Walker – S02E18 (express)

Épisode 18 –  Search and Rescue – 14/20
Certains personnages sont tellement débiles que l’épisode a pris une tournure comique en cours de route à laquelle je ne m’attendais pas… Les scénaristes non plus ne s’y attendaient pas, ce n’était absolument pas volontaire, les pauvres. Par contre, l’ensemble reste assez intéressant et le fil rouge se développe enfin, yay ! On approche de la fin de saison. Très doucement, mais en brûlant les étapes quand même. Ils sont forts.

Spoilers

Le premier rencard de Stella et Colton tourne à la catastrophe, forçant les familles à s’en mêler encore.

Je crois que les personnages sont entrés dans un concours de débilité, je ne vois pas d’autres explications. Dès le début de l’épisode, on sent bien que ça part dans ce sens avec une Stella paniquée de voir Colton blessé. Au milieu de nulle part, son réflexe est d’appeler… son oncle. Pas son père. Pas le fucking 911 qui est littéralement là pour ça, mais non, son oncle. On sent bien que ça n’ira pas loin dans cet épisode.

Bref, Stella et Colton ont donc un premier rencard plutôt mémorable, à faire une petite randonnée ensemble. Franchement, je trouve l’idée sympathique, mais bon, bordel, Stella qui le met au défi d’escalader une paroi bien raide sans sécurité ou matériel, c’était… allez, je l’ai déjà dit, débile. Dans la suite de l’épisode, pas un instant elle ne se remet en question sur le défi lancé à Colton d’aller lui récupérer des fleurs. En faisant la course en plus. Non mais sérieusement.

Encore ça, c’est une chose, ils sont adolescents, ils ont droit d’être débiles et d’apprendre la vie. M’enfin, tout le monde la félicite en fin d’épisode parce qu’elle a soi-disant eu les bons réflexes ? La meuf part en randonnée sans charger son téléphone avant, écoute son mec qui lui dit de ne pas respecter le sentier, lui lance un défi dangereux, appelle son oncle plutôt que les secours et passe le reste de l’épisode à geindre sur place sans jamais penser à regarder si le portable de Colton (qu’il sort de sa poche en plus ??) est chargé, mais elle est félicitée ?

Je leur pardonne, il y avait une bonne blague sur Emily avant le malaise de Colton, mais franchement, ce n’est pas une écriture très réfléchie tout ça. La série s’amuse de la situation en plus et est clairement over the top. August se retrouve ainsi avec une nouvelle copine en rencard et la plante quand sa sœur ne vient pas au rendez-vous. Tout va bien jusque-là vous me direz ? Plutôt que de rester au rendez-vous, il rebrousse chemin pour trouver sa sœur, d’accord, mais il arrive à se perdre ? Genre si tu ne connais pas le sentier (que tu as pratiqué toute ta vie d’après la série), évite d’aller te perdre tout seul dans la forêt. Et évite de marcher à proximité des courants si tu n’es pas capable de rester debout quand quelqu’un t’appelle. Bref, August tombe dans les rapides, histoire de participer au concours de débilité, et moi, j’ai tout simplement éclaté de rire.

En parallèle de toute cette intrigue, Ben et Liam sont un nouveau ship beaucoup trop simple et lazy de la part des scénaristes, mais ça fonctionne bien. Ils ont deux scènes dont un baiser pour que Ben soit 100% un support pour Liam, quand Liam, lui, ne s’occupe pas une seule seconde de savoir ce que pense Ben. Bref, Ben est bien sympa avec Liam et il est plutôt de bons conseils. Cela donne l’occasion à Liam de nous rappeler qu’il est super chiant et mauvais avocat : il se décide donc d’aller confronter les Davidson sur la course à laquelle il est sûr qu’ils ont triché.

C’est une idée stupide dans la manière dont il le fait, parce que ça ne fait qu’accentuer son différend avec Dan. Heureusement, les scénaristes ont tout prévu : avoir Stella et Colton paumés en montagne, ça les réconcilie vitesse grand V ces deux-là, car ils sont forcés de bosser ensemble. C’est totalement artificiel, mais ça permet aussi d’en arriver à une avancée du fil rouge en fin d’épisode : Dan confronte Denise sur la fameuse selle abîmée, et il finit persuadé qu’elle a triché. Son premier réflexe quand elle le supplie de revenir avec elle ? Il va prévenir les Walker. Après avoir passé une saison à courir après Denise. Débile.

Bon, pour en revenir à Stella et Colton, parce que tout l’épisode ne fait que ça, ils ont quand même de la chance d’avoir Abby en excellente organisatrice pour gérer les secours. Finalement, ce n’est pas elle qui aidera à vraiment les retrouver, c’est plutôt Liam. Liam et Dan retrouvent ainsi Stella et Colton, mais ils ne peuvent absolument rien faire car ils sont en haut de la fameuse falaise.

Pour les sauver, il faut donc un hélicoptère, à qui ça ne sert à RIEN de savoir que Stella et Colton sont en bas d’une falaise apparemment. En plus, Liam et Dan n’ont pas voulu descendre la falaise car il y en avait pour une heure à la contourner et que c’était trop long par rapport à la blessure de Colton, mais ils font appel à un hélicoptère qui débarque en pleine nuit, donc au moins une bonne heure après. Allez comprendre la logique, il faut s’accrocher.

Un hélicoptère ? Eh, ça tombe super bien, Cassie a une pote depuis super longtemps dont nous n’avions jamais entendu parler et qui est justement… secouriste. Elle a donc son hélico à portée de main quand Liam fait appel à Cassie pour utiliser les ressources des rangers. Tray étant dans le même bar que les filles, le voilà qui s’improvise secouriste en hélico, avec une évacuation totalement débile de Colton. Le type a un traumatisme crânien après une chute où il a pu se briser d’autres os, mais il est porté par un harnais en hélicoptère.

Allez, dans tout ça, j’en retiens que Cassie et Tray sont les meilleurs colocs à venir. Leur amitié va à vitesse grand V, on ne les a jamais vraiment vus ensemble avant et là, ils sont géniaux. J’aime beaucoup leur dynamique, j’espère en voir plus sur la saison prochaine. Par contre, la pote de Cassie introduite en love interest, en solution parfaite pour l’épisode et probablement en future boss de Stella, c’est juste de l’abus par contre. Ah oui, parce que même la secouriste de Stella la trouve géniale et brillante. Tous plus débiles les uns que les autres.

En parallèle, le fil rouge avance enfin malgré des scènes plutôt malhabiles. Si vous vous demandiez où Cordell était passé, je crois que l’acteur se prenait des petites vacances parce qu’il n’a eu que trois scènes dans l’épisode. Et ce n’était pas passionnant. Cordell et James mènent l’enquête pour retrouver Miles, en cachant le tout à Cassie pour ne pas lui faire de faux espoirs.

Ils arrivent assez vite à la caravane qu’on avait vu en fin d’épisode il y a quelques temps, sont surpris par ce qu’ils trouvent à l’intérieur de la caravane (mais on ne saura pas ce que c’est) et finalement, la caravane se fait tirer dessus ? Qui débarque pour tuer des gens dans une caravane en tirant dessus alors qu’elle est en métal ??? Finalement, James et Cordell sont donc en vie, Cordell est toujours aussi mauvais père avec Stella et Miles ressuscite pour Cassie en fin d’épisode – on notera que Cassie a le temps de rejoindre les rangers que Cordell n’est toujours pas au courant de ce qu’il s’est passé pour sa fille.

La série brûle les étapes et va trop vite dans l’intrigue Miles. On verra la suite et comment ça se justifie, probablement dans le prochain épisode qui sera plein de flashbacks un peu chiants.


Westworld – S04E07

Épisode 7 – Metanoia – 19/20
C’est bien simple, cet épisode ressemble déjà énormément à une fin de saison. Pourtant, il nous reste encore un épisode (un seul, malheureusement) la semaine prochaine, ce qui fait que j’ai été bien surpris du rythme, des révélations et des avancées dans les intrigues. Parfois, ça semblait presque être trop rapide, mais en même temps, c’est tant mieux, car la dernière partie de cet épisode est ainsi incroyablement cool. Curieux de voir ce que proposera le dernier épisode maintenant.

Spoilers

Les choses s’accélèrent pour tout le monde, la Résistance espérant bien mettre un terme aux actions de Charlotte – ce qu’elle-même souhaite faire, mais pas de la même manière.

It’s time for us to leave behind our human bodies.

Nous sommes lundi matin, ce qui signifie qu’il est temps pour moi de me plonger dans un nouvel épisode de Westworld. Je l’ai attendu impatiemment toute la semaine, car j’avais bien envie de voir ce qu’allait devenir Christina/Dolores après l’épisode 5, mais bon, on ne l’a pas vue de tout l’épisode 6. Les scénaristes jouent avec nous, comme toujours.

Et ils continuent encore dans cet épisode qui commence par nous introduire le barrage détenu par Charlotte. J’imagine que c’est le même que lors du premier épisode de la saison, et on nous explique que c’est parce que le barrage est un bon moyen de stocker le Sublime. Et il faut bien dire ce qui est : c’est sublime comme cadre, les acteurs doivent s’éclater.

Les acteurs ? Maeve et Bernard se rendent sur place, parce que Bernard a la fameuse clé qui va permettre d’accéder au Sublime. Pendant que tout se lance pour qu’ils puissent y aller, Bernard propose de boire un verre. Je ne comprends pas trop l’intérêt : ce sont des robots, à quoi ça servirait de boire ?

Eh bien, ça sert à perdre du temps, parce qu’ils ne sont pas pressés du tout : Maeve comprend assez vite qu’ils sont déjà dans le sublime. Pour ne pas changer, la série nous propose en effet un flashback, avec l’une des simulations envisagées par Bernard pour essayer de déterminer le chemin qui mènerait à un futur sympathique. Pour l’instant, Bernard n’a vu que l’apocalypse à chaque fois.

Cela ne l’empêche pas de continuer d’espérer – ce qui est ironique pour un robot. Il propose tout de même à cette fausse Maeve, fruit de son imagination, de se démerder pour ramener la vraie Maeve dans le Sublime, avec sa fille. Et bien sûr, elle en serait ravie (mais c’est logique car son interlocutrice est ce qu’il imagine). Épuisé, le robot se retrouve à nouveau en entretien à l’entrée du Sublime et il déclare savoir comment tout cela va se terminer. Espérons.

Ce flashback terminé, nous revenons au présent et, ironiquement, le présent est très similaire au flashback. Maeve y fait sensiblement les mêmes réflexions et Bernard l’empêche de faire trop de la merde, pour éviter de devoir se retrouver noyé par l’eau du barrage qui lui tomberait dessus. Ils arrivent finalement auprès de Sublime, détruisent un robot, mais ce n’est toujours pas suffisant pour atteindre la liberté qu’ils veulent et pour gagner la guerre : il faut s’occuper de Charlotte d’abord.

Ce qui est intéressant est toutefois que Maeve demande cette fois à Maeve de pouvoir retourner auprès de sa fille à la fin de la guerre. Ce n’est pas lui qui propose, c’est bien elle qui emmène cette possibilité dans la conversation, après la guerre : elle souhaite vraiment revoir sa fille dans ce « paradis » sur mesure. Mais pas tout de suite. Elle en aurait pourtant l’occasion : quand ils repartent du barrage, Maeve et Bernard ont bien ouvert une porte vers le Sublime.

Après une bonne dizaine de minutes de l’épisode, nous retrouvons enfin Christina ! Cela commençait à traîner en longueur alors je suis bien content de la revoir dormir comme toujours. Elle est cette fois-ci surveillée par Teddy qui lui explique que si, bien sûr que si, elle a en elle tout ce qu’il faut pour diriger le monde autour d’elle. Il souhaite aussi lui révéler la vérité sur ce qu’ils sont.

Bon, il le fait en parlant par énigme : plutôt que de dire qu’ils sont des robots, il lui présente l’idée qu’ils sont des reflets de leurs créateurs. C’est limite trop religieux tout ça. Teddy fait tout de même l’erreur de l’appeler Dolores, ce qui révèle à Christina que tout ça est bien plus compliqué qu’elle ne le pensait instinctivement. Il faut dire qu’elle n’a pas d’instinct la pauvre, elle est un robot. Cela ne l’empêche pas d’avoir envie de prendre un petit bain. Heureusement qu’on avait la musique du générique pour accompagner cette scène, parce que c’était un brin longuet, tout de même.

Dans son bain, Christina essaie de se suicider – ou en tout cas de remarquer qu’elle a un souffle incroyable sous l’eau. Teddy s’inquiète de ne plus l’entendre, mais elle, elle prend conscience qu’elle est capable de respirer sous l’eau. Et ça, ce n’est pas normal. C’était plutôt une jolie scène, et on remercie bien les compositeurs qui subliment tout ça (sans jeu de mot).

Christina comprend en tout cas que Teddy n’est vraiment pas en train de lui mentir, et elle en profite pour poser des questions sur Dolores, afin de comprendre qui elle était avant. C’est toujours par énigmes dignes du Père Fourras que Teddy lui répond, mais en même temps, on avance dans l’intrigue puisque Christina s’assume de plus en plus comme un robot.

Ainsi, quand ils se rendent ensemble à Olympiad, Christina propose aux gardes d’aller en vacances. C’était amusant d’ailleurs : elle s’adresse directement à eux, contrairement à ce qu’elle fait ensuite ou à ce qu’elle faisait dans l’épisode d’avant, à simplement dicter un scénario à tout le monde. Le scénario qu’elle dicte dans cet épisode est hyper amusant, parce qu’elle fait en sorte que les employés humains d’Olympiad détruisent tout, tout en sortant du bâtiment dès que possible.

Pendant ce temps, dans la Tour, Caleb a été ramené à la vie, une fois de plus, par une Charlotte qui veut papoter de nouveau avec lui. C’est tout ce qu’elle fait cette saison apparemment. Caleb veut toujours s’enfuir pour voir sa fille, Charlotte veut juste nous montrer ses outfits de malade tout en jouant les infirmières pour Caleb.

Il la questionne sur les brûlures qu’elle a choisi de garder sur les bras, mais elle contourne la question, expliquant que ses cicatrices sont plus jolies. Elles sont surtout un rappel, et ça ajoute de la complexité au personnage de voir qu’elle souhaite conserver ce souvenir. Bon, tout en soignant Caleb, Charlotte révèle qu’elle a pris une décision radicale concernant la ville – et les villes qu’elle contrôle en général : elle a décidé de les désactiver, tout simplement. Trop d’hosts sont morts selon elle, elle veut donc mettre un terme à tout ça en stockant les humains comme on a pu stocker les robots pendant longtemps. Flippant comme futur, effectivement.

Charlotte retourne donc dans sa Tour pour faire une petite annonce à tous les robots : elle leur apprend que c’est le dernier jour pour visiter les villes car il est temps pour eux de laisser derrière le passé – et les humains. On sent bien que ça pose un problème à William tout ça, alors celui-ci se rend… discuter une fois de plus avec son alter-égo. Qu’est-ce que je n’aime pas ce personnage ! C’est dingue comme il me saoule à chaque scène.

Bon, le robot-William se plaint de Charlotte qui veut détruire son monde, mais bon, ce n’est pas comme son alter-égo allait pouvoir l’aider ? Pour une fois, j’ai aimé le dialogue qui soulignait à quel point les questions de William sont insipides et insupportables. Le robot bloqué dans sa cage révèle qu’il est encore plus partisan de l’apocalypse que Charlotte : il sait bien que les humains suivaient un chemin d’autodestruction et que le vrai but des robots, celui que les humains ne s’avouaient pas eux-mêmes, était de détruire l’humanité.

Selon lui, donc, les hosts sont des armes de destruction. Et il nous manipule clairement le William qui est libre afin qu’il prenne la décision d’aller s’accomplir en tant qu’arme de destruction. La destruction commence par la mort de cet alter-égo dans sa cage. Alléluia, c’était peut-être notre dernière scène avec lui ! Je croise les doigts en tout cas, un de moins, c’est toujours une bonne chose.

En parallèle, Frankie prend le temps de se réconcilier avec sa copine : elle sait désormais qu’elle n’est pas la taupe, puisque c’était l’autre leader la taupe. Elles prennent sur elles pour supporter Stubbs, et ça, c’était plutôt marrant à voir. Le trio est rejoint par Maeve et Bernard, de retour du barrage, et tout ce petit groupe se rend ensuite en ville.

Leur but ? Infiltrer Olympiad et retrouver Caleb, pour Frankie en tout cas. Ils vont toutefois se séparer et Maeve sent bien qu’elle n’aura pas l’occasion de revoir Caleb puisqu’elle souhaite s’en prendre à Charlotte avec Bernard en allant détruire la Tour. Stubbs ? S’il reste avec Frankie, il apprend aussi de Bernard qu’il a attendu 23 ans pour finalement ne pas survivre à cette bataille qui se profile pour détruire la Tour et Olympiad.

Toujours est-il que quand il arrive à Olympiad avec Frankie pour l’infiltrer, il a la surprise de découvrir que l’évacuation est en cours, lancé par Christina. Mieux encore : elle a ordonné à un garde d’ouvrir toutes les portes du bâtiment, alors ils n’ont aucun mal à s’infiltrer et découvrir le cadavre de l’alter-égo de William (je ne sais vraiment pas comment l’appeler). Stubbs affirme que c’est une bonne chose et rate de très peu Christina et Teddy.

Par contre, c’est vraiment super rapidement que Stubbs parvient à mener Frankie directement à Caleb. Après tous les délires et la torture de Charlotte, celui-ci est plutôt méfiant et violent envers sa fille, mais elle parvient à le convaincre qu’elle est bien sa fille, et ça mène à un moment très mignon entre eux. Si c’est mignon, je reste sur mon a priori de début de paragraphe en revanche : c’était beaucoup trop rapide. C’est la quête de la vie de Frankie de retrouver son père, ça aurait pu être sympa qu’elle mette un peu plus de trois épisodes à l’atteindre. Il n’y a finalement aucun obstacle sur son chemin dans cet épisode, et c’est un peu dommage.

Du côté de la Tour, tout se passe bien également pour Maeve et Bernard. Ce dernier est super bien préparé en même temps, il a même de quoi désactiver les robots de sécurité les plus dangereux. Les robots blancs ? Le duo peut facilement s’en débarrasser aussi. Ils perdent en revanche du temps quand Maeve lui explique qu’elle le pardonnera de son égoïsme quand elle pourra enfin rejoindre sa fille dans le Sublime.

Malheureusement, Bernard est alors forcé de lui révéler son lourd secret : le monde court à sa perte, c’est inévitable. Peu importe ce qu’ils feront, il sera impossible de sauver le monde – mais peut-être qu’ils réussiront à en sauver une petite partie, et peut-être que cette petite partie sera suffisante pour leur donner l’espoir d’une suite meilleure. Charmant.

Malgré cette révélation, Maeve prend la décision de continuer de se battre aux côtés de Bernard. Elle se rend donc auprès de Charlotte qui était sur le point de subir une petite lobotomie. Sentant la présence de Maeve, elle arrête son robot et l’accueille à sa manière dans son laboratoire. Elles ne se sont pas revues depuis une vingtaine d’années, et c’est intéressant : Charlotte a ainsi hésité à ressusciter Maeve elle aussi.

Elle n’en voyait toutefois pas l’intérêt : Charlotte veut transcender le monde des humains, Maeve n’avait pas vraiment d’intérêt de vivre dans ce monde-là. Pourtant, Charlotte révèle aussi qu’elle espère que tous les hosts comprendront sa décision et la rejoindront, y compris ceux piégés dans Sublime. Le problème que souligne Maeve est alors intéressant lui aussi : Charlotte n’a pas du tout envie d’abandonner le monde des humains derrière elle, et elle en a la preuve sur le bras.

Le truc, c’est que Charlotte refuse de le reconnaître, alors les deux femmes-robots sont forcées de se battre. La scène était plutôt cool à suivre, avec un fond magnifique pour la bataille dans un bassin d’eau. Interrompues par un robot du côté de Charlotte, les femmes se battent jusqu’à ce que Maeve révèle qu’elle a bien compris qu’ils ne pourraient pas gagner. Son but est désormais de placer ses espoirs dans le monde qui suivra celui-ci, qui va être détruit. C’était un joli discours de victoire amère pour Maeve qui est venue pour survivre et placer son espoir dans un autre monde… mais elle se fait tuer aussitôt par William. AAAAH !

Bordel, je le déteste. Il la tue en lui tirant une balle dans le dos, donc elle n’a même pas le temps de voir venir ce qui lui arrive. Ce n’est pas le cas pour Charlotte : elle est sûre d’avoir encore l’ascendant sur William, mais c’est une grossière erreur. Il souhaite juste prendre le dessus sur elle aussi, persuadé que la loi du plus fort est la seule qui vaille : il tue donc Charlotte d’une balle dans le crâne. Je vous jure, je le déteste, il vient de tuer mes deux personnages préférés en une minute ? C’est insupportable que la série lui donne toujours tant d’importance.

William se rend ensuite auprès de Bernard qui tentait de libérer la ville comme il le pouvait. Malheureusement, il sait bien aussi qu’il est là pour mourir, Bernard, il l’a vu dans le Sublime. Devinez qui va le tuer ? William, bien évidemment. Quel bâtard celui-là ! Il empêche Bernard de sauver la ville, avant de lancer un dernier jeu dans celle-ci.

Il reprogramme la fréquence de la Tour pour que tous les humains essaient de s’entretuer, tout simplement. Il fout la merde en très peu de temps, il n’y a pas à dire : en ville, Stubbs, Frankie et Caleb découvrent ce nouveau programme et galèrent donc à la quitter. Frankie se prend même une balle au passage mais, contre toute attente, Stubbs survit. Vraiment, je pensais qu’il allait y passer aussi au point où on en était.

Face à tous les humains qui tentent de s’autodétruire, Christina a aussi la fâcheuse tendance à culpabiliser énormément de ce qu’elle a fait à Olympiad. Elle n’y est pourtant pour rien, et Teddy lui confirme : si tout ce qui se passe dans le monde est réel, personne ne la remarque car elle… n’est pas réelle ? Je me demande bien ce que signifie ce cliffhanger, tandis qu’on enchaîne sur la destruction de la Tour par William qui parvient à s’enfuir, au son de David Bowie, The Man who sold the world. Evidemment.

Tout cela sentait bon la fin de saison, et pourtant, elle n’est que la semaine prochaine. Plus inquiétant encore, la série n’est pas renouvelée pour une saison 5 pour l’instant. Si cet épisode nous fait croire qu’il serait possible de terminer la série rapidement, je n’y crois pas tellement : je pense que le dernier épisode sera au contraire un moyen d’ouvrir de nouvelles pistes… et ça a intérêt à avoir une vraie fin cette série, après toute la qualité de ces quatre saisons (ouais, même la saison 3, allez, même si elle a vu une chute de 70% de l’audience tout de même).

Cette scène m’a énervé au plus haut point, vraiment. Maeve et Charlotte en même temps ? Mais putain de scénaristes 😥

9-1-1 Lone Star – S03E08

Épisode 8 – In the Unlikely Event of an Emergency – 14/20
Typiquement, c’est le genre d’épisode que je déteste. Il ne gagne des points que parce qu’il a la bonne idée de se concentrer sur un de mes personnages préférés de la série. Après plusieurs mois sans voir d’épisode de la série, par contre, je suis un peu frustré par les absences ou les tous petits rôles de bon nombre de personnages. C’est comme ça, j’imagine.

Spoilers

TK doit se rendre à l’enterrement de sa mère.

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I can’t believe I was gonna do that to mom.

Voilà un drôle de titre d’épisode, et un drôle de début aussi. Nous avons uniquement la conversation entre Liam, un homme paniqué, et une opératrice du 9-1-1. L’homme a renversé une femme, apparemment morte, avec son vélo et il est assez logiquement paniqué de ce qu’il se passe dans sa vie à ce moment. Tellement, en fait, qu’il y a un bébé et l’homme attend plus d’une minute pour le signaler. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir peur pour Grace et pour Madi, les deux mères de la franchise, parce que le fait de ne pas nous montrer d’images rend paranoïaque. Je suis paranoïaque avec ce genre de série, voilà.

Finalement, j’avais raison de l’être, mais pas pour la bonne personne. Cette reprise était assez glaciale, donc, mais allez, c’est une belle manière de reprendre la série et je regrette presque d’avoir uvu un épisode de la série principal hier, parce que ça aurait été un bon moyen de replonger dans la franchise cette scène. Après, sans mentir, je ne comptais pas reprendre Lone Star tout de suite pour me garder les épisodes pour plus tard, comme la saison 4 n’est pas prévue tout de suite. Depuis, j’ai vérifié, et j’ai vu qu’il y avait un crossover à venir avec 9-1-1, alors je préfère regarder dans l’ordre de diffusion.

La première scène après le générique de l’épisode est inattendue également : il s’agit d’un flashback qui nous ramène en 2017 quand la mère de TK galérait à le retrouver dans un immeuble abandonné et squatté par des drogués. TK faisait partie des drogués, évidemment. Elle a du courage sa mère. Enfin, elle en avait.

J’avais presque oublié, mais le cliffhanger de l’épisode précédent nous apprenait le décès de sa mère.  Elle a donc été percutée par un vélo alors qu’elle promenait son fils. En toute logique, TK est toujours au fond du gouffre, et il l’est plus qu’Owen sur ce coup. Il y a de quoi être déprimé après : le petit frère de TK vient juste de naître et il perd déjà sa mère. C’est super triste, c’est vrai.

Heureusement, Carlos est là pour s’occuper de TK et pour l’accompagner à New-York – sa première fois à New-York sera donc pour un enterrement, il y a mieux, c’est vrai. J’ai eu un élan d’amour pour TK quand il y a pensé et l’a souligné. Comme si ça changeait quoique ce soit… Le problème, c’est aussi que cette dépression de TK le ramène possiblement à d’autres problèmes, et notamment : la drogue.

Il bosse dans une ambulance qui a plein de produits qui pourraient le faire sombrer, et il peut s’y rendre quasi sans surveillance. Tous ses collègues sont surpris de le voir venir travailler, mais il n’y en a pas un pour l’arrêter. Heureusement, Owen est là pour veiller au grain, même si TK assure qu’il ne fait que l’inventaire, avant de se rendre à l’aéroport avec son père, histoire de lui reprocher de ne pas voir que lui, il aimait encore sa mère, contrairement à son père.

Comme si Owen n’était pas amoureux d’elle ? Il était prêt à élever un autre gamin avec elle il y a genre deux épisodes, franchement ? Je sais que TK est en deuil, mais il est pète-couilles dans cet épisode. À cause de lui, Owen, TK et Carlos ratent l’avion, forçant Carlos à racheter des billets pour tous les trois, mais sur deux avions différents. Vraiment, TK, joli coup d’aller à la caserne pour bosser.

Joli coup aussi de t’énerver sur un autre passager qui veut juste boire de l’alcool avant le décollage pour se calmer. Bon, je n’ai jamais vu personne faire ça dans un avion par contre, c’est vraiment typique des séries. Entre ça et le fait qu’ils papotent avec leur voisine de siège comme si elle était leur meilleure amie là. Bon, ça, c’est très américain pour le coup.

Leur nouvelle amie, Geneviève, n’est pas super chanceuse par contre. Il y a quelques perturbations avec leur vol, en effet, de la fumée qui vient du moteur, puis une explosion qui fait sauter une fenêtre de l’avion. Geneviève ? Elle est aspirée hors de l’avion. C’est bon, plus jamais je ne prends une place à côté de la fenêtre (non, c’est faux, j’adore ça). Vraiment, c’est typique des séries américaines ça. Les personnages ne peuvent jamais prendre l’avion en paix.

Je m’attendais plutôt à un malaise ou quoi de la part des passagers, mais certainement pas à ça. Bon, contre toute attente, Geneviève survit car elle reste coincée un temps dans le hublot, mais elle ne passe pas à travers. Elle a de la chance, finalement. Et elle en a d’autant plus qu’elle est assise à côté de deux pompiers qui sont prêts à tout pour la sauver ensuite.

Pendant que l’avion fait demi-tour vers Austin, TK et Owen s’occupent donc d’elle pour la sauver comme ils peuvent. Il est assez évident qu’elle est super blessée, en plus, au point que TK est obligé de faire appel à Tommy pour lui venir en aide. Oui, oui, les téléphones captent dans l’avion, c’est nouveau. Bon, en tout cas, c’est cool : Owen l’appelle alors que Tommy et Nancy étaient en train de refaire l’inventaire de l’ambulance pour s’assurer qu’il n’avait rien volé.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Nancy sur ce coup-là, parce que c’est bien normal de s’inquiéter. Heureusement, il n’a rien volé du tout, et elles en ont la preuve puisqu’il est hyper réactif et parvient à sauver Geneviève sans problème. Dans le même genre, l’avion est capable d’atterrir aussi sans problème, malgré sa fenêtre pétée.

L’avion inquiétait tout le monde à la caserne, mais tout se passe bien. Bon, quand même, TK avoue à son père qu’il était bien sur le point de voler des médicaments pour se droguer, mais l’essentiel, c’est qu’il ne l’a pas fait. TK s’en veut malgré tout, surtout après tous les efforts faits par sa mère pour qu’il reste clean.

Ben oui, les flashbacks continuent tout au long de l’épisode, pour nous montrer que la mère de TK s’occupait vraiment super bien de lui. C’est un épisode hommage pour elle, on le voit bien, mais je ne sais pas trop pourquoi l’idée de ces flashbacks est venue : ça ne marche pas du tout sur moi. J’aime pourtant le personnage de TK, mais le voir traverser ça aurait eu plus d’impact avec une rechute et des flashbacks à ce moment-là.

Je suis content qu’on nous épargne ça pour le personnage, après. En tout cas, sa mère a vraiment fait pas mal d’efforts pour lui : tous les flashbacks nous montrent à quel point elle était une mère aimante pour lui. Elle le retrouve dans un squat, l’inscrit à un centre de détox, l’y accompagne aussi loin que possible et se débrouille encore pour le laisser être assez indépendant et fort pour passer lui-même les portes qui le mèneront à la clinique.

Ce sont de beaux flashbacks, et ça mène finalement à une scène touchante Owen et Tk sortent de l’avion à Austin pour se rendre compte qu’ils ne pourront pas aller à l’enterrement finalement. C’est dommage, mais eh, ça permet au moins de voir Carlos et TK se retrouver. Je suis toujours à fond pour ce ship.

La dernière scène de l’épisode ? Elle est assez horrible aussi, parce qu’il s’agit d’un dernier flashback qu’on ne nous révèle pas immédiatement. On le comprend quand la mère débarque pour manger chinois avec TK et Owen. Oh, tristesse.

Evil – S03E09

Épisode 9 – The Demon of Money – 17/20
La série continue de nous proposer de très bons épisodes, et comme on s’approche de plus en plus de la fin de saison, je pense que c’est vraiment bon signe. Si comme d’habitude, ça a tendance à partir en vrille et surprendre par sa construction, l’épisode nous propose des intrigues sérialisées qui donnent envie de revenir, tout en apportant des réponses encore cette semaine. Reste juste à voir où elles nous mèneront, donc.

Spoilers

Le trio enquête sur des riches suivis par un démon après avoir investi en achetant les mêmes actions.

Okay, cheering the fuck up.

Kristen recommence à consulter son psy et comme il le dit lui-même, « ça fait longtemps ». C’était un peu déstabilisant, mais en même temps plutôt logique après le cliffhanger de l’épisode précédent : elle raconte à son psy ce qu’il s’est passé pour son ovaire perdu, mais aussi sa culpabilité de ne pas avoir eu le réflexe de prévenir sa nouvelle amie Valérie de la paranoïa de son mari. Pire encore, Kristen se met à culpabiliser d’avoir été soulagée. Au moins en partie.

Elle ne voulait pas, en effet, que son enfant soit élevée par une autre femme – et elle ne voulait pas d’un autre enfant comme ça, en fait. J’imagine bien qu’avoir quatre filles, c’est suffisant. Au milieu de la séance, Kristen en profite aussi pour remarquer qu’elle a peur qu’Andy ne revient pas, juste parce qu’elle a de plus en plus de mal à entrer en communication avec lui.

Kurt la rassure comme il peut, avant de lui expliquer qu’une thérapie hebdomadaire devrait recommencer pour Kristen. Pourquoi pas ? Je suis plutôt pour car c’est bien pour explorer les pensées de Kristen, en vrai. En attendant, elle passe aussi son temps à dévier la thérapie en posant des questions à son thérapeute, Kurt.

Ils ont une relation amicale qui vient un peu trop détourner l’attention de la thérapie, d’ailleurs, je trouve. Kurt lui ment donc sur la blessure qu’il a à la main et Kristen finit par le surprendre en train d’écrire son livre en chantant Alouette. C’est reparti pour une semaine à l’avoir en tête – une chose est sûre, chaque fois que je pense à la série, je l’ai en tête désormais. La scène se termine par Kristen qui obtient la possibilité de lire le livre pour voir si ça vaut le coup ou non.

Le cas de la semaine ? David passe son temps à dire à Kristen qu’elle n’est pas obligée de travailler après ce qu’il s’est passé, mais malgré tout, elle insiste elle pour venir travailler. Je peux la comprendre, autant se changer les idées quoi. En plus, l’enquête les mène sur le yacht d’un très riche. Le type est devenu riche rapidement, ce qui pourrait expliquer qu’il soit stressé et flippé…

C’est la piste que privilégie Kristen, même après avoir vu une vidéo un peu flippante : il y a clairement une ombre qui tente de s’approcher du yacht de l’homme, et l’ombre bouge bizarrement, et elle fait éclater les lampadaires du quai, et elle passe la nuit à faire des allers-retours dans le yacht. Bizarre, quoi.

En parallèle de ce cas de la semaine, Grace fait de nouveau appel à David en se servant une fois de plus de Victor Leconte comme intermédiaire. Si elle fait appel à lui, c’est parce qu’elle est désormais harcelée par l’Eglise pour continuer à dessiner des prophéties. On sent bien qu’elle en a marre et qu’elle est dépassée par ce qu’il se passe, mais David est capable de l’aider à prendre une pause en s’imposant un peu plus qu’elle.

J’aime bien l’amitié qui s’établit entre eux, mais j’ai l’impression d’avoir raté une étape malgré tout : ils sont beaucoup plus proches qu’ils ne l’étaient en saison 1, tout de même. Toujours est-il que Grace est toujours aussi efficace en tant que prophète : elle est capable d’aider David sur son cas de la semaine avant même qu’il ne lui en parle, en le connectant une fois plus aux fameux sigils.

Le riche du yacht reconnaît le symbole que Grace a souligné être en rapport avec le cas, et ça mène notre trio d’enquêteur à une autre femme, Tamara, qui a elle aussi remarqué qu’elle était suivie par une étrange ombre. Son discours est exactement le même que celui de l’homme. Et les scénaristes me font penser qu’ils sont aussi en contact avec des forces démoniaques, parce qu’ils sont capables de nous parler d’un stylo porte-bonheur, point du Bingo Séries de ce mois-ci (yay), tout en utilisant l’expression « Home sweet home », un point du mois dernier. Deux points compliqués dans la même scène ? Elle est démoniaque, cette salle des scénaristes, forcément, pour savoir tout ça.

Pour en revenir plus sérieusement à la critique de l’épisode, l’entretien avec Tamara mène finalement le trio à enquêter encore plus loin, en allant parler avec son oncle. Comme le type du yacht et comme Tamara, l’oncle a été suivi par une ombre qu’il dit être un démon à partir du moment où il est devenu riche. Le seul moyen de se débarrasser du démon ? En rendant tout l’argent, bien sûr.

Si pour Tamara, ça consistait à rendre une maison, pour son oncle, c’était un peu moins évident : il avait pas mal investi dans la chirurgie esthétique. C’est un problème quand il s’agit de rendre l’argent du coup. Il s’est crevé un œil, arraché le nez et il a dû gérer les implants mammaires de sa femme. Oh boy. Le lien avec le sigil ? Facile : le logo de la société qui l’a rendu riche est exactement le sigil. Bien.

Malgré cette piste, Kristen et David sont bien forcés d’expliquer au riche type du début d’épisode ce que Tamara et son oncle ont fait pour récupérer une vie normale. Ce n’est pas non plus une possibilité pour lui, le pauvre, parce que ça supposerait de rendre son yacht et ses fringues, mais aussi et surtout la chirurgie des hanches de sa mère. Oups.

Ce qui est intéressant dans la scène est toutefois que Kristen ne recommande finalement pas Kurt comme psy à cet homme – elle préfère en trouver un autre. Je la comprends.

De son côté, David apprend que Grace est désormais muette : elle refuse de parler. Il conseille à l’Eglise de la faire s’intéresser de nouveaux à des enfants pour que Grace puisse reprendre son travail. Et ça ne manque pas : David l’incruste à l’anniversaire de Kristen (ça sort de nulle part, oui) et dès lors que Grace joue avec les filles, bim, elle a une vision et un dessin à faire.

Avant ça, tout de même, elle nous annonce le retour d’Andy pour le jeudi suivant. Il n’y a que Laura pour l’entendre, mais j’ai hâte qu’on en arrive au fameux jeudi, car cette intrigue est en pause depuis trop longtemps désormais.

Après la fête, Kristen s’intéresse au manuscrit de Kurt, pour mieux se rendre compte qu’il est parti en vrille sévère. À première vue, c’est du charabia sur toutes les pages. En faisant pause, je me suis vite rendu compte que les premières pages consistent en une traduction de « Je peux le faire » en plein de langue (mais en français, c’est en italique ?) alors que les pages finales sont rédigées à l’envers. Il n’y a pas vraiment besoin d’un miroir pour s’en rendre compte, d’ailleurs, mais bon, l’une des filles de Kristen s’en rend compte comme ça, et elle adore le livre qui raconte la vie d’une mère de famille de quatre filles.

Les filles tuent ensuite la mère, et il y a des bouts de corps qui se baladent partout, si je comprends bien ce que la fille de Kristen raconte. Elle le raconte à Kurt directement : celui-ci appelle Kristen pour savoir ce qu’elle a pensé de son livre, mais il tombe sur une de ses filles qui reconnaît le nom de son nouvel auteur favori, n’hésitant pas à lui donner plein de conseils pour améliorer la fin.

Dans tout ça, il n’y a que Ben pour travailler sur le cas de la semaine. Il s’intéresse au problème des lampadaires qui éclatent avec Karima, trouvant rapidement une explication, mais il n’avance pas vraiment… jusqu’à ce qu’il soit réveillé en pleine nuit par une alerte de sécurité des caméras du riche, Henry. Je ne sais pas pourquoi je m’épuise à écrire son nom dans la critique, parce que le pauvre est tué quasiment immédiatement par son ombre.

Bon, bien sûr, sa mort est vue par la police comme un suicide, mais ça n’empêche pas le trio de continuer son enquête sur les parts de marché de GF, une société dont les parts seraient donc maudites. Au milieu de l’enquête, il y a encore l’anniversaire de Kristen pour mettre un peu d’ambiance dans l’épisode. Les filles de Kristen m’ont bien fait rire, même si elles sont toujours insupportables. On sent que les gamines s’éclatent, c’est déjà ça : elles organisent un anniversaire surprise à leur mère, histoire de rameuter tout le casting au même endroit.

Cela permet à Grace de croiser Sheryl et de lui faire une petite prédiction, avant de s’isoler dans la cuisine avec Kristen, qui souhaite désormais interroger Grace à propos de Lexis. Elle ferait mieux de lui parler de sa mère, parce que c’est elle le vrai problème : Grace le sent bien et lui assure qu’elle ne la blâmera pas pour ce qu’il se passera le lendemain soir. Aaah. Je ne sais pas si elle voit quelque chose concernant Andy, mais c’est énervant.

En attendant, elle assure à Kristen que Lexis est une fille bien et qu’elle s’en sortira si Kristen continue de l’aider et bien s’occuper d’elle. C’est un peu vague comme futur, ça, mais bon, espérons que ça permettra à Lexis de suivre le bon chemin et à Andy de survivre. Et oui : elle voit bien des informations du futur concernant Andy, dessinant un croquis pour que Kristen puisse lui venir en aide.

Sheryl a un sacré zoom, parce qu’elle arrive à prendre en photo le dessin de Grace de bien loin. Le dessin ? Une porte à côté de briques et de bocaux, ça n’aide pas franchement Kristen ça. Par contre, ça fait flipper Sheryl qui débarque aussitôt chez Leland pour lui montrer la photo qu’elle a prise. Sheryl est terrifiée, parce qu’elle a entendu aussi Grace dire à Kristen qu’Andy avait besoin de son aide. Elle manque de précision malheureusement.

La fête continue malgré tout, mais sans que ce ne soit la fête après tout ça. En effet, Karima finit par avouer à Ben qu’elle a décidé d’investir dans le fameux « stock market » qui rend les gens riches. Depuis qu’elle l’a fait, elle a gagné pas mal d’argent… et elle est suivie par une ombre. C’est clairement la silhouette d’un homme et ça la fait stresser. Pour la rassurer, Ben décide d’investir à son tour, mais seulement une fois qu’elle lui aura donné officiellement le conseil de le faire.

Cela se fait par SMS… et c’est très con de la part de Ben. Même s’il ne croit pas en des forces maléfiques, c’est quand même suffisamment angoissant pour ne pas le faire ? Genre, une explication rationnelle reste que l’argent est suivi par un psychopathe tout de même. En attendant, celui qui est suivi par un psychopathe, c’est Ben : il remarque rapidement l’ombre lui aussi.

S’il a d’abord bien peur de ce qu’il voit, il décide finalement d’aller voir de lui-même ce qu’il en est… et ne trouve pas de réponse car l’homme disparaît. Si ça n’a toujours rien de rassurant, Kristen a une merveilleuse idée et demande à Ben de lui filer l’information pour le placement financier à faire. Elle investit aussitôt… et refile cette MST numérique ensuite à l’homme qu’elle avait tabassé dans un magasin.

On l’a revu en début d’épisode en train d’harceler une autre femme sur internet, alors pourquoi pas : c’est bien mérité, je suppose. Ce n’est pas exactement ma vision des choses sur le sujet, mais c’est apparemment celle de Kristen quand elle propose une « trêve » au type. Tu parles d’une trêve… Il faudra s’y faire. Je ne suis pas sûr qu’on obtienne des réponses, en plus.

On approche en effet de la fin d’épisode, et Leland décide de s’occuper du cas de Grace. Nous sommes le lendemain soir et on comprend pourquoi elle a décidé de dire à Sheryl qu’elle ne lui en voulait pas : Leland tue la garde rapprochée de Grace (des prêtes) et débarque dans sa chambre, dans son donjon plus précisément, pour la tuer.

J’ai vraiment cru que ça allait se faire… mais non, Monseigneur débarque juste à temps pour sauver Grace et empêcher Leland de passer à l’action. Il parvient à blesser Leland, mais il se fait tuer au passage. Je ne m’y attendais vraiment pas, pas plus que je ne m’attendais à entendre le supérieur de notre trio confessait son amour pour le père Ignatus au moment de mourir. Encore un couple gay gâté par des scénaristes, ces deux-là.