Westworld – S04E02

Épisode 2 – Well Enough Alone – 18/20
Eh, j’ai tout compris (ou presque) ! Ce doit être le signe que la série a fait le tour de ce qu’elle avait à dire et j’avoue que j’ai envie de croire que cette saison 4 puisse être la dernière, surtout avec les twists de cet épisode. Quoiqu’il en soit, la qualité est toujours là : c’est un excellent épisode qui est tout simplement un plaisir à découvrir, tant pour son intrigue que pour ses effets spéciaux. Une belle réussite. Ah vivement lundi prochain !

Spoilers

William à leur recherche, Maeve et Caleb se rendent auprès d’un sénateur alors que Christina enquête sur Peter.

Well, it’s actually worse than I thought.

Il n’y a quand même pas à dire, c’est une série magnifique à regarder, et ce dès le premier plan. Et oui, vous ne rêvez pas, on est lundi, et je suis déjà devant le nouvel épisode. C’est que la série m’a vraiment manqué pendant longtemps, alors il était temps. Et puis, en contrepartie, je garde mon retard dans The Orville. On fait ce qu’on peut.

L’épisode reprend dans une ville du sud, même si je n’ai pas réussi à identifier si c’était censé être plutôt la France ou l’Espagne. En tout cas, une chose était sûre très rapidement, il s’agissait du dos de Clémentine, et ça, c’était inattendu. Cela faisait un bon moment qu’on ne la voyait plus dans la série, et c’est toujours une actrice aussi géniale.

Par contre, dans sa petite robe jaune d’été, elle nous leurrait bien : elle passait pour la jeune damoiselle en détresse, mais elle était encore capable de bons lancers de couteau. Malheureusement, ce ne fut pas suffisant pour arrêter William : celui-ci lui rend visite, toujours dans le but de retrouver Maeve.

Yep, il est fait une petite obsession le William, mais ça ne surprend absolument personne. De son côté, Maeve a quant à elle repris la route avec Caleb, toujours à la recherche d’un Sénateur qui risque fort d’être ciblé par William. En même temps, quand ils arrivent devant la demeure, je n’ai pu m’empêcher d’avoir l’impression qu’il s’agissait d’une maison vue en flashback dans la tête du robot décapité.

J’ai apparemment bonne mémoire : c’est bien le cas. Cela est révélé très rapidement par Maeve. Heureusement qu’elle semblait sous-entendre qu’ils étaient à la recherche d’un allié parce que Maeve et Caleb se rendent bien vite compte que ce n’est pas le cas. Le sénateur et sa femme sont remplacés par des robots. Ils ne semblent pas le savoir immédiatement, mais dès que Maeve l’indique, après avoir tiré sur le sénateur tout de même, les robots se relèvent et passent à l’attaque.

La femme manque de très peu de tuer Caleb, mais il est sauvé heureusement par Maeve qui a réussi à se débarrasser également du sénateur. Il est toutefois à souligner que Maeve a perdu une bonne partie du contrôle qu’elle avait avant sur les hosts.

Si elle est capable d’éteindre à distance les caméras, elle a beaucoup de mal à arrêter les robots quand ils l’attaquent. Elle nous tue la femme du sénateur sans trop de mal et conserve le sénateur lui-même pour pouvoir l’interroger.

L’interrogatoire est vite mené et permet à Caleb et Maeve d’apprendre qu’il y a 249 hosts infiltrés en tant qu’émissaire du Nouveau Monde. Bon, les humains sont clairement en train de perdre la guerre et comme Maeve le souligne bien vite, c’est pire que prévu : un flashback permet de révéler que William remplace donc des figures influentes par des émissaires hosts. Et il n’agit pas seul : ce n’est pas une surprise pour nous, il travaille avec Charlotte. On le savait déjà puisque le vrai William est mort lui aussi. Reste à savoir si tout ce beau monde est Dolores ou non. Et reste à avoir des nouvelles de Christina aussi, parce qu’il n’y a pas assez d’épisodes dans la saison pour ne pas la voir à chaque fois, non ?

Une chose est sûre, l’intrigue s’intéresse beaucoup à Maeve et Caleb cette semaine. Les deux enchaînent donc l’interrogatoire par la découverte des écuries du sénateur. Tous les chevaux y sont tués par… Anastasia, la femme du sénateur. Après tout, on l’a juste vu se prendre un coup de couteau dans le dos. Certes, le sénateur s’est pris une balle dans le crâne, mais elle non. Maeve nous apprend bien vite que malgré sa folie, elle n’est pas un host, mais bien la vraie Anastasia.

Pourtant, elle se comporte comme un robot, c’est bizarre. Elle transmet à Caleb et Maeve le message qu’un certain Don Giovanni les attend avant de les attaquer. Ouep, si elle est humaine, il y a quand même quelque chose de bizarre, comme si un disque dur avait remplacé un bout de son cerveau.

Maeve nous la tue rapidement, et face à tout ce qu’il se passe, Caleb décide de demander à son pote, Carver, de faire en sorte que sa femme et sa fille quittent la ville. Il veut les mettre à l’abri à tout prix, et ça sent rapidement l’intrigue qui finira en prise d’otage.

Le duo Maeve/Caleb se rend ensuite à l’opéra pour assister à une représentation bien particulière de Don Giovanni : il n’y a pas de public, pas d’host et pas non plus de chanteurs sur scène. Non, il y a en revanche un tourne-disque qui, une fois éteint, actionne un système de levier au niveau de la scène. Assez rapidement, Caleb et Maeve se retrouvent donc dans un étrange souterrain qui ne rassure pas Caleb. Il a bien vu que Maeve avait eu du mal à se débarrasser du sénateur-host plus tôt.

Pourtant, le souterrain mène à une sorte de speakeasy secret où tout semble aller pour le mieux avec une petite musique jazzy. En plein après-midi, plein de gens sont là à boire des verres quand même. Le duo me fait bien rire en tout cas, ils ont l’air assez efficace quand ils travaillent ensemble et ça fait regretter de ne pas avoir vu leur travail d’équipe se mettre en place.

La scène est toutefois intéressante malgré tout, parce qu’elle permet aux deux personnages de parler du passé qu’ils fuient, avant de se rendre compte qu’ils foncent tout droit vers le passé : le speak-easy n’est jamais qu’un wagon de train se rendant probablement à Westworld. Sauf que Westworld est interdit dans le monde désormais.

Pourtant, alors qu’aucun signal ne peut sortir du train, Maeve et Caleb sont bien approchés par un host au visage bien connu. Elle leur demande leur nom, sur tablette heureusement. Maeve peut trafiquer celle-ci et se faire passer pour Mrs Morgan, une ancienne habituée de Westworld bien contente de revenir. Sans qu’on ne sache vraiment où ils se rendent, le train avec tous les habits disponibles et les questions de l’host qui les accueille ne trompe pas trop : il y a là tout ce qu’il faut pour mener à de nouvelles simulations dignes de Westworld, le parc d’attraction. On demande même à Caleb de choisir un chapeau blanc ou noir, c’est dire.

Ailleurs, dans un building hyper moderne comme toujours, Jim Navarro du département de la Justice rend visite à ce qui ressemble fort à un Westworld. En tout cas, il parle à une autre version de Clémentine, encore, qui l’envoie bouler bien vite. Le type a beau représenter le gouvernement, il n’en reste pas moins un assistant à qui elle n’a pas envie de présenter son boss.

Son boss n’est autre que William-Dolores, ce que l’on découvre un peu plus tard quand celui-ci est à jouer au golf et est interrompu par… le vice-président. Même ça, ça n’empêche pas Clémentine de tenter de jouer le barrage, mais c’est inefficace cette fois. William a donc tué une version de Clémentine en l’égorgeant avant que Charlotte-Dolores ne la remplace ? Cela me suffit comme explication, contrairement à Clémentine qui est pleine de questions – demandant aux agents des services secrets pourquoi on les dit secrets alors qu’ils sont très visibles. Elle m’a fait rire, il fallait que ça apparaisse dans la critique.

En plus, ça se fait en parallèle de la conversation entre William et le vice-président, et celle-ci ne me passionne pas énormément. L’idée est que William attend l’autorisation du gouvernement pour reconstruire son business – et on comprend mieux pourquoi Charlotte-Dolores a décidé de compter sur lui pour recréer ses robots.

En attendant, le vice-président est impressionné par la capacité de William à faire de sacrés tirs de golf. On voit bien que le vice-président n’est pas encore un robot, mais ça ne saurait tarder à mon avis. Il fait l’erreur de menacer William et de lui expliquer qu’avoir plein de sénateurs ne suffira pas.

Sans trop de surprise, la menace change vite de compte quand William souligne au vice-président qu’il est venu lui parler quasi sans sécurité. C’est loin d’être une bonne idée, effectivement.

Le vice-président découvre bien vite que ses deux agents secrets sont tués par Clémentine, alors que William-Dolores se sert de son club de golf pour nous débarrasser du vice-président. C’est presque trop simple.

Clémentine peut ensuite s’en prendre à Navarro, l’assistant du début d’épisode, en l’étranglant dans sa voiture. Charlotte-Dolores monte alors dans la voiture pour voir Navarro en vrai, lui expliquer qu’il avait à peu près raison dans ses soupçons et… prendre possession de lui. Voilà qui explique ce qui est arrivé à Anastasia : une mouche entre dans l’œil de Navarro alors que Charlotte-Dolores sort de la voiture.

Cette dernière est ensuite vue en train d’interroger… William ? Mais le vrai ? Il ne serait pas mort ? C’est assez étonnant comme scène, mais au moins, ça permet d’en savoir plus sur le plan de Charlotte-Dolores. Je m’attendais à un peu mieux comme jeu de sa part à elle : elle veut simplement chasser les humains quoi. Rien de nouveau sous le soleil. La scène finit par William découvrant William-Dolores, mais ça aussi, ça n’est pas nouveau. En fait, ça ressemblait à une redite de la scène post-générique de la saison 3 mais sans arme à feu.

À la place, elle nous tue William avec du gaz. Bon, il est mort dans un sommeil sans fin, quoi, mais je ne sais pas trop à quoi ça sert de nous le remontrer. Pour moi, on en était débarrassé. En tout cas, cela permet à William-Dolores de commencer un petit discours, en présence du vice-président. Il y annonce l’ouverture d’un nouveau parc Westworld et ça donne beaucoup trop envie : bienvenue à Temperance dans les années folles si je ne m’abuse. Maeve a l’air ravi de découvrir une nouvelle variation du parc Westworld.

Pendant ce temps, nous retrouvons Christina-Dolores dans son lit, comme toujours. Elle dort toujours aussi paisiblement qu’en saison 1, et ça donne envie d’être un robot quand même. Pourtant, elle prétend auprès de sa colocataire qu’elle n’a pas pu dormir de la nuit suite au suicide de Peter.

La colocataire rassure Christina comme elle peut en lui prouvant que Peter avait perdu pied de la réalité il y a bien longtemps, comme le prouve les articles de journaux parlant de lui et de son suicide. Cela n’aide que partiellement Christina qui décide finalement de se rendre au travail. En chemin, elle entend un SDF se plaindre de la musique sans son qui est émise par la Tour. Cela sent bon les émissions d’onde, tout ça.

Difficile à dire pour l’instant. En tout cas, le SDF n’arrive pas à engager une vraie conversation avec Christina, qui est ensuite dépitée de trouver des oiseaux morts au pied du building de son travail. C’est un grand classique à New-York les oiseaux qui se prennent des vitres, pourtant. C’est apparemment suffisant pour qu’elle décide de ne pas aller au boulot.

Olympiad la harcèle sans trop de surprise : Emmett, son boss, l’appelle alors qu’elle essaie d’écouter son histoire – celle qu’elle avait dictée concernant un personnage nommé Peter. Le problème est donc rapidement qu’elle découvre qu’elle avait bien inventé une histoire similaire à celle de l’homme qui s’est suicidé devant elle. Pour ne rien arranger, Emmett finit par lui expliquer qu’il sait qu’elle lui ment en prétendant être chez elle : il est capable de la localiser dans le Jersey. Clairement, il est menaçant là. Ou harcelant, au moins.

Cela ne décontenance que partiellement Christina de savoir qu’elle perd l’un de ses quatre jours d’arrêt-maladie (oula, elle n’ira pas loin avec ça) pour se rendre dans une villa en travaux. Il s’agit en fait de la villa où est établie l’action de charité pour laquelle Peter avait légué toute sa fortune. Le problème, c’est que la fondation est clairement fermée. Christina appelle sa colocataire à la recherche d’explication car elle est celle qui lui a expliqué à qui il avait donné son argent… mais ça ne l’aide vraiment pas à comprendre tout ce qu’il se passe.

Pour ne rien arranger, elle découvre dans l’une des chambres de cet ancien asile des dessins de tour radio. Décidément, cette Tour n’en finit plus de nous hanter… mais moi, j’ai surtout hâte de retrouver le parc la semaine prochaine !

Evil – S03E04

Épisode 4 – The Demon of the Road – 18/20
Incroyable comment cet épisode, à peine plus long que d’habitude, réussit à apporter l’air de rien de nombreuses réponses et une continuité à des interrogations de la saison 2. C’est un vrai plaisir de suivre cette saison 3 parce que je trouve qu’elle solidifie vraiment l’ensemble de la série, au point de la ramener à son excellent niveau de départ. Après s’être perdue un temps, la série semble vouloir retrouver le chemin de la logique et de la conclusion des intrigues. C’est bien mieux comme ça, j’ai moins l’impression que les scénaristes oublient une partie de ce qu’ils ont écrit.

Spoilers

Le trio enquête sur un routier dont la femme pense qu’il est possédé depuis qu’il a peur d’une portion de route.

Someone’s fucking with us.

Oui, j’ai pris du retard dans mes séries hebdo, à nouveau. J’essaie déjà de me rattraper en voyant cet épisode que j’aurais dû regarder hier et qui commence par l’interrogatoire de la sœur d’Andrea par trois prêtres. Interrogatoire, c’est un grand-mot : les trois prêtres viennent en fait lui déclarer qu’ils souhaitent qu’elle parte à la retraite. Et par souhait, il faut entendre qu’ils veulent lui forcer la main.

Heureusement pour elle, Andrea est suffisamment maligne pour avoir vu le coup venir, et surtout pour refuser de signer sa démission. Elle n’est pas bête, et elle l’est encore moins quand Leland se pointe à cette réunion impromptue. Elle sait bien qu’il est celui qui a décidé de se plaindre d’elle et qui a affirmé qu’elle parlait à des personnes qui n’étaient pas là.

Cela dit, elle lui donne rapidement raison en voyant un démon derrière Leland à qui elle fait coucou. Normal, quoi. En tout cas, elle refuse de signer la démission et Andrea demande donc à être jugée par un conseil de trois prêtres, et elle a bien raison de le faire : c’est son droit, et ça lui permet de gagner du temps. Bien joué.

Elle en gagne d’autant plus qu’elle tombe sur le psy habituel de la série, celui de Kristen, qui a l’avantage d’être de plus en plus ouvert d’esprit. Bon, de là à croire en l’existence de démon, c’est beaucoup lui demander, je reconnais. Ce n’est donc pas le cas, même s’il est intéressant d’avoir la sœur Andrea qui lui explique en voir depuis l’âge de 15 ans. Au moins, on sait pourquoi elle est devenue bonne sœur désormais.

Quant au psy, il se retrouve à tester son propre piano pour voir s’il aperçoit des démons, avant de conclure que la sœur Andrea ne va pas tout à fait bien. Oups.

De son côté, David est de retour au confessionnal pour entendre une étrange confession : celle d’une femme qui souhaite attirer son attention en tant qu’enquêteur, parce qu’elle espère bien qu’il pourra écouter son histoire et mener ensuite l’enquête. C’est malin de la part de la femme : son plan fonctionne, évidemment.

La femme s’appelle Jacqueline et semble avoir une vie similaire à celle de Kristen quand il est question des habitudes domestiques : Kristen a le train, Jacqueline a l’avion. La femme a donc contacté l’Eglise pour qu’ils s’occupent de son mari, qui l’a blessé quand elle a voulu le réveiller. Bon, ça ne semble pas vraiment concerner l’Eglise, tout ça.

Et pourtant, assez vite, on apprend que l’homme a aperçu un démon volant alors qu’il conduisait, de nuit. Après ça, il a vu un homme assis dans son camion, sauf qu’il n’avait rien à faire là. Cette petite hallucination ne paraît pas très inquiétante à nos héros, jusqu’à ce qu’il soit question d’une amnésie de plusieurs heures. Par chance, le type se dit amnésique de la journée du 8 mars alors même que Ben est assis sur un ticket de caisse du 8 mars. Cela fait une première piste facile sur laquelle enquêter.

La seconde est encore plus simple : David repère un des fameux sceaux de la saison 2. Cela faisait un moment que ça n’avait plus été le cas, mais Ben s’inquiète tout de même qu’ils en repèrent absolument partout, par principe. L’enquête ne les mène donc nulle part. De même, ils espéraient pouvoir parler à une certaine Traci qui avait écrit sur le ticket de caisse, mais elle leur affirme souhaiter un bon retour à tous ses clients.

Par chance pour eux, ils tombent sur un autre routier qui les informe qu’il y a bien une portion d’autoroute un peu maudite. Sur celle-ci, chacun entend et voit des choses qui ne devraient pas être là. Il n’en faut pas plus pour que l’équipe prenne la route à son tour, chantant un petit Happy Together au passage, parce que c’est fun. Et vraiment, l’épisode était tout fun, à prendre le temps aussi de revenir sur le mal-être de Ben lors du dernier épisode.

Alléluia, la série se met à être beaucoup plus cohérente qu’avant, et plus suivie. J’aime beaucoup ça, mais la conversation est interrompue par un cri, puis par une fréquence radio qui reste bloquée sur 666. Le trio entend de drôles de voix dans la radio, se retrouve confronté à un drone les suivant – des yeux rouges – et à une panne. Le problème, c’est que la voix dans la radio semble appeler directement Ben.

Pendant ce temps, Kristen reçoit une étrange visite chez elle : celle de l’homme qu’elle avait agressé dans un supermarché et qui demande des excuses. Les filles sont dégoutées d’apprendre que la mère s’est excusée. Cela perturbe principalement Lexis, parce qu’elle ne comprend pas pourquoi les garçons peuvent faire tout ce qu’ils veulent. C’est plutôt intéressant comme scène, mais c’est trop vite expédié pour en revenir à Kristen qui fait faire des travaux chez elle et demande des conseils d’éducation à Sheryl.

Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment un bon plan pour les gamines que d’avoir le droit à l’éducation de la grand-mère quand on voit la grand-mère, mais bon, Kristen est dépassée par ses filles de toute manière – et l’école aussi apparemment, puisqu’elles expliquent que la mère est chasseuse de démon. Rien que ça.

Et pendant que Kristen se remet au travail pour se renseigner sur le syndrome du troisième homme qu’elle soupçonne d’être responsable d’une partie de l’hallucination du mari de Jacqueline, Ben entame son enquête habituelle en s’intéressant à un possible piratage de son téléphone et de la radio. Pourquoi pas, après tout, le nom de Ben avait été donné dans la voiture juste avant que la radio ne se mette à lui parler.

Pourquoi pas. En parallèle, David se rend une nouvelle fois sur la fameuse route, parce que Jacqueline lui affirme que son mari y est et se pense possédé : il aurait heurté quelque chose en voiture, mais il n’y a rien sur la route. Et ça se confirme quand David s’y rend : la même histoire s’y répète, avec David heurtant quelque chose qu’il ne voit pas alors que la radio fait des siennes.

David finit toutefois par apercevoir un démon au bord de la route, et il interrompt son repas. Comme David est assez bête pour faire tomber ses clés, l’échange de regard entre lui et le démon est assez long…

Le démon se met alors à sa poursuite et… Bordel ? David s’interrompt quand le ciel noir s’ouvre soudainement devant lui. Un vitrail apparaît et chasse le démon par sa simple présence. La femme sur le vitrail sourit à David et tout est beau. David est clairement fasciné par ce qu’il voit, et il manque de peu de se faire renverser par un camion à cause de ça. Bien sûr, après ça, David se retrouve à tout raconter à Andrea.

Elle est loin d’être surprise, elle : de la même manière que David peut voir et être menacé par les démons, il peut également voir les saints et les anges, et être protégé par eux. Cela pousse David à se confier à Andrea sur ses tentations et sa peur de ne pas être assez bien pour être protégé par Dieu.

Autrement, pour en revenir à Kristen et ses problèmes familiaux, elle tente bien sûr de confier ses doutes sur l’éducation des filles à Andy. Malheureusement, celui-ci est en plein trek, et il ne sait pas trop quoi lui répondre. Par conséquent, Kristen se tourne vers Youtube pour trouver de bons conseils et y apprend ce qu’il faut pour reprendre suffisamment confiance en elle. C’est excellent à voir, parce que ça se traduit par une Kristen qui pète totalement un câble sur un des hommes travaillant sur le chantier de sa maison.

Celui-ci essaie de mentir sur la date à laquelle elle doit lui donner un second chèque et il le regrette vite : elle s’en sert d’exemple pour rassurer ses filles sur le fait qu’elle soit toujours une badass. Ainsi, elle n’hésite pas à détruire au marteau une partie du travail du type jusqu’à ce qu’il reconnaisse que son second chèque n’arrivera qu’à la date prévue.

Forte de sa confiance en elle regagnée, Kristen décide alors de prendre le volant pour retourner sur l’autoroute. Elle le fait avec Ben et David, et avec l’expertise du premier, ils arrivent assez vite à la conclusion qu’il y avait bien du hacking de radio comme prévu. Par contre, il est aussi question d’une fréquence fantôme capable de provoquer des hallucinations, ce qui remet en question ce qui est arrivé à David.

En tout cas, Kristen prend rapidement plaisir à détruire l’équipement du hacker, n’ayant pas idée qu’ils sont également surveillés par le Vatican. De toute manière, peu importe, ce qui est fait est fait. Et c’en est fini de cette intrigue. Ou presque. En effet, on peut conclure sur la sœur Andrea qui est défendue par David alors qu’on essayait encore de la virer. J’aime aussi particulièrement le fait qu’elle se venge du psy la jugeant folle de voir des démons en lui refaisant exactement ce que le démon lui avait fait quand il en avait vu un en saison 2.

Une fois que c’est fait, David reçoit à nouveau la visite du Vatican. Le représentant lui explique alors qu’il peut être fier de lui car avec la destruction du matériel radio, Kristen, David et Ben ont mis fin à une maison démoniaque. Son représentant, le hacker, se serait en effet suicidé peu de temps après leur départ. Et cette fois, l’Eglise s’est occupée du corps de ce représentant de la maison des démons avant qu’il ne soit mangé par quelqu’un d’autre, mettant un terme à cette maison démoniaque.

Voilà donc comment tout ça fonctionne ? Le cannibalisme des méchants, c’est pour se passer les pouvoirs d’une maison démoniaque ; et le Vatican cherche juste à détruire toutes les maisons, représentées par les fameux sceaux. Le but de la série est ainsi désormais de détruire toutes les maisons démoniaques, donc, car cela permettra d’en arriver enfin à la paix sur Terre. Simple, efficace. Des réponses, des vraies ; avec toujours ce qu’il faut de doute. C’est parfait.

 

Moon Knight – S01E02

Épisode 2 – Summon the Suit – 16/20
Je suis rassuré de voir que la série ne perd pas de temps à mettre en place son intrigue, parce que le début d’épisode souffrait encore de quelques longueurs. Pourtant, en cours de route, le rythme s’accélère et des réponses sont données, juste assez pour que l’on puisse se faire une vraie idée de ce qu’il se passe. La fin d’épisode donne bien plus envie de continuer la série, et comme j’en ai déjà vu un tiers, je devrais la finir.

Spoilers

Steven se réveille dans son lit après l’attaque au musée. Il entend bien comprendre ce qui lui arrive cette fois.

You’re not alone.

ENFIN ! Le générique Marvel Studios est là ! Oui, il m’en faut peu, mais ce générique me fait de l’effet et j’en ai marre d’entendre que c’est mieux de passer les génériques alors je le dirais à chaque fois, à chaque critique, c’est comme ça.

Le début d’épisode est plutôt énervant, parce qu’on en revient à un réveil supplémentaire de Steven. Toujours accroché à son lit par des sangles, cet abruti les oublie et s’explose la face au sol. Bon, peu importe, l’essentiel est ailleurs : Steven se rend au plus vite au musée pour savoir ce qu’il en est. Le problème, c’est qu’il n’en est rien.

Il regarde les bandes de vidéosurveillance avec le gardien du musée pour mieux s’apercevoir qu’il n’y a rien d’autre que lui dessus. Le molosse était d’après Steven un loup d’Egypte, mais il n’apparaît pas sur les vidéos, ce qui fait que le dégât des eaux des toilettes (mouais ?) est entièrement de sa faute. Il est rapidement renvoyé dans une scène où c’est de nouveau l’humour qui prime. Le problème, c’est que la série prend à nouveau son temps quand on aurait préféré plutôt avoir de l’action après la scène finale de l’épisode précédent.

Seulement voilà, Marc ne répond plus à Steven quand il se regarde dans le miroir. Il n’a donc pas le choix : il mène à nouveau l’enquête seul. Une fois viré, il se confie à un mime londonien sur ce qui lui arrive et ça lui donne l’idée de chercher à savoir à quoi sert la clé de Marc qu’il a trouvé avec le téléphone dans l’épisode précédent.

Il trouve assez vite la réponse : cela mène à un box où il trouve un lit, un sac avec de l’argent, un flingue et surtout un passeport au nom de Marc Spector. Celui-ci n’a plus trop le choix que d’intervenir à nouveau et de répondre aux questions de Steven. En théorie. En pratique, il essaie encore de la manipuler, alors même que c’est Steven qui semble avoir le pouvoir. Après tout, il a le fameux scarabée/compas en main et il est au contrôle de son corps.

Quand Marc lui demande d’aller dormir, c’est donc tout naturellement que Steven refuse. Mac finit donc par lui expliquer qu’il est un avatar de Khonshu, son maître. Ah, des explications. Je ne dis pas qu’elles sont satisfaisantes, je dis en revanche qu’elles sont essentielles et qu’elles auraient été bienvenues aussi dans le premier épisode.

Khonshu est le dieu égyptien de la lune, et il a donc un gardien pour lutter contre les malfaiteurs. C’est bien logique, mais dans le monde de Steven, ce n’est pas ça. Il ne semble pas si inquiet de ce qui lui arrive, il ne fait jamais le lien avec les super-héros Marvel, alors qu’il connaît plein de références culturelles. C’est énervant. Bon, en tout cas, il est inquiet d’être un criminel alors il décide de se rendre à la police.

Cela ne plaît pas du tout à Khonshu qui se met à le poursuivre, jusqu’à nous faire crier Steven – c’est parfait pour le Bingo Séries – qui finit par tomber dans la rue au moment où passait… Layla, comme par hasard. Elle tombe à pic, franchement. Elle a un milliard de questions elle aussi, comme nous, se demandant notamment s’il avait été enfermé sans le costume. Au détour de la conversation, elle nous apprend qu’elle est mariée à Marc, et ça perturbe Steven.

Il nous la ramène rapidement chez lui où il est harcelé par un Marc qui ne souhaite pas du tout que Layla apprenne qui il est. Il est aussi hors de question pour Marc que Layla tombe sur le scarabée, bien sûr. Avant qu’elle ne le fasse, c’était inévitable, elle découvre que Marc est persuadé d’être Steven (ou l’inverse ?) et qu’il est fan de la même poétesse qu’elle. Il parle aussi français, comme elle, et peut déchiffrer les hiéroglyphes, comme elle. Bref, ils ont une belle alchimie.

Ils sont toutefois rapidement stoppés par l’arrivée d’agents fédéraux. C’est du moins comme ça qu’ils se présentent… mais bon, Kennedy et Fitzgerald ? Steven est sacrément con, tout de même.

En plus, il refuse toujours que Marc lui vienne en aide alors qu’il sait désormais qu’il est en contact avec Khonshu, sous contrat avec lui et qu’il a tout intérêt de faire ce que Khonshu veut. Je veux dire, c’est un dieu, et il fait peur. Bref, les agents fédéraux trouvent rapidement l’argent, accusent Steven de vol et découvrent son passeport avec un faux nom. Ils l’arrêtent donc et l’emmènent aussitôt… ben, pas au commissariat.

Quelle surprise : les agents fédéraux sont en fait des membres de la secte qui l’emmène au QG du gourou, Harrow, à Londres. Celui-ci tente cette fois-ci une approche différente. On sait bien que c’est le méchant de la série, mais il essaie de se faire passer pour le gentil. Lorsqu’il touche Steven, ce dernier est capable de voir Khonshu. C’est assez amusant, parce que Khonshu lui demande de tuer le gourou, mais ça s’explique : Harrow est l’ancien avatar de Khonshu.

Il le connaît donc par cœur et il l’explique à Steven, avec un petit cours de mythologie égyptienne aussi. Ainsi, on apprend que Khonshu punit les criminels après le crime, alors que lui a désormais décidé de servir Ammit, qui punit ceux qui feront le mal aussi dans le futur. C’est plus simple à ses yeux, plus problématique aux yeux d’autres. De toute manière, Steven se retrouve coincé dans une situation qui le dépasse largement.

Marc essaie en permanence de reprendre le contrôle, Khonshu souhaite voir Harrow mourir et celui-ci défend son point de vue, tout en expliquant qu’il a vraiment besoin de retrouver le scarabée. En effet, le scarabée est aussi une boussole menant au tombeau d’Ammit. Cela lui permettrait de la ressusciter, et donc de mener son projet à terme. Pour cela, il a aussi une relique d’Ammit, une canne, qui lui permet d’utiliser une partie de son pouvoir – et de menacer Steven pour obtenir ce qu’il veut.

Celui-ci ne craque tout de même pas si facilement et ne révèle pas l’emplacement du scarabée. Par contre, Layla, qui s’était cachée à l’arrivée des « agents fédéraux », débarque avec et lui demande d’invoquer le costume. Le problème cette fois-ci, c’est que Steven n’a aucune idée de ce dont elle parle et ne peut donc pas faire grand-chose pour l’aider. Le plan est alors de s’enfuir, tout s’enfuir.

C’est plutôt logique comme plan d’action, mais ce n’est pas si efficace quand Harrow appelle derrière eux une nouvelle créature de la mythologie égyptienne pour les chasser. Il est assez vite révélé que la créature est invisible aux yeux de tous, sauf de Steven. Celui-ci ne peut toutefois pas vraiment se battre contre elle tant qu’il n’a pas le costume, qu’il appelle finalement quand il se fait jeter à travers une fenêtre.

Le costume qui arrive est un simple costard, mais avec un masque qui protège suffisamment Steven pour qu’il survive à une chute autrement mortelle. Il a eu la bonne idée de l’appeler pile à temps, même si Marc se moque pas mal de ce costume. La bataille contre la bête continue toutefois, celle-ci cherchant à récupérer le scarabée.

En toute logique, Layla finit elle aussi par débarquer pour venir en aide à Steven, et le combat finit par les mener dans la rue où plein de passants risquent d’être blessés par la créature qui s’acharne sur eux, allez savoir pourquoi. Steven laisse alors le contrôle à Marc, et ça marche tout de suite beaucoup mieux. Marc invoque le bon costume, puis escalade un immeuble. Oui, cette fois, nous avons vraiment le droit de suivre tout ce que fait Marc, et c’est intéressant parce qu’il est sacrément agile dans sa manière d’emmener le monstre invisible aux yeux des londoniens le plus loin possible d’eux.

En deux temps, trois mouvements au-dessus des immeubles de Londres, la bête est sacrifiée et tout est bien qui se termine bien. Ou pas : Marc se rend compte qu’il n’a pas le scarabée sur lui. Pire que tout, Harrow récupère ainsi le scarabée des mains d’un SDF qui vient de le trouver sur le lieu du crash de Steven quelques instants plus tôt. Au moins, Lalyla a le temps d’apercevoir ce qu’il se passe, mais pas d’agir : la balance d’Ammit condamne bien vite le pauvre SDF qui n’avait rien demandé.

De son côté, Steven est désormais prisonnier des miroirs et regarde Marc péter un câble après la perte du scarabée. Un dialogue s’établit entre les deux hommes prisonniers du même corps, et il faut encore nous expliquer ce qu’il s’est passé exactement pour en arriver là. Le pauvre Steven est vraiment un prisonnier qui n’a plus le droit de sortir, et Marc se fait un plaisir de le lui expliquer qu’ils ont échangé leur place pour l’instant.

Marc explique aussi que Khonshu aimerait faire de Layla sa prochaine avatar, mais ça ne satisfait pas Steven comme explication. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Marc pète un câble et explose le miroir dans lequel il lui parlait. Khonshu débarque alors pour reprocher à Marc son incapacité à gérer le corps de Steven.

Il l’informe aussi qu’Harrow a pris possession du scarabée, puis renouvelle sa menace de faire de Layla sa prochaine avatar, ce qui nous confirme qu’elle est vraie cette menace. Au détour d’une réplique, on nous dit aussi que Marc était sacrément faible quand il a été choisi, presqu’un cadavre. Cela ne nous dit pas exactement comment ça fonctionne, mais c’est une information de plus à prendre. Khonshu emmène ensuite Steven et Marc en Egypte. C’est un bon cliffhanger, même si je ne sais pas trop pourquoi Marc se bourre autant la gueule avant d’aller accomplir sa mission qui sera probablement d’arrêter Harrow dans son ouverture du tombeau d’Ammit.

Moon Knight – S01E01

Épisode 1 – The Goldfish Problem – 16/20
C’est encore trop tôt pour savoir vraiment quoi penser de la série : l’introduction est longue et semble perdre du temps, ce qui fait qu’on termine l’épisode avec un tas de questions, mais pas vraiment de réponses. En attendant, on a eu un bon paquet de surprises et de scènes d’action plutôt efficaces du côté du divertissement. Bref, l’intrigue me laisse perplexe pour l’instant, mais ça se regarde bien.

Spoilers

Steven est un employé de musée tout ce qu’il y a de plus banal, qui semble passer à côté de sa vie. Sauf que.

Did he just throw the gun ?

Quelle étrange première scène ? J’arrive sans rien savoir de la série et je vois un type casser un verre pour le mettre dans ses chaussures, avant de mettre ses chaussures. Bien sûr. Tout le monde fait ça, non ? Et on enchaîne sur un Marvel Studios avec la mauvaise musique de générique ? Je ne suis pas d’accord du tout. C’est emmerdant, en plus, les deux premières minutes de la série ne sont qu’un enchaînement de trois chansons différentes sans une seule réplique.

C’est étrange, mais pas autant que la morning routine du personnage principal qu’on nous montre ensuite : il se réveille attaché à son lit, mais peut s’en détacher. Autour de celui-ci, du sable. Sur la porte, un scotch l’empêchant de sortir. Et au téléphone ? Le répondeur de sa mère, dont il nourrit Gus, le poisson rouge.

Bon, on nous présente un personnage un peu désorganisé malgré une routine assez claire. Il semble faire la même chose chaque matin, mais réussit tout de même à être en retard pour son bus. On finit par connaître son nom, Steven, quand il arrive à son travail. Il bosse dans un musée sur l’Egypte, dont il est un passionné. Malheureusement pour lui, il bosse surtout dans la boutique et est censé vendre des bonbons aux enfants, pas leur expliquer comment on embaume un corps.

Il a clairement sa préférence, pourtant. La suite nous révèle qu’il est censé avoir un rencard avec une guide touristique du musée, mais il en a tout oublié. Malgré tout, il a une bonne mémoire puisqu’il a plein de connaissances sur l’Egypte. Bon, on ne sait pas bien où la série a envie de se rendre par contre, et c’est un peu long comme début. Le personnage nous est présenté comme attachant, certes, mais ça finit par être lourd. En plus, pour voir ça après Ms Marvel (je suis en retard, oups), je trouve que ça se ressemble un peu trop comme introduction.

La suite est bien meilleure, cependant, parce que l’on suit le personnage alors qu’il rentre chez lui et suit son… evening routine ? Ca existe ça ? Il fait clairement tout ce qu’il peut pour ne surtout pas s’endormir, à coup de rubick’s cube et de lecture sur l’Ennéade – les neuf dieux égyptiens. Pourtant, il se réveille au milieu de nulle part – à la campagne.

Une voix semble lui parler, lui demander de remettre le corps à Marc, puis de s’enfuir. Le problème, c’est qu’il n’y a personne avec lui et que derrière lui, il  a un château avec des hommes essayant de lui tirer dessus. C’est peut-être parce qu’il a un scarabée d’or dans la main ? Allez savoir. Il n’est pas bien discret à se rendre dans le village le plus proche.

Steven essaie bien d’être discret, mais avec une capuche, on ne voit que lui quand il s’approche de ce qui ressemble fort à une secte. Le gourou de celle-ci a un tatouage de balance sur le bras et il se permet de juger la vie de ses fidèles. S’ils ont fait le bien toute leur vie, tout va bien, ils peuvent rejoindre ses rangs. S’ils ne l’ont pas fait ou s’ils feront le mal dans le futur, Ammit les juge et les tue. Rien que ça.

Bon, comme prévu, il est rapidement repéré par Arthur Harrow, le gourou de la secte qui l’accuse d’être un mercenaire et veut récupérer le scarabée au plus vite. Steven veut bien s’exécuter, mais la voix dans sa tête, digne de Venom honnêtement, ne l’entend pas comme ça : Steven perd le contrôle de son corps et n’arrive pas à tendre la main. Il serre le poing, éloigne le scarabée de l’homme, ça ne fonctionne pas quoi.

Quand la foule s’impatiente et qu’il semble être pris en embuscade, il perd connaissance… et se réveille entouré de corps blessés et allongés. Il s’agit des membres de la secte qui ont voulu lui prendre le scarabée des mains. Il est en revanche encore en ville et face à ses ennemis, alors il est forcé de prendre la fuite en camion.

S’ensuit une très bonne scène de course poursuite à la montagne et en camion. La scène est un brin flippante par moment si on est du genre à avoir le vertige. Toute cette course et fusillade est ponctuée d’évanouissement de la part de Steven, qui se réveille chaque fois en vie – donc dans une meilleure position que trois secondes plus tôt pour lui – mais dans de beaux draps. Genre, à un moment, il se retrouve en marche arrière, quoi.

La scène est visuellement très réussie, avec plein d’embuscades, de camions chargés de bois, mais aussi d’humour quand il double une petite vieille au doigt d’honneur très poli. Bon, en tout cas, on sent bien que son alter-égo, Marc, est un pro. Steven se réveille alors dans son lit et tout semble aller pour le mieux… mais je suis loin d’être si naïf, et lui aussi. Il repère bien vite que son poisson rouge a soudainement deux nageoires au lieu d’une, et ce n’est pas tout à fait normal.

Après, j’avais bien deviné ce qu’il en était : à la Dr Jekyll et Mr Hyde, Steven a donc une double personnalité, et son double, Marc, a pris le dessus sur sa vie un bon moment. D’où tous les jeux de reflets dans la réalisation depuis le début de l’épisode. C’est beau esthétiquement, au moins. Quant à Steven, il est deux de tension et met un moment à comprendre ce qui lui arrive : il ne le réalise qu’une fois au rencard avec sa guide touristique. Elle ne se pointe pas, et pour cause : il a deux jours de retard au rencard.

Cette fois, Steven est perturbé par tout ce qui lui arrive. Il rentre chez lui à la recherche d’une réponse, mais il est loin de la trouver. Tout au mieux, il trouve une cachette dans son appartement avec un portable qui lui permet de parler à une certaine Layla. Elle est inquiète pour le sort de Marc, probablement son copain, dont elle n’a plus de nouvelles depuis des mois. Et cet appel où Steven a un accent anglais et ne s’occupe pas d’elle ne doit pas la rassurer.

Cependant, à force de chercher des réponses, il finit par attirer l’attention de la voix dans sa tête. Celle-ci lui demande d’arrêter de chercher des réponses qu’il ne peut avoir. Quelques problèmes électriques plus tard, Steven se met à apercevoir un étrange type momifié qui se dirige vers lui dans le couloir de l’immeuble – il ne s’agit pourtant que d’une grand-mère intimidé de voir ce type cinglé dans l’ascenseur.

Quelques instants plus tard, Steven est de retour dans le bus pour aller au travail. Il ne semble vraiment pas malin par contre, à ne pas se rendre compte que ses absences laissent clairement la place à quelqu’un d’autre gérant sa vie – ou son corps pour reprendre ce que disait la voix. Ainsi, malgré toutes les péripéties qui viennent de lui arriver, Steven se rend au boulot, inquiet tout de même de retrouver le gourou de la secte dans le bus, puis au musée.

Harrow est surpris de constater que Steven n’avait pas menti sur son nom en se présentant, mais il arrive à l’embobiner suffisamment longtemps pour lui faire passer le test d’Ammit afin de savoir s’il est bon ou non. Pour Steven, évidemment, le tatouage de la balance n’arrive pas à se décider. Harrow précise qu’il y a du chaos en lui, mais il a surtout une double personnalité, en vrai. Surpris, Harrow le laisse s’enfuir.

Ce n’est que temporaire, et surtout, il a été révélé entre temps que les clients du musée et une bonne partie du personnel faisaient eux-mêmes partie de la secte. Steven peut tout de même passer une journée tranquille… avant d’être attaqué le soir-même par une bête étrange, une sorte de molosse peu sympathique, toujours à la recherche du scarabée.

La scène est à nouveau prenante, avec Steve qui court à travers le musée pour se sauver la vie, s’enferme aux toilettes et… parle à son reflet. Pour être plus exact, c’est le reflet, Marc, qui lui parle. Et il lui demande de lui laisser prendre le contrôle pour leur sauver la vie. C’est effectivement ce qu’il se passe : Marc prend le contrôle, se transforme donc en un personnage tout droit sorti d’un comics, c’est certain, et nous défonce le molosse.

On nous introduit donc Moon Knight comme ça. Et ça fonctionne plutôt bien, même si on sort tout de même de là avec beaucoup de questions et très peu de réponses ! Au moins, j’ai une théorie pour expliquer pourquoi on l’appelle Chevalier de la Lune : il prend possession du corps de Steven la nuit, donc c’est logique. Mais si.