Salut les cinéphiles !
Je sais bien que nous ne sommes pas encore mercredi, mais j’ai envie de vous parler d’un film sorti hier et que j’ai pris le temps de voir le soir – voire cette nuit parce qu’il dure deux heures trente tout de même ! Il s’agit du dernier film produit par Amazon Prime Video et dont la promotion est faite en grande pompe ces derniers jours (sur Paris, en tout cas) : The Tomorrow War.
Avec Chris Pratt au casting et des affiches nous vendant une guerre futuriste, je savais à peu près à quoi m’attendre en me lançant dans ce film : un bon gros film d’action SF avec des effets spéciaux bien foutus et un scénario basique bien prévisibles.
Concrètement, le film raconte l’histoire de Dan Forester, un américain lambda qui voit son destin, et celui de toute la planète !, basculer lorsque des soldats du futur débarquent avec un message : trente ans dans le futur, l’humanité sera aux portes de l’extinction suite à une guerre qu’elle est en train de perdre. Pour sauver l’humanité, il y a donc besoin de chair fraiche, et les soldats du futur viennent les chercher dans le passé. Et bien sûr, Dan finira par être recruté pour aller mener cette guerre dans le futur.
Vous voyez, scénario assez basique ! Non, vraiment : c’est simpliste, on ne se prend pas la tête avec les paradoxes temporels qui ne sont même pas évoqués ! Et les grosses ficelles dans le scénario pour permettre au héros d’effectuer l’impossible ? Elles sont là, évidemment. C’était donc parfait hier pour une soirée à tenter de sauver les données de mon ancien portable, du genre, toutes les photos prises en 2021 parce que non, je n’avais pas encore fait une vraie sauvegarde avant.
Et ben vous savez quoi ? J’ai une sauvegarde de mes photos, mais en plus, j’ai vu un film légèrement meilleur que ce que j’en attendais ! Oh, je ne veux pas trop en faire et le survendre : ça reste un film américain de gros budget qui a pour but de nous montrer des scènes d’action bien foutues en dépit de toute crédibilité. Après tout, c’est un film américain avec Chris Pratt dans le premier rôle ! Il y a bien sûr un air de famille avec Edge of Tomorrow, mais ça ne m’a pas tant dérangé que ça, car l’histoire est très différente tout de même. Difficile de ne pas y penser quand on parle de guerre et de SF, c’est tout.
M’enfin, franchement, j’ai eu une surprise vers la fin du troisième quart du film que j’aurais dû voir venir (peut-être en étant plus concentré ?) et qui fait que je trouve l’ensemble plutôt bien écrit et efficace. Avant ça, le scénario est quand même pas mal du tout, avec des scènes qui vraiment donnaient envie de garder les yeux scotchés sur l’écran une fois balancés dans le futur – un plongeon accrocheur, je dois dire.

Ouais, inutile de préciser que sur 2h30 de film, il y a des longueurs, surtout que la fin est différente de ce que j’imaginais, qu’on met bien quarante à quarante-cinq minutes à tout mettre en place et que le générique de fin est finalement assez court à savourer (la musique est top), mais ça passait bien puisque j’avais autre chose à faire. Au cinéma, ça aurait pu le faire aussi, d’ailleurs, même si les longueurs auraient été plus désagréables, surtout tout seul.
Les effets spéciaux sont en revanche à la hauteur de ce que j’en attendais et j’ai surtout aimé le fait que le film ne lésinait pas trop sur l’ennemi à abattre. Il y a une certaine impatience à découvrir cet ennemi, mais c’est une réussite qui fait presque basculer certaines scènes dans le film d’horreur. Bon, ça reste basique, mais c’est un ennemi à la hauteur ! Vraiment, j’ai accroché à ce qu’ils en ont fait et ça m’a donné envie d’écrire cet article pour vous conseiller le film tout de suite – mais je n’ai pas envie de vous spoiler non plus son look. Allez, je mets une photo à la toute fin de l’article, photo qui ne révèle quasiment rien en plus, mais voilà, on ne sait jamais, si ça en motive certains 😉
D’accord, si je l’écris autrement : c’est un bon gros film d’action qui passait très bien sur ma soirée à vouloir regarder de la science-fiction. En plus, le casting est quand même super chouette, avec des actrices qui viennent toutes du monde des séries – Chuck, Glow et… The Rookie ? Purée, j’ai mis du temps à resituer qu’il s’agissait de Rachel. Au-delà du casting, il est sympathique à voir aussi pour son début qui se passe en pleine coupe du monde de football, parce que ça nous fait un clin d’œil en plein Euro. Il ne pouvait aussi pas mieux tomber dans l’actualité, je crois.
Bref, si vous cherchez un film qui vous divertira vraiment en ce samedi, que vous voulez une bonne aventure SF capable de titiller vos envies de fanfictions et que vous n’avez pas envie de trop réfléchir, The Tomorrow War est fait pour vous. Je ne peux pas le vendre autrement que ça : j’ai passé un excellent moment devant, mais je sais bien que ce ne sera pas non plus le film de l’année. Quoique, dans son genre, peut-être ?
Allez, comme promis, on termine avec une petite photo de l’ennemi de cette guerre futuriste :


Qui est-ce ? Connor Walsh, c’est à l’origine un étudiant en droit qui est prêt à sacrifier à peu près tout ce à quoi il tient pour devenir avocat. Il faut dire qu’il ne tient pas à grand-chose quand on le découvre pour la première fois, puisqu’il est du genre à papillonner en amour – si on peut appeler ça de l’amour – et à mettre des couteaux dans le dos en amitié. Si on peut appeler ça de l’amitié.
Après quelques saisons, Connor Walsh est donc devenu quelqu’un de bien plus fiable, à la fois en amitié et en amour. Son ennemie du début, Michaela, est devenue la meilleure amie pour qui il était prêt à tout et son coup d’un soir, Oliver, s’est avéré beaucoup plus qu’un coup d’un soir, parce qu’il a réussi à le faire craquer. Après, ils n’ont pas forcément le mariage le plus kiffant de l’histoire des séries et sont loin d’être mon relationship goal à tous les niveaux (y a des plans à trois qui marquent), mais bon, ils n’en restent pas moins des personnages cultes et un couple LGBT hyper reconnu.
Qu’est-ce que Connor a bien pu nous apprendre ? Si j’étais mauvaise langue, la réponse la plus évidente serait « à coucher pour obtenir ce que l’on veut ». Seulement, la série nous montre bien que le personnage finit par développer quelques remords parfois et ne fait plus usage de ses charmes de la même manière avec le temps. Un sourire craquant aide toujours, mais il sait s’arrêter.
Pas vraiment un personnage appréciable ? Il faut voir. La série en fait un des plus attachants précisément parce qu’il ne cache jamais ce qu’il pense et fait en sorte d’être le plus honnête avec son entourage. Dans le fond, il nous apprend ainsi une leçon essentielle : celle d’assumer ce qu’on veut et ce qu’on est, et de faire ce qu’il faut pour arriver où l’on veut arriver… tout en respectant ses valeurs – même s’il a des valeurs discutables, je sais.

Est-ce que le fait qu’il soit en plus joué par un Jake Falahee totalement canon m’a aidé à prendre conscience que je faisais fausse route sur l’aspect romantique de ma vie ? Evidemment que oui, j’ai découvert que je cherchais à l’époque pas forcément uniquement ce qui me plaisait. Après, Connor, je voulais le déshabiller, mais c’était juste pour récupérer ses fringues, hein.

En attendant, je vais essayer de ne pas craquer pour m’acheter le même costard qu’Harry en fin de film. Ou sa tenue de milieu de film, d’ailleurs. D’accord, j’ai craqué, j’adore, tout simplement. Et on s’étonne que j’ai aimé le film après…