Les conventions & moi, version 2021

Salut les sériephiles,

Vous l’aurez deviné au titre, c’est encore un article blabla que je vais écrire aujourd’hui, mais en même temps, je ne regarde que peu d’épisodes en ce moment. Habituellement, à cette période de l’année, j’avais plein d’articles à écrire pour faire mes retours sur le Comic Con et les autres conventions des mois d’octobre et novembre. Et le week-end dernier, il y a eu une nouvelle édition de Paris Manga Sci-fi show, ce qui m’a fait beaucoup penser aux conventions en général. Il est donc temps de recommencer à parler de ce sujet sur le blog.

Bon, l’édition du week-end dernier, j’ai décidé de ne pas y participer parce que j’avais déjà autre chose à faire ce samedi-là, et je ne regrette vraiment pas ma décision. J’ai suivi sur Twitter la misère que ce fut du côté de l’organisation, avec beaucoup plus de billets vendus que de places. Cela m’a rappelé les mauvais souvenirs d’allées trop remplies à la Villette, notamment lors de la venue des acteurs de Stranger Things.

Les souvenirs que j’en garde sont bien plus positifs que ça, heureusement, avec toujours de bons moments sur place, et des photos souvenirs de certaines rencontres avec des acteurs. Encore aujourd’hui, j’y pensais en parlant d’Amy Acker sur Twitter… De là, autant vous dire qu’il y a tout un tas de côtés qui me manque énormément. J’avais mes habitudes dans ces conventions, moi. Oui, c’était épuisant, mais qu’est-ce que c’était cool de rencontrer certains d’entre vous et de croiser des personnes que je connaissais, des fans de séries en général, des acteurs que j’adore ou que je ne connais que trop peu… Bordel, ça me manque.

Et en même temps, un côté de moi se dit que je suis beaucoup plus radin désormais. Au-delà de ça, le Covid m’a rendu bien plus casanier, aussi. Je sais, je sais, je n’arrête pas d’écrire que je bouge à droite, à gauche, mais ça n’empêche que ce genre de week-end exigeait bien de l’énergie. Du temps, aussi, énormément. Avant cette année où je ne regarde pas tellement d’épisodes, ce qui me faisait prendre du retard dans mes saisons, c’était uniquement ce type de conventions. Désormais, je n’y suis pas allé aussi par flemme (je veux dire, le dimanche, j’aurais pu y aller sans problème). C’est bien de rester au lit ou sur le canapé, non ?

Quand il était question de rencontrer des acteurs que j’adore depuis des années et dont j’étais fan du travail, je laissais bien des choses de côté, et même parfois les révisions et les cours. C’est fou comme j’étais fan et à fond, et comme avec cette édition de Paris Manga, je me suis découvert blasé. Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement couru acheter un billet pour assister au panel Smallville et apercevoir Kristin Kreuk. Sur un malentendu, j’aurais peut-être eu une photo avec aussi. Je vieillis mal, je crois, ou je vieillis tout court, à vrai dire. C’est normal en grandissant d’être plus rationnel, après tout. Et puis, j’avais des cours à préparer, du ménage à faire, tout ça, tout ça. Alors Kristin Kreuk, bon, c’était pas si essentiel, finalement.

Bref, la conclusion, c’est que les conventions me tentent moins dorénavant… seulement, je suis sûr et certain que c’est parce que les acteurs qui se déplacent encore en cette période de Covid ne sont pas ceux susceptibles de me faire claquer mon fric, mon énergie et mon temps. Ramenez-moi Amy Acker ou Tatiana Maslany et vous verrez, bim, des articles apparaîtront comme par magie ici.

Allez, en attendant que mon appel muet soit entendu, bonne nuit à tous !

NCIS Hawai’i S01E07 (express)

Épisode 7 – Rescuers – 14/20
La série a très clairement trouvé son rythme de croisière et n’en dévie plus tellement, prenant même le temps de développer davantage ses personnages. Cela tombe bien, c’est un peu ce qu’on lui demande tout de même ! Finalement, le divertissement est là – pas besoin d’en attendre plus.

Spoilers

Le fiancé militaire d’une sauveteuse très médiatisée est retrouvé mort.

Décidément, toutes les femmes de militaire de cette île ont une forte popularité sur les réseaux sociaux ! J’ai toutefois préféré l’intrigue de cette semaine, bien plus cohérente, à celle de la semaine dernière avec une influenceuse travaillant pour la CIA. Faut pas déconner, niveau crédibilité, c’était plus logique dans cet épisode. L’actrice avait également davantage de scènes à jouer, et elle était sacrément sportive, ce qui est un plus pour sa carrière et la crédibilité de l’épisode. La scène sous l’eau était très sympathique à voir et nous prouvait également que Kai avait de quoi faire côté capacités sportives, lui aussi. Côté pectoraux aussi : la série continue de capitaliser sur les torses de ses acteurs, hein.

Si les scènes de sport et d’action de l’épisode sont sympathiques, elles n’en restent pas moins prévisibles, surtout à la fin. Franchement, la sportive qui se met en maillot de bain avant même l’arrivée du méchant… Il était grillé à des kilomètres qu’il allait se pointer et tenter de la tuer, non ? Ce n’était pas bien subtil cette affaire de criminel tout juste sorti de prison qui se lance dans une mission quasi-suicidaire pour se venger. Et ce n’était pas super cohérent qu’elle ne le balance pas tout de suite si elle avait peur de lui. Bref, ça permettait des rebondissements bien sentis, je ne vais pas m’en plaindre.

Du côté des personnages, on continue donc de développer Kai au-delà de ses abdos, mais je n’ai pas du tout accroché à ses scènes cette semaine. L’ensemble sonnait très faux dans l’écriture. Qu’il se confie à Jesse, c’est une chose que l’on a un peu de mal à comprendre par rapport aux épisodes précédents, mais à la rigueur pourquoi pas… Qu’il amène Jesse au restaurant de son père, c’est tiré par les cheveux. Que Jesse mette les pieds dans le plat sur les examens du père de Kai alors qu’il sait que le père n’en avait pas parlé à son fils, vraiment, je ne comprends pas. C’était chouette de les voir à peu près réconciliés… J’aurais préféré que ça ne se fasse pas au prix de la cohérence.

J’ai eu beaucoup de mal à accrocher au reste de l’intrigue de Jesse et, en fait, j’ai du mal avec ce personnage, tout simplement. En effet, je trouve que nous n’avons pas encore eu de scènes pour que l’on s’habitue à lui et qu’on s’accroche à son personnage. Le moment où il parle de sa famille à Kai en mode « tu sais tout ça de moi » était risible, parce que justement, non : on connaît toute la vie de Kai, on ne connaît pas ta vie à toi. Bon. On va lui laisser le temps, hein, mais son passé avec le collègue des garde-côtes, ce n’était pas fou. Et le garde-côte non plus, je ne l’ai pas aimé.

Ai-je aimé quelque chose dans l’épisode ? Mais oui, quand même, je vous rassure : on nous développe à nouveau le personnage de Lucy, et ça, c’est toujours positif. En plus, la série a gardé sa cohérence avec une peur de l’eau qui se développe pour le personnage. J’avais peur que ce soit vite oublié par les scénaristes : heureusement, ils semblent vraiment communiquer en salle des scénaristes. Je pensais vraiment qu’elle allait finir à l’eau en fin d’épisode, mais non, elle s’est contentée de montrer qu’elle était badass dans une scène de combat absolument incroyable. Pour une nana qui ne se remettait pas d’avoir failli mourir il y a quelques épisodes (une scène un brin ridicule, du coup), elle se débrouille carrément bien dans les combats physiques.

Tous les acteurs mettent de l’énergie dans les cascades et les scènes de combat, c’est chouette. Côté vie perso, Lucy voit évoluer sa relation avec Whistler également et… J’ai eu tellement de mal avec le personnage de Lucy ! Pour moi, il est évident depuis le début que Whistler ne s’assume pas à 100% dans son couple parce qu’elle n’est pas à l’aise avec sa sexualité et les qu’en dira-t-on ? Du même coup, il était évident que Lucy devait avoir compris la même chose… mais non ? À quel moment a-t-elle pu penser que Whistler avait honte d’elle ? Je ne la voyais pas si auto-centrée Lucy.

Bref, c’était plutôt chouette de voir leur relation de couple évoluer dans le bon sens cette semaine, mais maintenant, je me demande à qui Whistler parler lors de son coup de fil. Ca sent tellement le fiancé ou le mari dont elle n’a jamais parlé parce qu’elle sépare vie privée et vie pro… mais ça, c’est mon côté fan de Grey’s Anatomy qui parle. Pas sûr que dans cette franchise, ce soit dans la tête des scénaristes. Nous verrons bien par la suite.

Une chose est sûre, maintenant que la série a son rythme de croisière et que j’ai mes petites habitudes à la regarder, je pense bien la continuer.

Silenced : la claque du week-end (#46)

Salut les cinéphiles,

Cela faisait quelques semaines que ce n’était plus arrivé, mais j’ai eu un coup de cœur pour un film cette semaine. En fait, j’en ai même eu deux ce week-end, seulement, il me fallait bien faire un choix pour l’article d’aujourd’hui. Moi qui avais l’impression de voir le bout des films regardés en 2021, j’ai de nouveau plein d’idées d’articles d’ici décembre…

Silenced - Film (2011) - SensCritiqueBref, pour aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un film dramatique qui m’a foutu une claque énorme – m’enfin, je ne veux pas le survendre non plus, il faut que j’atténue un peu ce que j’en dis, je crois. C’est encore un film coréen qui en est responsable et, un peu comme Hope la dernière fois, il aborde un sujet hyper délicat et horrible. Ce film, c’est Silenced, un film sorti en 2011 et qui a la très dérangeante idée de s’inspirer d’une histoire vraie. Tout le problème est que l’histoire est terrible, parce qu’il est question d’une école et internat pour enfants sourds-muets se faisant abuser sexuellement par différents adultes sur place. Un nouveau professeur nommé sur place, par piston, s’en rend compte et fait tout ce qu’il peut pour arrêter ces méfaits.

L’horreur à l’état pur, finalement, c’était un film qui valait largement les thrillers d’horreur à mon sens, parce que même si le synopsis nous dit ce qui va arriver, les situations mises en scène sont juste encore plus horribles que ce à quoi on pensait s’être préparé avec le synopsis. Vraiment, c’est un film qui a des passages très difficiles à regarder et un message assez noir sur la vie et la société. Vous aurez beau vous préparer, je ne sais pas si vous serez capable de le voir sans verser une larme.

SILENCED (critique)D’ailleurs, le film n’est pas si long en durée, mais bordel, qu’est-ce qu’il est interminable à cause de ça ! La vraie claque est venue de là, je crois : chaque fois qu’on se dit que c’est terminé et que ça ne peut pas aller plus loin, hop, les scénaristes trouvent un moyen de nous contredire et de nous montrer que si, le drame va plus loin. Et les acteurs sont brillants ! C’est particulièrement vrai pour les enfants qui arrivent bien à interpréter des événements qui doivent pourtant les dépasser (enfin, j’espère, je ne souhaite ça à personne).

Attention aux spoilers pour la suite de l’article, parce que je vais aborder la réception du film après sa sortie – et inévitablement, il faut que je parle de la fin du film. En effet, je l’ai dit plus haut, Silenced s’inspire de faits réels, d’une vraie école où l’équipe éducative abusait de jeunes enfants handicapés… et où les adultes ont fini par s’en tirer quasiment sans la moindre sanction pénale. L’école est même restée ouverte un bon moment alors que tout le monde savait ce qu’il s’y passait.

3 films du réalisateur de 'Squid Game' ajoutés sur Netflix et à voir absolument ⋆ Célébrités K-SélectionC’est l’un des aspects les plus choquants du film, se souvenir que tout le monde est capable de fermer les yeux sur bien des horreurs pour ne pas avoir à imaginer le pire – c’est particulièrement bien symbolisé par la mère du héros. Seulement voilà, à la fin du film, on termine sur un sentiment d’injustice énorme ; sur l’impression qu’aucune punition n’attend les responsables quand les victimes subissent pour le reste de leur vie. C’est que même si le film s’inspire d’un livre, les choses n’avaient pas tellement bougé.

Heureusement, le film a eu un impact important sur la société ; au point de faire fermer l’école, au point de faire changer certains aspects des lois sur les crimes envers les enfants. Je ne comprends pas comment j’ai pu ignorer si longtemps l’existence de ce film. Je n’en avais jamais entendu parler – et pourtant, je cherche parfois des films selon les notes – avant son arrivée sur Netflix. J’aurais pu commencer par là, d’ailleurs : le film est sur Netflix, si vous avez un compte, n’hésitez pas à passer une soirée devant. C’est un film prenant, poignant et difficile à supporter, mais il vaut le détour.

NCIS S19E07 (express)

Épisode 7 – Docked – 14/20
On est vraiment reparti sur des intrigues beaucoup plus classiques et la série peine à retrouver de quoi m’intéresser après un fil rouge qui était prenant. En même temps, cet épisode avait tout ce qui fait le succès de la franchise depuis près de vingt ans, donc je ne peux pas y reprocher grand-chose.

Spoilers

Le cadavre du jour est retrouvé par la belle-mère de McGee. Et elle en sait plus qu’elle ne veut bien le dire.

Mince alors, je disais lors de l’épisode précédent que j’aimerais voir plus de développements pour certains personnages et je disais la saison passée que j’aimais beaucoup l’épisode centré sur McGee et Delilah… Alors pourquoi est-ce que celui-ci ne m’a pas plu ? Peut-être que c’est parce que Delilah y apparaît super chiante, ou alors c’est à cause de la multiplication de certains clichés sexistes, particulièrement dans les scènes où McGee est en trop entre sa femme et sa belle-mère. Ou alors, c’est juste que l’intrigue en elle-même n’était pas si prenante ? Allez savoir.

En tout cas, j’ai bien aimé le twist sur la vieille dame du début d’épisode qui s’avère de la famille de McGee, surtout que c’est amené avec le spectre de l’humour. Elle a un bon caractère et un milliard de secrets, et même si on voit venir certains d’entre eux (sa relation avec le mort, c’était obligé !), d’autres sont surprenants, comme ce livreur en milieu d’épisode. Il fallait tout de même deviner qu’elle avait eu un autre fiancé avant sa croisière ! L’épisode marque ainsi des points dans l’humour, même si une fois de plus, ça me faisait un peu trop penser à l’épisode de la semaine précédente de NCIS Hawai’i avec la tante de Jane.

Ceci étant dit, l’enquête en elle-même était plutôt sympathique avec cette affaire de paquebot et tout le côté politique qui s’en mêlait une fois de plus. Malheureusement, l’épisode ne sera pas non plus inoubliable. Je sais que ce n’est pas ce que je devrais attendre de la série, mais c’est plus fort que moi, surtout après l’intrigue de début de saison qui était au top avec le fil rouge autour de Gibbs. D’ailleurs, il va vraiment être temps de retirer Mark Harmon du générique, non ? Il se fait un sacré cachet sans être là, à mon avis, puisqu’il a toujours le rôle titre d’une série dans laquelle il n’apparaît plus. 

Bon, après, son aura est encore là même quand personne ne le mentionne. J’aime bien suivre la manière dont Parker essaie de s’intégrer à ce nouveau job, j’aime moins la manière dont il pense que c’est en torturant ses employés qu’il y arrivera. Le pire, c’est qu’il a raison, ils ont tous l’habitude d’être malmenés par Gibbs après tout. La « blague » de fin d’épisode avec Nick, ça ne passe pas du tout en vrai, ce n’est pas cool de faire croire à un employé qu’on va lui donner plus de boulot alors que non. J’ai du mal avec certains points de l’écriture depuis deux épisodes, je dois être plus à cran que je ne le pensais.

En tout cas, cet épisode nous fait la promotion excessive d’une nouvelle application pour aider les personnages dans le travail. J’ai trouvé l’idée plutôt bonne et légitime, ce serait assez logique qu’une certaine évolution voit le jour dans la manière d’enquêter après vingt ans. Après, je n’aime pas trop que ce soit aussitôt tourné en ridicule, avec des enquêteurs incapables de foutre leur portable en silencieux pendant un interrogatoire. Eh, ça marchait mieux quand il s’agissait de voir Nick ne pas savoir se servir d’une application et insulter son boss de manière publique ! Au moins, les réactions de chaque personnage étaient conformes à ce qu’on pouvait en attendre.

Bon, c’était la partie « humour » et développement des dynamiques d’équipe de l’épisode. Je me demande si l’application sera utilisée par la suite. J’aimerais bien que oui, mais il y a de fortes chances pour que les scénaristes zappent ça bien rapidement, malheureusement. On verra avec le temps. En attendant, encore un épisode dans la boîte pour la franchise, hop.