Charmed (2018) – S02E10

Épisode 10 – Curse Words – 17/20
Honnêtement, j’ai du mal à raccrocher les wagons pour cette deuxième partie de saison. Sur les trois intrigues de l’épisode, il y en a une à laquelle je n’accrochais pas, une que j’ai trouvé trop bavarde… et une que j’ai vraiment adorée parce qu’elle jouait sur les codes des films d’horreur. Je retrouve là les jeux malins de réécriture et de parodie que la série mettait en place sur sa première saison, et ça fonctionne mieux que les bons sentiments qu’elle nous vend. Je suis difficile aujourd’hui, dis-donc, alors qu’en plus cet épisode gère bien la réunion des intrigues pour une fois, d’où la note !

> Saison 2


Spoilers

210.jpg

Thank you for a… memorable birthday.

Bien heureux de voir que cet épisode reprend avec Jordan et Swan, car j’aime beaucoup ces personnages secondaires. En plus, c’est l’anniversaire de Jordan qui sera clairement au centre de l’épisode avec sa malédiction qui veut le voir mort avant le jour de ses 26 ans. Certes, Maggie pensait s’en être débarrassée de cette malédiction, mais une vision lui apprend rapidement que son inquiétude est justifiée : un accident manque de le tuer – mettant fin à la fête, bizarrement.

Une vision prévient Maggie du désastre à venir alors elle lui sauve la vie, la rendant encore plus mystérieuse aux yeux de Jordan qui doit la voir comme un ange gardien. Il sait bien qu’il y a une malédiction, évidemment, et il n’hésite pas à en parler à Maggie pour voir sa réaction. Ses réactions ? Oh, il est grillé qu’elle en sait plus qu’elle ne veut bien le dire, alors il finit par la confronter.

Il est bien mignon : il suppose que Parker étant dangereux, Maggie n’a pas eu d’autres choix, mais c’est gros tout de même. En plus, elle ne répond pas spécialement sur l’endroit où elle a disparu en fin d’épisode précédent, alors qu’ils sont vite interrompus par une vague de froid qui les sépare : Jordan va s’occuper de la climatisation alors que Maggie comprend qu’il est pourchassé par l’esprit d’une sorcière maléfique.

L’avantage, c’est que le fantôme est vite enfermé après une ou deux petites scènes dignes de films d’horreur. Maggie peut ainsi parler avec elle, dans le miroir, pour découvrir que la malédiction vient après tout d’une sorcière qui a bien raison d’en vouloir à l’ancêtre de Jordan : il a tué 25 sorcières en les brûlant, y compris celle-ci. Elle compte bien obtenir sa vengeance désormais, et il lui reste 29 minutes pour le faire quand elle comprend qu’elle peut s’enfuir du miroir où elle est enfermée.

Dès lors, Maggie court après Jordan pour mieux découvrir que Swan est possédée par le fantôme, les scénaristes jouant clairement sur les clichés de films d’horreur. Même Jordan le remarque une fois qu’elle est mise KO par Maggie, forcée de lui révéler toute la vérité sur une malédiction qu’il pensait être juste une idée comme ça, pas la réalité.

Et au moment où Maggie allait annoncer qu’elle était sorcière, voilà que le fantôme se débrouille pour éclater toutes les ampoules et forcer Maggie à descubrir el camino secreto. Bien, ce pauvre Jordan prend cher et découvre la vérité comme ça. Yeah, il était temps !

Avant tout ça et contre toute attente, Ray débarque au beau milieu de la fête et c’est Mel qui se décide à se rapprocher de lui pour savoir ce qu’il peut bien faire là. Elle passe son temps avec lui, l’emmenant même au QG où elle fait un peu de magie en écoutant son père lui raconter l’Iraq. Pas ouf, surtout que ça part sur une intrigue secondaire entre Ray et Mel, où il est question de Niko. Elle nous manque ! Bon, il est aussi question du mariage bien foireux des parents Vera, et ça au moins, ça m’a fait rire.

Après, il est surtout question pour Ray de payer ses dettes auprès d’étranges personnes qui veulent récupérer les artefacts qu’il a volé. Bon, je n’accroche pas du tout à ce personnage, qui force Mel à intervenir. Ben oui, l’artefact qu’il donne avait un traqueur placé là par Mel, alors pour s’en sortir, il n’a eu d’autres choix que de donner de l’ambre noire à ses agresseurs.

Elle n’apprécie pas ça du tout, Torito (le surnom que Ray donne à Mel), donc elle intervient pour venir en aide à son père et manque de se faire tuer par une voiture. Dans tout ça, Ray découvre donc l’existence de l’ambre noire… Tout ça mène à une nouvelle séquence émotion. Après Maggie dans l’épisode précédent, c’est donc à Mel d’avoir une scène pour découvrir que son père n’est pas qu’un connard qui les a abandonnées, mais est un être humain.

Qu’il quitte sa mère parce que Maggie n’était pas sa fille et qu’il sombre dans l’alcool pour la même raison, c’est tout de même beaucoup plus compréhensible que sa vision romancée des choses depuis la saison 1. Le truc, c’est que si on nous accroche autant à Ray, ce n’est pas pour rien. Je trouve l’écriture paresseuse : il est soit un grand méchant, soit un futur décédé dans la vie des filles… Non ? J’exagère peut-être, mais c’est une évolution trop schématique pour ne pas aboutir là-dessus.

En tout cas, il y a un petit contre-temps quand Ray et Mel sont interrompus par l’arrivée de Maggie et Jordan dans le QG. Jordan est tout décontenancé, mais il rencontre son futur beau-père ce qui permet aux scénaristes un peu d’humour. Puisqu’il est protégé dans le QG en tout cas, Maggie et Mel peuvent ressortir à la poursuite de Swan, mais pas sans prévenir avant cela Macy.

Yep, Macy, faisons le point sur son intrigue. Elle continue de distraire Julian comme elle peut, c’est-à-dire en recevant des billets d’avion pour Aspen. Eh beh, c’est pépère, ça. Elle est toutefois distraite elle-même lorsqu’Abigael redébarque totalement blessée et tombe dans les bras d’Harry. Elle se dit empoisonnée, forçant l’être de lumière à la soigner avant de lui demander plus d’aide encore.

Harry est évidemment motivé pour jouer les chevaliers servants, contre l’avis de Macy, qui se sent forcée de l’accompagner, inquiète de le voir repartir dans le monde des démons. Moi, je suis content du retour d’Abigael, en tout cas. C’est déjà ça. Elle a un super bel appartement en tout cas et de jolies bouteilles d’alcool qui donnent envie et coûtent apparemment une blinde. C’est pratique d’être un démon… Surtout qu’elle n’a même pas besoin de payer un majordome : elle a Harry.

Macy est tout de même suspicieuse et se décide à fouiller l’appartement gigantesque. Elle doit se sentir bien seule là-dedans Abigael, malgré ses plans à trois. Macy découvre bien vite qu’Abigael n’a jamais été empoisonnée : elle s’est contentée de faire semblant de survivre à une tentative d’assassinat, de manière à se rapprocher à nouveau d’Harry. On a donc droit à un joli combat d’égo entre les filles, chacune voulant Harry pour elle. J’ai beau les aimer, ce n’était pas fifou.

Après, ça force Macy à révéler à Harry qu’elle l’a vu embrasser Abigael, donc c’est plutôt mignon comme avancée pour le couple, mais ça manquait d’action et de magie. Cela tombe bien, parce que de l’action et de la magie, on en a dans l’intrigue de Maggie. Harry est donc interrompu dans sa rupture avec Abigael – il refuse de sortir avec parce qu’ils ne sont pas faits pour aller ensemble – par Macy qui lui demande de le ramener au plus vite à Safespace.

Elle n’y sert pas à grand-chose : c’est Maggie qui fait tout le travail pour convaincre l’esprit qui a pris possession de Swan que Jordan n’est pas si méchant. Il est un jeune homme charmant qui accepte même de lui rendre sa bague. Voilà, il n’en faut pas plus pour que l’esprit accepte de stopper sa malédiction et de s’en aller, pour ne pas devenir exactement ce qu’elle détestait : quelqu’un capable de brûler tout Safespace pour des raisons personnelles de haine.

Toutefois, la malédiction n’est pas encore levée : d’après l’esprit, Jordan doit encore se débrouiller pour rétablir l’équilibre de la justice. Bon courage. J’imagine qu’un baiser avec Maggie suffira, mais elle n’est pas encore prête pour ça apparemment. En tout cas, Jordan connaît désormais son secret et c’est plutôt cool. Quant à Swan, elle se réveille juste avec un petit mal de cou.

On termine l’épisode sur Harry décidant de retourner malgré tout auprès d’Abigael et en informant Macy, lui disant de poursuivre ses désirs d’aller coucher avec Eric Balfour. Hum. Pardon, c’est l’idée, et elle ouvre aussitôt un portail pour Alpen. C’est pratique, tout de même. Quant à Mel et Ray, on termine sur une scène d’au revoir où Mel essaie de le convaincre de rester. Bon, il reviendra dans quelques épisodes pour mourir, j’imagine. En attendant, il faut qu’il se casse pour éviter qu’on ne le poursuive maintenant qu’il est connu qu’il peut avoir accès à l’ambre noire. Il abandonne donc ses filles en espérant qu’elles pourront gérer les personnes qui lui couraient après… Et dont on découvre qu’ils gèrent assez bien l’ambre noire pour la faire ressusciter des animaux. Oh mon d… Oh ma magie !

> Saison 2

Into the Dark – S01E05

Épisode 5 – Down – 16/20
C’est déjà mieux, ma foi, et un peu plus dans l’esprit de ce que j’attendais de cette série. J’ai lancé cet épisode-ci puisqu’on me vendait un huis-clos et qu’en période de confinement, c’est quand même plutôt adapté de regarder ça. Il y avait de bons moments et une bonne idée de base, le tout est prévisible avec des longueurs, mais aussi de bonnes scènes. J’ai bien aimé, c’était plus efficace que le premier épisode !

> Saison 1


Spoilers

105.jpg

Fairly classic client.

Comme prévu, je ne me force pas à voir les épisodes dans l’ordre, puisque ça ne sert à rien sur une anthologie. J’avais envie de quelque chose de bien noté pour ne pas trop m’ennuyer, tout en ayant le temps d’écrire plus tranquillement que devant Charmed. Pour le coup, cette série le permet bien, avec des débuts très lents.

Il s’agit d’un épisode diffusé en février, pour la St Valentin donc. On y suit un homme et une femme dans une entreprise qui vont se retrouver bloquer dans un ascenseur un vendredi 13. Rien que ça, ça m’angoisse déjà, surtout qu’on a vu pendant le générique qu’un tueur s’amusait avec une arme. Ils ont une cinquantaine d’étages à descendre, alors c’est assez long pour qu’ils se rencontrent et papotent, faisant de l’humour sur les cadeaux qu’ils ont sur eux.

Elle a un sac de St Valentin, il a une bouteille de vin pour un client. Ils remarquent un dessin pourri de quelqu’un coincé dans un carré, en train d’appeler à l’aide. Ca y est, on comprend bien que ça va être flippant pour eux. L’ascenseur s’arrête, mais pas l’électricité. Evidemment, les boutons d’alerte ne fonctionnent pas et ils sont quatre étages sous le sol, donc ils n’ont pas de réseaux. Voilà pour la situation initiale : deux personnages coincés dans un ascenseur, alors qu’ils ne se connaissent pas. Au moins, l’ascenseur est plutôt grand, c’est déjà ça.

Bon, rapidement, les personnages se font une raison. Il faut attendre qu’on vienne les secourir, donc ils peuvent passer au small talk, ces conversations où on apprend à se connaître. Ils arrivent vite à court de sujets, sans penser à donner pour autant les prénoms, ce qui est un peu la base. Forcément, ils tentent la courte échelle dans le premier quart d’heure, espérant une trappe en hauteur, qui n’existe pas. Quarante minutes plus tard, ils ont abandonné tout espoir et se présentent l’un à l’autre : Jennifer et Guy. Soit.

Par chance, ils ont du vin et de quoi l’ouvrir, mais aussi un peu d’eau à partager. S’ils en ont pour trois jours, il faut toutefois commencer à rationner. Ah ben oui : c’est un vendredi 13, mais c’est aussi un week-end prolongé sans travailler le lundi. Ils ont donc possiblement 80h à attendre comme cela, et c’est embêtant. Au moins, ils sont confinés, c’est une situation qu’on connaît bien désormais. Pas aussi bien qu’eux cela dit : ils sont confinés à deux dans un tout petit espace et Jennifer a envie de faire pipi.

Au moins, elle a un thermos vide dans lequel elle peut se soulager.

J’ai plus l’impression que les scénaristes gagnent du temps avant d’en arriver au cœur de ce qu’ils veulent nous montrer, mais bon, ça fonctionne à peu près, surtout quand Jennifer continue le dessin pour s’ajouter en train de crier pour sortir du fameux carré. Sympa.

Jennifer et Guy enchaînent donc avec quelque panier de basket avec des chocolats, et j’ai bien aimé les voir sympathiser de la sorte. Cela ne m’empêchait pas d’avoir envie d’en arriver au côté un peu plus horrifique… mais bon, évidemment que ça commence par toutes ces scènes permettant d’apprendre à connaître les personnages. Guy a un bon humour et ça marche bien. Et puis, j’ai eu de la peine pour ces workaholic que personne ne semble en mesure de chercher.

Allez, 80 heures ça passe vite, non ? Ils boivent un peu, se mettent à se dessiner l’un l’autre et à se réconforter quand la lumière de l’ascenseur faiblit. Niveau réconfort, Guy est top à lui avouer ensuite qu’en fait, il l’avait déjà vue et remarquée dans les couloirs de l’immeuble. OK. C’est mignon, mais ça devient longuet cette scène de drague. Heureusement, ils échangent vite les dessins puis se mettent à parler bouffe pour relancer l’intérêt. Mais bon, rien ne vaut une petite conversation sur le sexe filmé par Jennifer.

Euh, d’où tu fais ça en filmant ? D’où tu uses la batterie de ton portable pour ça alors que t’as encore 76h à tenir enfermé ? Ils sont bizarres ces personnages ! En tout cas, Guy finit avec une érection à force d’imaginer une histoire sexy, et ça vire au film porno. On voit pourquoi il y a une bonne note à cet épisode, hein. Par contre, d’où tu fais l’amour comme ça en sachant qu’il y a une caméra qui filme ? Et sans protection ? Merveilleux cet épisode !

Voilà qui m’a motivé à faire pause et me servir à manger… Ca n’a pas de lien avec ce qu’il se passe dans l’épisode, hein, à part que c’est là que j’ai vraiment décroché. Dommage. Dommage aussi pour Guy qui n’est pas super ravi d’entendre Jennifer lui dire juste après ça que c’était ponctuel et qu’elle veut se remettre avec son ex. Magique.

Il se met à tenter de la convaincre avec une histoire de destin, et franchement, pas ouf. Le twist auquel je m’attendais depuis le départ tombe alors : Guy est celui qui est responsable de cette panne d’ascenseur. Il est gardien d’accueil, le job le plus solitaire du monde. Bon. Dites bonjour aux gens à l’accueil au boulot quand vous serez déconfinés, hein.

En tout cas, il débloque l’ascenseur, parce qu’il avait la clé depuis le départ. Elle s’énerve donc et lui dit qu’elle va appeler les flics, plutôt que de lui dire gentiment qu’elle lui pardonne et d’appeler les flics une fois sortie de là. Mais non. Elle préfère largement qu’il s’en prenne physiquement à elle, qu’elle casse la clé et qu’elle l’assomme à coups de talon. Prévisible. Mais très sympa.

Et puis bien sûr, ils sont habillés en blanc, alors le sang rouge ressort bien. Pas vraiment complètement assommé, il parvient à faire en sorte qu’elle s’évanouisse elle aussi. On reprend au réveil de Jennifer, après celui de Guy et l’action arrive enfin. Il lui révèle donc qu’il a tout organisé pour rester avec elle tout le week-end et qu’il est prêt à la tuer plutôt que de retourner en prison. Ah, c’est l’enfer pour Jennifer d’un coup. Les enfants, il ne faut pas coucher avec n’importe qui dans un ascenseur.

Complètement fou, Guy propose ensuite d’ouvrir les cadeaux de St Valentin et de continuer de torturer un peu Jennifer. C’est plutôt bien : il a des cigares et du feu, y a de quoi l’attaquer tout de même. Mais pas de quoi sortir, donc bon. Pour ça, il suffisait d’envisager de changer les néons. Contre toute attente, il trouve donc un moyen de sortir et décide de faire confiance à Jen pour les tirer de là.

Cette idiote ne pense pas à retirer ses chaussures pour faire la courte échelle ou pour escalader le conduit d’ascenseur, ni même pour les balancer à la tronche de Guy quand il finit par trouver un moyen de la suivre. Tout ça est une succession de mauvais choix de la part de Jen tout de même, et j’ai un peu de peine pour elle. En plus, Guy avait l’air si sympathique au début, t’aurais mieux fait de rester dans son jeu tout du long.

Il finit par les faire tomber tous les deux dans le conduit d’ascenseur et amortit la chute de Jennifer qui est la première à se réveiller. Elle utilise donc les cigares pour essayer d’activer l’alarme incendie. Elle aurait mieux fait, je ne sais pas, de d’abord ligoter Guy ? Bon, c’est finalement ce qu’elle fait quand il se lève, alors que son départ de feu met un temps fou à fonctionner.

Elle reprend sacrément du pouvoir là : Guy est ligoté et, pendant qu’elle attend les pompiers, elle se propose d’émasculer Guy… mais ne le fait finalement pas, pour le forcer à dire la vérité en vidéo. Il s’appelle donc John, mais ça prolonge l’épisode pour pas grand-chose. Il a une vie triste, John, puisqu’il a fini en prison pour homicide involontaire : il a bu de l’alcool avant de conduire et de tuer sa collègue sexy qui était dans la même voiture que lui.

Même s’il n’a fait que six mois de prison grâce à un bon avocat, la réinsertion professionnelle n’étais pas vraiment possible. C’est pourquoi il a mis en place tout ce stratagème pourri. Jen a juste eu la mauvaise idée d’avoir un manteau orange qui fait qu’on la remarquait de loin. Quant à son plan d’appeler les pompiers, ça n’a pas fonctionné du tout.

Ce n’est finalement que lundi matin, à 1h15, que quelqu’un se pointe dans le bâtiment. C’est le collègue de John/Guy qui veut épater sa copine avec la vue. Ils ne savent pas dans quoi ils s’embarquent là. Le collègue comprend vite que quelque chose ne va pas quand il ne trouve pas John. Il finit ar prendre contact avec l’ascenseur sans appeler les pompiers, malgré des images peu rassurantes, et cette idiote de Jennifer ne le prévient pas non plus de ce qu’il se passe.

John profite de son inattention pour se libérer et l’attaquer à nouveau, avant de parvenir à tuer Eddy, son collègue de manière bien conne : Eddy grimpe dans l’ascenseur pour les aider et se fait découper en deux.

Et voilà, John n’a plus qu’à effacer les preuves de ce super week-end. Il enferme Jen dans son coffre, se débarrasse du corps d’Eddy et de ses vêtements dans le conduit d’ascenseur. Le seul problème avec tout ça ? La copine d’Eddy est encore dans le bâtiment, même s’il ne le sait pas. La pauvre. Il s’en rend compte alors qu’il supprime tous les fichiers vidéos du week-end… et la tue, avant de la balancer à son tour au fond du conduit de l’ascenseur. Pas sûr que ce soit un bon endroit pour se débarrasser des corps : ils finiront bien par sentir et la maintenance par les trouver. Non ?

En tout cas, Jennifer a bizarrement le droit à un autre traitement elle. J’imagine que c’est l’amour qui le fait agir de la sorte : il préfère la cramer à l’essence et l’enterrer en pleine nuit loin du bâtiment. Il prend tout de même le temps de lui dire qu’il était vraiment fou d’elle et triste de ce qui lui est arrivé… mais elle est a priori déjà morte dans le coffre de la voiture. OK, elle fait bien la morte, mais pas assez pour me convaincre, moi. J’ai vu trop de films d’horreur.

Plutôt que de s’enfuir quand elle obtient enfin un moyen de se barrer, elle décide de faire une petite marche arrière pour attaquer John. Ce n’est pas une bonne idée : se mettre en sécurité d’abord me paraît être la priorité, surtout qu’elle n’a plus aucune preuve de quoique ce soit. Elle n’hésite en tout cas pas une seconde à s’en prendre à John et envisager de le tuer avec un cigare et pas mal d’essence. Eh, ça fait une fin sympathique !

> Saison 1

Charmed (2018) – S02E09

Épisode 9 – Guess Who’s Coming to Safespace Seattle? – 16/20
J’ai mis un bon moment à me replonger dans la série et je ne suis pas sûr que ce soit une série qui se bingewatche facilement finalement. En tout cas, il se passe plein de choses dans l’épisode, mais ce qui me passionne le plus, c’est définitivement le fil rouge qui se remet en place tout doucement… Bien dommage, mais au moins, j’ai d’autres épisodes à voir pour ça.

> Saison 2


Spoilers

209.jpg

I really thought he was dead.

Après des mois d’attente, il est largement temps de me remettre à Charmed, même si je dois bien avouer que j’ai tout oublié depuis le temps. Je me sens plus rouillé qu’après la pause entre deux saisons, c’est dire… En tout cas, j’ai bien aimé la reprise avec la traditionnelle scène de fausse agression dans la rue, grillée dès que l’on voit Maggie en train d’écouter de la musique à fond dans la rue.

Elle s’entraîne en fait avec Jordan qui lui donne quelques cours de self-defense, se souvenant vaguement de ce qu’il s’est passé dans l’épisode précédent (bienvenue au club) et de Parker. Ah oui, c’est vrai qu’il est battu le pauvre. Cela perturbe encore Maggie d’en parler, surtout qu’elle cherche encore à gérer son nouveau pouvoir de vision, tout comme Mel essaie de récupérer, chez elle, le contrôle de la manipulation moléculaire.

Pardon ? D’où Mel récupère les pouvoirs de Piper au point de modifier les molécules et faire bouillir le thé ? Je suis à l’Ouest, là, franchement, j’ai vraiment tout oublié d’où j’en étais dans cette saison : elles ont récupéré de l’ambre noire pour ça, voyons. Au moins, j’ai de meilleurs souvenirs que Maggie qui affirme qu’elle n’est pas amoureuse de Jordan alors qu’on sait bien que si.

Une nouvelle vision intervient à la fin de cette petite scène, pour nous lancer l’épisode : Maggie est persuadée que l’Être des Ténèbres est de retour. Ce fut rapide. La vision la mène sur la piste d’un motel auquel elle se rend bien rapidement avec Mel et Harry, qui justifie la survie de l’Être des Ténèbres par le fait qu’il a survécu lui-même.

Les trois se rendent donc dans un motel où les scénaristes ajoutent quelques gags sur les fréquentations peu recommandables de ce genre d’établissement avant de nous montrer qu’Harry reprend peu à peu le contrôle de ses pouvoirs. Il finit par tomber sur une chambre avec une sorte de bombe dans laquelle il fait rentrer les filles qui sont alors très surprises de tomber nez à nez avec leur père. Qui n’est pas mort. Que c’était mal joué !

Au moins, ça me donne de manière inattendue un point de Bingo Séries que je ne pensais plus avoir puisque Mel ne compte que jusqu’à deux au lieu de trois. Alléluia ! Harry soupçonne le père de ne pas l’être, mais les filles sont vite convaincues que c’est bien lui. Ray leur révèle alors qu’il n’est pas du tout un professeur d’archéologie, mais en fait un voleur.

Le problème, c’est qu’il a volé au passage l’arme vue par Maggie dans sa vision et qui correspond à l’Être des Ténèbres. On n’est pas bien sûr que ce soit lui le centre de cet épisode cela dit : tout ce que voit Harry qui fait le guet, c’est un homme tout de noir vêtu semblant menaçant et se rapprochant dangereusement d’eux. Il prend donc la décision nécessaire dans ce genre de cas : il assomme le père et téléporte tout le monde loin de là.

J’aime bien le fait qu’il l’assomme pour qu’il ne voit pas la magie, mais qu’il le ramène dans une maison qu’il a vu brûler… du coup, les filles en profitent pour annoncer à leur père qu’elles sont des sorcières, comme leur mère. Bonne ambiance familiale, d’un coup ! Le père s’avère très surpris de la nouvelle, mais bizarrement, je ne lui fais pas du tout confiance. J’ai bien ri de son « nope », en tout cas, et des pouvoirs de Mel qui se sont développés de manière dingue entre les épisodes. Elle est capable de geler ou réchauffer les liquides sans le moindre mal désormais. Eh ben, on est loin des développements lents de la série originale quand même !

Il est rapidement révélé que le père a volé un talisman de son ex-femme après son enterrement. Il est tout de même archéologue en tout cas, donc, et il a volé leur mère on ne sait pas bien pourquoi, mais ça choque les filles. Elles perdent de vue l’essentiel : il vole des objets magiques et quelque chose de maléfique essaie de le tuer pour ça, le suivant coûte que coûte, qu’il laisse des traces ou non. Pour ne pas finir comme ses filles, il a donc fait semblant d’être mort.

Eh, ça se tient ! En fouillant dans ses affaires, Harry, Mel et Maggie trouvent alors un cube étrange qui semble contenir quelque chose, un peu à la manière d’un Kinder Surprise. C’est bien pratique : Mel a reconstruit un sortilège tout pourri depuis le Livre des Ombres cramé qui leur permet d’obtenir ce qui est à l’intérieur du cube. C’était bien la peine de le cramer. Quand le cube s’ouvre, il révèle un objet magique qui provoque une onde de choc semblant… rendre à nouveau visible la maison. Oups.

Les filles sont dès lors super énervées après leur père, mais le pire reste à venir : ce nouvel objet refuse de quitter les mains de Ray, ce qui force finalement Mel et Harry à quitter la maison pour rejoindre le QG et chercher dans le livre des Fondateurs de quoi rompre le sort maléfique qui semble poursuivre Ray et de quoi rendre à nouveau la maison invisible avant qu’elle ne soit repérée.

Ouais, apparemment, une maison qui apparaît de nulle part, ça ne choque personne. Laisser Ray avec la seule sorcière qui n’a pas un pouvoir actif, ça ne choque personne non plus… mais bon, on avait besoin d’une scène sentimentale pour Maggie et Ray après tout. N parallèle, Mel et Harry comprennent que Ray a volé une pierre totem censée protéger la Crète.

Rien que ça. Et cette pierre a un bien sûr un gardien magique censé récupérer la pierre quoiqu’il arrive. C’était marrant à voir, parce que ça se fait avec une révélation toute pétée du visage du démon sous un masque et que ça enchaîne sur Maggie regardant les étoiles les yeux plein de larmes au point d’en oublier son portable. Pourquoi oublient-elles toujours qu’elles ont un portable dans les moments les plus critiques ?

Maggie ne pourra que le regretter : elle préfère aller se réconcilier avec son père pour avoir une nouvelle scène émotion, et une nouvelle vision pour tout gâcher avec l’arrivée du monstre. La vision n’a que quelques secondes d’écart avec la réalité, ce qui est bien gênant pour protéger le père. Elle y parvient tout de même, découvrant que le monstre… peut se dédoubler quand on l’attaque. Dommage.

Il faut bien revenir aussi à l’existence de Macy : c’est au QG qu’elle fait de petites expérimentations de potion pour retrouver ses pouvoirs, comme ses sœurs. Malheureusement pour elle, ça ne fonctionne pas tellement et comme elle a peur en plus d’être confronté à l’Être des Ténèbres qu’elle ne se sent pas encore prête à affronter, elle se retrouve à prendre la place de Maggie pour faire la visite de Safespace à un nouveau groupe de volontaires.

La série en profite pour développer un peu plus le personnage de Jordan, dont la copine est jalouse du temps qu’il passe à parler de Maggie évidemment, et Swan, qui m’a fait bien trop rire à être totalement fan du nouvel arrivant dans la série : un certain Julian Shea qui a la très bonne idée d’être interprété par Eric Balfour.

Je suis si heureux de retrouver l’acteur que je suis prêt à fermer les yeux sur son introduction pas bien brillante du côté de l’écriture : il joue un riche donateur de Safespace qui débarque de manière anonyme et pousse Macy bien rapidement dans ses retranchements, avant de la draguer. Allez, c’est bien sympathique tout ça, mais c’est hyper prévisible et pas fou par rapport à l’intrigue concernant Ray qui se déroule en parallèle.

Julian annonce tout de même son nouveau projet bien problématique : faire de Safespace un projet pilote pour mettre en place une source d’énergie hydraulique sous-terraine. Si j’ai bien entendu. Macy aussi veut confirmer ce qu’elle a entendu, parce qu’il veut creuser sous Safespace, ce qui pose problème : c’est là qu’est le QG tout de même. Elle l’invite donc à dîner dans ce qui ressemble fort à un rencard qui rend immédiatement jaloux Harry quand Macy fait un saut dans la maison et découvre que Ray est en vie… mais s’en accommode bien rapidement. Il faut que l’intrigue avance, que voulez-vous ?

Elle profite donc de ce rencard pour tenter d’en savoir plus sur son projet de creuser sous le sol, inventant toute sorte de raisons pour qu’il ne le fasse pas : une nappe phréatique à ne pas polluer, un sol sableux et… des salamandres ? Franchement ! Comme Julian s’en tire plutôt bien malgré tout, elle décide de mettre une potion de vérité dans son verre pour en savoir plus quand il a le dos tourné. Elle le regrette aussitôt : quand il revient, il lui dit tout ce qu’il pense sans filtre, parce qu’il est beaucoup trop fan de Macy qui ose lui dire tout ce qui lui passe par la tête depuis le début de l’épisode.

Et en plus, c’est une bonne chose : Julian avoue qu’il n’a pas contacté de géologue et qu’il va désormais le faire, et tant pis si ça provoque un délai dans les travaux. Il propose alors de trinquer, ce qui permet à Macy de nous refaire un coup de « drunk & clumsy » en renversant le verre de son rencard. J’ai bien ri. Pas de potion pour lui, au moins.

Le rencard se passe vraiment bien et finit par Macy retirant le vin de la chemise de Julian. Oh, elle refuse de voir ça comme un rencard, cependant, surtout qu’elle est interrompue par Harry et Mel lui annonçant une nouvelle attaque de la maison.

Malheureusement, la scène d’action est bien brève : le trio débarque pour sauver Maggie et Ray à temps (Macy utilise même son pouvoir démoniaque pour protéger Maggie, youpi !), et l’intrigue est facile à résoudre : Ray donne la pierre au gardien qui disparaît et permet aussitôt à la maison de redevenir invisible. Il faut donc fêter ça, et c’est le retour du Coquito pour Mel, Maggie et Ray ! J’ai tellement ri. Ray veut s’en servir un dans sa tasse préférée, qui a permis la vision de Maggie en début d’épisode. Et voilà, j’ai envie d’un Coquito, moi, maintenant.

De son côté, Jordan a toujours des flashbacks de l’agression de Parker, et ça ne sent pas bon du tout, parce qu’une recherche Google lui permet de savoir que Maggie et Parker faisaient des petites excursions au zoo. Oh, et accessoirement, que Maggie Vera est morte. En fin d’épisode, il décide de ne pas la confronter sur cette nouvelle information perturbante et il la suit… pour mieux se rendre compte qu’elle disparaît quand elle essaie de se rendre au QG. Il fallait bien que ça arrive à un moment ou un autre.

> Saison 2

Pas de Free Comic Book Day aujourd’hui…

Salut les sériephiles confinés,

Je fais une rapide pause dans mon challenge du #WESéries afin de vous parler de… Euh, beh, je ne sais pas en fait. Dans mon agenda, il est écrit depuis des mois qu’aujourd’hui, je vous parlerai du Free Comics Book Day, parce que depuis 2002, c’est tous les premiers samedis du mois de mai qu’il a lieu et que depuis un an ou deux, il s’est importé assez en France pour que je puisse en profiter (officiellement, il est arrivé en France en 2014).

Free Comic Book Day is 'Full Steam Ahead' For 2020, Despite ...
Oui, mais non. Et non, vous ne rêvez pas : c’est bien Astérix aux côtés de Spiderman sur cette image officielle de présentation… On rate vraiment quelque chose !

Voir aussi : Présentation du Free Comic Book Day (2018)

Malheureusement, il n’est pas évident de se rendre dans un magasin de comics en cette période de confinement et les organisateurs en ont bien conscience. C’est pour cela qu’ils ont décidé d’annuler l’édition 2020 après plusieurs péripéties. Ils ont notamment envisagé de faire un évènement durant tout le mois, une idée qui me plaisait beaucoup… mais qui n’a du tout rencontré de succès auprès des différents acteurs de l’organisation trouvant dommage de ne pas en faire quelque chose d’unique rassemblant tous les fans.

Bon, je comprends cette volonté de rassemblement, mais ça me fait de la peine de ne pas avoir ma dose de comics gratuits moi ! Il faudra attendre cet été pour vivre une nouvelle journée comme celle-ci, mais la date exacte n’a pas encore été communiquée. C’est plutôt logique : les organisateurs savent bien que ça dépasse les frontières des États-Unis, et il n’est pas facile de mettre au point une date mondiale de déconfinement permettant la réunion des fans. C’est dommage, parce que j’avais adoré y participer l’an dernier.

IMG_20190504_151130_924.jpg

Voir aussi : Mon 1er FCBD

Cette décision provoque tout un tas de remous sur l’industrie des comics en revanche : Diamond Comics, l’organisateur de cette journée spéciale, a décidé malgré tout d’envoyer des comics gratuits en mai pour ne pas mettre à mal le système de distribution, là ou pour d’autres maisons d’édition, le décalage de la journée spéciale va forcément entraîner le décalage de la publication de tous les titres liés au Free Comic Book Day. Pour rappel, les maisons d’éditions de comics ont tendance à capitaliser sur cette journée pour offrir des prologues gratuits à des arcs plus importants. C’était notamment le cas chez DC l’an dernier…

Astonishing X-Men: Gifteda [Import]: Amazon.fr: Joss Whedon, Joss ...Quelles décisions vont-ils prendre ? Pour l’instant, le mystère demeure, mais une chose est sûre, le Covid vient mettre à mal une industrie qui est certes juteuse par certains aspects, mais qui a surtout souvent la tête juste hors de l’eau. Au moment où j’écris, les éditeurs envisagent doucement la reprise de leurs activités : Diamond Comics l’a annoncé pour le 20 mai, alors que Marvel, un peu plus frileux, annonce le 27. Moi, j’ai hâte de cette reprise, parce que la première semaine de juin, Marvel sortira enfin un omnibus du run de Joss Whedon et John Cassaday sur Astonishing X-Men. Il sera donc peut-être temps pour de compléter ma collection Whedon en physique cette fois… Enfin, il me manque tellement de comics Buffy en même temps !

Si tout ça concernait les États-Unis, il va sans dire que la France aussi est impactée et que les maisons d’édition ont mis la clé sous la porte pendant le confinement. Aucune annonce officielle n’est encore faite concernant le Free Comic Book Day, mais j’essaierai de me tenir informé des décisions à venir pour pouvoir en profiter quand il aura lieu. Rien ne dit que la date américaine sera la date française, puisque côté logistique ce serait compliqué à organiser… Mais bon, un Free Comic Book Day sans les comics VO gratuits, est-ce vraiment un FCBD ? Le casse-tête est compliqué ! On peut toujours se consoler avec les initiatives de premiers tomes numériques gratuits lancés chez quelques éditeurs, mais bon.