Grey’s Anatomy – S19E13

Épisode 13 – Cowgirls Don’t Cry – 17/20
Je ne comprends pas comment il est possible d’avoir encore lu cette semaine des tweets se plaignant de la longévité de la série quand je la trouve autant en forme cette année. Autant l’an dernier, j’étais déçu de la voir s’encroûter, autant la franchise me paraît plus solide que jamais narrativement parlant ces derniers temps. Toute cette saison semble vouloir être une réussite, et même des épisodes plus routiniers comme celui-ci sont excellents, du début à la fin.

Spoilers

Winston et Maggie traversent une crise de couple, Jo un passage à vide, Levi une crise tout court.


We are not fine, Miranda

Je suis surpris par le début d’épisode : on retrouve Winston et Maggie en pleine thérapie de couple, et c’était sacrément calme. D’habitude, les débuts d’épisode de cette saison allaient bien trop vite – j’étais obligé parfois de faire pause pour noter tout ce qu’il s’était passé pour pouvoir ensuite faire la critique. Bon, ça a été le cas aussi avec cet épisode, mais après une première scène calme.

Il faut dire que Winston et Maggie n’ont pas grand-chose à se dire. Je suis aussi surpris que lui de voir que Maggie a accepté d’entamer une thérapie, c’est dire ! Ils vont y passer l’épisode par contre, et ça, ça ne m’a pas trop plu. Il faut dire que les voir parler de recherches médicales ensemble, ça ne m’intéressait que moyennement. C’était bien de les voir heureux et amoureux au moins, ça nous rappelle pourquoi le couple fonctionnait.

La nouvelle dispute du moment est en tout cas que Maggie envisage de déménager à Chicago (bon vent ?), ce qui énerve passablement Winston qui vient juste de traverser les USA pour elle. Effectivement. La conversation ne va pas beaucoup plus loin, cependant : Maggie est appelée en urgences à l’hôpital, n’en déplaise à son mari.

C’était inattendu. Avec ça, nous suivons une nouvelle urgence gravissime que les internes s’arrachent, parce que la patiente arrive en hélicoptère. C’est Kwan qui obtient cette chance de s’en occuper, mais il voit à peine l’hélicoptère en vrai. Après, la patiente est un cas médical très intéressant : une femme s’est fait percuter par un taureau. Cela nécessite qu’Owen, Amelia et Maggie s’occupent d’elles. Rien que ça.

En parallèle, Mika découvre qu’elle est trop maigre pour donner son sang. Comme je la comprends. J’ai eu ce problème aussi un bon moment et j’aime que ça permette de lancer quelques gags sur le sujet. La voir fouiller les poubelles pour manger un beignet qui vient d’y être mis, ça m’a fait rire. Après, je ne comprends pas l’intérêt de jeter à la poubelle une boîte dans laquelle il reste un beignet aussi. Genre, mange-le plus tard peut-être ?

Le problème, c’est qu’elle fouille la poubelle devant la nouvelle cheffe de l’épisode. Teddy a regagné des points avec moi au cours des deux derniers épisodes. J’espère qu’elle va continuer comme ça, malgré ses choix vestimentaires qui… me déplaisent ? Pardon, ça n’a rien à voir avec l’épisode, mais bon, il fallait que ça sorte. Pour le moment, Teddy est stressée des appels qu’elle reçoit pour courtiser Maggie. Suite à l’article si problématique de l’épisode précédent, elle se voit offrir plein de jobs. Bon. Elle les acceptera probablement et quittera la série à son tour, à moins d’un accident mortel. Je ne l’aime pas, mais je ne lui souhaite pas.

Bref, Amelia accepte de surveiller Maggie et de la convaincre de rester, mais je n’y crois pas tellement. Avec le départ de Krista Vernoff, on va donc vraiment perdre aussi le trio de sœurs à la Charmed ? Difficile à dire. Pour l’instant, la série se concentre sur le duo Amelia/Maggie, avec un cas médical délicat qui nécessite de prendre une décision surprenante : privilégier la mobilité de la patiente à son cœur, au cas où.

Cela les met dans le même bloc opératoire et ça permet à Amelia d’aborder la question des offres d’emploi de sa sœur, l’air de rien. Elle affirme clairement qu’elle peut demander tout ce qu’elle veut à Teddy et Owen… mais ça ne semble pas intéresser plus que ça Maggie. Elle préfère voir Amelia essayer de soigner la patiente, tandis que Kwan nous révèle plein de choses sur les taureaux et le rodéo, et agir en toute vitesse pour la soigner en cas de besoin. C’est génial comme opération, en même temps : il faut retourner la patiente à chaque fois que son cœur risque de lâcher. Original.

Il n’empêche que la situation médicale de la patiente est inquiétante : elle est encore adolescente et semble vraiment adorer le rodéo. C’est dans son ADN, et c’est surtout son héritage familial. Sa mère est clairement contre, mais le père si. Amelia souligne à la mère que continuer avec les taureaux risquerait de tuer sa fille – mais la mère insiste pour dire que c’est le rêve de sa fille et que de ne pas le suivre la tuerait aussi.

Effectivement. Cela énerve Amelia de voir que la mère est incapable de jouer l’adulte avec sa fille, ce qui permet à Maggie de souligner qu’adolescente, elle n’aurait pas arrêté la drogue si sa mère le lui avait dit. Finalement, Maggie se reconnaît dans cette patiente, parce qu’elle a trouvé sa passion et que tout le monde refuse de la laisser la vivre.

Ce n’était pas si dingue, mais ça fonctionne pour réconforter la patiente, c’est déjà ça. Et bizarrement, ça aide Maggie à confronter Winston en fin d’épisode. Je ne la supporte plus tellement : elle reproche à présent à Winston de trop se protéger et disparaître à chaque conflit, depuis qu’ils se sont rencontrés. Bref, l’épisode se termine sur Maggie qui décide de se barrer à Chicago parce qu’elle ne supporte plus son couard de mari. Ouep, finalement ce qu’elle déteste chez lui, c’est son manque de courage. Non, sérieux, elle abuse, je trouve. Je n’arrive pas à avoir son point de vue.

Tout au long de l’épisode, nous retrouvons également Jo et Linc dans une situation inattendue. Suite à l’accident de voiture – l’attentat, en fait – d’il y a deux épisodes, Jo est épuisée et décide de ne pas aller au travail. Contre toute attente, Linc décide de poser lui aussi un jour de congé, après avoir mis les enfants à la garderie quand même. C’est une bonne chose car ça permet à ce couple d’amis de comprendre petit à petit qu’ils sont vraiment un couple.

Ils se connaissent par cœur, Linc sait repérer que Jo n’est pas malade, mais qu’elle a besoin de temps cocooning, pour elle. Elle doit se reposer et il est là pour elle, il l’aide à vraiment s’en sortir et se remettre du trauma récent. C’était parfait de les voir si calmes, si posés. J’étais vraiment contre le fait de les voir en couple à l’origine, je passe mon temps à le dire… mais force est de constater que leur écriture est réussie pour les mener à ça.

Autrement, il y a tellement de crossovers entre les séries de cette franchise que je sais pourquoi j’aime les voir ensemble. Franchement, je n’ai pas l’impression d’avoir changé de séries quand je vois Ben apporter Miranda au travail alors qu’ils viennent de passer un épisode de Station 19 ensemble. Cela nous permet en tout cas de découvrir qu’il y a un renforcement policier autour de l’hôpital. Je sens que ça aura un impact pour la suite ou la fin de la saison. Pas dans cet épisode, en tout cas.

Pendant ce temps, Simone et Lucas se battent avec Mika pour obtenir un cas médical qu’ils jugent plus intéressants. Ils s’y collent finalement tous les deux : un homme débarque aux urgences en hurlant de douleur et en demandant des soins. Le problème, c’est que les internes découvrent assez vite que l’homme est un habitué des hôpitaux.

Ancien drogué, il semble vouloir faire le tour des hôpitaux pour avoir sa dose, finalement. Le truc, c’est que si Simone et Richard, qui supervise ce cas, sont sûrs que l’homme peut être renvoyé chez lui, Lucas doute et est sûr qu’il y a autre chose à voir sur ce patient. Il finit par réussir à convaincre Simone de s’y intéresser davantage, insistant sur le fait qu’il a toujours été un soutien pour elle et qu’il aimerait que pour une fois, l’ascenseur lui soit renvoyé.

Quand on voit qu’en début de journée, Mika l’a laissé se démerder pour venir à l’hôpital parce qu’il n’était pas à l’heure (malgré le fait qu’on lui avait donné rendez-vous un quart d’heure plus tôt que nécessaire), on comprend qu’il soit frustré. Simone accepte donc de l’aider, mais ils sont vite interrompus par Levi qui les surprend et essaie d’être sympathique avec eux, pour mieux les engueuler.

Sympathique ? En début d’épisode, Levi a passé un peu de temps avec Carlos… mais au téléphone, en visio. Carlos est en effet à Phenix où sera probablement son prochain job s’il ne peut rester à Seattle. Cela fait une sacrée distance pour qu’un jeune couple survivre, et ça déprime Levi d’apprendre comme ça que son nouveau petit ami risque de se barrer. Encore.

Ceci étant dit, Carlos lui reproche de ne pas avoir voulu parler, et juste coucher avec lui. Bim. Levi se rend au bar pour déprimer un coup avec Helm. Cela faisait du bien de revoir ces deux-là ensemble, franchement, mais je me demande tout de même quand Helm reviendra plus régulièrement dans la série – au moins pour coucher avec Mika, merde, elles doivent se mettre en couple à la fin.

Bon, on en arrive au fait qu’Helm reproche à Levi d’être trop méchant avec ses internes et de leur hurler dessus. Pour la contredire, il essaie donc d’être sympathique avec Simone et Luca… pour que ça termine en engueulade. Toutefois, Bailey les entend et semble en désaccord avec Levi. Ouf ? Il va falloir le remettre dans le droit chemin ce petit.

Heureusement, Lucas et Simone ne l’écoutent pas, en plus. Ils passent davantage de temps ensemble – ce qui permet aussi de parler du mariage de Simone parce que Lucas n’est pas rancunier apparemment – et ça finit par donner à notre interne suspicieux une idée : comparer les différents scans entre eux. Oui, les scans disent tous que tout va bien, mais que disent leur évolution ? Apparemment, Lucas est sûr d’être sur une piste… mais la série met son temps à la révéler.

Cela permet à Miranda de rappeler à Levi que s’il veut être un vagin, il faut aussi qu’il envisage le plaisir. La journée se termine donc bien pour Lucas : il réussit à prouver à un Weber énervé que leur patient avait bien un problème – un cure-dent mal situé invisible sur les scanners, mais qui faisait bien des dégâts ; puis il est invité par Levi à boire un verre.

Ouep, Levi décide de se détendre et de proposer à tous les internes d’aller boire un verre après leur journée interminable. Tous acceptent, bien qu’un peu choqués. L’idée était marrante et fonctionnait bien – bon et je mets de côté la connerie monumentale de Simone qui demande à Lucas d’être son témoin pour l’aider dans les préparatifs du mariage. Déjà sans leur flirt, ce serait une idée surprenante, mais sachant qu’ils étaient à ça de coucher ensemble, on a bien compris qu’ils vont nous refaire une Japril. J’ai donc eu à peu près la même réaction que Kwan quand il l’apprend (sauf que moi, je ne couche pas avec Jules « sans sentiment » quoi).

Bref, je préfère l’idée du bar, surtout que‌ ça permet à Helm et Mika de se croiser à nouveau. Cette dernière demande ainsi s’il ne serait pas possible de faire quelques heures au bar également. Au départ, Helm le prend sur le ton de l’humour, mais elle finit par lui dire qu’ils cherchent effectivement quelqu’un. Je pense que Mika va se tuer au travail si elle continue.

La série veut toutefois nous montrer que c’est logique pour elle : si elle donne son sang tous les deux mois, c’est parce que le don de plasma lui permet d’avoir un peu d’argent de poche. Comme souvent, la série profite ainsi de cet épisode pour faire passer un message social de plus sur la difficulté de joindre les deux bouts.

Une interne en médecine n’a pas forcément les moyens de boucler le mois, mais au moins, ça lui permet ainsi de comprendre ses patients. Elle arrive à convaincre une patiente de rester plus longtemps et faire les examens médicaux nécessaires pour aller mieux. Quand la santé devient un tel poids dans la vie à cause de son coût, c’est qu’il y a un problème après tout. J’aime la manière dont Grey’s s’est un peu radicalisé dans ses prises de position et son ouverture avec le temps.

L’épisode le souligne aussi avec Miranda qui rappelle à Levi qu’on l’appelait le nazi quand elle était cheffe des résidents, permettant à Levi de souligner à quel point c’est problématique. Cela ne le paraissait pas autant à l’époque – c’était même un running gag ! Et aujourd’hui, on connaît une facette bien plus tendre et bienveillante de Miranda.

C’est ce qui rend si difficile le cliffhanger : quand Ben vient chercher Miranda à l’hôpital, c’est pour mieux se rendre compte que quelqu’un met sur tous les parebrises une photo de Miranda avec écrit « babykiller » et leur adresse. Oh le bordel. Ils ont vite lâché Lincoln sur le sujet, mais ça fait peur de voir que Miranda attire autant de haine. Ce qui fait peur, surtout, c’est de savoir que des extrémistes peuvent aller si loin dans la vraie vie aussi. La série avait un peu promis de s’attaquer au problème en début de saison, mais je ne pensais pas que ça prendrait ce chemin-là. Et à tous ceux qui ne regardent pas déjà Station 19… Regardez l’épisode 13 de cette saison aussi, pour toutes les scènes de Miranda, Ben et Carina. Le sujet est le même, et c’est clairement tout aussi glaçant.


 

Station 19 – S06E13


Épisode 13 – It’s All Gonna Break – 18/20
J’essaie de ne pas trop surnoter parce qu’il y a une partie de l’épisode qui ne m’a pas intéressé plus que ça, mais bordel, j’ai adoré une intrigue (enfin, il faut que je nuance : on nous raconte un truc horrible, sauf que ça permet de faire passer un message politique nécessaire) et tous les twists de fin d’épisode. C’est bien simple, je trouve que ça permet d’éliminer quelques défauts des épisodes précédents et offre l’opportunité aux personnages d’évoluer. Reste à voir s’ils le feront correctement par la suite !

Spoilers

Carina et Miranda ont une journée de congé inattendue et politique, tandis que Theo prend le commandement de la caserne 19.


Mommy wants an abortion.

Quel plaisir de commencer son week-end par un nouvel épisode de la série. Ayant pris du retard ces dernières semaines dans la série, j’ai l’impression de voir plein d’épisodes de la franchise en peu de temps, en plus, c’est cool. Peut-être qu’il faut que j’arrête de m’obstiner à les voir le même jour… mais je me connais, ça n’est pas près de changer (enfin, si ABC les renouvelle bien). Bref.

L’épisode reprend une fois de plus par un footing de Théo. Si une bonne chose est de le voir recommencer à courir avec Vic, tout n’est pas rose pour autant, car il se montre beaucoup trop compétitif avec elle, sans vraiment de raison. De son côté, Sullivan est seul en début d’épisode, et c’est tout ce qu’on en retiendra pour cet épisode ;

On nous apprend aussi que Maya et Carina sont de retour dans le même lit ! En effet, Maya dort à l’hôtel avec Carina pour la rassurer suite à l’accident dont elle a été témoin. Cela dit, il ne faut pas en faire une montagne non plus : Carina voulait être rassurée, mais pas au point d’avoir Maya sous le drap avec elle ou de l’embrasser au réveil. Ou juste de la réveiller, en fait.

On sent bien la frustration de Maya, et on la comprend. Ensuite, Maya est totalement dans l’écoute de sa femme… et ce n’est pas le cas de cette dernière. Franchement, j’adore Carina, mais je la trouve désagréable avec Maya sur ce coup : on sent qu’elle veut entrer dans une phase de réconciliation et que l’italienne freine des quatre fers. Bon, qu’elle est autre chose en tête, je le comprends : Miranda et elle ont été témoins d’un grave accident, après tout, avec une voiture fonçant sur un médecin. Seulement, je trouve qu’elle va finir par pourrir son couple aussi à ne pas se montrer disponible pour sa femme quand elle est enfin en état de l’écouter. Qu’elles profitent l’une et l’autre de la vie !

Au lieu de ça, nous voyons Carina partir bien vite pour se rendre chez Miranda, où elle affirme avoir ce qu’elle lui a demandé… pour causer du trouble. Voilà qui plaît à Ben qui voulait armer sa femme d’un spray, contre sa volonté.

Il décide donc de les suivre et fait bien : il se rend compte qu’elles ont pris un jour de congé pour se rendre à une clinique « Balley ». Le but de la clinique ? A priori, faire croire aux femmes qu’elles vont pouvoir avorter car elles sont à la clinique Bailey, sauf que non. Bordel, c’est tellement vicieux comme concept. Cela ne m’étonne même pas.

Bref, en revanche, il est un peu surprenant de voir Ben se retrouver à devoir passer pour le mari de Carina, qui souhaite être avortée, avec le soutien de leur amie Miranda. Leur but ? Avoir un rendez-vous médical dans lequel elles auraient confirmation que la clinique refuse l’avortement aux patientes et les conseille mal. Cela permettrait d’en couper les financements.

C’est terrifiant, en tout cas, parce que rapidement, ce qui ressemble à une clinique d’avortement devient quelque chose de vraiment différent : on appelle Carina « maman » et on lui demande de confirmer qu’elle est enceinte avant de lui permettre d’envisager l’avortement. Il est vite évident qu’on ne veut pas qu’elle avorte à cet endroit. L’enfer.

Si Carina, Miranda et Ben sont loin d’être très discrets avec leur manière de gérer l’affaire, s’engueulant en permanence un peu partout dans la clinique et se trimballant avec un tube d’urine de femme enceinte (j’ai bien ri d’imaginer Miranda demander cette faveur à une infirmière enceinte), ils réussissent toutefois à être admis. C’est l’occasion de voir à quel point certaines personnes sont prêtes à tout pour éviter les avortements.

Le docteur Nancy qui les accueille est donc horrible, faisant bien attention de ne donner aucun conseil médical à Carina – parce qu’un conseil médical la poussant à ne pas avorter serait contraire à la loi de l’état. Elle refuse donc qu’on l’appelle docteur et souligne que les tests de grossesse sont des « fortune cookie ». Eh ben. En fait, elle met tellement d’importance dans le test dont le résultat doit absolument être lu par Carina que cette dernière finit par pleurer quand elle le voit positif.

Et ce ne sont pas des larmes d’actrice. Il s’agit de son premier test de grossesse positif, et la clinique est suffisamment forte pour lui faire prendre conscience de l’impact que c’est censé avoir de lire un tel test. Si Carina se sert de ses larmes pour faire croire qu’elle veut avorter, elle avoue tout de même la vérité à Miranda et Ben. Il y a quelques larmes, du chagrin et un sourire un peu forcé face à l’ironie de la situation. Je crois que je tiens le premier point de mon nouveau Bingo Séries, le point 15.

Nancy revient ensuite dans la pièce pour insister sur le fait que la grossesse est un petit miracle et pour ne donner aucun conseil médical : la clinique n’a pas le droit d’en donner, car il ne s’agit pas d’un lieu médical – elle peut juste proposer des soins pour la grossesse et l’avortement. Bref, Nancy est là pour brainwasher ses patientes et les faire envisager de garder le bébé, en maternant autant que possible ses interlocuteurs.

Difficile de garder son calme face à tant de mauvaise foi et un vocabulaire qui insiste pour faire de la grossesse une merveilleuse expérience. La tête de Carina m’a vendu du rêve pendant tout l’épisode, surtout qu’elle garde un beau self-control, contrairement à Miranda qui révèle rapidement qu’elle est médecin. Cela dit, Carina finit elle aussi par s’énerver et rappeler qu’elle ne veut pas d’enfant à une Nancy qui lui montre à quel point la clinique est prête à la soutenir dans la grossesse et l’aider à faire adopter l’enfant dans le pire des cas.

Finalement, Ben, Miranda et Carina n’en peuvent plus et entrent dans la confrontation directe avec Nancy, comprenant qu’ils n’arriveront pas à la faire craquer comme ils le souhaitent. Carina finit ainsi par révéler qu’elle est obstétricienne, qu’elle n’apprécie pas de voir Nancy se comporter comme un médecin avec sa blouse et ne pas prendre vraiment soin de ses patientes. Elle ne lui demande rien de son historique médical en tant que patiente, ce qui est quand même super craignos.

Après cette révélation et alors que Nancy appelle la sécurité, c’est finalement Ben qui s’énerve de découvrir que ses impôts permettent de payer ce genre de clinique. C’est à vomir, effectivement, surtout dans un Etat qui permet l’avortement. J’ai envie de critiquer les USA pour ça, mais bon, la vérité, c’est que je sens que je ne suis pas assez renseigné sur toutes les merdes de ce genre qu’on doit avoir chez nous aussi. Les séquelles psychologiques que ça doit laisser chez les femmes forcées de rester enceinte ensuite putain !

J’ai envie de croire que la série en rajoute une couche pour le bien de la fiction, mais comme dans les épisodes de Grey’s Anatomy de ces deux dernières semaines, je peine à le croire. Au moins, ils proposent une solution qui a ses limites, mais qui est tout de même bonne : une manifestation, tout simplement. Carina a appelé ses patientes/amies, qui viennent à cette fausse clinique pour indiquer aux femmes de faire demi-tour. Ce genre de manifestation peut vite déraper, mais l’épisode nous propose juste un happy end, avec une femme qui est redirigée vers la bonne clinique, pour faire le choix qu’elle souhaite.

En fin d’épisode, Ben se retrouve à peu près dans la même position que moi : il indique à Carina et Bailey qu’il n’aurait pas cru ce que Nancy leur a dit si on lui avait raconté que quelqu’un en clinique pourrait dire ça. Cela permet aussi de nous montrer une belle évolution pour Ben et Miranda, avec un passage d’une dispute de couple le matin à une autre le soir qui finit en réconciliations. Ils s’aiment et doivent apprendre à faire avec les décisions de l’autre – Ben prenant des risques comme pompiers, Miranda prenant des risques avec sa clinique.

Voir un couple si aimant donne aussi envie à Carina de retourner voir Maya, ce qui est rassurant. Carina se rend à la caserne en fin d’épisode pour parler à Maya et probablement lui dire qu’elle l’aime, mais Maya veut prendre la parole en premier, pour assurer qu’elle veut réparer leur couple. La bonne nouvelle, c’est que Carina le souhaite aussi, et qu’elle sait bien que Maya ne peut pas lire ses pensées.

Il reste un « mais » important pour leur couple : elle veut un couple solide, avec de vraies fondations. Cela fait du bien de les voir sourire pour une fois.                                                                                                                                        

Bon, j’ai fait le tour de l’épisode en laissant totalement de côté une grosse partie de celui-ci. Au moins, on sait la partie que j’ai préférée. Lorsqu’on retourne en début d’épisode à la caserne, c’est pour mieux découvrir la première journée de Theo en tant que capitaine. Je trouve ça bien naze qu’on nous le montre compétitif avec Vic en début d’épisode alors qu’il vient clairement de lui voler le poste l’air de rien, hein. Je ne savais pas si les scénaristes comptaient revenir dessus, cependant, parce que Vic était la seule à vouloir écouter Theo en ce début d’épisode.

En gros, elle ne participe pas au bizutage que les pompiers lui organisent – des confettis, un coussin péteur, son étiquette de nom à l’envers… – et l’écoute quoiqu’il dise. C’est toujours chouette de voir un bizutage pour un nouveau, ça nous rappelle qu’ils sont bien enfantins eux aussi. Pourtant, ils ont à traiter de vraies affaires d’adultes : l’alarme retentit rapidement et les mène à la première intervention de Theo en tant que capitaine.

Autant dire que ça ne se passe pas à merveille : ils doivent faire évacuer un immeuble qui risque de s’effondrer car un abruti s’amuse à en détruire les murs pendant une dispute. Le truc, c’est que l’abruti refuse totalement d’arrêter, malgré de nombreuses demandes de Vic et Jack. Si les demandes des pompiers sont répétitives et nombreuses, il y en a un autre qui fait de nombreuses répétitions : Theo, qui souhaite un point sur la situation toutes les trois secondes environ.

Il l’a dit en début d’épisode : il souhaite plus de communication. Pas évident dans certains cas quand on est pompier. Alors que les deux civils se retrouvent blessés par l’immeuble s’effondrant toujours un peu plus, Vic prend donc la décision de désactiver sa radio, ne supportant plus d’avoir Theo sur le dos comme ça. À l’extérieur de la caserne, c’est à Sullivan de faire entendre raison à un Theo bien désagréable, qui donne des ordres sans jamais écouter ses subalternes qui connaissent pourtant bien le métier eux aussi.

Theo finit par entendre raison face à lui… mais c’est un peu tard, surtout vis-à-vis de Vic. Sans trop de surprise, il la fait donc appeler en fin d’épisode dans son bureau pour parler de l’intervention. Celle-ci s’est bien terminée, mais Theo en veut à Vic d’avoir coupé sa radio. Là-dessus, les personnages se retrouvent bien vite à mêler vie professionnelle et vie perso, ce qui n’est pas évident à gérer pour un couple, j’imagine, surtout que Theo a désormais l’ascendant sur Vic.

Il est bon de la voir lui expliquer qu’il n’est pas vraiment dans la communication quand il s’agit de leur couple ou de dire la vérité à la cheffe Ross. Dur de ne pas être du côté de Vic dans cette conversation. J’adore aussi le personnage de Theo d’habitude, mais cette saison a trop tendance à le pourrir, comme ils ont pu pourrir Maya pendant pas mal de temps. À l’inverse, plus le temps passe, plus Vic est géniale.

Voir Theo lui reprocher d’être trop psychologue est carrément frustrant, car elle est géniale en tant que psy. La conversation entre Theo et Vic redevient rapidement professionnelle pour mettre un terme au perso, mais c’est Theo qui bloque le perso. Cela craint pour Vic. Au moins, il y en a une qui l’apprécie en tant que psy : Andy. Elle finit même par suivre le conseil de sa collègue et amie en acceptant un second rencard avec Eli.

De son côté, Travis demande d’avoir un peu de temps durant cet épisode au bureau de la caserne pour préparer l’élection avec Eli. Ce n’était pas intéressant à la base, parce qu’on insistait beaucoup sur de la politique, mais ça s’avère finalement être une partie amusante de l’épisode. On y voit Travis marquer plein de points lors d’un débat face à Dixon et un autre candidat dont on n’entend même pas le son de la voix.

Pour cela, pas besoin d’une vidéo dégradant l’image de Dixon comme ce dernier a pu le faire avec Travis (c’était bof comme image, en plus !). Non, il suffit de réparer un câble et d’insister sur la nécessité d’être pro-actifs face aux dangers et problèmes. Simple, efficace, Travis marque donc des points et sa côte de popularité s’envole, sous les yeux d’Eli rassuré de voir son candidat s’en sortir si bien.

Ils rentrent donc ensemble chez Travis pour célébrer cette journée victorieuse, avec Travis qui fait remarquer que ça fait vraiment du bien de se sentir désiré. Et là, la série bascule dans l’évidence : Eli et Travis s’embrassent, puis couchent ensemble. Dommage pour Andy qui voulait finalement son rencard, hein. J’adore l’idée. Le couple Travis/Eli est bien plus logique à mes yeux qu’Andy/Eli ! Je les voyais finir ensemble quand le personnage a été introduit, puis il s’est mis à draguer trop lourdement Andy.

La manière dont ça se fait pour Eli et Travis est beaucoup plus naturelle et fluide, je suis donc heureux de ce couple et du drama que ça apportera par la suite pour Andy/Travis. Je suis content aussi que ça ne finisse pas en couple Andy/Eli pour montrer que forcer tant, c’était naze. Et puis, je préfère mille fois Eli à Emmett pour Travis, hein.

Bon, autrement, en fin d’épisode, Sullivan apprend qu’Andy a refusé le poste de capitaine quand Ross lui a proposé, ce qui ne doit rien arranger à ses affaires de couple… Quand le couple lui-même est en péril : Dixon décide de venir voir Maya, maillon faible de l’ambiance à la caserne, pour lui remettre une photographie de Ross et Sullivan en train de coucher ensemble. Quel connard, ce Dixon ! Maya aurait mieux fait de déchirer l’enveloppe. Je n’aime pas la voir confrontée à un énième dilemme.

J’espère juste qu’elle sera plus intelligente et apprendra de ses erreurs : la chose à faire, maintenant, c’est d’en parler à Ross et/ou Sullivan pour les prévenir de la menace Dixon, pas aux syndicats pour se faire bien voir et avoir une promotion qu’elle regretterait ensuite. C’est clairement ce que souhaite Dixon, pour éliminer Ross de l’équation dans les élections où elle ne fait que lui mettre des bâtons dans les roues.

 

Walker – S03E15

Épisode 15 – False Flag (2) – 16/20
Je m’y attendais et ça se confirme : tout semble réglé, on pourrait presque voir cet épisode comme une fin de saison. Pourtant, la série reviendra bien dans environ trois semaines pour une dernière salve d’épisodes. Drôle de diffusion et de construction de saison, aussi bien dans le scénario que dans les choix de la CW. Pour en revenir à cet épisode, cependant, il était plutôt bon, même s’il va vite en besogne à mon goût.

Spoilers

La mort de Julia propulse Cordell au rang des terroristes, car elle avait déjà écrit son article le suspectant de faire partie de Grey Flag. Gênant.

Il se passe beaucoup de choses dans cet épisode, mais j’ai aimé que tout y soit linéaire et mette plutôt de côté la famille Walker. Je ne l’avais pas vu venir, mais Cordell prend en effet la fuite après la mort de Julia et se retrouve principal suspect dans sa mort. C’est entièrement logique après l’affaire du dossier l’accusant de bosser pour Grey Flag, mais je ne sais pas, je n’avais pas été assez attentif devant l’épisode pour l’envisager comme ça.

L’épisode commence donc par une conférence de presse tenue par Larry lui-même, accusant Cordell d’être un terroriste. Larry n’en pense évidemment pas un mot, mais on nous révèle qu’il accepte de le faire pour satisfaire le FBI. Le FBI, incarné par Tessa Graves, est sûr qu’il ne peut qu’être un membre de Grey Flag, refusant d’envisager que Kevin soit la source de l’article de Julia.

Cordell n’aide pas à croire le contraire en même temps, puisqu’il prend la fuite, comme un coupable. Il explique toutefois à Cassie, qui semble n’avoir aucun mal à le retrouver, qu’il s’est enfui parce qu’il savait les apparences contre lui, surtout quand il a entendu à la radio que le FBI le cherchait. La scène avec Cassie manque sacrément de crédibilité, puisqu’elle se passe dans un supermarché où personne ne reconnaît Cordell, dont le visage est à la télévision à ce stade, mais ce n’est pas grave, elle permet de lancer assez vite l’épisode : Cassie achète tout ce dont Cordell a besoin pour prendre la fuite plus loin encore.

Pour cela, il décide d’incarner à nouveau Duke… ce qui était à la fois inutile et risible, surtout quand il met sa casquette de travers là. Cependant, il y avait du bon : j’ai beaucoup ri quand Geri l’imite ensuite. Oui, la bonne nouvelle de l’épisode, c’est que Geri est enfin de retour. Je ne comprends toujours pas pourquoi elle a été quasi évincée de cette saison et j’espère que ce n’était pas juste pour fournir à Cordell un endroit où se replier, parce que ce n’est sacrément pas malin de sa part d’aller chez son ex comme ça.

Le FBI ne semble pas bien malin non plus, vous me direz, puisqu’il ne la surveille pas et ne captent pas non plus le code qu’elle utilise pour prévenir Stella que Cordell est toujours en vie et est chez elle. La scène était si stupide : entre Stella qui ne capte rien et qui rend l’appel encore plus bizarre qu’il ne l’est et le code qui n’a ni queue ni tête, heureusement que ça me donnait un point du Bingo Séries, hein !

Bref, Bonham peut ainsi aller retrouver Cordell et lui venir en aide, pendant qu’à Austin, les choses n’avancent pas bien vite. D’un côté, la famille Walker se fait remettre à sa place, y compris par Larry, de l’autre, Trey culpabilise de la mort des agents du FBI dans l’explosion. Il s’en sent responsable car elle a eu lieu suite à sa couverture foireuse. Cela dit, ce qui était le plus foireux, c’était bien l’idée même de cette couverture une fois que Kevin était le leader de Grey Flag, hein.

Revenons-en à Kevin, justement : de manière prévisible, il cherche à prendre la fuite. C’est si prévisible qu’il a rapidement Cassie et Trey sur le dos, mais aussi Cordell et Bonham. Les deux derniers n’hésitent pas à confronter directement Kevin, histoire que l’on puisse nous révéler que Kevin est le frère de Coop. On s’en doutait fortement, mais c’est bien de l’expliciter – même si ça reste peu crédible que Cordell ne reconnaisse pas le frère de son frère d’armes, je trouve. Ils ne se sont jamais rencontrés, on va dire que ça passe.

En tout cas, la confrontation tourne court quand Coop débarque de nulle part (sérieusement), ressuscitant tel Jésus aux yeux de son frère. Malgré tout, ça ne suffit pas à calmer Kevin qui en a trop fait et est trop dans la merde pour vraiment faire demi-tour. Même si Coop s’excuse d’avoir déçu son frère, c’est trop tard : Kevin s’obstine à vouloir tuer Cordell. Résultat des courses : il blesse son frère à l’épaule en lui tirant dessus (bien joué) parce que Coop se jette devant Cordell pour le protéger.

Su-per. Cela mène à une course poursuite sympa entre avion et moto où c’est la moto qui gagne, parce que c’est Cordell qui est sur la moto. Il tire quelques balles sur Kevin à travers le cockpit, mais c’est finalement Cassie, qui débarque au même moment, qui a droit à la balle finale qui tuera Kevin. Cordell n’avait plus de munitions et était à ça d’y passer.

C’est jouissif que Cassie puisse au moins se venger en tuant Kevin. Cela dit, Cassie m’a bien énervé aussi pendant l’épisode (décidément !). Je trouve ridicule qu’elle en veuille à Trey de l’avoir poussée dans les bras de Kevin. À un moment donné, elle a pris sa décision toute seule et c’est trop simple d’expliquer qu’elle avait peur de Kevin à la base quand en vrai, elle passait du bon temps avec lui. L’épisode se termine pourtant là-dessus : Cassie en veut à son colocataire et n’arrive pas à passer au-dessus pour savourer leur victoire. Su-per, vraiment.

Sinon, eh bien, Cordell est innocenté par Coop de tout ce qu’on lui reprochait et tout est bien qui finit bien. Pas exactement le cliffhanger de l’année cette affaire… l’attente avant le prochain épisode sera longue en jours, mais pas si longue à vivre pour autant !


Walker – S03E14

Épisode 14 – False Flag (1) – 17/20
Il est appréciable que la série se décide à démêler tous les fils lors d’un double épisode, mais je me demande quand même de quoi sera faite la dernière partie de saison à présent. Il semble en effet que cet épisode pose les bases pour résoudre absolument tout ce qui était introduit jusqu’ici dans cette saison 3. Définitivement, sa construction m’aura perturbé, mais eh, ça mène à ce bon épisode, c’est déjà ça !

Spoilers

Maintenant que Kevin est révélé comme grand méchant, il faut trouver un moyen de mettre un terme à ses agissements.

Voilà enfin la critique d’un épisode qui est une partie 1 et que j’aurais dû voir il y a déjà deux semaines. Entre ce temps d’attente et la pause, je reconnais que j’avais oublié les cliffhangers.

Je suis partagé face au début d’épisode. J’aime voir les scénaristes trouver un moyen de résumer tout ce que Cordell a appris récemment, j’aime moins que ça passe par un énième retour d’Emily. Allez, elle aide Cordell à trouver une solution pour se libérer : il en a bien besoin, car le reste de sa team est occupé avec Grey Flag. Bref, l’air de rien, on passe de Walker à McGyver.

Pendant ce temps, Trey interroge Kevin, l’air de rien. C’est difficile pour eux : le premier est dépité de voir le deuxième du mauvais côté, le deuxième semble faire confiance au premier… Mais un peu trop vite. Trey fait en sorte de gagner la confiance de Kevin comme il peut, histoire de savoir exactement la mission que Kevin veut lui confier. C’est un échec, on sait juste que ce sera mindblowing, avec le mot-clé « Boum ». C’est presque frustrant de ne pas en voir plus déjà, mais au moins, Trey est persuadé de maintenir sa couverture.

Je suis loin d’être aussi serein que lui avec un méchant comme Kevin, bien installé dans la vie de nos rangers depuis un moment – donc un Kevin qui a toutes les cartes en main pour mener à bien son attentat. On suit en attendant Trey qui s’inquiète et tente de brouiller les pistes de son double jeu, de manière peu discrète et filmée, jusqu’à ce qu’il soit obligé de partir en mission. Par chance, il a eu le temps de prévenir Larry de la cible de l’attentat : la remise des médailles de Cassie, Julia et Cordell.

Oui, parce que figurez-vous que cette histoire de médaille n’est toujours pas oubliée et attend toujours d’être résolue ! Je suis autrement surpris de voir que Cassie s’en tire bien. Vraiment, elle s’enferme dans sa colère froide de savoir que Kevin est un criminel, mais tout de même, face au choc, elle garde plutôt son calme, quoiqu’en pense son boss.

Elle a ses raisons d’être énervée : le FBI ne souhaite pas intervenir immédiatement pour mettre un terme aux agissements de Grey Flag. Elle décide donc de retrouver Cordell, qui venait juste de se libérer en faisant exploser ses menottes (logique), et de tout lui raconter. C’est un bon plan, même si ça passe d’abord par le fait que Cordell lui a menti, avant de balancer le nom de Kevin comme leader de Grey Flag.

Cela fait poser un tas de bonnes questions à Cordell, sauf que les scénaristes se retrouvent un peu sans réponse : cela fait des mois que Cordell voit Kevin et lui laisse bien des opportunités de le tuer… Mais rien ne s’est passé pour autant. Dans tout ça, Cordell n’oublie pas sa famille pour une fois… Ça aurait été mieux de le faire pourtant : toutes les histoires de logo refait par Stella ou d’August qui doit faire un discours en ville, quelle flemme. Pourtant tout ça a son importance pour la fin d’épisode.

C’est ainsi mieux quand ça rappelle que Kevin passe tout son temps avec August, devant un Cordell devant garder sa poker face. C’est loin d’être le cas, sérieux, mais Kevin ne semble se douter de rien. Pourtant, Cass et Cordell sont loin d’être discrets ! Kevin en profite ainsi pour menacer à demi-mot August, sachant qu’il a le dessus sur Cordell – ou du moins, le croyant.

Il n’empêche que Cordell et Cassie sont si peu discrets que Liam remarque vite qu’il y a anguille sous roche, forçant son frère à insister pour que personne ne se rende à la cérémonie – pas même l’insupportable August qui en profite pour tout ramener à lui et poursuivre sa crise d’ado avec sa sœur. Insupportable, je vous dis.

L’avantage, c’est qu’on en arrive vite à la cérémonie grâce à ça. Alors que Cordell est dévié de sa trajectoire par une Julia qui souhaite lui parler (bordel, elle m’insupporte !), Kevin s’inquiète de le voir arriver en retard. Du moins, c’est la théorie. Cassie a raison de le trouver sacrément calme : il a évidemment grillé Trey à des kilomètres à la ronde.

On ne l’apprend pas tout de suite : il faut d’abord que Trey soit sur le point d’être grillé par des flics et provoque une fusillade bien malgré lui, le tout en tentant en vain d’utiliser un code pour prévenir Larry. La fusillade permet en tout cas d’évacuer la cérémonie des médailles sans faire la moindre victime civile, tandis que seul un flic est blessé dans le garage où a lieu la fusillade. Trey prend en effet la décision opportune de griller sa couverture au dernier moment pour venir en aide à Larry.

Le seul problème, c’est donc que Kevin avait déjà grillé sa couverture : il ne faut pas longtemps pour que Trey se rende compte qu’il n’avait aucun explosif dans sa camionnette, seulement des faux avec écrit « Traîtres » dessus. Pris d’un énième mauvais sentiment lui donnant une fois de plus raison, Cassie décide d’appeler Walker pour le mettre au courant de tout ce qu’il s’est passé. C’est toutefois trop tard.

De son côté, Cordell a en effet rencontré Julia et la confrontation mène à un twist inattendu : Kevin lui a confié un dossier prouvant que Cordell bosse pour Grey Flag. Bien sûr, elle ne révèle pas exactement sa source, mais Cordell ne met pas longtemps à comprendre que le terroriste a fait en sorte de monter un véritable dossier capable de le faire tomber lui, de le faire passer pour un terroriste. Il me semblait pourtant que son but était de tuer toute l’unité de Coop, pas de les faire payer à petit feu.

Toujours est-il que Kevin a raté de peu Coop à la cérémonie, mais qu’au moins, il réussit son dernier coup, le vrai attentat. Cordell donne en effet rendez-vous à Julia dans un lieu safe protégé par le FBI, mais cette jolie maison explose en fin d’épisode, alors qu’il avait réussi à regagner la confiance de Julia et qu’il lui disait au revoir – la journaliste voulant partir pour six mois en Europe. Il faudra que son journal trouve quelqu’un d’autre : la fin d’épisode nous révèle que Julia est morte alors que Cordell se réveille parmi les débris de l’explosion. Ma foi, c’était plutôt cool comme scénario. Par contre, je passe à côté de l’émotion de la mort de Julia puisque je n’ai jamais accroché à son perso.