The Orville – S03E10

Épisode 10 – Future Unknown – 14/20
Il est difficile de noter cet épisode qui était beaucoup plus bavard et plat que d’habitude, parce qu’il avait une bonne raison de l’être : il s’agit probablement de la fin de la série. Les scénaristes et la production ont donc mis le paquet sur toutes les intrigues des personnages encore ouvertes pour proposer une conclusion de série qui puisse être satisfaisante, tout en laissant ouvert la possibilité d’une suite, mais ça donne une fin de saison un peu décevante. On finit au moins en paix avec cette saison, et possiblement la série, mais sans que ce ne soit pour autant un épisode aussi dingue que le précédent . Cela fonctionne bien dans l’ensemble, la série me manquera, mais si elle devait ne pas avoir de suite… eh bien, je m’en remettrais.

Spoilers

Isaac observe Bortus et Klyden renouveler leur union, et ça lui donne une idée.

 

The only life considered poor is one that’s wasted on apathy.

Je ne me suis pas jeté sur l’épisode aujourd’hui parce que j’avais peur d’en découvrir la durée, mais finalement, il ne dure pas beaucoup plus longtemps que les autres : 1h21, c’est envisageable, non ? Il va bien le falloir de toute manière. Je suis vraiment curieux de ce que la fin de saison nous réservera, parce que cette saison a fait un quasi sans faute pour moi, mais il me semble que tout est à peu près réglé.

Je suis encore triste de la mort de Charlie, bien sûr, mais il faut pourtant s’en remettre : cet épisode est possiblement le dernier de la série. Il me semble que les acteurs ne sont plus sous contrat et la saison 4 n’a pas encore été annoncée, alors comme le dit le titre de cet épisode, le futur est incertain.

Ce début d’épisode nous suit Isaac se baladant dans tout le vaisseau et passant d’un personnage à l’autre pour finalement amener une banane à Claire. Hum, sans jeu de mots graveleux, promis. Ce voyage dans l’ensemble de l’Orville n’est pas sans rappeler le début de saison qui voyait le fils de Claire courir partout pendant une bataille – cette fois, tout est bien plus calme.

Il faut dire que maintenant que la paix intergalactique est revenue, ils n’ont plus grand-chose à faire à bord – ce n’est pas comme s’ils étaient censés être un vaisseau d’exploration. L’exploration du jour ? La culture Moclan, une fois de plus. J’espérais qu’on puisse les laisser de côté maintenant qu’ils étaient des adversaires de l’Union, mais non, ce n’est pas le cas malheureusement.

À la place la culture Moclan continue de faire la pluie et le beau temps au sein de l’Orville : Bortus et Klyden veulent renouveler les vœux de leur mariage à travers une cérémonie nommée Kazh’gahl. Si ça doit être le dernier épisode de la série, je suis un peu déçu que ça soit ça le début de l’épisode, parce que franchement, il est difficile d’apprécier Klyden, et parce que les Moclan ont une mentalité de merde tout de même.

La cérémonie est en plus particulièrement débile et gênante à observer : Klyden doit donc s’échapper dans la forêt, à moitié nu, et devant des témoins. Les témoins du jour ? Leur fille et tous les collègues de Bortus, évidemment. Si Bortus parvient à rattraper Klyden dans les bois, ils auront une union prospère et tout ira pour le mieux. Ils pourront coucher ensemble dans les bois, toujours avec tous les témoins à proximité. Si Klyden triche et se laisse attraper, alors ils seront maudits dans leur union.

OK ? Ben l’épisode passe donc huit minutes sur la cérémonie, avec une scène bien longue voyant Bortus courir à moitié à poil après un Klyden lui balançant un rocher. Pas trop de suspense et pas d’accident : Klyden et Bortus renouvellent leur union devant les témoins – dont Isaac.

Celui-ci observe la tradition et la cérémonie, et apparemment, il est touché dans son esprit logique par cet aspect de l’union. Il entame donc des recherches sur les traditions terriennes et finit par demander Claire en mariage au beau milieu de la cafétéria. Oui, bien sûr, un robot qui souhaite s’engager dans le mariage ? Il n’a pas dû voir les statistiques du divorce, lui, ça va un peu à l’encontre de son obsession de la performance quand même.

Claire est totalement choquée par la situation, et ça finit plutôt en engueulade entre eux. Le pauvre souhaitait pourtant bien faire, et il finit par bien faire en expliquant à Claire que son choix est certes un calcul, mais qu’il a déjà « pensé » au futur : une fois Claire morte, il entend donc continuer de surveiller Ty et Marcus. Et les enfants de Ty et Marcus. Et les enfants des enfants. Et… Bref, vous avez compris.

Par conséquent, Claire passe du choc et de l’énervement à la réflexion : elle se rend compte qu’elle est vraiment amoureuse de son robot, et elle s’en confie à Kelly et Talla. Les trois femmes se bourrent complètement la gueule à se faire un pour/contre le mariage, et c’était plutôt marrant de les retrouver comme ça.

Par contre, pas une d’entre elles ne pensent à Ty et Marcus ? Heureusement qu’Ed est là pour être « l’homme sobre » de la situation et parler d’eux. Par contre, sa solution de leur laisser la décision finale n’est pas exceptionnelle. Claire se décide donc à parler à ses fils, mais bien sûr, ils sont déjà au courant de ce qu’il se passe dans la vie de leur mère. C’est bien logique, c’est un petit vaisseau après tout.

Les fils de Claire sont apparemment prêts à lui pardonner, et puisqu’ils voient leur mère heureuse, ils lui conseillent vraiment d’aller voir Isaac pour se marier. Tout est bien qui pourrait donc bien se passer… mais ce n’est pas si simple, évidemment.

De son côté, Isaac est très patient et attend la décision de Claire, mais John finit par lui faire remarquer que ce n’est peut-être pas une bonne idée de se marier avec sa première partenaire. Il lui conseille carrément de faire des rencards et d’avoir des relations avec d’autres personnes avant de se marier, ce qui est à mon avis un peu débile comme idée. C’est toujours bien d’essayer et tout, mais s’il n’a pas de raison de rompre avec Claire, pourquoi donc irait-il essayer avec d’autres au lieu de se marier avec elle ?

C’est un vieux débat tout ça, ce n’est pas la première fois que je l’entends et chacun a son opinion dessus, de toute manière. Toujours est-il que Claire est prête à se marier avec Isaac désormais, mais que celui-ci a sûrement l’équivalent de doutes, même s’il ne dit rien à Claire. Il accepte la réponse de Claire, il lui dit prêt à se marier… et demande à Kelly de lui faire l’amour. Allons bon.

Il ne le dit pas comme ça, évidemment. Kelly se renseigne sur ce qu’il se passe et parvient à lui expliquer que John n’a raconté que de la merde, mais elle est quand même suspicieuse d’un coup par rapport au mariage à venir. Elle demande à parler à Claire, se retrouve heureuse d’être demoiselle d’honneur de Claire qui la considère comme sa meilleure amie dans l’univers entier, mais… elle doit tout de même lui expliquer ce qu’il s’est passé avec Isaac.

Une fois de plus, Claire se retrouve à faire la morale à Isaac et lui expliquer comment les relations fonctionnent, avant qu’on enchaîne sur une scène ridicule où elle engueule John devant tous ses subalternes. Vraiment, ce n’était pas super comme scène : j’ai trouvé que les acteurs sonnaient faux, franchement. Et c’est gênant quand à côté de ça j’ai trouvé sympa et réussi de voir Gordon être demandé comme témoin d’Isaac.

Le robot le souhaite comme témoin car l’équipage le trouve drôle, mais comme Bortus se trouve drôle, il réussit à pirater cette demande et devenir lui-même le témoin. C’est n’importe quoi, franchement, et je suis presque déçu d’Isaac sur ce coup. Il se rattrape vite à mes yeux en invitant à son mariage le Premier Kaylon et, pour faire bonne mesure, l’ensemble de la flotte des Kaylon ensuite. Pourquoi pas, après tout ?

En tout cas, Gordon ne se remet pas de la situation et de Bortus qui lui pique sa place, une situation qui l’énerve même plus que l’invasion des Kaylon apparemment. Charlie ? Elle n’est même pas mentionnée dans l’épisode, je trouve ça vraiment abusé. Après, rassurez-vous, Gordon retrouve vite le sourire quand il voit son sandwich de l’épisode de voyage dans le temps apparaître soudainement dans l’Orville. Je me doutais bien qu’il arriverait à un moment dans cet épisode, mais je m’attendais plutôt à ce que ce soit la dernière scène.

Ce n’est donc pas le cas. On enchaîne avec l’enterrement de vie de jeune… robot masculin ? d’Isaac, organisé par un Bortus qui décide de se prendre pour Elvis. Allez comprendre, il faut croire que le fun s’est arrêté avec notre siècle ? Ils passent tout leur temps à parler du XXIe siècle, tout de même. Ils auraient pu prendre des références d’une autre époque de temps en temps, aussi. Bon, peu importe, la soirée tourne au désastre et à l’ennui total, à part pour Klyden, plus amoureux que jamais.

À l’inverse, l’enterrement de vie de jeune fille de Claire est excellent niveau fun et amusement. Kelly et Talla organisent une soirée dont elles se rappelleront, grâce notamment à un faux Isaac dans le simulateur pour faire le show. Le lendemain, Claire continue de rusher les préparatifs en essayant des robes. Allez savoir pourquoi, Ed est là pour assister à ça, et si ça ajoute un peu d’humour, ça ne changera pas grand-chose.

Finalement, 4 000 vaisseaux Kaylon arrivent à proximité de l’Orville pour faire flipper tout le monde, avant qu’Isaac n’explique la situation. Toute la planète est donc invitée au mariage de Claire et Isaac, et ça ne pose problème à personne.

Pendant ce temps, le vaisseau met le cap vers Sargas Four, une visite déjà visitée par le passé dont le nom ne me disait toutefois rien. Cependant, une fois qu’ils sont de nouveau en contact avec Lysella, ça m’est revenu. Il s’agit donc de la planète où toutes les décisions étaient prises en votant pour ou contre – en likant ou non – et de la planète où John a failli se faire tuer car tout le monde le voulait mort.

C’est intéressant de ramener cette planète dans l’équation car l’ère des réseaux sociaux ne s’est toujours pas arrêtée dans notre présent, contrairement à la promesse de la série. Lysella était celle qui avait aidé John à s’en sortir et elle a trouvé désormais le moyen de recontacter l’Orville pour demander l’asile et rejoindre l’Union.

Elle n’en a rien à faire que personne d’autre de sa planète ne soit dans l’espace, elle ne veut plus vivre dans sa société complètement nulle où tout le monde décide de voter à l’encontre de tout le monde, car c’est le seul moyen d’avoir un peu d’union. L’Union dans l’espace, c’est autre chose. Ed et Kelly ont un entretien assez profond avec elle pour tester sa motivation, et sa motivation est jugée valable en genre trois minutes. Vraiment, un entretien profond, vous voyez ?

Kelly passe alors une bonne partie de son épisode à expliquer à Lysella les règles de l’Union et de l’Univers. C’est limite frustrant : ça aurait été bien d’avoir tout ça dès le premier épisode de la série, parce que finalement, elle ne fait qu’expliquer des choses que l’on connaît déjà depuis, comme le simulateur (vraiment, j’ai hâte qu’on invente un truc comme ça autrement qu’avec la réalité virtuelle) ou le réacteur.

C’était toutefois intéressant d’avoir une description de ce qui fait la richesse dans l’Union : le salaire n’est pas une nécessité quand un synthétiseur peut te donner tout ce que tu veux, alors la richesse, c’est la valeur que tu as dans la société. C’est vraiment utopique comme système, de pouvoir faire tout ce que tu veux de ta vie sans être jamais mal vu ou considéré comme un poids pour la société, tant que tu fais quelque chose. Mon métier dans l’Union serait probablement de regarder tout plein de séries produites sur Terre au XXIe siècle, depuis le simulateur pour voyager au passage. Tant qu’à faire.

Bien sûr, Lysella a rapidement des tas de questions à poser à Kelly : elle ne comprend vraiment pas pourquoi l’Union ne partage pas ses avancées technologiques qui pourraient sauver des millions de vies sur son monde. Malheureusement, la série avait déjà fait le tour de la question pour nous, alors c’était un peu redondant d’avoir Kelly lui expliquant, plutôt deux fois qu’une, que son monde n’était pas prêt.

C’est frustrant car la leçon est également pour nous qui regardons la série, mais bon, admettons. Lysella a bien du mal à comprendre pourquoi tout de même, et c’est lourd qu’elle ne puisse pas le comprendre toute seule. J’entends bien la culpabilité de survivante qu’elle retire de tout ça, mais ça paraît assez évident que des avancées technologiques trop importantes dans son monde finiraient inévitablement entre de mauvaises mains.

Malgré tout, Lysella demande à quitter l’Orville pour retourner chez elle, et Kelly semble penser que c’est une bonne idée. Il est pourtant évident que le but est simplement d’aller sur sa planète avec tout ce qu’il faut pour recréer un synthétiseur et un simulateur. Bien sûr, l’équipage de l’Orville n’est pas totalement débile, et ils découvrent bien vite qu’elle a dans son sac tout ce qu’il faut pour ça. Kelly se retrouve donc à devoir lui réexpliquer une fois de plus que ce serait une catastrophe, mais cette fois-ci avec le simulateur. Elle aurait pu commencer par-là, parce que c’est tout de même plus parlant.

Lysella semble ainsi prendre la décision de rester, et elle assiste ainsi au mariage de Claire et Isaac, se démerdant, allez savoir comment, pour se retrouver au deuxième rang. C’est un peu abusé. Si la robe de Claire (l’option C si je ne m’abuse ?) est chouette, je suis un peu déçu de voir que le reste de l’équipage est juste avec un uniforme blanc. C’est nul, zéro effort n’est fait. Il en est de même pour les Kaylon, mais ça, c’est moins surprenant, et ils m’ont fait rire à copier l’équipage de l’Orville.

Le mariage ? Il est on ne peut plus simple : dans le simulateur, histoire d’avoir une petite forêt sympathique, Claire et Isaac, sous son apparence humaine, peuvent ainsi échanger leurs vœux. J’aime beaucoup ceux d’Isaac, très raccord avec le personnage.

Ce mariage apporte une conclusion assez classique à la saison/série, avec en plus la possibilité d’apporter une belle scène où Ed constate le chemin parcouru au cours de la saison avec les Kaylon. Mieux encore, les scénaristes ont bien compris qu’il n’y aurait peut-être pas de saison 4, alors ils ont eu la bonne idée de nous ramener Alara !

J’étais très content de la voir, et très surpris aussi. Je m’attendais un peu à ce que ce soit elle la surprise d’Ed, parce que c’est l’une des rares intrigues laissées ouvertes par la série. Son départ était triste et avec une explication originale, rendant sa présence d’autant plus surprenante. Il restera la fille d’Ed de toute évidence, mais on verra bien si une saison 4 aura l’opportunité de se faire ou non. En attendant, la série se termine avec son humour décalé habituel, grâce au discours de Bortus, gênant comme tout, rattrapé heureusement par Gordon, sur décision d’Isaac, capable de comprendre que c’est une catastrophe d’avoir Bortus comme témoin faisant un discours sur tous les défauts de leur couple.

Le discours est un peu cliché et l’humour est forcé parce qu’il y a trop de gens qui rient en arrière-plan pour que je ris moi aussi, mais eh, c’est très sympa. Et la série se termine par une petite chanson de Gordon, avec Lysella rejoingnant le reste du casting, allez savoir pourquoi, et les scénaristes prenant le temps de faire un clin d’œil à Yaphit, dont l’interprète est mort, tout en laissant une porte ouverte pour Kelly et Ed qui se tiennent la main.

Ils me manqueront, vraiment, malgré ce dernier épisode trop plat pour ce qu’était la saison – et la série. Difficile de se dire que c’est terminé, probablement pour de bon.

EN BREF – La dernière saison de la série est vraiment particulière parce qu’elle effectue un virage à 180° par rapport aux précédentes. L’accent est mis sur le sérieux des intrigues plutôt que sur le côté humoristique, voire parodique, voulu les premières années. Elle fonctionne toutefois particulièrement bien, malgré la longueur de ses épisodes, en nous permettant une immersion vraiment complète dans cet autre univers.

Dans le fond, j’ai l’impression que cette saison vers de nouveaux horizons s’est surtout concentrée sur les horizons que l’on connaissait déjà, en développant le potentiel qu’avait toujours eu la série. C’était plus ou moins réussi et l’épisode final est un étonnant exercice d’au revoir/adieu pour boucler autant de choses que possible tout en laissant des portes ouvertes.

En définitive, c’est une saison que je suis vraiment content d’avoir eu après autant d’attente. Je sais qu’elle a divisé, mais je serais de ceux qui la défendront. Au revoir ou adieu The Orville, merci de me laisser en paix avec les intrigues en cours et les personnages, pour me remettre de la décision qui sera prise de la continuer ou non.

La série quitte Hulu, ça semble indiquer un possible renouvellement en vrai… Nous verrons !

Walker – S02E17 (express)

Épisode 17 – Torn – 13/20
Les scénaristes ne semblent pas savoir ce qui est bon pour la série – et l’audience – quand on voit certains des choix effectués dans cet épisode. Toujours pas vraiment d’action et d’enquête, beaucoup de mauvaises décisions dans les dramas familiaux et un retour au fil rouge qui s’effectue de manière bien maladroite ne donne pas beaucoup de points positifs à l’épisode. Heureusement, il est sauvé par un personnage central quand bien même il devrait être accessoire et par quelques moments assez divertissants pour que je ne massacre pas l’épisode.

Spoilers

Denise rappelle Twyla pour une enquête, mais bon, ce ne sera qu’une petite parenthèse au milieu des dramas habituels. Faudrait pas qu’on pense être devant une série procédurale…

Ma foi, je m’attendais à un épisode complet de Geraldine jalouse et pète-couilles, et, bizarrement, la première réplique de sa seconde scène est de dire à Cordell qu’elle n’est pas jalouse de sa relation avec Twyla ? C’est étonnant, franchement. Après, Twyla est en train de s’imposer totalement dans ce dernier arc de saison, alors Geraldine n’a pas trop le choix de s’y faire, je pense. Du moins je l’espérais.

En effet, Cordell et Twyla tentaient enfin de se mettre en couple pendant cet épisode, et ça marchait plutôt bien : ils ont une bonne alchimie, un bon passé malgré les difficultés et toujours beaucoup de points communs dans leur soif perpétuelle d’action. Twyla n’est pas encore prête à briser le cœur d’August cependant : quand Cordell souhaite annoncer à son fils qu’il est en couple avec Twyla, August fait remarquer juste avant qu’il a eu peur que son père lui dise qu’il était en couple avec Twyla. Cette dernière entend bien la réplique du fils inquiet pour son père, et elle préfère briser le cœur de Duke en le larguant que le cœur d’August dont elle ne devrait rien avoir à foutre, apparemment.

Une fois que c’est fait, elle s’enfuit de la ville et Cordell n’hésite pas à la balancer comme fugitive en à peu près 30 secondes. Genre, vraiment, il s’en rend compte et appelle aussitôt pour la dénoncer.

Bon, sinon, avant tout ça, il y a enfin eu un peu d’action dans cet épisode et… Twyla était de nouveau au cœur de celle-ci. Franchement, la série va finir par être renommée Twyla, Texas Ranger par intérim. Elle a eu plus d’action que Cordell récemment ? C’est trop étrange.

Elle est libérée pour le moment, mais dans les conditions de sa libération de prison, il y avait une astérisque disant qu’elle devrait désormais bosser pour Denise chaque fois qu’elle lui demanderait son aide. Celle-ci utilise clairement ce peu de pouvoir qu’elle a de faire chier Cordell pour, eh bien, le faire chier.

La mission sous couverture était plutôt sympathique, mais elle ne mène à rien niveau intrigue. Oh, on nous parle bien d’un nouveau dealer en ville pour remplacer Serano, mais ça ne suffit pas franchement à donner la dose de procédural qu’on voudrait avoir devant ce qui était supposé être une série procédurale. Ce n’est donc plus le cas et la mission est vite un échec, avec toutefois Twyla qui parvient à éclater la tronche d’un type qui la tenait en joug.

Twyla, quoi. Cela donne franchement envie de la voir rester, mais malheureusement, ce n’est pas exactement ce qui est dans le plan des scénaristes. Ils ne savent pas ce qui est bon pour la série : Twyla demande à être transférée ailleurs après sa conversation avec August, parce qu’elle se rend compte qu’il a raison et que sa relation avec Cordell est vouée à l’échec. Au point de partir sans dire au revoir.

Finalement, Cordell la dénonce comme fugitive et la rattrape à temps pour mettre un point (enfin, un point-virgule probablement) à leur relation, et c’est à Cassie qui venait la voir spécialement pour lui dire au revoir qu’elle ne lui dit pas au revoir. Sympa.

Cordell ? Il se remet de la rupture en se racontant des mensonges, et en les racontant à Liam aussi. Une fois que c’est fait, Cordell revient à l’intrigue générale de cette saison, en expliquant à son frère qu’il est quand même étrange que le cuir de sa selle craque le jour de la course pour les Davidson alors que son père n’avait jamais eu le moindre problème de selle (de cheval) jusque-là. Et si les Davidson avaient triché ? Il serait temps de s’en rendre compte, merci Twyla. J’espère que tu reviendras vite.

Loin de tout ça, Geri a une sous-intrigue dans cet épisode : elle cherche à se rapprocher de Denise, qui est sa sœur biologique après tout. C’était franchement pénible à voir même si ça n’a duré que deux scènes, et c’est peut-être pour ça que ça l’était. On passe donc d’une Denise qui n’est pas très ravie à l’idée de passer du temps avec Geri – malgré leur roadtrip entre filles – à une Denise qui est contente de l’appeler « ma sœur » et de voir la barmaid retirer la fameuse tête d’animal qui porte son nom dans le bar (qui est toujours à Cordell qui sera ravi de voir ce qu’on fait du cadeau de sa femme décédée là ?). Super intéressant, vraiment.

Pendant ce temps, au lycée, August se rend compte que sa sœur est totalement amoureuse de Colton, même si elle est encore en couple avec Todd. Elle l’est du moins sur le papier. En pratique, elle l’évite limite et se décide enfin à lui parler pour rompre avec lui. Ce n’est pas si évident que ça quand on est au lycée, apparemment, avec un très mauvais timing puisqu’il obtient une bonne nouvelle juste avant la rupture.

C’est du grand n’importe quoi, car ça retarde l’inévitable juste assez longtemps pour que Todd provoque une bagarre avec Colton, à coup de ballon de basket envoyé dans sa tronche. La scène était plus marrante qu’autre chose, surtout quand leur coach, Tray, se prend un coude dans la tronche. Ne jamais tenter de les séparer, pas vrai ?

Il confronte ensuite les deux garçons et comprend assez vite que tout tourne autour de Stella. Il conseille donc à Todd de prendre conscience que c’est à Stella de prendre la décision à un moment. Franchement, c’est un peu abusé. Après ça, Stella découvre alors que son couple avec Todd est considéré comme le plus mignon de sa promo, ce qui me fait largement douter franchement. C’est quand même peu crédible comme idée.

Bizarrement, Todd prend beaucoup trop bien la chose. La rupture se fait en douceur et se termine même par un câlin ? Heureusement qu’il était presque prêt à défoncer la tronche de Colton quelques minutes plus tôt par jalousie. Il faut croire que Tray fait vraiment des miracles comme conseiller. C’est probablement pour ça que tout le monde se l’arrache : Cassie prend le temps de lui parler de son frère et des réconciliations en cours avec lui ; le capitaine des rangers lui annonce qu’il peut l’embaucher… mais à temps plein.

Tray n’est pas encore prêt pour ça, par contre, parce qu’il se trouve encore au lycée à séparer des débiles qui se battent pour leur copine là. Il accepte donc le poste de conseiller des rangers à temps plein, mais seulement à partir des vacances d’été. James est tout content, et une fois que Tray sort de son bureau, il appelle une collègue pour lui dire qu’il pense avoir trouvé la bonne personne pour le poste de ranger qu’il voulait attribuer. Euh ?

C’est un grand écart comme choix de job, coach sportif à ranger, j’ai du mal à croire que ça puisse se faire de manière fluide. Et en attendant, c’est Stella qui fait le grand-écart en se retrouvant à embrasser Colton. La série nous vend ça, dans la mise en scène, comme le truc qu’on attendait tous depuis trois plombes, mais en vrai, ça m’est pas mal égal, moi.


High School Musical: The Musical: The Series – S03E02

Épisode 2 – Into the Unknown – 17/20
Eh bien, je n’ai eu que des bonnes surprises devant l’épisode, je crois. Les chansons originales sont toujours un plaisir à découvrir – surtout la dernière on ne va pas se mentir, mais cette saison renouvelle également une partie du casting. Bien sûr, il y a des personnages qui manquent, mais les nouvelles recrues ont des voix très prometteuses (et pour l’un d’entre eux une carrière solo qui me plaît déjà). Côté scénario, il n’y a pas tellement de surprises pour l’instant, mais je n’en demande pas plus à la série de toute manière.

Spoilers

Les auditions pour le spectacle de l’été sont sur le point de commencer.

Continue the romance into the showmance.

Nous sommes mercredi, c’est donc l’heure pour un nouvel épisode de cette série qui a déjà eu le temps de me manquer en quelques jours. L’épisode recommence par une blague méta, ce qui est une excellente chose, et le titre me fait espérer d’avoir des chansons des deux films La Reine des neiges quand je m’attendais à n’avoir que Let it go.

Pour ce deuxième épisode, on commence par une super scène qui nous réintroduit le couple Gina/EJ. On sent bien qu’ils ont une belle alchimie, mais la série commence à planter quelques graines pour les prochains épisodes, avec des problèmes qui devront être réglés. Ainsi, il est assez visible que Gina est mal à l’aise par rapport aux habitudes de son mec sur le campement car elle n’en a aucune elle. EJ, lui, est juste mal à l’aise de devoir diriger le spectacle de l’été du camp, et il le fait savoir à Gina en évitant le sujet et en refusant de l’annoncer aux autres, y compris à ses amis. Pas ouf.

De son côté, Maddox commence la journée en hurlant dans le camp et en jouant de la trompette. Pfiou, je retire : je ne veux plus aller en vacances avec eux, c’est bon. Elle passe son épisode à prendre son pied à détruire tout le monde de toute manière. Entre Kourt qui est en manque de son téléphone et les infos qu’elle a sur le passé d’EJ contrairement à Gina, elle a de quoi faire.

La série prend toutefois le temps d’approfondir son personnage, et il est plutôt triste en vrai. Elle nous informe ainsi qu’elle n’a pas l’habitude de se faire des amis. L’épisode tourne beaucoup autour de l’idée que Maddox sera un personnage à découvrir tout au long de la saison, et je pense qu’elle s’ouvrira peu à peu. J’ai hâte de l’entendre chanter, je sens qu’elle a de belles choses à nous faire découvrir. Enfin, j’espère, j’avoue.

Dans la chambre des mecs, Ricky se réveille avec un Carlos qui fait des bruits cheloues et l’interroge sur Lily, même s’il n’en a rien à faire. Il est trop concentré sur les auditions qu’il entend bien décrocher : il veut le lead masculin dans Frozen… mais bon, ce n’est pas non plus comme s’il y avait un rôle particulièrement enviable ? Hans, c’est bof, tu dégages vite ; Sven et Kristoff… je les trouve débiles, écoutez, c’est plus fort que moi. J’aime la romance avec Anna, hein, mais bon, ils ne sont pas les plus malins du monde.

Bref, Ricky ne connaît pas du tout Frozen, et ça lui pose problème : Carlos refuse de l’aider parce qu’il ne veut pas que Ricky refasse une Zac Efron et pique sa place en premier rôle. Après le plus gros problème des garçons devrait plutôt être Jet, qui fait clairement flipper à dormir les yeux ouverts là. C’est raccord avec le personnage. Il ne veut absolument pas passer de temps avec les autres, et il est assez cassant avec Ricky quand il tente de lui parler.

La scène était plutôt marrante, mais sans trop de surprise non plus. Jet rejette toutes les tentatives d’amitié un peu lourdes de Ricky pendant l’épisode, et s’il est forcé de participer aux auditions du spectacle contre son gré car tous les gamins du camp doivent faire des activités, on sent une certaine timidité du côté de ses talents vocaux.

Dans la chambre des filles, Ashlyn est toute stressée aussi par les auditions, parce qu’elle ne sait pas encore que c’est EJ qui dirigera le spectacle. Elle pense donc que les enjeux sont énormes – mais ils le sont de toute manière car le documentaire et le spectacle sont censés être diffusés sur Disney + avec 64 pays pour les découvrir en direct.

Je sens que d’ici la fin de la série le reportage sera annulé, tout simplement, mais en attendant, tout le monde peut rêver de devenir une star, à commencer par Gina. Elle a récupéré le lead de la série, alors je m’attendais à ce qu’elle obtienne un solo à un moment ou un autre. Si j’ai bien aimé la chanson, je ne suis pas fan de l’impression que ça donne. Comme dans le premier épisode de la saison avec la chanson de Joshua, ça donne en effet l’impression d’assister à un clip dans la série plutôt que de voir une partie de l’épisode.

Après ce petit solo, Gina retrouve Ricky sur le chemin du petit déj. La situation est toujours tendue entre eux après le coup des chocolats de St Valentin, mais c’était sympa d’avoir cette scène pour remettre à zéro leur relation. Cela n’existe jamais vraiment, mais en même temps, ça marche bien de les avoir comme ça qui se redécouvrent. Et puis, nous, on retrouve le Ricky très maladroit des débuts, notamment quand il « rembobine » leur rencontre matinale. C’était juste marrant comme il le fallait.

Comme prévu, la série se concentre beaucoup sur Gina : on la voit ainsi rencontrer deux autres jeunes filles qui veulent participer au casting et leur donner des conseils problématiques. Ashlyn et Kourt insistent une bonne partie de l’épisode pour dire que Gina est de nouveau Gina 1.0 avec un esprit de compétition aiguisé, et… je crois qu’elles ont un peu raison, même si Gina ne le souhaite pas. Elle propose aux deux amies de ne plus voir l’autre que comme la compétition, tout de même.

Pour les auditions, la série nous présente aussi Val, une ancienne amie d’EJ. Ils ont participé ensemble à un spectacle d’été et se connaissent par cœur, et même si elle ne dit rien, on voit bien que Gina est dérangée par l’idée. Gina a beau conseiller tout l’épisode EJ, c’est finalement Val qui réussit à le faire avancer sur son rôle de directeur de casting et metteur en scène.

Il est ainsi révélé à tout le monde qu’EJ est leur metteur en scène par Val ; et les réactions de déception étaient moins drôles que ce à quoi je m’attendais – Ashlyn était tellement à fond, il y aurait eu moyen de nous la laisser plus catastrophée et énervée. J’aime bien le personnage de Val en tout cas, même si je ne sens pas très bien le fait qu’elle fasse elle-même le casting.

La première intervention de metteur en scène d’EJ ? Une reprise chaotique de Do you wanna build a snowman ? qui met tout le monde mal à l’aise. Heureusement, Ricky arrive ensuite en retard pour les auditions, avec une tenue improbable pour des vacances en Californie, et interrompt ce moment dérangeant, ce qui est toujours une tradition agréable. Bon pas pour lui. Après, il envisageait d’être colead masculin avec EJ même si les personnages principaux de La Reine des Neiges devaient être des petits amis, alors bon.

Les auditions ? Elles révèlent de nouveaux talents clairement – parmi les fans de Gina il y a vraiment de quoi faire – et de nouveaux figurants pour compléter le casting du spectacle. C’est donc Val qui se charge des auditions sur cette chanson qui est un medley des chansons du premier film, et franchement le medley est bien plus intéressant que je ne l’imaginais. J’ai beaucoup aimé ce que ça donnait – même si bien sûr, ça aurait pu être sympa de faire des chansons d’High School Musical également. Les voix de chacun se prêtent bien à ce medley, j’aime les chansons du film comme à peu près tout le monde, alors ça me va très bien.

On sent bien qu’il y a une certaine confusion tout de même du côté de la préparation de ses auditions. Ainsi, après la partie chantée, il y a la partie théâtre qui est importante… Pas de chance : EJ n’a pas prévu le coup. Maddox lui sauve la mise en proposant une interprétation des paroles des chansons, version théâtrale. Kourt déchire tout, j’aimerais bien qu’elle soit mise en avant en tant qu’Elsa, surtout qu’on sent en fin d’épisode qu’elle est stressée par tout ça.

Jet finit par arriver au milieu de cette improvisation, et on découvre clairement que Maddox ne l’aime pas vraiment. Il y a un différend entre eux, c’est très clair. Elle essaie donc de se débarrasser de lui, mais EJ insiste pour qu’il reste. Ricky se montre sympa avec lui en lui donnant les paroles, Ashlyn joue du piano pour lui et Jet révèle qu’il a une voix de dingue. Mais vraiment de dingue. Adrian Lyles, c’est le nom de l’interprète, sera donc à surveiller côté carrière solo j’imagine. Il a déjà quelques chansons… et j’ai adoré ce que j’ai entendu – parce que oui, j’ai écouté ses chansons en écrivant cette critique. Bref, le casting de la série est dingue, comme toujours, et j’ai un nouveau chanteur à écouter beaucoup, car j’adore sa voix et ses chansons (je vous mets la playlist à écouter si vous êtes curieux).

Bien sûr, Carlos tente ensuite d’avoir quelques informations sur la répartition des rôles, parce qu’il la veut absolument avant d’aller se coucher. Ce n’est toutefois pas exactement l’envie de Val, qui lui fait bien comprendre. La fin de journée est aussi sympathique pour EJ et Gina. Elle se montre toujours aussi compréhensive envers lui, tentant de lui apporter tout le soutien dont il a besoin, et on sent de nouveau les graines des conflits à venir quand ils décident de garder une certaine distance pendant les répétitions.

Leur alchimie est vraiment sympathique en tout cas – et la série nous fait clairement du merch avec les fringues d’EJ. Pardon, je viens juste de capter que c’était comme par hasard avec un logo du lac de leurs vacances. Après ça, c’est donc déjà la fin de cette journée de vacances. On termine sur Ashlyn et Kourt qui n’aiment pas Maddox et n’hésitent pas à le dire à Gina, qui prend sa défense. Je suis plutôt surpris de voir Gina prendre ce rôle, mais ça faisait très Nini comme réflexions – et très lead féminin de la série, donc.

Côté mecs, c’est plus compliqué de déterminer qui est censé être le lead cette année. Il y a cette rivalité amicale bizarre qui se poursuit entre EJ et Ricky. La bataille de coussins entre eux était bizarre – et bien sûr, Ricky tente une fois de plus d’être ami avec Jet en lui laissant une petite note pour le féliciter de sa prestation vocale. En vain. Affaire à suivre.

Contre toute attente, l’épisode nous montre aussi ce qui se passe pour les vacances de Nini. Je pensais sincèrement que l’épisode de la semaine dernière était sa dernière apparition, et ça me fait bien plaisir de la revoir, même si elle ne fréquente personne du casting cette saison apparemment. Je trouvais dommage qu’elle parte sans une dernière chanson.

On la retrouve guitare à la main, alors c’est plutôt cool car ça me laisse de l’espoir. En attendant de découvrir si elle chantera, on a droit à une scène où elle découvre l’identité de son père biologique. Celui-ci est tout excité que l’annonce soit enfin faite à Nini, mais il ne sait vraiment pas comment se comporter avec elle.

La scène est un peu gênante, parce qu’ils n’ont absolument rien à se dire et qu’il fait une fixette sur les blagues de papa, apparemment. La rencontre se passe avec les deux mamans de Nini qui ont tendance à être beaucoup trop classe pour des vacances, franchement. Qui porte des talons comme ceux-là en vacances ?

Bon, Nini découvre ensuite que ses parents étaient tous dans un groupe de musique, avec une chanson très populaire. Le père biologique finit par demander à Nini de ne jamais s’arrêter d’écrire de chansons – et il semble avoir une vie pleine de regrets, en vrai. Il a beau lui dire que le meilleur est à venir pour elle, il ne semble pas 100% convaincu.

La bonne nouvelle ? Il inspire clairement une nouvelle chanson originale à Nini et bordel, je suis là pour ça. Désolé pour Sofia Wylie, l’actrice incarnant Gina, mais elle ne sera pas à la hauteur de Nini. Très sincèrement la voix d’Olivia Rodrigo est juste incroyable et la chanson super entraînante. En plus, la production a la bonne idée de faire de cette chanson le montage final de l’épisode, donc ce n’est pas juste un clip de Nini chantant avec sa guitare. Est-ce que cette fois c’était sa dernière apparition ? Cela m’irait. Une question tout de même : pourquoi la chanson est-elle considérée comme une chanson de Disney et du casting de la série sur Spotify ? C’est 100% chanté par Olivia Rodrigo, et d’habitude, ils mettent le nom de l’artiste quand c’est comme ça. Je me pose des questions sur les droits et tout. Bref, on s’en fiche, c’était une belle chanson et ça me fait plaisir si on a une chanson super par semaine.

Après tout ça, la fin d’épisode tente de nous créer du suspense autour de Maddox, mais ce n’est pas si fou. Elle prépare clairement quelque chose pour le lendemain, mais on ne le saura pas avant la semaine prochaine, et je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose, contrairement à Ashlyn et Kourt. Dans le même genre, nous ne saurons pas qui joue quel rôle avant la semaine prochaine. Une certitude cependant, ce casting ne plaît pas à Carlos.

Resident Alien – S02E05

Épisode 5 – Family Day – 16/20
Je retrouve bien le rythme de la série qui donne parfois l’impression que ses intrigues s’entremêlent comme elles le feraient sur une feuille de brouillon. Pourtant, à chaque fois, ça fonctionne bien et ça donne lieu à de bonnes scènes ou de bons gags ! Ceci étant dit, c’est un épisode que j’ai trouvé frustrant dans sa manière de retarder l’intrigue fil rouge de la saison. Je sais que c’est le principe même des séries, mais là, c’était vraiment frustrant.

Spoilers

Harry n’ose pas appeler New-York et la vie va lui donner l’occasion de retarder un peu son voyage sur place.


Liza is her name.

Allez, encore un épisode, parce que pourquoi pas ? J’ai un petit stock à rattraper de toute manière. Une fois n’est pas coutume, l’épisode commence par un flashback… qui nous montre qu’il y a cinq ans notre shérif préféré a perdu un de ses partenaires, Jesse, lors d’une intervention où un coup de feu a été tiré. Pour moi, c’est surtout l’occasion de redécouvrir qu’il s’appelle Mike – ce sera plus simple pour les critiques.

C’est un début loin de l’humour habituel de la série, en tout cas. On y voit Mike en larmes, à récupérer le chien de son collègue. Soit.

Dans le présent, Harry n’ose pas téléphoner et utiliser le numéro new-yorkais qu’il a reçu lors de l’épisode précédent. Il ne sait pas ce qui l’en empêche… mais tout le monde le sait autour de lui quand il en parle à son poulpe ou à Asta.

Bon, avant ça, Asta se réveille sur le canapé de son ex, et elle n’est pas heureuse de ce qu’elle a fait. Elle regrette d’avoir passé la nuit à parler de Jay avec son ex, et je peux comprendre ses regrets franchement. Elle se rend à la clinique pour demander à sa collègue de la remplacer un temps, et la série nous révèle alors que D’Arcy a été admise à la clinique, mais préfère qu’Asta ne le sache pas. Grosso modo, elle a trop bu après son repas avec ses parents et s’est pris un arbre.

Bon, pour en revenir à Asta, elle se rend ensuite chez Harry et découvre le numéro de téléphone. Elle pousse Harry à appeler, tout en entendant le poulpe expliquer qu’Harry a peur d’être rejeté par les siens maintenant qu’il est trop humain – et plus qu’il ne le devrait. Asta insiste évidemment pour qu’il appelle, et Harry expédie le coup de fil aussi vite que possible. Heureusement, Google révèle à Asta qu’il s’agit d’une pizzeria à New-York.

Ils sont prêts à partir, mais le téléphone sonne et les en empêche. Outch. Là, on se retrouve avec un twist trop classique pour les séries : il se passe quelque chose qui retarde complètement l’intrigue principale de la série pour un épisode. Et ce n’est pas rien : Harry est appelé par Mike pour passer au commissariat afin de récupérer sa… fille ?

Oui, la surprise de l’épisode est donc qu’Harry avait une fille depuis le début, et on ne le savait pas. Harry non plus cela dit. Il n’est pas ravi de se retrouver avec une ado à sa charge, et c’est Asta qui fait une bonne partie du travail pour la récupérer au commissariat ou pour s’assurer qu’elle ne fasse pas trop de conneries. En effet, Harry est prêt à la voir partir et ne cherche pas particulièrement à la retenir, même quand elle drague un motard pour ça.

Asta arrive heureusement à créer une relation avec Liza, c’est son nom, et à la convaincre de rester en attendant que sa mère rentre d’Italie. Ce n’est pas évident pour elle, parce qu’elle se retrouve donc avec  un alien comme père et, non, Harry ne parvient pas à faire semblant d’être normal, même pour sa fille. Enfin, ce n’est pas la sienne, justement.

Il décide donc de lui offrir un chien pour l’occuper… Et c’est un échec total, parce que sa mère y est allergique et qu’elle n’en veut pas. Le chien ? C’est celui dont Sahar devait s’occuper, parce qu’il espère faire d’une pierre deux coups et ainsi récupérer sa boule d’argent. Harry est en tout cas plutôt marrant à vouloir absolument créer une relation avec Liza, comme il a pu voir à la télévision. C’est un grand n’importe quoi de le voir jouer à la dinette ou mettre du vernis, mais c’est l’humour de la série, après tout. Par contre, vraiment le look de Liza… pourquoi elle semble sortir des années 90 avec son collier là ? Trop étrange.

En parallèle de tout ça, la série continue de jouer avec la journée oubliée de Mike et Olivia. Cette dernière lance une enquête pour essayer de savoir ce qu’il s’est passé et, quand elle croise Max, elle reprend son enquête sur les extraterrestres. C’est un échec : Max lui assure qu’il a tout inventé… mais on sait bien que non. Au passage, la série en profite pour donner un nouveau projet à Ben, qui emmenait son fils au cimetière parce que pourquoi pas ? (weird) : il souhaite restaurer la mémoire des 59 hommes morts dans la mine pour en sauver un.

Mike est aussi confronté à cette journée qu’il a oubliée : son père lui annonce qu’il a eu le résultat de sa biopsie (pas de cancer)… et Mike ne s’en souvient pas du tout. Autant dire qu’il commence enfin à se poser des questions, surtout qu’Olivia lui a fait remarquer que ce n’était vraiment pas normal. Mike décide donc d’en parler avec… Harry. Celui-ci flippe bien sûr de voir Mike se mettre à enquêter là-dessus, mais il passe à côté de sa confession sur la mort de son partenaire. Le personnage devient clairement attachant, ça nous change. Et Harry décide donc d’ajouter un souvenir à Mike sur cette journée dont il a tout oublié.

Tout ça nous mène au titre de l’épisode : Patience organise une foire pour la journée de la Famille. C’est un peu n’importe quoi, mais bon, on va faire avec. Asta en profite pour parler avec la femme de Sam, libérée tant qu’elle n’est pas reconnue coupable. Harry y emmène Liza, et ça finit par enfin créer une relation entre eux. Harry lui permet de conduire, ce qui est une catastrophe, puis se lance dans une bataille d’eau publique. C’est celle-ci qui leur permet de créer de vrais liens familiaux et… bordel, je suis un public facile, mais je m’attache déjà à Liza. C’est énervant, je me fais toujours avoir.

À la foire, D’Arcy passe du bon temps aussi avec … Jay. C’est un problème pour Asta qui se force à participer. Bien sûr, avant ça, les femmes se sont embrouillées : D’Arcy n’a pas aimé apprendre qu’Asta avait passé la nuit chez Jimmy, et elle lui reproche. En retour, Asta lui reproche de venir souvent à la clinique pour se remettre de ses gueules de bois.

Le concours à manger des piments suffit à leur donner une excuse pour se réconcilier, et pour parler de Jay, parce qu’Asta a reproché à D’Arcy de passer du temps avec Jay alors qu’elle n’est pas exactement de bons conseils concernant les mecs. Pauvre Jay. Et pauvre D’Arcy aussi. L’essentiel, c’est que comme d’habitude, elles arrivent à se réconcilier comme si de rien n’était.

Sinon, la journée de la famille avait donc pour thème les 59 hommes morts pour en sauver un autre, et ça ne se passe exactement comme Ben le voudrait. Il est content d’avoir écrit une pièce de théâtre pour les enfants de la ville, mais bon, le sujet est un peu touchy quand même. Voir les enfants feindre la mort, ça ne plaît pas tellement aux parents. Les entendre chanter les réactions de la famille après la mort des hommes, avec les femmes qui boivent toute la journée et les oncles qui deviennent les papas… Pas une vraie réussite.

Elle plaît toutefois à Max (et à Harry et Liza, bien sûr), ce qui fait que Ben a rapidement envie d’en faire une pièce annuelle. C’était marrant à voir, franchement. En fin d’épisode, toutefois, Max et Kate s’en vont chez la mère de celle-ci. C’est mettre de côté l’intrigue de la boule d’Harry encore : il a bien tenté de kidnapper un chien pour la récupérer, mais c’est mal barré. La boule a été volée aux enfants. Eux sont sûrs qu’Harry l’a récupérée… mais non, on nous révèle que c’est un des agents qui en avait après Harry qui a pu la récupérer.

Comme nous sommes en fin d’épisode, il est aussi temps pour Liza de rentrer chez elle, afin de préparer Harry a se rendre à New-York. Nous n’en saurons pas plus de cette intrigue pour cet épisode, et c’est clairement frustrant à ce stade. La dernière scène est toutefois une bonne surprise, avec Olivia qui se confie à Mike sur le fait qu’ils ont été enlevés par des extraterrestres, probablement.

C’est dingue, parce qu’elle a raison… mais Mike se souvient au contraire avoir passé une très bonne journée à pêcher avec son père, sa seule bonne journée depuis la mort de son partenaire. Finalement, Harry l’écoutait donc et a fait preuve d’empathie ? C’est une très bonne chose, mais c’est le genre de souvenir qui risque vite d’être révélé comme inexistant à Mike, en vrai.