Riverdale – S06E07

Épisode 7 – Death at a Funeral – 14/20
Chassez le naturel, il revient au galop : certaines scènes et intrigues de l’épisode n’ont ni queue ni tête, mais ce n’est pas grave ! On s’amuse bien avec le nouveau fil rouge de cette demi-saison et je me demande pourquoi ils n’ont pas osé sauter ce genre de pas avant tellement c’est dans l’ADN de la série de vriller dans cette direction. Sans être le moins du monde originale, cette intrigue permet au moins de donner un nouvel intérêt aux personnages et un nouveau souffle à la série. Je la regarde avec plus d’entrain – et d’envie ? – comme ça.

Spoilers

Archie et Betty découvrent les limites des pouvoirs qu’ils ont obtenus, alors que Jug et Cheryl semblent dans le pétrin pour le moment. Veronica, elle, doit gérer la mort de son père.

Please, rejoice, Riverdale’s big bad will be tormenting us no longer.

Jug a perdu l’audition, du coup, il y a des choses qu’il ne pourra plus jamais faire. Manger et embrasser Tabitha n’en font pas partie. Ca alors !

Comme sa maison a explosé récemment, Archie redevient chef de chantier. Il n’en reste pas moins increvable. J’avais déjà oublié qu’il était en train de devenir Superman, tiens. Betty n’a pas oublié, elle, parce que ça lui donne une raison de plus d’être amoureuse de lui.

La surdité de Jug rend autrement la série encore plus insupportable que nécessaire : il se met à jouer les narrateurs de ses scènes puisqu’il n’entend plus rien. Il nous raconte donc les dialogues qui sont écrits à l’écran puisque les gens communiquent par des petites cartes. Le problème de ces scènes ? Honnêtement ? La voix de Jug.

On est habitué à ce qu’il narre les choses, en fait. Autant la manière de filmer les acteurs est sympa pour nous faire comprendre le malaise, autant l’avoir qui nous communique tout, c’est insupportable. Son intrigue ne s’arrange pas en plus : il fait un tour en moto alors qu’il est malentendant ; et il a rapidement un accident. C’est ridicule. D’où sort la moto même ? Non, vraiment, les scénaristes sont incroyables.

On enchaîne ensuite sur une scène où Tabitha lui trouve des cours de langue de signe. Pourquoi pas ? Je ne vois pas où ils veulent en venir avec cette intrigue, mais il faut noter que la plus grande peur de Jug maintenant qu’il est malentendant, c’est de ne plus réussir à écrire. Il finit par être débloqué quand son prof de langue des signes lui offre une BD. Tout pourrait être bien qui finit bien comme ça, mais non : la dernière scène de l’épisode nous apprend qu’il est désormais capable d’entendre les pensées des gens – et plus précisément de Tab. C’était marrant, et ça me donne envie de voir la suite, en vrai.

Sinon, il faudrait voir à ne pas oublier le Trashbag Killer. Après avoir appris la disparition de Glen, Betty reçoit donc un charmant colis avec un bout de Glenn. Super. Cela la stresse évidemment. Elle a bien raison : le tueur n’hésite pas à la retrouver directement dans son bureau du FBI pour ? Papoter avec elle ?

Je ne vais pas faire semblant, je n’ai pas compris ce qu’il faisait là, mais il était là quand même. Et il en profite pour menacer Archie au passage. Pas grave ? Archie est increvable, n’est-ce pas ? Eh bien, non. Autant il ne réagit pas quand il boit du café brulant, autant quand il tombe sur le dos depuis le premier étage, il se met à… saigner du front ? Les lois de la gravité et de la logique, c’est quelque chose à Riverdale.

Grâce à Betty qui a des migraines et lui parle du Tueur aux sacs poubelles, Archie comprend toutefois que le Palladium est sa kryptonite : plus tôt dans l’épisode, un homme de son chantier en a trouvé un morceau et lui a ramené. Cela coûte une fortune, mais Archie est prêt à partager avec cet homme, qui refuse. Toute la scène n’a aucune cohérence, mais l’homme l’espionne ensuite avec Betty et retient que le Palladium est une kryptonite efficace.

Il en trouve donc un deuxième morceau pour ensuite nous exploser la tronche d’Archie ? Mais enfin ? Est-ce le Tueur aux Sacs Poubelle ? Qui d’autre pourrait-il être ? Ce méchant détourne l’attention de Betty en lui rendant le corps de Glen dans des sacs poubelles et nous ligote donc Archie. C’est à croire que celui-ci ne retirera plus son t-shirt, d’ailleurs !

En tout cas, il reste increvable, même avec le Palladium : Alice passe lui rendre son chien, Bingo, juste à temps pour que le chien débarque et empêche le tueur aux sacs poubelles de nous tuer Archie. C’est vraiment marrant, parce qu’Archie balance quand même à son chien l’ordre de tuer, comme si c’était un ordre récurrent pour un chien. Genre, je sais pas ? Attaque, au moins ? Tue quoi. Et il tue en passant le tueur par la fenêtre, en plus.

Cela n’a aucun sens, pas plus que ça n’a de sens pour Betty de quitter Riverdale ensuite. Oui, elle apprend ce qu’il s’est passé et elle décide de quitter Riverdale tant qu’elle n’aura pas été capable d’arrêter ce tueur en série qui s’en prend à elle et la suit partout. Ce n’est pas si évident en plus : son super-pouvoir ne marche même pas sur lui.

Pendant ce temps, au manoir Blossom, Nana n’a aucun scrupule d’avoir tué Cheryl pour restaurer l’âme d’Abigail. Les scénaristes ont vraiment pété un câble, mais c’est drôle à voir avec une Nana qui souhaite récupérer le pouvoir sur Riverdale grâce à l’arrivée d’Abigail. Su-per.

Pour cela, elle envisage évidemment de prendre une place dans le conseil des quatre. Pour l’instant, le conseil des quatre est toutefois occupé à accueillir Pickens en ville – mais l’historique de la famille avec la ville est sanglant – et à découvrir la mort d’Hiram.

Oui, en parallèle, Veronica explique à Reggie qu’Hiram est mort. Et pas juste un peu mort. Les photos devaient être sympathiques : il s’est fait tirer quatre balles dans la tête avant d’être brûlé et oublié dans un ravin. Magique. J’aurais bien aimé voir ça… mais je me doute que ce n’est vraiment Hiram qui est mort, même si Veronica est sûre d’elle.

Reggie réagit plutôt bien à l’annonce qu’il est en couple avec une psychopathe parricide, mais dans le fond, je me dis qu’il devait le savoir depuis le départ. En attendant, Veronica abuse totalement et organise à présent l’enterrement de son père. Commanditer son meurtre n’était apparemment pas suffisant.

La pauvre se retrouve alors forcée par sa grand-mère de faire un petit discours pour l’enterrement. C’est con. Si elle trouve le temps d’être un peu réconforté par Archie, rien ne s’arrange pour elle quand Hermione redébarque en ville : elle est toujours star d’une série de téléréalité, et c’est un grand n’importe quoi. Allez savoir pourquoi, on découvre à présent que Kevin est super fan d’elle, alors il a le droit à une scène de plus dans l’épisode, juste pour le principe.

Cela n’empêche pas Hermione d’être super gênante avec sa télé-réalité, forçant Veronica à faire sortir l’équipe de tournage pour avouer qu’elle a mis la tête de son père à prix. Mouais, je sens qu’elle est filmée quand même en vrai, Hermione est trop contente de retrouver enfin sa fille. Oui, les scénaristes décident de nous faire croire qu’elles ne se sont jamais entendues ! Qui se souvient des débuts de la série, après tout ? Certainement pas les scénaristes.

Bon, la scène n’était pas filmée par l’équipe d’Hermione finalement, parce que la mère demande ensuite à sa fille de retourner une scène un peu scriptée qui reviendrait sur ce qu’elles ont pu se dire. Veronica décide d’accepter même si elle n’est pas convaincue par cette idée. Elle fait bien : autant avoir le maximum de temps de caméra avant qu’elle se fasse tuer tout de même.

Ben oui, la tête de Veronica est à prix désormais. Le même tueur à gage que celui qui a tué Hiram débarque ainsi à Riverdale pour la tuer. Avant d’avouer explicitement que Hermosa l’a embauché, il est toutefois tué : Geraldo, le filleul de la grand-mère de Veronica et garde du corps est bien réactif. C’est aussi lui qui nous trouve un enregistrement des derniers mots d’Hiram pour Veronica. Eh, on a un moment émotion pour dire adieu au personnage, à croire qu’ils veulent vraiment qu’on le pense mort.

Ce n’est pas le cas, désolé, mais ça fait pleurer Veronica, au moins. Elle récupère au moins le business de rhum de son père au passage et réussit à nous faire quelques scènes larmoyantes. L’enterrement ? Mort de rire. Personne dans le cast n’y vient à part Hermione et Reggie, franchement. C’est abusé.

Pour en revenir à Abigail, elle assiste donc au conseil des quatre et n’en a rien à foutre d’Hiram. Elle est un peu dérangée par l’existence d’un Pickens en ville, mais totalement ravie de découvrir la présence de Toni. Ben oui, Toni est le portrait craché de son amour de jeunesse – celui qu’on a pu découvrir grâce à Rivervale, mais écoutez, ça a existé quand même, posez pas de questions – alors elle envisage aussitôt de la reconquérir. En plus, elle peut être en couple avec au grand jour car nous sommes en 2022.

Les scènes ont le mérite d’être à mourir de rire, avec Abigail qui décide d’adopter Britta – c’est comme ça qu’elle fait pour recontacter Toni, oui oui – et qui la drague super ouvertement. On se marre bien. Et j’avoue que je me suis marré encore plus à voir Abigail boire de la bière et déprimer du couple Toni/Fangs. C’est sacrément drôle à voir, surtout que Fangs est le descendant du tueur de Thomasina, son amoureuse et sa destinée.

J’ai tellement ri avec cette intrigue, et ce n’était pas encore fini : Nana critique Toni devant Abigail et finit coincée dans une grange, parce que bon, on ne critique pas Toni devant Nana tout de même.

Au rang des bonnes nouvelles, notons que Cheryl n’est pas aussi morte que Nana veut bien le croire : elle est coincée dans les miroirs qui reflètent Abigail. Cette dernière a toutefois plein de pouvoirs, donc même si Britta se rend compte de ça, je pense qu’il faudra un petit moment avant qu’on ne récupère Cherryl.

Après avoir envisagé une carrière à Broadway, Kevin décide autrement d’être flic à Riverdale, en bossant pour son père. C’est logique, non ? C’est ce qu’on fait tous quand on est forcé de rester en ville pour jouer les babysitters. Je ne sais même pas pourquoi je prends la peine de l’écrire, mais bon. C’est un dernier paragraphe comme un autre.

 

Compteur d’Archie à poil : presque la seule déception de cet épisode, +0.

Euphoria – S02E08

Épisode 8 – All My Life, My Heart Has Yearned for a Thing I Cannot Name – 18/20
La série n’a rien perdu de sa force de frappe pour son dernier épisode de la saison, mais on sent passer les vingt minutes supplémentaires, tout de même. Surtout, elle reste trop bavarde parfois. Je sais pourquoi, je vois à peu près où ça mène, mais c’est trop bavard pour la critique. La conclusion de la saison ? Elle est plus fermée que celle de la saison 1, malgré de nombreuses pistes ouvertes pour une suite. Une fois de plus, il est difficile de résumer Euphoria en quelques mots seulement.

Spoilers

Alors que la pièce de Lexi est interrompue par la vengeance de Cassie, nous découvrons pourquoi Fez n’a pas pu s’y rendre.

Is this a part of the play?

Mieux vaut tard que jamais, et mieux vaut le 25 mars journée de la procrastination pour enfin voir cet épisode qui m’attendait depuis quasiment un mois. Je crois que j’étais dans le déni de la fin de saison, tout simplement. D’une certaine façon, l’attente de la saison 3 sera moins longue comme ça… et surtout, j’ai trop peur de ce qu’il va se passer dans cet épisode en vérité.

Et je crois que j’ai bien fait, parce que l’épisode reprend immédiatement sur Fez qui se prépare à partir au théâtre et est interrompu par son meilleur ami le salopard qui souhaite le dénoncer aux flics, Custer. Bien sûr, Fez est loin de se méfier de lui et pourrait bien se faire avoir.

Il est heureusement sauvé de justesse par Faye : celle-ci décide de briser un verre pour avertir Fez qu’il est sur écoute de manière peu discrète. Je n’aurais jamais cru qu’elle serait si vive d’esprit et si utile à Fez, parce qu’elle en vient même à monter tout un mensonge pour accuser Laurie du meurtre qui risquait fort de retomber sur Fez. Et tout ça aurait dû fonctionner, sauf qu’Ash est clairement lent d’esprit.

Ne comprenant pas qu’il est sur écoute, il décide de tuer Custer d’un bon coup de couteau dans la gorge. La scène est si violente, si surprenante et surtout si problématique : Custer est sur écoute. Pour éviter tout problème, Fez n’a plus d’autres choix que de l’achever, en s’assurant qu’il ne puisse pas respirer. Oh putain. C’est reparti pour un meurtre, du coup, et pour un sang-froid assez incroyable tout de même.

Et alors que tout va mal pour Fez, les scénaristes ne trouvent rien de mieux à faire que de nous ramener en arrière sur la relation parfaite entre lui et Lexi. Bon, parfaite, je ne sais pas si une relation quasi uniquement au téléphone devant La Petite Maison dans la prairie est vraiment une relation parfaite, mais il semble aimer ça vraiment. Les deux personnages partagent tout ce qu’ils pensent de la vie, des réseaux sociaux, de leur humour et des enfants qu’ils veulent avoir.

C’est bien mignon tout ça, mais Custer est mort dans l’affaire, et Fez n’a aucun alibi parce que Lexi voit bien qu’il n’est pas là au théâtre. Heureusement, elle ne lui envoie pas pour autant de SMS, ce qui permet déjà d’éviter un drama avec les flics plus tard, j’imagine. En attendant, Lexi va en avoir du drama : le retour de Cassie est au théâtre est terrifiant, avec tout le monde qui remarque son entrée en fin de spectacle. Elle est clairement énervée après sa sœur, et même sa mère s’en rend compte immédiatement, c’est dire à quel point « Our life », la pièce de Lexi, ne plaît pas à Cassie.

Cette dernière n’hésite pas à monter sur scène pour détruire la pièce de sa sœur comme celle-ci vient de détruire sa vie, et j’avoue que ça part en vrille à une telle vitesse que c’est parfaitement effroyable à voir. Quelque part, c’est logique : Cassie n’allait pas regarder sa vie être exposée et démontée comme ça sans réagir après tout. J’ai tout de même de la peine pour Lexi, qui essaie bien de rester cachée… mais sans y parvenir.

Cassie n’allait pas la laisser s’en sortir comme ça. Cela force même Suze, la mère des filles à monter sur scène pour les calmer. Elle félicite Ethan pour son rôle d’elle-même, et elle me fait trop rire. Bon, la lisibilité de la suite de la scène n’est vraiment pas dingue, avec trop de mouvements de caméra et des miroirs dans tous les sens, m’enfin, on comprend tout de même l’essentiel. Cassie reproche à Lexi d’être une simple passante qui ne prend pas le temps de vivre, ce qui explique pourquoi elle n’est pas blessée par la vie. Outch. Le pire, c’est qu’il y a des gens pour applaudir Cassie.

Il faut dire qu’il est difficile de voir ce qu’il en est et de démêler le vrai du faux : tout se passe sur scène et le drama familial paraît être scripté à certains quand d’autres se font totalement spoiler la pièce de Lexi puisque Cassie révèle la suite – avec l’avatar de Nate qui finira par coucher avec l’avatar de Cassie. Maddie s’en mêle alors et cette fois-ci Jules kiffe clairement sa vie alors qu’en coulisses, c’est le stress de savoir quoi faire.

Cela part dans tous les sens, avec une Lexi qui parvient finalement à quitter la scène quand sa fausse Kat débarque avec une réplique étrange. Cassie en profite pour s’attaquer à son double, jouant sur un cheval de carrousel (si chelou) alors que Maddy monte sur scène pour nous éclater la tronche de Cassie et la faire fuir elle aussi.

Et si Suze essaie de faire croire que tout était scripté, je doute fort que ça n’arrive à convaincre grand-monde. Pauvre lycée, ça fait beaucoup d’un coup. Pauvre nous, aussi, parce que ce n’est que le début de l’épisode, et la narration repart en vrille bien rapidement. On découvre ainsi que quelques jours avant le spectacle, Rue est passée chez Elliot pour lui expliquer qu’elle lui pardonnait de l’avoir trahi – et pour le remercier d’avoir sauvé accidentellement sa vie. Pour autant, elle ne compte pas dénoncer sa prise de drogue à lui.

Les deux amis peuvent donc se parler à nouveau de Jules – à qui Rue n’a toujours pas parlé – avant qu’Elliot ne se mette à chanter une petite ritournelle. J’aime beaucoup sa voix, sérieusement, mais pas tellement la chanson ? Elle est sympathique dans les paroles, puisqu’elle parle de Rue et de la relation qu’il a avec elle, mais c’est trop calme pour moi.

Les paroles sont vraiment chouettes, en vrai, à déclarer à Rue qu’elle est la seule amie d’Elliot et qu’il espère que sa trahison valait le coup. La chanson arrive presqu’en retard : il lui chante ses excuses clairement, mais elle l’a déjà pardonné. La douceur de la chanson contraste tellement avec ce qui a précédé en plus – et Rue qui se met à sourire, en plus.

Difficile après ça d’en revenir au théâtre, et pourtant, c’est ce qu’il se passe : l’assistante de Lexi la retrouve et parvient à la convaincre que la pièce n’est pas terminée et devrait continuer. Elle a réussi à convaincre tous les acteurs que la dispute faisait partie de la pièce, et comme dans le public on a Rue qui décide de se mettre à scander le nom de Lexi, la pièce peut reprendre.

Show must go on, met il reprend par Lexi qui explique qu’un de ses amis lui a dit que parfois, les gens ont besoin d’être blessé et que c’est pour ça qu’elle a osé proposer cette pièce. C’est donc ça l’excuse des scénaristes ? Parce que nous sommes clairement blessés, nous, par l’attitude des scénaristes à l’égard de Fez. On le voit ainsi faire en sorte de prendre sur lui le meurtre commis par Ash. C’est horrible à voir, mais ce n’est même pas le pire : le pire, c’est qu’Ash décide de s’enfermer dans la salle de bain avec assez d’armes pour commettre un bain de sang. Bref, la décision de Fez pour le protéger ne sert un peu à rien.

Et les flics mettent tellement de temps à débarquer, alors que Faye est en train de les attendre là. Frustrant. Et quand ça part enfin, ça part trop vite dans tous les sens. C’est tellement frustrant de voir Fez mettre trois plombes à lâcher le couteau ; tellement frustrant de l’entendre répéter qu’il y a un enfant dans la pièce d’à côté et qu’il ne faut pas le tuer ; tellement frustrant de voir Ash se mettre à tirer.

Je n’ai jamais vraiment kiffé ce perso, mais tout de même, Ash a juste eu une malchance de dingue tout au long de sa vie. Il est né au mauvais endroit au mauvais moment, de toute évidence, et il continue encore jusqu’à son dernier souffle de manquer de chance franchement. Oh, c’est l’éducation qui veut ça aussi, avec un Ash qui n’hésite pas à tirer sur un flic après avoir fait semblant d’être mort.

Pas étonnant qu’il se fasse tuer pour de vrai après ça, sous les yeux d’un Fez s’étant déjà pris une balle de son propre frère dans le ventre. Quelle tristesse. Et pour bien accentuer cette tristesse, on enchaîne sur un retour à la pièce de Lexi, avec une référence à l’enterrement du père de Rue, une scène où le père de Lexi est à l’hôpital avec ses filles à son chevet, une où Rue est à l’hôpital avec Lexi et sa mère à son chevet, et des câlins, et Suze qui fait ce qu’elle peut pour Rue.

C’est une scène poétique, et une fois de plus, il ne faut pas trop s’attacher à la chronologie de ce qu’on est en train de regarder. Nous sommes juste propulsés dans une spirale de dépression et de tristesse, avec un Fez qui se fait arrêter et une Rue qui pleure toutes les larmes de son corps à l’enterrement de son père, mais trouve encore le temps de faire un joli discours.

Et ce discours est repris par Lexi dans sa pièce, à laquelle Rue assiste – et Jules aussi. C’est ce discours sur le deuil et sur ce qui fait basculer Rue dans la drogue, parce que la cicatrice est là à jamais, qui permettra probablement de vraies réconciliations entre Jules et Rue.

En attendant, nous enchaînons sur une scène le lendemain de la pièce de Lexi. Rue décide d’appeler Lexi pour la féliciter parce qu’elle adore sa pièce, et ça fait quand même bien plaisir à Lexi de savoir que quelqu’un l’aime. Tout de même. La pièce se terminait par un rappel de ce qui a suivi le discours de Rue : Rue, Lexi, Cassie, Maddy et Kat étaient réunies sur le porche de la maison pour parler de ce moment difficile – et Suze qui débarque pour prendre une photo.

Il n’y a que Suze pour oser faire un truc pareil. Il n’empêche qu’elle a eu raison, parce que ça marche bien dans la pièce de Lexi. La conclusion fonctionne et mène à une conversation efficace entre Lexi et Rue sur l’absence du père, sur l’importance de boucler son deuil et la raison pour laquelle il est important de donner une raison à ce qu’il s’est passé. Bref, la série reprend ses habitudes bavardes, mais ça ne surprend personne et ça n’en est pas moins touchant quand Rue explique à Lexi qu’elle sait que son père l’aime elle plus qu’il ne s’aime lui-même, et que c’est pour ça qu’il ne la rappelle pas, parce qu’il veut être bien pour elle.

C’est une très jolie scène… et l’on découvre qu’il ne s’agit pas du lendemain de la pièce, mais de la pièce elle-même : Lexi termine sa pièce sur la déclaration que Rue lui manque –et sur une standing ovation entendue jusque dans les toilettes du lycée. Dans celles-ci, on retrouve une Cassie qui saigne du nez, une Maddy qui saigne du pied (sans avoir un seul ongle manucuré cassé ??) et Kat qui assiste à ce long silence entre les amies. Si elles ne sont plus meilleures amies, Cassie se confie tout de même à Maddy sur la rupture entre elle et Nate, permettant à Maddy de lui assurer que ce n’est que le début. Outch.

Cette scène était si violente.

De son côté, Nate est en train de foncer en voiture et de remplir en même temps une à une les balles d’un flingue. Oh bordel ? Il est sérieux là ? C’est quoi l’intérêt de faire ça. Putain, Nate. Il se rend donc au taf de son père, occupé à faire la fête avec des gens bien trop jeunes pour lui – et trop dénudés aussi.

Nate joue le jeu de la fête quand il arrive, mais ça n’est pas rassurant du tout pour nous : on sait très bien qu’il a une arme à feu, encore, et je plains tous les gens à moitié à poil dans cette pièce. La scène traîne en longueur et je n’ai pas réussi à rentrer dedans autant que d’habitude : Nate devrait me faire flipper pourtant, avec ce flingue.

Il prend tout son temps pour le sortir, laissant le temps à son père de faire partir ses amis avant de lui expliquer qu’il ne souhaite que prendre sa revanche. Il a ainsi appelé les flics après leur avoir fourni une clé USB avec tout ce que son père a fait.

Eh. J’ai de la peine pour Cal… mais en vrai, Nate fait plutôt une bonne chose sur ce coup-là ? C’est probablement pour de mauvaises raisons qu’il décide de faire arrêter son père, mais c’est efficace – et surtout, il était temps que quelqu’un arrête Cal.

La saison peut alors se terminer sur Jules qui ose s’approcher de Rue à la fin de la pièce de Lexi pour lui dire qu’elle mui manque, et qu’elle sait que c’est trop tôt car elle lui en veut encore, mais elle l’aime. Elle y gagne un baiser sur le front. C’est déjà pas si mal – et Rue conclue même que Jules était son premier amour en voix off.

La conclusion est d’ailleurs une vraie fin pour la série. Désolé, je sais qu’il va y avoir une saison 3, mais on sent bien que ce n’était pas forcément prévu. Il est clair qu’ils savaient que le renouvellement allait être compliqué : toutes les intrigues sont bouclées – il y a des fins ouvertes (notamment Cassie), mais la série a fait passer son message et, en plus, Rue annonce qu’elle est restée clean jusqu’à la fin de l’année scolaire.

EN BREF – Cette saison 2 est à la hauteur de ce que j’en attendais, avec une réalisation et un jeu d’acteurs toujours aussi impeccables de bout en bout. Je ne peux pas en dire autant du scénario, avec une narration qui se perd parfois tant elle est éclatée. On sent bien que c’est voulu et que c’est chaque fois pire quand Rue se drogue, mais ça n’empêche que certains épisodes finissent par être difficilement lisibles et compréhensibles.

Dans l’ensemble, la saison 2 n’a fait que développer et conclure les destins de certains personnages, mettant beaucoup plus en avant Cassie et Lexi, mais ignorant presque trop Maddy et surtout Kat. Franchement, Kat m’a manqué cette saison, elle est trop cantonnée à un rôle de figurante. Je suis bien content que Lexi en soit sortie en revanche.

Si je conclue ma critique du dernier épisode en indiquant que ça ressemble à une fin de série, je tiens tout de même à souligner que les portes sont ouvertes pour une saison 3 : Fez est arrêté, mais nous ne savons rien de la réaction de Lexi pour l’instant. Cassie est embarquée dans une relation toxique avec Nate qui vient de rompre avec elle, mais on peut garder espoir pour Nate maintenant qu’il a fait arrêter son père. Kat et Maddy ont tout à reconstruire maintenant qu’elles sont célibataires. Rue et Jules aussi, avec un Elliot qui ne peut plus être leur ami et une relation amoureuse stoppée par la drogue et la détox de Rue.

La dernière réplique en voix off nous indique aussi que la saison 3 ne devrait pas se passer au lycée. La porte est ouverte à un changement de narratrice puisque Rue va mieux ; et j’imagine assez mal une série reprenant beaucoup plus tard ; tout comme j’imagine mal la série sans sa narratrice droguée. Je suis curieux de ce que ça donnera… À dans un an.

Riverdale – S06E06

Épisode 6 – Unbelievable – 15/20
J’ai bien aimé l’épisode ? Les scénaristes semblent vouloir assumer le basculement dans un tout autre type de séries, et ça fonctionne mieux. Après, je reste méfiant : ce n’est pas la première fois que la série semble proposer de nouvelles intrigues vraiment plus intéressantes et à chaque fois, elle s’est enlisée ensuite dans des histoires particulièrement chiantes. On verra avec le temps ?

Spoilers

La bombe a explosé, mais Archie, Betty et Jug sont indemnes. Cela n’empêche pas la ville d’être bouleversée par ce qu’il vient de se passer et de nombreux remous sont à venir pour tous les personnages.

They’re alive. Somehow.

C’est sans résumé qu’on en revient enfin à Riverdale ! La maison d’Archie a bien explosé, on se croirait presque chez les sœurs Halliwell tellement il n’y a plus de toit. En début d’épisode, Archie, Betty et Jug expliquent comme ils peuvent ce qu’il s’est passé. Ce n’est pas bien clair, mais en tout cas, Jug refuse d’aller à l’hôpital faute d’assurance, Betty y est traînée de force par Alice et Archie parle ensuite avec son oncle qui ne croit pas bien à l’histoire de la table du salon protégeant Betty et Archie de l’explosion : la table est détruite.

Archie entend heureusement son chien dans la maison pour faire diversion. Il l’emmène rapidement chez le vétérinaire, en profitant aussi pour NE PAS prévenir sa mère que sa maison a explosé. C’est parfaitement logique tout ça, non ? Le chien ? Il survit, mais a les pates cassées. Limite, j’ai plus de peine pour lui que pour les autres occupants de la maison, donc.

Il faut dire que les autres occupants sont miraculeusement intacts : Betty est bien sûr à l’hôpital parce qu’Alice l’y pousse, mais elle en parle à Archie tout de même. Ils étaient dans la chambre au moment de l’explosion… et devraient donc être morts. Cela dit, cette fois, Betty n’a pas trop envie de mener l’enquête, bizarrement.

Quand elle sort enfin de l’hôpital, c’est pour mieux voir une aura rouge autour d’un infirmier de l’hôpital… Alors que Betty apprend quelques minutes plus tard qu’une infirmière vient de se faire égorger quelques minutes plus tard. On a quand même un flashback pour nous rappeler l’existence de ce Trevor quand Alice raconte à sa fille ce qu’il s’est passé, évidemment. Génial, Betty va nous jouer détective avec des intuitions magiques désormais.

J’ai bien l’impression que la série veut basculer dans une magie nouvelle… et ma foi, je ne suis même pas contre à ce stade. Au point où on en est, ça peut toujours la redynamiser et donner quelque chose d’un peu plus intéressant. Betty envoie donc une agent du FBI sur cette affaire qui n’a rien de fédérale, pendant que le reste de son équipe cherche Hiram, considéré comme coupable de l’explosion de la maison sans vraie raison.

C’est l’occasion de nous faire revenir Glen dans la série et l’ex de Betty est rapidement teinté d’une aura rouge quand il semble avoir des envies de viol sur Betty. Celle-ci se défend avec sa droite habituelle, quand pour nous, le but de la scène est évident : on nous en apprend plus sur les pouvoirs de Betty.

De son côté, Jughead se rend chez Pop’s. Il n’a pas une égratignure, mais par magie, Tabitha semble comprendre aussitôt qu’il s’est passé quelque chose de grave. Elle n’a pas tort, bien sûr, et il y aura des conséquences en plus : Jughead semble perdre peu à peu l’audition, avec un bruit aigu parfaitement insupportable qui le hante peu à peu.

On comprend assez vite qu’il perd l’audition d’un côté, mais Tabitha est plus lente que nous à faire 1+1. Quand elle finit par le faire, elle traîne Jug à l’hôpital et celui-ci apprend qu’il est sourd à 98% d’une oreille et 87% de l’autre. Oupsie, ce n’est pas aussi fun que le pouvoir de Betty qui peut voir les auras ça.

Pendant ce temps, Kevin décide de tenter sa chance à Broadway et en informe Fangs et Toni. Dire qu’ils en ont rien à foutre est gentillet. Ils préfèrent insister sur leur bisexualité et annoncer leur couple à Kevin. Il était temps que ça se fasse, mais on sent que les scénaristes se débarrassent de la scène pour le principe avant que Kevin apprenne ce qu’il s’est passé chez Archie.

Bien sûr, la nouvelle de l’explosion de la bombe fait vite le tour de Riverdale, et c’est l’occasion de retrouver Veronica et Reggie au lit. Veronica est convaincue que son père est responsable de l’explosion quand Cheryl, elle, est sûre de les avoir maudits. En plus, pas de bol pour elle, Nana a brûlé le parchemin avec la malédiction, alors elle ne peut rien faire pour l’annuler. Cela ne l’empêche pas d’essayer, et elle le fait avec l’aide de Britta.

Son apprentie est un peu notre porte-parole sur ce coup-là : il faut croire à la magie maintenant, Cheryl ? Eh bien, la réponse est que oui, parce que ça a fait partie du quotidien un jour. Le pire dans cette intrigue ? Cheryl passe son épisode à reprocher à Nana de l’avoir poussée à jeter une malédiction contre le trio de la série alors que bon, elle était parfaitement consentante.

Elle passe le reste de son épisode a tenté de mettre un terme à la malédiction, mais c’est un peu peine perdue quand les bougies de son autel sont constamment éteintes dans son dos. Forcément, Cheryl mène l’enquête et finit par découvrir que c’est Britta qui les souffle à chaque fois. Eh oui : elle est possédée par Abigail chaque nuit.

Oui, oui, l’esprit de l’ancêtre Blossom a pris possession du corps la nuit de la malédiction, et il n’en fait pas plus pour qu’on parte sur un délire d’exorcisme et de bannissement d’esprit. Et oui, oui, on y a droit : Nana et Cheryl nous refont un peu de magie pour dégager l’esprit d’Abigail du corps de Britta. C’en est presque trop simple.

Nana réussit en tout cas à faire ce qu’elle voulait : l’esprit d’Abigail est chassé du corps de Britta… pour finir dans celui de Cheryl. Bordel, mais ils sont tarés du côté des scénaristes.

Du côté de Toni et Fangs, les problèmes ne font que commencer. Il faut qu’on m’explique ce que Toni a fait à ses horribles cheveux… et d’où sortent les Monstres cette fois-ci ? Ils reviennent en ville avec la ferme intention de tuer Archie pour prouver leur pouvoir. C’est embêtant pour les amis du rouquin qui vont aussitôt le prévenir.

Quand on retrouve Archie, c’est pour le voir faire du sport avec un t-shirt. Aïe, je suis content qu’il soit de retour (pour de vrai, ça manquait à la série, je trouve), mais bon, comment je reprends mon compteur moi ? En tout cas, on découvre qu’il a pris douze kilos en une semaine, sans que son physique ne change le moins du monde. Le voilà donc super-héros lui aussi. On découvre même que les clous ne lui font rien.

Il aurait dû saigner en s’écorchant contre l’un d’eux, mais il n’en est rien. Quand il le comprend, il teste soudainement sa nouvelle force et découvre qu’il est increvable désormais. Un vrai super-héros, promis. Un super-héros qui a toujours une môman à contacter. Quand elle débarque en ville, elle fond en larmes à la vue de sa maison détruite, mais soi-disant, c’est par inquiétude pour Archie. Clairement, tout le monde s’en fout de l’explosion de la maison d’enfance d’Archie. Tout de même, ce n’est pas rien ce genre d’explosion.

Quoiqu’il en soi, maintenant qu’il se sait invincible, Archie n’en a rien à foutre d’apprendre que sa tête est mise à mort. Au contraire, cela semble presque l’amuser : il se rend aussitôt dans le coin mal famé où habitent les Monstres pour les défier. Il rentre ainsi au gymnase couvert de sang… mais sans une égratignure.

Cela arrange bien les affaires de Betty quand elle l’apprend. Elle se sert de la nouvelle confiance d’Archie pour aller arrêter Trevor pour le meurtre de l’infirmière – elle l’avait surpris en train de voler des médicaments. Les deux peuvent ensuite se retrouver dans un bar pour se confesser sur les nouveaux pouvoirs qu’ils semblent avoir.

Archie semble plutôt inquiet de ce qu’il se passe, mais il a de toute manière d’autres problèmes à gérer aussi, notamment le moment où un certain Percival Pickens vient jouer les vautours de la maison familiale. Il veut la racheter, ce qui ne plaît pas à Archie… mais semble intéresser la mère. Elle est prête à vendre ; et ça énerve Archie de voir ça. Il faut dire qu’il est intéressé par l’achat de la maison, même si sa mère trouve ça un peu étrange de se dire que son fils passera sa vie sous le même toit – faisant fi des sept ans entre les saisons 4 et 5, de toute évidence.

La fin d’épisode voit donc Archie devenir le propriétaire de cette… « structure ». Eh, ça m’a fait rire.

Il me reste tout de même encore à évoquer les intrigues de Veronica et Reggie. La première est sûre que son père a tenté de tuer ses amis, alors elle met la tête d’Hiram à prix avec l’aide d’Hermosa. Pendant qu’elle règle tout ça, le père de Reggie fait une crise cardiaque, et ça remet tout en question, une fois de plus. Bon. J’ai du mal à suivre où veulent en venir les scénaristes, mais je devrais être habitué à force.

Le but est simplement d’aller super vite en besogne. Quand elle voit les remords de Reggie de ne pas avoir profité plus longtemps que ça de son père, Veronica regrette d’avoir embauché Anatole pour tuer Hiram. Elle l’appelle pour tout arrêter… mais c’est trop tard. Elle reçoit même un mail avec une photo qui semble confirmer la mort de son père. Comme nous, nous ne voyons rien, je n’y crois pas une seule seconde, mais bon.

Veronica est sûre que son père est mort, et ça la fait pleurer. Malgré tout, quand Reggie lui explique que son père à lui va mieux, Veronica ne peut partager son deuil avec lui : elle préfère lui dire qu’elle a annulé le contrat sur la tête de son père. Tu m’étonnes.

Hermosa appelle tout de même sa sœur pour lui reprocher ses actions et lui promettre une revanche parce que Blood must have blood ? Est-ce que l’esprit de Lexa vient de se réincarner dans une autre série là ?

Il est temps d’en arriver en tout cas aux cliffhangers de l’épisode : Twyla Twist, qui dirige les Monstres, décide de s’en prendre directement à Toni et Fangs qu’elle considère comme responsables des actes d’Archie et les menace. Cela pousse les couples à demander à Kevin de jouer les babysitters avec bébé Anthony. Il ne part donc plus à Broadway et a un nouveau rôle pour cette saison. Super.

Archie, lui, décide de péter la gueule de Glen que Betty a réussi à mettre sous le coup d’une enquête pour harcèlement sexuel de la part du FBI. On retrouve donc Glen en bien mauvais état à la fin de l’épisode, mais ce n’est que le début de la fin pour lui : il est finalement tué par… LE TRASHBAG KILLER. OH BORDEL. J’avais oublié l’existence de ce tueur en série, mais je suis mort de rire maintenant.

PS : j’en oublie de parler du super-chien qui se rétabli en trois jours et termine l’épisode en pleine forme.

Compteur d’Archie à poil : Que nenni. C’est bien la peine de revenir dans la série ! (Bon, j’aurais peut-être dû compter le flashback, je ne sais pas).

The Walking Dead – S11E11

Épisode 11 – Rogue Element – 12/20
Aïe, il se passe dans cet épisode ce que je craignais à la fin du précédent, à savoir qu’on s’éloigne des intrigues m’intéressant vraiment quand je regarde cette série pour se concentrer sur des trucs moins prenants et des personnages que j’aime moins. Ce n’était pas glorieux comme épisode et ça donne envie que la série se termine vite, honnêtement. Ils peuvent faire tellement mieux que ça !

Spoilers

Eugene file le parfait amour avec Stephanie… jusqu’à ce que…

There was never any Stephanie.

Finir la semaine par un bon rattrapage de cette série me paraissait une bonne idée, mais j’avoue que la perspective de voir cet épisode commencer par un gros plan sur Eugene, ce n’était pas réjouissant. En plus, on nous fait croire que Stephanie est vraiment à fond dans ce qu’elle lit du roman qu’il a écrit alors que… Bon. C’est Eugène quoi, j’ai du mal à y croire. Après, il est fou amoureux d’elle lui aussi, donc c’est peut-être logique qu’elle soit un peu aveuglé par son soi-disant talent.

L’amour rend aveugle. Il lui offre une clé de chez elle et part voir Princess pour tout lui raconter alors que Stephanie reste à lui sourire bêtement au balcon. Mais quelle angoisse ce début d’épisode ? Cela va être long si toute la fin de saison – on s’en approche déjà à grand-pas cela dit – est dans cet ordre d’idée-là.

Avec cette série, je me doute que ce ne sera pas tout à fait le cas et je suis bien content de voir rapidement le sourire d’Eugène s’évanouir quand Stephanie ne se pointe pas à leur rencard suivant. Par contre, QUI laisse fondre deux glaces ? Déjà QUI achète une glace avant qu’elle ne se pointe ? Où est la logique là-dedans ?

A la musique, on comprend qu’on doit s’inquiéter pour Stephanie quand il joue les stalkers : il y a clairement un mystère à élucider. Moi qui pensais qu’elle lui foutait un lapin, tout simplement. Ce n’est pas le cas : on nous révèle qu’elle fait sa valise à la hâte… Allez savoir, il a dû se passer un truc grave en coulisses. Je ne doute pas qu’on y reviendra, mais pour l’instant, j’en ai rien à foutre. Ou plutôt, je suis content que le sort s’acharne sur Eugène, car je ne suis pas sympa.

L’avantage, c’est que ça permet de suivre à nouveau la vie de Stormtrooper-Rosita : en bonne policière, elle est contactée par Eugene pour mener l’enquête sur la disparition de Stéphanie. Face à cette disparition, tous les amis d’Eugène se mobilisent : Princess débarque donc à son appartement pour lui remonter le moral comme elle peut, mais c’est pour mieux le retrouver en train de déjà se prendre pour un cinglé qui mène sa propre enquête sur Stéphanie.

Eh, franchement, en très peu d’épisodes, Princess a réussi à vraiment s’imposer dans la série, non ? On ne comprend pas trop par contre comment le temps passe dans cet épisode par contre : il y a clairement plusieurs jours entre les scènes, mais ce n’est pas si évident que ça pourtant. En tout cas, entre deux bouteilles d’alcool et avec une vessie pas complètement vidée, Eugene commence son enquête en interrogeant un type qu’il a vu sortir de l’immeuble de Stephanie.

Celui-ci lui sort une excuse toute naze. Roman, c’est son nom, serait un plombier selon lui… Sauf qu’Eugene sait bien que non. Il explique donc à Princess ce qu’il a pu découvrir sur celui-ci. Il se rend régulièrement dans un immeuble où d’autres le rejoignent, sans qu’il ne sache exactement pourquoi. C’est vrai que c’est un peu louche, surtout que l’appartement de Stephanie a été vidé lui aussi bien rapidement et qu’un formulaire de transfert, signé par Stephanie, a été donné à la police. Eugène n’y croit pas du tout et crie au complot.

Bordel, qu’est-ce que c’est que cet épisode ? Rendez-nous les zombies, ça fonctionnait tellement mieux. Là, on a donc une enquête un peu naze menée par Eugene hors écran et un duo avec Princess qui est plutôt efficace, mais dont on peine à comprendre comment il se met en place à défaut d’avoir eu toutes les infos avant. En tout cas, ils pénètrent par effraction chez ce Roman pour en découvrir plus.

S’ils découvrent bien des armes chez lui, Hornsby finit par leur expliquer, une fois qu’ils sont chopés sans trop de surprise par la milice, que les armes sont légales et que Roman est bien un plombier. Si Eugene veut continuer de voir une conspiration dans le départ de Stephanie, Princess est évidemment là pour lui expliquer que non. Je suis persuadé qu’Eugene a raison, mais en attendant, il va falloir considérer que Stephanie a rompu avec lui. Tout ça pour ça ? C’est vrai que c’est frustrant pour lui.

Il refuse donc de croire qu’il n’y a pas de complot, même si Princess pense l’avoir convaincu, et il reprend son enquête sur les mystérieuses réunions de gens se retrouvant dans le bâtiment. Il se fait alors mettre KO par… Stéphanie elle-même. Mouahaha. Elle n’a plus ses lunettes, cette fois, et l’homme mystérieux qu’Eugène n’avait vu que dans l’ombre s’avère finalement être… Hornsby. En tout cas, ça permet enfin à Eugène de comprendre que Stéphanie n’a jamais existé et qu’elle était juste un agent envoyée pour qu’Eugène révèle tout ce qu’il savait sur sa propre communauté.

Il est insupportable. Je veux dire, on le savait ? On l’a toujours dit. Rosita lui a dit il y a deux ans putain. En plus, qu’est-ce qu’il est con, putain. Et qui parle comme il le fait là ? Abrège tes phrases ! Oh non, vraiment, je n’en peux plus, ce personnage aurait dû mourir il y a tellement de saisons déjà ! Eugène s’énerve et s’excite contre Hornsby qui ne lui dit pas un mot jusqu’à ce qu’il soit menacé. Le problème, c’est qu’Eugène n’a absolument aucun levier pour menacer Hornsby. A la photographie, on se fait plaisir avec les lumières pour rendre Hornsby encore plus méchant.

Le problème, c’est que la série nous propose ça en passant vraiment par le mauvais personnage : évidemment qu’Eugène passe pour fou de toute manière et que tout le monde s’en contrefout de lui. Vivement qu’on en revienne à Hilltop, parce que là, Maggie me manque. Bref, toute cette intrigue termine par la révélation que Stéphanie était bien sous couverture pendant tout ce temps et qu’elle aimait malgré tout le roman d’Eugène. Allez savoir pourquoi, il décide alors de le brûler.

Franchement, ça n’a pas trop de sens ça. Cela reste son roman ? Et la fin d’épisode nous joue un sacré mindfuck en révélant qu’il existe malgré tout une véritable Stéphanie entrant en contact avec Eugène…

Pendant ce temps, au journal, Connie insiste auprès de la rédactrice en chef pour lui faire comprendre que Tyler Davis n’avait aucune raison de quitter le Commonwealth et que paraphraser le gouverneur, ce n’est pas faire un travail journalistique. Seulement voilà, le travail journalistique a ses limites quand on vit dans la dernière société encore debout d’un monde post-apocalyptique.

Connie se confronte donc au pouvoir militaire dans cet épisode, et ça vaut ce que ça vaut. On sent qu’elle n’a pas l’intention de lâcher l’affaire, mais ce n’est pas plus exceptionnel que ça pour l’instant. J’imagine qu’elle tombera sur un vrai complot à un moment. En attendant, le chef militaire habituel nous massacre des zombies dans la forêt et revient la voir, tout sanglant, pour un entretien qu’il espère sous le contrôle habituel du Commonwealth.

Ce n’est pas dans les habitudes de Connie, cependant, alors elle l’interroge plutôt sur sa sœur et sur Tyler Davis. En vain. Le stormtrooper rouge a mieux à faire que se griller tout seul, de toute évidence. Il s’énerve en tout cas quand il revient à l’hôpital du Commonwealth et se rend compte que son prisonnier a été transféré sans son accord. Cela l’énerve évidemment, mais je peine à comprendre où la série souhaite en venir à ce point.

En attendant, Connie reçoit chez elle une liste de noms de soldats ayant disparus…

En parallèle, Carole continue de tenter de grimper les échelons hiérarchiques du Commonwealth en prenant des raccourcis bien à elle. Elle continue certes de réfléchir selon ses vieux codes et en considérant qu’elle a ses hommes et le Commonwealth les siens, mais on sent qu’elle se fait une place de plus en plus importante auprès de la hiérarchie de ce nouveau territoire béni, en passant par Hornsby.

Par contre, franchement, pour nous, ce n’était pas la partie la plus intéressante à suivre. Elle se rend en calèche vers un nouveau champ de fleurs (oh oui, Lizzie, regarde les fleurs) où le Commonwealth se ravitaille pour avoir de l’opium dans son hôpital. Oh boy. La vie semble sereine et civilisée dans le Commonwealth, mais ça n’empêche pas le monde d’être post-apocalyptique et les médicaments de manquer.

Hornsby compte en tout cas sur les yeux et oreilles de Carol pour l’aider dans son business avec un certain Moto et il fait bien, parce que ça l’aide à découvrir que Moto exploite ses ouvriers, qui sont en grève. Il n’en faut pas plus pour que Moto soit arrêté par le Commonwealth. Quel genre de droits a-t-il, du coup ?