Grey’s Anatomy – S17E10

Épisode 10 – Breathe – 19/20
Je refuse d’aller au 20, parce que pour la première fois, j’ai compris à quel point ça pouvait être gênant ces séries qui parlent de la pandémie alors qu’on la vit encore, mais vraiment, le mélange des émotions dans cet épisode était parfait et je l’ai vécu à fond, après l’avoir craint pendant un certain temps, puisque j’avais été spoilé d’une partie de ce qu’il allait se passer. M’enfin, j’ai eu ma part de surprise et d’espoir dans cet épisode, alors…

Spoilers

Meredith est toujours incapable de respirer seule, mais les médecins reprennent espoir pour elle. Par contre, ils ne peuvent la débrancher trop vite, car le spectre du tri des patients planent sur le Grey Sloan Memorial Hospital.



– So you two were together?
– On your beach, seems like we are.

Ce simple titre d’épisode est suffisant pour que je ne sois pas bien d’avance, parce que je suis effrayé de ce que va donner cet épisode. En fait, j’ai peur de ne pas aimer. Oh, ça aide d’avoir eu un excellent épisode de Station 19 avant, mais avec ce titre, la série a beau nous faire du suspense, on sait qu’il va être question du retour de Lexie, puisque c’est la chanson chantée par Chyler Leigh en saison 7. Une autre vie, je sais. J’étais si content de la retrouver sur la plage avec Meredith – je n’y croyais plus depuis le temps ! Bien sûr, j’avais été spoilé il y a deux semaines de son retour, et ça participait pour beaucoup à ma crainte de voir cet épisode : et si c’était raté ?

L’épisode commence certes par Lexie, mais aussi et surtout par un montage pour nous remettre en place tout le monde après un épisode centré sur Teddy la semaine dernière. Je ne me suis pas encore remis de la médiocrité de celui-ci, honnêtement, alors je n’en ai rien à foutre de savoir qu’elle est toujours déprimée chez Owen. Je n’étais pas super ravi non plus de la voir débarquer auprès d’Amelia.

La maison de Meredith s’est transformée en garderie et ça me fait beaucoup trop rire de voir tous ces gamins autour d’Amelia et Teddy. Je n’arrive même plus à savoir qui est à qui dans l’affaire, mais ça marche bien d’avoir cette garderie. Par contre, Amelia qui est heureuse de passer du temps avec Teddy, faudrait voir à ne pas trop en faire, hein. Les scènes entre elles fonctionnent étrangement bien, à parler deuil et ressemblance des enfants.

Vous aurez compris bien sûr que si elles sont toutes les deux ensembles, c’est que Linc a repris le boulot. Il était peut-être temps, on manque de médecins dans cet hôpital après tout. S’il est heureux de reprendre au boulot, ça ne l’empêche pas de parler tout le temps de couches de bébé qui explosent, hein. Ah, les jeunes parents, quelle horrible période de la vie – qui est aussi la plus merveilleuse. Bon, par contre, l’opération qu’il mène pour son retour fait face à une complication imprévue qui va mettre Richard sur les nerfs en compliquant sérieusement la situation de l’hôpital.

Heureusement pour nous, le nouveau copain de Maggie est parfait et ça atténue une part du stress de l’épisode. De manière surprenante, il s’arrange vraiment pour marquer tous les bons points auprès de moi – que ce soit dans sa relation à Jackson il y a quelques épisodes ou dans son envie de vouloir partager sa playlist tel un ado avec Maggie. Je n’aimais plus trop Maggie depuis un moment, mais cette saison, il parvient vraiment à la compléter et la canaliser au point d’en faire un personnage attachant à nouveau. Il a une aura de dingue, quoi, et leur couple est vraiment mignon à profiter autant qu’ils le peuvent des temps de pause qu’ils ont.

Malheureusement pour elle, Maggie est rapidement bipée auprès d’une nouvelle patiente atteinte du covid. Si celle-ci est à l’hôpital avec de quoi respirer mieux, sa fille est malade aussi. Elle a le même covid, s’étouffe à chaque fois qu’elle parle et ça pose un gros problème aux médecins, parce que la réunion matinale leur apprend qu’ils ne peuvent plus vraiment intuber les patients : ils n’ont plus de ventilateurs de réanimation. Autrement dit, s’ils débranchent Meredith, ils n’auront pas forcément de quoi la rebrancher ensuite si elle n’est plus capable de respirer ; et ça pose problème pour tous les autres patients aussi.

Bien sûr, c’est ensuite sans surprise qu’on apprend que Veronica, la fille de Marcella, est admise à son tour à l’hôpital. C’est intéressant à voir parce que bien sûr Maggie appelle la fille pour l’apprendre, et elle tombe sur Jackson. Quelle horreur. Le problème, c’est que la mère veut absolument que sa fille soit sauvée coûte que coûte, et aussi que sa fille va avoir besoin à son tour de respirer à l’aide d’une machine, mais il n’y a plus de ventilateur dispo car sa mère en a un. Au secours.

Cet épisode est horrible en temps de pandémie, parce qu’il nous touche tous, franchement. J’avais oublié l’existence des internes mère et fille, mais elles font un bon retour dans cet épisode avec cette intrigue qui nous montre une fille culpabilisant d’avoir probablement contaminé sa mère en lui faisant un câlin le jour de son anniversaire, sans masque, après avoir pris plein de précautions. Comme quoi, il faut rester précautionneux.

Bon, la fille est malade, la mère est malade, mais elles ne peuvent pas se voir malgré tout. Il n’y a rien de pire que ces familles qui se retrouvent à l’hôpital en même temps, je crois. C’est horrible à vivre pour ces patients, et la série nous le montre aussi avec la fille qui veut aller voir sa mère, au point de finir par faire un malaise et avoir besoin d’un ventilateur. Le truc, c’est qu’au même moment sombre aussi et se rend sur sa propre plage, probablement. Levi prend alors la décision de donner de l’oxygène à la mère, mais il n’a pas le matériel nécessaire pour ça… sauf qu’il ne le sait pas encore. Il prend une décision dans la précipitation car elle ne va pas bien et il l’intube.

C’était beaucoup trop rapide : ils n’ont plus du tout ce qu’il faut pour Marcella qui ne peut avoir accès à un ventilateur. Cela mène Maggie et Jackson face à un choix impossible, le fameux tri des patients qui nous fait tous si peur : sauver la fille ou sauver la mère. Maggie décide donc de sauver Veronica, la fille, parce qu’elle est la plus jeune et que c’est le choix logique. Levi se retrouve donc à devoir assurer à lui tout seul l’oxygénation permanente de la patiente : une fois intubée, il n’est plus question de faire demi-tour, sinon elle mourra.

La tension, l’horreur, franchement, surtout que Levi a bien accroché à Marcella qui lui parlait régulièrement de sa fille aussi. L’épisode nous montre l’horreur du tri des patients, et ça tombe au mauvais moment pour un visionnage en France où la peur se profile à nouveau à l’aube d’un nouveau reconfinement (pour la postérité, il s’agit du troisième, qui vient de commencer). En tout cas, Maggie et Winston dépriment des décisions médicales qu’ils sont en train de prendre. Maggie en arrive à demander à son copain de ne pas retourner à Boston et de démissionner tous les deux, parce que ce n’est pas ce qu’elle envisageait comme carrière dans la médecine.

Comme son copain lui laisse à nouveau ses écouteurs, elle comprend que s’ils peuvent partager des écouteurs, ils peuvent possiblement partager aussi les ventilateurs. Deux personnes sur la même machine, c’est une sorte de première dans la série, mais l’idée fonctionne grâce à un peu de pensée magique comme on le dit si bien dans notre gouvernement.

C’est une suffisamment bonne nouvelle pour faire danser Richard, imaginez ! Maggie obtient même une augmentation grâce à sa bonne idée. Si Richard danse et que tout le monde est heureux, il n’empêche que Levi continue de s’inquiéter beaucoup trop et que les internes mère et fille se retrouvent dans une position intenable à voir cette mère et cette fille toutes les deux raccrochées de peu à la vie.

En parallèle de tout ça, Cormac débarque en pleine consultation menée par Jo, et ça commence à être lourd de voir ces deux-là bosser ensemble. Jo ne le supporte plus, parce qu’il lui coupe tout le temps la parole, et franchement, je n’aime pas trop ce personnage non plus. Je n’ai pas trop compris tout de suite qu’il avait un lien avec la patiente, en plus.

La patiente a des calculs dans les reins, si mon anglais n’est pas trop rouillé parce que je n’avais pas de sous-titres, comme toujours, mais avec le problème d’une sclérose en plaque en plus. Franchement, je n’ai pas accroché plus que ça à cette partie de l’intrigue, et le personnage de Cormac reste trop inconnu encore. Je veux dire, il est bien question de Meredith et du fait qu’il est son dernier love interest, mais bon, ça ne suffit pas à me le rendre sympathique, même si on nous développe aussi sa famille dans cet épisode.

Malheureusement, il ne marque aucun bon point à mes yeux en plus parce qu’il nous ramène Catherine dans l’épisode pour qu’elle opère – et elle est toujours aussi sûre d’elle et sûre d’être une sorte de déesse là. La patiente a bien sûr des complications une fois sur la table, mais ça sauve au moins Jo qui était à mentir à Catherine lui demandant si elle avait déjà envisagé de changer de spécialité, pour la sienne. La complication est une catastrophe à cause des antécédents médicaux de la patiente, et ça fait péter un câble à Cormac.

Jo retourne alors auprès de Catherine pour apprendre qu’elle est en train de tenter une auto-greffe de rein sur la patiente, rien que ça. Ce n’est pas rien comme procédure, tout de même. L’épisode n’a pas trop le temps de la développer de toute manière, et la patiente survit alors tout va bien. Elle tente quand même de nous mettre Cormac et Jo ensemble, et non, hein.

Pour en revenir à la plage, Lexie est toujours magnifique, même si cette perruque n’est pas dingue franchement. Par contre, autant j’avais été spoilé il y a deux semaines du retour de Lexie, autant je ne m’attendais pas du tout à voir débarquer Mark à son tour – je m’en suis décroché la mâchoire. C’est bien logique d’avoir les deux qui reviennent ensemble, mais la plage n’avait encore jamais fonctionné comme ça et je suis ravi qu’elle le fasse. Cela fait tellement plaisir de les voir ensemble sur cette plage, tous les deux avec Meredith. Ils en profitent aussi pour jouer au bord de l’eau, et je peux comprendre que Mer veuille rester sur la plage.

Cela fait du bien de retrouver Mark dans l’épisode, surtout qu’il nous ramène tout le passé de la série avec Sofia, Callie et Arizona. C’était un peu étrange de le voir faire jouer Meredith dans un parc de jeu, par contre. Les balançoires pour Lexie et Meredith, en revanche, c’était bien trop naturel, et j’ai aimé le discours de Lexie sur l’importance de profiter de la vie malgré les nombreux décès de la pandémie, parce qu’après tout, elle a bien raison : si on ne profite pas de la vie, il n’y a plus aucune raison de vivre face à toutes ces morts.

C’est horrible comme réflexion, et en même temps, c’est super vrai. Lexie, même morte, tu restes mon personnage préféré de cette série, avec toujours les meilleures répliques. Elle est géniale, tout simplement, et je reste bien trop déçu de savoir que les scénaristes ont voulu la tuer. Elle aurait été d’une aide si précieuse à Meredith toutes ces années…

Lexie est celle qui a les meilleurs mots, tout le temps : elle rappelle que la vie change tout le temps et qu’on peut toujours se raccrocher à quelque chose. La scène où Mer, elle et Mark sont allongés dans les fleurs est l’une de mes préférées pour cette série, déjà. La profondeur du deuil est une conséquence de la profondeur de l’amour, et il est important de les vivre l’une et l’autre tant qu’on le peut.

D’après l’un des couples phares de la série, il ne faut pas perdre son temps, alors qu’ils n’ont fait que ça tout au long des saisons sept et huit, et ça ne sert à rien de se battre face au changement. Il faut oublier la douleur, avancer et ne pas perdre son temps à ressasser et se rappeler nos deuils – hum, c’était une constante de la soirée de vendredi sur ABC apparemment. Lexie et Mark rappellent alors qu’ils n’ont jamais quitté Meredith, et qu’elle ne devrait pas gâcher une seule minute de sa vie, comme ils lui crient souvent dans les oreilles même si elle ne les entend pas. Aaaah. Ce regard final plein d’amour et de tendresse entre Lexie et Mark ? C’était horrible, mais c’était ce qu’il avait toujours manqué aux morts qu’ils nous ont fait vivre coup sur coup en fin de saison 8 et début de saison 9. C’était dans une autre vie, mais j’ai eu tant de mal à le digérer pendant si longtemps ! Je suis apaisé par l’existence de cette scène.

L’alchimie entre Lexie et Mark est encore parfaite, la relation avec Meredith marche encore, les messages passés aux fans sont toujours bons aussi. Avoir ces plans de Lexie et Mark regrettant d’avoir perdu du temps, avoir ces sourires de Lexie, avoir ces conseils de ces deux personnages, j’ai presque l’impression que Shonda Rhimes cherche enfin à s’excuser de ce qu’elle nous a fait – surtout que juste après on a un plan où l’on voit le nom de l’hôpital, Grey Sloan Hospital. Aaah. Run, run, like a river.

Teddy étant en arrêt, c’est Owen qui s’occupe à présent de Meredith, mais elle est aussi veillée par Tommy qui se remet vraiment bien de son covid. Bizarrement, je déteste le personnage, mais ça me fait plaisir de voir qu’il va bien. Dans les bonnes touches de l’épisode, il y a bien sûr Cristina, aussi. Oh, elle n’est pas sur la plage, il ne faut pas rêver : elle est toujours à l’étranger, mais il est hors de question pour elle de laisser tomber Meredith. Elle envoie donc plein de SMS à Owen pour s’assurer qu’elle est toujours en vie, et j’aime beaucoup ces échanges qui nous rappellent tout à fait le caractère borné et obstiné de la chirurgienne. Cela fait plaisir de la retrouver, même sans la retrouver.

Sinon, comme Maggie a eu une bonne idée pour doubler le nombre de personnes intubées, Owen et Richard prennent finalement la décision de retirer le tube qui permet à Meredith de respirer. Ils espèrent bien sûr qu’elle est à présent capable de respirer elle-même. Certes.

Et bien sûr, Richard peut recommencer à danser, parce que Meredith respire seule. Tous ces médecins qui dansent… pff. Imaginez après les journées qu’ils passent, franchement. Et ça fait du bien après un tel épisode de les voir pouvoir être enfin heureux, au moins un peu. C’était chouette de voir Winston et Maggie ensemble aussi, et surtout, ça vire à un moment auquel je ne m’attendais pas du tout après dix épisodes de relation à distance (enfin, sept techniquement, mais bon).

Toujours aussi parfait, Winston veut faire écouter quelque chose à Maggie plutôt que de l’écouter lui demander de rester auprès d’elle. Et c’est ainsi qu’en ouvrant sa boîte d’écouteurs, elle peut apercevoir une bague. Oui, oui, Winston la demande en mariage au beau milieu de la cour de l’hôpital, et ça n’a aucun sens et en même temps tant de sens. Ils vivent des choses horribles, ils sont poussés dans les extrêmes, ça accentue les sentiments. Et puis, on avait besoin d’une bonne nouvelle pour conclure cet épisode.

Maggie finit donc fiancée avec le type le plus parfait au monde pour elle, et je ne l’avais pas vu venir du tout, et la joie fonctionne vraiment énormément bien grâce à ça. Et ça fonctionnait aussi de voir Jo et Jackson qui continuent de coucher ensemble, d’ailleurs, ils ressemblent de plus en plus à un couple. La fin de l’épisode est en revanche réservée au cas de Meredith. Owen se rend ainsi chez elle pour parler à Zola et lui annoncer que Meredith peut enfin respirer par elle-même.

Quelle joie et quel bonheur de savoir que la série retrouve un peu d’espoir. Amelia peut enfin apprendre que Meredith respire, elle aussi, et elle se précipite aussitôt vers Linc tout en remerciant Owen, parce que les gestes barrières sont là. J’ai trouvé le geste à la fois anodin et parfait : sa première réaction est d’aller vers Linc, la page Owen est bien tournée et j’espère qu’elle le restera. Bon, Owen insiste pour dire que tout le mérite revient à Teddy et ça m’a fait lever les yeux au ciel, mais qu’Amelia fasse juste un câlin à Linc, c’est parfait. Tout simplement parfait, comme ce retour de Lexie et Mark parfaitement écrit.

Station 19 – S04E09


Épisode 9 – No One Is Alone – 20/20
La série confirme que son meilleur duo est capable de choses grandioses dans une intrigue qui est déprimante à souhait, pleine d’espoir en même temps, et parfaitement maîtrisée de bout en bout. Je ne pouvais espérer meilleur épisode que celui-ci pour commencer à régler le cliffhanger de la semaine dernière, ô combien problématique pour la continuité de la série.

Spoilers

Travis a surpris Theo et Vic en plein câlin, et il faut maintenant qu’il digère cette relation inattendue.


Will you marry me ? Yes.

Oula, c’est sans le moindre résumé ni avertissement qu’on se relance dans le cliffhanger de la semaine dernière, lorsque Travis découvrait que Theo et Vic étaient ensemble. Sans trop de surprise, il s’enfuit sans rien demander à qui que ce soit, mais Vic le poursuit pour tenter de lui expliquer la situation. Pas de chance pour elle, Travis refuse catégoriquement le dialogue.

En 2009, Theo et Travis étaient pourtant de bons amis qui entraînaient Michael ensemble. La nature de leur relation n’est pas bien claire toutefois, je pense que Travis et Michael en étaient encore à flirter en tant que recrues. D’ailleurs, c’est confirmé ensuite quand, en 2010, ils s’embrassent assez discrètement… mais que Theo, alors colocataire de Michael leur confirme qu’il entend tout et est bien au courant pour leur couple – très mignon, d’ailleurs ce couple. Tellement mignon qu’ils se font une demande en mariage en même temps et aaaaah ! C’était si chou, si cute, si parfait comme scène.

J’avais l’impression que je n’avais pas aimé Michael la dernière fois qu’on l’avait vu, mais l’avait-on déjà vu ? Je ne sais plus, en tout cas, c’était une bonne surprise ces scènes, avec Theo présent tout au long de cette relation. Et après six mois en tant que lieutenant, lorsque Theo apprend une promotion express venant de Ripley lui-même (aaaaah), le couple est tout heureux de célébrer cette victoire pour leur meilleur ami.

Travis et Theo ont vraiment une chouette relation aussi, avec Travis lui parlant de son père décédé et tout. C’est fou, ces trois amis sont trop cool, je veux un spin-off sur eux aussi. Ou une comédie sur le couple Travis/Michael, ça doit pouvoir marcher aussi, il y a juste ce qu’il faut pour qu’ils soient attachants en tant que maris. Travis et Michael me font rire avec leur filtre à eau, mais bon, il faut que j’aille changer le mien, maintenant. C’est compliqué cette affaire quand on ne s’en sert pas tous les jours ; mais sachez que moi, c’est censé être chaque mois qu’on change mes filtres. M’enfin bon.

Ce qui est important, c’est que même si Travis est proche de Theo, il stresse de savoir que Theo est désormais son capitaine. Nous sommes alors en 2016, quelques mois avant le décès de Michael. Travis lui fait alors la promesse de ne jamais le remplacer, mais il s’agit surtout d’un moment d’humour. Qui précède de peu sa mort, donc.

Quand elle survient de manière brutale, Theo vient réconforter Travis… mais avant de lui avouer la vérité sur son erreur. Il a mal calculé l’orientation du vent, et il a demandé à Michael de faire une opération qui lui a coûté la vie. Oh quelle horreur ce genre de mauvais calcul avec une vie en jeu, surtout quand c’est celle de ton meilleur pote. Travis le vire de chez lui, et il ne lui reparle plus jamais – ou en tout cas, s’ils ont eu l’occasion de se croiser, on n’est pas au courant pour le moment.

De retour dans le présent, on découvre que Travis refuse franchement de parler à Vic, mais plusieurs jours d’affilée. Ils vivent ensemble, mais la série ne prend pas la peine de nous proposer la moindre scène dans cet appartement dont on ne sait rien, la caserne étant apparemment suffisante pour nous faire comprendre ce qu’il se passe. Ou plutôt ce qu’il ne se passe. Toute la caserne prend pourtant toujours son petit déjeuner ensemble, Travis n’est pas super subtil dans sa manière d’éviter Travis, mais personne ne voir rien.

En plus, le problème, c’est que Vic et Travis sont censés être meilleurs amis et vont vraiment bien ensemble, alors Maya continue de les faire travailler ensemble – car oui, Maya a repris le boulot apparemment. Il fallait bien que ça arrive un jour. Accessoirement, ils vivent ensemble aussi, mais Vic et Travis continuent de ne pas se parler pendant trois jours.

Dans les vestiaires, Vic tente désespérément d’en parler avec Travis, mais celui-ci n’a pas du tout envie de revenir encore sur le sujet. En fait, il lui explique que pour guérir plus vite et ne pas avoir de cicatrice persistante, il ne faut pas toucher à la cicatrice ; et il a bien envie de faire pareil avec le sujet sensible de Theo et Michael.

Pas de bol pour lui, le destin s’acharne toutefois en lui ramenant à nouveau dans les pattes le type qui avait fait une overdose trois jours plus tôt, dans sa voiture. De retour chez lui, il a promis d’arrêter la drogue, mais bien sûr, c’était sans compter sur sa meilleure amie qui lui donne une dernière dose, pour la route. Charlie, le type met un certain temps à se réveiller et sa pote, Libby, est assez insupportable avec Travis et Vic, leur assurant que c’était la dernière fois de Charlie avant qu’il n’aille en centre de désintox. Quel enfer.

Le problème, c’est que Travis n’arrête pas d’être insupportable avec Libby tout en soignant Charlie, et franchement, c’est non seulement désagréable, mais à la limite de l’erreur professionnelle : les pompiers ne sont pas là pour juger ce qu’il se passe. Vic fait ce qu’elle peut pour limiter les déclarations problématiques de Travis, ce qui n’est pas si simple, et le duo de pompier peut amener Charlie de toute urgence à l’hôpital.

Bien sûr, dans le camion, Charlie se réveille histoire d’enfoncer son cas en confirmant qu’il n’en est pas à sa première overdose (c’est même la troisième, apprend-on quand il arrive à l’hôpital) et d’apprendre que Travis s’est occupé de lui. Quand il le prend pour le pompier dont il a écrasé le pied, Travis répond que ce n’est pas lui, mais le copain de sa partenaire.

C’est l’occasion pour Vic d’enfin lui expliquer tout ce qu’il s’est passé ; en s’expliquant avec le patient. Heureusement, ils se débarrassent de ce patient pour enfin avoir une vraie conversation – qui tourne à l’engueulade, mais l’important c’est que ça sorte et qu’ils parlent du problème.

Pas de bol pour eux, Libby fait ensuite une overdose alors qu’ils n’avaient pas vraiment atteint une conclusion à leur problème. Cela me paraissait une bien mauvaise idée de la laisser seule dans l’appartement. Celle-ci parvient heureusement à se réveiller quand Vic et Travis arrivent la sauver,et on comprend ainsi que la série veut juste revenir sur la nature de meilleurs amis de Vic et Travis à travers celle de Charlie et Libby.

En la déposant à l’hôpital, ils tombent sur Emmett qui, bien que toujours ami avec Travis, prend clairement la défense de Vic. Et il a bien raison, parce que j’admire Vic qui s’empêche de revoir Théo juste pour un meilleur ami qui continue de lui faire la gueule pendant trois jours sans chercher à la comprendre ou à savoir ce qu’il se passe. Je n’ai bien sûr jamais été dans cette situation, c’est donc facile pour moi de juger, je ne sais pas du tout ce que je ferais, hein, mais j’espère que je serais un peu plus ouvert que ne l’est Travis.

Heureusement, Emmett fait remarquer à Travis qu’il n’a pas l’air très humain sur ce coup-là. Il est temps de laisser aller certaines choses, et ça fait plaisir de voir Emmett si mature sur la question quand ce n’est pas la maturité qui l’étouffait la dernière fois. Quand ils repartent de l’hôpital, Vic tente alors un nouveau sujet de conversation, puisque Travis ne veut pas parler de Theo. Seulement voilà, parler du crush de Travis pour Emmett, ce n’est pas idéal non plus.

Les voilà donc tous les deux partis pour une engueulade à couper le souffle, vraiment, et c’est pour cela que j’ai mis un 20 à l’épisode, parce que j’adore ces deux acteurs, ces deux personnages, et vraiment, je ne pensais être autant investis dans une engueulade, mais je buvais leurs paroles et les gestes insensés de Travis pour se débarrasser de sa colère.

En plus les choses qui sont balancées d’un côté comme de l’autre sont violentes, avec Vic accusant Travis d’être accro à sa rage et de n’avoir jamais quitté la phase de colère dans le deuil de son mari. Travis lui reproche alors d’avoir oublié trop vite son fiancé. Eh ! Pas touche à Ripley ! En quatre ans, il n’a toujours pas réussi à oublier Michael – ce qui est un peu gros parce qu’on l’a vu l’oublier parfois, mais parfois non – et il considère bien ça normal, même si Vic lui explique qu’elle cherche juste à retrouver quelqu’un dont elle pourra être aussi proche que Ripley. Oh.

Au moins, ils en arrivent enfin au vrai sujet de conversation qu’il faut avoir : le deuil de Michael qui continue encore et encore, alors que Vic a réussi progressivement à avancer vers autre chose. C’est joliment écrit parce que ça titille toutes les cordes sensibles qu’il faut pour ces deux personnages. Les scénaristes ont eu une belle idée sur ce coup-là. Je trouvais gros que Vic ne connaisse pas le nom de Theo, mais comme de toute évidence Travis n’a plus jamais parlé à Theo, ou de Theo, c’est bien logique.

Et puis, une fois de plus, Vic est tellement parfaite, à souligner qu’elle a pensé immédiatement à Travis en apprenant qui était Theo ! C’est triste de voir que Travis n’est pas capable de penser à elle de la même manière… Si au milieu de cette rue, personne n’interrompt ces pompiers qui s’engueulent, bon, il y a heureusement une alerte médicale qui les détourne de cette dispute en pleine impasse. Cette nouvelle alerte est assez flippante puisqu’il s’agit de Libby, et elle est décédée dans un parc. Euh ? Comment a-t-elle pu quitter l’hôpital si vite ?

L’avantage, c’est qu’après tout ça, Travis reconnaît enfin auprès de Vic qu’elle a raison et qu’il est accro à la rage et la furie qu’il a dans son deuil. Et il s’excuse même d’avoir parlé de Ripley, ce qui est un bon début, ma foi. Enfin, il ne s’excuse pas vraiment, il dit juste qu’il n’aurait pas dû en parler. C’est déjà ça. Après une dispute à couper le souffle, Travis et Vic en arrivent donc enfin à un stade où ils peuvent parler… mais ils sont interrompus par une nouvelle alerte.

Il s’agit à nouveau de Charlie qui, après avoir découvert la mort de Libby, est dans un sale état. Pour une fois, il ne fait pas une overdose cependant. Cela permet aux deux pompiers de lui expliquer qu’il est vraiment important de faire son adieu à Libby, en lui téléphonant comme ils le faisaient à chaque fois qu’ils envisageaient une détox ensemble.

Bien sûr, en parallèle et en trois jours, Theo a commencé à prendre ses habitudes dans la caserne. Il parle ainsi pas mal avec Jack, qui n’a aucune idée d’être en train de sympathiser avec l’ennemi. Il a d’autres problèmes à gérer, avec Marcus qui stresse pour Jack chaque fois qu’il voit un camion de pompiers dans la rue. Jack finit toutefois par découvrir la vérité quand Theo lui balance tout de manière un brin brutale.

Je le comprends en même temps, Jack est lourd avec lui sur la relation qu’il pense qu’il entretient avec Vic, franchement. N’empêche cette caserne est bien à la ramasse s’ils ne se sont rendus compte de rien. Une fois que la vérité est sortie, les deux hommes peuvent aborder le sujet pendant un petit entraînement et je trouve ça surprenant de voir Jack si sympathique avec Theo.

Ce dernier peut même le conseiller pour Marcus et l’aider à le rassurer avec une vidéo, ce qui permet d’avancer un peu sur l’intrigue Jack, même si ce n’est pas l’idée de base de l’épisode. L’idée de base, c’est de faire en sorte de révéler ensuite que Jack est celui qui a tué Vasquez l’an dernier – et bien sûr, Theo et Vasquez étaient potes eux aussi. Theo est toutefois capable de ne pas en vouloir à Jack pour ça, il est bien placé pour connaître ce boulot…

Theo tombe alors sur Vic qui sort de la douche, et il lui souligne que ça y est, il a compris qui elle était par rapport à Ripley. Vic découvre alors que Theo connaissait Ripley, ce qui était bien logique comme c’était leur boss à tous. Theo fait un petit éloge de Ripley, en plus, histoire d’être encore plus craquant : c’est Ripley qui a fait en sorte de le promouvoir rapidement, puis qui a tenté de le convaincre de ne pas rétrograder malgré l’accident arrivé avec Michael. Bien sûr, ils sont à nouveau interrompus par l’arrivée de Travis. Au moins, cette fois, ils ne sont pas en train de se faire un câlin.

Travis en profite alors pour raconter le passé horrible à Vic, et la relation que Michael avait avec Theo. Les deux meilleurs amis que sont Vic et Travis sont alors capables de se retrouver autour d’une bonne blague, et c’est déjà ça de pris. Leur rire faisait du bien. Le flashback avec l’arrivée de Vic pour la toute première fois à la caserne est très sympathique également pour nous montrer l’étendue de cette relation, d’où elle vient et où elle en est. J’espère qu’ils réussiront à se retrouver vraiment comme avant, et que Travis pardonnera à Theo.

D’ailleurs, la fin d’épisode est alors parfaitement atroce : comme Charlie plus tôt avec Libby, Travis décide de dire au revoir à Michael en lui passant un coup de fil. L’acteur est suffisamment exceptionnel pour que ça passe à merveille comme scène. Un excellent épisode, donc.

 

The Falcon and the Winter Soldier – S01E03

Épisode 3 – Power Broker – 15/20
Je n’ai clairement pas revu les bons films pour cette série, qui prolonge tous les opus auxquels j’ai le moins accroché apparemment. Les scènes d’action restent des spectacles d’action incroyables et on avance vraiment vite dans l’intrigue, puisque nous sommes déjà à la mi-saison. Tant mieux, d’ailleurs, parce que c’est bien, mais pas à la hauteur des films que je préfère dans le MCU.

Spoilers

Sam et Bucky demandent de l’aide à Zemo, qui leur apporte en échange d’une condition improbable à première vue.

Listen, Sharon, we need your help.

Heureusement qu’il y avait un résumé de l’épisode précédent, parce que j’avais déjà zappé que le cliffhanger précédent nous emmenait voir Zemo. Comme à la bonne époque de WandaVision, on commence toutefois par une publicité du Conseil Mondial du Rapatriement qui nous promet une manière de nous réconcilier et de recommencer à vivre normalement après la réapparition de 50% de la population mondiale. Ben ma foi, il était temps qu’on nous dise que ça avait été la méga-merde, mais le slogan de la compagnie en trois mots là ? J’ai eu l’impression d’avoir notre gouvernement et ses stratégies anti-Covid, c’était quelque chose.

Une fois la pub terminée, nous suivons une nouvelle intervention de Captain America qui ne fait toutefois pas grand-chose lors de son intervention : il demande aux hommes l’accompagnant de ne pas leur laisser le temps de détruire quoique ce soit, mais il entre tranquillement en marchant et en disant qu’il s’appelle John Walker. Pas de bol pour lui, Captain America se fait cracher dessus par le terroriste, et j’ai bien rigolé.

Bien sûr, lui et Lemar étaient là pour retrouver Karli, et le pote de Captain America n’hésite pas à lui expliquer que c’est bien normal de ne pas avoir de bonnes pistes pour lui mettre la main dessus : elle vient en aide aux réfugiés et donne des papiers pour restaurer le monde tel qu’il était avant le « blip », elle a des alliés fidèles, inévitablement.

Pendant ce temps, les héros de la série se débrouillent comme ils peuvent pour entrer en contact avec Zemo, mais ce n’est finalement pas Sam qui le fera : Bucky lui demande d’aller voir Zemo seul, parce qu’il sait très bien qu’il parlera plus facilement à un ancien agent d’Hydra qu’à un Avenger. Il n’a pas tout à fait tort : Zemo prend clairement son pied quand il voit Bucky, et il tente tout de suite d’essayer les mots qui faisaient partir en vrille Bucky… Avant de lui demander de le faire s’évader.

Rien que ça. Sam n’approuve pas du tout l’idée de Bucky, mais il n’a pas vraiment son mot à dire : il déteste Zemo qui a tué le roi T’Chaka après tout, sauf que Bucky a déjà fait en sorte que Zemo puisse s’enfuir. Euh. Tu m’étonnes qu’il était sous surveillance le Bucky ! Cela n’a pas de sens, en plus, je ne comprends pas bien comment il s’y est pris pour mettre une carte d’accès dans le livre de Zemo.

Pour le reste, Bucky s’arrange tout simplement pour faire en sorte que deux prisonniers se battent et Zemo fait le reste. Tu parles d’une prison de haute sécurité ! Et Zemo rejoint finalement Bucky et Samy… dans son propre hangar secret. C’est sacrément abusé, parce que Sam finit par se faire rapidement à l’idée d’être aidé par ce fugitif qui devrait franchement rester en prison. Je ne sens pas tellement la tournure de la série sur ce coup-là, je n’ai pas envie de la voir nous mettre ces deux personnages du côté négatif de l’œil du grand public.

J’avais plutôt envie de voir ces héros devenir les héros que l’on veut qu’il soit, pas de les voir se mettre à parler de Marvin Gaye avec l’un de leur ennemi mortel ? Franchement ! Zemo est donc toujours super riche, il a un hangar, mais aussi un jet privé dans lequel il emmène nos personnages à la recherche d’une certaine Selby. La direction du jet ? Madripoor, un bel Etat pirate qui ne donne pas du tout envie comme destination de vacances.

Avant d’y arriver, Zemo trouve bien sûr la liste des anciennes victimes du Soldat de l’Hiver, ce qui énerve passablement Bucky, mais qui n’a pas grand intérêt autre que nous rappeler qu’il y a eu un premier épisode à cette saison. Bien sûr, à Madripoor, ils changent vite d’identité, Sam devenant un autre homme au goût vestimentaire douteux, Smiling Tiger, parce que celui-ci lui ressemble.

Malgré tout, les voitures de luxe et la ville de débauche qu’est Madripoor fonctionne plutôt bien à l’écran. La série a toujours du budget et permet à nous immerger dans une ville que j’étais impatient de découvrir depuis qu’il en avait était question quelques minutes plus tôt.

Le reste n’est pas passionnant par contre : Zemo s’arrange bien vite pour que la rumeur se répande que le Soldat de l’Hiver est par là, alors que Sam est vraiment pris pour Smiling Tiger. Il doit ainsi boire un drôle de cocktail à base d’entrailles de serpent, et franchement, ça ressemblait plus à un test pour s’assurer que c’était lui… sauf que bon, ça se voit bien que ce n’est pas lui ? Il met trois plombes à le boire.

Bucky est meilleur sous couverture : Zemo lui dit d’attaquer un homme et ça ne prend pas deux secondes pour qu’il se remette à ses anciennes habitudes et nous détruise le bar en deux temps, trois mouvements. Allez, quatre mouvements. Tout ce grabuge fait assez d’effet pour que Selby accepte de les recevoir : Selby est donc une figure d’importance de Madripoor avec tous les pouvoirs pour les aider à obtenir des informations sur le sérum.

Zemo avait promis qu’il faudrait remonter la piste et les échelons pour arriver à la personne derrière tout ça, après tout. L’échange commence plutôt bien entre eux, mais est interrompu par un coup de fil de Sarah, la sœur de Sam. Bien malgré elle, elle fait tout foirer en appelant son frère par son prénom, mais avant que Selby ne puisse réagir, elle se fait tirer dessus par un tireur mystérieux dont on ne sait rien.

Notre trio ne demande pas son reste et s’enfuit aussitôt, loin de se douter qu’ils viennent directement de se prendre un contrat sur leurs têtes. Le pauvre Smiling Tiger qui n’est même pas à Madripoor et va se retrouver à mourir pour le meurtre de Selby qu’il n’a pas commis ! En attendant, notre trio se retrouve avec tout un tas de tueurs à gage prêts à les abattre. Clairement, dans une ville de vice et débauche comme Madripoor, ce n’est pas terrible d’avoir sa tête mise à prix.

En tout cas, pour leur venir en aide, ça y est, la série nous ramène enfin Sharon ! On m’avait vendu Emily VanCamp dans cette série, donc attendre trois épisodes pour la voir, ce fut long, surtout que le casting est autrement beaucoup trop masculin pour 2021. Le personnage nous est rapidement réintroduit avec habileté lorsqu’elle résume sa relation à chacun des héros de la série, mais aussi à Zemo.

C’est une équipe plus qu’improbable qui se constitue, si je le dis autrement. Elle a bien sûr un endroit où se rendre avec les réfugiés. Elle s’est habituée à la vie dans l’illégalité, et je l’aime beaucoup cette ex-agent vivant désormais dans un luxe très cool. J’adore l’actrice, ça aide. Le personnage, lui, est moins convaincant dans les films, alors je la redécouvre totalement, parce que j’avais zappé qu’elle n’était plus tout à fait en bon terme avec les USA.

Madripoor n’accepte bien sûr pas les extraditions et ça explique ce qu’elle fait là désormais. Je pensais qu’elle avait réussi à se réhabiliter la pauvre, je l’imaginais vraiment haut placée dans le S.H.I.E.L.D, je suis à l’Ouest. Là, Sam essaie clairement de marchander avec elle et de lui promettre qu’il blanchira son nom en échange de son aide.

Elle se laisse étonnamment convaincre, même si elle ne le croit pas tellement, et les emmène ensuite dans une boîte de nuit pour les riches de Madripoor. Sam peut ainsi troquer ses talons et son costume (pas si) horrible pour une tenue bien plus classe. On change ainsi d’ambiance tout en restant dans le monde de la nuit, quoi. Elle trouve rapidement un contact qui lui permet d’emmener Zemo, Sam et Bucky dans un conteneur où ils doivent rencontrer un autre contact pendant qu’elle montera la garde.

Le conteneur a un faux fond et est en fait emménagé en un véritable immeuble.

C’était plutôt classe, il faut bien le dire, mais les fenêtres, c’est chouette aussi. Le type qui y vit est donc un certain Docteur Nagel, qui a recréé le sérum de Super Soldat. Il est bien sûr un méchant, c’est évident et il négocie aussitôt avec eux, ne voulant pas céder ce qu’il sait sans une contre-offre intéressante.

La scène est toutefois longuette, surtout qu’on sait qu’il va parler et que c’est entrecoupé de moments où Sharon annonce que les tueurs à gage de la ville les ont retrouvés. Comment ? Mystère. Nagel finit par parler, heureusement. Après avoir bossé pour Hydra, il a bossé pour la CIA qui lui a demandé de recréer le sérum grâce à un peu de sang de l’autre Super Soldat qui n’était pas Captain America. Of course. C’est rapidement expédié comme explication, et j’ai aimé le fait que Nagel balance ensuite qu’il a disparu pendant le Blip pour expliquer que sa trouvaille soit restée secrète si longtemps.

A son retour, tout son labo avait disparu et seul le big boss de Madripoor avait encore les moyens de l’aider à produire des doses du sérum : son nom est Power Broker. OK, ça, c’est un nom qu’il va falloir retenir, parce que c’est clairement quelqu’un qui aura son rôle à jouer. Malheureusement pour lui, Karli a toutefois volé les vingt doses de sérum que Nagel avait créé pour lui.

D’humeur bavarde, Nagel révèle ensuite que Karly est auprès d’une femme malade, une certaine Donya Madani, qu’elle voulait absolument sauver. Pas de bol, c’est en Lettonie qu’on finit par retrouver Karli, auprès d’une proche âgée qui décède. Soit ? J’ai vraiment l’impression qu’on veut nous faire compatir avec les méchants et qu’on doit voir les gentils comme de possibles méchants pour l’instant. C’est donc Donya qui vient de mourir, parce que Nagel n’a pas réussi à lui venir en aide. Et pendant qu’il explique tout ça au trio de tête de la série, cette pauvre Sharon se bat contre les tueurs en gage dans d’excellentes scènes d’action où la cascadeuse s’en donne à cœur joie.

Sharon finit tout de même par débarquer dans le conteneur pour indiquer qu’ils n’ont plus vraiment le temps car les tueurs à gage qu’elle met KO les uns après les autres se rapprochent de plus en plus. Zemo tue alors sans hésiter Nagel, profitant de la diversion créée bien malgré elle par Sharon. Quelle idée aussi de faire confiance à Zemo. Il parvient même à s’échapper ensuite quand un sniper nous balance une rocket dans le tas de conteneurs qui servait de maison à Nagel. L’explosion qui s’ensuit est vraiment sympathique, la fusillade un peu moins.

On est clairement en plein film d’action avec ce type de scènes, et je n’arrive pas à savoir où la série veut aller avec tout ça. On a une route assez claire, hein, mais quel est le but de tout ça ? Les tueurs à gages sont heureusement ralentis par le retour de Zemo qui n’hésite pas à créer à son tour une explosion pour sortir Sam et Bucky d’affaire, ces deux-là étant en train de s’engueuler en pleine fusillade parce qu’ils sont incapables de prendre la place de second vis-à-vis de l’autre. C’était drôle, allez.

Le nouveau trio constitué par Sam, Buck et Sharon parvient donc à survivre à ce guet-apens… grâce à l’aide de Zemo. Il ne s’est pas échappé, finalement, il est venu en aide à nos héros, et ça, c’est inattendu. Tous les personnages peuvent alors s’enfuir, mais Sharon refuse de partir avec eux, ne voulant/pouvant pas remettre les pieds aux Etats-Unis. À la place, elle monte dans une voiture en expliquant à une femme qu’elles ont de gros problèmes. Ah, on la reverra, ouf.

De son côté, le nouveau Captain America découvre que Sam et Bucky ont fait en sorte de libérer Zemo, et il n’est pas très content. Lemar n’est pas convaincu, mais il se laisse embarquer par son pote qui lui promet de mener l’enquête avant d’en parler à qui que ce soit. Admettons

Nous retrouvons alors Karli auprès d’un centre du CMR (Conseil Mondial de Rapatriement, donc). On sent que ça va mal tourner, mais avant ça, elle nous explique qu’elle a envisagé un temps de devenir professeur, avant de se retrouver à prendre le sérum et de prendre cette voie du terrorisme. Elle explique alors à l’homme avec elle qu’ils ont les toutes dernières doses du sérum maintenant que Nagel est mort. Elle est vachement bien informée, n’empêche.

L’avantage, c’est qu’elle aussi en mesure de négocier avec Power Broker, maintenant. Et histoire de s’assurer que Karli reste bien une terroriste, la fin d’épisode est claire : oui, elle nous paraît gentille, mais elle est tout de même dangereuse. En effet, Karli a réussi son coup dans le centre de CMR et volé six mois de provisions sans problème. Le problème, elle finit par le créer en faisant exploser le bâtiment par contre. Cela ne plaît pas tellement à son coéquipier, puisqu’il restait des hommes en vie dedans… mais bon, c’est trop tard. De toute manière, il n’y a que ce type de violence que les hommes comprennent d’après elle. Mouais.

Pendant ce temps, dans le jet de Zemo, Sam comprend enfin qu’il a fait une erreur en rendant le bouclier à un musée, mais ce n’est toujours pas parce qu’il aurait voulu le porter lui-même. Nope, c’est parce qu’il pense maintenant qu’il fallait le détruire. Bon, toujours pas Sam, mais j’ai hâte que tu comprennes que ce bouclier est pour toi.

En attendant, ils apprennent que la femme que voulait aider Karli est morte en Lettonie. Et Zemo a bien sûr un endroit où aller en Lettonie, ça va de soi. Ce n’est toutefois toujours pas la fin de l’épisode, et ça, vraiment, c’était surprenant : la vraie fin voit Bucky laisser Sam et Zemo ensemble pour faire demi-tour et jouer au petit poucet dans toute la ville de Riga. Il récupère chaque fois des petites boules numériques et remonte ainsi la piste, cherchant à tomber sur la personne qui les sauve depuis le début de l’épisode, j’imagine. Et contre toute attente, il s’agit d’une guerrière du Wakanda, Ayo. Purée, il faut que je revois le film, j’en avais entendu tellement de bien que ça m’avait fait le même effet qu’avec Winter Soldier, j’en attendais trop.

Pour en revenir à la série, Ayo est évidemment là pour venger la mort de son ancien roi, T’Chaka, en tuant Zemo, même si T’Challa l’avait laissé en vie. Est-ce un moyen de nous introduire Black Panther 2 ?

Manifest – S03E01

Épisode 1 – Tailfin – 08/20
Oh bordel, cela faisait un moment que je n’avais pas autant ri devant un épisode – enfin, depuis mon dernier épisode de Riverdale quoi, mais le problème, c’est que ce n’était pas du tout volontaire de la part de la série là non plus. Plus on avance, moins l’intrigue n’a de sens et, en plus, elle est complètement éclipsée par des choix de réalisation plus que foireux et des trous béants dans l’écriture du scénario. Quelle déception !

Spoilers

Ben enquête sur l’aile d’avion retrouvée alors que Michaela ne profite pas tout à fait de sa lune de miel comme elle l’espérait.

Besoin d’un résumé ?

J’ai tout oublié de la saison 2 de Manifest (récap)

Salut les sériephiles, Après une première saison vraiment sympathique, Manifest avait fourni une saison 2 beaucoup moins passionnante à mes yeux, et aux yeux de l’audience qui s’est effritée, pour ne pas dire effondrée. Est-ce vraiment une surprise si j’ai oublié avant-hier soir que l’article que j’avais prévu d’écrire était le résumé de cette fin…

Oh you’re gonna grow ancient with me.

Ma foi, ce résumé de la saison précédente est plus efficace encore que mon article sur le sujet, finalement, et j’en ai déjà marre de Saanvi avant même de voir de nouvelles images d’elle. Pour ce début de saison 3, nous retournons tout de suite à Cuba où Ben va se plaisir de se la jouer vacancier à la recherche du San Antonio – le bateau qui a trouvé un morceau de l’épave et que Cal a eu la bonne idée de dessiner.

Ce début m’aura directement fait rire, avec cette barbe de trois jours pour Ben, ou ses lunettes qu’il met et retire toutes les trois secondes, ou ce moment de pause pour vérifier le dessin qu’il doit connaître par cœur. En tout cas, une fois dessus, il a une vision avec des couleurs inversées pas exceptionnelles et aussitôt après, un appel de son fils.

Ils ont vu des gens qui hurlent, alors forcément, le petit appelle son père pour prendre de ses nouvelles et savoir ce qu’il se passe. Michaela rejoint à son tour l’appel. Elle est sur une plage, OK, c’est la seule meuf au monde à avoir assez de réseau sur une plage au milieu du Costa Rica. Et elle entend tout sans écouteur ? Il y a du vent, oh ! Bien évidemment, ils nous révèlent rapidement que c’est leur premier Appel depuis fort longtemps, ou en tout cas, le premier qui soit si intense. C’est que la fin de saison précédente était il y a trois mois tout de même.

On retrouve bien vite Zeke, aussi, et lui, il profite à fond de sa lune de miel, pas comme sa femme. Il n’a plus de vision des Appels en effet, et ça l’aide bien à être tranquille, même si sa femme s’agite régulièrement. Ah, et sinon, ils sont en train de bronzer, ça me fait un point du Bingo Séries qui me manquait vraiment beaucoup. Bon, après, c’est la fin de journée, ils n’ont plus beaucoup de soleil sur eux et, vraiment, ils me donnent froid ces personnages. Et la lumière est déconnante dans toute la scène, variant selon les plans. Ils auraient pu tourner en plusieurs jours…

De retour chez les Stone, on découvre que Grace a moins de nouvelle de son mari que son fils n’en a et qu’Olive a fini les expérimentations capillaires pour finalement être babysitter. Il fallait bien que quelqu’un s’occupe du bébé toute la saison, après tout. Ce n’est toutefois pas le seul intérêt d’Olive, mais j’y reviens juste après, parce que pour l’instant, la scène est interrompue par Cal qui révèle alors que dans l’Appel, ils étaient sur le point de mourir avec son père et sa tante. Hein ?

Ce n’est pas exactement comme ça que je l’ai vécu cette scène, mais puisque Cal le dit, hein. Au moins, ça me permet de comprendre qu’il s’agissait de Michaela, Ben et une autre femme dans la vision du début, je ne les avais pas reconnus, je suis à l’ouest, moi !

On en oublierait presque Ben, hein ? Il est toujours à l’étranger, devant le bateau à attendre ses propriétaires. Quand ceux-ci arrivent, ils recommencent son jeu avec les lunettes de soleil, accessoire incontournable de l’épisode pour les plans dramatiques où il enlève ses lunettes. Qui fait ça ? Une fois à la riguer, mais je vous jure, l’épisode ne fait que ça.

Bref, il négocie avec les propriétaires du bateau et leur donne une jolie liasse de billets (sérieusement ? Qu’est-ce que c’est que ce cliché ?) pour avoir enfin accès à un hangar où se trouve l’aile de l’avion. Le tout est filmé par un gamin qui passait par là, bien évidemment, parce que pourquoi pas, il fallait bien qu’il se passe quelque chose dans l’épisode. Le problème, c’est que quand Ben touche l’aile de l’avion, il est projeté en arrière et, soyez rassuré, ses lunettes sont projetées aussi, mais elles finissent intactes. C’est fou.

Loin de tout ça, au commissariat, on retrouve la nouvelle coéquipière de Michaela qui refuse d’indiquer à une jeune femme la date de retour ou la localisation de Michaela. C’est bien étrange, surtout que Jared regarde tout ce qu’il se passe. Finalement, la coéquipière explique qu’elle veut absolument entrer en contact avec Michaela pour retrouver sa mère disparue. Je suis très à l’Ouest car je n’ai pas fait le rapprochement immédiatement, alors que j’aurais dû. Mais bon, j’ai quand même deviné dès le début de la seconde scène de cette nana, en fin d’épisode.

En attendant, on découvre autrement un personnage en train de chouiner qui n’est pas Saanvi. C’est déjà ça. Il s’agit donc d’une femme qui est dans la vision des Stone, elle aussi, en train de hurler. C’est donc Olive qui aide son petit frère à trouver la femme de la vision grâce aux recherches de son père qui a investi le garage en mettant en place un tableau de liège de plus en plus rempli avec les informations sur les autres passagers.

Clairement, la famille s’est organisée ; avec Michaela qui est beaucoup plus précise que Cal quand même. La nana de la vision est vite retrouvée : c’est une adolescente encore, je pense, une certaine Angelina. Elle devient aussitôt l’obsession de Michaela et Zeke, qui veut la suivre dans toutes ces aventures. Les deux ne prennent même pas la peine de prendre des clés de voiture et quittent aussitôt leur cabane sur la plage.

En effet, Olive leur signale, grâce à un dossier de son père, qu’Angelina a des proches au Costa Rica. C’est que ça tombe bien, tout de même. Ca me donne un peu envie d’aller en vacances au soleil, mais bon, ce n’est pas l’idée du moment avec le reconfinement. Finalement, Michaela rencontre donc les parents d’Angelina et a la bonne idée de leur faire la promesse d’essayer de la retrouver ; persuadée qu’elle y arrivera.

Contre toute attente, elle est toujours en contact avec sa coéquipière et Jared pendant sa lune de miel, ce qui lui permet d’avoir des informations supplémentaires pour la traquer. On enchaîne donc sur Michaela et Zeke qui interrogent une autre femme, Helena, capable de les aider et de faire abstraction des touristes sur la plage qui font coucou à la caméra de la série. Sérieusement, ils ont vraiment gardé un plan avec des personnes faisant bonjour de la main en regardant droit dans la caméra. C’est tellement drôle.

Ils obtiennent des informations qui les font retourner auprès des parents. Là, Michaela a un nouvel Appel, et elle fait en sorte de fouiller la maison des parents, en utilisant un malaise de Zeke comme diversion. Cela lui permet de retrouver Angelina dans le sous-sol de la maison, toujours grâce aux Appels très désagréables à entendre. Quant à la gamine, elle est donc enfermée là par ses parents dépassés par les Appels et la croyant folle. Vous aussi, enfermez vos gamins quand vous les pensez fous, ça finit toujours bien. NON.

Sans qu’on ne sache trop comment, Michaela ramène donc Angelina à deux heures de là dans sa cabane avec Zeke. Euh ? Comment échappent-ils aux parents au juste ? Ca n’a pas de sens ! Et la gamine demande évidemment à partir avec eux.

Allez, il faut bien évoquer une autre intrigue de l’épisode – cette critique est beaucoup trop longue – avec Saanvi qui a fini de pleurer dans son coin. On la retrouve en train de s’occuper d’une petite fille malade, et elle a le sourire. Bon, ça me paraît bien triste de voir que la série ne traite pas le Covid, ça aurait pu être intégré l’air de rien à la série, mais bon. Bien sûr, Saanvi est pédiatre, mais elle a son intrigue encore, avec un scientifique planqué dans une salle juste à côté de son cabinet, scientifique ou geek ou que sais-je en lien avec Vance.

D’ailleurs, au réveil de Ben, on découvre qu’il a une oreillette invisible et un micro antichoc tout aussi invisible. Cela lui permet d’être toujours en contact avec Vance, qui est donc encore là et qui est derrière cette « opération ». Mon dieu, mais je vais avoir mal aux abdos s’ils continuent à ce rythme ! Et ils le font, avec le gamin qui a tout filmé qui montre à ses potes ce moment incroyable où l’homme a été projeté en arrière.

Comme en temps de covid, un flic s’intéresse à ce groupe de gamins qui se réunit autour d’un portable. Bon, la vidéo est de toute manière sur Tik Tok, alors c’est foutu pour la discrétion. Les flics voient donc le bout d’aile 828 et se rendent aussitôt dans le hangar où Ben voit sa main briller au soleil. Oh, c’est brillant.

Tout aussi brillant que le forcing que fait l’épisode pour trouver un rôle à Grace, qui est laissée de côté par son mari de manière hyper odieuse. Même si Cal continue de bien grandir, il a toujours besoin d’un pédiatre. Pour cela, Grace insiste pour l’emmener à chaque fois voir Saanvi. Cela n’a pas l’air de la rassurer, la Saanvi, mais c’est qu’elle doit deviner à l’avance les intentions de Grace.

Evidemment, Grace est en fait là pour savoir si Saanvi a un moyen de joindre Ben, c’est quelque chose tout de même. Bien sûr, Saanvi en a les moyens via Vance. C’est une bonne chose, parce que celui-ci n’a aucun tact et beaucoup moins envie de garder des secrets que Ben : il balance donc qu’ils ont retrouvé le bout de la queue de l’avion, et ça tout de même, on ne s’y attendait pas. Rentrant chez eux en trois secondes, Cal et Grace rassurent Olive sur l’état de santé de son père, et Cal annonce alors que Ben va ramener quelqu’un avec lui, quelqu’un qu’il faudra héberger de toute évidence. Vu comment j’ai écrit ma critique, vous savez déjà qu’il s’agira d’Angelina, mais c’est monté de manière à créer du suspense (non).

Bon, sinon, Vance finit par intervenir pour prêter main forte à Ben qui s’en tirait plutôt bien pourtant. Certes, un flic l’a forcé à toucher la queue (oh boy, je vais encore avoir des gens arrivant ici avec des recherches bizarres) de l’avion à nouveau, mais il ne s’est rien passé. Avec l’arrivée de Vance, Ben est libéré des flics et tout va bien – alors qu’en vrai, je ne vois pas ce que lui veulent les flics, il n’a rien fait ??

Le fun peut en tout cas reprendre : Ben ramasse ses lunettes de soleil et finit sur une voiture traînant l’aile de l’avion. Oui, oui, SUR une voiture, vous avez bien lu. Je n’en peux plus, je suis si mort de rire : les scénaristes ont eu l’air de penser que c’était une bonne idée d’avoir Vance et Ben en train de parler à l’arrière d’une voiture en marche. Enfin, parler… Hurler. Et franchement, je riais plus fort qu’eux, c’était trop.

Et ce n’était pas fini. Même s’ils n’ont pas de ceinture de sécurité, Vance demande au conducteur de ce qui est finalement un petit camion et non une voiture genre pick-up de descendre afin de monter à sa place et de se sacrifier en faisant demi-tour seul alors que Ben et le conducteur monteront dans un avion déniché pour les sortir de là. Et comme Ben retire encore ses lunettes pour ce moment dramatique, je perds à nouveau le sens du sacrifice de Vance dans un bon éclat de rire, désolé. Il veut gagner du temps, mais avec un type comme Ben, ce n’est pas gagné, hein !

Vance s’enfuit donc quand le conducteur décide d’empêcher Ben de faire quoique ce soit en lui faisant un petit câlin. De toute manière, Ben a de nouveau une vision de l’avion en train d’exploser. Il ne peut ainsi pas venir en aide à Vance qui se rend avec le bout d’aile, tout en coinçant les voitures. Ben peut donc reprendre l’avion, malgré un fond vert dégueulasse, et s’enfuir, alors que Vance est placé en état d’arrestation. Il s’en est pris à des flics après tout, mais c’est à peu près tout ce qu’on peut lui reprocher alors quel était l’intérêt de donner son alliance comme ça ? Et pourquoi ce n’est pas le conducteur, homme de main qui n’a rien fait, qui fait demi-tour tout seul ?

Pff. En tout cas, qu’importe, c’est la fin de cette intrigue, Ben peut rentrer au pays, mais pas avant d’être détourné par Saanvi qui lui demande de prendre Michaela, Zeke et Angelina au passage. On ne verra pas où et comment ils arrivent à se rejoindre, mais qu’importe, c’est toujours moins dérangeant que le moment où Michaela et Angelina se téléportent d’un sous-sol à leur cabane.

A l’arrivée de tout le monde, Olive est contente de retrouver sa tante, Grace son mari et Cal son nouvel oncle préféré. Il se présente aussi à Angelina en la draguant lourdement. Bon, d’accord, c’est un gamin, je ne devrais pas dire ça.

Au commissariat, on nous lance un nouveau fil rouge avec la nana qui cherchait précédemment Michaela. On comprend alors que sa mère qui a disparu est en fait Kathryn Fritz – la Major, même si on met trois plombes à nous le révéler. Bien sûr, Jared est sur le coup, histoire que ça continue à être catastrophique pour l’évolution de ce personnage. Et bien sûr, Saanvi continue de chialer dans un coin en écoutant les audios de ses séances de psy avec la Major. J’ai tellement ri !

Pour la conclusion de l’épisode, on retombe sur une scène plus classique : Ben troque les lunettes de soleil pour des lunettes de vue, alors que Michaela n’arrête pas ses décolletés pour autant. Ben révèle alors à sa sœur qu’il est persuadé à présent qu’ils sont morts et ressuscités. Alléluia, tu parles d’un week-end de Pâques, ils ont le sens du timing dans cette série !

Michaela estr aussitôt à fond dans les théories : sont-ils des anges ? Sont-ils des envoyés de Dieu ? Eh, Ben est sûr qu’ils sont sur le point de le savoir. La blague. On a une saison pour le savoir. En attendant, cet épisode nous introduit un nouveau personnage qui est là pour rester avec Angelina. Je suis curieux de ce que ça donnera, alors que Cal s’avère plutôt inquiet du futur : il sent à nouveau la même chose que lorsqu’il avait senti la menace des trois ombres.

C’était l’un des pires déceptions de la série cette intrigue qu’on nous vendait comme un truc effroyable et qui n’était finalement qu’un trio de dealers de pacotille. Ces derniers réapparaissent toutefois à la surface du lac et prennent une bonne inspiration, alors attention, nous n’en avons pas fini avec eux !