Riverdale – S06E09

Épisode 9 – The Serpent Queen’s Gambit – 14/20
Franchement, j’aurais été capable d’enchaîner sur le dernier épisode diffusé, mais j’avais autre chose à faire ce soir, et c’est presque dommage tellement toute l’intrigue parvient à me motiver par rapport à d’habitude. Vraiment, la série me propose plus que ce que j’en attends en ce moment. Bien sûr, ce n’est pas exceptionnel, mais j’ai toujours mes petits fous rires face aux répliques et situations débiles, avec en plus une histoire qui reste sympa à suivre. Bref, c’est mieux que les deux ou trois saisons précédentes, ou alors j’ai juste ajusté mes attentes et sait exactement quoi en attendre désormais. Dans un cas comme dans l’autre, ben, je ne m’ennuie pas.

Spoilers

Abigail passe à l’attaque, mais elle n’est pas aussi douée que Percival.

We’re the good guys.

Si l’on en croit le titre de l’épisode, les scénaristes vont s’inspirer de quelques succès Netflix pour marquer des points auprès de son audience. Il faut bien, parce qu’Archie a décidé non seulement de garder son t-shirt, mais désormais d’en porter deux quand il fait son sport et court en ville. Il faut dire qu’il fait froid en ce moment, il a même un bonnet !

Quand il rentre, c’est pour mieux être déçu par son oncle en plus : Frank est désormais complètement manipulé par Percival, dont il accepte le recensement sans souci. Le problème, c’est que le recensement révèle surtout les problèmes de gang de la ville : Percival s’attaque donc à Toni dès la scène suivante. Les problèmes de gang ne plaisent pas à la ville, mais ils ne plaisent pas non plus à Kevin. Il s’est vite remis de son coup de marteau et joue à nouveau les babysitters.

Comme d’habitude, il est ensuite réduit à un rôle de gros connard jouant contre les héros, qui sont supposés être ses amis. Comme d’habitude, il est donc brainstormé par Percival et reproche à Fangs et Toni d’être membres de gang, car ce n’est pas bon pour « bébé Anthony ». Pourquoi tout le monde l’appelle-t-il bébé ? Je veux dire, il ne s’appelle pas Toni, donc ça irait, personne ne confondrait ?

Cela dit, la vraie question de la scène est… Pourquoi Tabitha porte-t-elle une perruque immonde ? Et si ce n’est pas une perruque qu’a-t-elle fait à ses cheveux ? Je sais, je pose les vraies questions, j’y tiens, il faut que cette critique serve à quelque chose. Et ça ne peut pas être autre chose que ça quand la critique serait autrement obligé de résumer les scènes d’Archie et les références multiples aux X-Men.

Genre, maintenant qu’ils ont donné des pouvoirs de « mutants » aux héros de la série, les scénaristes sont trop heureux de pouvoir faire des références comics et les enchaînent quand le trio tente de monter un plan pour mettre à mal le plan de Percival. Ce n’est pas aisé, mais leur plan en arrive à l’idée de se servir de Cheryl. Une fois de plus. Pas si évident !

Si dans l’épisode précédent il neigeait et si le début de celui-ci donnait cette même impression, nous découvrons qu’il pleut en fait à verse sur Riverdale. On le sait lorsque Britta accompagne Abigail au cimetière. Cette dernière en profite pour révéler son plan machiavélique : se servir du corps de Toni pour faire revenir l’âme de son amour de toujours avant de tuer Fangs, Archie, Jug et Betty. Super plan, ma foi, je veux bien moi.

Le problème, c’est donc que ce sont justement Archie, Jug et Betty qui viennent consulter Abigail qui vient de découvrir le latex si j’en crois son horrible outfit. Loin de vouloir les aider, celle-ci les chasse en leur reprochant ce qu’ont fait leurs ancêtres. Vraiment, on avance de fou dans cet épisode, je n’ai pas l’impression de tourner en rond. Le schéma même de l’épisode tourne en rond : n’ayant pas l’aide de Cheryl, le trio se tourne vers Veronica.

Ils y vont en marchant sur des œufs, craignant que Veronica ne soit manipulée elle aussi. Au contraire, elle leur apprend qu’il n’existe aucune trace de Percival ailleurs et qu’il a convaincu un de ses clients de se suicider. Ils n’ont pas le temps d’en faire quoique ce soit que Tabitha leur demande aussitôt de se rendre au conseil des quatre.

Pendant ce temps, l’intrigue sur la guerre des gangs qui pose soudain problème aux habitants de la ville continue. Allez savoir comment, ça ne posait problème à personne quand Toni était élue au conseil municipal, mais suite à une fusillade sortie de nulle part à l’encontre du diner où Tabitha servait à peine deux clients, le conseil des quatre veut subitement se débarrasser de Toni. Bon, le conseil des quatre, ou plutôt des deux : Frank et Alice, manipulés par Percival.

Voilà donc pourquoi il est important de se rendre à l’El Royale pour le conseil des quatre. On notera autrement que l’actrice incarnant Betty a clairement un problème de continuité tout au long de l’épisode. Elle est censée en avoir marre des lumières et ne pas les supporter à cause de son pouvoir, mais elle ne porte ses lunettes de soleil que dans des endroits sombres, jamais quand elle est face à une lumière ou les multiples bougies du manoir Blossom.

Elle les retire aussi quand elle arrive au gymnase un brin trop tard : Toni se fait écarter du conseil des quatre, qui devient un conseil des trois, par un vote unanime (à l’exception de Tab) contre elle. Ben voyons. Ce n’est pas très crédible tout ça, mais bon, Pickens a des pouvoirs après tout, et c’est toujours mieux que l’intrigue suivante qui voit Abigail empoisonner Archie, Jug et Betty. Ou du moins essayer.

Betty perçoit son aura à temps pour refuser et pour aller alerter les garçons. On notera donc qu’Archie bouffe de manière plus crade qu’un enfant de trois ans, avec des miettes absolument partout, et que Jug est une fois de plus présenté comme une sorte de boulet beauf s’empiffrant toute la journée. Pas assez pour être empoisonné, malheureusement.

Il reste le seul affecté par ce qu’il s’est passé : Archie est increvable après tout. Voilà qui tombe bien. Dans le même genre, ça tombe bien : Jug est capable de lire dans les pensées désormais, et il pourra donc savoir ce que pense vraiment Cheryl. Cheryl ? Oh, Abigail a clairement en tête de récupérer le corps de Toni pour elle. Elle s’arrange donc pour récupérer son sang avec quelques roses, avant d’apprendre plus d’informations intéressantes concernant les Monstres voulant tuer Archie. Et Toni lui raconte tout sans se douter de rien ?

Il faut dire qu’elle prend cher Toni dans l’épisode. En effet, en parallèle de tout ça, Percival continue ses multiples manipulations en s’en prenant à nouveau à Toni et Fangs. En effet, il se démerde pour découvrir que Fangs a des armes illégales cachées dans l’appartement ; et il le fait parce que les Serpents veulent se battre et rester un gang. C’est à l’encontre des idées de Toni qui envisageait de les faire devenir une association.

C’est bien foiré tout ça, parce que la perquisition menée par Kevin, Percival et le shérif ne mène qu’à l’arrestation d’un Fangs, forcé de reconnaître qu’il s’agit bien de ses armes. Inévitablement, Toni reçoit la visite de son assistante sociale préférée, Janet, qui est inquiète pour « bébé Anthony ». Cela donne un sentiment de déjà vu à Toni qui commence à se rappeler de Rivervale. Alors là, c’est couillu. Les scénaristes veulent en revenir là, encore ? Non merci.

Je me demande ce que sera l’intrigue de la saison 7 après tout ça, parce que si on en revient à Rivervale, c’est sûrement pour que les héros perdent les pouvoirs qu’ils viennent de gagner. En attendant, c’est baby Anthony qui est perdu par Toni. Le gamin se fait kidnapper la nuit où Cheryl jette un cocktail molotov aux pieds d’Archie – c’est fou, même là avec ses vêtements qui crament, on ne le voit pas torse nu.

Cette intrigue est vite mise de côté de toute manière, avec Jug qui découvre par Britta la vérité concernant Abigail/Cheryl et surtout avec Toni qui reçoit un coup de fil de Twyla. Pour nous, c’est l’occasion de découvrir que Bébé Anthony a été kidnappé par Percival (qui d’autre ?) et que les Monstres propose un marché à Toni.

Pour récupérer son gamin, elle doit accepter un combat contre les Monstres. Bon, ça, c’est la théorie. La pratique est ailleurs : la police organise une chasse aux Serpents, tout simplement, toujours sous l’impulsion de Percival. C’est bien impossible d’y croire, parce que même Kevin ne dit rien alors qu’il est le père du bébé. Heureusement, Tabitha est là pour le secouer et pour prévenir Toni dès qu’elle est au courant de ce qu’il se passe.

Un twist plus tard, et surtout un livestream « au monde entier » (lol) plus tard, Toni est saine et sauve en prison, les Monstres sont exterminés par Percival à l’exception de Twyla (forcément) et tout est bien qui finit mal : Percival est élu à l’unanimité (moins Tabitha, toujours) au conseil des quatre de la ville. Sinon, Toni continue de tout perdre quand Kevin lui révèle également, et c’est bien logique, qu’il va demander la garde d’Anthony (non, pas de bébé Anthony, pas cette fois-ci).

Il faut dire que le reste du groupe est occupé ailleurs qu’au gymnase pour une énième réunion : ils ont à secourir Cheryl d’Abigail. Un coup de bluff d’une Betty faussement en larmes suffit à y parvenir, heureusement. Le trio, Britta et, allez comprendre pourquoi, Nana décident de bannir Abigail pendant une lune rousse. C’est abusé comme c’est allé vite cette intrigue, mais voilà Abigail prisonnière d’une poupée. Ben super.

Ah, et autrement, ça n’a rien à voir avec le reste de l’épisode, mais il faut savoir que le père de Reggie a des problèmes d’argent provoqués par une addiction aux jeux et au casino de son fils. Cela met Veronica dans une position délicate où elle souhaite virer son beau-père avant d’en parler à son mec. Reggie refuse toutefois d’ouvrir les yeux sur son père, même lorsqu’il perd une bonne grosse partie de son argent, et donc de son business.

Refusant d’y voir une nécessité de virer son père du casino, Reggie décide donc de gérer par lui-même le problème en allant voir les criminels qui ont volé l’argent de son père (enfin, non, d’ailleurs, ils l’ont gagné de manière réglo).

Reggie termine l’épisode en assurant à Veronica que le problème est désormais réglé concernant son père : il est banni du casino… Mais la fin d’épisode nous révèle que ce n’est pas si simple : le père de Reggie a en fait un cancer et est sur le point de mourir. Cela sort encore plus de nulle part que le reste, mais il faut faire avec. On est habitué après tout.

L’épisode se termine d’ailleurs par une autre révélation qui sort de nulle part : les 22 Monstres abattus par la police se sont en fait suicidés. Heureusement que Betty est du FBI pour qu’on le sache et pour qu’elle puisse commencer à anticiper les prochains mouvements de Percival qui, selon Archie, a pour ambition de détruire la ville. Rien que ça.

 

Compteur d’Archie à poil : même le feu ne vient plus à bout des vêtements d’Archie 

Riverdale – S06E08

Épisode 8 – The Town – 15/20
Je ne m’ennuie plus devant la série avec cette intrigue fil rouge. L’épisode va à toute vitesse et nous présente un tas d’événements qui, soyons francs, sont parfaitement incohérents et trop expéditifs pour être crédibles, mais ce n’est absolument pas grave. Au contraire, ça permet de ne pas trop se prendre la tête sur des détails et sur toutes les incohérences : c’est trop rapide. Je n’attends plus rien de la série, ça ce n’est pas nouveau, mais elle parvient de nouveau à me divertir avec cette intrigue sans queue ni tête.

Spoilers

Percival Pickens passe à l’attaque.

Get out of my head, you piece of garbage.

J’ai un milliard de choses à regarder et rattraper, mais vraiment, Riverdale, c’est la simplicité ultime. Pas compliqué, ça se regarde tout seul, les pages de critiques d’épisodes sont déjà prêtes… Tout va bien. Pour moi, en tout cas. Pour les personnages, beaucoup moins : Jug a décidé de publier une lettre anonyme qu’il a reçu et qui critique la ville. Il semblerait ainsi qu’il y ait quelqu’un, on se demande bien qui, qui pense que cette ville est la pire des États-Unis. Evidemment.

Tabitha qui a clairement été témoin de Jug lisant dans ses pensées pense désormais que Jug a retrouvé l’audition, tandis qu’Archie ne se rend pas compte que ce qu’il pense est tout de même différent de ce qu’il dit. Cela mène à quelques incompréhensions entre les amis, alors que tout le reste de la ville en prend pour son grade, à commencer par les gérants du casino et les chefs des Serpents. Super.

Bien sûr, face à un tel article, toute la ville essaie de trouver des solutions. Toute la ville, sauf Archie, évidemment. Lui, il se cherche un coupable. Il veut ainsi savoir qui a écrit l’article, et celui-ci se dénonce bien vite : Pickens. C’est sans surprise. Le type vient faire des affaires en ville et ce sera plus simple de tout acheter si les prix ont chuté.

Bon, il fait toutefois face à Archie qui est très très énervé si on en croit son œil qui clignote. Le rouquin lui propose même de le battre dans la rue, parce que c’est comme ça qu’on règle les problèmes dans une démocratie, c’est bien connu. Bref. Archie et Veronica parlent plus que le conseil des quatre élus de la ville, et ils sont pris au dépourvu par Pickens et ses bons arguments.

On part grosso modo sur de l’extrême droite de base avec un Percival Pickens qui souhaite dégager tous les SDF de la ville. D’un coup, Jug s’en veut d’avoir publié cet article : n’oublions pas qu’il est pote avec les SDF et le roi des Rats lui. Quoi ? Ce n’est pas lié ? Qui s’en fout ? À ce stade, les scénaristes, probablement. Ce n’est pas grave : on avance assez vite avec Jug qui souhaite créer des refuges pour SDF et se réconcilie ainsi avec Archie, le seul avec une expérience dans la construction pour l’aider à faire ça. Oh lala.

En parallèle, Veronica est prise de remords. Elle arnaque toute la ville avec son casino, et elle en a conscience. Ce n’est pas une bonne chose, après tout, et elle se sent trop comme son père à le faire. Elle arrive donc à convaincre Reggie assez rapidement d’arrêter toutes les magouilles qu’ils font et de mettre en ordre les papiers et permis (euuuh ?) du casino. La scène se termine avec la décision d’accrocher un portrait d’Hiram sur le mur, juste pour ne jamais oublier qu’elle l’a tué. Pardon, qu’elle ne veut pas lui ressembler.

Bizarrement, l’idée de Veronica de faire de son casino une attraction touristique pour la ville ne convainc pas Alice, manipulée par Pickens, ni qui que ce soit d’autres. Celle d’Archie est top, en revanche… jusqu’à ce qu’il soit question du coût des refuges/maisons pour SDF. Cela coûterait si cher à la ville qu’il faudrait en augmenter les impôts ! Inacceptable d’après les pensées des gens sur place. Bordel. C’est vraiment de la politique 1.0 cette affaire, on simplifie à l’extrême des concepts plus complexes… mais au moins on s’amuse bien. Je crois ?

Il y en a un qui prend son pied, en tout cas : Perceval Pickens. Il accepte une invitation à un tête à tête avec Archie qui en est désormais capable sans en venir aux poings. Il souhaite parler à son adversaire pour mieux le cerner, mais tout ce qu’il constate, c’est qu’ils sont en désaccord. Bref, il est temps d’avancer à autre chose, parce qu’on se fait chier avec cette scène qui tourne en rond.

L’avantage de cette série, c’est que les scénaristes ont un milliard d’idées pour aller vite vers autre chose. Voilà donc Archie qui réunit Toni et Tabitha pour les convaincre d’avoir une maison de SDF aux couleurs des bars de la ville directement sur le parking, avant que Jug n’aille convaincre son ami SDF de céder la ruelle des sans-abris pour la construction d’abris-maisons. Mais WTF. L’ami n’est pas si cool, par contre : il n’hésite pas à frapper Kevin d’un coup de marteau dans la tête.

J’ai bien ri, parce que ça se voyait directement que le type était hypnotisé d’une manière ou d’une autre, probablement par Pickens. Et en parlant d’hypnose, on a une autre intrigue étrange dans laquelle Pickens réussit à convaincre un type de se suicider. Il se rend au casino pour convaincre un client de Veronica et de Reggie de se suicider. Ce suicide est toutefois incompréhensible, parce que le type était en train de gagner des sommes pharamineuses.

Peu importe, de toute manière : le problème pour Veronica est que le type mort dans son casino pose un gros problème pour la suite. Alice a été claire : au moindre problème, elle refusera que la ville s’associe au casino. Il n’en faut pas plus pour que Veronica décide de recontacter Heraldo pour qu’il l’aide à gérer ce cadavre. Celui-ci est heureux de l’aider, propose d’en faire plus et Veronica s’en sert aussitôt pour savoir qui peut bien être Pickens (qui de son côté contacte Kevin, évidemment).

Ah lala, Pickens est fort pour foutre la merde, et il va même faire en sorte que la première maison-refuge d’Archie, aux couleurs de Pops, soit taggée bien vite. Cela énerve tellement Archie qu’il en fout un coup de poing dans la carrosserie de son pick-up. WTF ? Pourquoi détruire sa voiture ? Mystère. Il doit avoir de l’argent à balancer par les fenêtres, écoutez.

Et du temps à perdre. Là-dessus, ce n’est pas le seul : Jug aussi en a plein à perdre. Il se rend voir Doc, son pote SDF, pour mieux comprendre le pouvoir d’hypnose de Pickens. Il se met aussitôt en tête de l’interroger pour en savoir plus… mais Pickens est loin d’être idiot. Il comprend bien vite que Jug fouille sa tête et OH REVELATION il est capable de savoir que Jug l’entend.

Il a un joli pouvoir de persuasion le Pickens et… c’est bien pour ça qu’il décide de gérer le problème lui-même concernant la rue des SDF. L’allée n’en finit plus de s’agrandir tout au long de l’épisode, mais en tout cas, Pickens est capable de payer 100$ par SDF et de tous les convaincre de se barrer ailleurs. Il aurait été plus simple de commencer par-là, probablement ? Bon, écoutez, ce n’est pas grave, on n’a jamais perdu que 40 minutes de notre vie. Et au conseil municipal suivant, Percival révèle donc sa bonne action pour la ville, avant d’annoncer qu’il a pu le faire grâce à l’aide du shérif Keller, son nouvel employé. Su-per.

Le casino ? Alice se laisse convaincre très facilement par Pickens que ce n’est pas une bonne idée pour Riverdale d’être associé au Babylonium. Elle explique ainsi à Veronica que le nom de Lodge n’est vraiment pas gage de qualité. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Veronica s’énerve et décide que comme elle n’est pas comme son père et ne veut vraiment pas lui ressembler, le meilleur plan à suivre est de… faire comme son père. Elle demande à Reggie et Heraldo de mettre en place tout un tas d’arnaques pour gagner plein de fric. Elle apprend aussi que Pickens n’a pas d’existence administrative. Il sera notre nouveau Hiram, écoutez.

De son côté, la gamine rousse dont j’ai encore oublié le nom se lance dans une grande quête pour essayer de se retrouver sa Cheryl chérie qui est coincée dans les miroirs reflétant son corps. C’est absolument peu passionnant, surtout qu’elle demande de l’aide à… la grand-mère ? Genre, celle qui a fait en sorte que sa petite fille laisse place à Abigail ? Quel est l’intérêt pour elle de l’aider ?

Elle semble pourtant le faire et lui conseille d’endormir Abigail, car ce n’est que dans le sommeil le plus profond d’Abigail que Britta pourra obtenir l’accès aux rêves dans lesquels Cheryl est encore accessible. Dans ceux-ci, Jason continue de parler, et même si ce n’est pour ne rien dire et jouer le rôle d’un gamin de huit ans alors qu’il est vieux, c’est déjà ça.

Penelope est de retour elle aussi, et c’est pour mieux continuer de s’en prendre à Cheryl. Quand Britta la retrouve en effet au beau milieu d’un rêve, c’est plutôt dans un cauchemar qu’elle débarque. Cheryl y est privée de cadeaux le jour de son anniversaire : elle est punie face au mur alors que Jason, lui, obtient plein de cadeaux.

Ce premier cauchemar tourne court bien vite, mais un second cauchemar permet de continuer à nous présenter Pénélope comme une marâtre cinglée digne de la reine de cœur d’Alice au pays des merveilles. Limite, ces passages humoristiques m’ont presque fait rire et au moins, ils avaient une cohérence pour la suite. La mère est donc une sorte d’épouvantail que Cheryl a décidé de se créer et qui la tient prisonnière. C’est Nana qui explique tout ça à Britta, qui se charge d’expliquer à Cheryl qu’elle est prisonnière d’Abigail, prisonnière de son corps. Sa geôlière, mère et homophobe, n’est donc jamais que le fruit de son imagination.

Une fois qu’elle le comprend grâce à Britta, elle est capable de la chasser de son esprit bien vite et de communiquer avec les rêves de Britta d’une manière ou d’une autre. Allez comprendre.

 

Compteur d’Archie à poil : Il a décidé de garder son t-shirt cette saison ! Il faut donc se contenter des nombreux décolletés de Cheryl. En plus, Betty a même été absente de quasiment tout l’épisode, ne revenant qu’à la toute fin, avec une migraine qui l’empêche de supporter la lumière. Vivement qu’on en sache plus sur ses pouvoirs ?

Grey’s Anatomy – S18E15

Épisode 15 – Put It to the Test – 18/20
Non, l’effet nostalgie ne fait pas toujours tout, mais je dois avouer que cet épisode sait le ménager comme il faut pour nous donner envie d’y croire et d’aimer à nouveau la série. Le nouveau risque qui plane sur l’hôpital pour la dernière partie de cette saison devrait exister depuis quelques années déjà, mais je l’aime bien et ça devrait permettre de redonner un peu de sens à toutes les intrigues grâce à un fil rouge donnant envie de découvrir la suite.

Spoilers

Le programme de résidence est mis à mal par une évaluation qui pourrait bien en signifier la fin.


#GSM is abusive and will murder you.

Ben ? Pourquoi on ne connaît que la première partie des acronymes présentés par Meredith en début d’épisode ? Bon, qu’importe, elle a fait venir Nick à Seattle avec un organe. Et c’est un organe bien particulier : il s’agit d’un rein de porc qui est sur le point d’être greffé à un être humain en mort cérébrale, parce que pourquoi pas. Il faut bien faire des tests – et ce genre de xénogreffe est assez incroyable.

Pendant ce temps, le programme pour les résidents est sur le point de possiblement fermer, et ça pose un gros problème à Miranda, certes, mais aussi aux résidents. Helm se sent super mal de savoir que son programme risque de fermer, forçant ainsi Levi à venir au travail au moins pour une journée d’audit particulièrement flippante.

C’est assez dingue qu’on en arrive là seulement cette saison : des résidents se sont enfin plaints. On ne sait pas qui ou comment, mais ça change tout pour Miranda et les titulaires encore présents à l’hôpital, parce qu’ils vont d’être examinés et interrogés par des experts médicaux pour voir si le programme peut continuer ou non.

S’il ne continue pas ? Le résultat de l’observation sera rendu public et le programme fermé. Plus aucun résident, mais aussi beaucoup moins de patients. Miranda fait donc tout pour que tout se passe bien, mais elle n’est pas aidée la pauvre. Ainsi, Richard fait revenir Hamilton à l’hôpital pour ses tests physiques… C’est l’occasion d’une scène expéditive entre Kai et Amelia, et je ne sais pas trop pourquoi à vrai dire. On ne les voit plus ensemble ? C’était bien la peine de forcer comme ça sur toute la moitié de la saison.

Bref, l’essentiel est ailleurs : Richard souhaite passer un examen pour vérifier qu’il est toujours au top de sa forme, et ça semble être le cas. Un peu trop même : il finit par comprendre qu’Hamilton est en train d’essayer de lui voler Meredith pour l’emmener au Minnesota. Et oui. Il fallait bien que ça arrive, mais quand il s’en rend compte, il ne peut pas s’empêcher d’en parler à Miranda, sans même que Meredith ne puisse leur en parler d’abord ou vraiment faire son choix, même si ça semble en bonne voie.

Miranda est inévitablement énervée et elle tombe aussitôt sur Meredith pour l’engueuler, alors qu’elle était en train de réconforter Nick. Sa procédure exceptionnelle n’est pas un franc succès, la femme du greffé débarque à l’hôpital et ça faisait beaucoup pour lui. Malheureusement, ça fait beaucoup pour Miranda aussi.

Elle apprend donc le possible départ de Mer et le prend aussitôt pour une trahison, ce qui justifie qu’elle aille l’engueuler apparemment. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que le stress de la journée, avec des interviews franchement désastreuses de la part de tous les titulaires. Entre ceux trop préoccupés par les douleurs de cœur comme Link et ceux qui sortent ensemble ou avec des étudiants, comme Maggie et Winston, ça ne pouvait pas être un succès. Heureusement qu’il y avait Jo pour assurer du succès du programme – et heureusement que personne ne mentionne ceux qui sont morts, aussi. Ce n’est toutefois pas suffisant, la joie de Jo atténue beaucoup les autres interviews, mais bon, ils sont tous plus nerveux que jamais et ça ne fait pas rêver.

Bref, Maggie est bipée pour s’occuper de Miranda lorsqu’elle nous fait une nouvelle crise cardiaque, ou ce qui y ressemble en tout cas, en s’attaquant à Meredith. C’était la pire des idées pour Miranda, parce que tout ce qu’elle fait, c’est prouver à Meredith qu’elle continue de la voir comme un de ses étudiantes prête à tout par amour – c’est pourtant loin d’être le cas, et c’est presque abusé de nous laisser vingt ans d’évolution de personnage de côté comme ça.

La pauvre Maggie se prend tout dans la gueule : Miranda a besoin de prendre du recul et d’arrêter tout le stress qui s’accumule clairement depuis quelques épisodes, son père est en train de passer des tests médicaux, Meredith est sur le point de quitter l’hôpital – et Seattle. Cela fait beaucoup. Et pourtant, ce n’est toujours pas le pire de ce qu’il se passe dans cet épisode.

Pendant ce temps, Levi se rend compte que sa mère est celle qui critique le plus violemment le Grey Sloan Memorial Hospital sur les réseaux sociaux. C’est bien drôle à voir, et on comprend aussi que la plainte vient probablement d’elle. Moi qui pensais que ça allait venir de lui directement comme on ne le voyait pas, ça me rassure. Et ça me rassure aussi de voir sa mère s’inquiéter pour lui.

Par contre, clairement, tout ça était suffisant pour lui donner envie de reprendre le boulot. Je ne vois pas bien l’intérêt de nous montrer la mère avoir un tel accident d’escaliers que celui qu’elle a. C’est fou, mais eh, ça me fait un point de Bingo Séries au moins. Il faut que je fasse attention à ma grille, tiens.

Allez, ça permet à Levi de remettre en pratique tout ce qu’il a appris après un rapide appel au 9-1-1 au moins. Il se retrouve forcé de lui faire une trachéotomie, une procédure décidément à la mode puisque l’on vient juste d’en avoir une sur Jeremy dans Station 19. Espérons un meilleur succès dans cet épisode ? Il le fait grâce à l’aide de Richard qui abandonne ses examens médicaux pour lui. Il s’arrête en plein milieu afin d’aider au téléphone Levi, mais aussi afin de l’accueillir à l’hôpital.

On note qu’il est très appréciable d’avoir cette relation entre Levi et Richard qui se développe, surtout que ça se fait aussi face à Amelia et Kai (qu’est-ce que j’ai ri de la scène avec Atticus d’ailleurs). Malheureusement, ça se fait aussi devant une des femmes chargée de faire un rapport sur le programme qui entraîne nos chirurgiens.

Elles demandent donc à parler à Weber pour avoir son point de vue sur le programme, et ça permet de jolies scènes avec des flashbacks de nos internes préférés, et des autres (les autres étant Miranda et Richard eux-mêmes, puisqu’ils ont passé toute une vie dans cet hôpital apparemment). Le témoignage se fait en parallèle de celui de Schmitt qui témoigne quant à lui pour prouver que Richard va bien et prend toujours de bonnes décisions. La preuve, il l’aide à sauver sa mère qui, effectivement, s’en tire bien dans l’épisode.

Je pense que ça devrait permettre au personnage de se reprendre en main et lui redonner envie de faire de la médecine. J’espère en tout cas. En attendant, Miranda apprend que l’hôpital est bien vu par les femmes chargées de l’évaluer : elles voient une véritable famille, et un désir de bien faire vraiment rassurant… Malheureusement, ce n’est pas suffisant, car ils manquent toujours de chirurgiens. Au moins, ça nous explique le retour programmé d’Addison, tout ça. Cela donne l’espoir d’en voir d’autres revenir, mais l’épisode se termine malgré tout par la promesse d’un départ de Meredith, prête à tout recommencer à zéro. Allez savoir ce que ça donnera.


 

Station 19 – S05E15


Épisode 15 – When the Party’s Over – 18/20
C’est le genre d’épisode dont il est dur de faire la critique tant j’étais absorbé par tout ce qu’il se passait, mais il y a malheureusement quelques scènes moins pertinentes et atténuant l’impact qu’aurait dû avoir l’épisode. La fête est finie en tout cas, personne n’ira dire le contraire après cet épisode qui propose quelques douches froides et d’excellentes performances d’acteurs.

Spoilers

Andy débarque à la caserne 19 après son agression.


Her body is evidence.

Oh bordel, j’aurais dû enchaîner vraiment les épisodes, mais j’avais peur d’un mauvais crossover. A la place de ça, on se retrouve avec un épisode qui reprend exactement où le précédent s’arrêtait. Et ça n’est pas rassurant du tout. On retrouve ainsi Andy courir pour sauver sa vie, ne s’arrêtant plus jamais. La pauvre.

Je m’y attendais, mais elle se rend aussitôt à la caserne 19, où toute l’équipe est encore sous le choc de la possible énième trahison de Sullivan. Pour une fois qu’il faisait quelque chose de bien. Bien évidemment, c’est le même soir que Maya et Carina demandaient à Jack de devenir leur donneur de sperme. L’idiot du village (pardon, mais ça lui va bien et j’ai ça en tête depuis que Carina a dit qu’il était goofy) n’a donc pas le temps de répondre avant qu’Andy ne débarque, essoufflée.

Elle tombe au moins sur les bonnes personnes : Carina est un personnage toujours aussi excellent. Elle est capable d’arrêter Sullivan quand il risque de soigner trop vite Andy et de détruire des preuves de son agression, elle propose à Andy d’appeler la police, mais elle ne souhaite pas le faire sans son accord. Clairement, elle fait bien : l’affaire va partir beaucoup plus loin et Carina le sait, puisqu’Andy demande à ses collègues de se rendre auprès de Jeremy pour vérifier s’il va bien.

Et ce n’est pas le cas. Quand Maya, Vic et Sullivan le retrouvent, il est en mauvaise posture, mais au moins, il est en vie. C’est plutôt une bonne chose car il est crucial qu’il reste en vie pour Andy et pour son futur, parce qu’elle resterait coupable d’un homicide involontaire. Je n’avais pas envie que la série parte là-dedans, mais c’est malheureusement la voie qui est suivie – et c’est bien logique.

Pendant que le trio fait tout ce qu’il peut pour sauver Jeremy et que celui-ci tombe en arrêt cardiaque (bordel), Beckett débarque à son tour et n’aime pas trop voir ces trois-là en train de traiter Jeremy sans avoir appelé de renforts. Ils sont tous bien trop proches d’Andy pour prendre en charge un tel patient.

Beckett appelle des secours, mais ils mettent trop de temps à arriver, de même que la police. Cela force les paramédics présents à… kidnapper Jeremy pour l’emmener à l’hôpital. Après tout, ils étaient au bar de Joe, donc l’hôpital n’est jamais que de l’autre côté de la rue. En théorie. En pratique, ils semblent mettre un temps infini à arriver aux urgences, gérées par une Teddy pas prête pour ce qui va lui tomber dessus, à savoir un Sullivan énervé.

De son côté, Andy se retrouve à devoir témoigner auprès de deux flics. On se retrouve assez rapidement avec un schéma de good cop/bad cop, mais ça fonctionne très bien dans l’épisode. On sent que les questions posées sont les questions attendues dans ce genre de situation, mais ce sont aussi des questions bien gênantes par moment – genre de savoir si elle est alcoolisée ou non.

C’est plutôt bien mené, avec un flic qui fait passer la pilule et nous fait presque oublier qu’ils sont en train de mal faire leur boulot. Heureusement, Andy leur fait remarquer qu’elle a droit d’avoir l’aide de quelqu’un, et elle demande Ben, qui a été formé pour cela en tant que médecin. Quand il débarque, il s’assure que les flics respectent bien le grade d’Andy quand ils lui parlent, mais rappelle aussi qu’ils doivent lui proposer de faire un rape-kit, le kit de viol qui permet de récupérer toutes les preuves de l’attaque.

C’est important de le faire, c’est important aussi de montrer comment ça se déroule. Cela nous permet d’avoir la confirmation que Carina est aussi géniale aussi parce qu’elle sait très bien comment tout ça se déroule. C’est aussi l’occasion d’une scène où l’on apprend qu’elle a elle-même été violée, et l’occasion pour Jack de lui confier que lui aussi. En soi, cette scène me paraît importante pour plein de raisons. Oh, on est habitués avec le Shondaland, mais les statistiques sont assez effroyables sur le sujet pour qu’il soit toujours nécessaire de nous rappeler qu’un tas de personnages sont inévitablement concernés.

Etait-ce nécessaire de le faire par flashback également ? Clairement non. J’ai totalement décroché de toutes les scènes concernant le passé d’Andy avec sa mère qui lui apprend à se défendre et l’inscrit à des cours de self-defense. C’était nécessaire pour la construction du personnage, apparemment, et pour nous montrer qu’elle ne pense probablement pas dans le bon ordre après tout ça.

J’ai détesté les flashbacks quand même, surtout que j’aurais préféré rester bien plus concentré sur le moment en cours, avec un kit de viol particulièrement violent pour Andy. La scène était parfaitement jouée pourtant. Andy récupère le contrôle par son consentement, même si bon, c’est le genre de procédures qui doivent continuer de la faire se sentir en position de victime. Malheureusement pour elle, ne le reste pas aux yeux de la loi et de la police.

En effet, Teddy est bien incapable de sauver la vie de Jeremy. Malgré ses efforts à l’hôpital, Jeremy meurt donc… et Teddy annonce ça aux pompiers, qui sont pourtant ses amis (elle était là pour les réconciliations entre Carina et Maya ?), comme de la merde. Genre, OK, t’as du boulot devant toi, mais là, c’est un peu comme informer la famille d’une victime vu comment Sullivan a insisté ? Trop bizarre comme scène.

Voilà donc Andy qui perd le droit à un témoin lors de son interrogatoire, voilà surtout Sullivan, Beckett, Maya et Vic qui se retrouveront tous convoqués par la police pour témoigner de ce qu’il s’est passé, voilà Andy qui essaie de répondre aussi précisément que possible à tout ce qui lui est arrivé, comprenant toutefois qu’elle a besoin de faire appel à un avocat. Terrible.

Et pendant que tout ça se déroule, Travis en est encore à se remettre de sa rupture en se rendant dans le bar avec le reste de la 23. Clairement, la rupture avec Emmett est enfin actée, et ça fait plaisir à voir. Seulement, le voir boire pépère avec Theo dans cet épisode, c’est un peu frustrant. Et quand Maddox débarque pour accuser Andy, c’est encore plus énervant. Heureusement que Travis est là pour leur faire prendre du recul – surtout à Theo.

Oui, il est pote avec Andy, mais bon, elle est aussi sa capitaine, ce qui fait qu’elle ne pouvait rien lui dire. Par contre, qu’est-ce qu’ils sont cons quand ils reçoivent l’appel et se précipitent à la caserne, bourrés, pour voir comment Andy va. Le fou rire est plutôt nécessaire et l’épisode est plein de petits moments réussis comme celui-ci – le merci d’Andy à Carina également ! Malheureusement, ça ne fait pas tout : en fin d’épisode, Andy se fait bel et bien arrêter pour meurtre.

Et pourtant, les scénaristes ont tenté de noyer le poisson avec des scènes plus positives, notamment lorsque Theo s’en veut d’avoir laissé Andy seule ou ce moment où Jack finit par accepter d’être le donneur de Maya et Carina pour être l’oncle Jack. Ces bonnes vibes ont fait du bien, mais le cliffhanger avant trois semaines de pause n’en reste pas moins violent : Andy est arrêtée.