NCIS Hawai’i S01E18 (express)

Épisode 18 – T’N’T – 16/20
Si ça ressemblait davantage à un crossover, on sent bien qu’une grosse partie de l’épisode a probablement été réécrite pour gérer les problèmes posés par le covid… La distanciation et les groupes cas contact se font bien sentir dans tout l’épisode une fois qu’on y prête attention. Résultat des courses, je me suis plus concentré là-dessus que sur l’enquête en cours, c’est malin ! Pour le reste, l’enquête était probablement sympathique, mais j’ai préféré regarder à quel point le casting s’éclatait sur cet épisode.

Spoilers

Nick et Jane ont eu un accident de voiture assez impressionnant dans la première partie de ce crossover… Celui-ci n’a pas de conséquence, mais il lance évidemment une grosse enquête.

J’ai beaucoup aimé la scène d’action qui commençait cet épisode, mais je trouve assez abusé de proposer un cliffhanger avec un énorme accident de voiture pour finalement nous donner l’impression qu’il ne servait à rien. Torres et Jane ne sont même pas blessés ? Genre Parker avait une plus grosse cicatrice que Torres dans l’épisode précédent après s’être pris, hors écran, un cadre photo dans la tronche. Faut pas abuser.

L’épisode n’en reste pas moins sympa, mais pas pour son enquête. C’est bien simple, je n’ai pas suivi du tout l’enquête : j’étais là pour les personnages, et ça marche beaucoup mieux que dans NCIS. Nick est donc à Hawai’i pour cette enquête, et il a une super relation avec Jane. C’est rare de la voir comme ça, aussi souriante et bon délire, et j’ai aimé leur délire de T’n’T. Le surnom fonctionne, la dynamique entre eux aussi, la manière qu’a toute l’équipe de chercher ce qu’il s’est passé… C’était efficace.

Et puis, Lucy ? Elle m’a fait délirer tout l’épisode, que ce soit quand elle apprend ce qu’il en est de T’n’T ou quand elle rencontre finalement Jessica. Bien sûr, il n’y avait pas tellement de suspense concernant la présence de Jessica dans l’épisode : elle avait été annoncée comme faisant partie du crossover lors du tournage. Je m’attendais en revanche à une meilleure introduction, ou au moins une scène avec Torres, quand même.

J’ai aussi eu, on ne va pas se mentir, du mal avec les âges de tous les personnages. Jane étant à la tête de sa division et ayant deux adolescents, je l’imaginais tout de même bien plus vieille que Torres – et pourtant, la relation de flirt entre eux est vendue comme une relation d’égal à égal. Avec cette franchise qui a l’habitude de fonctionner par tranche d’âge, j’étais surpris – dans le bon sens du terme – de voir que ce n’était pas le cas.

Par contre, Ernie/Jessica ? Cela sortait vraiment de nulle part. Jessica n’a jamais été aussi geek depuis le début de la saison, alors je ne vois pas pourquoi elle est si à fond quand elle bosse avec Ernie. Qu’il soit fan d’elle, pourquoi pas… mais là aussi, c’est tout de même étrange qu’il se renseigne sur tous les agents de toutes les agences, mais admettons.

Pour le reste, l’enquête permettait tout de même de faire le tour de l’île d’Hawai’i, avec de jolis décors extérieurs tout du long. On peine quand même à comprendre ce que font Jessica et Nick, parce qu’ils ont l’air d’avoir plein de temps libre : il y a déjà une bonne équipe bien complète, et on la complète encore avec des agents d’une autre série et un autre personnage sorti de nulle part.

Oh, et Kasie ! Je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit dans le crossover, car je n’avais pas vu qu’elle était annoncée au casting, pour le coup. Cela dit, j’aurais dû m’en douter vu le peu qu’elle avait à jouer dans l’épisode de sa série. Là, elle a une scène qui la met bien en valeur et qui permet à nouveau à Jess de s’éclater : clairement, l’actrice prend son pied dans cet épisode. On ne l’a jamais vue comme ça, mais il est vrai que cette série est plus légère que l’originale. Ce spin-off a moins de pression après tout.

Jessica et Nick qui n’ont pas une seule scène ensemble ? Kasie qui n’a qu’une scène de la soirée, seule dans son labo ? Eh, le covid est passé par là et ça se sent : on sait qu’il y a eu des cas positifs… et on se retrouve très clairement avec deux équipes tout au long de l’épisode. Il faut limiter les cas contacts, j’imagine ? C’était bizarre comme rendu, mais je comprends que ce ne soit pas évident à gérer niveau scénario. La fin d’épisode prêtait à sourire, et à vrai dire, je pense qu’on peut tout à fait passer à côté de ce détail s’en sans rendre compte – mais l’absence d’interaction Jess/Nick, tout de même, c’est trop gros.

Pour le reste, ben tout le monde semblait plutôt à l’aise dans cet épisode et ça fait plaisir de voir les acteurs s’éclater comme ça. Même Parker a eu son occasion de s’éclater… c’en est triste pour le casting de NCIS Hawai’i qui n’a pas eu cette chance. Quant à l’enquête, elle est vite réglée en fin d’épisode et tout est bien qui finit bien.

NCIS S19E17 (express)

Épisode 17 – Starting Over – 17/20
Si ce n’était pas le crossover que j’attendais et que ça me fait presque regretter d’avoir attendu si longtemps avant de voir l’épisode, je dois avouer que j’ai passé un excellent moment. L’enquête était divertissante et pleine de surprises, je me suis laissé balader tout du long et la structure répétitive fonctionnait malgré tout. Et puis, ça reste un début de crossover malgré tout, ça aide aussi.

Spoilers

Un ancien militaire tombe du haut d’un immeuble. Suicide ou meurtre ?

Le cas tel qu’il est présenté en début d’épisode est un peu surprenant, c’est sûr, mais il n’était vraiment pas ce que j’imaginais. On m’a vendu un crossover avec NCIS Hawai’i, alors je m’attendais tout simplement à un épisode mêlant les deux équipes, mais en fait, c’est censé arriver dans le second épisode… et c’est bien dommage.

Certes, on voit Jane dans cet épisode, mais c’est loin d’être un crossover réussi. On nous balance donc que Jane et Nick ont un passif ensemble, impliquant de la TNT – ou pas. Ils ont aussi une affaire en commun qui recommence à faire des siennes, avec un témoin qui réapparaît après une longue disparition. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Nick passe son épisode à parler de Jane et qu’on nous introduise une relation entre eux digne d’un vieux couple.

Etonnamment, ça fonctionnait plutôt bien de les voir se tendre des perches et se moquer l’un de l’autre, alors que je ne suis pas toujours friand de ce genre d’intrigue. Assez vite, Nick est donc retiré de l’affaire et se rend à Hawai’i pour parler avec son témoin… Ce qui ne dure pas bien longtemps : le témoin se fait tuer et Jane perd le contrôle du véhicule qui se lance dans une suite de tonneaux assez impressionnante. Cela fait un bon cliffhanger.

Avant le cliffhanger, il y avait tout un épisode par contre. J’ai beaucoup aimé l’enquête, en plus. Pour une fois, je me suis laissé balader assez facilement par ce qui était proposé, avec un ancien militaire qui avait plein de choses à cacher : la culpabilité d’avoir provoqué la mort d’une coéquipière, la galère du père qui lui en veut, la seconde femme qu’il avait en parallèle de la première…

Les idées étaient plus bonnes dans l’épisode et je n’ai regretté que sa structure, quelque peu circulaire et répétitive, avec des agents qui tournent en rond en revenant toujours vers le père de la coéquipière tuée. Il n’en fallait pas plus pour que celui-ci redirige l’enquête, à chaque fois. C’est un peu énorme, mais pas autant que l’impression dérangeante d’avoir un épisode d’une ancienne saison recyclée. J’exagère un peu, mais avec la présence de Fornell, j’ai eu l’impression bizarre que Parker était écrit à fond comme Gibbs aurait pu l’être. C’est dommage quand ils ont un personnage original et nouveau d’en revenir à un schéma classique.

Après, il était temps d’avoir le retour d’une psychologue dans l’équipe, et j’ai beaucoup aimé le personnage de Grace. Elle ressemblait beaucoup à Jacqueline dans l’écriture, avec des répliques vraiment sympathiques… Et c’est aussi ça qui donnait cette impression de recyclage. En effet, si j’aimais sa présence, l’actrice choisie et son interaction avec toute l’équipe, avec des liens déjà bien établis grâce à son groupe de parole notamment, il est bien dommage de voir que les scénaristes en sont toujours à se sentir forcés de mettre en place des flirts relous et déjà vu : Grace/Parker, ce n’était pas nécessaire. Le sous-entendu est lourd par contre, on retombe dans le schéma Gibbs/Jacqueline, l’alchimie en moins.

Je préfère largement ce qu’ils nous font avec Jimmy et Jessica. C’est plus discret, mais aussi plus sympathique, car ça ne semble ni lourd, ni forcé et ça revient de manière suffisamment régulière dans la saison pour qu’on sache que c’est voulu. Il faudra voir comment ça se développe par la suite, en revanche. Dans cet épisode, ça donne l’impression qu’ils pourraient rester de bons amis, mais ce n’est pas dans les habitudes de la série. Ils ont en revanche l’habitude de tout nous garder hors écran…

Ce n’est pas le cas dans NCIS Hawai’i, alors je suis curieux de voir ce que donnera le crossover !

Riverdale – S06E09

Épisode 9 – The Serpent Queen’s Gambit – 14/20
Franchement, j’aurais été capable d’enchaîner sur le dernier épisode diffusé, mais j’avais autre chose à faire ce soir, et c’est presque dommage tellement toute l’intrigue parvient à me motiver par rapport à d’habitude. Vraiment, la série me propose plus que ce que j’en attends en ce moment. Bien sûr, ce n’est pas exceptionnel, mais j’ai toujours mes petits fous rires face aux répliques et situations débiles, avec en plus une histoire qui reste sympa à suivre. Bref, c’est mieux que les deux ou trois saisons précédentes, ou alors j’ai juste ajusté mes attentes et sait exactement quoi en attendre désormais. Dans un cas comme dans l’autre, ben, je ne m’ennuie pas.

Spoilers

Abigail passe à l’attaque, mais elle n’est pas aussi douée que Percival.

We’re the good guys.

Si l’on en croit le titre de l’épisode, les scénaristes vont s’inspirer de quelques succès Netflix pour marquer des points auprès de son audience. Il faut bien, parce qu’Archie a décidé non seulement de garder son t-shirt, mais désormais d’en porter deux quand il fait son sport et court en ville. Il faut dire qu’il fait froid en ce moment, il a même un bonnet !

Quand il rentre, c’est pour mieux être déçu par son oncle en plus : Frank est désormais complètement manipulé par Percival, dont il accepte le recensement sans souci. Le problème, c’est que le recensement révèle surtout les problèmes de gang de la ville : Percival s’attaque donc à Toni dès la scène suivante. Les problèmes de gang ne plaisent pas à la ville, mais ils ne plaisent pas non plus à Kevin. Il s’est vite remis de son coup de marteau et joue à nouveau les babysitters.

Comme d’habitude, il est ensuite réduit à un rôle de gros connard jouant contre les héros, qui sont supposés être ses amis. Comme d’habitude, il est donc brainstormé par Percival et reproche à Fangs et Toni d’être membres de gang, car ce n’est pas bon pour « bébé Anthony ». Pourquoi tout le monde l’appelle-t-il bébé ? Je veux dire, il ne s’appelle pas Toni, donc ça irait, personne ne confondrait ?

Cela dit, la vraie question de la scène est… Pourquoi Tabitha porte-t-elle une perruque immonde ? Et si ce n’est pas une perruque qu’a-t-elle fait à ses cheveux ? Je sais, je pose les vraies questions, j’y tiens, il faut que cette critique serve à quelque chose. Et ça ne peut pas être autre chose que ça quand la critique serait autrement obligé de résumer les scènes d’Archie et les références multiples aux X-Men.

Genre, maintenant qu’ils ont donné des pouvoirs de « mutants » aux héros de la série, les scénaristes sont trop heureux de pouvoir faire des références comics et les enchaînent quand le trio tente de monter un plan pour mettre à mal le plan de Percival. Ce n’est pas aisé, mais leur plan en arrive à l’idée de se servir de Cheryl. Une fois de plus. Pas si évident !

Si dans l’épisode précédent il neigeait et si le début de celui-ci donnait cette même impression, nous découvrons qu’il pleut en fait à verse sur Riverdale. On le sait lorsque Britta accompagne Abigail au cimetière. Cette dernière en profite pour révéler son plan machiavélique : se servir du corps de Toni pour faire revenir l’âme de son amour de toujours avant de tuer Fangs, Archie, Jug et Betty. Super plan, ma foi, je veux bien moi.

Le problème, c’est donc que ce sont justement Archie, Jug et Betty qui viennent consulter Abigail qui vient de découvrir le latex si j’en crois son horrible outfit. Loin de vouloir les aider, celle-ci les chasse en leur reprochant ce qu’ont fait leurs ancêtres. Vraiment, on avance de fou dans cet épisode, je n’ai pas l’impression de tourner en rond. Le schéma même de l’épisode tourne en rond : n’ayant pas l’aide de Cheryl, le trio se tourne vers Veronica.

Ils y vont en marchant sur des œufs, craignant que Veronica ne soit manipulée elle aussi. Au contraire, elle leur apprend qu’il n’existe aucune trace de Percival ailleurs et qu’il a convaincu un de ses clients de se suicider. Ils n’ont pas le temps d’en faire quoique ce soit que Tabitha leur demande aussitôt de se rendre au conseil des quatre.

Pendant ce temps, l’intrigue sur la guerre des gangs qui pose soudain problème aux habitants de la ville continue. Allez savoir comment, ça ne posait problème à personne quand Toni était élue au conseil municipal, mais suite à une fusillade sortie de nulle part à l’encontre du diner où Tabitha servait à peine deux clients, le conseil des quatre veut subitement se débarrasser de Toni. Bon, le conseil des quatre, ou plutôt des deux : Frank et Alice, manipulés par Percival.

Voilà donc pourquoi il est important de se rendre à l’El Royale pour le conseil des quatre. On notera autrement que l’actrice incarnant Betty a clairement un problème de continuité tout au long de l’épisode. Elle est censée en avoir marre des lumières et ne pas les supporter à cause de son pouvoir, mais elle ne porte ses lunettes de soleil que dans des endroits sombres, jamais quand elle est face à une lumière ou les multiples bougies du manoir Blossom.

Elle les retire aussi quand elle arrive au gymnase un brin trop tard : Toni se fait écarter du conseil des quatre, qui devient un conseil des trois, par un vote unanime (à l’exception de Tab) contre elle. Ben voyons. Ce n’est pas très crédible tout ça, mais bon, Pickens a des pouvoirs après tout, et c’est toujours mieux que l’intrigue suivante qui voit Abigail empoisonner Archie, Jug et Betty. Ou du moins essayer.

Betty perçoit son aura à temps pour refuser et pour aller alerter les garçons. On notera donc qu’Archie bouffe de manière plus crade qu’un enfant de trois ans, avec des miettes absolument partout, et que Jug est une fois de plus présenté comme une sorte de boulet beauf s’empiffrant toute la journée. Pas assez pour être empoisonné, malheureusement.

Il reste le seul affecté par ce qu’il s’est passé : Archie est increvable après tout. Voilà qui tombe bien. Dans le même genre, ça tombe bien : Jug est capable de lire dans les pensées désormais, et il pourra donc savoir ce que pense vraiment Cheryl. Cheryl ? Oh, Abigail a clairement en tête de récupérer le corps de Toni pour elle. Elle s’arrange donc pour récupérer son sang avec quelques roses, avant d’apprendre plus d’informations intéressantes concernant les Monstres voulant tuer Archie. Et Toni lui raconte tout sans se douter de rien ?

Il faut dire qu’elle prend cher Toni dans l’épisode. En effet, en parallèle de tout ça, Percival continue ses multiples manipulations en s’en prenant à nouveau à Toni et Fangs. En effet, il se démerde pour découvrir que Fangs a des armes illégales cachées dans l’appartement ; et il le fait parce que les Serpents veulent se battre et rester un gang. C’est à l’encontre des idées de Toni qui envisageait de les faire devenir une association.

C’est bien foiré tout ça, parce que la perquisition menée par Kevin, Percival et le shérif ne mène qu’à l’arrestation d’un Fangs, forcé de reconnaître qu’il s’agit bien de ses armes. Inévitablement, Toni reçoit la visite de son assistante sociale préférée, Janet, qui est inquiète pour « bébé Anthony ». Cela donne un sentiment de déjà vu à Toni qui commence à se rappeler de Rivervale. Alors là, c’est couillu. Les scénaristes veulent en revenir là, encore ? Non merci.

Je me demande ce que sera l’intrigue de la saison 7 après tout ça, parce que si on en revient à Rivervale, c’est sûrement pour que les héros perdent les pouvoirs qu’ils viennent de gagner. En attendant, c’est baby Anthony qui est perdu par Toni. Le gamin se fait kidnapper la nuit où Cheryl jette un cocktail molotov aux pieds d’Archie – c’est fou, même là avec ses vêtements qui crament, on ne le voit pas torse nu.

Cette intrigue est vite mise de côté de toute manière, avec Jug qui découvre par Britta la vérité concernant Abigail/Cheryl et surtout avec Toni qui reçoit un coup de fil de Twyla. Pour nous, c’est l’occasion de découvrir que Bébé Anthony a été kidnappé par Percival (qui d’autre ?) et que les Monstres propose un marché à Toni.

Pour récupérer son gamin, elle doit accepter un combat contre les Monstres. Bon, ça, c’est la théorie. La pratique est ailleurs : la police organise une chasse aux Serpents, tout simplement, toujours sous l’impulsion de Percival. C’est bien impossible d’y croire, parce que même Kevin ne dit rien alors qu’il est le père du bébé. Heureusement, Tabitha est là pour le secouer et pour prévenir Toni dès qu’elle est au courant de ce qu’il se passe.

Un twist plus tard, et surtout un livestream « au monde entier » (lol) plus tard, Toni est saine et sauve en prison, les Monstres sont exterminés par Percival à l’exception de Twyla (forcément) et tout est bien qui finit mal : Percival est élu à l’unanimité (moins Tabitha, toujours) au conseil des quatre de la ville. Sinon, Toni continue de tout perdre quand Kevin lui révèle également, et c’est bien logique, qu’il va demander la garde d’Anthony (non, pas de bébé Anthony, pas cette fois-ci).

Il faut dire que le reste du groupe est occupé ailleurs qu’au gymnase pour une énième réunion : ils ont à secourir Cheryl d’Abigail. Un coup de bluff d’une Betty faussement en larmes suffit à y parvenir, heureusement. Le trio, Britta et, allez comprendre pourquoi, Nana décident de bannir Abigail pendant une lune rousse. C’est abusé comme c’est allé vite cette intrigue, mais voilà Abigail prisonnière d’une poupée. Ben super.

Ah, et autrement, ça n’a rien à voir avec le reste de l’épisode, mais il faut savoir que le père de Reggie a des problèmes d’argent provoqués par une addiction aux jeux et au casino de son fils. Cela met Veronica dans une position délicate où elle souhaite virer son beau-père avant d’en parler à son mec. Reggie refuse toutefois d’ouvrir les yeux sur son père, même lorsqu’il perd une bonne grosse partie de son argent, et donc de son business.

Refusant d’y voir une nécessité de virer son père du casino, Reggie décide donc de gérer par lui-même le problème en allant voir les criminels qui ont volé l’argent de son père (enfin, non, d’ailleurs, ils l’ont gagné de manière réglo).

Reggie termine l’épisode en assurant à Veronica que le problème est désormais réglé concernant son père : il est banni du casino… Mais la fin d’épisode nous révèle que ce n’est pas si simple : le père de Reggie a en fait un cancer et est sur le point de mourir. Cela sort encore plus de nulle part que le reste, mais il faut faire avec. On est habitué après tout.

L’épisode se termine d’ailleurs par une autre révélation qui sort de nulle part : les 22 Monstres abattus par la police se sont en fait suicidés. Heureusement que Betty est du FBI pour qu’on le sache et pour qu’elle puisse commencer à anticiper les prochains mouvements de Percival qui, selon Archie, a pour ambition de détruire la ville. Rien que ça.

 

Compteur d’Archie à poil : même le feu ne vient plus à bout des vêtements d’Archie 

Riverdale – S06E08

Épisode 8 – The Town – 15/20
Je ne m’ennuie plus devant la série avec cette intrigue fil rouge. L’épisode va à toute vitesse et nous présente un tas d’événements qui, soyons francs, sont parfaitement incohérents et trop expéditifs pour être crédibles, mais ce n’est absolument pas grave. Au contraire, ça permet de ne pas trop se prendre la tête sur des détails et sur toutes les incohérences : c’est trop rapide. Je n’attends plus rien de la série, ça ce n’est pas nouveau, mais elle parvient de nouveau à me divertir avec cette intrigue sans queue ni tête.

Spoilers

Percival Pickens passe à l’attaque.

Get out of my head, you piece of garbage.

J’ai un milliard de choses à regarder et rattraper, mais vraiment, Riverdale, c’est la simplicité ultime. Pas compliqué, ça se regarde tout seul, les pages de critiques d’épisodes sont déjà prêtes… Tout va bien. Pour moi, en tout cas. Pour les personnages, beaucoup moins : Jug a décidé de publier une lettre anonyme qu’il a reçu et qui critique la ville. Il semblerait ainsi qu’il y ait quelqu’un, on se demande bien qui, qui pense que cette ville est la pire des États-Unis. Evidemment.

Tabitha qui a clairement été témoin de Jug lisant dans ses pensées pense désormais que Jug a retrouvé l’audition, tandis qu’Archie ne se rend pas compte que ce qu’il pense est tout de même différent de ce qu’il dit. Cela mène à quelques incompréhensions entre les amis, alors que tout le reste de la ville en prend pour son grade, à commencer par les gérants du casino et les chefs des Serpents. Super.

Bien sûr, face à un tel article, toute la ville essaie de trouver des solutions. Toute la ville, sauf Archie, évidemment. Lui, il se cherche un coupable. Il veut ainsi savoir qui a écrit l’article, et celui-ci se dénonce bien vite : Pickens. C’est sans surprise. Le type vient faire des affaires en ville et ce sera plus simple de tout acheter si les prix ont chuté.

Bon, il fait toutefois face à Archie qui est très très énervé si on en croit son œil qui clignote. Le rouquin lui propose même de le battre dans la rue, parce que c’est comme ça qu’on règle les problèmes dans une démocratie, c’est bien connu. Bref. Archie et Veronica parlent plus que le conseil des quatre élus de la ville, et ils sont pris au dépourvu par Pickens et ses bons arguments.

On part grosso modo sur de l’extrême droite de base avec un Percival Pickens qui souhaite dégager tous les SDF de la ville. D’un coup, Jug s’en veut d’avoir publié cet article : n’oublions pas qu’il est pote avec les SDF et le roi des Rats lui. Quoi ? Ce n’est pas lié ? Qui s’en fout ? À ce stade, les scénaristes, probablement. Ce n’est pas grave : on avance assez vite avec Jug qui souhaite créer des refuges pour SDF et se réconcilie ainsi avec Archie, le seul avec une expérience dans la construction pour l’aider à faire ça. Oh lala.

En parallèle, Veronica est prise de remords. Elle arnaque toute la ville avec son casino, et elle en a conscience. Ce n’est pas une bonne chose, après tout, et elle se sent trop comme son père à le faire. Elle arrive donc à convaincre Reggie assez rapidement d’arrêter toutes les magouilles qu’ils font et de mettre en ordre les papiers et permis (euuuh ?) du casino. La scène se termine avec la décision d’accrocher un portrait d’Hiram sur le mur, juste pour ne jamais oublier qu’elle l’a tué. Pardon, qu’elle ne veut pas lui ressembler.

Bizarrement, l’idée de Veronica de faire de son casino une attraction touristique pour la ville ne convainc pas Alice, manipulée par Pickens, ni qui que ce soit d’autres. Celle d’Archie est top, en revanche… jusqu’à ce qu’il soit question du coût des refuges/maisons pour SDF. Cela coûterait si cher à la ville qu’il faudrait en augmenter les impôts ! Inacceptable d’après les pensées des gens sur place. Bordel. C’est vraiment de la politique 1.0 cette affaire, on simplifie à l’extrême des concepts plus complexes… mais au moins on s’amuse bien. Je crois ?

Il y en a un qui prend son pied, en tout cas : Perceval Pickens. Il accepte une invitation à un tête à tête avec Archie qui en est désormais capable sans en venir aux poings. Il souhaite parler à son adversaire pour mieux le cerner, mais tout ce qu’il constate, c’est qu’ils sont en désaccord. Bref, il est temps d’avancer à autre chose, parce qu’on se fait chier avec cette scène qui tourne en rond.

L’avantage de cette série, c’est que les scénaristes ont un milliard d’idées pour aller vite vers autre chose. Voilà donc Archie qui réunit Toni et Tabitha pour les convaincre d’avoir une maison de SDF aux couleurs des bars de la ville directement sur le parking, avant que Jug n’aille convaincre son ami SDF de céder la ruelle des sans-abris pour la construction d’abris-maisons. Mais WTF. L’ami n’est pas si cool, par contre : il n’hésite pas à frapper Kevin d’un coup de marteau dans la tête.

J’ai bien ri, parce que ça se voyait directement que le type était hypnotisé d’une manière ou d’une autre, probablement par Pickens. Et en parlant d’hypnose, on a une autre intrigue étrange dans laquelle Pickens réussit à convaincre un type de se suicider. Il se rend au casino pour convaincre un client de Veronica et de Reggie de se suicider. Ce suicide est toutefois incompréhensible, parce que le type était en train de gagner des sommes pharamineuses.

Peu importe, de toute manière : le problème pour Veronica est que le type mort dans son casino pose un gros problème pour la suite. Alice a été claire : au moindre problème, elle refusera que la ville s’associe au casino. Il n’en faut pas plus pour que Veronica décide de recontacter Heraldo pour qu’il l’aide à gérer ce cadavre. Celui-ci est heureux de l’aider, propose d’en faire plus et Veronica s’en sert aussitôt pour savoir qui peut bien être Pickens (qui de son côté contacte Kevin, évidemment).

Ah lala, Pickens est fort pour foutre la merde, et il va même faire en sorte que la première maison-refuge d’Archie, aux couleurs de Pops, soit taggée bien vite. Cela énerve tellement Archie qu’il en fout un coup de poing dans la carrosserie de son pick-up. WTF ? Pourquoi détruire sa voiture ? Mystère. Il doit avoir de l’argent à balancer par les fenêtres, écoutez.

Et du temps à perdre. Là-dessus, ce n’est pas le seul : Jug aussi en a plein à perdre. Il se rend voir Doc, son pote SDF, pour mieux comprendre le pouvoir d’hypnose de Pickens. Il se met aussitôt en tête de l’interroger pour en savoir plus… mais Pickens est loin d’être idiot. Il comprend bien vite que Jug fouille sa tête et OH REVELATION il est capable de savoir que Jug l’entend.

Il a un joli pouvoir de persuasion le Pickens et… c’est bien pour ça qu’il décide de gérer le problème lui-même concernant la rue des SDF. L’allée n’en finit plus de s’agrandir tout au long de l’épisode, mais en tout cas, Pickens est capable de payer 100$ par SDF et de tous les convaincre de se barrer ailleurs. Il aurait été plus simple de commencer par-là, probablement ? Bon, écoutez, ce n’est pas grave, on n’a jamais perdu que 40 minutes de notre vie. Et au conseil municipal suivant, Percival révèle donc sa bonne action pour la ville, avant d’annoncer qu’il a pu le faire grâce à l’aide du shérif Keller, son nouvel employé. Su-per.

Le casino ? Alice se laisse convaincre très facilement par Pickens que ce n’est pas une bonne idée pour Riverdale d’être associé au Babylonium. Elle explique ainsi à Veronica que le nom de Lodge n’est vraiment pas gage de qualité. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Veronica s’énerve et décide que comme elle n’est pas comme son père et ne veut vraiment pas lui ressembler, le meilleur plan à suivre est de… faire comme son père. Elle demande à Reggie et Heraldo de mettre en place tout un tas d’arnaques pour gagner plein de fric. Elle apprend aussi que Pickens n’a pas d’existence administrative. Il sera notre nouveau Hiram, écoutez.

De son côté, la gamine rousse dont j’ai encore oublié le nom se lance dans une grande quête pour essayer de se retrouver sa Cheryl chérie qui est coincée dans les miroirs reflétant son corps. C’est absolument peu passionnant, surtout qu’elle demande de l’aide à… la grand-mère ? Genre, celle qui a fait en sorte que sa petite fille laisse place à Abigail ? Quel est l’intérêt pour elle de l’aider ?

Elle semble pourtant le faire et lui conseille d’endormir Abigail, car ce n’est que dans le sommeil le plus profond d’Abigail que Britta pourra obtenir l’accès aux rêves dans lesquels Cheryl est encore accessible. Dans ceux-ci, Jason continue de parler, et même si ce n’est pour ne rien dire et jouer le rôle d’un gamin de huit ans alors qu’il est vieux, c’est déjà ça.

Penelope est de retour elle aussi, et c’est pour mieux continuer de s’en prendre à Cheryl. Quand Britta la retrouve en effet au beau milieu d’un rêve, c’est plutôt dans un cauchemar qu’elle débarque. Cheryl y est privée de cadeaux le jour de son anniversaire : elle est punie face au mur alors que Jason, lui, obtient plein de cadeaux.

Ce premier cauchemar tourne court bien vite, mais un second cauchemar permet de continuer à nous présenter Pénélope comme une marâtre cinglée digne de la reine de cœur d’Alice au pays des merveilles. Limite, ces passages humoristiques m’ont presque fait rire et au moins, ils avaient une cohérence pour la suite. La mère est donc une sorte d’épouvantail que Cheryl a décidé de se créer et qui la tient prisonnière. C’est Nana qui explique tout ça à Britta, qui se charge d’expliquer à Cheryl qu’elle est prisonnière d’Abigail, prisonnière de son corps. Sa geôlière, mère et homophobe, n’est donc jamais que le fruit de son imagination.

Une fois qu’elle le comprend grâce à Britta, elle est capable de la chasser de son esprit bien vite et de communiquer avec les rêves de Britta d’une manière ou d’une autre. Allez comprendre.

 

Compteur d’Archie à poil : Il a décidé de garder son t-shirt cette saison ! Il faut donc se contenter des nombreux décolletés de Cheryl. En plus, Betty a même été absente de quasiment tout l’épisode, ne revenant qu’à la toute fin, avec une migraine qui l’empêche de supporter la lumière. Vivement qu’on en sache plus sur ses pouvoirs ?