The Last of Us – S01E08

Épisode 8 – When We Are In Need – 16/20
Le schéma de la série commence à être trop répétitif après seulement huit épisodes, ce qui n’est tout de même pas idéal. L’avantage, c’est que l’histoire qu’ils adaptent est vraiment bonne, portée par un duo de personnages excellents et des scènes d’action rares, mais efficaces. On y ajoute de beaux décors et le tour est joué.

Spoilers

Ellie croise le chemin d’hommes dangereux alors qu’elle chasse pour Joel.

Yeah but maybe that’s God’s will.

Quand paraîtra cet article, un nouveau podcast de 42 minutes sera sur le point d’être enregistré : si vous le lisez au moment de la parution, RDV dans une heure, car on y parlera de The Last of us, justement. Par contre, moi, ça veut dire qu’il a fallu que je sacrifie deux heures de mon week-end pour terminer la saison – au détriment des derniers épisodes de la franchise Grey’s Anatomy. Autrement dit, ça partait mal pour cet épisode, qui commençait déjà avec une petite aversion de ma part.

Une fois n’est pas coutume, l’épisode nous proposait en plus de s’intéresser longuement à la vie de survivants de l’apocalypse en plein blizzard. Cela aurait pu être intéressant pour nous… si on avait eu une vraie introduction de ces personnages avant ou si on savait quel était l’intérêt de nous montrer un homme – David – apparemment assez cruel avec ses hommes, et avec une petite fille qui vient de perdre son père. Il a tout de même un ami, James.

Non, vraiment, autant le dire tout de suite : je n’ai pas du tout accroché à ce début d’épisode. Je ne doutais pas que ça finirait par avoir un lien avec le reste de la saison, mais je n’accroche pas trop à ces manières de faire : ça avait déjà été le cas en début de saison en plus et ça commence à vraiment me taper sur le système. Frank, Bill, Henry, Sam, Kathleen… Cela fait beaucoup de passages pour peu d’intérêt à long terme.

BREF. On reprend ensuite l’intrigue de Joel et Ellie, et on ne va pas se mentir : je suis là pour ça. J’aime bien Ellie, à défaut de supporter vraiment Joel, donc ça m’a fait plaisir de la voir venir en aide à Joel comme elle pouvait. Elle se retrouve à devoir tout gérer seule, et ce n’est pas évident : entre la blessure de son daddy d’adoption et la bouffe.

Ellie se rend donc seule à la chasse et on sentait bien que ça allait déraper pour elle. Evidemment, elle se retrouve confrontée assez vite à James et David. Voilà, il fallait bien que l’introduction serve à quelque chose, mais la vérité, c’est qu’elle ne sert quand même à rien. On aurait pu rencontrer ces personnages à ce moment-là, ça aurait été très bien.

J’ai tendance à me perdre beaucoup dans ma manière de résumer ces épisodes, tout de même. On va dire que vous êtes venus lire mon avis plus que le résumé, de toute manière. Ellie chasse donc une biche qui n’a rien demandé et qu’elle arrive à tuer, mais ce sont James et David qui retrouvent en premier l’animal. Ils espèrent l’embarquer sans que personne ne les remarque, mais bien sûr, Ellie les repère bien vite.

J’ai bien aimé le marchandage qui se met aussitôt en place : Ellie est assez maligne pour désarmer les deux hommes avant qu’ils ne comprennent qu’ils ont affaire à une adolescente seule. Elle ferait mieux de ne pas écouter du tout David, parce qu’il a une tête qui ne m’inspire pas confiance, mais j’avoue que le David est malin : il donne son prénom et celui de James pour éviter de se faire tirer dessus, puis sympathise avec Ellie en lui proposant de faire un échange. Il a besoin de bouffe pour sa communauté, alors il lui propose ce qu’elle veut en échange.

Ce qu’elle veut, ce sont des médicaments pour lutter contre l’infection qui touche Joel, évidemment. Elle envoie donc James les chercher, puis continue de papoter avec David. Je ne le sens vraiment pas ce type, il a des yeux qui sentent bons le psychopathe et un discours religieux qui ne me dit rien qui vaille dans une série apocalyptique.

La série ne traine pas trop dans la révélation, heureusement : James revient rapidement dans la cabane où Ellie et David s’abritent, avec les médicaments, mais aussi avec un flingue qu’il braque sur Ellie, la soupçonnant d’avoir tué Alec, le père de la gamine du début d’épisode. Ce n’est pas exactement vrai : c’est Joel qui l’a tué. En effet, David révèle qu’il fait partie du groupe des attaquants d’Ellie et Joel. On cherche encore à comprendre vraiment pourquoi ils les ont attaqués, hein, mais bon, l’essentiel, c’est qu’Ellie parvient finalement à s’en tirer.

C’est inattendu : David demande à James de baisser son arme et donner les médicaments à Ellie, et il la laisse s’enfuir. On sent bien qu’il a une idée derrière la tête, mais pour l’heure, Ellie se contente d’aller donner son médicament à Joel… Comme elle peut (mal, mais bon). De son côté, David rentre dans sa communauté et leur assure qu’il ira arrêter Joel le lendemain, pour le traduire en justice.

Sa fille – Hannah – a une vision de la justice bien particulière, espérant aussitôt la peine de mort. Si David est un gros connard qui la frappe, j’ai au moins aimé sa réaction qui le suppose anti-peine de mort. Il croit en Dieu, il est au moins logique de ce point de vue-là. Les scénaristes aussi semblent suivre leur propre logique, avec un épisode qui traîne ensuite en longueur, pour le plaisir de le voir traîner en longueur. J’imagine inévitablement que s’il est si important de les voir en galère de bouffe à cause de l’hiver interminable ET de les voir manger de la viande rouge, c’est parce que ce n’est pas simplement de la bouffe qu’ils bouffent – c’est de la viande humaine. Nous verrons bien.

En attendant, Ellie continue de s’occuper de Joel. Au matin, des oiseaux qui s’envolent à proximité du quartier où elle a élu résidence lui annoncent la présence d’ennemis à sa recherche. Bien sûr, ça ne manque pas, mais David et James sont en plein débat pour décider de laisser en vie Ellie.

Ellie, oui, son cheval, non. En essayant de les éloigner de Joel, elle attire trop l’attention sur elle. James peut donc tirer sur son cheval, puis être à ça de la tuer, parce que c’est ce qu’il voulait, pour ne pas avoir une bouche de plus à nourrir. Si je comprends son point de vue, tout le délire religieux qui s’impose dans la série comme ça m’a un peu blasé plus qu’autre chose. En plus, je n’ai eu aucun doute sur la survie ou non d’Ellie. C’est un peu le problème quand on n’a que deux personnages principaux et qu’il y en a un qui est à peine capable de tenir un couteau : on comprend vite qui ne risque pas d’y passer du tout.

Ellie est donc ramenée dans son campement par David, alors que Joel continue de se défendre comme il peut. Même blessé à mort, il est encore capable de tuer un autre type. Décidément, Joel se fait plein d’amis sur la route, c’est indéniable. Il réussit ensuite à attaquer un deuxième homme en le prenant par surprise. Son but ? Prendre des otages pour en savoir plus sur Ellie et sa nouvelle localisation maintenant qu’elle a été enlevée.

La torture est efficace apparemment : il obtient vite des informations de la part de l’homme qu’il torture. Ensuite, il le tue, devant le deuxième qui n’a donc rien à dire, mais qui se fait tuer aussi. Heureusement que Joel était clairement mourant quand Ellie l’a abandonné : là, il est de nouveau en pleine forme. Vraiment.

Au campement de David et James, Ellie se réveille finalement dans une cage. Elle est en prison – après tout, elle a tiré sur des gens depuis son cheval. Elle se retrouve toutefois bien coincée dans sa cage – mais aussi de manière imagée : elle ne peut plus venir en aide à Joel et elle est donc toute seule pour trouver un moyen de s’en sortir et de le soigner.

Alors qu’elle essaie de s’enfuir, elle se rend soudainement compte qu’au beau milieu de la cuisine dans laquelle elle est, il y a une oreille coupée. Oui, oui, une oreille coupée : comme prévu, la communauté de David est cannibale – sans forcément le savoir. Ils sont de la communauté de David ou ils sont l’ennemi de la communauté de David, j’imagine. Bref, David affirmait que tout arrivait pour une raison, et j’imagine que de son point de vue, les cadavres sont là pour qu’on puisse les manger en cas de famine, hein.

Dans tout ça, David essaie encore de convaincre Ellie de rejoindre son groupe. Je ne sais pas trop ce qu’il vise : est-ce qu’il veut coucher avec et se marier avec elle plus tard ? On dirait vraiment qu’il est en train de la draguer et de la séduire. Ellie se laisse faire juste assez pour gagner sa confiance et tenter de récupérer les clés.

Elle était à deux doigts d’y arriver – et non, je ne parle pas des doigts tordus de David pour ça – mais finalement, il prend le dessus sur elle et lui explose la figure contre sa cage. Aïe. En tout cas, elle a réussi à vraiment énerver David, qui revient donc avec James pour la tuer et la manger plus tard. Fort heureusement, elle est suffisamment maligne pour révéler juste à temps qu’elle est infectée – et que David l’est aussi car elle l’a mordu.

Pris par surprise, celui-ci baisse la garde. Il n’aurait pas dû, parce que James fait de même et qu’Ellie non : elle voit bien que c’est sa seule opportunité de rester en vie à présent. Elle réussit à choper le couteau avec lequel on allait la tuer et le planter dans la carotide de James. Adieu, James. J’ai presque eu de la peine pour lui – il ne faisait que suivre un leader après tout.

Ellie parvient donc à s’enfuir de la cuisine, mais pas du bâtiment dans lequel elle est : c’est David qui en a les clés. Qu’à cela ne tienne, Ellie se bat contre lui avec ce qu’elle a sous la main, notamment une bûche enflammée qu’elle envoie judicieusement sur un rideau. Le feu se propage bien rapidement et c’est embêtant, parce qu’Ellie est toujours bloquée dans le bâtiment. Une fois de plus, cette situation sentait bon le jeu vidéo, je trouve, avec le méchant David qui lui raconte sa vie au passage.

Ellie est vraiment trop forte, réussissant à le planter avec un couteau par surprise. Bon, ce n’est pas encore tout à fait suffisant pour ce gros connard qui est clairement en train de jouir de la situation. Il apprécie particulièrement de pouvoir la violer, apparemment, la rouant de coups et se mettant sur elle en précisant que c’est justement la partie qu’il préfère, quand elle se débat. Ca n’avait pas l’air d’être ce qui l’excitait avec Hannah, mais euh… admettons ?

Heureusement pour elle, une fois de plus, Ellie parvient à échapper à cette situation catastrophique en réussissant in extremis à choper le couteau qu’elle a fait tomber. Elle nous tue donc David de quelques coups de couteau. Enfin, pour faire bonne mesure, disons que David n’a rien à envier à Jules César à la fin de l’épisode, hein.

Après ses multiples coups de couteau permettant de sceller le destin prévisible de David (et de tous les personnages qui ne sont ni Ellie, ni Joel), Ellie peut donc sortir du bâtiment toujours en train de brûler et terminer… dans les bras de Joel, qui la réconforte comme s’il s’agissait de sa propre fille. C’est mignon tout plein, mais il n’y a donc personne pour voir que le bâtiment est en train de cramer ? Ellie et Joel s’en vont ensemble dans la neige comme si de rien n’était, loin de ces cannibales – Joel a trouvé tout de même plusieurs corps décapités et prêts à être mangés.

Rendez-vous à 21h sur Youtube pour parler plus longuement de l’ensemble de cette saison 1 – et après le podcast pour la critique de l’ultime épisode !

Most Dangerous Game – S02E08

Épisode 8 – A Good Lawyer’s Hard to Find – 14/20
S’il y a deux bonnes – très bonnes même – choses dans cet épisode qui font que je suis content de l’avoir vu, je trouve qu’il est globalement dans l’abus vis-à-vis des règles du jeu énoncées depuis la saison 1. Avec tout juste huit minutes au compteur, il est également un peu court, c’est dommage.

Spoilers

Victor est arrêté par la police.

Yeah, I’ll fight Prince Charles.

Victor est foutu. Vraiment. Il se fait arrêter, donc il se fait récupérer son portable une fois au commissariat. Tous les chasseurs savent où ils se trouvent, et il comprend aussitôt que les organisateurs du jeu aussi. Il sait très bien ce que ça signifie pour lui : il est un joueur permanent. Pour son vol de bateau et sa fuite face à la police, Victor est embarqué dans une situation qui ressemble à de la comparution immédiate. Malheureusement pour lui, il n’a pas d’avocat. Oui, c’est vraiment malheureux : la série lui en fournit un, évidemment… Clive. Oh bordel.

Je savais déjà que celui-ci ferait son retour en saison 2. Il était tellement glaçant en saison 1 ce personnage ! Il l’est toujours pour son retour : le voilà donc qui se présente à la juge comme étant l’avocat commis d’office à Victor. Il le fait libérer en très peu de temps, expliquant que M. Dupree, le patron de Victor, a déjà payé la caution.

C’est entièrement faux : on a vu juste avant ça Joséphine s’impatienter que le boss de son frère ne puisse rien faire pour les aider et refuse de se rendre immédiatement au commissariat pour continuer de chercher des solutions. Josephine se retrouve à voler une voiture pour s’y rendre, mais elle arrive trop tard : Clive a déjà fait libérer Victor.

Ce dernier est un peu trop naïf et pense vraiment avoir affaire à un ami… jusqu’au moment où, pas de bol, il comprend que ce n’est pas le cas car le téléphone du jeu est connecté à la voiture de Clive. A l’autre bout du fil, Miles. Il lui propose, avec sa propension habituelle aux bavardages, un dilemme bien plus simple et rapide que ce que la série nous a vendu : soit il sort de la voiture avec une nouvelle identité et la certitude d’être poursuivi à vie par trois serial killers – sachant que personne n’a jamais survécu plus de 84 jours comme ça – parce qu’il a enfreint les règles du jeu, soit il accepte de se retrouver seul à seul dans une pièce avec Clive cherchant à le tuer. S’il parvient à sortir de la pièce, alors le jeu reprend, avec les trois tueurs restants.

Non, vraiment, Victor ne sait pas dans quoi il s’embarque quand il accepte de se battre contre Clive, mais en même temps, on espérait tous voir ça arriver. Après, je trouve ça trop simple comme porte de sortie. Contourner la règle comme ça, c’est frustrant : elle a été énoncée clairement en début de saison et j’aurais aimé voir Victor rester une proie jusqu’à ce qu’il fasse renverser le jeu.

En plus, le pauvre, il fait tout ça pour de l’argent qu’il ne peut même pas toucher. Suite aux révélations de Joséphine, la police gèle les virements qu’il reçoit. Il ne le sait pas encore cependant, alors il se contente d’écouter la musique de Clive en attendant de se retrouver dans une pièce où celui-ci sera prêt à le tuer – ou à mourir.

Deux choses valaient le coup dans ce très court épisode : d’abord, retrouver Clive et son flegme habituel ; ensuite, apprendre la mort de Tyler, le propriétaire de Katie… Il s’est noyé en allant chercher son chien ; sachant que la chienne, elle, a survécu sans problème. Le karma.

Vus cette semaine #12

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Le week-end était chargé, alors que c’est normalement là que je rattrape tous mes hebdos. Par chance, j’ai réussi à me maintenir à jour à peu près dans la semaine et j’ai vu le tout dernier épisode de Sacha et Pikachu, ce qui fait que je n’ai jamais que trois ou quatre épisodes de retard en fin de semaine. Bon, je ne sais pas quand les rattraper, mais certaines séries étant en pause cette semaine, ça devrait le faire. Espérons. En vrai, ce n’est pas gagné : avec le ramadan, je me suis lancé dans une nouvelle série ramadanesque au rythme d’un épisode par jour !

12 épisodes vus

9-1-1 – 9-1-1 Lone Star – Fallujah – How I met your father – The Last of Us – The Mandalorian – The Watchful Eye – Pokemon

Comme promis, mes critiques de Most Dangerous Game étaient bien de retour cette semaine, de même que celles des hebdos de la semaine dernière. L’air de rien, ça faisait déjà une douzaine de critiques à mettre en ligne ! Aujourd’hui, je publie les dernières de The Last of Us et de manière globale, j’arrive à poster à peu près les bons jours tous mes articles. J’hésite encore à faire des critiques par épisode pour Fallujah, mais bon, c’est chronophage cette affaire… C’est plutôt cool à regarder cela dit, même si c’est très américanisé cette série !


9-1-1

9-1-1 – S06E11 – In Another Life – 12/20
J’ai beau essayer d’accrocher aux épisodes « what if », il faut bien se faire une raison : je n’aime pas ça. Je savais que ça allait en être un, et même en étant au courant, j’ai trouvé que c’était long et qu’on perdait du temps pour peu de choses. Certes, il y a un personnage qui arrive à bien évoluer et l’épisode s’en sort en proposant l’air de rien quelques avancées, mais j’ai quand même l’impression qu’on a perdu du temps sur le récit global de la saison plus qu’autre chose.
9-1-1 – S06E12 – Recovery – 14/20
Concrètement, cet épisode est tout ce qu’on peut attendre de la franchise, sans plus pour autant. Les deux intrigues mises au cœur de l’épisode permettent une bonne évolution des personnages et avancent à bonne vitesse pendant tout l’épisode ; c’est divertissant, ça passe vite, ça manque peut-être un peu d’interventions over the top, mais c’est un bon épisode.
9-1-1 Lone Star – S04E08 – Control Freaks – 15/20
Le thème de l’épisode n’est pas forcément exceptionnel, mais il est simple et efficace. C’est exactement comme ça que je le résumerais : simple dans les intrigues qu’il propose, efficace en humour et développement. Il ne marquera pas forcément la série sur du long terme, mais le job de divertissement est parfaitement rempli. Le genre d’épisode qui fait passer une bonne soirée, donc, et qui est exactement ce que j’attends de cette série.
9-1-1 Lone Star – S04E09 – Road Kill – 17/20
Bien que prévisible dans son montage général, l’épisode est un vrai petit plaisir et se concentre une fois de plus sur un personnage que j’aime beaucoup. Son intrigue en ce milieu de saison fonctionnait bien et je trouve que la série a compris comment enchaîner plusieurs arcs narratifs en les superposant. Si ça permet en plus de mettre en valeur chaque personnage d’ici la fin de saison, ce sera vraiment une réussite.

Grey’s Anatomy

Grey’s Anatomy – S19E10 – Sisters Are Doing It for Themselves – 17/20
C’est toujours un plaisir de retrouver la série aussi en forme après dix neuf saisons. Très clairement, ce qui a été mis en place en septembre dernier fonctionne très bien et donne envie de suivre beaucoup plus les nouveaux personnages que les anciens. Bon, c’est peut-être aussi parce qu’ils ne restent presque plus que des personnages que je ne supporte pas chez les anciens…

How I met your father

How I met your father – S02E03 – The Reset Button – 12/20
La série continue sur sa lancée : toutes les blagues sont au choix trop prévisibles ou trop lourdes, mais à chaque fois, je passe totalement à côté de l’humour de la série. Et pourtant, j’aurais bien aimé rire ! Il y a bien quelques petits moments qui fonctionnent, mais dans l’ensemble, je trouve que ça essaie trop de ressembler à la série d’origine tout en voulant se sentir jeune ; et ça passe totalement à côté de la tranche d’âge des personnages mis en scène. Enfin, la lourdeur vient aussi de la volonté des scénaristes de nous annoncer tout ce qui arrivera par la suite… Qu’ils se concentrent déjà sur l’épisode en cours et sur tous ses défauts !

Most Dangerous Game New-York

S02E01 – Auction – 13/20
Quel plaisir de retrouver la série, en vrai ! Je l’ai attendue pendant trois ans et je pensais sincèrement que la saison 2 ne verrait jamais le jour. Ce n’était pas gagné avec l’échec de Quibi et ce format improbable. Seulement, voilà, la meilleure série de Quibi ne pouvait que revenir, « plusieurs mois plus tard », comme ils disent. Reste un problème : la mise en place est toujours longue et n’est pas forcément ce pour quoi on est là. J’attends l’action, la vraie !
S02E02 – Play Ball – 14/20
Comme en saison 1, cet épisode permet d’en apprendre davantage sur le héros de la saison et sur le jeu… C’est un peu répétitif, sans pour autant être désagréable. Au contraire, même, ça fait monter l’impatience et l’excitation de cette nouvelle saison, tout en ayant un petit côté familier qui est bien plaisant. Vivement la suite.
S02E03 – Devil in the Outfield – 18/20
Voilà, on y est, la série qui me manquait pour les doses d’adrénaline et toute l’action qu’elle proposait est de retour en grande forme. Il était temps ! Je savais que les premiers épisodes seraient vite oubliés une fois pris dans l’action, et bordel, c’est le cas. Pas le temps de respirer ou de voir passer les dix minutes de cet épisode, clairement.
S02E04 – On the Wrong Track – 19/20
Bien qu’encore prévisible par moments, cet épisode parvient mieux à surprendre. Malgré le format de dix minutes, je suis impressionné par tout ce qu’il se passe dans chaque épisode. Comme il y a trois ans, je me retrouve à fond dans la course poursuite mis en scène – et contrairement à il y a trois ans, je n’hésite pas à écrire des articles bien plus longs. Finalement, en dix minutes, j’écris quand même l’équivalent de la moitié de ce que j’écris parfois pour des épisodes de 40 minutes. Vraiment, belle qualité.
S02E05 – En Fuego – 17/20
Un peu moins d’adrénaline pour un épisode qui ressemble moins à une course poursuite et qui semble prendre plus de temps à développer des intrigues secondaires. Pourtant, il ne reste pas tant d’épisodes que ça et le jeu vient à peine de commencer… Cela me rend curieux : de quoi pourra bien être faite la suite de la saison ?
S02E06 – Katie Girl – 15/20
Je suis moins convaincu par ce que propose cet épisode, parce qu’il prend des raccourcis et que ça donne l’impression qu’on nous épargne le contenu de plusieurs épisodes. En fait, c’est un problème qu’il me semble avoir eu en saison 1 aussi : j’aimerais qu’on puisse voir toute la journée bien plus en temps réel. C’est difficilement faisable en 12 épisodes en dix minutes.
S02E07 – Busted – 15/20
Si je retrouve avec cet épisode quelques défauts m’ayant déjà énervé lors de la première saison, je trouve qu’il apporte aussi des idées qui seront intéressantes pour la suite. Une fois de plus, j’ai surtout hâte de voir comment tout ça va être développé et je trouve difficile de m’arrêter dans le visionnage – en fait, je crois que je vais enchaîner toute la fin de saison si ça continue.

The Last of Us

The Last of Us – S01E06 – Kin – 12/20
Que l’épisode prenne son temps et ralentisse le rythme, c’est une chose que je peux comprendre vis-à-vis de la construction de la saison. Cependant, je me rends compte que j’aime de moins en moins le personnage principal et je trouve que trop de scènes nous faisaient tourner en rond pour rien. C’est une chose de vouloir construire ses personnages lentement, c’en est une autre de proposer des scènes qui ne servent qu’à passer le temps avant un moment où, dans une situation en tous points similaires, on avancera enfin.
The Last of Us – S01E07 – Left Behind – 15/20
Le principal reproche que je peux faire à cet épisode est qu’il est trop prévisible et qu’on attend un bon moment qu’advienne ce qu’il advient. C’est sans vraie surprise, donc, et il faut surtout profiter de sa photographie quand on le regarde. Les acteurs sont excellents, ça aide toujours, mais vraiment, je crois que la série vaut principalement le coup pour ses décors. Pas sûr que je sois venu pour ça à la base…

The Mandalorian

The Mandalorian – S03E04 – The Foundling – 17/20
J’ai largement préféré cet épisode qui, l’air de rien, approfondissait aussi bien le passé d’un personnage qu’il mettait en valeur l’évolution d’un autre. C’était réussi, visuellement toujours aussi magnifique à regarder et l’action fonctionnait vraiment. Bon, une fois de plus, les enjeux sur le long terme sont oubliés, ce qui est un peu gênant après l’épisode précédent qui semblait introduire des éléments dont on ne nous parle plus aujourd’hui, mais c’était top.

The Watchful Eye

The Watchful Eye – S01E09 – The Serpent’s Tooth – 18/20
Cet épisode nous précipite clairement vers la fin de saison et c’est une excellente chose : les intrigues se recoupent et se croisent, les révélations pleuvent, les personnages partagent enfin certaines informations et d’autres assument un peu plus leur véritable nature. En vrai, c’est palpitant de suivre tous les secrets de ces riches, sans que ce ne soit qu’un soap basique. Vraiment, j’aime cette première saison et cette série. Je ne sais pas comment ça se terminera, mais je suis fan et j’espère une saison 2 parce que dix épisodes, c’est trop peu !

Station 19

Station 19 – S06E10 – Even Better Than the Real Thing – 15/20
Je trouve l’épisode un peu trop schématique dans les intrigues qu’il propose, car on voit très bien où ils veulent en venir dans chacune d’entre elles à peu près dès le début de l’épisode. Ce n’est pas forcément négatif, bien sûr, surtout que c’est logique après six saisons que l’on puisse avoir nos petites habitudes. Cependant, j’ai trouvé que ça manquait un peu de surprises. Après, je continue d’accrocher à l’ensemble des personnages, alors je ne vais pas me plaindre !

> Vus en 2023 

 

How I met your father – S02E03

Épisode 3 – The Reset Button – 12/20
La série continue sur sa lancée : toutes les blagues sont au choix trop prévisibles ou trop lourdes, mais à chaque fois, je passe totalement à côté de l’humour de la série. Et pourtant, j’aurais bien aimé rire ! Il y a bien quelques petits moments qui fonctionnent, mais dans l’ensemble, je trouve que ça essaie trop de ressembler à la série d’origine tout en voulant se sentir jeune ; et ça passe totalement à côté de la tranche d’âge des personnages mis en scène. Enfin, la lourdeur vient aussi de la volonté des scénaristes de nous annoncer tout ce qui arrivera par la suite… Qu’ils se concentrent déjà sur l’épisode en cours et sur tous ses défauts !

Spoilers

Sophie rencontre l’acheteur de son tableau, Valentina et Charles recommencent une vie amoureuse… chacun de son côté.

She’s amazing. You hear me? She’s amazing.

J’ai toujours autant de mal à me motiver à regarder la série, et j’avoue que ça n’aide pas de savoir que ça commence toujours par la Sophie gênante qui fait tout pour être le plus gênante possible. Les scénaristes sont à la ramasse la plus totale, c’est dingue. Je vois mal un jeune de vingt ans en 2050 être choqué que sa mère puisse embrasser sa tante lesbienne. Bordel, déjà en 2020, c’est un non sujet pour un tas de gamins – et j’ai envie de dire, déjà en 2000 même. Par contre, de là à nous dire que c’est normal d’embrasser tous ses amis… Mouais. Des soirées alcoolisées et des jeux à vingt ans, OK, mais à trente ans ?

Je ne vis pas dans le même monde que ces scénaristes et je me suis retrouvé bloqué là-dessus. J’en ai raté l’intrigue principale concernant Sophie, une fois de plus liée à son travail. Elle embarque Jesse dans un entretien avec un homme riche qui est le cliché de l’homme riche insupportable de base : il bouffe des trucs bizarres, est cannibal et sexiste. Tout ce qu’il faut pour être appréciable, quoi. Si Sophie et Jesse débarquent chez lui, c’est simplement parce qu’il a acheté le tableau de Sophie… mais pas pour les raisons qui feraient plaisir à Sophie. En fait, l’homme et sa femme sont tombés amoureux de Jesse, qui serait la virilité incarnée selon eux. Euh ?

Admettons. L’homme décide d’utiliser la photo de Sophie pour représenter son mouvement masculiniste de base – sexiste, homophobe, tout ce qu’on aime. Forcément, ils le vivent mal : Jesse n’a pas envie que son visage soit associé à ce mouvement, forcément. Pour réussir à changer tout ça, Sophie et Jesse décident d’entrer dans leur jeu pour que Jesse puisse retirer discrètement le tableau. Il n’est pas assez fort pour ça, cela dit. Non, vraiment, la série force trop les traits pour que ce soit 100% drôle. Même les gags qui reviennent au sein d’un même épisode me désespèrent alors que je suis supposé adorer ça.

Toute cette intrigue permet à Sophie d’arriver à la conclusion qu’elle est heureuse d’être amie avec Jesse… Et je ne vois pas pourquoi ils avaient besoin de tout ça pour en arriver là. En tout cas, ça leur permet, d’après la Sophie du futur, d’atteindre le bouton reset dans leur relation. Ou pas. Elle est clairement toujours amoureuse. Bon, il est à noter que dans l’épisode Sophie perd la photo en la posant sur un taxi… mais eh, la nouvelle mode de la série est de nous assurer qu’on saura plus tard comment les choses se passeront : Sophie va donc récupérer la photo, elle va donc embrasser Ellen un jour, elle va lui ruiner aussi sa nouvelle thérapeute… BREF, REGARDEZ BIEN LA SUITE HEIN. Lourdeur.

Thérapeute ? Oui, pendant ce temps, Valentina n’a toujours pas déménagé toutes ses affaires de l’appartement de son ex et d’Ellen. Elle en profite pour souligner qu’elle est prête à recommencer à faire des rencards, pour récupérer les places d’Ellen au Bar Pacifica. Apparemment, c’est classe comme lieu. Finalement, c’est un restaurant comme un autre quand elles y arrivent avec le rencard sans visage de Valentina. Là encore, ça sent le réchauffé d’How I met your mother : le copain n’a pas de visage, comme Blabla n’avait pas de nom par exemple.

Pourtant, la série ne sait pas quoi faire de ce gag, à part utiliser un smiley pour exprimer ses émotions (la seule vraie réussite à vrai dire, ça m’a fait sourire) ou pour représenter son sexe, parce qu’évidemment, Valentina couchera avec cet anonyme à la fin de l’épisode, pour le plaisir de voir un bel homme nu se balader dans son appartement sans la moindre pudeur face à une Sophie qui se comportera comme une adolescente quand elle le verra. C’est peu crédible vu la soirée de merde qu’elle passe, en plus : si au départ, Valentina s’entend très bien avec Ellen et Rachel pour leur double rencard, la tension grimpe vite quand Rachel explique ne pas croire en l’astrologie.

C’est gênant pour Valentina qui adore ça et ne comprend pas la psychologue en face d’elle. Finalement, elles trouvent un terrain d’entente en critiquant Ellen. Vraiment, super la relation amoureuse d’Ellen si dès le premier épisode on en arrive à cette intrigue ! Bon, en vrai, j’aime bien le développement que ça provoque, avec une Ellen qui révèle malgré elle quelques failles et le vrai besoin de voir une psychologue. Ce ne sera pas Rachel, mais c’est déjà bien qu’elle en découvre le besoin. Par contre, dans le futur, Sophie continue d’être détestable et je vais finir par vraiment vouloir qu’elle reste célibataire, hein.

Enfin, la troisième intrigue se concentre sur Hannah et Sid, qui continuent de galérer pour leur vie de couple à distance. S’ils n’arrivent pas à trouver de moyens de se rejoindre avec le peu d’économies qu’ils ont encore, ils ont une chance incroyable. Poussé par Valentina qui recommence à faire des rencards, Charles décide lui aussi de replonger dans le grand bain. Il a très peur de se retrouver seul en rencard cependant, parce que bon, il est aux États-Unis. Il organise donc une soirée avec Hannah et Sid… et son rencard, Alice.

Et ça tombe bien : Alice est chargée de gérer les récompenses offertes par les compagnies aériennes et les points… Il n’en faut pas plus pour que Sid et Hannah soient archi fans d’Alice et fassent tout pour que le rencard avec Charles se passe bien. C’est plutôt marrant, même si trop forcé dans la mise en place du quiproquo avec Charles qui n’est pas au courant de ce qui plaît tant à ses amis chez Alice. Sid et Hannah font donc tout ce qu’ils peuvent, mais Alice est le cliché vivant de la bizarrerie.

Alice est heureusement très amie avec Hannah en fin d’épisode, donc elle aide le couple à résoudre ses problèmes pour continuer de se voir régulièrement. Bizarrement, elle déteste en revanche Sid qui en veut trop à ses points selon elle. Bon, ce n’est pas grandiose. L’épisode se termine toutefois par Charles qui se débarrasse d’Alice, avant de rencontrer, au bar, une femme que Sophie introduit comme importante dans sa vie. Franchement, c’est un sosie de Valentina, ça craint, surtout que Valentina, elle, couche avec son random, mais sans être prête à tourner la page encore… Enfin une intrigue qui donne envie de continuer la série !