Manifest – S03E12

Épisode 12 – Mayday (1) – 14/20
Eh pour une première partie de double épisode, je suis déçu par la lenteur de l’intrigue (qui semble mettre trois plombes à arriver à une conclusion logique à chaque fois, en passant par des moments ridiculement drôles malgré eux) et par sa simplicité. L’épisode manque totalement d’enjeux, surtout qu’il divise les personnages comme il l’a fait toute la saison, malgré la promesse de les réunir dans le précédent. C’est un peu dommage, quand même.

Spoilers

Michaela reçoit un Appel qui la déstabilise en la ramenant dans le vol 828, Ben reçoit un appel normal de Vance qui le déstabilise tout autant.

Cal, no !

L’épisode reprend en plein crash du 828 ? C’est un étonnant flashback qui nous permet de lancer un double épisode qui devrait apporter quelques réponses – et beaucoup de questions si j’ai bien compris. Il y a donc quelques turbulences qui s’arrêtent et laissent tous les passagers inconscients, ou presque. Michaela voit bien ce qu’il se passe et s’inquiète pour son neveu, puis son frère.

Ceux-ci ne lui répondent pas, pas plus que Bethany, l’hôtesse de l’air. Elle, elle est bien réveillée et s’occuper de fermer tous les rangements de bagages comme elle peut, alors que Michaela se met à voir du sang couler des murs. Zeke parvient à la réveiller de son Appel et compare ça à un film d’horreur, mais vraiment, c’est un film d’horreur très cheap, hein.

Michaela décide en tout cas d’appeler et de harceler Bethany autant que possible pour en savoir plus sur l’Appel, surtout quand elle apprend que Ben n’a pas eu d’Appel. Elle comptait pourtant sur lui pour venir à bout du décryptage de cet improbable Appel. En attendant, elle a Zeke pour elle. Elle a aussi Jared à gérer : celui-ci débarque au beau milieu de la nuit chez elle, après avoir fini son service, pour l’engueuler et lui dire qu’il ne la comprend plus du tout.

Il est pourtant au courant des Appels, mais il sait aussi que Michaela pourrait aider bien plus facilement les gens du 828 à résoudre les Appels en restant flic. Il n’a pas tout à fait tort : on dirait que les scénaristes regrettent leur choix déjà. Le problème, c’est que ça divise aussi Michaela et Zeke, parce que cet idiot est trop jaloux de l’ex de Michaela. Bon, je le comprends, la situation ne doit pas être évidente.

Autrement, Olive rentre enfin chez elle… et obtient un câlin de ses parents ? Sérieusement ? Elle a littéralement fugué chez son copain et n’était pas là pour soutenir sa famille quand Ben était en prison ou qu’il y avait vraiment besoin d’une babysitter, hein. J’imagine que l’actrice ne pouvait pas être présente pour les deux épisodes précédents (covid ?) mais bon, son retour est une bonne chose, parce qu’elle est la seule à s’inquiéter de Cal sous ce toit apparemment.

Les parents sont trop occupés à mettre en place un plan pour détruire la queue de l’avion en même temps… Jusqu’à ce qu’ils reçoivent un appel de Vance qui leur explique qu’il est avec Cal. C’est la catastrophe et j’ai eu du mal à ne pas éclater de rire au beau milieu de mon train quand j’ai vu Ben décider aussitôt de retirer son bracelet électronique. Il n’allait quand même pas rester assigné à résidence pour tout l’épisode final, hein.

C’est d’un ridicule assez incroyable, mais ça l’est encore plus quand Olive trouve « sur internet » en dix secondes à peu près une méthode pour ouvrir le bracelet électronique et le mettre autour de sa propre cheville. Franchement, le ridicule est atteint bien vite dans cet épisode ; mais ce n’est que le début. Ben, dorénavant un fugitif tout de même, se rend à Eureka… en passant par la grande porte, comme si de rien n’était.

Putain, et Vance lui demande pourquoi il n’est pas chez lui sans s’inquiéter plus que ça alors qu’il est à la tête de la NSA ? Vraiment, les scénaristes sont paresseux sur ce genre de scènes, c’est insupportable. Bon, ça ne me détourne pas pour autant de la critique, allez : Cal explique à ses parents qu’il a eu un Appel et qu’il doit rester auprès des débris de l’avion, sinon ses brûlures empireront. Des brûlures ?

Hop, Saanvi est réembauchée à Eureka par Grace (??) car elle est la seule médecin qu’elle tolère près de Cal, qui ne veut plus quitter Eureka. Bon, c’est loin d’être le moment le plus idiot de l’épisode cependant. Cal ? Son état empire, avec des brûlures peu agréables à regarder tout de même, et beaucoup de saphir sur l’ensemble de son corps. La situation fait tellement peur à Ben qu’il parvient enfin à convaincre Vance de revenir à la raison et d’arrêter les tests sur l’épave de l’avion, au moins le temps de vérifier si ça calme vraiment les brûlures de Cal.

Quelque chose me dit que non : c’est trop rapide pour un double épisode… Ben décide donc de détruire l’épave de l’avion tant qu’il en a l’occasion, se servant du collègue de Saanvi pour cela. Cette dernière est trop occupée à gérer Cal pour le faire elle-même. Ce qui est toutefois intéressant c’est qu’au moment de détruire le bout de l’avion, Ben a un autre Appel et une main qui se met à briller.

L’Appel ? Il est au fond de l’Océan, juste au-dessus de l’épave de l’avion et juste en-dessous de Cal, qui est en train de se noyer aussi. Une fois l’Appel terminé, Ben se précipite vers Cal, pour voir que lui aussi brille. Ils en arrivent surtout à la conclusion très logique d’il y a deux épisodes : Saanvi a ramené le bout de bois dans son volcan, les Appels veulent donc récupérer le bout d’avion eux aussi.

C’est bien beau tout ça, mais on perd de vue une grosse partie de l’intrigue de la série avec ce fil-rouge. Cela ne répond pas du tout à nos questions, finalement : on se retrouve juste avec un nouvel objectif qui nous fait faire demi-tour. Et franchement, heureusement que la série n’est pas annulée sur cette intrigue, ça m’aurait soulé.

Bref, il faut encore convaincre Vance que c’est une bonne idée de jeter un bout d’avion dans la mer, et ça, ce n’est pas gagné. Cela prend bien trop de temps dans cet épisode, surtout qu’on sait bien que Vance va craquer. Cependant, pour une fois, ils prennent le temps de proposer un personnage qui réagit à peu près normalement, c’est déjà ça.

Bon, Vance décide donc de mettre au point un plan et ça passe par l’évacuation de Cal d’Eureka. Il proteste un peu bien sûr, mais il fait tout de même confiance à son père. Il ne devrait pas : ils se rendent tous bien vite compte que la scientifique reloue qui était la cheffe de Saanvi a décidé de reprendre les tests sans le consentement de Vance. Elle n’en a pas besoin : Vance a un chef lui aussi, et il n’est pas d’accord avec lui.

Les adultes se mettent donc à débattre indéfiniment de ce qui est en train de se passer, et ça saoule Cal plus que jamais. Il prend la décision la plus logique : il décide d’agir pendant que tout le monde papote. Bon, son action reste intrigante, même si je me doutais qu’il allait le faire. Il dit au revoir à sa mère, à bientôt, et hop, il va toucher l’épave de l’avion. On savait déjà qu’il le ferait puisqu’il l’avait annoncé plus tôt. Et malgré le « à bientôt » de Cal, Grace est totalement paniquée de le voir disparaître après avoir touché l’avion. J’avoue que c’est intriguant comme cliffhanger, mais bon, calmez-la, ça va bien se passer.

Zeke et Michaela travaillent pendant ce temps ensemble pour résoudre l’Appel du début d’épisode : ils retrouvent ainsi Bethany. La vie n’a pas été tendre avec elle : elle est désormais sans emploi, parce qu’elle ne pouvait pas rester hôtesse de l’air en étant passagère du 828 et parce que plus personne ne veut l’embaucher. Forcément.

Malgré tout, elle finit par parler de son Appel avec Michaela, révélant qu’après l’avoir croisée, elle a entendu un cri et vu Eagan (le seul homme de tout l’avion avec un peu de barbe ? C’est comme ça qu’elle le décrit quand même) tenter d’ouvrir une porte de secours.

De son côté, Jared rentre chez lui et c’est l’occasion pour nous de découvrir qu’il est désormais bien en couple avec Sarah. Celle-ci reçoit un paquet d’affaires de sa mère, mais elle n’ose pas encore les ouvrir, alors ça intrigue Jared. Au commissariat, il a aussi pas mal de travail à accomplir avec les passagers du 828 récemment arrêtés à New-York.

L’ex meilleur pote de Ben, Eagan, lui raconte ainsi tout ce qu’il sait, persuadé que Ben a des avantages de la NSA. Le problème, c’est que ce qu’il annonce est loin d’être une anecdote sur Ben : il parle de Saanvi et d’Eureka, et ça, ça intéresse Jared – contrairement au gourou de secte, Adrian, qui est là aussi.

Jared croise ensuite Michaela qui vient le voir au commissariat : elle a besoin de parler avec Eagan, mais comme elle n’est plus flic, elle ne peut pas accéder à la cellule sans lui. C’est l’occasion pour Michaela de découvrir qu’Adrian est là aussi. C’est peu agréable pour elle : va parler des Appels avec un gourou taré qui a tout fait pour les faire taire dans sa tête ?

Eagan prend plutôt son pied, lui, à savoir que Ben n’a pas reçu l’Appel que Michaela souhaite résoudre – contrairement à lui. Il peut donc enfin donner la suite de l’Appel à Michaela, surtout quand elle le manipule pour lui faire croire qu’il est inutile : il lui raconte donc qu’il a réussi à ouvrir la porte de l’avion et qu’il a vu en-dehors un oiseau volant – un corbeau ? un aigle ? Super, ça nous aide.

Par chance, il a aussi pris le temps de compter, au milieu de la panique, les sièges vides dans l’avion, et il y en a trop par rapport aux sièges vides le jour du vol. Grâce à sa super mémoire visuelle, il a les numéros des sièges vides, ce qui permet à Michaela de continuer son enquête. Eagan reste bien sûr en prison, où il peut convaincre un autre ancien passager désormais arrêté de l’aider à stopper Ben une fois qu’ils seront libres.

Michaela, elle, se rend chez Ben pour essayer de voir qui est le passager manquant : elle découvre bien vite (relativement) qu’il s’agit d’Adrian. Au passage, elle donne quelques devoirs à Olive qui les fait avec plaisir : elle arrive avec la conclusion que dans l’épopée de Gilgamesh, Noé n’est pas un gentil. Certes, il a sauvé le monde en construisant une arche, mais il a aussi décidé qu’il y avait trop de mal dans le monde et prié Dieu pour une inondation majeure. Ah.

Les passagers du 828 vont-ils donc vraiment provoquer l’Apocalypse finalement ? Ce serait ironique, parce que c’est le discours d’Adrian. Michaela (qui n’en a rien à faire de voir sa nièce avec le bracelet électronique de Ben) et Zeke se rendent alors au commissariat pour parler avec Adrian – en passant une fois de plus par Jared. Adrian a été libéré, Jared est sacrément cassant avec Michaela. Passe par ta coéquipière du coup ? Elle est tellement débile Michaela parfois.

Elle en arrive à se demander si elle a fait une erreur en quittant les forces de l’ordre, et ni elle, ni Zeke ne pense à sa collègue sympa qui l’a aidée une bonne partie de la saison. Ils se sentent donc incapables de faire quoique ce soit, mais par chance, Michaela a de nouveau le même Appel : cela lui permet de demander l’aide d’Eagan pour retrouver Adrian dans l’avion. Eagan ne l’aide pas, car en-dehors de l’Appel, il fait partie de la secte anti-Ben désormais ; mais elle trouve tout de même Adrian.

Celui-ci a les yeux qui pleurent du sang… et ça inquiète Michaela. Pourtant, Zeke arrive à ressentir les sentiments d’Adrian à travers Michaela (ben oui, pourquoi pas ?) : il le sent coupable et plein de honte. Michaela en arrive à la conclusion très logique (hein ?) que son Appel est peut-être plutôt un avertissement sur un passager qu’il voudrait tuer.

Un passager, oui : Ben Stone bien sûr. La série met longtemps à y arriver, et ça passe par une petite comparaison entre Ben et Noé. Su-per. En vrai, j’ai encore préféré le cliffhanger de Jared qui le voit découvrir un lien entre Saanvi et la Major, grâce à Sarah. Par contre, tout lui raconter, ce n’est pas une bonne idée.

 

 

Manifest – S03E11

Épisode 11 – Duty Free – 15/20
Les différents éléments présentés au cours de la saison se mettent en place et s’emboîtent plutôt bien les uns dans les autres pour nous préparer le terrain au double épisode final. Il y a moins d’erreurs logiques que précédemment, tout est fluide et la série paraît presque de qualité par moments. J’ai dit presque, on se calme. C’est un bon ensemble, je suis curieux de voir la fin de saison maintenant.

Spoilers

Ben est désormais en prison et Saanvi sur le point d’y aller. Bref, c’est la merde, et ça ne fait que commencer.

It does us no good if in saving the Lifeboat you drown in the process

Regarder un épisode dans le train, c’est toujours un peu périlleux. Ecrire la critique en même temps, ça empire les choses avec le soleil qui fait plein de reflets et tout. Cela dit, pour Manifest qui met moins d’une minute à me rabâcher le lifeboat, je me dis que ça ne peut que le faire sans être un problème. Non ? Et LE LIFEBOAT IS NOT GOING AWAY.

Je suis heureux de le savoir, vous n’avez pas idée. Toujours est-il que l’épisode commence par Grace rendant visite à Ben afin de savoir si elle est en train de le perdre complètement dans son obsession de sauver tout le monde. Il a beau dire que non, la réponse est oui.

Pendant ce temps, Michaela se débrouille comme elle peut pour jouer la babysitter avec Cal. Ce n’est pas exceptionnel comme scène, mais bon, on va faire avec. Pour une flic, elle est à la ramasse : elle ne comprend pas que Cal héberge Angelina dans sa chambre alors qu’il prend trois tonnes de bouffe avec lui. C’est ridicule.

Elle se fait aussi balader par Saanvi, qui est officiellement en cavale mais qui lui assure que non, alors tout va bien, c’est bon. Elle promet de revenir six heures plus tard, ce qui signifie qu’elle veut encore prendre le temps de se balader à sa guise. C’est tellement abusé.

Tout nos passagers du 828 habituels (mais pas Saanvi) ont alors un petit Appel sympathique où ils brûlent vivants. Ce n’est que le début des problèmes de Ben, par contre : à son audience préliminaire, il comptait plaider coupable et sortir facilement, mais il tombe finalement sur une juge qui n’aime pas les passagers du 828 et trouvent qu’ils ont trop d’excuses face à la justice depuis trois saisons. C’est assez difficile de lui donner tort, en vrai…

Par contre, ne pas prendre en compte du tout les circonstances, c’est ridicule. Ben plaide non coupable et se retrouve donc à devoir faire face à une caution impossible à payer pour pouvoir sortir. C’est du grand n’importe quoi à ce stade, et ça laisse Grace en galère pour s’occuper de Cal et Eden. Elle ne le fait donc pas du tout et laisse sans le savoir Angelina gérer sa fille, parce que Cal promet de jouer le grand-frère.

Ah lala, Angelina, je te déteste. Elle fait du bon travail à manipuler Cal et le lancer dans un grand délire religieux, surtout quand elle se rend compte qu’il a de vraies brûlures suite à l’Appel.

De son côté, Michaela voit donc son frère chéri partir en prison alors qu’elle doit aussi arrêter Saanvi, et ça fait beaucoup pour elle. Ben lui en veut désormais de ne rien faire pour l’aider, et quand il apprend enfin la vérité sur Saanvi, de la bouche de Michaela qui avait promis de ne rien dire, il lui reproche de vouloir l’arrêter alors qu’ils ont besoin d’elle pour répondre aux Appels et les aider.

Moui. Ce n’est que le début du n’importe quoi, avec Ben qui explique à Michaela qu’elle doit faire un choix : être flic ou être passagère. M.D.R. Cela dit, il n’a pas tout à fait tort : il reçoit ensuite la visite de Vance qui lui explique qu’il ne peut pas faire grand-chose pour lui car tout ce qu’il se passe le dépasse. La peur des passagers du 828 se propage vite aux plus hauts rangs de l’Etat. Michaela découvre ainsi en parallèle qu’il y a des passagers encore plus dans la merde que Ben, simplement parce qu’ils sont passagers. Attendez, ça dépasse même le cadre des USA désormais.

Allez savoir comment (hypothéquer la maison, laisser tomber son restaurant), Grace a finalement l’argent de libérer Ben, mais le timing qu’elle choisit est sacrément mauvais : il est libéré alors que Ben est avec Vance, et Eagan, le meilleur pote de Ben, qui se fait arrêter aussi forcément, voit donc Ben et Vance ensemble. C’en est fini de la belle amitié entre Eagan et Ben qui bosse à ses yeux pour la NSA. Su-per.

Bien sûr, Vance est encore plus insupportable avec cet épisode qui le fait encore retourner sa veste. Cette fois, il n’est plus du tout un allié du 828 : au contraire, il décide de dire à Ben qu’il ne peut l’aider, puis d’aller virer Saanvi. Il n’est pas complètement stupide, contrairement au reste des personnages de la série : il a bien compris ce qu’avait fait Saanvi et quand elle confesse, il n’a pas vraiment le choix de la virer. En vrai, il devrait l’arrêter, mais bon, c’est Saanvi, elle est toujours pépère dans son coin…

Au pire, elle aurait pu être arrêtée puisque Michaela doit le faire. Cela aurait permis de gagner du temps… mais bon, ce n’est pas le cas. Et avant de confesser son meurtre de manière officielle, Saanvi décide tout de même de demander à Michaela de lui promettre d’arrêter Vance. En effet, celui-ci n’ayant plus son bout de bois, il demande de faire des tests sur la queue de l’avion, puisqu’ils l’ont toujours.

Michaela lui promet de le faire, puis va voir sa capitaine adorée pour la préparer à ce qu’il va se passer. Malheureusement, la capitaine l’interrompt et lui explique que la situation se tend pour les passagers du 828. Ainsi, un homme, Henry Kim, a été exécuté à Singapour, en grande partie parce qu’il était un passager de l’avion, et on demande à Michaela de rester à son bureau désormais. C’en est trop pour Michaela : elle décide de démissionner, sans préavis ou quoi, parce que c’est merveilleux les USA.

Elle ne dit même pas au revoir sa coéquipière ? C’est n’importe quoi dans la mise en scène, franchement. Quant à Saanvi, Michaela décide de ne pas la faire avouer son meurtre finalement. Elle la ramène à la place chez Ben et Grace, bien sûr.

Oui, parce que Ben peut enfin rentrer chez lui grâce à Grace et continuer de brûler à chaque Appel, mais il est tellement obsédé par tous les passagers qu’il en oublie son fils. Cal entre donc en crise d’adolescence, merci Angelina, et s’enferme dans sa chambre, pendant que Grace déprime d’avoir perdu son restaurant et que Michaela essaie de calmer son frère. Ce n’est pas gagné par contre : il est dans une frénésie de sauver son lifeboat assez insupportable.

Il en oublie vraiment de surveiller Cal, qui a le corps totalement brûlé et se barre avec Angelina pour résoudre l’Appel de lui-même. Angelina ne compte même pas l’aider à régler la situation, en plus. Et c’est tellement une mauvaise idée de se prendre pour une prophète (ou de le prendre pour un prophète)…

Les Appels s’intensifient donc pour Ben, Michaela, Angelina et Cal. Cela ne donne rien de bon, si ce n’est que Cal décide finalement de se rendre à Eureka pour voir la queue de l’avion. En parallèle, pourtant, Ben, Michaela et Saanvi se retrouvent enfin tous ensemble pour en venir à la conclusion qu’il faut détruire la queue de l’avion pour arrêter définitivement tous les tests de la NSA dessus et tous les problèmes qu’ils rencontrent.

Le pire, c’est que la logique se tient : toute la saison est une suite d’événements provoqués par le meurtre de la Major et les tests faits sur des objets disparus puis réapparus. Par contre, entrer dans une base militaire pas si secrète mais confidentielle alors que Ben est forcé de rester chez lui en attendant son procès, que Michaela vient de démissionner et que Saanvi vient d’être virée, ce n’est pas gagné.

Sinon, Eagan croise aussi Adrian en cellule. On aurait pu se passer de la présence d’Adrian franchement.

 

Tales of the Walking Dead – S01E04

Épisode 4 – Amy/Dr Everett – 14/20
J’ai eu du mal à prendre l’épisode au sérieux, parce que la première scène m’a provoqué un fou rire plus qu’autre chose. On va dire que c’est une réaction de malaise ? Le reste du débat science/sociologie avec le point commun de la nature est un peu plus intéressant et pourrait offrir des pistes de réflexion plus vaste dans une série qui ne soit pas une anthologie. Je crois comprendre le but de l’épisode pour les scénaristes, j’aime bien l’idée, mais ça ne prend pas tout à fait sur moi – peut-être aussi parce que les deux personnages ne sont pas très appréciables.

Spoilers

Et si les zombies étaient le sujet d’un documentaire une fois le monde à peu près rétabli de son apocalypse.

I don’t work with humans.

Franchement, quand l’épisode a commencé, je n’étais pas entièrement sûr d’être devant la bonne série. Cela ressemblait plus à un documentaire animalier, et c’est voulu. Le côté forêt m’a rapidement fait penser qu’il était possible que je sois bien devant du Walking Dead, mais ça n’aurait pas été non plus le plus étonnant que je me sois retrouvé face à un vrai documentaire. Et pourtant, ce n’est pas le cas : on comprend assez rapidement qu’on suit le documentaire d’un homme post-apocalypse qui s’intéresse au plus grand des prédateurs : l’homo mortus.

Il fallait bien que ça arrive : les zombies deviennent logiquement un sujet d’étude pour les scientifiques une fois que le monde se remet à tourner plus ou moins correctement – si ça peut être correct de vivre dans une apocalypse zombie. J’ai pas mal ri d’entendre cet homme, le docteur Everett donc, nous décrire la manière de « vivre » des zombies. Tout est similaire aux codes habituels des documentaires animaliers, notamment sur les lions : il y a un zombie héros, qui est celui qui permet d’approcher la meute, et toute une étude sociologique des comportements entre zombies.

C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’il existe la possibilité de zones entièrement consacrées aux zombies pour les contenir ; mais aussi qu’il existe désormais des braqueurs ; des braconniers cherchant à récupérer les crânes de zombies pour les revendre.

Voilà qui est original comme idée, même si de mémoire, ça se trouvait un peu dans les derniers comics de la série. Toujours est-il que notre journaliste et scientifique expert en zombies n’aime pas trop l’idée de ces braconniers et qu’il utilise ses drones pour savoir exactement ce qu’il se passe dans les bois.

Cela lui permet notamment d’apercevoir pour la première fois Amy, une jeune femme entourée de zombies dans la forêt et appelant à l’aide de toutes ses forces quand elle voit le drone. Everett ne lui vient pas en aide pour autant : il préfère la regarder souffrir, c’est beaucoup plus rigolo. Il semble même blasé de la voir mourir à un moment.

Cependant, c’est une survivante et elle sait comment se débarrasser des zombies les plus persistants. Il est bien obligé de lui venir en aide : elle tue toute la meute qu’il souhaite observer. Il révèle ainsi à Amy qu’il est possible de marcher au milieu des zombies, et celle-ci est bien heureuse d’avoir un sauveur. Elle compte donc sur lui pour la sauver de tous ses problèmes maintenant qu’elle a perdu son groupe, mais ce n’est vraiment pas son optique à lui.

Il marche en lui tournant le dos, alors qu’elle demande énormément d’aide. En vrai, je la trouve insupportable : il vient de te sauver la vie, arrête de te plaindre constamment comme ça là. Enfin, à sa place, je ferais la même chose, mais je ne sais pas, à voir comme ça, bof. Après, elle est pourtant l’humaine la plus normale de cet épisode se concentrant sur un duo avec une rescapée tentant de survivre comme elle peut à l’apocalypse et un scientifique taré qui fait un documentaire sur les zombies comme s’ils étaient des animaux.

Vous me direz, il faut bien trouver un moyen d’accepter une réalité difficile après tout. Amy suit l’homme jusque chez lui et le harcèle pour qu’il la laisse entrer – en vain. Elle est toutefois sacrément débrouillarde malgré sa migraine et sa main en moins : elle parvient à atteindre l’échelle de la cabane de l’homme. Bref, il n’a plus vraiment d’autres choix que de l’héberger : ils sont entourés par des zombies de toute manière, donc elle compte bien rester devant sa porte jusqu’à ce qu’elle meure et en devienne un elle-même.

Forcément, Everett la laisse entrer chez lui, à force qu’elle insiste comme ça. Il lui donne un étrange breuvage censé l’aider, mais moi, je ne lui fais absolument pas confiance. Je trouve d’ailleurs Amy étonnamment naïve à suivre un inconnu pour être hébergée chez lui comme ça. Je veux bien qu’elle soit désespérée et tout, mais bon, si elle a survécu assez longtemps à l’apocalypse zombie, et même dans un groupe, elle a dû tomber théoriquement sur des psychopathes se sentant permis de tout. La série lui donne toutefois raison : elle fait des rêves bizarres et vomit durant la nuit, mais au réveil, elle n’a plus de migraine.

Amy est donc en pleine forme pour sympathiser avec Everett. Elle comprend assez vite qu’il est un anthropologue, grâce à la déco de sa cabane, et gagne peut-être quelques points auprès de lui en s’y connaissant pas mal. Elle ne s’y connaît pas en homo mortus, par contre, et elle trouve l’idée complètement folle. Elle voit bien qu’il étudie les zombies, mais continue de lui faire confiance en lui parlant de ce qu’elle fait là.

Elle finit par se faire dégager de la cabane – mais y reste tout de même. Elle remarque ainsi qu’Everett semble particulièrement intéressé par le zombie qu’il appelle « spécimen 21 ». Everett finit par lui expliquer pourquoi : il a remarqué qu’il se comportait comme un leader de meute, en laissant une partie de ses proies aux autres derrière lui. Si Amy est persuadée qu’Everett le connaît, la série garde un peu le suspense sur le sujet, puisque le scientifique est bougon.

J’aime bien sa vision de la (sur)vie après, affirmant que la science est la seule chose qui puisse permettre de comprendre l’homo mortus, et donc de survivre en s’adaptant face à ce prédateur. Je n’aime pas trop la manière dont ça se met en place dans l’épisode, par contre. Bref, il va passer sa journée à chercher son spécimen 21, tandis qu’Amy repart dans les bois de son côté, avec l’interdiction de revenir.

Bien sûr, Amy ne l’entend pas de cette oreille. Elle est celle qui retrouve le spécimen 21 et passe l’après-midi avec. Ainsi, pendant la nuit, elle retrouve Everett et se sert de l’information qu’elle a sur 21 pour faire du chantage auprès de son anthropologue : elle lui explique ainsi qu’elle a besoin de son aide pour retrouver son groupe – sa communauté étant tout pour elle.

Everett finit par accepter, ce qui nous mène à une petite scène le lendemain où Amy suit les traces qu’elle a fait sur les arbres pour retrouver 21. Au passage, ces deux personnages qui n’ont rien en commun finissent par se parler ; et la communication leur offre plein d’informations. Ainsi, Amy découvre que la zone dans laquelle ils marchent était une réserve naturelle pour les animaux. Everett était là pour les observer avant les zombies, il est donc resté depuis. Bizarrement, la conversation finit sur un débat intéressant, avec Amy qui voit tout de ses yeux d’humaine tout droit issue d’une société humaine et Everett, anthropologue associable qui ne jure que par la science.

Tous les deux sont pourtant amoureux de la nature – et je vois le dilemme sur lequel repose l’épisode. C’est intéressant, surtout quand ça termine par Amy engueulant Everett, comprenant qu’il se comporte en ermite juste pour avoir une excuse sur son manque de relations sociales. C’est ironique sachant qu’Everett a voulu faire d’Amy son assistante qui prendrait sa place plus tard ; alors qu’Amy a voulu inviter Everett dans son groupe.

Son groupe n’apprécierait peut-être pas ce nouveau venu par contre : le scientifique ne veut pas interférer avec la « nature », et il refuse de venir en aide à Amy quand elle entend une femme de son groupe, Anna, hurler à la mort. Elle est bouffée par un zombie, mais Everett refuse d’intervenir. Cela force Amy à le mordre à la main pour être capable de tenter de sauver sa pote.

C’est un échec bien sûr, mais dans l’action, elle fait tomber un zombie dans l’eau. Everett est un bel hypocrite : il fait tout ce qu’il peut pour tenter de sauver ce zombie, y compris quand un crocodile commence à le bouffer. Par chance, Amy est là pour l’aider – et oui, elle accepte de l’aider, ça en dit long sur son grand cœur (ou sa connerie, c’est au choix). Par malchance, une fois le crocodile présent, elle décide de confronter Everett à la réalité : il est impossible de sauver le zombie – et tant pis si 21 est un ancien collègue d’Everett qui voulait être étudié par son pote après sa mort.

La conclusion de l’épisode commence alors : Amy révèle à Everett que son groupe fait affaire avec des braconniers pour pouvoir traverser la zone. Malheureusement, la zone est en plein sur le passage de la migration des zombies étudié par Everett. Le campement des potes d’Amy ? Il est au beau milieu lui aussi, alors ils sont inévitablement tous morts, car la meute se dirige vers eux et qu’ils sont cernés.

Malgré cet avertissement sur la mort inévitable de tous ceux dans le campement, Amy décide de s’y rendre – parce qu’elle est profondément humaine. On serait dans la série-mère, elle parviendrait probablement à survivre avec un groupe de potes. Nous sommes ici dans une anthologie : le scientifique avait raison. Certes, Amy parvient contre toute attente à rejoindre son groupe pour les avertir. Cela ne l’empêche pas de mourir et d’être zombifiée malgré tout.

Le lendemain, alors qu’Everett étiquette un à un tous les membres du groupe d’Amy devenus zombies, il se retrouve à devoir faire d’Amy son spécimen 42. Toutefois, il hésite à lui mettre son étiquette, preuve qu’il commence à sortir un peu de sa science pour devenir plus humain lui aussi, non ?

Resident Alien – S02E11

Épisode 11 – The Weight – 16/20
La série continue à vitesse de croisière sa saison 2 qui est finalement plutôt bien réussie. Cette deuxième partie de saison est en effet agréable à suivre, avec un très bon équilibre entre les intrigues, mais aussi entre le ton sérieux qu’elle parfois besoin d’avoir et l’humour qui la définit si bien. C’est un épisode agréable qui fait avancer les choses, sans donner l’impression de perdre beaucoup de temps sur les différentes intrigues.

Spoilers

Asta en veut à Harry de lui avoir effacé la mémoire, Harry est préoccupé par le bébé alien qui s’est échappé.


I think the real alien might still be in Patience.

Au secours, la série se prend pour Dollhouse dès sa première scène ? C’est très étrange de voir les potentiels aliens kidnappés par le gouvernement réunis comme ça dans la même pièce – il y a clairement un risque à faire ça, mais bon, ils sont dans le coma depuis qu’ils ont croisé Ethan. Si nous recommençons l’épisode par-là, c’est parce que les scénaristes n’ont pas oublié l’existence d’Ethan, pas plus qu’ils n’ont oublié le fait qu’Enver Gjokaj est casté dans la série. Nous le voyons s’en prendre à Ethan quand celui-ci demande de l’aide en précisant qu’il n’est pas un extra-terrestre.

Sans trop de surprise, la série révèle alors que le rôle joué par Enver Gjokaj a des pouvoirs bien pratiques : il peut parler par télépathie avec Ethan, ne révélant pas face caméra qu’il lui parle comme ça. Caméra ? L’armée continue d’observer tout ce qu’il se passe, et c’est notamment ce que fait la générale McCallister et son nouvel allié qui ne lui fait pas confiance.

Ce dernier comprend, en observant toutes les caméras et en faisant des recherches sur le net, qu’Ethan n’est pas un extra-terrestre. Au contraire, il pense même que l’alien est encore à Patience, et il en parle à McCallister. Le doute s’installe en elle et elle décide ainsi de le tester : elle lui donne une fausse boule d’alien pour voir sa réaction. Comme il réagit mal – en la menaçant et en affirmant que c’est un laser extraterrestre – elle décide de lui donner la vraie boule, comprenant qu’il est humain. Elle n’aime pas les humains, donc elle décide de tester sa nouvelle théorie : la boule permet à tout le monde de survivre si la personne la tient. Et Ethan lui prouve bien malgré lui en tombant d’une falaise dont elle le pousse.

McCallister est très heureuse de découvrir qu’elle a désormais une technologie alien qui pourrait bien l’aider – et elle fait larguer Ethan à New Mexico dans un sale état. Le pauvre.

Du côté de Patience, nous découvrons qu’Asta continue de bouder Harry, et c’est bien logique après ce qu’il lui a fait. Pourtant, Harry ne comprend pas ce qu’il se passe entre eux : pour lui, elle n’a aucune raison de ne pas lui parler, surtout qu’elle ne sait pas encore le pire – qu’il existe une autre race d’extraterrestre.

Elle ne sait pas non plus tout ce qu’il en est pour le bébé alien : Harry découvre qu’il s’est réfugié dans la mine… mais sans savoir encore qu’il est avec Sahar à se faire caca dessus. Super scène, ça, dis donc. Il n’empêche qu’Harry sait désormais qu’il cherche un alien dans le corps d’un humain – et un tout petit humain. Il ne semble pas connaître les enfants ?

Forcément, Harry décide d’interroger Max pour en savoir plus : il sait bien que Max peut voir les aliens sous couverture, alors il compte sur lui pour chercher dans toute la ville avec lui. Bien sûr, Max en profite pour marchander avec Harry : il lui vole ainsi son milk-shake, avant de s’arranger pour obtenir de l’argent en échange de services qui lui permettront d’obtenir de quoi jouer de la batterie.

La batterie est en effet son obsession du moment : ses parents le lui refusent parce qu’il est sur le point d’être grand-frère, mais ça, Max n’a pas encore le droit de le savoir. En effet, Kate ne veut pas que ça se sache, surtout qu’elle semble avoir quelques doutes encore – au point de demander à Asta de lui faire une prise de sang pour confirmer la nouvelle. Oh, je n’aime pas cette tournure !

En attendant, Max fait donc plein de corvées pour Harry, c’est plutôt marrant à voir même si c’est vite évacué : Max trouve rapidement l’argent de s’acheter une batterie sans chercher pour autant le bébé alien (il sait où il est de toute manière). Le truc, c’est que ça énerve Kate de découvrir qu’Harry paie son fils pour qu’il s’achète quelque chose qu’elle ne veut pas chez lui. Pour une fois, Asta qui est là refuse de s’en mêler et laisse Harry se démerder pour trouver une excuse.

L’excuse est un mensonge bien trouvé – Max lui aurait menti – et qui apporte pas mal d’humour – la pauvreté supposée de Ben et Kate était excellente, alors ça permet à Harry de s’en sortir… et de recommencer à passer du temps avec Max. Ce débile se fait vite griller dans ses mensonges : il ne regarde pas une petite fille en assurant que ce n’est pas leur alien si c’est une fille… et bim, Harry comprend la vérité. Il faut dire aussi que Max lui raconte tout, ça aide bien.

De son côté, Asta retrouve D’Arcy pour se plaindre d’avoir raté l’anniversaire de Jay, faisant passer ça pour une boulette à cause de sa culpabilité. Ma foi, ça colle plutôt bien et ça évite à D’Arcy de comprendre qu’Harry était un extraterrestre finalement. Par contre, ça ne l’empêche pas de culpabiliser de cacher beaucoup de choses à Elliot, son nouveau mec. Elle est certes heureuse d’être amoureuse, heureuse de voir que ça se passe bien entre eux – mais elle est inquiète de voir qu’elle l’entraîne dans ses sordides affaires. Après tout, elle vient de couvrir un meurtre pour sa meilleure amie, hein.

Finalement, ce n’est pas auprès de D’Arcy qu’Asta peut se confier le plus. C’est avec son père qu’elle parvient à le faire : lui sait la vérité sur Harry, alors il est plus simple de s’en plaindre avec lui, tout en révélant qu’elle ne veut plus tellement traîner avec Harry. Yep, Harry n’a plus d’amis, le pauvre.

Bien sûr, le fil rouge continue aussi, avec une enquête policière qui est loin de patiner pour une fois. La détective Torres de Jessup est excellente, tout simplement. Elle a trouvé des documents appartenant à Sam dans la voiture de leur victime, alors tout ça l’emmène bien sûr à la clinique de Patience pour mener son enquête. Elle remarque qu’Asta semble lui mentir, sans en faire grand-chose pour autant.

Elle est trop occupée et perturbée par la rivalité qu’Olivia instaure entre elles, de toute manière. C’était marrant de voir Olivia aussi peu écoutée, une fois de plus. Ce n’est pas malin de la part de Mike et de Torres, par contre. Olivia fait ainsi équipe avec Asta pour parler à tous les patients ou famille de patients de Sam dont les dossiers étaient dans la voiture, afin de trouver un point commun. Cela apporte pas mal d’humour, merci Judy, mais aussi une bonne manière d’avancer dans l’enquête : tous les patients ont passé du temps dans la même crique et avaient des démangeaisons… Cela sent l’empoisonnement de l’eau.

Olive fait ainsi du bon travail de policier, et elle est contente que pour une fois, ça puisse être reconnu – même si pour ça, elle doit le réclamer un peu. Olivia reste bien jalouse de voir Mike et Torres si proches l’un de l’autre ; parce qu’ils ont plein de souvenirs en commun, ayant suivi la même formation.

En parallèle, dans les bois, Max entraîne Harry pour retrouver Sahar et Bobby, le bébé alien. Le truc, c’est que Mike et Torres mènent leur enquête suffisamment bien pour se diriger… vers la même caravane que Max et Harry. Finalement, ce n’est pas réellement un problème : Harry crie un coup et tous les chiens de la police s’enfuient… contrairement aux oiseaux qui prennent ça pour un appel et l’attaquent tous les uns après les autres.

Ce n’est jamais qu’un petit contretemps avant qu’Harry parvienne à retrouver Sahar et le bébé alien. Pas de bol pour lui, Sahar a bien réussi à l’élever ce bébé : il l’écoute beaucoup plus qu’Harry qui parle pourtant dans sa langue maternelle. Le bébé s’enfuit, effrayé par Harry qui le menace de le punir, et se fait percuter par D’Arcy. La pauvre était déjà perturbée par tout ce qui lui arrivait, il ne lui manquait plus que ça. Heureusement, elle ne voit pas l’enfant qu’elle a renversé.

Max et Sahar en profitent pour se disputer un peu pendant qu’Harry essaie de rattraper Bobby, mais ils se réconcilient bien vite, laissant finalement Harry seul et sans ami, une fois de plus. Le pauvre est paumé, mais ce n’est pas le seul : Asta aussi est paumée. Elle décide donc de se confier à son père : elle veut son avis sur le meurtre qu’elle a commis. Lui a tué aussi des gens pendant la guerre, alors elle a besoin de son avis et de son aide – et ça la libère d’un poids. Une partie de la culpabilité est désormais partagée avec son père, et j’aime bien cette idée de pouvoir partager la culpabilité, même si ça ne marche pas exactement comme ça.

L’épisode se termine comme d’habitude par quelques cliffhangers, à commencer par Kate qui révèle à Ben qu’elle n’est pas enceinte finalement. Elle est persuadée que ça va le ravager et qu’il sera super triste, quand la vérité est qu’ils sont tous les deux soulagés et heureux. Heureusement, il y a D’Arcy qui les aide à s’en rendre compte avec beaucoup d’alcool. Le pire, c’est qu’elle-même elle ne peut plus boire d’alcool, car elle veut retrouver sa forme sportive pour passer à nouveau à la télévision.

Le meilleur moment de la fin d’épisode ? Harry décide de retrouver Asta au bar pour se confesser sur le fait d’être un mauvais ami. Il a appris une leçon avec Max et Sahar apparemment, et il révèle toute la vérité sur l’autre espèce alien qui cherche à tous les tuer. Asta réagit drôlement bien à la nouvelle, c’est surprenant. Pourtant, elle a matière à s’inquiéter – et plus qu’elle ne le sait : McCallister débarque à Patience pour trouver son alien. Cela promet de bons épisodes !