9-1-1 Lone Star – S04E05

Épisode 5 – Human Resources – 18/20
Je me suis laissé prendre au piège de cet épisode bien plus rapidement que d’habitude, probablement parce que les deux intrigues tournaient autour de personnages que j’aime beaucoup et qu’on ne voyait pas assez cette saison. Au-delà de ça, il s’agissait d’une intrigue un peu trop prévisible d’une part et d’un vrai retournement de situation, d’autre part. La série regagne en qualité avec de tels twists et des réactions qui paraissent bien plus crédibles et logiques que dans les épisodes précédents, tandis que le fil rouge renforce le suspense. Vivement l’épisode suivant, en fait.

Spoilers

Les ressources humaines débarquent à la caserne, mais pas forcément pour ce à quoi on s’attendrait.

.

That’s crazy. I mean, ridiculous. That’s ridiculous.

Le temps passe bien trop vite cette semaine, ça doit être un effet secondaire de ma nouvelle vieillesse – ou de ma seconde jeunesse, selon le point de vue. Quoiqu’il en soi, un nouvel épisode de la série est disponible et il fallait bien que je le vois à un moment ou un autre. Pourquoi pas maintenant, donc ?

L’épisode reprend par une scène un peu étrange lorsque, comme moi, on a oublié le cliffhanger précédent. Seulement voilà, on nous prépare à l’explosion d’une bombe à la caserne et pour ça, on voit un jeune homme faire un test sur un bus scolaire et quelques mannequins qu’il explose avec plaisir. C’est presque sans urgence ou problème, sauf qu’il le fait avec un but bien précis ensuite et angoissant. C’est un problème, surtout quand il est surpris par un randonneur qui va vite regretter d’avoir croisé son chemin. Enfin, il n’a pas le temps de le regretter cela dit, parce qu’il est rapidement tué.

Cette introduction est vite oubliée pour reprendre sur d’autres intrigues, et je dois dire que je me suis fait happer plus rapidement que bien d’autres fois par cet épisode. Il n’avait rien de plus, je crois, mais ça fait quelques jours que je n’ai pas regardé de séries alors ça doit jouer, tout leur univers me manquait. Pourtant, ça commence par Owen qui veut vendre sa moto, et ça, c’est pas dingue. Mateo fait planter la vente d’Owen en parlant de greffe et de dons d’organes, cela dit.

On enchaîne avec les ressources humaines qui se pointent à la caserne pour mener une enquête. Au départ, tout semble indiquer que l’enquête est menée contre Owen, parce qu’il a eu tendance à utiliser des insultes et à entretenir une culture « cow-boy »… mais contre toute attente, la vraie raison de la présence des ressources humaines est que Marwan a osé dire qu’une femme était folle – celle du mobil-home roulant.

Ma foi, j’aime bien l’idée qu’elle soit assez folle pour s’en plaindre ensuite – surtout que je me suis souvent dit que les pompiers avaient beaucoup de liberté dans cette série. Cela me semble assez justifié comme plainte, en vrai, même si le côté « elle m’a fait me sentir en danger » est rigolo quand on se souvient qu’elle était prête à se laisser mourir.

Marjan semble prendre la nouvelle plutôt calmement au départ, mais dès qu’elle sort du bureau où elle est interrogée, elle se met à se plaindre au reste de ses coéquipiers. Elle recommence au passage à lancer quelques insultes envers cette femme, mais Owen réussit à la calmer à peu près. Il y a quand même un problème : il refuse qu’elle parte en intervention avec eux tant qu’elle n’a pas l’esprit reposé.

C’est plutôt un bon signe de la part d’Owen, et presque surprenant de sa part : c’est rare qu’il soit un bon manager et un capitaine ! Il ne le sait pas encore, bien sûr, mais il met aussi Marjan en danger : elle est abordée par l’homme du début d’épisode – celui avec le goût pour une bombe, pas celui qui s’est fait tuer – qui semble intéressé d’abord par Owen, puis par Firefox. Il connait bien toute la caserne, toutes les interventions passées et interroge Marjan un peu en détails.

Celle-ci le trouve louche, mais elle se laisse balader malgré tout, allant lui chercher un prospectus pour qu’il puisse postuler quand il lui demande, après avoir expliqué qu’il est un ancien soldat. Pourquoi pas ? Eh bien, parce qu’elle le laisse seul du côté du matériel des pompiers. Ce n’est jamais la meilleure des idées.

L’homme vole une radio sans qu’elle ne le remarque parce qu’elle a vraiment la tête ailleurs. Et ce n’est pas fini pour elle ! L’épisode m’a bien fait rire ensuite : Marjan se retrouve face à Mitch et Lila, le couple qui se plaint d’elle, pour s’excuser. Elle le fait, même si ce n’est pas évident et même si on sent bien qu’Owen n’est pas aussi sincère qu’elle. Lui, il ne comprend pas comment l’homme peut s’en être tiré avec une simple amende.

Effectivement, c’est clairement abusé, mais bon, il s’est réconcilié avec Lila donc j’imagine qu’elle n’a pas porté plainte pour l’enlèvement, et le reste bon, il a perdu sa maison déjà. Cela a dû coûter bien cher. Le couple est donc désormais SDF et a une page GoFundMe. La vraie raison derrière toute cette intrigue est donc que le couple espère des excuses publiques de la part de Marjan, sur son compte Insta. Et ils souhaitent que Firefox mettent un lien vers leur cagnotte, évidemment.

Cela paraît simple, mais l’éthique de Marjan est clairement attaquée sur ce coup-là : elle ne souhaite pas partager une telle cagnotte, car ce serait leur donner raison. Si elle ne le fait pas, elle risque toutefois un procès.

La deuxième intrigue est encore plus intéressante et se concentre sur Grace, ce qui est toujours une bonne manière de me convaincre. J’ai bien aimé ce qui était proposé en plus, même s’il y avait une bonne partie de l’épisode qui était trop prévisible. Ainsi, on se retrouve avec Linus, un petit garçon, qui appelle le 911 à plusieurs reprises pour de petites urgences bien à lui.

Il ne connaît pas sa table de sept (génial cette astuce qui me fait regretter de pas être américain et de ne pas avoir su ça enfant), il fait cramer un plat… mais ce qui intrigue principalement Grace, c’est qu’elle entend que sa mère fait la sieste au milieu d’une journée de cours et semble confondre de plus en plus les mots.

Elle s’inquiète donc de la situation de ce petit garçon, mais ne semble pas faire le lien sur le problème que pourrait avoir la mère. Elle en parle à sa supérieure, Sara, qui est d’une inutilité assez incroyable et lui laisse la liberté de faire son choix, lui rappelant tout de même que si Grace se trompe et qu’un flic se pointe, il y a toujours le risque que les services sociaux s’en mêlent au moindre petit objet pointu qui pourrait poser problème.

Grace passe donc sa soirée à ressasser ses doutes. Comme elle est mariée à Judd, elle a la chance d’avoir du soutien à la maison et les bons conseils. Plutôt que d’envoyer un flic, il conseille à Grace de se rendre chez la famille pour voir ce qu’il en est. C’était la meilleure des idées : la femme est en fait un plein AVC. Grace arrive pile à temps pour la prendre en charge.

Bien sûr, ce n’est pas si évident que ça de la prendre en charge correctement, alors Grace appelle également Tommy pour s’en sortir. J’ai beaucoup aimé ce segment de l’épisode, parce qu’on comprend bien que Grace est paniquée. Autant elle est capable de garder son sang-froid au téléphone, autant vivre la situation de stress est totalement différent pour elle. Tommy est heureusement capable de la réconforter et de lui indiquer la marche à suivre.

Il était intéressant de voir les rôles inversés pour ces deux-là, mais aussi de voir l’explication qu’elles ont ensuite, avec Grace qui s’excuse de s’être emportée pour rien quand Tommy a déjà pardonné de toute manière. En plus, la mère s’en tire parfaitement bien et tout est bien qui finit bien. Ou presque.

En effet, on enchaîne sur une autre intervention avec un immeuble complètement en feu. Cela n’est pas censé être bien différent des autres interventions, mais on comprend que le feu a été mis par le cinglé qui veut faire exploser la caserne, alors ça dessine un fil rouge tout de même inquiétant pour la suite. L’homme a volé une radio et note toute la procédure et les temps de réaction des pompiers. Bref, il les dissèque pour pouvoir leur faire le plus mal possible par la suite.

Ce n’est jamais agréable de savoir qu’une telle menace plane sur des personnages qu’on adore. Evidemment, la série n’en dit pas beaucoup plus sur le sujet dans cet épisode. En revanche, elle insiste pour le cas Marjan. Firefox se retrouve une fois de plus à devoir sauver une personne qui ne veut pas quitter sa situation de danger : ayant le vertige, un homme refuse de passer par la grande échelle pour être sauvé, préférant mourir. J’ai aimé voir Marjan essayer du mieux qu’elle pouvait de faire des efforts de langage.

En revanche, Paul n’a pas sa patience : il donne un coup de poing à l’homme pour l’assommer et le sortir de la situation dans laquelle il est. J’ai ri, mais ça m’a paru totalement abusé comme coup. Ainsi, quand il retourne voir les ressources humaines ensuite, je me suis dit qu’il était là pour prendre les devants d’une future plainte. Finalement, ce n’est pas le cas : il plaide le cas de Marjan auprès de la représentante RH, espérant qu’elle puisse appuyer pour que Marjan ne soit pas obligée de s’excuser dans les conditions voulues par le couple.

Elle ne peut malheureusement pas le faire – ou plutôt, elle l’a déjà fait et ça n’a mené à rien. Paul a toutefois le plaisir de se faire draguer au passage, parce que la représentante RH est en fait une ancienne camarade de classe qui le reconnaît à son sourire. La drague était mignonne, mais Marjan doit toujours s’excuser.

Elle le fait donc, expliquant qu’elle aurait dû éviter le terme « folle » pour utiliser plutôt celui d’opportuniste avide de frics. Bim. Marjan décide de démissionner car elle refuse de continuer à travailler pour un département qui l’oblige à s’excuser. Je quoi ? C’est n’importe quoi ? Bon dieu, ça m’a énervé.

Après NCIS Hawai’i et Grey’s Anatomy, c’est donc au tour de 9-1-1 Lone Star de se débarrasser pour un temps d’un personnage ; ce n’est vraiment pas ma saison apparemment. Comme pour la première, la nouvelle sort de nulle part et je ne m’y attendais pas du tout. J’étais content d’avoir un épisode se centrant de nouveau sur Marjan. Il est juste super frustrant de la voir quitter la série, provisoirement puisqu’elle promet de revenir pour le mariage (où en est le divorce de TK et Carlos d’ailleurs ??), en chevauchant la moto d’Owen qu’elle rachète. A bientôt pour de nouvelles aventures, je suppose. En attendant, il faudra composer sans Marjan, qui quitte l’Etat après avoir démissionné de la caserne. Bon, Owen promet de lui garder sa place tant qu’il est là, mais bon… C’est un départ frustrant, même si l’actrice semble sous-entendre qu’elle continuera d’apparaître. Je ne sais pas trop pourquoi les scénaristes ont fait ce choix si ce n’est pas une demande de l’actrice, franchement.

J’imagine qu’il va falloir attendre de voir ce qu’ils ont en réserve.

Grey’s Anatomy – S19E07

Épisode 7 – I’ll Follow the Sun – 17/20
Il n’est vraiment pas évident de dire au revoir à un personnage aussi emblématique, surtout après dix-neuf saisons, et les scénaristes font donc un choix plutôt sympathique dans cet épisode. J’ai aimé les voir mettre en place les jalons et les rouages pour continuer la série le plus longtemps possible, tout en rendant aussi fluide que possible ce qu’il se passait dans les coulisses. Il faudra voir ce que donne la suite de la série à présent.

Spoilers

C’est le dernier jour à l’hôpital pour Meredith.


Big last day !

Difficile de ne pas être au moins un peu spoilé concernant cet épisode, qui marque le dernier de Meredith avant la fin de saison. C’est frustrant, parce que sur les six précédents, elle a de nouveau été omniprésente et ça nous fera sentir son absence. En plus, tant qu’à faire, ils auraient pu éviter de la faire revenir après ce long hiatus…

Même sans être spoilé, le titre de cet épisode en dit déjà long : Cristina a expliqué longuement à Meredith que c’était elle le soleil ; mais j’imagine qu’on va nous expliquer que c’est finalement Zola qui l’est. Après, quand on la voit dans l’épisode de Station 19 (parce que oui, c’était évidemment un crossover), elle a l’air beaucoup mieux la Zola. Mais bon.

Heureusement, qu’il y avait un résumé des épisodes précédents aussi, parce que j’avais clairement zappé certaines intrigues, notamment concernant Maggie et Winston. Bien sûr, les scénaristes ne zappent pas ça et nous les remet ensemble pour une intrigue de cet épisode, avec un bébé qui a besoin d’une greffe partielle du cœur. La première ever, tant qu’à fait. Avant ça, le début d’épisode se concentre comme toujours cette saison sur les nouveaux internes. Mika voit sa caravane être dégagée par la ville, Simone voit sa voiture en panne et n’en peut plus non plus de vivre loin de l’hôpital. Elles vont reprendre la maison de Mer, j’imagine…

Levi ne les engueule pas tellement pour le retard – il les compare juste à Helm qui a fait un burn out et est désormais serveuse. Sympa, le meilleur ami. Bon, le reste de l’épisode se concentre sur cette histoire de greffe – Jo gère les parents du bébé comme elle peut afin de les convaincre de faire l’opération ; les internes font un tas de recherches et la compétition entre eux leur permettra d’avoir une place lors de l’opération. Enfin, compétition… Mika abandonne par énervement, Lucas et Simone préfèrent flirter. Malheureusement, la mère du bébé n’a pas tellement envie que son bébé serve d’expérimentation et préfère attendre.

Mika ne le sait pas immédiatement, cependant. Ainsi, elle paraît abandonner face aux autres, mais elle décide en fait de se rendre au bar en face de l’hôpital afin d’y rencontrer Helm. Je l’avais prédit que les deux allaient forcément se croiser – et ça sent bon le nouveau couple, en vrai. Il serait temps pour Helm d’avoir un peu de chance en amour, non ? Peu importe pour le moment, l’essentiel, c’est que Mika compte sur Helm pour lui apprendre la procédure qu’elle doit être capable de faire en premier pour assister à la greffe qui n’aura pas lieu si Jo n’arrive pas à convaincre la mère du bébé de la faire.

Elle y parvient de manière très inattendue : Amelia se propose pour parler aux parents, parce qu’elle a donné naissance à un mort-né qui a permis des greffes. Revenir sur cette intrigue, c’était à nous briser le cœur (enfin, il faut avoir vu Private Practice pour ça, mais toute cette intrigue était si horrible à l’époque que ça brise encore le cœur).

La greffe peut donc avoir lieu à nouveau, et ça arrange bien Mika qui réussit enfin à exploser Kwan dans un concours médical. Cela lui fait ravaler un peu de son arrogance, ce qui était marrant à voir. En vrai, je soupçonne aussi que ça l’arrange, parce qu’il peut passer son temps dans la galerie avec Jules – et Zola qui assiste à tout ça.

La greffe permet aussi à Winston et Maggie de bosser de nouveau ensemble et d’être une vraie équipe solide – et à Amelia de revivre une fois de plus son deuil. Mika, elle, est pleine d’admiration pour le couple Winston et Maggie. Ils font de bons mentors, c’est vrai. Par contre, ils ne forment pas un super couple : Winston ouvre enfin les yeux sur Maggie et sa manière d’être froide dans tout ce qu’elle fait. Par contre, il n’est plus sûr de la respecter, ce qui est un peu fort comme terme et justifie largement que Maggie soit au bord des larmes quand elle demande à Amelia de venir chez elle.

Du côté de Meredith, on ne nous parle pas de sa maison, ce qui est un peu abusé. On sait juste que Maggie et Amelia ont apparemment trouvé une solution de secours ; alors que Station 19 nous a appris que Meredith était à l’hôtel. La maison n’est pas entièrement détruite pourtant. Pour son dernier jour au travail, Meredith amène les enfants à la garderie de l’hôpital, histoire qu’ils fassent les adieux.

Elle a aussi droit à une confrontation de la part de Nick : il n’apprécie pas de savoir que Meredith prévoit tout son déménagement (avec des affaires puant la fumée et un grenier troué) sans au moins le consulter ou prévoir de lui dire au revoir. Elle, elle lui reproche de ne pas avoir répondu à son « je t’aime » et considère que son approche vis-à-vis de leur relation, plutôt lente, ne justifie pas qu’elle le consulte. Mouais. Le consulter, non, le prévenir, ça s’appelle le respect, non ? Il y a probablement débat, mais quelle flemme de me concentrer là-dessus.

Les scénaristes sont moins flemmards que moi, heureusement. Ils ramènent Tessa dans la série, ce qui leur permet de faire bosser ensemble à la fois Meredith et Nick – en plein débat sur le fait que Tessa aurait pu faire plus attention pour ne pas avoir un problème – et Simone et Lucas. Bon, ça donne aussi quelques enjeux au départ de Meredith, parce que ce serait nul de la faire partir sur un échec professionnel (et pourtant, ça arrive forcément dans la vie).

C’est pourtant ce qui arrive, et c’est frustrant. Tessa meurt parce qu’elle a porté des courses trop lourdes pour elle, trop rapidement après l’opération. C’est vraiment frustrant, cette affaire. Le pire, c’est que le décès de Tessa affecte les internes, mais pas tellement Meredith et Nick. Ils en reviennent vite à leur histoire de couple et à une Meredith forcée de souligner à Nick qu’elle ne va pas le supplier de l’aimer. Wow. C’est une sacrée évolution pour le personnage !

Il faut bien le souligner : je suis énervé de voir Meredith partir alors que le personnage est devenu si génial cette saison. C’est une bonne écriture et un beau rattrapage par rapport aux saisons précédentes, je trouve. J’aime particulièrement la relation qu’elle a tissé avec Simone également. Cette dernière vient la voir pour lui expliquer que Tessa lui a laissé son dernier roman avant d’entrer au bloc opératoire, et Meredith prend le temps de lui parler de sa mère. C’était beau.

Dans le même genre, j’accroche beaucoup aux relations entre Amelia et Lucas. Ce dernier vient voir sa tante pour savoir comment elle a fait pour s’en foutre autant du regard des gens, et je ne sais pas, ça m’a plu. Ce genre de scènes existait avant avec des personnages qu’on ne connaissait pas autant, finalement. Les « adultes » de la série sont désormais les jeunes d’avant et ça rend tout ça beaucoup plus touchant pour moi. Ou alors, juste, j’ai vieilli.

Autrement, Teddy se fait avoir par Richard et se retrouve à devoir bosser pro bono parce que le projet lui plaisait. Elle a pourtant besoin de fric et il le sait, donc ça me paraît débile comme histoire. Elle finit par obtenir un poste de plus qu’elle ne méritait probablement pas.

Tout ça mène à la fête de départ de Meredith. Les scénaristes auraient probablement pu faire mieux. J’ai aimé le coup du gâteau avec la mauvaise commande, ça faisait un bon gag et ça donnait un mini rôle à Linc ; mais le reste semblait un peu trop rushé. Même Miranda n’a pas les mots pour lui dire adieu correctement – il faut dire que Mer le souligne très bien : il s’agit d’un au revoir, pas d’un adieu. Elle ne va qu’à Chicago après tout. Il est clair que la série n’a pas voulu lui planifier un grand adieu.

Elle a toutefois un départ joli avec la scène classique de l’amant épris qui a fait une erreur et doit courir à l’aéroport pour la récupérer, alors qu’elle part avec ses enfants. L’épisode nous montre Zola envisager la cardio à présent, tandis que c’est Helm qui a les mots justes pour parler de Meredith finalement. Bailey n’y arrivait pas, mais Helm est toujours amoureuse d’elle, alors elle sait trouver les bons mots.

Nick aussi sait les trouver : il n’arrive pas à la rejoindre à temps, mais il l’appelle pour lui dire qu’il l’aime. Meredith ? Elle préfère lui dire qu’elle ne l’entend pas bien. C’est un brin frustrant, mais c’est une belle conclusion, en vrai. Disons que ça semble réaliste et que ça nous assure un retour de Meredith plus tard dans la série, car on sait que ça ne pourra pas s’arrêter là. C’est une belle manière de conclure l’intrigue du personnage pour l’instant, en tout cas. Une fin ouverte, ça ne pouvait pas être autrement pour Meredith.

Quant à la maison culte de la série, pas d’inquiétude : elle est de nouveau occupée. Certes, il y a un trou dans le grenier, mais elle est habitable, alors Meredith laisse une clé à Simone et Amelia laisse une clé à Lucas. Le futur couple peut donc emménager ensemble dans une maison chargée d’histoire et complètement vide. Pas de chance pour eux, Maggie a eu la même idée avec Mika. Je m’en doutais, mais c’est un bon passage de flambeau. De même, ça fonctionnait d’avoir Meredith lisant le livre de Tessa à ses enfants, d’ailleurs !

En revanche, l’épisode a passé beaucoup de temps avec Meredith, mais peu de temps avec tous les autres personnages emblématiques. Richard et Bailey n’ont que quelques répliques, Meredith n’adresse pas la parole à Jo et heureusement qu’on a au moins un au revoir du trio de sœurs, parce que sinon, ce serait la méga frustration. Le choix est audacieux et bien visible : personne ne veut dire « adieu » à Meredith. On ne lui dit pas vraiment « au revoir » non plus, on lui dit simplement « à bientôt ». J’ai bien peur que cela fasse sentir encore plus son absence dans les prochains épisodes. Nous verrons bien : j’ai toujours pensé que la série pouvait s’en sortir sans elle de toute manière.


 

Station 19 – S06E07


Épisode 7 – We Build Then We Break – 17/20
C’est une reprise de saison solide, surtout que les scénaristes en ont profité pour caser un énième crossover, pour faire monter le drama dans certaines intrigues et pour bien nous montrer qu’ils avaient encore des choses en stock pour toute la fin de cette saison. C’est prometteur et je termine l’épisode en ayant l’impression de n’avoir jamais quitté ces personnages, que j’adore toujours autant.

Spoilers

Jack met bien trop de temps à retrouver Maya, mais bon, il y parvient finalement.


I’m too tired for the theatrics, 19.

Je suis en retard dans toutes mes séries hebdo, à nouveau, mais s’il y a un retour que je n’avais pas envie de manquer, c’était celui de Grey’s. Et avant ça, il faut en passer par cette série, même si ce n’est pas une plaie non plus. J’ai peur des spoilers, alors je me suis jeté sur l’épisode dès le réveil, avec la surprise de voir que nous n’en sommes qu’au septième quand la majorité des séries en sont à diffuser l’épisode 15 ou 16 en ce moment.

Première surprise sur cet épisode : c’est un crossover avec Grey’s Anatomy. Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé, tiens. L’épisode commence carrément par Meredith et nous retarde de quelques secondes les nouvelles que nous attendons concernant Maya. La maison de Meredith est donc en train de cramer, comme juste avant la pause, et tous les pompiers de la caserne font ce qu’ils peuvent pour en sauver des vestiges.

Pendant ce temps, Maya est inconsciente et personne ne la retrouve. Jack est pourtant dans la caserne et pourrait faire quelques efforts, mais non, il préfère le basket et les casse-croutes improvisés, sans repasser par la salle d’entraînement. Il préfère même la vaisselle, c’est dire !

Il finit tout de même par la retrouver et s’occuper d’elle, tandis qu’en parallèle, Andy annonce la fin des opérations sur la maison. Toute l’équipe rentre donc à la caserne, remarquant que Maya n’y est pas, mais sans avoir le temps d’en faire beaucoup plus que ça. Jack n’a prévenu personne, en effet, et a emmené Maya à l’hôpital dans sa voiture (mais comment fait-il pour la payer ?). Maya n’est donc pas prise en charge par une ambulance alors qu’elle est dans une caserne de pompiers. Savent-ils seulement que les casernes ne sont jamais vraiment vides ?

Pour ne rien arranger, elle est prise en charge par Kwan, un simple interne. C’est frustrant tout de même. Heureusement qu’il y a une infirmière (je crois ?) pour capter qu’il s’agit de l’épouse de Carina ET d’une pompier ; donc qu’il faudrait un peu plus talent et de compétences pour lui venir en aide. De là à ce que la solution soit Teddy ? Je suis dégoûté. En plus, ils bipent Carina mais comme par hasard, pour une fois, elle travaille et ne peut pas venir.

C’est donc Jack qui reste aux côtés de Maya quand elle se réveille. Ce n’est peut-être pas plus mal quand on voit les réactions de Maya cependant. Quand Carina arrive enfin, c’est pour mieux se faire engueuler par Maya, en effet. Ben oui, Maya veut absolument reprendre le travail au plus vite (forcément), alors que son cœur est épuisé. Elle n’a plus d’énergie, n’a pas de trauma, mais est déshydratée et dans un état qui ne lui permet de repartir au travail. Malheureusement, Maya refuse de l’entendre et continue d’être bornée comme jamais.

Cela force Carina à prendre des décisions radicales : elle oblige Maya à rester à l’hôpital. Elle cherche à partir contre avis médical, alors Teddy et Carina font appel à la police, carrément, pour empêcher qu’elle s’en aille. Maya est loin de bien le prendre, évidemment, et ça termine même en menace de rupture envers Carina. Sans trop de surprise, on nous ramène Andrew aussi dans l’équation, parce que Maya rappelle à Carina qu’elle n’a jamais songé à la faire interner, même dans les pires moments de son deuil. Ce n’est pas exactement la même situation, cependant.

J’ai particulièrement eu un élan d’amour, encore, pour Carina lorsqu’elle a fait remarquer à Maya qu’elle risquait de la perdre quoiqu’il arrive : ne pas la faire interner, c’est la certitude de retrouver Maya morte trop rapidement, l’interner, la certitude d’avoir sa haine éternelle. Et sa rancœur.

En parallèle, Ross se rend voir Beckett pour en savoir plus sur sa manière de gérer la caserne. Elle n’est pas convaincue : certes, il ne boit apparemment plus, mais il continue de céder sa place à Andy et elle reçoit de plus en plus de plaintes le concernant. Il promet que ça s’arrêtera… mais bon.

Pendant ce temps, Travis se confie à Ben sur ce qu’il se passe dans sa vie. J’avais un peu zappé : il a demandé à ce que l’histoire concernant Dixon et sa femme soit fuitée à la presse. C’est une connerie monumentale : on comprend pourquoi il le fait, mais c’est une prise de risques énorme concernant le programme Crisis 101. Il est censé vouloir le sauver quoiqu’il en coûte.

Puisqu’on parle de Crisis 101, revenons-y : Andy et Vic arrivent sur une scène compliquée à gérer où la police fait encore des siennes. Elles tombent sur une équipe de policiers en pleine intervention. Un a son flic sorti et dirigé vers un jeune homme noir, qui est plaqué au sol par deux de ses collègues. Le jeune leur parle en espagnol et paraît donc fou aux yeux des policiers… et bien rapidement Vic et Andy se rendent compte que la police en fait beaucoup trop. Elles appellent donc des renforts. Ah, la série recommence à en faire beaucoup du côté anti-flics là.

Pour ne rien arranger, Dixon débarque sur les lieux de l’incident juste avant Ross, ce qui complique inévitablement les choses. C’est compliqué comme situation, mais ça l’est inutilement aussi. Cela permet à Ross de marquer quelques très points à mes yeux cependant : j’aime son calme et ses capacités d’analyse, lui permettant rapidement de faire le point sur la situation.

Cependant, elle oublie de voir que la situation est apaisée, justement. Dixon réclame donc de reprendre ses droits sur la scène et dès qu’il le fait, le jeune se remet à fuir. Andy a beau expliquer, après l’avoir arrêté, qu’il est en pleine crise d’angoisse, les flics continuent de le trouver suspect et de vouloir le braquer. Franchement, la tension n’arrête pas de grimper tout au long de ces scènes. Heureusement que Ross est là pour calmer tout le monde et montrer que le jeune veut juste rentrer auprès de sa mère après avoir fait quelques courses, parce qu’autrement, ça terminerait mal.

Dixon finit par reconnaître qu’elle a raison et faire baisser les armes à tous les flics, mais c’est aussi parce qu’ils sont filmés par une femme à sa fenêtre, chez elle.

À la caserne, Sullivan, Travis et Ben font face à une situation inattendue : trois grand-mères gèrent une bucket list originale où elles font une chasse au trésor pour obtenir plein de points. Le point du jour : une femme âgée qui vient menottée et demande aux pompiers de l’aider… avant qu’une de ses potes demande une photo avec un pompier torse nu. C’est que ça s’amuse bien au troisième âge.

Voilà donc comment s’occupe le groupe de bridge pendant son temps libre. Les pompiers sont étonnamment réceptifs et conciliants avec les grand-mères, faisant à peu près tout ce qu’elles demandent, en partie parce qu’elles sont fortes avec la culpabilité. Leur but ? Gagner un voyage en croisière.

J’ai donc passé le reste de l’épisode à attendre qu’une d’entre elles fassent un malaise. Cela finit par arriver, permettant à l’une des femmes de sympathiser avec Sullivan. Ah, franchement, c’était long comme intrigue et pas forcément ce que je souhaitais voir pour une reprise. En plus, Sullivan se laisse manipuler par Dottie et finit par accepter d’être torse nu pour une photo. Bon, il n’accepte que si Travis le fait aussi.

Elles ont beau dire que les photos seront supprimées vite, je n’y crois pas une seconde : Travis a accepté, ça finira contre lui dans la course à la mairie. Pourtant, l’épisode essaie de nous montrer qu’il peut être un bon homme politique malgré tout, avec une deuxième audition de la part des syndicats. Si tout se passe bien a priori, ça n’empêche pas un problème de continuer d’exister : bien sûr que l’information sur Dixon fuite même si Travis a demandé que ce ne soit pas fait.

Ce n’est qu’en fin d’épisode que le reste de la caserne apprend ce qui est arrivé à Maya. Tout le monde s’inquiète, mais on les sait plus réactifs à d’autres occasions, franchement. Au passage, Jack récupère la place de Maya à la caserne, merci Ross, et rencontre aussi sa sœur… mais je me suis demandé pourquoi ils avaient mis la scène dans cet épisode, car ça paraît être une intrigue bien plus importante que ça normalement.

L’épisode se termine également sur une énième scène entre Sullivan et Ross. J’adore Ross, je n’aime vraiment pas Sullivan et même si elle le tire vers le haut, je sens que ça ne sera pas idéal comme intrigue sur le long terme. Dans le même genre, Beckett continue de boire et c’est insupportable, surtout quand c’est à la santé de Maya et que Carina fait ses valises. Cela n’en vaut pas la peine ? Maya ira mieux par la suite, c’est bon quoi. Pour l’instant, elle refuse même de parler à Andy, s’enfermant dans un mutisme peu rassurant.

Sinon, Meredith s’apprête à quitter Seattle alors elle passe remercier Andy d’avoir sauvé la maison.

 

The Nevers – S01E07

Épisode 7 – It’s A Good Day – 16/20
Que c’est difficile de critiquer cette série ! J’adore son casting, ses personnages, son esthétique, son ambiance, mais je ne comprends jamais rien à une immense partie de ce qu’il se passe. Les mois – années ! – qui se déroulent entre chacun de mes visionnages n’aident pas, mais en vrai, je suis forcé de reconnaître qu’elle n’est pas toujours si bien écrite que ça. À vouloir être trop intelligente et volontairement complexe, la série nous perd au lieu de nous guider dans son histoire. Cela ne m’a pas empêché d’être à fond pour certaines scènes, et je trouve que je me suis fait un beau cadeau d’anniversaire avec le visionnage de cet épisode.

Spoilers

Amalia révèle la vérité sur ses origines à tous les Touchés.

London needs a fucking party.

Aujourd’hui, j’ai trente ans et je trouve que le titre de cet épisode est parfaitement approprié pour que je le regarde. Ce n’était pourtant pas chose aisée de réussir à mettre la main dessus, je ne sais pas du tout quand je parviendrai à voir la fin de cette saison 1 (et probablement de la série) tant elle est maudite, mais ce n’est pas grave – maudite au point que même ma connexion a sauté au moment où je lançais l’épisode, hein.

C’est un vrai plaisir de pouvoir me replonger dans cet univers qui m’avait beaucoup plu, et tant pis si j’ai une version sans sous-titres d’une série qui nécessite vraiment d’avoir des sous-titres. J’en suis là de mon désespoir de pouvoir la finir un jour. Sinon, j’ai aussi oublié de mettre à jour le blog ces derniers temps et j’ai quelques critiques en stock… mais bon, on verra ça plus tard !

Pour le moment, cet épisode commence le 3 août 1896, lorsqu’un homme essaie de convaincre un comité qu’un téléphone londonien permettrait d’entendre les voix des morts. Rien que ça. Autant dire que ce n’est pas chose aisée non plus et que l’homme est viré du comité scientifique aussi sec. Il en profite pour leur voler leur téléphone, cependant. L’ambiance de la série est vraiment top, mais ne va pas m’aider à me remettre des délais d’attente pour avoir un passeport afin d’aller, peut-être, à Londres.

L’ambiance n’aide pas forcément à être bien concentré non plus, je dois dire. On suit après tout un homme qu’on ne connaît pas pendant un long moment. Il rentre chez lui, tente de téléphoner aux morts et se décide à mourir lui-même, envisageant le suicide. C’est très à la mode de nous proposer des plans d’acteurs prêts à se suicider en se défénestrant apparemment. Evitez de reproduire ça chez vous.

En même temps, bon courage pour reproduire la magie qui tombe soudainement du ciel et tous les téléphones qui se mettent à sonner juste au moment de sauter par la fenêtre. Oui, l’homme reçoit un coup de fil d’une personne morte et on comprend assez vite le problème évident auquel il est confronté : il devient accro à son téléphone et ne peut plus vivre que par lui. Eh, ça fait très Conte des trois frères d’Harry Potter, ça.

Un an plus tard, en 1899, et plus précisément un jour après la pendaison de Maladie, nous retrouvons tout le casting de la série. Enfin. J’aurais préféré que la scène ne se déroule pas de nuit, parce qu’il fait beau aujourd’hui et qu’il a fallu que je ferme les volets pour voir ce qu’il se passait.

Amalia (faut-il l’appeler encore comme ça ?) a rapidement des visions, mais des visions bien plus floues qu’elles n’étaient dans la première partie de saison. Qu’importe, cependant : elle est toujours aussi badass, et elle a des visions d’une guerre à venir désormais. Ce sont probablement les souvenirs de Stripe, mais c’est difficile d’en être certain pour l’instant, même quand elle rappelle à Penance qu’elle a déjà vécu ce qui est sur le point de se dérouler.

Si c’est un plaisir de retrouver Amalia et Penance, je me rends compte que j’ai beaucoup oublié de la première mi-saison. Je me suis donc donné la peine de relire les critiques des épisodes précédents sur mon blog, pour mieux reprendre la série au moment même où Penance allait nous faire d’elle-même le résumé.

Elle explique donc à l’ensemble des Touchés de leur centre qu’Amalia est un esprit du futur coincé dans le corps d’une femme de leur époque, et le fait d’évoquer enfin la vérité permet bien à l’intrigue d’avancer. Nous, on en comprend rapidement plus sur le Galanthi car l’ensemble des personnages, Harriet en tête, pose les questions que l’on se pose. Bon, je ne me pose pas la question de savoir si elle peut prouver qu’elle vient du futur, mais ça me paraît logique de se la poser.

Franchement, c’est chouette de retrouver ce genre de scènes : c’est exactement ce que j’espérais. Les personnages sont vraiment chouettes et bien écrits, en vrai, contrairement à la série. Penance qui ne veut pas créer d’arme, Horatio qui casse l’ambiance, tout le monde qui a peur de mourir… Ce sont des personnages que j’aime retrouver.

J’ai plus de mal avec la manière dont la série nous introduit toute son intrigue, parce que ce n’est jamais ni linéaire, ni parfaitement compréhensible. En tout cas, chaque fois que la terre tremble, Amalia semble avoir plus de mal à gérer ses visions. Elle a donc des flashbacks de la guerre et la série s’amuse à intervertir les actrices pour qu’on comprenne bien l’association qui existe entre Stripe et Amalia.

Consolée par Horatio, Amalia révèle rapidement qu’elle a très envie de coucher avec lui. Ils sont interrompus par Penance, cependant. Le trio se lance donc dans l’autopsie de l’alien qu’ils ont récupéré dans la caverne. J’avoue que je ne m’y attendais pas. Ils trouvent dans le cerveau de celui-ci une puce avec du mandarin dessus.

Leur seul contact à parler la langue, une Touchée, n’est toutefois pas d’une grande aide. Amalia et Penance se lancent donc dans une mission pour en savoir plus, et ce n’est pas brillant à voir, parce qu’Amalia est beaucoup freinée par ses visions. Elle se rend compte qu’elle est désormais marquée par les flashbacks qu’elle reçoit : elle se bat physiquement dans ses visions et en garde des cicatrices et marques quand elle se réveille enfin.

La série prend toujours le temps de développer certains de ses personnages secondaires. C’est chouette d’avoir des interactions entre les Touchés, mais ça pose tout de même un problème : il est dur de s’attacher à tous les personnages. Je ne connais même pas les noms de la majorité d’entre eux, comment voulez-vous une critique efficace ?

Myrtle, la polyglotte, est frustrée d’être mise de côté par Amalia et Penance. Elle prend donc de l’indépendance, avec la décision autonome de se rendre en ville après avoir volé le parapluie de Penance. En ville, tout le monde est persuadé que les Touchés vont se venger de ce qui est arrivé à Maladie. C’est con, parce qu’il ne s’est rien passé pour Maladie quand même. Personne ne le sait encore, alors les tremblements de terre qui secouent Londres sont forcément liés à ce qu’il se passe pour les Touchés dans la tête des gens.

Frank essaie de les convaincre que ce n’est pas le cas, en vain. Il est rapidement confronté à ses propres problèmes, cependant, notamment lorsqu’il aperçoit Maladie à proximité d’un immeuble en feu. Il la poursuit, en vain là aussi : il tombe sur un groupe de jeunes gens tous fans de Maladie au point de se déguiser en elle.

Voler le parapluie de Penance était en tout cas pour Myrtle une erreur tactique évidente : elle ne sait pas s’en servir. Pourtant, elle se sent obligée d’aller interrompre une agression dans la rue.

C’est plutôt une bonne chose en théorie et ça prouve qu’elle a du cœur, mais elle est rapidement identifiée comme Touchée dans une ville qui les déteste. Elle se met donc en danger et se fait encercler à son tour, prête à être agressée. Une mystérieuse figure en capuche fait diversion assez longtemps pour qu’elle s’échappe, mais pas avant d’avoir une fois de plus utilisé le parapluie de Penance, mettant KO une nana anti-Touchée.

Ce n’est pas une bonne chose : elle s’attire la haine d’une amie de sa victime qui la poursuit avec un couteau. Un rapide combat a lieu entre elles et Myrtle finit par tuer accidentellement son agresseuse. La mystérieuse femme qui vient de la sauver dans la rue apparaît à nouveau et lui dit de s’enfuir, mais je suis curieux de ce que sera la suite de cette intrigue. Pour le moment, la femme est arrêtée et menée au commissariat où Frank vient de retirer les affiches concernant Maladie et l’amie électrocutée par le parapluie se retrouve avec une haine encore plus profonde des Touchés.

Comme à son habitude, la série nous propose quelques figurants à poil quand on revient chez Hugo – ou plutôt dans son spa. C’est August qui vient le voir pour papoter avec lui, comme toujours, et obtenir ses conseils. Pourquoi continue-t-il de faire aussi confiance à Hugo ? L’acteur joue très bien, mais vraiment, le personnage ne m’avait pas manqué.

Hugo donne donc des conseils romantiques à August, ce qui est loin d’être la meilleure des idées. August retourne ainsi auprès de Penance pour la draguer. Il est plus gênant qu’autre chose, à ce stade. Il la suit en tout cas dans sa mission avec Penance et leur interprète de mandarin. En ville, il continue de séduire Penance en s’affirmant comme un Touché, mettant sur sa veste un signe distinctif qu’il ferait mieux de ne pas porter, mais lui parle aussi des oiseaux qui se comportent n’importe comment ce jour-là.

Le signe distinctif pose rapidement problème : il est identifié comme un sorcier par une foule plutôt haineuse envers les sorciers. Penance parvient à le sortir de son problème, mais pas du suivant : à chaque tremblement de terre, August a une migraine. Amalia a aussi un nouveau flashback qui la laisse encore plus perturbée que d’habitude.

Elle s’échappe donc seule, laissant derrière elle Penance et August, qui cherchent à récupérer l’adresse à laquelle ils devaient se rendre ensuite. Ils la récupèrent, mais Amalia n’en avait finalement pas besoin : ses visions lui font voir une porte rouge qu’elle déterre… et elle est capable rapidement de la retrouver dans Londres.

Penance la rattrape bien malgré elle et toutes les deux se mettent à fouiller la maison de l’homme du début d’épisode. On le comprend vite. Penance trouve une photo d’une gueule cassée (on dirait ?) qu’elle associe à un certain Jimmy (merde, il me manque encore un élément ?) avant d’être mise à mal par un chien-robot vraiment impressionnant.

Elle appelle à la rescousse Amalia, qui était au téléphone avec une morte – peut-être ; à moins que ce ne soit une femme du futur. Faire appel à Amalia est toujours la bonne solution : l’héroïne n’hésite pas un instant à s’attaquer au chien, aussi féroce et impressionnant soit-il. Les scènes d’action de la série me manquaient : elles sont d’une fluidité impressionnante – malgré les visions d’Amalia – et d’une esthétique toujours parfaite.

Bon, après, le but était quand même de se faire discrètes, et ça, ce n’est pas une réussite. Penance fout le feu bien involontairement à la maison en s’attaquant au chien. Le chien ? Penance pense le tuer, mais même pas : il s’attaque ensuite à Amalia, coincée dans son flashback, et la fait tomber de plusieurs étages. Il en faut plus que ça pour déphaser Amalia : elle n’est pas morte et refuse d’entendre Penance prier pour sa survie, évidemment.

Si elle survit, elle n’en reste pas moins complètement dépitée par sa vie qui se décompose en permanence devant ses yeux. Elle a peur de disparaître complètement à cause du Galanthi et, en vrai, elle a bien besoin de Penance pour la recadrer et lui faire un nouveau résumé de la série – c’est donc ça le but de Penance ? Nous rappeler toujours ce qu’il en est ? Elles veulent sauver le monde, et peu importe si pour ça, il faut faire face à un alien en train de mourir ou une femme du futur au téléphone. OK, c’est compris.

De son côté, Hugo a ensuite une conversation avec Frank. C’est comme toujours bien bavard. Je continue d’avoir ce sentiment de passer à côté de la série – et même le sentiment que la série passe à côté de ce qu’elle devrait être. Il y a le fric, il y a le casting, il y a des personnages géniaux, mais tout est alambiqué et bavard – en vain. C’est comme l’épisode 6 qui aurait dû être le premier, en vrai. Il faudrait un commentaire audio pour tout expliquer en direct pendant l’épisode, preuve qu’ils passent à côté de quelque chose.

En parallèle de tout ça, nous retrouvons aussi Mrs. Bidlow. Olivia Williams est une actrice toujours aussi géniale. Nous la suivons dans les préparatifs douloureux de sa journée : sa maladie semble être plus compliquée à gérer au quotidien que ce qu’on imaginait. Sa journée aussi est plus compliquée qu’elle ne le prévoyait : elle apprend assez vite qu’Amalia a fait un tour dans la caverne.

Elle s’inquiète immédiatement que sa protégée (en quelque sorte) puisse connaître son implication dans ce qu’il se passe dans la caverne. Elle assure en tout cas qu’elle va s’occuper du cas d’Amalia et qu’elle espère bien que les pouvoirs des Touchés disparaitront une fois la créature tuée. Il n’y a aucune certitude.

Le cliffhanger de l’épisode nous ramène autrement à l’homme du début qui rentre chez lui pour mieux découvrir que tout a cramé. Par chance, un téléphone est encore en état de fonctionnement et l’homme pense vraiment pouvoir parler à nouveau à sa mère… Par malchance, c’est en fait à Maladie qu’il a affaire : celle-ci l’attend bien sagement dans son grenier. On sait cependant que Maladie est loin d’être sage !