans la planque, mais la bouffe finit par manquer. C’est problématique, d’autant plus que le médecin était supposé en chercher pour eux… mais il n’est plus là. Pour s’occuper pendant dix jours, Sam a beaucoup dessiné, toujours le même super-héros.

Au moment de lui annoncer le décès probable du docteur, Henry est donc content de pouvoir peindre le visage de son fils pour en faire un super-héros. Sam va bien avoir de courage, en plus : son père a pour plan de quitter leur planque, car il ne s’y sent plus en sécurité. Il fait bien ! Ils ne sont plus en sécurité, c’est vrai, et la preuve est aussi qu’au moment de partir, ils entendent l’accident de voiture et la fusillade impliquant Joel, Ellie et les membres de la résistance.

Le nouveau plan d’Henry est alors de suivre nos héros pour les surprendre pendant la nuit. Ils comptent en fait sur eux pour les aider, j’imagine. En tout cas, on apprend quand il les réveille que Sam est son frère, pas son fils. C’est en tout cas ce qu’il raconte, peut-être pour gagner leur confiance. Une fois que c’est fait, les quatre personnages mangent un peu ensemble. Ce n’est que le lendemain matin qu’on apprend ce qu’il en est : Henry souhaite bien l’aide de Joel pour pouvoir quitter la ville.

C’est bien simple : il sait comment faire, géographiquement parlant, mais il ne peut pas le faire tout seul, car il n’est pas aussi badass que Joel. Ah bordel, les jeux vidéos : il faut toujours que le héros soit un bon samaritain qui se fait exploiter par tout le monde finalement. Cependant, je suis content que l’épisode ne traine pas trop sur son flashback. On arrive assez vite à la mise en place d’un plan pour quitter Kansas City.

Henry a tout prévu : il veut passer par des tunnels reliant plusieurs bâtiments entre eux et où ils sont sûrs de ne croiser personne pour deux raisons. La première raison, c’est que peu de gens connaissent l’existence des tunnels. La deuxième, c’est que FEDRA a entassé tous les infectés dans les sous-sols de la ville. Seulement voilà : Henry est un collaborateur et il sait très bien que depuis deux ou trois ans, FEDRA a vidé tous les souterrains des infectés.

Seulement voilà, ça, c’est la théorie. En pratique, être accompagné d’un badass comme Joel, c’est tout de même bien pratique pour être sûr de s’en sortir en vie. On comprend assez vite que nos héros ne seront pas tout à fait en sécurité une fois dans les tunnels, donc. L’avantage, c’est qu’ils y vont très vite et que l’épisode traîne beaucoup moins en longueur que ce que j’imaginais.

Une fois dans les souterrains, ils découvrent qu’il n’y a plus de zombies, effectivement, mais qu’il y a à la place… des dessins d’enfants. Que ce soit dit ici, j’ai beaucoup aimé le personnage et la répartie d’Henry pendant tout ce début d’épisode. La relation entre Sam et Ellie est sympathique également, mais ça me donne l’impression que toutes les bonnes idées de la série viennent du jeu, pas des scénaristes. Non parce que bon, soyons honnêtes, l’intrigue avec Kathleen et tout le flashback de dix jours là, ce n’était pas dingue. Pire que ça même, j’ai trouvé que c’était dommage : insister sur le fait que la ville a sombré dix jours plus tôt, ça fait un timing peu crédible et trop fortuit, tout de même.

Bref, reprenons la critique de ce qu’il se passe pendant l’épisode : les dessins d’enfants dans les tunnels mènent nos héros à une sorte d’école souterraine. Joel l’identifie comme un bunker mis en place au début de l’épidémie : ce type de bunker est une légende urbaine de la pandémie. Des gens sont partis en souterrain pour survivre comme ils pouvaient.

Malheureusement, ce n’est pas ce qu’il s’est passé : ils sont clairement morts car les lieux sont déserts. S’il n’y a personne, il reste tout de même pas mal de jeux et comics, ce qui plaît beaucoup à Ellie et Sam. Ils insistent pour pouvoir passer un peu de temps dans ce bunker, et c’est une bonne idée d’après Henry. Après tout, ils n’ont pas envie de sortir de jour à la surface, alors autant rester en souterrain.

Pendant qu’Ellie et Sam s’amusent, Henry a le temps de raconter toute son histoire à Joel. Cela ne fait que me confirmer que j’aime le personnage. Il a certes fait les mauvais choix dans sa vie, mais son dilemme est terrible : il a été obligé, pour obtenir des médicaments pour Sam, leucémique, de collaborer avec FEDRA. Je me plantais totalement sur les raisons pour lesquelles Kathleen voulait les retrouver finalement.

En fait, Henry a vendu à FEDRA le frère de Kathleen, leader de la résistance, en échange des médicaments. Bon, donc, voilà donc la raison pour laquelle Kathleen est prête à tout pour les retrouver : elle veut se venger de la mort de son frère. C’est un peu schématique et enfantin dans un monde post-apocalyptique, mais en même temps, c’est un monde dans lequel il n’existe plus aucune règle, alors je la comprends un peu. Juste un peu, oui, pas plus que ça, n’abusons pas.

L’actrice joue bien, hein, mais ses scènes n’ont pas réussi un seul instant à m’accrocher car le personnage est insupportable. Elle l’était avant même que les scénaristes nous fassent passer plus de temps avec elle. Quand on passe enfin du temps avec elle, c’est pour apprendre que son frère, Michael, lui avait en plus demandé de pardonner à Henry. Bon, après, les résistants semblent préférer Kathleen à son frère car c’est elle qui a réussi à les débarrasser de FEDRA, mais vraiment, elle est détestable comme personnage. C’est facile pour moi d’écrire ça : je n’ai pas été dans sa situation. Peut-être que j’aurais envie de me venger aussi à sa place. Par contre, je sais que la vengeance mène rarement à une position enviable, hein.

Pendant qu’on passe du temps avec Kathleen, Joel, Henry, Ellie et Sam quittent les tunnels et se retrouvent à proximité de la sortie de la ville. Tout semble aller pour le mieux, mais bien sûr, Henry jinxe toute la situation en assurant que son plan a fonctionné et que tout va bien. Nos héros se font donc à peu près aussitôt tirer dessus, et ça mène à une scène d’action un peu plus intéressante.

C’est toujours digne d’un jeu vidéo, en revanche, parce que le tireur semble avoir un nombre de balles infini et une capacité à viser bien mauvaise. J’aime que Joel le souligne en indiquant à Ellie, mais aussi à Henry et Sam, d’attendre qu’il aille s’en occuper en passant par l’arrière de la maison. Il ne met pas longtemps à venir à bout de cet Anthony, un vieil homme qui paraissait simplement protéger sa maison. Joel le supplie de ne pas le forcer à le tuer, mais c’est en vain.

Une fois Anthony mort, on se rend toutefois compte qu’il travaillait en fait pour Kathleen. C’est bien dommage. J’ai beaucoup aimé la scène qui suit, avec Kathleen qui arrive en voiture, certes, mais bien entourée. En fait, elle embarque toute la résistance avec elle, je crois, et il y a même un bulldozer pour dégager toutes les voitures une à une.

Joel a beau affirmer qu’Anthony était un piètre sniper, il ne fait que nous montrer que ce n’était finalement pas si simple de tirer depuis la fenêtre : il met un temps fou à venir à bout du conducteur de ce bulldozer qui réussit bien à dégager toutes les voitures. Pire encore, Ellie, Henry et Sam manquent de peu de se faire écraser par celui-ci et dans sa fuite pour lui échapper, Ellie vide tout le chargeur de son flingue aussi. En vain.

Cela mène donc à une situation tendue où Ellie survit de très peu à l’explosion du bulldozer prenant feu. Elle finit à terre alors que Kathleen et tous les résistants les ont rattrapés. Oui, oui, après autant d’action, Kathleen continue d’être insupportable et présente pour empêcher nos héros de tourner en rond. Certes, Henry, Sam et Joel ont eu le temps de se planquer, mais ce n’est que pour une courte durée. Joel ? Sa position est plus que grillée.

En fait, tout semble perdu. Henry se sacrifie donc en se livrant à Kathleen, espérant bien qu’Ellie parviendra à s’enfuir avec Sam, même si Kathleen compte tout faire pour l’en empêcher. Par chance, au moment où la résistante s’apprête à tuer le collaborateur, le bulldozer s’enfonce mystérieusement dans le sol sous la maison dans laquelle il s’est encastré.

On comprend bien vite où la série veut en venir, et tout le monde semble le savoir. Pourtant, tout le monde regarde le véhicule s’enfoncer de manière bien paisible. Sans surprise, ça se termine mal : une horde de zombies sort d’un coup des entrailles de la terre. AH. Finalement, FEDRA ne s’est donc pas débarrassé de tout le monde.

De sa fenêtre, Joel prend la décision de protéger Ellie du mieux qu’il peut. Il s’avère d’un coup bien meilleur sniper que plus tôt. Il permet à Ellie de se débrouiller pour entrer dans une voiture et se mettre à l’abri, tandis que la situation est sacrément chaotique. Bon, ça, c’est la théorie, à nouveau. En pratique, une zombie aveugle parvient à se faufiler dans la voiture.

Ah, mais bordel, les zombies de The Last of us sont aussi contorsionnistes désormais ? C’est trop pour moi, je ne peux pas supporter ça, désolé, je déteste les contorsionnistes. Bon, cet épisode est bien meilleur que les précédents, en tout cas. Cela fait plaisir de voir que notre attente est récompensée par une scène d’action impressionnante. Il y a des figurants partout, des résistants qui se font bouffer de tous les côtés et cherchent à tuer les infectés plutôt que de s’enfuir.

On se retrouve alors, un peu contre toute attente, avec un super zombie, bien plus inquiétant que tous les autres : une sorte de super monstre qui n’est pas appétissant du tout et s’en prend aussitôt qu’il sort du souterrain à Kathleen et son garde du corps. Bon, ben voilà qui apprendra à Kathleen le prix de la vengeance, j’imagine. Son garde préféré meurt décapité par ce monstre, et je me demande quand même ce qui explique une telle mutation.

Ellie parvient évidemment à sortir de la voiture avant d’être bouffée à son tour, mais cela la laisse une fois de plus au milieu du chaos ; protégée par un Joel qui fait ce qu’il peut pour dégager les infectés s’en prenant à elle. De son côté, elle repère assez vite Sam et Henry, coincés sous une voiture. J’ai vu assez de séries zombies pour mal sentir la situation : il y en aura forcément un des deux pour se faire mordre à la jambe, non ?

Ellie se défonce pour les sauver et on espère vraiment qu’ils ne sont pas mordus… Mais bon, j’ai bien compris que l’espoir dans cette série, il ne servait qu’à Ellie et Joel. Après tout ça, ils parviennent contre toute attente à s’en tirer… mais Kathleen est encore là pour tenter de les arrêter. Elle a eu la pire des idées du monde à faire ça cependant : elle tourne le dos à l’ensemble des zombies. C’est donc sans surprise qu’elle se fait finalement tuer par une zombie qui lui saute dessus. Non, vraiment, ces infectés ont tendance à être un brin flippant.

Et après autant d’action, l’épisode prend le temps d’un retour au calme auquel je ne m’attendais pas du tout. Je pensais sincèrement que l’épisode allait se terminer sur un cliffhanger dramatique avec tous les zombies, mais finalement, on a vraiment passé beaucoup de temps avec Kathleen juste pour qu’elle soit retirée bien vite de l’équation.

C’est frustrant et répétitif comme manière de présenter les choses, ce qui signifie aussi que c’est prévisible. Et ça me soule un peu, surtout pour des personnages comme Henry et Sam, auxquels je m’attache trop rapidement alors que j’imagine bien que la fin sera plus ou moins rapide. Bon, ça, c’est aussi mon problème, je sais que ça ne peut que mal tourner pour eux sur du moyen terme. Ou du court terme. Le long terme n’existe pas dans une série de zombie, et particulièrement dans celle-ci.

Pourtant, les scénaristes veulent qu’on s’attache à eux : on a ainsi toute une scène dans un motel où nos héros se réfugient et où Ellie et Sam communiquent avec une ardoise, histoire d’évoquer les plus grandes peurs qu’ils ont. Celle de Sam : il a un monstre à l’intérieur de lui, parce qu’il s’est fait mordre par un infecté plus tôt. Il a la bonne idée de s’en confier à Ellie, qui a ainsi l’occasion de tester si son sang peut vraiment servir de vaccin.

Bon, ça me paraît trop simple. Elle rassure Sam et lui met son sang sur la jambe comme s’il s’agissait d’une pommade, mais bon… Je ne le sens pas. Vraiment, on sent bien que cette série est fait pour déprimer.

Pour ne rien arranger, Ellie promet de rester réveillée auprès de Sam, mais elle s’endort, bien sûr. Au petit matin, c’est déjà trop tard pour Sam, bien sûr bis. Ellie se fait donc attaquer par le petit zombie, ce qui réveille aussitôt Joel et Henry. Ce dernier, qui sort son flingue plus rapidement, finit par comprendre qu’il n’a pas d’autres choix que de tuer Sam pour protéger Ellie – et pour se protéger lui-même par extension.

Allez comprendre pourquoi, Henry pointe alors son flingue sur Joel. Quelques secondes plus tôt, ça se comprenait, pour l’empêcher de faire du mal à Sam, même si c’était trop tard… mais là… Non. Je n’ai pas trop suivi Henry sur ses derniers instants, en vrai. Il ne peut que prendre trop mal le meurtre de son petit frère qu’il a lui-même commis – alors que bon, il était déjà mort de toute manière. Face à cette situation horrible, il décide donc de se suicider. Je l’ai vu venir, mais ça n’empêche pas tout ça d’être bien dramatique et triste.

Bon. Ce n’est pas surprenant, après. Ils ont fait un épisode et demi, et puis s’en va. C’est le sort de tous les personnages secondaires de la série apparemment. Il faut s’y faire ; et Ellie comme Joel s’y font, apparemment.

Ils reprennent leur chemin, après avoir enterré Henry et Sam – Ellie prenant le temps d’écrire qu’elle est désolée (de s’être endormie) sur l’ardoise de Sam. Bon, ben, pas de cliffhanger alors. Quant au moment émotions… J’aimais bien les personnages d’Henry et Sam, mais on n’a pas assez de temps pour vraiment s’attacher à eux, malgré les flashbacks interminables. Ils auraient au moins pu les tuer dans l’épisode suivant, de la même manière, pour que ça laisse le temps de se faire à leur présence. Là, je suis triste, évidemment, mais pas en larmes non plus. C’est pourtant ce qu’ils visent, mais après Frank, Bill et Tess, ben, on a compris ce qui allait arriver et j’attends plus le moment où les personnages vont mourir que le moment où ils vont s’en sortir, quoi.

Bref, l’effet inverse de ce qui est recherché.

The Last of Us – S01E04

Épisode 4 – Please Hold to My Hand – 15/20
C’est quand même vachement mieux quand les épisodes durent 45 minutes, non ? La construction de cet épisode est bien prévisible comme j’aime, avec l’action placée exactement là où il faut et la construction trop lente des personnages qui finit par payer au moment adéquat. Il faut juste en passer par des lenteurs qui me semblent parfaitement faciles à éviter tout en construisant malgré tout les personnages, mais bon, c’est à la mode depuis une dizaine d’années, ces lenteurs…

Spoilers

Ellie et Joel font route à travers les États-Unis et s’arrêtent malgré eux à Kansas City.

You can’t escape Will Livingston.

Hum. Je dis que j’aime bien la série, mais elle ne me manque pas quand je ne la regarde pas. Il m’a donc fallu plus de trois semaines pour penser à revoir un épisode – enfin, non, pour le faire. Y penser, ça m’est souvent arrivé, mais jamais au point de donner la priorité à ce visionnage. Pourtant, ça ne dure que 45 minutes !

Tous les retours sur la série sont mitigés, ce qui explique sûrement mon hésitation. Oui, je vais la justifier comme ça, il faut bien me trouver une excuse. L’épisode 4 commence par une scène où Elie a enfin un pistolet en main et nous montre qu’elle sait s’en servir assez pour charger une balle. Bon, après, elle se vise elle-même dans le miroir, je ne suis pas convaincu par l’idée.

Une enfant avec un flingue dans un univers de zombies ? Une fois de plus, ça sent le réchauffé. Sa fascination pour l’arme n’est pas hyper satisfaisante, en plus, du point de vue du message que ça fait passer. Mais bon. Si Ellie est devant un miroir, c’est parce qu’elle attend que Joel fasse le plein, comme il peut, en volant l’essence d’une voiture abandonnée sur le bord de la route. Sans trop de surprise, le pétrole se fait rare et il est désormais coupé à l’eau.

Clairement, Ellie s’impatiente et elle s’occupe comme elle peut, en lisant des blagues dans un livre, puis, pendant le roadtrip, en fouillant la voiture. Elle trouve une K7 qui permet un peu de musique sympa pour ce début d’épisode, mais aussi un magazine porno. Difficile de ne pas s’attacher progressivement à Ellie, même si elle est souvent chiante.

La série profite du roadtrip de ces personnages pour nous montrer quelques paysages dévastés par l’épidémie et la fin du monde, mais, en vrai, tout n’est pas mort pour autant. Il y a encore des bêtes qui vivent en liberté au milieu des champignons, du coup ? Tous ces fonds d’écran sont sympathiques, en tout cas.

Rouler toute la journée, c’est bien, mais ça pose problème tout de même quand il n’y a qu’un seul conducteur : Joel est forcé de s’arrêter. Lui et Ellie se retrouve donc à devoir camper au bout milieu d’un bois. Il manque quelques raviolis, mais ne peuvent pas faire de feu pour autant : Joel a peur de se faire repérer par des humains. Il est toutefois sûr qu’ils sont trop isolés pour que des contaminés soient encore là. C’est déjà ça, mais c’est frustrant en tant que téléspectateurs.

J’ai bien compris que la série allait de toute manière être plus contemplative qu’autre chose – ce ne sera purement une série d’action. Avec seulement deux personnages principaux, c’est compliqué d’être tout le temps dans l’action, j’imagine. D’un autre côté, le jeu est connu pour son efficacité dans les scènes d’action, justement.

La nuit se passe toutefois sans problème majeur. Joel ne semble pas dormir beaucoup, Ellie n’aime pas le café au réveil, et hop, les personnages reprennent la route. C’est l’occasion pour Ellie de faire un peu de géographie et de réviser ce qu’est le Wyoming, mais aussi d’interroger Joel sur Tommy. C’est que ça va être long 25h de ce roadtrip avec seulement deux personnages : j’en arrive à me demander quand sera le prochain flashback, à défaut de pouvoir trouver les points du Bingo Séries me manquant dans cet épisode.

Il faut bien avouer que je décroche de cet épisode, même si les enjeux sont clairs : les deux personnages sont à la recherche du frère de Joel, Tommy, pour espérer pouvoir mettre au point un vaccin avec le sang d’Ellie. J’étais quand même content qu’elle s’endorme pour qu’on arrive plus vite au point d’action suivant.

À son réveil, Joel s’arrête en effet au milieu de ce qui ressemble à une casse… mais qui n’est en fait qu’un gigantesque carambolage. C’est problématique, parce qu’il les empêche de prendre la route qu’ils souhaitaient : un énorme camion est en travers du chemin. Il va donc falloir contourner, en faisant un énorme détour. En théorie. En pratique, Joel n’a pas envie de perdre tant de temps.

Il décide donc de passer en ville pour rejoindre l’autoroute au plus vite. Sa pratique est un peu rouillée en revanche : une fois en ville, il n’a pas de GPS et se perd bien vite, Ellie étant incapable de l’aider avec sa carte ou avec ses connaissances sommaires en panneaux de signalisation. En ville, ils découvrent aussi une zone de quarantaine étrangement vide.

Le problème, c’est que si la quarantaine est vide, la ville ne l’est pas : nos deux héros tombent directement dans un piège. Voilà l’action que j’attendais pour ce genre de séries. Je sais que la construction de personnages est importante, mais on ne va pas se mentir, on est tous un peu là pour l’action quand même. Et la construction est si lente !

Le piège ? Un jeune homme les implore de l’aider, mais c’est en vain : c’est juste une astuce pour les faire sortir de la voiture et les voler, au mieux. Le pire arrive bien vite quand Joel tente de s’enfuir : on balance un projectile énorme sur la voiture, on lui crève les pneus et on lui tire dessus. Cela mène à un accident de voiture bien prévisible. Les deux personnages survivent et ont la bonne idée de ne pas tomber inconscient, ce qui leur permet de survivre à la fusillade qui continue alors.

À nouveau, la série ne cache pas qu’elle est une adaptation d’un jeu vidéo : les tireurs de cette fusillade sont clairement des PNJ qui répètent en boucle les mêmes insultes. Cela n’empêche pas Joel d’être bien emmerdé par ces tireurs : il est fort, mais pas invincible après tout. Il décide qu’Ellie doit se planquer le temps qu’il tue un homme, puis un deuxième. Malheureusement, il n’est pas assez réactif pour faire face à un troisième qui le maîtrise bien vite.

Ellie n’écoute pas les consignes, sans trop de surprise : elle sort de sa cachette, mais elle fait bien : elle parvient en effet à sauver la vie de Joel, qui était en train de se faire étrangler par Bryan, un jeune homme voulant juste venger la mort de ceux qui sont probablement son frère et son père. Elle lui tire dessus, mais elle ne le tue pas pour autant.

La suite est problématique : Bryan supplie Ellie de le sauver et d’arrêter de se battre, mais il est déjà condamné en fait. Il a une blessure à la jambe qui l’empêche de s’enfuir, ce qui permet à Joel d’en finir bien vite avec lui. Bryan supplie tout de même avant, implorant même sa mère de venir à lui. C’est triste et ça met bien mal à l’aise, surtout que c’est Ellie qui l’a condamné et qu’Ellie est encore une ado.

Joel se sent investi de la mission d’en parler avec elle ensuite. J’imagine que ça lui rappelle vaguement sa fille et qu’il se sent con d’avoir créé une situation où Ellie ne pouvait pas faire autrement que tirer une balle dans un type. Blesser les autres, ce n’est jamais une partie de plaisir. Il lui raconte tout ça dans une planque, persuadé que c’est la première fois qu’elle blesse un autre… mais elle lui affirme finalement le contraire. Ce n’est pas tellement une surprise.

Dans le même genre, ce n’est pas une surprise de voir Joel passer à l’étape suivante avec Ellie : il lui apprend à se servir correctement d’un flingue, de manière à sécuriser aussi sa position sans qu’on ne puisse lui voler. Ils font tout ça alors qu’ils sont recherchés par d’autres en ville, même si on ne sait pas exactement qui. À vrai dire, la série fait bien un détour du côté de ces personnages, mais je n’ai pas du tout accroché à la manière de les introduire.

ON nous présente ainsi la leader de ce groupe qui ne fait pas partie de Fedra ou de la résistance habituelle. Elle s’appelle Kathleen et quand on la rencontre pour la première fois, elle parle à un homme, un médecin, pour avoir des informations sur d’autres gens dont on ne sait rien. Assez vite, il est question d’un certain Henry qui semble être l’obsession de Kathleen : elle veut le retrouver coûte que coûte.

Cela dit, quand on lui ramène le cadavre de Bryan et les corps des autres types tués par Joel, elle lance tous ses hommes à la recherche de Joel et Ellie. Cela n’est pas contradictoire avec sa vraie ambition : retrouver Henry et Sam. On devine, grâce à des dessins, que Sam est son fils et Henry son ex, au moins. Dans l’immeuble où les deux se réfugiaient, dans un faux plafond, il y a tout de même un problème : Kathleen et son garde du corps trouvent au sous-sol une grande faille qui semble pleine de champignons. Yay.

Pendant la nuit, Ellie et Joel, qui ont perdu une voiture pleine de provisions quand même, fouillent la ville à la recherche d’un autre moyen de se rendre dans le Wyoming. Avant ça, il leur faut une planque digne de ce nom : ils escaladent donc les escaliers de l’immeuble le plus haut qu’ils trouvent. Et plutôt que de conserver son souffle, Ellie pose encore des questions à Joel, pour comprendre comment il a su repérer si vite le piège qu’on leur a tendu plus tôt. Mouais.

Suffit d’avoir regardé n’importe quelle œuvre postapocalyptique au monde, mais bon, Ellie ne peut pas le savoir, elle y a vécu toute sa vie. Hum. Joel a donc été des deux côtés de ce type d’embuscade, et il a tué des innocents, même s’il ne veut pas le reconnaître comme ça face à Ellie.

Une fois au 33e étage de la tour, les deux personnages n’arrivent plus à monter plus haut et décident de s’arrêter pour passer la nuit. Eh, ça a presque l’air confortable après la nuit dans la forêt ! La conversation entre eux est bien plus intéressante cette fois-ci et la construction de personnages, commencée plus tôt, fonctionne davantage à présent.

On apprend d’ailleurs que Joel entend moins bien de l’oreille droite, et on sait ce que ça signifie : il n’entendra pas d’éventuels ennemis s’approcher de lui dans son sommeil, malgré son piège astucieux pour ça. C’est effectivement ce qu’il se passe : le cliffhanger laisse Ellie et Joel en joug d’armes à feu tenues par un homme et un enfant – Henry et Sam, forcément.