Bingo Séries #72

Salut les sériephiles,

Bonne rentrée à toute la région parisienne par ici. J’en fais partie, alors autant vous dire que je suis heureux de lancer une nouvelle grille de bingo pour que la série ne soit pas 100% pourrie par cette actualité morose. Bon, il dit ça, mais on le voit venir avec son premier thème du mois aussi… Je vous jure que ça me change les idées quand même d’écrire cet article et que je suis ravi d’enterrer dès minuit la grille précédente qui n’a vraiment pas été synonyme de succès.

Pour les nouveaux, les règles sont en fin d’article. N’hésitez pas à poster dans les commentaires ou à me contacter sur Twitter (@ShipouJG) s’il vous reste des questions après lecture de cet article – parce que j’y réponds toujours ! Et si j’oublie d’y répondre, relancez-moi, ce sera passé inaperçu entre deux notifs…


Grève

On ne peut pas faire l’économie de ce sujet en ce moment, alors bon, ça me fera penser au Bingo chaque fois que je vais en entendre parler… en attendant une possible grève des scénaristes en avril/mai !


  1. Un personnage ne se rend pas au travail alors qu’il devrait.
  2. Un personnage voit (ou participe à) une manifestation.
  3. Un transport en commun cesse de fonctionner de manière inattendue*.
  4. Le mot grève (« strike ») est prononcé*.

C’est le moment de vous lancer dans la saison 5 de Station 19 si vous ne l’avez jamais vue. Sinon, pour le point 3, ça fonctionne pour les pannes comme pour les accidents (sinon, on ne s’en sort pas), et ça fonctionne même s’il n’y a que les figurants qui ne s’y attendent pas. Pour le point 4, le nom propre « Strike » ne fonctionne pas – on ne cherche pas un personnage qui s’appelle comme ça pour détourner le point.

Et quand vous aurez les quatre points du thème, vous pourrez tweeter ça (mais même moi j’oublie de le faire) :

Il y a des grèves partout, même dans mes séries ! #BingoSéries


Orientation


5. Un personnage parle d’orientation sexuelle.
6. Un personnage change d’orientation professionnelle*. 
7. Un personnage demande son chemin (car il n’a pas le sens de l’orientation).
8. Un personnage parle d’orientation scolaire.


Les mots qui ont une telle polysémie, c’est le pied pour trouver des points ! Cela permet aussi de brasser large pour les genres de séries à regarder… et ça permet d’être sûr de trouver au moins une partie des points. Après, ça signifie aussi qu’il faut regarder plein de choses, donc c’est un thème faussement simple, contrairement au précédent qui était complètement difficile. Ah, en fait, pour le point 6, changer de spécialité quand on est chirurgien ou devenir détective quand on était officier, ça compte (et oui, ce point est déjà pré-marqué pour moi).

Si vous ne savez plus quoi faire de vos soirées, mon meilleur conseil d’orientation, c’est de participer au #BingoSéries !


Code 


9. Plein de lignes de code à l’écran. 
10. Un code est utilisé par un personnage*.
11. Une référence à un texte de loi nommé « code »*.
12. Un code postal est aperçu ou prononcé.


Voilà un autre thème qui permet de se diversifier car c’est un mot passe-partout, le code. Pour les lignes de code, vous avez l’exemple dans le gif, mais ça me va aussi si c’est du code HTML ou un code inventé pour un personnage pour rendre privée sa correspondance. Pour le point 10, on cherche un code utilisé sur une machine : code de carte bleue, code pour entrer dans un immeuble, mot de passe pour entrer sur un site… Ce devrait être facile d’en trouver un ! Pour le point 11 : code civil, code pénal, code des États-Unis (USC), etc. Sur un malentendu, je vais peut-être reprendre Suits (non, vraiment, ce n’est pas à l’ordre du jour).

Une fois ce thème terminé, je vous laisse déchiffrer ce code hautement indéchiffrable (n’est-ce pas ?) avant de le tweeter.

uꓵ ǝɯ̀ǝɥꓕ ́ǝuı̣ɯɹǝꓕ ‘ſ nꓷ #BingoSéries ǝɹʇnⱯ ı̣Ɐ


Boîtes aux lettres


13. Un personnage utilise une boîte aux lettres.
14. Un personnage utilise sa boîte mail numérique.
15. Une boîte aux lettres est visible sans être utilisée.
16. Une boîte aux lettres est détruite – ou a été détruite.


C’est encore un thème qui me paraît simple mais qui sera peut-être compliqué, selon les séries qu’on regarde en ce moment, finalement. Les points sont volontairement larges : pour le 15, il n’y a même pas besoin d’un gros plan, donc un simple point sur une rue peut suffire. La 16 suppose une petite série post-apocalyptique ou un accident de voiture (le grand classique), mais bon, il faut bien des points compliqués de temps en temps.

You’ve got mail #BingoSéries


Actions


17. Faire la grève d’une série pendant un mois*.
18. Parler d’un personnage ayant une orientation professionnelle similaire à la vôtre.
19. Faites deviner une série en parlant en messages codés*.
20. Envoyer du courrier à un membre du Bingo*.


Promis, je ne suis pas tombé sur la tête ! Un mois, ce n’est jamais que quatre épisodes si la série est en cours de diffusion… sinon, c’est simplement se priver d’une série que vous regardiez en ce moment pendant un mois. OK, on va probablement se réfugier sur un des points bonus pour ça, surtout que je ne sais pas du tout laquelle ne pas regarder en ce moment et que le point bonus de mars est le préféré de beaucoup. Pour parler d’un personnage ou faire deviner une série, utilisez les commentaires ici, votre blog, le #BingoSéries sur Twitter, etc. Un message codé, ça peut être plein de choses : remplacer les lettres par des chiffres, décaler les lettres de l’alphabet, utiliser des symboles ou des smileys… Soyez inventifs ! J’ai hâte de voir ce que ça donnera. Enfin, pour le courrier à envoyer, c’est parce que j’aime bien recevoir des lettres inattendues, j’avoue. Maintenant, je sais que ce n’est pas possible pour tout le monde (de donner son adresse ; de payer la poste et les frais de port de l’étranger, etc.) : vous pouvez donc aussi envoyer un mail si vous le préférez, mais sur une adresse mail 🙂 Faites des courriers ou mails sympathiques entre vous 🙂

* Vous cherchez les astérisques de l’article ? C’est simplement un moyen d’indiquer qu’il faut lire le paragraphe sous chaque thème car il y a des explications sur le point en question.

Bon visionnage !

J’ai validé toutes les actions du #BingoSéries du mois, et ce n’était pas si simple ce mois-ci !


Le bonus geek : Effectuer une action en rapport avec la journée (une fête, un événement, un anniversaire, des élections) où vous regardez l’épisode. Et comme je suis sympa, vous pouvez aller jusqu’à trois points bonus (sur trois journées différentes).

Vous avez l’embarras du choix : la journée internationale du droit des femmes (le 8), la journée mondiale de la plomberie (11 mars), la journée nationale de la bataille d’oreillers (le 4 avril), etc.

C’est parti pour le déluge de questions… mais généralement, c’est un point bonus que vous adorez, alors je ne me fais pas trop de souci : ça devrait bien se passer pour tout le monde !



Pour rappel, vous trouvez dans cet article une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes de séries que vous n’avez jamais vus auparavant, du 7 mars au 7 avril 2023 ! Le but ? S’amuser entre sériephiles et parler sans spoiler, ici, sur vos blogs, sur Twitter, sur la page Facebook du blog, partout quoi. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés. Et pour avoir son mot à dire ? Il faut le compléter, avec un joli 20/20 ! Le premier à compléter le bingo choisit trois thèmes qu’il classe par ordre de préférence, le deuxième peut conserver ou virer son troisième choix, le troisième peut conserver ou virer son deuxième choix.
N’oubliez pas d’indiquer les spoilers éventuels quand vous communiquez vos points sur Twitter, vos blogs, etc. La participation est ouverte à tous, à n’importe quel moment du mois et il suffit d’un 10/20 pour valider la grille ; le reste, c’est pour la frime.
Comme d’hab, un personnage est quelqu’un qui parle dans l’épisode ou a déjà parlé dans la série ; « quelqu’un » fait aussi référence aux figurants. Un même épisode ne peut pas servir deux fois dans le même thème et il y a un « point bonus » pour vous aider à finir la grille plus vite.

The Nevers – S01E08

Épisode 8 – I Don’t Know Enough About You – 15/20
Que c’est frustrant ! Cet épisode tourne beaucoup en rond pour finir d’une excellente manière, mais entre-temps, il a juste réussi à me perdre à plusieurs reprises. Cette série est un vrai puzzle à recomposer comme on peut, sans le moindre guide pour nous montrer le chemin. C’est particulier, mais comme j’adore l’ambiance et que les acteurs sont excellents, j’essaie de m’accrocher. Ce n’est pas non plus comme si j’avais encore beaucoup d’épisodes à me mettre sous la dent.

Spoilers

Mrs Bidlow continue ses recherches sur le Galanthi, mais n’oublie pas de s’occuper du cas d’Amalia.

Electromechanical automated telephone exchange rewriter. I’m calling it the Galactic home.

Maintenant qu’il est beaucoup plus facile de trouver les épisodes, il est peut-être temps pour moi de prendre le temps de les regarder non ? J’ai décidé de faire durer le plaisir, cependant, en en regardant seulement un ou deux par semaine pour le moment. On verra si je tiens, mais je vais essayer de ne pas faire plus d’un par jour, en tout cas, c’est certain. Je trouve que c’est une série qui est difficile à digérer ; alors autant faire les choses à un petit rythme. Cela fonctionne mieux pour moi.

En plus, soyons honnêtes : j’ai de nouveau trop de séries en cours de diffusion en même temps, alors je m’en sors mieux en me forçant à faire un épisode par semaine pour chaque série. Au moins, j’avance partout sans être trop frustré. Et j’imagine que je peux récupérer progressivement mon retard grâce aux pauses dans les diffusions à chaque fois. Oui, je suis totalement en train de me leurrer et de m’inventer une vie pour vous la partager. Les 500 mots me manquent pour ça.

Cependant, le but de cet article est de critiquer l’épisode 7, et il serait temps de m’y mettre. Cet épisode commence de manière intrigante, avec Mrs Bidlow qui continue ses recherches. Elle semble vouloir guérir à ce qu’elle a trouvé, et elle tente de se lever grâce à la puissance du Galanthi.

En ville, les nuits sont rudes et les jours sont tremblants. En effet, durant la nuit, Annie s’amuse à balancer des boules de feu un peu partout, y compris chez Horatio, bizarrement. Je n’ai vraiment pas compris comment cela était possible, mais c’est arrivé, alors qu’il héberger Isaiah, un petit garçon, en plus.

Horatio débarque donc sans prévenir à l’orphelinat et s’incruste dans le bureau d’Amalia. La pauvre découvre tout ça après une nuit mouvementée, où on la voit voler un document. Bordel, je suis perdu à chaque épisode avec cette série, c’est merveilleux. Bon, au moins, l’avantage, c’est qu’Horatio peut aider Amalia à guérir de ses blessures. Ils sont un couple auquel je ne m’habitue pas : les acteurs ont une belle alchimie, mais les personnages ne vont pas ensemble.

Au moins, les scènes entre eux permettent souvent de résumer ce qu’il en est de la situation d’Amalia. Elle a donc désormais un nom sur lequel enquêter, ce qui tombe plutôt bien car ça arrive juste avant que Mrs Bidlow ne débarque sans prévenir.

Penance la voit en premier et se réfugie dans son atelier pour l’éviter. Elle y retrouve August qui continue d’être le pire des boulets. Le pauvre me fait de la peine franchement : il s’emmêle dans des câbles, il n’ose pas l’embrasser et est vraiment peu à l’aise avec l’idée d’être seul dans la même pièce que Penance – ou la même pièce que sa sœur, cela dit.

Je ne sais pas trop pourquoi Penance le prévient de la présence de Bidlow : je ne la vois pas se rendre dans l’atelier de Penance, franchement. Mrs Bidlow préfère en effet venir voir Amalia et l’informer qu’elle est prête à retirer son patronage de l’orphelinat si jamais elle apprend qu’Amalia recommence à sortir faire de la merde en ville. Concrètement, le but de l’épisode est assez limpide : Amalia doit faire un choix entre son intrigue et ses protégées.

Ce n’est pas aisé, évidemment, et ça me permet de redécouvrir qu’Amalia a le même tic que moi avec ses mains. Une fois Bidlow partie, Amalia reçoit une visite de la femme d’Horatio, qui la remercie pour son hospitalité. Ah, si elle savait. Bon, c’est une femme, elle sait probablement reconnaître la menace que représente Amalia, surtout qu’une énième vision submerge Amalia pendant leur conversation – une conversation où elle est appelée Monica juste avant son mariage ? – alors notre héroïne n’est pas des plus subtiles.

Elle a d’autres chats à fouetter que de se préoccuper de ce mariage, Amalia : elle vérifie ainsi le travail de Penance à un moment de l’épisode. C’est l’occasion de refaire de le point sur l’intrigue et de nous expliquer que Penance construit désormais une machine pour tracer les appels reçus de l’au-delà. J’aimerais bien qu’elle détaille un peu plus les avancées techniques de son moteur pour voir si c’est hybride, mais bon. On n’avance pas beaucoup sur ce front-là avec cet épisode, Amalia se retrouvant à tourner en rond dans l’orphelinat – et dans ses visions.

Elle souffre toujours à chaque vision, au point d’avoir des excès de colère désormais. Elle pète ainsi une vitre avec une chaise qui manque de se fracasser sur la tronche d’un des gamins d’Horatio. C’est une drôle de manière de provoquer une scène de confrontation entre les deux personnages, mais bon, c’est avec ça qu’on se retrouve. Horatio peut donc affirmer à Amalia qu’il est amoureux d’elle et qu’il en a marre de la voir le faire souffrir. Crier qu’il est amoureux d’elle dans une pièce à la fenêtre brisée, ce n’est peut-être pas son idée la plus brillante au médecin. Il semble pourtant que personne ne les entend.

Après tout ça, Amalia retourne dans le laboratoire de Penance, où elle reçoit un coup de fil de l’au-delà. Ou du futur. On ne sait pas bien. Ce qui est sûr, c’est que Penance voit de l’énergie s’échapper de son appareil tant que la communication est en cours.

L’intrigue Myrtle reprend également dans cet épisode, et c’est une bonne chose, car j’aime beaucoup le personnage. Je sens que c’est vraiment le personnage avec lequel ils auraient le plus moyen de s’amuser. Pourtant, pour l’instant, le personnage s’enferme dans un mutisme qui inquiète à peu près tout le monde, à l’exception d’Amalia.

Horatio prend ainsi le temps de venir voir sa jeune patiente pour s’occuper un peu d’elle. Il peut lui soigner la main, facilement, mais il en profite tout de même pour parler avec elle – monologuer serait plus juste – afin de la débloquer et de savoir ce qui a bien pu lui arriver. En vain.

En ville, Maladie continue d’être une obsession pour tout le monde. Il y a plein de cosplay de Maladie, mais il faut dire aussi qu’elle a été pendue juste avant que la ville ne se mette à trembler régulièrement. Maladie, dont le vrai nom est Sarah, est bien entourée, même si je ne sais plus comment ça s’est fait. L’ai-je seulement su ?

Elle en tout cas Humbert en otage désormais, suite au cliffhanger de l’épisode précédent. Elle lui demande à présent de creuser sa tombe. Si je n’en ai rien à carrer de ce prisonnier, je dois dire que l’actrice interprétant Maladie est toujours aussi grandiose dans son rôle. Vraiment, c’est énervant que la série soit si mal diffusée et construite de manière si peu claire, parce que le casting est exceptionnel.

De son côté, August profite aussi de l’avantage qu’il a sur sa sœur dans cet épisode : il sait le moment où elle quitte l’orphelinat après sa conversation avec Amalia ; alors il peut la suivre grâce à un oiseau. Cela lui permet d’assister à une discussion entre Mrs Bidlow er Lucy – qui est donc arrêtée après avoir protégée Myrtle dans l’épisode précédent. C’est ce qui explique la décision de Bidlow de transformer le sanctuaire qu’est l’orphelinat en prison : elle ne souhaite pas que les Touchées se fassent remarquer et finissent en prison comme ça.

Quelque part, Lucy lui rend service : quand Frank lui rend visite, elle décide de s’enfuir de sa prison… mais pas de la manière la plus conventionnelle qui soit. Elle lui donne donc des informations sur Lord Messer et sa table ronde, et j’aurais aimé, pour une fois, que la série prenne le temps de nous résumer exactement ce qu’il en est de ce patriarcat insupportable qui continue d’occuper beaucoup de temps dans la saison.

Ce n’est malheureusement pas le cas, même si on a toujours des scènes avec Lord Messer. Sa table ronde ne l’écoute pas beaucoup, d’ailleurs, alors qu’il essaie de passer une loi suite à l’assassinat commis par Myrtle. Lord Messer retrouve Hugo par la suite, mais vraiment, je n’arrive pas à accrocher aux scènes de ces personnages. Je sens bien que je passe à côté d’une bonne partie des infos – surtout lorsqu’on enchaîne sur une scène où Messer passe un deal.

Après tout ça, on retrouve en tout cas Lucy dans le fameux sous-sol où Mrs Bidlow s’amuse à garder prisonnier le Galanthi. Lucy se met à essayer de toucher l’extra-terrestre elle aussi, essayant de capter toute son énergie… Elle le fait sous la surveillance d’August : il a suivi l’oiseau jusqu’ici, pour voir ce qu’il en était.

Quand Lucy met ses mains sur le Galanthi pour le faire exploser, celui-ci semble se craqueler… ce qui envoie une vision plus puissante que les autres à Amalia. Dans sa vision, elle casse un œuf et y trouve une substance bleue. Elle comprend que le Galanthi est en danger et décide de s’échapper de l’orphelinat. Tant pis pour les menaces de Bidlow : elle sait reconnaître l’urgence. Les scénaristes aussi : on nous coupe une jolie scène d’action au passage, pour la remplacer par une scène bien dramatique en plein cœur de Londres.

Toute une rue s’effondre donc à l’endroit où était le Galanthi, et ça provoque un tremblement de terre bien plus puissant que les autres. Tandis que le Galanthi se craquèle et se met à fuir, comme un œuf, la ville s’effondre en surface. Comme toujours, il y a des moyens dans les effets spéciaux. Le cliffhanger de l’épisode teste ma volonté de ne voir qu’un épisode par semaine – Lucy récupère entre ses mains l’extraterrestre. Je ne m’y attendais pas. On note qu’Amalia et Penance sont également séparées par un éboulement, mais je ne m’inquiète que moyennement de ce suspense vain.

Walker – S03E13

Épisode 13 – The Deserters – 15/20
La série s’en sort tellement mieux quand elle se concentre enfin sur son fil rouge et son désir d’être une série à enquête que je me demande pourquoi elle nous inflige encore une intrigue familiale si peu réfléchie et aboutie. En même temps, j’aime parfois quand ils jouent à fond la carte de la famille… Bref, ce n’était pas le cas dans cet épisode : j’ai largement préféré voir se mettre en place les éléments de la prochaine partie de saison, alors que certaines réponses commencent à se dessiner.

Spoilers

Cordell part à la recherche de Coop.

Je ne sais pas trop par où commencer cette semaine, alors comme d’habitude, je vais déjà dégager tout ce que je n’ai pas aimé dans l’épisode de ma critique, histoire que ce soit fait. Vous vous en doutez probablement, mais ce que je déteste le plus dans cet épisode, c’est toute l’intrigue familiale autour du ranch.

Le running gag autour d’August tentant d’être drôle ne l’était absolument pas, alors que pourtant, c’est le genre de choses que j’apprécie habituellement. Toute la famille se met en tout cas à travailler dans la bonne humeur pour que le projet de Stella et Liam voit le jour au plus vite. Ils sont aidés une fois de plus par Kevin, celui-ci expliquant qu’il est aussi là parce qu’il se sent redevable. Le pire, c’est que ce n’est pas si tiré par les cheveux de le voir heureux de remercier Liam de lui avoir sauvé la vie.

Il semble être un bon boulet bien gentil comme tout, et on comprend en fin d’épisode que tout ça est volontaire, évidemment, pour mieux nous surprendre. Je ne vais pas mentir : la fin d’épisode, sur laquelle je reviendrai après, a effectivement réussi à me surprendre. Je ne sais pas si c’est pour les bonnes raisons, en revanche.

Bon, autrement, Cordell est une fois de plus insupportable dans cet épisode. Il réussit à lui tout seul (pardon, avec l’aide de Julia – j’étais heureux qu’elle reste hors écran) à faire le boulot de toute une équipe du FBI, parce qu’il omet de leur donner des informations hyper importante sur Coop, le soldat pas si mort de son unité qu’il passe son épisode à chercher en compagnie de James et Cassie. Du moins, ça, c’est la théorie.

Même si James fait tout un laïus sur l’importance pour Walker de bosser en équipe avec Cassie afin de ne pas se laisser déstabiliser au dernier moment, Cordell se débarrasse de Cassie à la première occasion venue. C’était du grand n’importe quoi : Cassie se fait dégager de manière tellement grossière et évidente que le personnage apparaît complètement stupide de ne pas voir la manœuvre de son partenaire, connu pour faire cavalier solo, en plus. Vraiment, ça donnait l’impression qu’elle ne le connaissait pas.

La mise en scène avec la musique et des scènes qui trainent en longueur n’aide pas non plus… Toujours est-il que Cordell part de son côté pour retrouver Coop. Quand il le fait, ça ne se passe pas exactement comme il l’imaginait : Coop provoque un accident de voiture pour se protéger, puis, quand il reconnaît Cordell, il lui… sauve la vie. Il aurait pourtant été simple de le laisser mourir dans l’incendie de sa voiture (oui, encore une voiture foutue pour Cordell… je me demande bien combien il paie d’assurance à force).

Seulement voilà, Coop n’est pas le grand-méchant qu’on nous faisait croire qu’il était. A priori, il est tout aussi manipulé que le reste des personnages et cherche simplement à retrouver le leader de Grey Flag pour le faire tomber. Même si les scènes trainaient en longueur, j’ai bien aimé comment ça se terminait entre Coop et Cordell. Le second se fait menotter par le premier, histoire que le premier puisse être tranquille pour aller mener son enquête. Il s’excuse de la culpabilité ressentie pendant des années par Cordell, parce qu’il n’avait jamais voulu ça, et hop, il s’en va sans que Cordell n’ose lui tirer dessus. Bref, Coop reste un allié, mais un qui souhaite faire cavalier solo. Eh, ça me rappelle quelqu’un. Cela apprendra à Cordell qu’il ne faut pas planter Cassie. C’est faux, il n’apprend jamais de ses erreurs.

Du côté de ce qui fonctionnait très bien dans l’épisode également, Trey continue sa mission sous couverture, mais il se rend vite compte que sa nouvelle partenaire a capté qu’il n’était pas aussi clean qu’il le prétend. Cela me rassure de voir que ce nouveau personnage n’est pas complètement débile et qu’il n’est pas logique que Trey puisse la soigner si vite et si bien, tout en tuant un autre homme.

Les doutes culminent jusqu’à une vraie confrontation où Trey grille sa couverture à demi-mots, mais assez pour gagner toute la confiance de la nana. Comme celle-ci cherche à s’enfuir de Grey Flag, il l’aide et compte sur elle pour avertir Cassie, James et Cordell de tout ce qu’il se passe et de la localisation de leur base. Pas de chance, Cordell est retenu en otage ailleurs. Par chance, Cassie est là pour comprendre le code qu’il donne à sa nouvelle partenaire et assurer qu’elle est de bonne foi – ou juste que Trey a été torturé car reconnu comme traître, en vrai, mais bon.

Malgré cette fuite de sa partenaire, Trey gagne la confiance du chef de campement dans lequel il est : il apprend donc qu’il a réussi à intégrer le commando qu’il voulait pour mener à bien sa mission (toujours sous couverture, même s’il a laissé un homme mourir pour ça). Tout est donc bien qui pourrait bien se terminer, avec Trey qui avance et grimpe très rapidement les échelons de Grey Flag et les rangers qui savent où est située la base secrète de Grey Flag.

Le seul problème, c’est que la série repart en pause pour deux semaines et qu’il fallait donc un cliffhanger s’assurant qu’on reviendrait pour la suite. Il est plutôt bien mis en place : Cassie observe la base de Grey Flag au loin, avec des jumelles, alors que le leader arrive enfin. Elle est persuadée que ce sera Coop, mais non, c’est… Kevin. Son mec, donc. Enfin, son ex, si on en croit la scène pleine de gêne et qui nous montre à quel point elle est encore amoureuse qu’on a du se farcir un peu plus tôt dans l’épisode.

Si c’est surprenant, c’est uniquement parce que Kevin n’a aucune raison d’être mêlé de près ou de loin à cette intrigue ; et parce que je regardais la série en faisant à manger depuis quelques épisodes. En vrai, j’aurais dû le voir venir : il était trop simple que ce soit Coop et il fallait que ce soit un personnage choquant. Il ne restait que Kevin pour ça. Il s’annonce déjà comme un grand-méchant, puisqu’il n’a pas hésité à manquer de se faire tuer plus tôt dans la série pour gagner la confiance de tout le monde.

Un grand-méchant, donc, mais un complètement stupide : il pense sincèrement que Trey est passé de son côté après avoir été viré par James… C’est quand même trop rapide comme retournement de veste pour qu’on y croit totalement, non ?


How I met your father – S02E01

Épisode 1 – Cool and Chill – 11/20
C’est difficile de noter quand je ne sais même pas exactement pourquoi je continue la série. J’imagine que c’est parce qu’elle réussit par moment à me rappeler que j’adorais l’originale sans jamais lui arriver à sa cheville. Ou alors, c’est pour Hilary Duff. Ou pour le reste du casting. Ou par espoir que sur un malentendu, on arrive à sortir du pétrin dans lequel elle semble s’enliser toujours un peu plus. Bref, c’est un début de saison convenu côté intrigue, gênant côté surjeu et forcé côté écriture des blagues. À l’image de la saison 1, donc.

Spoilers

Ian est de retour dans la vie de Sophie, pile à temps pour le mariage de Sid et Hannah.

I was getting a second shot with the one that got away

Je suis reconnaissant de voir qu’il y a un résumé de la saison précédente pour me remettre en tête les intrigues et les noms de certains personnages, parce que la qualité n’était pas assez au rendez-vous pour que j’en retienne tout. Je me suis motivé pour reprendre la série, oui, mais je ne sais pas trop ce que ça donnera pour mes critiques. La série est compliquée à commenter, comme n’importe quelle comédie. Après tout, je passe tout mon temps à rire, non ?

Non. Vraiment pas. Allez, simplifions les choses : Sophie en 2050, ça ne fonctionne vraiment pas du tout. Du tout. Elle est toujours à se bourrer, fait des siestes et des spaghettis pendant qu’elle appelle son fils en visio sur un mur entier (qui voudrait d’un tel écran pour une visio ?). Même le récit de Ted paraissait plus crédible, ça en dit long. Et puis, Kim Catrall paraît en roue libre, je me demande vraiment si quelqu’un la dirige.

Mon problème, c’est que ça signifie que la série a ignoré les multiples critiques à son sujet et continue donc sans revoir sa copie. Cela se sentait dès l’introduction, et ça n’a fait que se confirmer scène après scène. Les personnages ? On retrouve petit à petit toute la bande exactement là où on les avait laissés en fin de saison 1. Malheureusement, je ne suis pas spécialement heureux de les retrouver, ce qui explique aussi pourquoi j’ai mis un peu de temps à commencer la saison, je suppose.

Bien sûr, il y a deux exceptions : Charlie et Valentina. J’aime toujours autant la dynamique entre ces deux-là, aussi sexuelle soit-elle. Ce sont les seuls qui arrivent à me faire sourire – mais pas encore rire. Valentina et Charlie ont donc rompu, mais comme prévu, ça ne tient pas la route longtemps cette rupture. Ils se retrouvent à devoir gérer un diaporama de mariage pour Sid et Hannah, en une soirée, et ils préfèrent coucher ensemble que de le faire. À part ça, ils sont sûrs de pouvoir être amis, même quand leur sextape finit par être vue par tout le bar parce qu’ils l’ont ajoutée au diaporama de mariage, soi-disant par accident. Je n’appelle pas ça un accident, j’appelle ça une mauvaise écriture de la part des scénaristes tellement c’était prévisible comme « gag » (parce que c’était supposé en être un).

Oui, Sid et Hannah ont besoin d’un diaporama de mariage, parce qu’ils se sont mariés en secret ce jour-là. Le mariage en lui-même est une catastrophe et ils s’en rendent compte au moment de le raconter – les scénaristes passent à côté d’un bon épisode, je trouve. Ils sont peut-être traumatisés par les épisodes de mariage après la série originale. Comme l’histoire en question n’est pas terrible, ils se mettent à le regretter et… la première grosse soirée de Sophie en tant que photographe – dont on nous a fait tout un plat en saison 1 – est rapidement oubliée par tout le groupe d’amis : Sid et Hannah organisent un mariage surprise au bar.

Et comme il fallait bien tenter de créer des situations marrantes (ou juste gênantes), oui, Ian se tape l’incruste à un mariage de gens qu’il ne connaît pas. Vu le nombre de figurants présents, ce ne doit pas être le seul cependant.

La série essaie toujours énormément d’être drôle, mais ça se sent. Copier son aînée n’est toujours pas une super idée non plus : on a ainsi droit à un flashback à la fac pour Sid et Jesse (c’est trop du copier-coller de Ted et Marshall sérieusement) ou au pire jeu de mots possible avec les « sequins » d’Emily. L’actrice me fait toujours autant de peine à forcer plus que nécessaire l’humour de son personnage, qui n’est pas si drôle. Ou plutôt, qui pourrait l’être si elle ne forçait pas tant le trait.

Y a-t-il eu du positif dans l’épisode ? Ma foi, voir débarquer Drew m’a fait sourire. Toute l’intrigue avec ses dents blanches et sa couleur de peau digne de Donald Trump ne fonctionnait pas, mais au moins, sa présence ajoutait du fun à un épisode qui n’arrivait pas à l’être.

Du côté de Jesse, on ignore encore que Sophie l’a vu avec Meredith. Plutôt que d’en parler avec la principale intéressée, Jesse se confie donc à sa sœur qui surjoue tout – et les scénaristes tentent la carte du « oh regardez, on sait qu’elle surjoue » à un moment, mais ça ne fait qu’empirer les choses. La référence qui ne sort de nulle part au « white male » était plus gênante que drôle : j’ai l’impression que c’est écrit par des boomers qui ne savent pas vraiment de quoi ils parlent. Pour ça, j’ai déjà le dernier Robert Galbraith à finir de lire, merci bien. Bref, dans tout ça, super, Jesse part un mois avec Meredith en tournée… et alors ? 

Un point positif (je les cherche vraiment, vous voyez ?), peut-être, est le karaoké improvisé par Sophie. Cette manière de se sortir d’une situation gênante en en créant une encore plus gênante est assez raccord avec ce qu’on savait du personnage. Pour une fois, c’est rare, ça ne semblait pas trop forcé niveau humour… jusqu’à ce que Drew s’en mêle.

J’ai eu de la peine pour Hannah et Sid, finalement. Eux au moins, ils forment un couple solide. Il est dommage que la série n’ait pas réussi à sécuriser la présence de l’actrice plus tôt. Maintenant qu’elle est occupée avec Walker, je doute qu’on la reverra beaucoup cette saison.

Sinon, le seul truc qui va vraiment me motiver à continuer la série est le flash-forward en cliffhanger : Sophie s’apprête à sortir en rencard avec son père (peut-être), ce qui fait qu’elle appelle sa mère. J’espère que ça signifiera un retour de Paget Brewster. En attendant, on sait déjà qu’on aura le retour de Neil Patrick Harris dans le rôle de Barney. J’ai hâte de savoir ce qu’il donnera en tant que papa.

En attendant, Sophie réussit à foirer aussi sa relation avec Ian, parce qu’elle finit par lui avouer la vérité sur ses deux ruptures successives en 48h. Quelle vie ! J’y trouve quand même un dernier point positif à cet épisode : il m’a apporté un point de Bingo Séries (le 14e) alors que je ne m’y attendais pas du tout. Yay.