The Orville (S03)

Synopsis : Après l’attaque des Kaylon, l’Orville est presque prêt à repartir à l’aventure ! C’est sur cette belle promesse que commence la saison 3.

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Pour commencer, j’ai tellement attendu cette saison que je me dis qu’il vaut mieux la regarder (avec une semaine de retard déjà) tant qu’elle est diffusée plutôt que de finir tout ce que j’ai d’entamé et qui, clairement, mériterait peut-être d’avoir la priorité. Il y a des histoires en cours dont j’ai envie de connaître la suite, alors pourquoi m’attaquer tout de suite à The Orville dont j’ai fini par oublier les intrigues en cours depuis deux ans que je l’attends ?

Parfois, ça ne s’explique pas. La série me manque au-delà de ces personnages, dont il faut bien que je reconnaisse que j’ai oublié les noms (et pour certains, l’existence alors que je les adorais ??). Et puis, il n’y a que deux épisodes (beaucoup trop longs) à regarder pour l’instant car je ne suis pas si en retard que ça… Bref, j’en déduis que ça peut valoir le coup car ça se rattrape au cours du week-end, contrairement au reste ? Je pense que ça joue. Hâte de voir ce que va proposer cette saison 3 aux épisodes rallongés !

Note moyenne de la saison : 17/20

S03E01 – Electric Sheep – 18/20
Je suis surpris de voir à quel point je suis vite retombé sous le charme de la série. Son format étendu me fait même plaisir tellement ça fait longtemps qu’on l’attendait. Tout est visuellement parfait, même si l’intrigue a ses longueurs et ses nouveautés qui ne me plaisent pas toutes – pour l’instant en tout cas. L’épisode manquait d’exploration, un côté de la série qui est toujours une réussite, mais explorait beaucoup la psychologie de certains personnages, au détriment d’autres. Ce léger déséquilibre est surprenant pour un premier épisode, mais je ne peux pas trop en tenir rigueur à la série pour autant.
S03E02 – Shadow Realms – 19/20
La série surprend toujours par sa capacité à toucher à tous les genres et à le faire très bien. On est loin de la saison 1 qui prenait son temps sur des épisodes classiques désormais : les bases sont posées et l’univers de la série ne cesse de s’étendre dans tous les sens. Cela se fait avec de bons guests, un rythme d’écriture efficace et des effets spéciaux vraiment au point. Bref, les deux ans d’attente sont déjà largement justifiés par la qualité des deux premiers épisodes de la saison.
S03E03 – Mortality Paradox – 18/20
La série propose vraiment une saison de qualité, même si c’est grandement au détriment de l’humour qui était dans son ADN d’origine. Malgré tout, cet épisode a quelques moments pour rire, et beaucoup pour être à fond dans son intrigue. J’aime vraiment énormément le concept de l’épisode et le paradoxe qu’il souhaite développer, même si le titre en dit presque trop et même si la conclusion était un peu trop abrupte à mon goût. Ce n’est pas la première fois avec eux, cependant.
S03E04 – Gently Falling Rain – 16/20
C’est un épisode d’excellente facture, comme toujours, mais cette fois-ci, je trouve que la série va peut-être un peu trop loin dans la géopolitique et dans la trahison de ce qu’elle a pu être par le passé. Si j’ai beaucoup aimé l’intrigue proposée, les avancées proposées me paraissent un peu trop artificielles ou regrettables pour vraiment les approuver. Enfin, le timing d’une partie de l’épisode passe mal aussi avec l’actualité, mais ça, ils n’y sont pour rien après deux ans d’attente dans la diffusion de cet épisode.
S03E05 – A Tale of Two Topas – 18/20
Plus qu’un épisode, c’est un mini-film à ce stade, mais un film qui nécessite tout de même d’avoir vu le reste de la série pour bien le comprendre. Il y a quelques longueurs, surtout au début de l’épisode, et ça me fait demander si cette intrigue n’aurait pas été plus pertinente et intéressante si elle avait été étendue à plusieurs épisodes tout au long de la saison. En tout cas, c’est une intrigue bien importante qui est proposée par cet épisode. Concrètement, malgré des choix souvent simplistes, c’est une belle manière d’aborder le sujet compliqué de la transexualité et des relations diplomatiques.
S03E06 – Twice in a Lifetime – 19/20
C’est un excellent épisode pour plein de raisons : j’aime le scénario de base et l’idée qui le motive, le casting, les personnages qui gagnent mon affection même quand je les détestais avant, mais aussi l’humour qui n’empêche pas pour autant les vraies émotions de surgir quand on a besoin d’elles. Un véritable plaisir, donc, malgré de petites longueurs, une scène qui semblait n’avoir rien à faire là ou une durée excessivement longue pour un simple épisode.
S03E07 – From Unknown Graves – 17/20
La structure de cet épisode est étrange, parce qu’elle rejoint davantage ce que les autres séries font habituellement… mais pas celle-ci. Pour le coup, l’épisode aurait pu être raccourci assez simplement par la réduction d’une de ses intrigues moins importantes a priori que les autres. Il faut dire que les autres sont inévitablement plus convaincantes puisqu’elles s’intéressent de plus près aux personnages. Et vraiment, j’aime passer du temps avec eux.
S03E08 – Midnight Blue – 15/20
Je suis un peu déçu par l’épisode qui tombe à plusieurs reprises dans un certain nombre de facilités, alors qu’ils auraient pu se les éviter, assez facilement, je pense. Il n’empêche que ce mini-film reste un excellent divertissement et que j’ai passé un bon moment devant ce qui finira par être un moment charnière dans la géopolitique de la série. Curieux de voir ce que donnera la suite de la saison désormais.
S03E09 – Domino – 18/20
Pour un épisode durant plus d’une heure dans une saison où tous les épisodes durent plus d’une heure, je trouve presque que l’intrigue proposée ici va trop vite en besogne et prend des raccourcis qui étaient désagréables au départ. Ils mènent toutefois à un épisode très réussi, à nouveau, et donnent une bonne compréhension de la structure de la saison, qui a mené assez logiquement à ce point, en prenant le temps de faire évoluer ses personnages aussi. Bref, c’est un épisode sacrément réussi, surtout après le précédent.
S03E10 – Future Unknown – 14/20
Il est difficile de noter cet épisode qui était beaucoup plus bavard et plat que d’habitude, parce qu’il avait une bonne raison de l’être : il s’agit probablement de la fin de la série. Les scénaristes et la production ont donc mis le paquet sur toutes les intrigues des personnages encore ouvertes pour proposer une conclusion de série qui puisse être satisfaisante, tout en laissant ouvert la possibilité d’une suite, mais ça donne une fin de saison un peu décevante. On finit au moins en paix avec cette saison, et possiblement la série, mais sans que ce ne soit pour autant un épisode aussi dingue que le précédent . Cela fonctionne bien dans l’ensemble, la série me manquera, mais si elle devait ne pas avoir de suite… eh bien, je m’en remettrais.

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Evil – S03E01

Épisode 1 – The Demon of Death – 17/20
Ce n’est que le premier épisode, alors nous n’avons pas vraiment une pluie de réponses, c’est évident. Cela dit, le retour de la série est réussi : je retrouve avec plaisir les personnages de la série et les intrigues, mais aussi et surtout l’ambiance si étonnante de la série, à parler religion au milieu de moments démoniaques, sexy ou bizarrement glauques, quand ce n’est pas un moment mélangeant les trois à la fois. On s’y fait avec le temps, apparemment, ça ne me surprend plus.

Spoilers

Une équipe scientifique souhaite mesurer le poids de la conscience (ou de l’esprit ?).

Well, I guess it’s a good thing that the Catholic Church has no issue with older men touching children.

Comme en début de saison 2, cette saison 3 débute exactement là où nous avions abandonné nos personnages. C’est toujours déroutant quand une série fait ça, parce que moi, ça fait un an que j’ai vu Kristen faire le choix d’embrasser David, là. Ils restent un couple auquel je n’accroche pas plus que ça, mais j’ai eu le temps de me faire à l’idée. De là à les voir en arriver à quasiment coucher ensemble, je n’étais pas encore tout à fait prêt.

Heureusement, David s’arrête à temps en voyant les cicatrices en forme de croix sur le ventre de Kristen. Elle ne se rend pas compte que c’est ça qui l’arrête, pensant sincèrement que c’est son choix d’être prêtre qui l’arrête dans son désir. Si elle s’enfuit un temps de la chambre, elle revient finalement l’interrompre dans ses prières pour céder définitivement à la tentation. Bon dieu, quel couple foireux dès le départ !

Voilà donc David et Kristen qui couchent vraiment ensemble, juste pour cette fois. Bien sûr. Le lendemain matin, on retrouve les filles insupportables de Kristen pour crier toutes en même temps, ou presque. Et pourtant, Kristen a besoin que ses filles soient bien plus matures qu’avant : elle leur demande donc à toutes les quatre de la prévenir immédiatement si Leland entre à nouveau en contact avec elles.

Il faut dire qu’elle a eu peur d’apprendre par Lexis que Leland venait la voir à l’école pour lui donner un étrange papier où il a noté « Daffodil ». Par chance pour Kristen, sa fille aînée a eu la bonne idée d’utiliser son portable pour prendre une photographie de Leland et Lexis devant l’école. Grâce à ça, Kristen peut rater le début du cas de la semaine afin d’avoir une injonction du tribunal ordonnant à Leland de rester loin de Lexis.

Ce n’est pas de chance pour Kristen car le cas de la semaine est plutôt intéressant : nous suivons l’affaire d’une scientifique qui souhaite mesurer le poids de la conscience grâce à un étrange sarcophage. Dr Swan, c’est son nom, cherche un homme sur le point de mourir pour pouvoir mener à terme son expérience et mesurer si, au moment de la mort, il y a un changement de poids qui correspondrait à la conscience – ou à l’esprit du point de vue de l’Eglise.

Le débat est forcément intéressant et ça tombe plutôt bien : il y a justement un prêtre sur le point de mourir qui est prêt à tenter l’expérience. Avant cela, il doit toutefois se confesser auprès de David, et la confession est plutôt dérangeante, honnêtement. Le prêtre ne veut pas mourir et regrette de ne pas avoir pu aimer dans sa vie. Entre ça et une réplique de Kristen sur la pédophilie dans l’Eglise, autant vous dire qu’une fois de plus, la série ne va pas se faire des amis chez les conservateurs.

Franck, c’est le nom du prêtre, finit par se rendre dans le sarcophage des scientifiques et est prêt à mourir pour la science et la foi en même temps. C’est beau… mais en revanche, du côté des scientifiques et de la manière dont tout ça est représenté, c’est plutôt ridicule. On assiste en effet à toute une équipe de scientifiques qui hurlent tous les sens pour en arriver à la conclusion que la différence entre la vie et la mort est de… 24 grammes.

La découverte surprend tout le monde, mais ce n’est que le début des surprises. On enchaîne en effet sur un Frank qui ressuscite, puis le livre démoniaque de la saison précédente qui débarque de nulle part à la vingtième minute de l’épisode, suivi en plus d’un générique. Depuis quand la série nous remet-elle son générique ?

En tout cas, après ça, Frank se réveille en pleine forme, avec 24 grammes de moins et une énergie de vivre qui fait plaisir à voir. Il va jusqu’à embrasser sur la bouche un autre prêtre, et ça m’a bien fait rire de le voir. Bon, bien sûr, la machine a eu quelques dysfonctionnements avec des explosions et des lumières qui s’allument et s’éteignent sans raison, mais les scientifiques assurent quand même que ce n’est pas l’explication de ce qu’il se passe.

Frank, quant à lui, explique qu’il se souvient avoir été accueilli par des gens avec de longs bras et qu’il est à présent de nouveau en vie après avoir vu son meilleur ami prêtre le prendre dans ses bras. C’est bien drôle à voir, parce que de son côté le prêtre dont j’oublie toujours le nom (Korecki), le supérieur du trio, est tout perturbé par le baiser.

Pendant ce temps, le psy de Kristen fait appel à Andrea pour lui confier son bien-être, et Andrea est toujours aussi bizarre. Je ne vois pas bien ce qu’elle vient faire là dans l’épisode et dans le cabinet du psy, mais admettons. Elle va jusqu’à dire à Kristen que David pense le plus grand bien d’elle, qu’elle est baptisée, mais qu’elle s’est détournée. Euh, OK ?

De son côté, Lexis se retrouve à faire quelques recherches sur les jonquilles (la traduction de Daffodil) sur Google et à suivre une pub qui la fait jouer à un jeu en ligne. Ce jeu en ligne lui permet d’être un dinosaure avec une queue, mais aussi de rencontrer un ami – un cochon avec des lunettes qui ressemblent fort à celle de Leland. Cela ne me dit rien qui veille, mais bon, Lexis étant sous la surveillance de sa grand-mère, ça ne peut que mal se passer tout ça.

En ligne, elle informe son nouvel ami que son père n’est jamais là, mais elle se trompe lourdement : Andy revient justement ce soir-là à la maison, de manière définitive. Trouvant une porte fermée, il passe la tête dans le garage de Sheryl, pour mieux y découvrir un démon lui aussi. Lexis n’en a rien à faire du retour de son père : elle préfère continuer de jouer en ligne avec son nouvel ami, et j’aime assez la direction que ça prend quand elle révèle à sa petite sœur qu’elle parle avec Leland afin de savoir ce qu’il veut d’elle.

C’est excellent à voir, de même que c’était excellent d’enchainer sur Andy qui décide d’expliquer à Sheryl qu’il veut qu’elle quitte le garage avant la fin de la semaine. C’était bien drôle comme scène, parce que Sheryl est une excellente actrice qui prend d’abord tout à la rigolade avant d’aller consulter ses poupées vaudou pour savoir quoi faire.

Malheureusement pour elle, il n’y a pas grand-chose à faire, parce que Kristen est d’accord avec son mari : elle savait qu’il voulait que Sheryl s’en aille et elle approuve sa décision quand elle retrouve son mari dans son lit. Autrement, durant la nuit, David se met lui aussi à avoir quelques visions démoniaques. Après Kristen en saison 1 et Ben en saison 2, ce n’est qu’une demi-surprise. Son démon à lui prend l’apparence de Kristen, mais d’une Kristen qui en est encore à jouer l’hypersexualisation de la scène. Je trouvais sa langue dérangeante avant qu’on ne découvre qu’elle avait une langue digne d’un serpent.

Le problème, c’est que quand David confronte Kristen le lendemain sur leur véritable nuit de sexe, il se rend compte que Kristen n’est pas du tout au courant de ce dont il parle. Oui, elle s’est confessée, mais heureusement, David les a arrêtés à temps. C’est gênant : David aurait donc couché avec un démon. Ah, cette série, je vous jure !

Dire que la même journée, le psy propose à Kristen d’inviter David chez elle pour apaiser les tensions. C’est bien trop drôle à imaginer après ces scènes honnêtement. Chez elle, il se passe plein de choses en plus. Andy décide de changer le lit de position et trouve un pot sous le lit avec une tête humaine miniature dedans. C’est juste à vomir quand on le voit s’acharner sur la petite tête dans les toilettes.

Les filles sont toujours insupportables, évidemment, mais je les apprécie vraiment beaucoup quand Lexis a la bonne idée de parler du jeu à ses trois sœurs. Elles font ainsi tourner en bourrique Leland qui est complétement dépassé par la présence des quatre filles en même temps. C’était bien trop drôle comme conclusion pour cet épisode.

La fin d’épisode est un petit bonbon pour les yeux avec David qui s’imagine à nouveau coucher avec Kristen. La série ne fait pas dans la dentelle côté sexualisation, donc, mais elle fait vraiment dans la dentelle concernant les habits de Kristen, si je puis dire. Le plus intriguant est encore que la coucherie de David est observé par le fantôme d’une bonne sœur qui vient juste de mourir dans la même machine de scientifique.

Eh oui, après le premier échec d’expérience, les scientifiques ont retenté le coup. C’est un échec cuisant : la bonne sœur pèse 36 grammes de plus après la mort… laissant David envisager la possibilité que ce ne soit pas l’âme qui pèse, mais les démons. Ma foi, ça explique bien la libération du prêtre de tous ses problèmes, alors pourquoi pas, c’est rigolo !

 

Evil (S03)

Synopsis : La saison 2 posait beaucoup de questions sans jamais vraiment répondre à nos questions : la saison se terminait sur David assurant le pardon de Dieu à Kristen… avant qu’il ne l’embrasse. Le soir où il devient prêtre ? Et Andy ? Où est la queue de Lexis ? Qu’est-ce que cette gargouille géante vue par David ? Et ce livre que lit finalement Lexis dans son lit ? Et Eddie, la poupée de l’épisode précédent qu’on a vu toute la saison ? Et les rêves de Ben qui ont cessé ? Il y a de quoi faire cette saison !

Saison 1Saison 2 | Saison 3

Pour commencer, je me rends compte que je suis toujours en panne de série quand je commence celle-ci, et j’espère qu’elle va me remettre le pied à l’étrier car j’en ai bien besoin ! En même temps, si je suis impatient de la reprendre au point de la faire passer avant d’autres séries, il faut bien que je sois honnête avec moi-même : j’ai peur que ça ne suffise pas cette saison.

La saison 2 avait été marquée par bien des incompréhensions de ma part vis-à-vis du projet des scénaristes. On sent bien qu’il y en a un, mais nous sommes beaucoup trop laissés de côté, et ça me dérange que ce ne soit pas plus clair et explicite. On verra si cette saison 3 me donne envie d’être assidu au point d’y consacrer tous mes dimanches soirs, mais j’en doute.

Je sais en revanche que ce sera un vrai plaisir de la regarder de bout en bout, car la qualité est là pour tout le reste. Quant au côté feuilletonnant de la série, il fonctionne parfois au-delà du cas de la semaine. Il faut juste prendre le temps de tout démêler, et ça tombe bien, je l’ai fait avant de lancer cet épisode…

Voir aussi : Comment résumer la saison 2 d’Evil ?

Moyenne de la saison : 17,5/20

s03e01 – The Demon of Death – 17/20
Ce n’est que le premier épisode, alors nous n’avons pas vraiment une pluie de réponses, c’est évident. Cela dit, le retour de la série est réussi : je retrouve avec plaisir les personnages de la série et les intrigues, mais aussi et surtout l’ambiance si étonnante de la série, à parler religion au milieu de moments démoniaques, sexy ou bizarrement glauques, quand ce n’est pas un moment mélangeant les trois à la fois. On s’y fait avec le temps, apparemment, ça ne me surprend plus.
S03E02 – The Demon of Memes – 17/20
C’est de nouveau un très bon épisode, ça ne fait aucun doute. J’aime beaucoup le thème de l’épisode et la manière dont les personnages évoluent tout au long de ces cinquante minutes, tout en étant frustré de tout ce qu’on ne voit pas et de ce qui reste implicite dans l’intrigue. Pour l’instant, cette saison 3 reste plus linéaire et logique, cependant, je garde donc espoir pour la suite.
s03e03 – The Demon of Sex – 17/20
Je suis plutôt très content de la direction que la série prend avec cet épisode : j’ai soudainement l’impression que les scénaristes cherchent à répondre à ce qui me posait problème depuis une demi-saison, avec une intrigue plus sérialisée, plus de cohérence et le retour d’anciennes intrigues. Concrètement, cet épisode me rassure pour la suite, tout en proposant une intrigue et quelques scènes inoubliables. Forcément.
S03E04 – The Demon of the Road – 18/20
Incroyable comment cet épisode, à peine plus long que d’habitude, réussit à apporter l’air de rien de nombreuses réponses et une continuité à des interrogations de la saison 2. C’est un vrai plaisir de suivre cette saison 3 parce que je trouve qu’elle solidifie vraiment l’ensemble de la série, au point de la ramener à son excellent niveau de départ. Après s’être perdue un temps, la série semble vouloir retrouver le chemin de la logique et de la conclusion des intrigues. C’est bien mieux comme ça, j’ai moins l’impression que les scénaristes oublient une partie de ce qu’ils ont écrit.
S03E05 – The Angel of Warning – 16/20
Si l’épisode semble retomber dans certains travers de la saison 2, j’ai l’impression que c’est proposé de manière bien plus consciente et assumée cette fois. Cela permet d’avoir une sensation bien différente quand l’épisode se termine, car les personnages sont plutôt dans le même état que moi. Cela change. Autrement, la qualité est toujours au rendez-vous et la série continue d’exceller dans sa manière de questionner notre monde et notre quotidien. Un régal.
S03E06 – The Demon of Algorithms – 17/20
C’est de manière très insidieuse que cet épisode est extrêmement efficace : l’angoisse qu’il provoque n’est pas tellement celle d’une peur sur le moment, mais plutôt ce genre de peur qui revient hanter les pensées ensuite. Il y parvient en mettant en scène des situations assez quotidiennes l’air de rien et une intrigue bien moins fantastique que ce que la série fait parfois. Cette fois, c’est bien réel, et les surprises le sont tout autant.
S03E07 – The Demon of Cults – 17/20
La saison continue sur sa très bonne lancée cette semaine, avec un autre épisode qui nous laisse entrevoir des réponses… tout en posant plein de nouvelles questions au passage. Je sors du visionnage avec une chanson en tête dont je me serais bien passé et avec l’impression que l’épisode n’apporte pas vraiment de conclusion à ce qui était proposé cette semaine. Pas grave, la série est renouvelée pour une saison 4 de toute manière.
S03E08 – The Devil of Parenthood – 18/20
Les scénaristes n’ont vraiment pas oublié la saison 2, et ils ont clairement gardé certaines intrigues de côté pour que la fin de cette saison 3 soit impressionnante. C’est une bonne chose, et j’aime bien la tournure de cet épisode. D’un côté, on nous donne des réponses, de l’autre, cela nous fait surtout nous poser d’autres questions, mais de manière plus guidée qu’avant. J’aime beaucoup le rendu et l’ensemble est réussi.
S03E09 – The Demon of Money – 17/20
La série continue de nous proposer de très bons épisodes, et comme on s’approche de plus en plus de la fin de saison, je pense que c’est vraiment bon signe. Si comme d’habitude, ça a tendance à partir en vrille et surprendre par sa construction, l’épisode nous propose des intrigues sérialisées qui donnent envie de revenir, tout en apportant des réponses encore cette semaine. Reste juste à voir où elles nous mèneront, donc.
s03e10 – The Demon of the End – 19/20
Je pensais que la saison durait treize épisodes, alors je n’étais vraiment pas prêt à voir un épisode final. Et pourtant, c’est bien ce que propose la série, et son titre aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Je suis trop endormi en ce moment, ce n’est pas possible autrement. C’est un épisode de conclusion très efficace, en tout cas, au point que c’en est incroyable tant il met tout en place par lui-même. J’ai adoré, tout simplement, et je suis tellement impatient de découvrir la suite à présent !

Saison 1Saison 2 | Saison 3

NCIS Hawai’i S01E22 (express)

Épisode 22 – Ohana – 13/20
C’est un rendez-vous manqué : la fin de saison ne parvient absolument pas à surprendre, avec une deuxième partie d’enquête pas bien intéressante. C’est dommage, parce que l’épisode part d’une bonne idée, mais tout est assez prévisible dans la manière dont ça se déroule. Même les intrigues concernant les personnages, arrivant d’habitude à me raccrocher, étaient bien simples.

Spoilers

Jane et son équipe tentent d’éviter un incident diplomatique Russie/USA.

L’épisode reprend à peu près là où le précédent s’arrêtait, avec Jane et Joe face à un vrai problème diplomatique quand leur prisonnier leur claque entre les mains au beau milieu d’un avion. Ce n’est pas le seul et tout l’épisode tourne autour de tensions entre les États-Unis et la Russie. C’est assez étonnant d’ailleurs : la guerre avait probablement déjà commencé pendant le tournage, voire l’écriture de l’épisode.

Oh, les américains ont une obsession pour la Russie depuis la Guerre Froide, ce n’est pas nouveau, mais ça sonne particulièrement étrange désormais d’avoir ce genre d’épisode nous parlant d’une possible Guerre Froide « ou pire » quand les relations internationales sont si tendues. Bon, qu’importe.

L’épisode était plutôt plat tout du long, parce que l’enquête se déroule vraiment sans heurt. On n’a même pas une petite scène d’action pour Lucy qui échappe au combat contre l’espionne de peu – et la choré avec les deux mecs était sympa, mais pas aussi impressionnante, bizarrement – puis qui tire directement sur le suspect terroriste qui s’enfuit sans lui laisser une chance de se battre contre elle (ou de survivre pour avouer, ma foi).

Bref, ce n’est pas du côté de l’enquête qu’il faut chercher quelque chose d’intéressant, malheureusement. C’était heureusement mieux du côté du développement de personnages, avec une insistance toute particulière autour du personnage de Boom-boom, le spécialiste en explosifs. Je me demande à présent s’il est là pour rester, parce qu’il a vraiment été central dans l’épisode, plus que les autres agents.

Je veux dire, c’est lui qui sauve la vie de Jesse et Kai en désactivant une plaque qui n’a jamais vraiment risqué d’exploser – je veux dire, ils n’allaient pas tuer deux des acteurs principaux dans la même scène et le même épisode en fin de saison 1, il ne faut pas abuser. Et est-ce qu’il a vraiment fallu l’aide de Boom-boom pour trouver que la montre était le détonateur en fin d’épisode ? Même moi, je le savais quand Jane s’est mise à accuser un sénateur qui n’avait clairement rien d’autre sur lui.

La scène était sympathique, je ne dis pas, et c’est cool pour Boom-boom, mais ça ne rend pas spécialement justice à l’intelligence des agents de ce NCIS Hawai’i qui ont déjà fait bien mieux. D’ailleurs, Jane qui nous fait un cours d’Histoire sur la première guerre mondiale, c’était bien plus intéressant. Pourtant, cette partie de l’épisode sur le navire de guerre avec le prisonnier politique enlevé par les agents comme s’ils étaient des criminels et dans l’indifférence générale de tout un marché, ce n’était pas glorieux pour la série non plus.

Finalement, tout est bien qui finit bien dans ce double épisode, laissant une impression de trop peu. La série a eu de bien meilleurs épisodes en cours de saison, et c’est étonnant de voir la saison s’achever sur un épisode parfaitement oubliable. L’épisode se termine ainsi par une grande fête qui permet à tout le casting de se réunir. Le premier but de la scène est évidemment de nous faire un happy end, avec tout le monde qui apprend à passer de bons moments ensemble et continue de faire connaissance. Au fond, après 22 épisodes, certains ne semblent pas encore se connaître.

A l’inverse, Ernie semble soudainement beaucoup connaître Lucy. Ils se sont toujours bien entendus, mais dans l’épisode, il semble savoir avant elle ce qu’elle désire, allant jusqu’à insister auprès de Whistler pour qu’elle déclare à nouveau ses sentiments à sa collègue. C’est gros, mais ça permet des scènes où le personnage de Whistler est développé. Elle parvient même à faire craquer une Black Widow russe en garde à vue en lui parlant de son amour pour Lucy, c’est vous dire à quel point ça se développe. Pourtant, je doute que ce genre de coming out dans un interrogatoire filmé soit vraiment de mise – d’accord, elle ne fait que dire « elle », m’enfin, ça se devine très bien.

Bref, tout ça permet d’en arriver à la soirée où comme par hasard Lucy attend désespérément sa collègue blonde après avoir mis un terme, toujours hors écran, à sa relation avec Skylar. Cela aurait pu être sympa d’avoir un vrai développement autour de ce personnage et de cette relation. Là, on sent que c’est arrivé comme un cheveu sur la soupe dans la tête des scénaristes, un brin trop tard pour en faire vraiment quelque chose.

La scène finale voit donc Whistler déclarer son amour à Lucy en lui chantant « Make you feel my love ». Vraiment, j’en viens à regretter qu’elle ne soit pas morte ou méchante comme le veut le cliché tellement c’était gênant comme mise en situation. Au départ, personne sur la terrasse à l’étage ne semble l’entendre, allez comprendre pourquoi, mais ça finit par se faire. Pfiou. La nana se retrouve à chanter devant tous les collègues de la boîte avec qui elle bosse à peu près la moitié de son temps, tout ça pour draguer une autre collègue devant eux ?

Non, franchement, je suis super content pour elles, hein, mais c’était juste gênant comme scène ? Je m’imagine bien me mettre à crier de joie parce que deux collègues s’embrassent devant tout le monde, tiens. C’est peut-être parce que je suis adulte que je me rends soudainement compte à quel point les séries qui insistent autant sur les relations entre collègues formant « une grande famille » sont bizarres.

Allez, ça me fait plaisir de voir la saison se terminer si bien, après. Un petit cliffhanger n’aurait pas été de refus, mais je pense que les scénaristes avaient peur de ne pas être renouvelés. Tant pis, happy end et puis s’en va.

 

EN BREF – La série a su très rapidement trouver son propre ton tout en s’incluant à merveille dans la franchise. En insistant davantage sur les relations entre ses personnages et grâce à un cadre idyllique et ensoleillé qui change de ce à quoi on est habitué avec le reste du NCIS, ce procédural séduit. L’île d’Hawaii continue d’émerveiller et de passer magistralement à l’écran, les scènes d’action de la série sont un énorme point fort et les personnages sont plus ou moins attachants.

Heureusement, le casting aide à compenser quand ce n’est pas le cas. Jane et sa famille, Kai qui ne sait pas trop comment s’intégrer ou les déboires amoureuses de Lucy ont été les plus intéressants à mes yeux, et le renfort de guest-stars a toujours été un plus sur des épisodes plus médiocres. Un divertissement qui fait donc son job, ni plus, ni moins. À la saison prochaine.