Grey’s Anatomy – S18E13

Épisode 13 – Put the Squeeze on Me – 15/20
D’accord, la série vieillit, mais pour moi, ça reste un plaisir de découvrir de nouveaux épisodes. Genre, c’est assez terrible côté critique, particulièrement critique sans spoilers, car j’en dis toujours la même chose, mais c’est vrai. Son rythme de croisière fonctionne, elle peut continuer encore vingt ans sans le moindre problème. Bref, j’aime cette saison aussi, même si elle a certaines intrigues moins prenantes que d’autres.

Spoilers

Un serpent empêche son propriétaire de respirer correctement.


We are best friends who were smart enough to protect that.

Ben et Miranda ont obtenu la garde de Pru dans l’épisode précédent de Station 19, alors cet épisode recommence par là sans le préciser. Vraiment ces crossovers, c’est lourd car les infos ne sont jamais vraiment données… Après, j’aime ça puisque je suis l’ensemble, mais bon. J’aimerais toutefois pouvoir voir plusieurs épisodes de la même série d’un coup parfois.

Bref, on s’en fout, notons juste que dans l’épisode précédent, j’avais trouvé sympa de voir Ben faire une blague sur le résident amoureux de Miranda, mais là, il est de nouveau lourd avec deux ou trois blagues en trente secondes. C’est trop. Et comme par hasard, le résident est de nouveau dans le service de Miranda ce jour-là. C’est étonnamment la meilleure surprise de sa journée : la seconde surprise, c’est son patient, complètement compressé par un boa constrictor – ou un serpent du même genre.

Cela faisait longtemps que nous n’avions plus eu ce genre d’intrigues wtf, et c’est rigolo de voir que ça va progressivement rameuter tout l’hôpital. En attendant, Richard continue de harceler Levi pour qu’il reprenne son job, et ce n’est pas du goût de Catherine qui n’est pas convaincue que Levi mérite une seconde chance. Eh, connasse, qui lui a demandé son avis ?

Amelia revient à Seattle et tente de parler avec Link, mais c’est un échec complet. Il faut dire que Link est assez insupportable lui aussi : il envoie tout le monde balader dans l’épisode, que ce soit Amelia ou Jo. Il ne vit plus avec cette dernière qui a décidé de rester sa meilleure amie, d’accord, mais la scène entre eux reste étonnante. Il est toutefois plus étonnant de voir qu’il y a toujours bien trop d’alchimie entre Amelia et Link, notamment quand ils se retrouvent face au serpent.

A défaut de savoir ce dont le patient a besoin, Miranda décide en effet de faire biper tous les services qui pourraient être concernés. Cela permet de ramener Richard, Helm (terrifiée par le serpent), Amelia, Link et Winston sur le coup. Il en fallait bien un fan de serpent dans le tas, et c’est Winston qui sait exactement quoi faire. L’intrigue apportait une petite légèreté humoristique sympa, notamment quand Bailey décide d’être celle qui s’occupe du serpent parce que Richard n’ose pas.

Et pourtant tout fonctionne finalement, permettant au patient d’être évacué de sa voiture et son serpent enfermé dans la voiture. C’est un peu gros comme scène qu’ils arrivent à l’enfermer, mais bon, admettons.

Le plus intéressant à retenir de tout ça, je pense, est que Richard fait ensuite une erreur qui aurait pu coûter la vie du patient avant d’être sauvé de justesse par Miranda. Celle-ci continue d’être une super-héroïne aux yeux de Wright comme ça, et ça devient gênant quand Winston lui explique que lui, il a pu se marier à sa prof, puisque c’est comme ça que sa relation avec Maggie a commencé. Su-per. Il manquait plus que ça pour Bailey, la pauvre.

Enfin, surtout, le pauvre patient et, pire, le pauvre petit-ami du patient qui se retrouve à devoir attendre toute la journée à l’hôpital pendant l’opération pour le voir finalement en plein arrêt cardiaque. Pas évident, mais pas évident non plus pour Wright de revenir au boulot avec Miranda après tout ça. Il lui assure ainsi qu’elle avait bien envoyé un signal d’intérêt envers lui au milieu de ses excuses et Miranda ne le contredit pas plus que ça – une fois, certes, mais pas deux. J’ai aimé le discours de Wright lui expliquant qu’il la voyait comme ça quand elle ne se voyait plus comme ça, c’était juste beau, même si on fait du surplace finalement.

Miranda décide de ne pas le faire toutefois : en rentrant chez elle, elle a besoin d’être rassurée sur son couple par Ben. Après tout, ils ne passent pas beaucoup de temps ensemble et ils se font draguer chacun par d’autres gens. Certes, c’est drôle, mais ça n’empêche que l’important est ailleurs pour eux.

En parallèle, Owen rentre enfin chez lui, et il le fait grâce à l’aide de son neveu et de sa sœur. Megan a réorganisé toute la maison pour qu’il puisse y vivre, mais elle insiste tout de même pour qu’il règle ses problèmes avec Teddy : elle est bien consciente que son frère a fait de la merde, probablement. Oui, vous le devinez facilement : cette intrigue était super chiante.

On se retrouve avec des scènes entre Teddy et Owen qui s’engueulent, une fois de plus. Il est assez évident qu’il est insupportable de les voir se prendre le chou pour une intrigue qui d’origine ne m’intéressait pas trop. Rien ne va. Le pire, c’est que Teddy a clairement raison dans cette intrigue, mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser qu’ils étaient aussi insupportables l’un que l’autre. Et la dispute ? Elle s’arrête quand Owen est finalement capable de marcher pour suivre Teddy. Su-per. On s’en fout, un peu, c’est trop rapide. Et ça termine par des réconciliations, un je t’aime et des baisers entre eux, en plus.

Sans trop de surprise, on reprend aussi sur l’intrigue concernant Hamilton. Tout s’est bien déroulé, y compris en post-op, et j’ai presque l’impression de voir un épisode suivant une pause de trois semaines après tout. En vérité, Hamilton reste complètement insupportable durant l’épisode, interrompant Meredith pendant une conférence pour présenter les conclusions de son travail à elle.

Il en profite en effet pour assurer qu’elle a fait plus qu’elle n’ose le dire, mais aussi pour lui offrir un poste définitif dans le Minnesota. Alors. Non. Il est assez clair qu’elle veut revenir à Seattle, pourquoi est-ce qu’il lui propose ça devant une trentaine de personnes qui la veulent comme cheffe là ? Insupportable, le type. Il va même jusqu’à proposer un travail à son mec.

Ce dernier insiste évidemment sur les avantages du travail que pourrait avoir Meredith dans le Minnesota si elle décidait de rester dans ce laboratoire de recherches. Le truc, c’est que ça ne semble pas être tout à fait ce que voulait Meredith non plus : une vie au bloc opératoire. En plus, ça complique tout pour son couple, parce que maintenant, elle a quelqu’un qui pourrait très bien profiter de l’argent qu’elle lui donnerait en acceptant ce poste. Si ça, ça ne donne pas envie de revoir toute sa vie, hein.

Et bien, si ça, ça ne suffit pas, il y a encore la présence de Kai pour tenter de convaincre Meredith de rester – et pas que pour récupérer Amelia, en plus.

Autrement… MAX ! Quel plaisir de retrouver Max de Zoey’s Extraordinary Playlist dans une autre série. C’est toujours un plaisir de regarder cette série pour les guests de toute manière. Max, à défaut d’avoir un nom dans cet épisode pour le moment, est donc le frère d’une patiente enceinte de Jo et Maggie à la fois. Eh, il est assez clair que Jo va tomber grave amoureuse de lui – il s’appelle Todd, et il est un frère super aimant.

Il aide sa sœur face à sa grossesse, parce qu’elle a décidé d’avoir un enfant seule malgré une maladie cardiaque. En échange, sa sœur cherche à le caser avec la première personne qui passera, et c’est Jo, une maman célibataire souriante, en bonne santé et probablement équilibrée dans sa vie car chirurgienne. Aha, si elle savait.

Bon, en tout cas, sans trop de surprise, Jo entame un flirt avec le frère – si on peut appeler spoiler un jeu de téléréalité qu’il est en train de bingewatcher un flirt, en  tout cas. Il semble bien le prendre en tout cas. Une fois que c’est fait, Jo peut aller se concentrer pour sauver sa sœur, au moins. Bon, un arrêt cardiaque temporaire fait qu’elle ne peut pas la sauver tout de suite, alors Jo en profite pour inviter Todd au bar du coin. Il était temps de faire des blagues sur Jo/Joe’s, d’ailleurs, depuis le temps qu’elle est dans la série !

Le flirt entre eux est sympathique, et ça permet en plus à Linc de se prendre ça dans la face quand il proposait à Jo un verre lui aussi. Il faut dire que sa journée est compliquée : il a envoyé balader Amelia une bonne fois pour toute, lui expliquant qu’il avait pour l’instant besoin de la détester, car sinon, il l’aimait. Ouille.

La fin d’épisode m’a aussi plu en ce qui concerne Richard : il prend conscience de ses mauvaises décisions récentes et souhaite faire un check-up complet pour voir s’il peut encore rester chirurgien. Il serait temps de se poser la question, oui, c’était déjà un peu le cas en saison 10. Enfin, Meredith prend la décision de présenter Nick à ses enfants.


 

Station 19 – S05E13


Épisode 13 – Cold Blue Steel and Sweet Fire – 15/20
Un épisode plutôt classique à nouveau, mais ça me fait plaisir de retrouver les personnages après quelques semaines de pause. Après, on ne va pas se mentir, la série est sur son rythme de croisière avec ce genre d’épisode : certes, il y a des évolutions pour certaines intrigues, mais on est surtout sur des rebondissements prévisibles et des avancées attendues.

Spoilers

Natasha Ross a plein de mauvaises nouvelles pour nos pompiers.


Can we revisit the conversation ?

Je sais bien qu’hier je vous confiais être en manque d’aventure et drama un peu plus dans le genre fantastique, mais je reprends aujourd’hui les séries du Shondaland pour essayer de me mettre à jour. Bon, il y a six épisodes à voir, alors c’est mission impossible, mais je veux au moins avancer un max pour ne pas être trop spoilé par Geeleek qui est désormais à jour. Quelle idée de tout voir en un mois, je vous jure (je n’exagère pas, ou si peu).

Quelle idée aussi de commencer un épisode par autant d’acteurs en train de faire du sport : c’est déprimant, moi je suis sur mon canapé à me dire que je pourrais au moins essayer d’en faire autant… mais non. De toute manière, ils arrêtent assez vite d’en faire : Natasha, la nouvelle cheffe, appelle ainsi Sullivan pour qu’il la motive à aller donner plein de mauvaises nouvelles au boulot. Outch. Cela craint : je commençais à peine à l’apprécier qu’elle nous balance déjà.

En plus, sa proximité avec Sullivan ne va pas aider à l’apprécier… sauf si elle arrive à renverser la tendance et me faire l’aimer enfin. Pas gagné, tout de même. Et d’autant moins gagné qu’on enchaîne sur des flashbacks de la guerre : en 2005, nous découvrons Natasha en pleine planque militaire… et c’était chiant comme tout d’avoir des flashbacks pendant tout l’épisode. On découvre qu’elle a forcé Sullivan à tuer un homme devant ses enfants, mais de toute manière, c’était ça ou provoquer un raid aérien qui tuait également les enfants.

Les mauvaises nouvelles de Natasha ? Elle commence quand elle débarque à la caserne 23 pour leur annoncer que la caserne fermera en fin de semaine. Euh ? C’est un peu abusé ? Genre, en une semaine ils ferment tout, virent des gens, en mutent d’autres ? Quand on voit à quel point ils sont supposés être une famille dans chaque caserne et quand en plus Natasha balance que les appels d’urgence ont diminué grâce à la caserne… 19.

Comment bien accentuer la haine de cette caserne ? Et la haine envers Andy ? C’est à peine quand elle réussit à se faire respecter de son équipe que la nouvelle tombe, et bien sûr, tout le monde imagine qu’elle va retourner à la 19 en les abandonnant à leur sort. Bref, Andy est sur le point de passer une semaine sympa. Pour ne rien arranger, le cas de la semaine les force à aller bosser avec la caserne 19. On tourne en boucle.

On continue de suivre Natasha dans ses mauvaises nouvelles ensuite, et la vraie mauvaise nouvelle finit par tomber pour Maya. Contrairement à ce qu’elle espérait maintenant que Natasha était sa boss et que Sullivan la coachait, Maya apprend en effet qu’elle ne récupérera pas son poste de capitaine.

Son insubordination lui porte trop préjudice, surtout qu’elle n’exprime aucun remords et ça ne peut pas plaire à une militaire de voir quelqu’un refuser autant les ordres. C’est d’une tristesse assez violente pour Maya, parce qu’elle était justement en train de râler un coup pour se défendre – et pour contester l’autorité une fois de plus. Pas une bonne idée, donc.

De toute manière, elle est interrompue par l’alarme de la caserne qui l’envoie en mission, alors le problème est réglé. La mission de la semaine ? Elle réunit donc les casernes 19 et 23, et ça va poser problème quand Beckett est en charge de l’ensemble de la mission : une usine de bonbons est en feu, et il faut couper au plus vite les générateurs pour que tout puisse se passer.

Le problème, c’est que l’employé qui dessine une carte pour indiquer où est le générateur la dessine à Beckett qui la lit à l’envers. Autant dire que c’est la merde, et ça l’est d’autant plus que l’on sait que Beckett refuse finalement d’aller aux réunions d’alcooliques anonymes, malgré ses promesses. Maya finit par comprendre le problème de la carte grâce à l’employé et essaie bien de prévenir Beckett par radio, mais celui-ci ne semble pas l’entendre.

Vraiment, c’est une belle merde cette carte lue à l’envers : elle pose bien des problèmes car le temps perdu est précieux, surtout qu’il y a aussi une femme enceinte dans l’usine. Pendant ce temps, Travis et Emmett ont donc rompu, et ça pose un problème à Travis qui n’arrive pas à se faire à l’idée. Vic est vraiment un personnage parfait : la voilà qui craint de voir Theo débarquer à son boulot maintenant qu’on sait que la 23 est fermée, parce que bon, pas évident de bosser avec son mec, et la caserne 19 est pleine d’exemples pour prouver que c’est une mauvaise idée. Pour prouver ce qu’elle dit, voilà Travis et elle qui sont appelés sur une intervention Crisis One… avec Emmett, donc.

Le cas est vite réglé : ils interviennent auprès d’une propriétaire cinglée qui n’apprécie pas que son locataire ne quitte pas les lieux alors qu’il ne l’a pas payé. Le pauvre propriétaire est en fait mort depuis un petit mois, faute d’insuline – et faute d’argent pour payer l’insuline. Hop, encore un petit message social avant que Travis et Vic soient envoyés à l’usine en feu eux aussi.

Ils arrivent juste à temps pour voir la femme enceinte évacuée par Théo, et pour que l’employé ayant dessiné la carte la demande en mariage alors qu’elle est sur le point d’être évacuée à l’hôpital. Pas ouf, mais bon, l’idée c’est de nous montrer quelques échanges de regards entre Theo et Vic. C’est si mignon.

Grâce à ça, Travis prend enfin conscience qu’il n’a jamais aimé Emmett. Il était temps. Cela fait deux saisons qu’on nous fait perdre du temps avec cette intrigue. Il s’en confie à Vic une fois rentrés chez eux, encore pourchassés par l’image du cadavre qu’ils ont vu un peu plus tôt.

L’avantage, c’est que ça fait prendre conscience à Vic qu’elle, elle est totalement amoureuse de Theo. Elle en est au point où elle est prête à le voir bosser avec elle à la 19, finalement. Et merde. Et merde aussi la scène où Emmett revient auprès de Travis, bien décidé à ce qu’ils se remettent en couple parce que la vie est courte et qu’il l’aime. Oui, ben c’est pas réciproque, ça ne l’a jamais été, c’était évident, next, merci. Pas merci : Travis n’ose pas le dire. Evidemment.

Enfin, en parallèle, les parents de Dean abandonnent enfin le combat pour la garde de Pru… En théorie. En pratique, la nouvelle est trop belle pour être vraie, vous vous en doutez bien : ils veulent bien que Miranda et Ben la gardent pour l’élever, mais en revanche, ils veulent passer toutes les vacances avec leur petite fille. Toutes.

Pourtant, la nourrice ayant remis Pru à Miranda et Ben leur a indiqué que les parents de Dean étaient débordés, notamment par un rendez-vous médical. Il n’en faut pas plus pour que Miranda pète un câble et accuse le mari en face d’elle de mentir et de ne pas avoir la santé pour qu’un tribunal lui confie Pru. Miranda se plante, parce qu’elle ne fait que bluffer : c’est en fait Ifeya, la mère de Dean, qui a un problème cardiaque.

Comme par magie, ce problème médical vient résoudre tous les problèmes et nous réconcilie tout le monde, ce qui est plus qu’improbable. Cela permet de mettre en place un crossover de plus, avec Ifeya prenant rendez-vous avec Maggie Pierce, et promet un changement radical à venir : Ifeya est prête à laisser sa petite fille à Miranda et Ben… mais pas à ce que Pru perde un autre père dans un incendie. Bref, elle refuse que Ben reste pompier. Ben écoutez, qu’il démissionne et quitte la série, ça me va moi, tant qu’on les voit encore dans les deux séries. Plus sérieusement, je pense qu’il finira dans la hiérarchie… même si ça ne lui correspond pas trop un job administratif. Peut-il redevenir chirurgien ?

Autrement, Maya rentre chez elle auprès d’une Carina toujours aussi parfaite avec elle. Elle est juste un peu trop parfaite étant donnée la situation : j’ai aimé voir Maya être capable d’expliquer clairement qu’elle avait besoin d’espace pour relâcher sa colère. J’ai l’impression que le personnage évolue comme ça, parce qu’il n’y a pas si longtemps, elle s’en serait prise à Carina. Ca reste douloureux de la voir face à l’échec, mais au moins, elle le gère correctement.

L’épisode se termine bien pour compenser : Sullivan se rend voir Natasha pour lui apprendre que Sullivan a un problème avec l’alcool. Alléluia, on avance. Ah, sinon, Andy se fait applaudir par la caserne 23 après un discours improvisé pas ouf. Good for her, comme on dit.

 

NCIS Hawai’i S01E17 (express)

Épisode 17 – Breach – 15/20
Un épisode tout sympathique, même s’il suit les schémas auxquels je m’attendais et n’arrive pas toujours à me surprendre. La série continue de prouver qu’elle fonctionne, mais elle restera toujours un ersatz de la franchise, même avec toutes les modifications qu’elle y apporte inévitablement. Hâte de trouver le temps pour le crossover maintenant.

Spoilers

Une cyber-attaque menace toute l’île.

L’épisode a commencé par me laisser sceptique face à ce qui était montré, à savoir un incident qui ressemblait à un meurtre tout pépère pour l’équipe du NCIS. Assez vite, pourtant, l’épisode se décentre de cet événement pour nous révéler qu’il est bien plus ambitieux que ça encore : il y a une cyberattaque qui se prépare sur l’ensemble d’Hawai’i et cet accident n’était jamais qu’un avertissement de ce qui risquait d’arriver.

Ma foi, c’est efficace comme idée, mais ça l’est même presque trop : ça correspondrait davantage à ce qu’on attend comme intrigue pour une fin de saison ou un gros crossover, surtout lorsqu’un des agents se fait kidnapper en pleine rue. Une fois de plus, Lucy prend un peu cher niveau confiance en elle parce qu’elle ne peut pas faire grand-chose pour venir en aide à son ami. J’étais content de la voir réussir à le sauver d’une balle qui l’aurait tué en fin d’épisode, car sans ça, elle aurait encore été bien dépourvue d’une utilité au NCIS.

Ceci étant dit, ce kidnapping permet au NCIS de collaborer une fois de plus avec Whistler. Cela devient lassant de voir les scénaristes trouver un milliard d’excuses pour justifier la présence de la blonde, mais au moins, j’ai aimé qu’ils prennent le temps de souligner le ridicule de la situation en faisant en sorte que Lucy elle-même le remarque. De toute manière, il était temps pour les deux femmes d’en arriver aux scènes de réconciliations attendues.

Pour que cela puisse se faire, il fallait en arriver à un moment où Lucy lui demande de s’excuser, parce que ça n’avait pas encore été fait. Que ça se fasse après l’aveu qu’elle ne veut pas le faire car ça signifierait la fin de leur relation ouvre très clairement la porte à une suite pour ces deux personnages. Je ne vais pas mentir : j’ai hâte de voir comment elles vont se remettre ensemble, même si j’ai toujours peur que ce soit pour de la courte durée. Elle finira bien par être méchante ou anti-NCIS d’une manière ou d’une autre.

En attendant, on se consacre donc à une cyber-attaque dont je peine à voir la crédibilité : toute l’électricité de l’île d’Hawai’i ? Tout son système hydraulique ? C’est forcément couvert et protégé bien plus que ne le laisse entendre cet épisode qui suggère qu’il n’y a pas de système de sécurité ou de générateur pour les locaux du NCIS. Genre, une agence fédérale tout de même – sur un bateau si j’ai bien compris d’ailleurs ? Même les portes fonctionnent à l’électricité, faudrait voir à pas déconner ? Ils arrivent tout de même à aller et venir en cas de panne de courant, c’est déjà positif, au moins.

Pour le reste, l’épisode manquait un peu d’action à mon goût. J’ai pris l’habitude des grosses scènes de combat et là les moments de kidnapping et d’enlèvement étaient tout planplan en comparaison. Même le grand méchant qui finit par tomber tombe sans grand rebondissement. Genre, un agent qui sort de nulle part et lui tombe dessus, ce n’est pas un combat mémorable.

Ce doit l’être un peu tout de même : j’écris cette critique après une semaine, donc je fais à partir de mes souvenirs. C’est ce qui explique qu’elle soit si décousue et finalement si peu complète : voilà ce que j’en ai retenu. Ca et Jane qui s’affirme une fois de plus comme une cheffe d’agence par laquelle il est normal de passer quand il s’agit de traiter avec ses hommes. Bref, un épisode pas dingue, surtout après celui sur les pirates ; mais pas mauvais non plus.

NCIS S19E16 (express)

Épisode 16 – The Wave – 16/20
L’épisode n’invente rien, mais il est plutôt sympathique pour ses nombreux twists et pour les développements qu’il permet, à la fois du côté de l’intrigue et des personnages. Cela donne l’impression d’un fil rouge dans les évolutions des agents, à défaut d’en avoir un sur la saison. Pourtant, je n’oublie pas qu’il y a toujours un mystère qui devrait surgir à nouveau à un moment ou l’autre – et j’ai hâte de son retour. En attendant, c’est un épisode efficace pour le divertissement, et c’est tout ce que j’en attends. Ou alors, je suis généreux dans ma note car je n’ai pas vu de série depuis une semaine et demie. Allez savoir.

Spoilers

Il pleut un cadavre sur Norfolk.

Cet épisode part d’une intrigue plutôt intéressante avec des bouts de cadavre qui tombe sur une fête de Norfolk et dévie bien vite de l’idée d’origine : au lieu d’avoir un cadavre qui se décompose depuis un avion qui vient de passer au-dessus du quartier, on découvre que ce sont des vautours qui ont vomi ces morceaux. Ma foi, c’était inattendu et ça a participé au fun de l’épisode, avec un Parker qui révèle avoir des hobbies obsessionnels par moments. C’est efficace comme idée.

J’ai trouvé que l’ensemble de l’épisode était à l’image de ce twist : les scénaristes semblaient redoubler d’inventivité à chaque scène pour tenter de surprendre. Alors bien sûr, j’ai deviné l’identité de la vraie coupable dès sa première scène parce que je connaissais déjà le visage de l’actrice pour l’avoir vu ailleurs – et c’est toujours l’actrice la plus connue qui est la coupable dans ces cas-là. Sans ça, j’aurais peut-être hésité un peu plus (même si bon, il n’y avait aucune raison valable d’introduire ce personnage si elle n’était pas coupable).

La culpabilité n’était de toute manière toujours pas ce sur quoi les scénaristes voulaient se concentrer. Bien au contraire, eux, ils voulaient prendre le temps de développer à nouveau le personnage de Jessica. La voilà donc qui devient fan de podcasts criminels, et qui plus est avec Kasie. L’amitié entre ces deux-là sort quelque peu de nulle part depuis l’arrivée de Knight, mais ça marche pour cet épisode car les deux actrices ont une bonne alchimie amicale à l’écran.

Moi, je vis plutôt pour l’alchimie Jessica/Jimmy après, mais il faut se contenter de ce qu’on a. Et dans cet épisode, on a donc un podcast qui a décidé que le mari était le coupable idéal, suffisamment pour que Kasie et Jessica le pensent elles aussi coupable du crime. Ce n’est évidemment pas le cas, et il fallait passer par quelques détours scénaristiques pour en arriver à cette conclusion.

J’ai bien aimé voir ainsi Jessica se retrouver dans une situation proche de la prise d’otage, mais inversée : le mari, Sam, envisage de se suicider quand elle vient le chercher pour l’interroger sur la mort de sa femme. J’ai adoré toute la conversation entre les deux personnages, parce que cela permettait surtout d’en revenir au personnage de Jessica. Dans sa toute première scène, elle était introduite comme un agent capable de gérer les situations de crise et parler pour provoquer une désescalade des situations périlleuses.

Il était temps d’en revenir à cet aspect du personnage… Même si ça n’a aucun sens de la voir entrer seule dans la maison du suspect alors que McGee est dans la maison juste en face. Si on laisse ce détail de côté, toute la conversation passait bien cependant, alors je leur pardonne. La conclusion de l’épisode est toutefois trop vite rushée, et ça, c’est vraiment dommage. En effet, Jessica parvient à empêcher le suicide du type hors-écran sur une fin d’acte dont on avait déjà pu deviner qu’elle serait un coup de feu – puisque nous connaissions la réaction de Vance.

Une fois que c’est fait, toute la résolution du crime va à vitesse grand V avec une histoire de fleurs qui innocente soi-disant le mari… quand, en vrai, il n’aurait pas été compliqué pour lui d’avoir un complice ou quoi, mais bon. En plus, le fait qu’Emma, la victime, puisse avoir une fleur du bouquet dans les cheveux sans que la voisine qui la tue ne pense à ce détail en remettant le vase en place, c’est gros.

Si c’était aussi précipité, c’était pour laisser la voie à une autre intrigue, plus importante pour les scénaristes : on en revient ainsi à Jessica. Dans une scène qui ressemblait plus à Ghost Whisperer qu’à la série de la Navy, Jessica accompagne ainsi Sam sur la tombe de son épouse et obtient ses remerciements car il a réussi à l’innocenter. C’est simple comme tout ce genre d’intrigue, mais ça passe plutôt bien à l’écran.

Par contre, j’ai pas mal ri de voir Torres s’énerver par rapport à un podcast mentant sur ce qu’il s’est vraiment passé lors d’une de ses enquêtes. Cela n’a aucun sens comme intrigue fun de l’épisode, mais c’est pourtant ce qu’on nous sert, avec des gags simples comme « agent Flores ». Cela ne servait à rien d’autre qu’à l’humour, mais pourquoi se prendre la tête après tout ?

Les scénaristes partent loin dans le délire, avec Torres qui propose un deuxième micro pro pour Kasie. Cela n’a aucun sens de le voir savoir quoi acheter si facilement, mais c’était plutôt drôle de voir Kasie se lancer dans le podcast. Elle est excellente en très peu de mots tout de même.

Ah, avant de conclure cette critique, il me reste à souligner la présence d’un nouveau personnage au service informatique du NCIS, service qu’on ne voyait jamais avant. J’imagine que son introduction n’est pas vaine et servira plus tard – et peut-être tout simplement pour le crossover avec NCIS Hawai’i qui a été diffusé cette semaine (mais que je n’ai pas encore vu). Affaire à suivre.