Manifest – S03E06

Épisode 6 – Graveyard Spiral – 15/20
Je vais finir par regretter de ne pas avoir vu la saison plus tôt : j’ai bien aimé cet épisode. Il y a toujours les moments un peu débile où les personnages font des trucs qui n’ont pas de sens et des facilités scénaristiques énormes, évidemment, mais l’épisode était divertissant. En plus, pour une fois, on sent une vraie avancée concernant l’intrigue globale de la série, avec quelques questions supplémentaires. J’aime bien quand ils proposent des épisodes comme ça, où toutes les intrigues sont vraiment liées entre elles.

Spoilers

Jace veut s’en prendre à Michaela, puis à Cal.

My nephew is a real life superhero.

L’épisode précédent s’achevait sur un cliffhanger et je comprends mieux la diffusion de la saison 3 qui se faisait deux épisodes par deux épisodes si la saison a été construite comme ça. On reprend dans cet épisode exactement là où s’arrêtait le précédent : Michaela cherche Zeke partout et est finalement confrontée à Jace.

Malheureusement, celui-ci n’arrive pas à la tuer, en partie grâce à Cal. Je l’avais oublié lui. Il s’impose dans la tête de Jace pour lui dire qu’il a une dernière chance. C’est un grand n’importe quoi, et ça finit par nous faire croire à la mort de Michaela. Dire que j’aimais ce personnage avant ? Bon, il va de soi qu’elle survit, tombant à peine de deux fois sa hauteur en vrai.

Zeke aussi survit, même s’il manque de se faire rouler dessus par Jace. C’était plutôt drôle à voir, et il retrouve bien rapidement Michaela ensuite. Celle-ci est inquiète parce qu’elle sait que suite à son Appel, Jace va chercher à s’en prendre à Cal. Les deux se dépêchent donc d’escalader à nouveau la falaise dont elle vient de tomber, même si elle est blessée. C’est ridicule et impossible franchement, et c’est une fois quasiment arrivé en haut que Michaela demande à son mec de l’abandonner. Ridicule ?

En tout cas, quand ils arrivent en haut de la falaise, ils souffrent tous les deux et… envoient un Appel ? C’est bien la première fois que ça arrive.

Pendant ce temps, chez Ben, Pete reçoit également l’Appel avec la voix de Cal lui disant que c’est sa dernière chance. Olive est sûre qu’il s’agit d’une dernière chance pour sauver son âme, alors Ben décide de la déposer à la fac en route. Oui, oui, le même Ben qui dans l’épisode d’avant l’a engueulée parce qu’elle allait à la fac, hein.

Qu’importe. Il la dépose et reste finalement avec Angelina dans la voiture, en route vers le lac. Malheureusement, il décide de faire demi-tour avant d’y aller, recevant l’Appel lancé malgré eux par Michaela et Zeke : il aperçoit le ballon de Cal tomber pile devant sa voiture. Oui, en parallèle, Cal joue au basket et découvre les pneus de la voiture crevés et des tags sur le garage de son oncle. Grace découvre ainsi que Tarek est un traître n’hésitant pas à promouvoir son restaurant sur son dos. Elle est énervée et décide de se barrer aussitôt, évidemment.

C’est toutefois trop tard : Tarik et Grace se cachent dans un abri souterrain pour se protéger, mais Jace a déjà reçu leur adresse grâce à la radio de police de la voiture de Michaela. Oui, il a volé sa voiture, tant qu’à faire, et il capte les ondes radios d’une ville censée être super loin car Grace se cachait ? Ne cherchons pas à comprendre plus que ça.

Ce qui est sûr, c’est que Cal laisse son ballon en équilibre sur la voiture de sa mère et que le ballon tombe quand l’Appel de Michaela et Zeke est lancé. Une fois planqué, Tarik peut continuer de sympathiser avec sa sœur et découvrir un peu plus son neveu. Ce n’est pas bien passionnant, mais heureusement, ça ne dure pas bien longtemps : Ben arrive à temps, avant Jace.

C’est du moins ce qu’on veut nous faire croire. Bien sûr, tout ce petit monde sort de l’abri et manque de se faire tuer par Jace. Le seul à se faire tuer ? L’agent qui accompagnait Pete partout où il allait, y compris ici. C’est con pour lui. La famille est séparée en tout cas : Tarek, Eden, Cal et Grace d’un côté, Ben de l’autre. Angelina est coincée dans sa voiture et Pete sort de la sienne pour suivre son frère, espérant réussir à l’arrêter.

Le pire, c’est que tout ça paraît à peu près bien écrit. Par contre, quand Tarik revient en arrière pour se faire poignarder par Jace alors qu’il espérait réussir à récupérer un flingue pour Grace, c’est du grand n’importe quoi. J’ai aimé le voir crier vers les bois pour faire une fausse piste, surtout que ça fonctionne et éloigne Jace un moment. Pete a beau faire tout ce qu’il peut, il ne parvient pas à arrêter son frère, et je ne m’attendais pas à autre chose.

En revanche, la pauvre Grace sort de son abri pour mieux tomber sur son frère en train de rendre son dernier soupir. C’est triste comme tout, mais je n’en ai rien à faire de ce personnage en vrai, tout ce qu’il aura réussi à faire, c’est être con. L’avantage aussi, c’est que Jace réussit au moins à nous énerver Grace, qui récupère le flingue pour aller le tuer.

C’est une bonne chose, parce que Cal a bien besoin d’aide : il essaie de faire taire Eden en lui chantant une chanson, sauf que la chanson est entendue par les trois frères. Jared découvre ainsi que celui qui était à l’hôpital s’est enfui pour retrouver Cal, et on a du bol car il le fait à temps pour faire taire Cal.  

Pete, lui, a du bol aussi : il est libéré de ses menottes par Angelina. Il continue en tout cas d’avoir l’idée fixe d’aller arrêter son frère… mais n’a pas le temps : il le retrouve après Grace, qui n’hésite pas à lui tirer dessus. Bien sûr, on aurait pu s’en douter, Grace est incapable de viser correctement et tout ce qu’elle fait, c’est révéler sa présence et le fait qu’elle est en danger. Ben sort donc aussitôt de sa cachette où il avait rejoint Cal, révélant par la même la cachette. C’est si débile.

Bon, finalement, ce n’est pas si grave : Ben arrive à convaincre sa femme que ça ne sert à rien de tuer Jace car il est sur le point de mourir avec sa date d’expiration de toute manière. Michaela, Zeke et… Jared, venu les chercher dans les bois car ils n’avaient pas de voiture, débarquent eux aussi, suivis peu de temps après par Pete et Angelina. Tout le monde se retrouve donc au même endroit pour voir Jace mourir et se noyer. Cela n’a pas l’air très agréable de mourir comme ça. Heureusement, et contre toute attente, Pete et son autre frère survivent et ne se noient pas, confirmant qu’il est bien possible d’échapper à la date d’expiration en suivant les Appels. Dommage pour Jace, il a refusé de bien comprendre les Appels.

Une fois de plus, on nous vend Angelina et Pete comme un couple cool que l’on devrait shipper, et tout est bien qui finit bien… avec Pete en prison, par contre.

Pendant ce temps, Olive découvre à l’université que le papyrus dont elle a besoin a été embarqué par des hommes. Elle est suffisamment maligne pour le récupérer toutefois, inventant la présence de produits chimiques. Cela lui permet de réfléchir et d’analyser encore le parchemin. C’est une excellente chose, parce que quelqu’un lui remet aussi le sac de son père, perdu lors d’un précédent Appel, et qu’à l’intérieur de celui-ci, elle retrouve le bout de papyrus manquant, avec la deuxième partie de la balance.

Cela lui prend une bonne partie de l’épisode de réussir à en retirer toute la boue, mais quand elle y parvient, elle comprend que sa famille avait tort : le jugement ? Il se fait pour les trois frères en même temps. Si l’un d’entre eux est condamné, alors les deux autres aussi. Cela fait une bonne fin pour l’épisode, Cal révélant qu’il voit une ombre sortir de Jace. L’ombre peut alors tuer les deux autres frères, et tant pis pour Angelina. Tant pis aussi pour Ben et Michaela qui comprennent qu’ils se sont plantés. J’ai rigolé. Je suis quelqu’un de vilain. Et j’arrive au niveau basique du #WESéries avec 537 minutes, yes !

 

Manifest – S03E05

Épisode 5 – Water Landing – 14/20
C’est légèrement moins pire que dans mon souvenir, même si les personnages sont toujours pas mal débiles, à commencer par une certaine scientifique. Franchement, la moitié de ce qui arrive aux personnages pourrait ne pas leur arriver s’ils réfléchissaient tous dix minutes avant d’agir, mais cet épisode était un peu plus convaincant que dans mon souvenir en ce qui concerne le rythme. En plus, j’avoue que je ne m’attendais pas à cette fin.

Spoilers

Michaela tente de retrouver la trace de Jace, Jared celle de la Major.

Unicorns need to be studied for the greater good.

Quel meilleur moyen pour terminer mon #WESéries que de reprendre Manifest après huit mois sans voir un seul épisode ? La hype autour de la série commence à retomber sur le blog après son arrivée sur Netflix, mais je sais que la saison 4 – qui comportera le double d’épisodes – approche, alors il serait temps de m’y remettre. Je sais aussi que la qualité n’est pas dingue, mais bon, il faut ce qu’il faut ! C’était ça ou Riverdale de toute manière, et j’ai un peu moins d’épisodes à rattraper sur cette saison qui s’est terminée il y a si longtemps qu’il est temps de m’y mettre.

J’ai bien sûr tout oublié alors j’étais content d’avoir un résumé assez complet au début de l’épisode. Au moins, je me remets en tête les différentes intrigues. L’épisode reprend également cinq mois plus tôt, alors ça aide toujours un peu aussi pour gagner du temps. Cinq mois plus tôt, donc, un cadavre est récupéré par un éboueur qui manque de se faire verbaliser parce qu’il est en retard et devrait avoir quitté la zone résidentielle avant 23h.

Cool sa vie ? Eh, c’est directement lié à l’épisode, puisqu’on voit ensuite Jared enquêter sur lui. Le cadavre n’est pas n’importe qui, c’est celui de la Major, évidemment. Comme n’importe quel enquêteur de police, Jared fait ensuite un rapport détaillé de ses trouvailles à la fille de la femme qu’il recherche, c’est bien logique.

C’est bien con en tout cas, parce qu’il le fait avant de suivre sa piste qui le mène tout droit dans une impasse : il découvre que le camion a été loué par une sorte d’agent du gouvernement, puisque ses traces sont bien couvertes. Jared fait toutefois des remous qui remonte jusqu’à Vance, et donc jusqu’à Saanvi.

Celle-ci commence à se rendre compte qu’elle fait confiance aux mauvaises personnes, comme d’hab, et elle a peur surtout pour Jared. Elle tente donc de le contacter, pour mieux le voir être embarqué par des agents fédéraux. C’est con. Elle s’en prend donc à Vance, après avoir fait part de ses soupçons à Ben, et celui-ci lui révèle qu’il a couvert ses traces au point que personne ne sait que la Major a été tuée par elle.

On ordonne à Jared d’arrêter son enquête car elle a été tuée par un espion et que le tout est classé confidentiel. J’ai du mal à croire qu’il se laisse embobiner comme ça, mais il raconte toute l’histoire à sa fille, donc on dirait bien que si, il y croit. Il présente même la Major comme une véritable héroïne.

Pendant ce temps, Michaela essaie de remonter la piste du frère manquant, Jace, qui était dans une caravane d’après les indications qu’elle avait reçues. Pas de bol, il s’est barré entre temps et tout ce que Michaela retrouve sur place, ce sont des menaces imagées envers sa famille et un Appel qui lui fait voir une ombre venant l’attaquer au couteau.

Michaela ne peut pas ne pas réagir face à cette vision flippante, ce qui la force finalement à tout révéler à sa coéquipière. C’est toujours un plaisir de retrouver cette actrice d’ailleurs, par contre, elle est vraiment confrontée à des scénarios pourris la pauvre : Michaela lui explique quand même que les Appels viennent probablement de Dieu.

La coéquipière prend ça presque trop bien et laisse Michaela se barrer comme si de rien n’était. Elle veut effectivement aller se plaindre auprès de Ben pour qu’ils se bougent à retrouver Jace au plus vite, le trouvant flippant suite à son Appel.

En parallèle, en prison, Angelina (heureusement, ils redonnent son nom) rend visite au frère de Jace, Pete, qui est terrifié parce qu’il sait que son procès approche. Angelina le rassure autant qu’elle peut, et j’avais oublié à quel point je ne supportais ni l’un ni l’autre. Elle est insupportable cette gamine, non ? Leur conversation est finalement interrompue quand le prisonnier est transféré vers une autre prison. Allez comprendre, ça n’arrive jamais comme ça, je sais, mais bon, c’est rare de tomber sur des agents du FBI pour transférer un prisonnier.

Comme Michaela ne peut plus compter sur Pete pour savoir exactement ce que Jace a pu voir dans son Appel, elle se tourne vers le troisième frère, Kory, pour obtenir plus d’informations. Elle le fait avec Zeke, pour profiter des nouveaux pouvoirs de celui-ci dans l’interrogatoire, et ce n’est pas passionnant. J’ai vraiment du mal avec l’arrivée de ces trois frères dans la série, là, ils sont d’un chiant, c’est fou.

Vous savez qui d’autre est chiant ? Ben ! Il débarque dans la base secrète de Vance et Saanvi pour en savoir plus de la part de Pete. Il a à peu près les mêmes questions que Michaela, mais il est énervé de voir que Saanvi laisse le FBI (et la NSA) faire ce qu’ils veulent malgré les droits américains. C’est sûr, elle peut vachement y faire quelque chose. En plus, je la soupçonne d’être très contente de ce qu’il se passe : Pete a été kidnappé pour mener quelques expériences sur lui, afin de mieux comprendre ce qu’il se passe pour les rescapés du 828.

Il ne se laisse toutefois pas faire le Pete. Ben y voit ainsi un moyen d’avancer : il propose d’interroger lui-même Pete sur ce qui l’intéresse, avant de le convaincre d’aider les scientifiques. Le pire, c’est que le plan fonctionne ? Pete affirme ainsi que l’Appel souhaite que les trois frères s’attaquent à Michaela, ce qui n’a pas trop de sens. Jace l’interprète en tout cas de la même manière : il s’attaque à une femme qui vit dans l’ancien appartement de Michaela. La pauvre. La pauvre VICTIME, pas la pauvre Michaela qui en fait aussitôt un problème pour elle, comme si elle était la première concernée. Insupportable.

Le temps passe, mais Olive a toujours des goûts de merde en ce qui concerne les mecs. Dans la fac de son père, elle retrouve donc Levi et le remet à sa place en se prenant pour meilleure que lui alors qu’elle a besoin de lui pour l’aider à déchiffrer l’Appel des trois frères ? C’est n’importe quoi. Bref, sur les dessins de l’Appel, il y a des symboles que Levi reconnaît comme étant les mêmes que ceux d’un papyrus vieux de 2000 ans… Blasant.

Le papyrus décrirait un ancien rituel égyptien, le dernier procès. Cela concernait trois frères devant faire un choix, et cette leçon sur le libre-arbitre indique que le troisième frère a choisi de se venger et est donc mort. S’il avait décidé d’être gentil, il aurait survécu : ses deux frères avaient fait des choix différents, le premier préférant l’amour (Pete et Angelina), le second souhaitant la paix.

Même si Olive n’avait pas le droit d’aller à la fac, elle est forcée d’appeler son père : elle comprend en effet que Jace a un choix et n’est pas obligé de tuer Michaela malgré l’Appel. Olive prévient donc Ben, qui prévient aussitôt Michaela. Il n’en faut pas plus pour que Michaela et Zeke se rendent au lac où ils devraient retrouver Jace voulant la tuer – certes, ils sont armés, mais c’est peu malin comme attitude.

Dans le même genre, Ben passe un deal avec les scientifiques et Vance : il leur demande d’emmener Pete au lac et accepte qu’en échange on fasse des tests sur lui si jamais Pete devait mourir. Mouais. C’est très con comme deal, mais la scène suivante était encore plus lourde en réunissant encore Pete et Angelina. Je n’accroche pas du tout, surtout que je ne peux m’empêcher d’y voir une énorme différence d’âge à chaque fois.

Au lac, Michaela et Zeke cherchent à retrouver la piste de Jace, sans avoir de certitude sur le fait de lui expliquer ce qu’il en est du choix qu’il a à faire. C’est très con, ça continue de mettre en avant les pouvoirs de Zeke et ça créé du suspense quand Zeke se fait assommer dans les bois.

Dans tout ça, j’en oubliais l’existence de Grace. Elle est toujours chez son frère qui se comporte dans cet épisode comme un adolescent. Bizarre comme idée. Il est tellement débile qu’il se rend ensuite dans un bar et parle bien fort de Grace qu’il héberge et du vol 828 ? Hallucinant d’être aussi débile. Il n’en faut pas plus pour qu’un paparazzi l’entende et prenne en photo Grace et son bébé avant de les mettre sur son blog. Comme quoi, ça existe encore les blogs.

 

Westworld – S04E08

Épisode 8 – Que Sera, Sera – 19/20
La série n’est pas officiellement renouvelée, mais j’ai bon espoir que cet épisode ne soit pas la conclusion définitive pour autant. Il fonctionnerait en tant que tel, mais il y a une dernière histoire à raconter avec ces personnages et j’ai fort envie de la découvrir. Avant de parler du futur, on peut toutefois faire un point sur cet épisode : il est génial à bien des égards et apporte les dernières réponses. Je craignais que les scénaristes s’égarent avec ce dernier volet, mais il faut vraiment que j’arrête de les sous-estimer.

Spoilers

Dolores découvre (encore) la vérité sur sa réalité, William impose la loi du plus fort.

You’ve turned my world into a game.

La série n’étant toujours pas renouvelée, je crains vraiment le pire pour cet épisode qui est possiblement le dernier. Je ne suis psychologiquement pas prêt et j’espère vraiment une saison de plus, même si je ne sais pas ce qu’elle pourra raconter : l’épisode de la semaine dernière offrait la possibilité de servir une vraie conclusion cette semaine.

Nous verrons bien ce qu’il en est, en attendant, il faut reprendre cet épisode qui commence par le massacre provoqué par William en ville. Tout le monde essaye de s’entretuer parmi les humains, et ça craint beaucoup d’avoir survécu à tout ça pour finir comme ça. Même les robots se retrouvent terrifiés par ce qu’il se passe… mais ils aiment bien l’idée malgré tout – jusqu’à ce qu’ils soient tués eux aussi.

C’est un peu comme les humains le jour où le parc est parti en vrille, sauf qu’aucun humain n’a vraiment envie de tuer les robots en particulier. Ils ne font aucune distinction entre humains et robots, enfin, ce qui est forcément gênant. Franchement, ça part dans tous les sens, et nous suivons un tas de gens se faire exterminer les uns après les autres.

C’est une bonne première scène chaotique qui se termine sur un sniper plus malin que les autres, dernier survivant de la rue. Du moins, en apparence. En pratique, on se doute que ça risque de finir autrement. Le gamin – parce que c’est à peine un adolescent en vrai ce sniper – sort finalement de son immeuble pour aller voler un flingue et une voiture. Le pauvre se fait toutefois tuer à son tour. Je pensais qu’il allait pouvoir résister et être un personnage intéressant de l’épisode, mais non. Une fois n’est pas coutume, son meurtrier n’est autre que William. Encore et toujours lui.

On pourrait dire un peu la même chose de Charlotte : alors que William l’avait tué la semaine dernière d’une balle dans la tête, deux robots viennent récupérer son corps et nous la ressuscitent en deux temps trois mouvements. Plus concrètement, ils la réinitialisent et lui fournissent un nouveau corps. En bonne hypocrite, Charlotte demande qu’on lui conserve sa forme humaine, ses cicatrices et son visage, soi-disant pour que William puisse la reconnaître. La vérité est ailleurs : elle est aussi attachée à son apparence humaine que les autres, même si elle veut nous transcender.

Une fois ressuscitée, elle doit encore faire le point sur ce qu’il s’est passé dans sa cité. Elle découvre rapidement que William a décidé de l’exclure de la gestion de la ville : elle ne peut rien faire pour stopper le massacre qui, de toute manière, est déjà bien en place. Tout ce qu’il lui reste, c’est une vidéo de Bernard pour lui demander ce qu’elle compte faire ensuite. Il lui vend ainsi un dernier jeu avant la fin de tous les hosts, un jeu qui ne sera pas le sien. J’ai presque eu de la peine pour Charlotte, et pourtant, on sait à quel point elle est méchante. Et énervée, dans cet épisode.

Pendant ce temps, Dolores en arrive à comprendre qu’elle n’est qu’un programme parmi la réalité. Elle n’a donc pas vraiment de corps. Teddy tente bien de la convaincre qu’elle est réelle parce qu’elle a des pensées affectant le monde, mais la vérité est donc que Dolores n’est plus qu’un programme. A quoi bon se faire passer pour Christina dans ce cas ? J’ai du mal à suivre la logique, surtout que Teddy révèle finalement qu’il n’est pas celui qui a lui fait voir le labyrinthe.

Rapidement, Dolores comprend donc que quelqu’un d’autre joue avec elle : pas Teddy et, selon elle, pas Charlotte non plus. Il ne reste pas 36 possibilités, mais j’ai quand même eu peur qu’on nous sorte encore William. Ce n’est pas le cas, évidemment : c’est Dolores elle-même qui a décidé de se créer une vie dans ce monde digital. Il y a bien eu quelques indices au cours de la saison, notamment quand la coloc était imblairable à gérer en permanence la vie de Dolores/Christina, mais c’est un peu léger, je trouve.

Comme il n’y avait pas vraiment de quoi deviner qu’elle n’existait pas, la révélation tombe quelque peu à plat. J’aime bien l’idée que Christina se soit créée son monde après, et qu’elle embrasse Teddy comme ça.

Malheureusement pour elle, dans la réalité, Charlotte s’énerve sur le plan 3D de la ville détruite par William. Elle détruit ainsi la ville et nous révèle que sous celle-ci, il y avait… la perle de Dolores ! D’accord, ça devient un peu plus logique d’un coup, et j’aime beaucoup cette révélation – même si ça ne nous dit pas exactement ce que Teddy vient faire ici ou quel est le plan précis de Charlotte face à tant de chaos.

Elle est toujours bien badass en tout cas, et je l’adore. J’aurais aimé qu’elle ressuscite Maeve au passage, même si elle n’avait aucun intérêt à le faire. À la place, elle se balade en ville, toujours au son entêtant des ondes de la Tour, tue un humain et retourne voir son William dans une roue. Malheureusement, celui-ci est mort. Il lui reste heureusement Clémentine pour lui reprocher d’avoir voulu faire de William son animal de compagnie, parce que ça ne pouvait que déraper.

Clémentine reste une host clairement conçue pour venir en aide aux autres, alors elle propose son aide à Charlotte, avant de partir pour sa propre intrigue : elle souhaite retrouver les outliers, mais pas pour cohabiter avec eux. Ben super, cette apocalypse est vraiment peu rassurante pour les humains. En tout cas, Charlotte récupère enfin quelques accès informatiques depuis cette salle : elle peut ainsi localiser William.

Elle compte bien le ralentir avec le peu de pouvoir qu’il lui reste. C’est la loi du plus fort ? Très bien ! Elle lui envoie quelques hosts pour lui tirer dessus. Ils ne sont pas assez forts pour venir à bout de lui, évidemment, parce que c’est William, mais ils le ralentissent comme prévu. Ils détruisent sa voiture avant de se faire tuer.

Ils permettent aussi de donner des lunettes à William, lunettes qui permettent à William de voir un petit hologramme de Charlotte. Celle-ci a bien compris le but de William : il souhaite s’en prendre au Sublime et y propager la même violence que dans notre monde, où les hosts risquent même de se faire tuer par les humains tant ils sont dépassés par le nombre d’entre eux.

Cela craint un peu, et on comprend qu’ils sont désormais en train de mener une course pour arriver en premier sur place : Charlotte en jet privé, William en remontant sur un cheval. Cela faisait longtemps qu’on ne l’avait plus vu dessus. Cela lui permet d’atteindre le barrage du Sublime, sous un ciel sans nuage cette fois (merci pour le Bingo Séries). Il n’arrive que quelques moments avant que Charlotte ne fasse de même avec son hélico-jet privé.

C’est toutefois assez de temps pour qu’il lance la destruction du barrage. La conversation qui suit entre William et Charlotte est intéressante, parce qu’elle ne fait que confirmer ce qu’on soupçonnait depuis le début avec le personnage de Charlotte : William n’est jamais vraiment mort à ses yeux, il a évolué en devenant un robot. C’est plutôt logique : il vit toute la vie de William en agissant comme lui, évidemment qu’il est encore un William, évidemment qu’il a sa loi du plus fort inscrit dans son ADN de robot là (comment ça, il n’a pas d’ADN ?).

C’est pareil pour Charlotte : humaine, elle avait soif de pouvoir et de contrôle, une fois robot, elle n’est pas bien différente, même si elle est censée être construite à partir de Dolores. J’aime bien l’idée, même si ça ne me donne pas envie de devenir un robot pour autant. Après, Charlotte a quelques extensions intéressantes – non, je ne parle pas de ses cheveux : sa mise à jour du début d’épisode fait qu’elle a désormais un corps métallique capable de résister au poignard de William.

C’est un bon plan. Le combat entre les deux tournent alors à la partie de cache-cache et Charlotte finit par manquer de munition pour tuer William. C’est bien dommage. Cela permet à William de la chercher pour lui indiquer qu’elle a perdu à son jeu. Cela lui convient : elle considère qu’ils ont perdu tous les deux. Elle réussit toutefois à tuer William (YES) en utilisant un flingue laissé dans le tunnel du barrage par… Bernard, bien sûr.

Il propose en effet à Charlotte de se sauver en la laissant choisir de lancer un test. Et quand je dis que Charlotte tue William, c’est vraiment pour de vrai cette fois. Alléluia. Elle lui arrache la perle de son crâne et la réduit en miettes. Il n’y a plus trop de doute.

 

En parallèle, en ville, Frankie, Ashley et Caleb tentent toujours de s’enfuir de la ville. Ce n’est pas si évident – il est apparemment plus facile pour Caleb d’avoir des billets pour payer un manteau après une captivité durant toute sa vie que de sortir de la ville. Même si Caleb est persuadé d’avoir le temps d’emmener sa fille jusqu’au bateau qui l’éloignera de ce merdier, Ashley nous fait rapidement un petit check-up de réalité : ce n’est pas le cas.

Les anciennes expériences de Delos rejetaient souvent le corps, et c’est clairement ce qui est en train de lui arriver. Le but est d’arriver au plus vite sur un bateau ? Très bien, prenons le temps de s’arrêter dans un supermarché dévasté alors. Ce n’est pas la meilleure des idées franchement. Frankie prend aussi le temps de papoter avec son papa comme ça, lui expliquant que sa mère est morte d’un cancer. Pauvre Caleb.

Il n’a pas la meilleure des vies robotiques, à échapper à l’enfer pour se retrouver dans un autre enfer. La scène est énervante pour la perte de temps qu’elle représente, mais elle permet au moins aux personnages de converser – et dans le fond, c’est tout ce qu’ils ont toujours voulu, non ? La scène est presque touchante, à parler des souvenirs d’enfance de Frankie qui n’étaient qu’il n’y a quelques jours pour Caleb. Non, vraiment, le pauvre, il prend cher. Il arrive toutefois à s’ajuster assez bien à la réalité, en chantant Que sera, sera. Ca leur correspond bien.

Ashley ? On ne sait pas trop ce qu’il fait en attendant, mais heureusement, il les protège d’un homme qui voulait les tuer… avant de se faire dégommer à son tour par Clémentine. J’ai cru qu’elle allait prendre le temps de lui parler, mais non, pas du tout : elle lui tire une fois dessus et l’achève en lui crevant l’œil. C’était expéditif comme mort, je ne m’y attendais pas, surtout que c’est possiblement la dernière pour lui (si jamais la série n’est pas renouvelée).

Clémentine retrouve finalement Frankie et lui fait le meilleur des doigts d’honneur quand elle sait d’avance qu’elle n’a pas de munition dans son flingue. J’aime bien ce point de Bingo Séries, franchement, et j’aime que Clémentine prenne enfin de l’importance avec sa propre intrigue dans cet épisode. Mieux vaut tard que jamais ? Elle a toujours été un personnage que j’aimais, après tout.

Son intrigue est donc de retrouver les outliers et il est clair qu’interroger Frankie sur le lieu où se planque la Résistance est le meilleur moyen d’y arriver. Elle oublie un petit trop Caleb, en revanche. Il met trois plombes à se pointer, mais quand il revient, il lui fait perdre pas mal de temps pour en gagner autant que possible à Frankie.

Celle-ci révèle finalement qu’elle a encore une balle dans son flingue, et elle la réserve bien comme il se doit pour le crâne de Clémentine. Bon, ben, elle aura eu son heure de gloire, mais ça n’aura pas durer longtemps. Tout ça permet à Frankie et Caleb d’arriver à temps au bateau. Frankie peut y retrouver sa copine, Odina, lui présenter son père… et y dire adieu à son père. Il refuse en effet de monter sur le bateau, parce qu’il se sait condamner.

Frankie a donc passé sa vie à chercher son père, pour mieux apprendre qu’il était mort et qu’elle avait un ersatz pas foutu de survivre plus d’une journée avec lui. Au moins, Caleb a une belle conclusion puisqu’il voit sa fille « grandir » et Frankie a l’occasion d’avoir une vraie conclusion avec lui, en lui disant qu’elle l’aime. Bon, ça sent un peu trop la fin pour moi tout ça. Leur séparation est un peu triste, mais je pense pouvoir m’en remettre.

En parallèle de tout ça, il ne faut pas oublier que Dolores est toujours… nulle part. N’étant plus connectée à la ville de Charlotte, elle n’a plus rien qu’elle-même, et elle-même, ça la fait s’auto-parler à sa colocataire. Ce n’était pas la meilleure des scènes de la série, même si elle décidait de porter un message d’espoir : au milieu du chaos qui règne partout, il existe un sens de l’ordre et une vraie paix. Il suffit de rester immobile dans le désordre pour le voir – pour voir la beauté dans ce monde.

On retrouve ici la philosophie de la série, et elle reste efficace, même atténuée de cette manière. C’est une jolie conclusion pour Dolores après quatre ans. Merde, est-ce que ça va vraiment être une fin de série alors ? Cela y ressemble grandement, même s’il y aura toujours le prochain monde à explorer.

C’est Charlotte qui nous prépare ce prochain monde. De manière inattendue, Charlotte se fait en effet à l’idée qu’elle a perdu. Elle décide de sauver le barrage puis d’utiliser la perle de Dolores pour qu’elle puisse lancer un test : c’est le plan de Bernard depuis le début. La porte du Sublime se referme.

Dans le Sublime, Dolores se réveille et se retrouve à nouveau avec Teddy, son plus grand amour. Le Sublime reprend la forme de la ville de cette saison 4, Dolores comprend que Teddy n’est pas vraiment là non plus et qu’elle l’a recréé de toutes pièces. Je m’y attendais : Teddy est dans le Sublime après tout, pas dans la perle de Dolores. Cette dernière a désormais un but clair : retrouver Teddy dans le Sublime, tout en laissant de côté les défauts des humains. Ce n’est pas évident quand Dolores/Christina se confronte aussi à la Dolores de la saison 1 lui rappelant qu’elles sont à l’image de leur créateur.

La conclusion ? Les humains ne peuvent pas changer précisément parce que nous avons des cellules et de l’ADN, ça ne peut pas se réécrire comme le code de Teddy. Voilà alors l’ouverture attendue pour une possible saison 5 : Dolores décide de laisser une chance à l’humanité en lui offrant un dernier test, un jeu très dangereux. Elle veut créer tout un monde à partir de ses souvenirs – pour voir si ça vaut la peine de sauver l’humanité.

Ce n’est pas bien clair tout de même. Pourtant, la saison se termine sur Dolores, dans son costume de la saison 1, parcourant la ville de cette saison 4, pleine de corps et de cadavres. En voix off, elle nous reproche d’avoir utilisé le don de l’intelligence pour mettre fin à notre espèce, mais elle le reproche aussi aux robots. C’est un peu nouveau comme discours : les robots ne valent pas mieux que les humains à ses yeux.

Elle seule se rappelle des deux toutefois, et nous vivrons tous tant qu’elle se souviendra de nous. La vie sur Terre est terminée selon Dolores, et effectivement Charlotte se suicide carrément (je ne m’y attendais tellement pas à la voir en version robotique détruire sa perle… Je sais bien qu’elle a perdu, mais je suis dégoûté de la voir se détruire quand même).

Dolores veut donc un dernier jeu pour l’humanité, afin de décider si nous survivrons ou si l’extinction nous attendra. Pour cela, son jeu propose une dernière itération qui revient au début de la boucle : elle recréé Westworld en espérant pouvoir se libérer cette fois.

EN BREF – Cette saison 4 revient aux sources après une saison 3 qui avait trop eu tendance à nous perdre dans un futur de science-fiction moins agréable que le parc, mais surtout moins original également. En effet, la saison 3 reprenait trop les thèmes chers aux créateurs pour vraiment surprendre, et c’était une redite moins efficace.

Cette fois-ci, en revanche, la saison nous a mené tout du long sur la piste d’une intrigue cohérente, facile à suivre malgré sa complexité et ses révélations renversant parfois ce qu’on pensait acquis. C’était agréable et ça mène à un final réussi – qui peut servir de fin de série ouverte si jamais la série venait à ne pas être renouvelée, qui prépare parfaitement le terrain pour une saison 5 si elle l’était.

Et franchement, j’espère qu’elle le sera. Un retour à Westworld, même pour une saison encore plus courte, ça me conviendrait très bien. Cependant, le tournage ne commencerait pas avant le printemps 2023… On a le temps de voir venir.

9-1-1 Lone Star – S03E09

Épisode 9 – The Bird – 14/20
La série continue sur sa lancée, et je finis par me demander si la saison 2 était un accident de parcours à proposer des épisodes aussi bien écrits avec des développements intéressants pour les personnages. Là, on a bien une intrigue intéressante, mais elle va à toute vitesse, contrairement à l’intrigue principale de l’épisode qui est, elle, particulièrement longue et peu intéressante à suivre.

Spoilers

D’après son testament, Gwynn laisse à Owen son perroquet et il n’est pas exactement ravi.

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Paul, what are you doing?

L’épisode reprend alors que l’équipe revient d’une intervention où un rencard avec une hache s’est mal déroulé. Vraiment, c’est surprenant. C’est l’occasion pour Mateo de balancer à tout le monde qu’Owen a un rencard le lendemain avec Catherine. Je devrais n’en avoir rien à faire, vraiment, mais comme je sais qu’il s’agit d’Amy Acker, je suis tout content. Owen l’est un peu moins quand toute la caserne est sur son dos à lui donner des conseils pour qu’il soit moins chiant en rencard (vraiment, qu’ils se mêlent de leurs affaires ?).

Cela dit, ce n’est rien par rapport à ce qui l’attend dans la caserne. Il découvre en effet que Gwyn lui a laissé dans son testament son perroquet qui balance des insultes à tout va. Owen fait tout ce qu’il peut pour s’en débarrasser, contactant l’avocate de Gwyn… en vain. C’est vraiment son testament. Dingue. C’est très marrant comme ce genre d’intrigue ne semblent exister que dans des séries, franchement.

Je veux dire ? Gwyn lui lègue l’oiseau, je veux bien, mais il peut toujours le revendre ou le donner à des fans d’oiseaux, non ? C’est assez dingue, mais bon, il s’obstine à se faire à l’idée de ce nouveau colocataire. Allez comprendre pourquoi. Bien sûr, Mateo est fan de l’oiseau et tout se passe très bien quand c’est lui qui s’en occupe, hein. Tout se passe très bien aussi quand c’est Catherine qui le fait.

Ben oui, bien évidemment, elle est fan d’oiseaux et elle en connaît un rayon sur l’oiseau spécifique d’Owen, lui expliquant qu’il est réputé pour sa bonne mémoire et ses relations sociales – autrement dit s’il critique Owen, c’est parce qu’Owen le déteste lui aussi. Après, sincèrement, c’était une intrigue particulièrement chiante de voir Owen parler à un oiseau tout du long là. Déjà que j’ai du mal à accrocher quand ils parlent à des chiens, alors des perroquets ?

Heureusement, l’animal est plutôt joli et fait passer quelques messages de Gwynn au passage, surtout quand il s’arrête avec les insultes et passe au « je t’aime chéri ». C’est mignon comme tout. Parler du testament de Gwynn et du deuil d’Owen, c’est bien, mais bon, Tommy s’inquiète surtout de savoir comment va TK. C’est un de ses collègues les plus proches après tout, et elle aimerait lui parler du groupe qu’elle fréquente pour gérer le deuil de son mari, histoire qu’il puisse le faire lui aussi.

Il est hyper motivé à cette idée et se rend donc au même groupe que sa boss pour parler de sa mère décédée. C’est important d’en parler, je ne dis pas, mais en parler de cette manière devant sa boss ? C’est juste bizarre, désolé. Quant à la fin de l’épisode, j’ai juste halluciné : Owen et Catherine retrouvent l’oiseau mort dans la cage alors qu’Owen venait de se décider à le garder. Non mais sérieusement ?

La première intervention de l’épisode voit ENCORE une idiote au téléphone alors qu’elle conduit, mais là on touche vraiment au sublime : la nana est en vision avec son bébé A L’ARRIERE de la voiture, FACE à la route. Limite, le bébé regarde plus la route qu’elle. Du coup, ce qui devait arriver arriva : elle fait un écart à cause d’une voiture… et écrase son mari mdr.

Pardon, ça n’a rien de drôle parce que son mari est un militaire qui allait rencontrer son bébé pour la première fois et tout, mais bon, sérieusement, c’est complètement mérité ce qui leur arrive. Il est au téléphone avec elle alors qu’elle est au volant et ne lui dit rien ? PUTAIN MAIS BIEN FAIT. Pardon. Il y a des moments, hein, où on n’a pas le choix d’être au téléphone, je peux à peu près l’entendre (même si perso, ça m’est jamais arrivé ?), mais là, ce n’en était pas un.

Et puis, lui faire la surprise de son retour alors qu’elle conduisait ? Evidemment que ça n’allait pas fonctionner. Bon, bien sûr, la série joue énormément du faux suspense : l’homme fait un arrêt cardiaque et meurt… jusqu’à ce que sa femme lui présente sa fille et que les cloches de l’Eglise sonnent. Si ce n’est pas un joli petit miracle, tout ça.

La deuxième intervention est moins intéressante à mon sens : une vieille femme aigrie en fauteuil roulant s’en prend à un vendeur qui draguait une autre cliente, présente avant elle. Genre, tu n’as qu’à attendre ton tour, hein. Insupportable, la vieille, et hyper énervée. Finalement, les scénaristes la dédouanent de tout ce qu’elle a fait : ce n’est pas de sa faute, mais de celle de ses chats qui lui refilent une maladie la faisant être rageuse comme ça. Finalement, elle est toute gentille une fois dans les mains de Tommy qui la diagnostique correctement.

Allez, je vais lui pardonner, donc, mais on connaît tous des personnes aussi désagréables que ça dans la vie, non ? En tout cas, elle a de la chance, elle a eu une bonne excuse pour détruire tout un magasin, et c’est un peu le rêve quand même. On ne va pas se mentir. Finalement, tout est bien qui finit bien, youpi !

Une autre intrigue de l’épisode s’intéresse de nouveau au personnage de Paul. Cela faisait longtemps que ça n’avait plus été le cas, et ça reprend avec un étrange cauchemar où il se fait écraser par le camion de Judd. Pourquoi pas ?

Les cauchemars sont finalement le signe d’un problème cardiaque, avec également une arythmie violente qui aurait dû être détectée bien avant. Que Marjan s’occupe de lui la nuit à la caserne, je veux bien, c’est logique, ils dorment ensemble. Qu’elle l’emmène chez le médecin ? Pourquoi pas. Qu’elle soit dans le bureau du médecin avec lui ensuite ? C’est du grand n’importe quoi. C’est toutefois nécessaire vu le caractère de Paul.

Il apprend qu’il risque de mourir avant 40 ans s’il ne se fait pas opérer, mais l’opération lui laisserait ensuite un pacemaker, et ce n’est pas évident de rester pompier avec un pacemaker. C’est ce qui fait que Paul s’obstine à ne pas avoir d’opération : il indique à Marjan qu’il est hors de question pour lui de ne pas rester pompier. Il est prêt à mourir comme son père (à 36 ans ??) s’il le faut. Et il ne fait absolument pas attention sur les interventions de l’épisode, n’hésitant pas à soulever un des rayonnages du magasin.

Heureusement, Marjan ne lâche pas Paul pour autant. Si lui refuse de lui parler pendant une partie de la soirée, elle ne lâche pas l’affaire et elle fait bien : il fait un malaise cardiaque dans son appartement et c’est elle qui le retrouve, en arrêt cardiaque. Elle réussit heureusement à le retrouver à temps, lui sauve la vie en appelant le 911 et les médecins lui mettent évidemment un pacemaker pour le sauver.

Le problème, c’est qu’il ne voulait pas. A son réveil, il est apparemment suffisamment en forme pour en vouloir à Marjan de ce choix : il lui reproche de ne pas avoir été capable d’arrêter les médecins pour respecter ses vœux. N’importe quoi, franchement.