Charmed (2018) – S03E13

Épisode 13 – Chaos Theory – 16/20
De cet épisode, j’ai surtout aimé l’idée d’origine et le développement de certains personnages secondaires. L’exécution n’est pas dingue et le scénario a des trous béants dans sa logique, mais ce n’est pas bien grave : j’aime en apprendre plus sur les personnages que je préfère et j’aime voir qu’on sort enfin des moments de transition où on faisant semblant de ne pas savoir vers quel Big Bad on se dirigeait pour la fin de saison.

Spoilers

Maggie et ses sœurs font tout ce qui est en leur pouvoir pour libérer Jordan de sa prison magique, quitte à venir en aide au passage à Abby.


How do you defend someone who’s indefensible?

C’est intéressant la CW qui fait une pause dans la diffusion de ses séries pile quand je suis en panne de séries ! Cela m’arrange bien, parce que je n’ai du coup qu’un épisode de retard. Et pour me donner l’impression d’être parfaitement à jour, voilà donc ma critique de l’épisode de la semaine dernière. Ni vu ni connu, ce retard, finalement.

Bon, donc, l’épisode est étonnant, parce qu’il commence par Harry annonçant que Céleste l’attend pour qu’il puisse devenir mortel. Je ne m’y attendais pas du tout, j’avais l’impression que cette intrigue était de côté. En même temps, c’est mon visionnage que j’ai laissé de côté depuis quelques semaines… Bref, Harry s’en va, et c’est problématique, parce que comme chaque fois dans cette série, son départ se fait au moment où les filles sont sur le point d’avoir besoin de lui. Et de ses pouvoirs. C’est un truc déjà bien établi dans la série d’origine, de toute manière.

On reprend vite sur l’intrigue qui m’intéresse le plus heureusement, celle d’Abby et de Jordan. Maggie a vite la confirmation qu’elle avait raison sur ce qui leur est arrivé lorsqu’elle confronte les Perfecti sur la disparition de ses deux amis. Elle découvre ainsi dans le miroir qu’ils lui tendent un flashback où Jordan est en train d’aider Abby… ce qui suffit aux Perfecti pour affirmer que Jordan est un être démoniaque.

Je ? Lol. J’ai bien ri de la scène où les trois sœurs tentent de confronter les Perfecti en vain, parce que ceux-ci refusent d’envisager la moindre erreur. Ben putain, si arrêter tous les gens qui sont à proximité des criminels, indépendamment de leur culpabilité, n’est pas une erreur, je ne sais pas ce que c’est. Les Perfecti ne sont pas si parfaits, et en plus, ils proposent simplement aux sœurs de prouver l’innocence d’Abby si elles veulent vraiment libérer Jordan.

Maggie ne comprend pas trop leur logique, et je dois dire que ça n’a absolument aucun sens. Oui, OK, mettons que si Abby est innocente, Jordan l’est aussi… mais si elle est coupable, il ne l’est pas forcément ? Genre, Abby est une démone, ça va être compliqué, quand même. Certes, c’était mignon d’avoir Mel qui défend Abby comme Maggie semble prête à défendre Jordan, mais ça n’avait aucun sens, vraiment. J’aime toutefois l’idée de l’épisode, puisqu’il me rappelle un épisode de la série d’origine que j’adorais – en saison 6, celui où les sœurs se retrouvent au tribunal magique.

Anyways. Macy ne voit pas trop comment défendre l’idée qu’Abby est innocente alors qu’on sait qu’elle ne l’est pas, mais Mel insiste vraiment sur le fait qu’elle n’est pas si mauvaise… Lol. Elle est prête à tout pour la démone, même à boire une potion qui sent les pieds pour se protéger des effets de la prison dans laquelle elle est prête à se rendre pour l’interroger. C’est sa cliente après tout. Par contre, elle prend bien la situation, Abby.

Elle a bien envie de rester en prison, parce qu’elle sait qu’elle est diabolique et que ça lui plaît de se transformer en Desperate Housewife, apparemment. C’est super drôle à voir, mais Mel trouve malgré tout la faille qu’il faut dans cette assurance illusoire : Jordan est emprisonné lui aussi, à cause d’Abby. Peut-elle vraiment être en paix avec sa décision ?

Mel rentre auprès de Macy pour tout lui raconter, et ça énerve Macy qui décide d’être hostile avec elle… alors que pour moi, elles ont déjà leur solution : il suffit de faire avouer à Abby qu’elle est coupable, non ? Je veux dire, si elle est coupable, prête à rester en prison, mais qu’elle veut sauver Jordan, ça prouve qu’elle est en pleine rédemption ? Et le sacrifice, qu’elle n’est pas si maléfique.

Enfin bon. Macy se rend donc voir Abby avec le miroir des Perfecti pour lui montrer le bien qu’elle a parfois fait pour aider les sœurs, ce qui est loin d’être suffisant pour convaincre la démone qui préfère s’amuser avec le miroir et les sentiments de Macy pour Harry. J’avoue, j’ai ri. Macy se transforme alors en la mère d’Abby, et l’on comprend rapidement que la prison se retourne contre les sœurs elle aussi : la mère fait en sorte qu’Abby retourne dans sa cage et refuse d’aider Macy.

Le sort s’acharne contre les Vera. Dans la prison, Maggie retrouve également Jordan… mais celui-ci a perdu la boule et la prend sérieusement pour Trish, après un câlin tout en sueur. Je ne sais pas si ça lui donne vraiment envie de le sauver, ça. Elle fait quand même ce qu’il faut pour qu’il retrouve la mémoire, et ça lui donne finalement une piste : celle de contacter la sœur d’Abby.

Pas de bol, la sœur n’est pas d’une grande aide non plus, laissant forcément Mel, Macy et Maggie en galère pour lui trouver une défense. Elles n’ont plus d’autres choix que d’être les témoins prouvant les bonnes intentions d’Abby. Ce n’est malheureusement pas si évident à faire…

Le procès – la parodie de procès à ce stade – peut alors commencer, avec les Perfecti rappelant les crimes d’Abby. C’était cool, je me suis rendu compte que j’avais oublié déjà pas mal de choses de la série, l’air de rien. C’était aussi ridicule d’avoir une statue comme juge – Lady Justitia. On est vraiment sur un épisode qui fait des économies de fou : les flashbacks, le casting limité, les décors limités (le manoir, l’appartement d’Abby, Safe Space et le QG… tout est en studio)…

Cela dit, ça fonctionne bien, dans l’ensemble. Abby refuse de reconnaître le bien qu’elle fait, évidemment, mais un petit détour dans son appartement où Maggie lui met du sérum de vérité dans son vin rouge – pardon, son Pinot noir – et hop, le tour est joué. La scène est excellente : Abby est forcée de reconnaître qu’elle est plutôt cool en fait, qu’elle ne peut vivre dans un monde où un homme aussi bon qu’Harry ne serait pas et qu’elle est amoureuse de Mel. Bon, d’accord, elle ne le dit pas comme ça, mais elle dit clairement qu’elle veut la validation de Mel et être à la hauteur de ce que Mel espère d’elle.

Tout est dit, et la tronche de Mel quand elle l’entend est à mourir de rire. Non ? J’ai beaucoup aimé, en tout cas. Si Lady Justitia en arrive à la conclusion qu’Abby est innocente (euuuh, elle a toujours tué tous les gens vus en flashbacks juste avant quand même), Maggie n’abandonne toujours pas. Elle décide de demander l’aide de Jordan comme témoin… Pas de chance, il n’est plus vraiment en état de le faire.

Alors que Maggie doit jouer à la maman avec lui en espérant le récupérer en état de témoigner ensuite, la série enchaîne sur ce qui fut la meilleure partie de l’épisode : les Perfecti font appel à la mère d’Abby comme témoin. Non, celle-ci n’est pas vraiment morte finalement. C’était une bonne surprise, je trouve, et ça fonctionnait super bien. J’ai trouvé intéressant d’avoir enfin ce côté de l’histoire, parce qu’Abby est de loin la plus grande réussite de la série.

Certes, je ne suis pas hyper à fond sur sa relation avec sa sœur Waverly, mais l’air de rien, les Perfecti font une erreur avec ce témoin, parce qu’elle est loin d’être une mère aimante la mère d’Abby. Au contraire, Mel n’a aucun mal à rapidement prouver qu’elle maltraitait sa fille – et ce, dès qu’elle faisait usage de la magie depuis qu’elle était bébé. De la magie, toute sorte de magie, même la magie de sorcière.

C’est con pour les Perfecti que ça énerve de possiblement perdre la bataille. Loin d’être les gentils qu’ils se disent être, nous les voyons donc s’énerver et condamner Abby à retourner en cellule en attendant la fin du procès, parce qu’elle ne respecte pas les règles de ce tribunal ridicule qui ne fait que prouver qu’elle est coupable. Et qui ne veut pas entendre Jordan, en plus.

Après, il faut dire que Maggie nous ramène un Jordan complètement catatonique au procès. L’acteur brille vraiment sur ce coup-là – ce n’est peut-être pas si dur à jouer comme état, mais il paraît vraiment dément et perdu. Le truc, c’est que c’est justement là-dessus que Maggie veut jouer, pour prouver que ce n’est pas Abby qui le met dans cet état, mais ses sœurs et elle.

Ainsi, Maggie n’hésite pas à se présenter comme la personne chaotique qui fait des dégâts sur Jordan. Macy et Mel volent à son secours pour prouver qu’elles aussi sont habituées à faire des erreurs et que tout ça ne devrait pas retomber sur Jordan. La statue semble soudainement d’accord avec les sœurs, surtout quand elles accusent aussi les Perfecti d’être coupables de créer le chaos. Les Perfecti pètent alors un câble et se remettent à chanter pour faire taire les sœurs Vera. Même la Lady Justitia prend mal l’affaire : elle finit par s’effondrer, comme tout leur système soi-disant logique.

L’épisode se termine ainsi su les sœurs faisant tout ce qu’elles peuvent pour sauver Jordan, parce qu’elles refusent de le voir retourner en prison pour un crime qu’il n’a pas commis. C’est quelque chose. Et contre toute attente, la scène ressemble fort à une fin de série d’origine avant de se terminer par la libération de Jordan et Abby. Mouais.

Cela ressemble à une solution de facilité, mais c’est cool qu’on reconnaisse enfin les Perfecti pour les méchants qu’ils sont. On peut ainsi en arriver à la conclusion de l’épisode, avec les Perfecti qui disparaissent et deviennent une menace à affronter plus tard, mais aussi Mel et Abby qui peuvent partager un petit-déjeuner alcoolique. Oui, le vrai ship de la série est possiblement là… même si j’aime bien aussi Abby et Jordan, qui ont plus d’alchimie que ne le souhaiteraient les scénaristes, je pense.

Autrement, Abby annonce aussi à Macy qu’elle envisage de rendre à Macy ses pouvoirs. Euh ? Plus tôt dans l’épisode, Macy a découvert qu’Abby lui avait volé ses pouvoirs et elle l’a étrangement mal pris, quand bien même ses pouvoirs n’étaient pas quelque chose qu’elle voulait conserver. Du coup, je ne comprends pas bien le sourire reconnaissant de Macy en apprenant qu’Abby cherche un moyen de lui rendre.

Elle avait une bonne raison de s’en débarrasser, il faudrait voir à ne pas l’oublier trop vite, je pense ?

Maggie retourne aussi voir Jordan, forcément, parce qu’elle a bien envie de lui dire qu’elle l’aime. Malheureusement, elle ne peut avoir le temps de le dire sans que Jordan lui-même ne prenne la parole. Et après un tel épisode, on sait déjà vers quoi ça se dirige : Jordan annonce qu’il quitte Seattle, parce qu’il vient de vivre une année compliquée, tout de même. Chaotique, même. Le voilà donc qui se rend dans le Colorado, sans savoir s’il reviendra ou non.

Il laisse une porte ouverte, mais rien n’est sûr ; et je trouve ça bien dommage. Jordan aussi est l’une des meilleures choses de la série, après tout, alors ce serait cool si les scénaristes ne le faisaient pas quitter la série, hein. Je ne pense pas que ce sera le cas, de toute manière : la fin est trop ouverte pour ça. D’ailleurs, en parlant de fin ouverte, le cliffhanger nous annonce que les Perfecti sont toujours là et ont pour intention de détruire les sœurs Vera avec la tablette, comme ils l’ont fait par le passé. Ah ?

Walker – S01E12 (express)

Épisode 12 – A Tale of Two Families – 09/20
Avait-on vraiment besoin de cet épisode pour voir ce que l’on savait déjà ? Pas vraiment… Et le seul vrai point positif vient finalement du suspense sur lequel il commence, ce qui est un peu maigre quand tout le reste en fait trop !

Spoilers

Le retour de Stella et Cordell chez eux est plus retardé que nous le pensions.

Je sais, ça n’a pas de sens de reprendre cette série alors que je suis en retard dans un tas d’autres productions de qualité, mais l’avantage de celle-ci, c’est que je n’écris pas une critique aussi complète que pour les autres, alors j’ai pu manger devant. C’était histoire de me remettre en scelle, on va dire. Et ça m’a apporté la moyenne que je ne pensais pas avoir au Bingo Séries, puisque j’ai validé les points 2 et 16 de la grille. C’est déjà ça, et c’est à peu près tout pour cet épisode.

En effet, les scénaristes font le choix d’un épisode flashback particulièrement peu judicieux, en nous laissant sur un suspense à peu près efficace en début d’épisode : Cordell et Stella rentrent chez eux pour mieux être interceptés et menacés d’une arme à feu. Liam sort à son tour de la maison pour venir en aide à son frère, allons savoir comment et un coup de feu est tiré. On ne va pas se mentir, l’altercation m’a mis sur les dents un moment… mais il n’était pas bien compliqué de savoir qui allait se faire tirer dessus avec le retour un an plus tôt.

Je veux dire, l’épisode insiste lourdement sur le personnage de Liam, plus que d’habitude encore. On le voit être là pour son frère à la mort d’Emily, mais surtout être là pour Stella. Tiraillé entre son job, son mec et sa famille, il fait finalement le choix de la famille pour venir en aide à Stella et pour être présent avec elle à Noël. Evidemment que ça fait bien plus de drama s’il se fait tirer dessus à cause de Stella, évidemment que le cliffhanger nous révèle qu’il est bien celui qui se prend un coup de feu. J’ai aimé le cliffhanger tout de même, avec une situation vraiment dure où Cordell peut choisir entre se faire tirer dessus ou voir son frère mourir. Plus qu’à attendre une semaine de plus pour voir Micki intervenir. J’espère.

Dans cet épisode, les scénaristes ne savaient pas quoi faire d’elle. C’est compliqué d’inclure un personnage qui vient d’arriver en ville à un flashback se déroulant un an plus tôt. Pas de problème : alors que nous voyons Cordell faire le choix de partir en infiltration, nous découvrons que Micki avait arrêté Crystal pour excès de vitesse quelques mois plus tôt. N’écoutant que son instinct, elle a tout de suite décidé de la suivre et d’être une enquêtrice plutôt qu’une simple flic mettant des PV.

C’était déjà lourd comme coïncidence, mais voir une scène où Cordell est à ça de tuer Micki sans jamais la voir, c’était parfaitement aberrant. J’ai bien ri, on va dire. Et le pire, c’est qu’ils tentent d’y mettre du suspense alors que… bah, on sait que ça finira bien en fait ? Et puis, le coup des rangers qui ne disent pas à la flic de lâcher l’affaire parce qu’il y a une enquête en cours, mais juste de lâcher l’affaire parce qu’elle se trompe, c’était ridicule aussi. Finalement, le seul truc cool, c’est le parallèle entre la mort de Crystal et la blessure par balle de Liam.

Je ne le vois pas mourir pour autant, en revanche ; je suis quasi-certain qu’il survivra sans le moindre souci. Nous verrons bien au prochain épisode… En attendant, cette pause et ce retour en arrière avec des flashbacks de Noël en plein mois de juin (alors qu’ils n’ont rien fait pour Noël, en plus, forcément), c’était hyper bizarre. Je ne vois pas du tout l’intérêt de nous montrer enfin les morceaux qu’on avait plus ou moins galéré à recoller. Ah, puis, honnêtement, est-ce que quelqu’un en a quelque chose à faire des tromperies de la grand-mère ? Ils nous remettent encore ça dans la soupe, je ne sais vraiment pas où est l’intérêt ? 


This is us – S05E16

Épisode 16 – The Adirondacks – 15/20
Je ne devrais pas l’écrire ici car c’est déjà un spoiler, mais sachez que j’ai tellement envie de mettre une mauvaise note à cet épisode que c’est dur de rester neutre. Une sorte de darkest timeline semble se mettre en place dans cet épisode qui, à une exception près, nous propose franchement une tournure décevante pour les intrigues qui me plaisaient le plus cette année. Bon. On verra ce que donnera la dernière saison de la série, mais elle part mal.

Spoilers

Le jour du mariage de Kevin et Madison est enfin arrivé.

I need inside air.

C’est l’heure du mariage de Kevin, et l’air de rien, c’est un jour très important pour la série. Ca l’est aussi pour Kevin, de toute évidence, parce qu’il est clairement stressé : on le suit devant son miroir en train de répéter ce qui sera probablement ses vœux de mariage.

En flashback, la série continue de nous spoiler bien des choses, avec cette fois une fin de saison culte de Dynasty apparemment. Malheureusement pour Rebecca, elle ne pourra pas voir l’épisode puisque Jack a eu la bonne idée d’enregistrer son match par-dessus. Ah le temps horrible des VHS et des magnétoscopes partagés.

J’ai eu beaucoup de peine pour Rebecca, et ça m’a rappelé des choses – les mauvais souvenirs de partager des VHS dans une maison avec deux grandes sœurs. C’était bien vu de la part des scénaristes, surtout que la dispute qui suit entre Rebecca et Jack-plus-si-parfait finit inévitablement par inquiéter les Big Three. Pour les rassurer, ils décident de montrer la vidéo de leur mariage aux enfants.

L’idée est géniale, mais ça vire à la catastrophe lorsqu’ils se retrouvent à s’engueuler à nouveau puisque Jack a oublié ses vœux de mariage et ose spoiler Dinasty à Rebecca. La pauvre ! Il est horrible, franchement ! Pardon, je m’investis trop dans tout ça. Cela finit par les enfants demandant aux parents de se marier à nouveau. Cela se termine en week-end sympathique pour la famille, franchement.

Un autre flashback nous ramène dans le passé de Madison, et ça, c’est surprenant. Je crois bien que c’est la première fois qu’on repart sur son enfance, mais c’est fait pour nous montrer les doutes qu’elle a dans le présent. Sa mère l’a abandonnée en lui souhaitant de se trouver un meilleur mari que le sien. C’est super sympa à balancer à une gamine, ça.

Madison s’enferme toute la journée dans ses souvenirs douloureux, alors qu’elle se prépare à son mariage. Elle se souvient par exemple d’une rupture douloureuse avec un de ses copains, la plongeant dans la dépression, la glace et ses problèmes alimentaires. C’est ce qui la mène finalement à ses réunions d’anonymes où elle rencontrera Kate, mais ça lui fait surtout prendre conscience qu’elle a envie de se marier avec quelqu’un capable de l’aimer vraiment. Et la question de Kate doit y être pour quelque chose.

En tout cas, le mariage approche, et ça force tout le casting à se préparer à faire la fête… Sauf que ça se fait avec une mauvaise surprise pour Kate. Tout cela commence bien avec Toby qui a la bonne nouvelle d’être accepté pour le job de San Francisco… Sauf que ça suppose de passer trois jours à San Francisco par semaine.

Kate est loin d’en être ravie, surtout quand il lui balance qu’il adore leurs enfants, mais. Après une conversation avec Madison, Kate se rend soudainement compte toutefois que son mariage vaut plus que ça. Dans ses vœux, elle a promis de tout faire pour lui, après tout. C’est donc ce qu’elle décide de faire : elle appelle aussitôt son employeur pour quitter son travail qu’elle adore.

Bizarrement, son collègue refuse toutefois de la voir démissionner. Même si ce Philip ne voulait pas d’elle comme collègue, il s’est rendu à l’évidence : elle est exceptionnelle et les étudiants l’adorent. Pas question de la voir démissionner donc. Kate en arrive à la conclusion qu’ils vont devoir trouver un nouvel équilibre avec un Toby à San Francisco la moitié de la semaine. Cela va faire beaucoup de billets d’avion, tout de même.

Toby est toutefois prêt à le faire, il semblerait. Elle lui explique alors qu’elle a repensé à leurs vœux de mariage et que même si elle n’a rien écouté de ce qu’il a dit ce jour-là, elle est prête à faire tous les efforts nécessaires pour que la relation fonctionne malgré tout. Et j’ai envie d’y croire, ce qui rend cet épisode parfaitement détestable par la suite.

De son côté, après avoir hésité un bon moment, Rebecca finit par demander à Randall comment était son voyage à la Nouvelle-Orléans pour en apprendre plus sur sa mère biologique… sauf que… Il n’a pas l’air d’en avoir très envie, lui. C’est triste car ça fait deux épisodes qu’il en est question pour Rebecca, mais Randall l’évite. Après, elle ne lui demande pas au meilleur moment non plus.

Il finit par s’en confier à Kevin, le jour de son mariage. Meilleur moment, franchement. Rebecca aussi choisit le meilleur moment pour le forcer à lui montrer des photos de la mère biologique, surtout que ça lui fait bien mal d’apprendre tout ça. Malgré tout, elle se retrouve à forcer Randall à l’écouter lorsqu’elle veut enfin s’excuser.

La scène est super touchante, mais comme bien souvent, c’est grâce à Randall. L’acteur fait un job merveilleux – mais le scénario doit l’être aussi. C’était très chouette de voir Randall et Rebecca s’entendre à nouveau comme à l’origine de la série et parler de la mère biologique.

Autrement, pour le jour du grand mariage, Nick prend la décision de tout filmer de la journée de Kevin. Il souhaite lui enregistrer tous les souvenirs possibles de cette journée… sauf que ça m’a tout de suite mis la puce à l’oreille sur ce qui allait se passer. Cela ne pouvait pas bien se terminer, et plein de signes nous le font comprendre, notamment lorsque l’arche florale dessinée par Madison s’effondre le jour du mariage et force Kevin à tout faire pour que Madison puisse avoir sa journée parfaite par la suite.

Kevin stresse comme jamais toute la journée et il a de quoi stresser le pauvre, surtout que tout le monde lui tombe dessus. Normal, c’est le marié. Il voit bien que Randall et Toby ont des problèmes, ou que Nick pète un câble avec un cadeau très cool – des chaises de bois magnifiques.

Il n’empêche que ça fait beaucoup à gérer pour Kevin. Sa volonté de prendre l’air alors qu’il est dehors est la meilleure idée des scénaristes pour bien nous montrer la panique de voir la journée parfaite qu’il souhaite pour Madison s’effondrer peu à peu. Et ça va loin dans les détails, avec Tess qui n’a pas l’air ravie de sa robe de demoiselle d’honneur. Heureusement Beth s’en rend compte et elle trouve enfin un moyen de se réconcilier avec elle en lui permettant d’avoir une robe qui ressemble plus à sa personnalité. Elle demande tout de même à Kevin hyper stressé ce qu’il en pense – et ce que Madison risquerait d’en penser – mais c’est vraiment pour la forme.

Beth prouve une fois de plus qu’elle est une mère exceptionnelle, faisant tout pour que sa fille soit la plus à l’aise possible dans sa robe et s’assurant aussi de parler d’Alex de la même manière qu’elle parle de Malick. Il faut dire qu’ils sont tous fiers des résultats académiques de Malick dans cet épisode, parce qu’il obtient de beaux résultats positifs pour toutes les facs dans lesquelles il souhaite se rendre. Oui, oui, toutes. Même celles dont il n’a pas parlé à Déjà.

Malick obtient Harvard, et ça laisse Déjà complètement bouche bée, parce que c’est à Boston cette université. Pas la porte à côté. Comme sa tante, elle va devoir composer avec une relation à distance, de toute évidence. La série nous balance ça et le laisse aussitôt de côté, pour que ça se termine par une Tess ravie de voir sa mère faire tant d’efforts pour elle. C’était chouette de prendre le temps d’une réconciliation entre elles.

Une fois que c’est fait, on peut donc en arriver au saccage qu’est la fin de cet épisode. J’ai envie de m’arrêter là et d’oublier tout le reste, franchement. Finalement, Madison est tellement stressée qu’elle finit par aller voir Kevin, même si elle est prête et habillée. Cela porte malheur, et ça ne met pas longtemps à se concrétiser puisqu’elle fait tout ça pour… demander à Kevin s’il l’aime. Le problème, c’est que Kevin est incapable de lui dire que c’est le cas.

Alors. Non. Ils ont beau nous faire croire qu’il ne l’aime pas, je refuse cette situation, parce que les deux derniers épisodes ont servi à construire le fait qu’il était bien en train de tomber amoureux d’elle – et aussi que cette conception de l’amour à l’américaine n’est pas forcément la clé d’un mariage heureux. Ce que fait Kevin à vouloir rendre la journée parfaite pour Madison – et pour sa famille, certes – c’est de l’amour.

Madison lui fait alors une très jolie déclaration d’amour, avant de lui expliquer son passé, sa mère qui l’a abandonnée et le conseil qu’elle a décidé de lui donner en guise d’au revoir. Si elle est amoureuse de Kevin, si sa famille lui a donné tout ce dont elle a toujours rêvé, elle ne veut pas se marier avec quelqu’un qui ne l’aime pas vraiment. Et elle a bien raison. Mais pourquoi ne lui dit-il pas ? Je ne comprends pas les scénaristes sur ce coup-là.

Madison prend donc la décision de ne pas se marier avec lui, insistant sur le fait qu’il sait très bien lui aussi qu’ils ne sont pas prêts à se marier dans ces conditions, parce que ce serait un mensonge pour leur famille. C’est parfaitement horrible.

Tout ça se termine donc sur Kevin assis sur sa chaise à contempler cette journée désastreuse. La scène est très sympathique, en vrai, je l’ai beaucoup aimée ce moment entre les triplés et leur mère. Tous sont là pour soutenir Kevin dans l’épreuve et pour contempler une année bien difficile. Rebecca se retrouve à essayer d’imaginer ce que Jack aurait fait.

C’est Randall qui est le meilleur sur ce coup-là, à savoir que son père ne quitterait pas Kevin comme ça, alors que Kate craint qu’il ne se mette à boire. Pour se redonner de l’espoir et nous prévoir la saison 6, Rebecca demande alors à Kevin de lui construire la maison que Jack voulait lui construire, et ça se fait sur la meilleure des chansons. Un petit Way down we go, cela faisait longtemps honnêtement.

C’est une très belle scène finale pour la série qui réussit à nous provoquer quelques émotions fortes, même en l’absence de mariage. Tout ça grâce aux flashbacks du deuxième mariage de Jack et Rebecca, mais aussi grâce aux plans sur la famille Pearson qui résiste malgré tout.

On en revient alors à Kevin s’entraînant pour son discours de mariage… Nous voilà dans le futur à nouveau, donc, et aux préparatifs d’un mariage. Ce n’est toutefois pas celui de Kevin, ni celui de Madison, qui est toujours dans l’équation. Très franchement, tant mieux. J’ai encore espoir d’une issue positive pour la relation Madison/Kevin. C’est clairement une relation amoureuse qui fonctionne, ils ont passé la saison à construire ce couple génial, je ne comprends pas pourquoi ils ont pris cette décision !

Je veux dire, ça sent le truc écrit à l’avance et dans lequel ils se sont bornés alors que ça ne fonctionnait plus. Non ? Forcément, ça baisse beaucoup la qualité et la note de cet épisode : je n’arrive pas à comprendre ce qu’ils ont voulu faire, ça ne me convainc pas du tout. BREF. Le futur… Comment dire ? C’est encore plus décevant. On découvre en effet que ce jour-là, il écrit ses vœux sur un papier au logo de sa société (?) Big Three Homes… Et surtout que c’est le mariage de Kate. WHAT THE FUCK ?

Franchement, je suis déçu. Depuis le temps, je commençais à vraiment apprécier Kate, grâce à Toby, mais aussi grâce à certaines décisions scénaristiques depuis deux ans. Là, en revanche… Qu’elle quitte Toby, je ne sais pas si ça va passer. Même si la série nous fera probablement le cas de nous révéler qu’en fait, c’est Toby qui déconne ; même si la série paraît bien plus réaliste avec un divorce… c’est naze. Ils ont foutu des flashbacks du mariage de Kate dans cet épisode, pourquoi nous faire un tel flashforward ?

Il ne reste qu’une saison sérieux, on n’a pas le temps pour un divorce et un mariage (enfin, deux, car Nick aussi va y passer) ? En plus, elle va se marier avec son collègue là, Philip. Ma réaction ? Pour de vrai, un bon gros : « Oh FUCK ». They’re the worst, si vous me permettez le jeu de mots avec le CV de cet acteur.

EN BREF – La fin de saison me laisse un goût hyper amer qui fait que je ne sais pas trop ce que je pense de la saison en elle-même. J’ai trouvé qu’ils avaient super bien géré les choses du côté de la pandémie et du covid. Tout est intégré à l’histoire de manière crédible, on suit vraiment la vie américaine et la vision d’une pandémie qui a atteint un pic horrible avant de se calmer et permettre un retour à la quasi-normale (peut-être un peu trop normal, d’ailleurs, ils auraient pu garder une petite touche de gel hydro-alcoolique pour le principe).

Les flashbacks ont réussi à retrouver du souffle, aussi, alors que ce n’était pas gagné. Si parfois, cela réécrit trop les personnages, cette année, ils parviennent dans l’ensemble à être crédibles et à fonctionner. Par contre, vraiment, toute une saison à construire le couple Madison/Kevin et à mener à leur mariage pour nous pondre que Kevin n’aime pas Madison alors qu’on l’a vu construire son amour pour elle mois après mois… Et Kate qui se marie à Philip ?

Franchement, la saison 6 va devoir sortir les rames pour me récupérer, et ce n’est pas l’intrigue sur Kevin construisant la maison des rêves de Rebecca qui va me convaincre, hein. Je mise beaucoup sur Tess et sur la carrière pro de Beth pour me motiver, mais les scénaristes semblent plutôt vouloir se concentrer sur Randall écrivant un article ?

Il va falloir attendre un moment avant de voir la saison 6, puisqu’elle ne reviendra qu’à la mi-saison, mais les scénaristes ont clairement du boulot pour me faire avaler la pilule de cette fin de saison qui me déçoit à bien des égards.

 

This is us – S05E15

Épisode 15 – Jerry 2.0 – 16/20
Un épisode très sympathique qui prépare le terrain pour une fin de saison en plantant un peu partout la graine du doute et des possibilités scénaristiques. Chaque personnage semble être sur le point de se lancer dans une grande étape, l’air de rien, et ça fonctionne bien comme préparation pour la suite. Du coup, je vais enchaîner tout de suite avec l’épisode 16, désolé pas désolé, c’est l’avantage d’être en retard.

Spoilers

Les enterrements de vie de jeunes de nos futurs mariés sont très… familiaux.

Would Madison and I have ended up together if life hadn’t thrown us together in some weird way ?

Il est plus que temps de me remettre aux séries et de rattraper mon retard dans celle-ci. Elle est tellement chouette ! C’est parti pour un épisode qui se concentre sur Kevin, puis sur un épisode de fin de saison et tant pis si jamais je ne termine pas à temps pour publier l’article du jour avant minuit. Il sera publié à minuit trente et puis voilà. Il est temps pour moi de lâcher du lest avec ce blog, après tout.

L’épisode reprend par un flashback nous montrant Kevin se rendant au cinéma avec son père pour le meilleur des films. Soit. Il s’agit de Jerry Maguire que je n’ai jamais vu, ma foi.

Un autre flashback nous ramène après la mort de Jack : on y suit Kate, Rebecca, Sophie, Kevin, Randall et Beth se préparer pour un week-end dans la cabane familiale. Ils y vont en permanence dans ce chalet, c’est fou… Et ça ne se passe pas à merveille de passer tout le week-end en famille comme ça, qui l’aurait cru ?

C’est Kevin qui fout le plus la merde, l’air de rien, à assurer à Randall et Beth qu’ils se feront vite à leur relation à distance… Le problème, c’est qu’il dit ça devant Sophie qui, elle, a très mal vécu leur relation à distance et n’est pas rassurée de découvrir que cela risque de se reproduire avec la carrière d’acteur de Kevin. Forcément.

Celui-ci ignore toutefois la crise de sa femme, préférant revoir Jerry Maguire avec son frère. Euh… OK ? Je comprends un peu Beth qui n’a pas envie de rester sur tout le film et préfère papoter avec sa belle-mère. OK, je ne comprends pas l’idée de parler avec sa belle-mère, mais ça lui réussit en tout cas.

Après le film, Kevin, lui, se sent l’humeur d’un discours pour rassurer Sophie avec des objectifs de vie très sympathiques. Rebecca, elle, reçoit un appel de Miguel qui s’inquiétait pour elle et… c’est super mignon, à vrai dire. La série en a tellement fait sur la relation entre Rebecca et Jack qu’on en oublie trop souvent Miguel. Il n’est pourtant pas qu’une ombre de passage dans la vie de Rebecca, franchement.

Dans le présent, Beth se remet de la fin de son rêve de studio de danse avec l’enterrement de vie de jeune fille de Madison. Elle n’est plus si jeune avec ses bébés, mais bon. De son côté, Randall est parti pour l’enterrement de vie de jeunes garçons de Kevin. Bien sûr, Kate est à fond aussi dans les préparatifs de la fête pour Madison, mais avec le résumé du début d’épisode, on se doute bien que ça va mal finir.

Chez Rebecca et Miguel aussi l’ambiance est aux préparatifs, même si ce dernier est stressé de devoir se séparer de Rebecca. Il a peur de ce qu’il pourrait advenir de sa femme, en fait, et ça se comprend après l’épisode de l’an dernier où nous l’avons vue totalement perdue. Ils s’y font malgré tout.

Enfin, les futurs mariés se préparent aussi à devoir passer la journée loin des bébés. Cela dit, Sophie appelle Kevin pour le féliciter de son mariage et de sa nouvelle paternité, et clairement, ça va tout remettre en question. On a bien senti dans les épisodes précédents que ça allait partir en vrille cette affaire des ex de Kevin qui s’en mêlent…

Sophie a ainsi changé de numéro, et ça sent la rupture pour elle. Il est temps pour moi de séparer la critique en deux, avec d’un côté l’enterrement de vie de jeune garçon et de l’autre celui de jeune fille. Commençons par Kevin tant que nous y sommes, et ça commence mal d’ailleurs, parce que tout ce que Randall a prévu, c’est un week-end dans leur chalet familial, sous la pluie et… devant Jerry Maguire.

Forcément, je n’ai pas vu le film, alors ça me spoile totalement, mais bon, on sent que c’est un classique tout de même. Le problème, c’est que Nick souligne à la fin du film que Kevin est digne d’un Jerry Maguire 2.0 : il est tombé amoureux de l’idée d’avoir des enfants plutôt que de Madison. Tout le monde semble vouloir souligner le fait que la relation de ces deux-là est sortie de nulle part. C’est gênant, surtout que Kevin a toujours considéré ce film comme un chef-d’œuvre particulièrement parce que Jerry Maguire décide ce qu’il veut et se donne la peine d’avoir ce qu’il veut.

J’imagine que le but de cet épisode est de nous montrer les doutes des mariés pour mieux les mettre de côté, mais tout de même, c’est délicat à mettre en avant comme ça. Kevin s’énerve donc de voir que son oncle ose lui balancer un truc pareil, mais vous savez ce qu’on dit : il n’y a que la vérité qui blesse ?

Clairement, oui. Et cela donne l’idée à Randall d’une belle conversation autour du feu – il n’a pas dû pleuvoir tant que ça ? – où chacun doit soudainement raconter très sérieusement ses problèmes. Entre temps, Kevin a eu le temps de lui confier ses doutes vis-à-vis de l’appel de Sophie plus tôt dans l’épisode.

C’était un peu longuet comme scène, mais ça fonctionne bien, car chacun finit par en arriver à parler de destinée, de ce qui est écrit dans les étoiles et dans les doutes vis-à-vis des relations amoureuses. Et celui qui a le plus douté parmi les présents ? C’est clairement celui qui n’a pas eu la romance parfaite comme Jack et Rebecca, après tout. Pas besoin de destinée pour lui : ça ne sert à rien d’avoir une histoire écrite dans les étoiles quand on peut l’écrire ensemble.

C’est merveilleux comme manière de formuler les choses, je dois dire. Je ne m’y attendais pas de Miguel, mais j’aime beaucoup ce que ça donne. Je suis moins convaincu par Nick se mettant à la recherche de ce qu’est devenue Sally ou par Toby se décidant à demandant à être pris en compte pour un poste à… San Francisco. Ah. La fin de saison se rapproche.

Du côté des filles, on est sur un enterrement de vie de jeune fille plutôt marrant : à défaut d’un stripteaseur, Kate a eu l’idée d’embaucher un top model acceptant de se déshabiller devant elles pour être peint par Rebecca, Beth, Madison et Kate. Le problème ? Maddison et Joe se connaissent, car il est un type qui l’a ghosté par le passé.

C’est assez fou comme coïncidence, mais c’était marrant… Et puis quand Rebecca balance « The latter » quand il demande s’il doit garder son caleçon ou non ? Pardon Rebecca ? Elle m’a fait mourir de rire. La scène est géniale, en plus, parce que finalement, c’est une bonne chose : c’est une parfaite revanche pour Madison. J’ai eu tellement de peine pour le type qui se retrouve à poil devant elle pendant qu’elle parle de son mari et tout.

Par contre, il y a un problème tout de même : cela fait prendre conscience à Madison que Kevin n’était pas loin de la ghoster non plus. Sans la grossesse surprise, il n’aurait pas eu la bonne idée de rester avec elle quand même. Après, c’est la vie, ça : on devient amoureux peu à peu, non ?

Le seul problème, c’est que ce n’est qu’un élément parmi d’autres. Alors que Kate a la mauvaise idée de jouer à un jeu où Kevin a dû répondre à des questions et où Madison doit deviner ce qu’il a dit – les Z’Amours, quoi –, Madison ne comprend pas ce que vit sa meilleure amie : Kate prend en effet conscience que Kevin n’est peut-être pas tout à fait aussi amoureux de Madison qu’il ne l’était de Sophie. Il s’imaginait vieux avec Sophie, il l’avait dit lors d’un week-end dans le fameux chalet… Mais il ne s’imagine pas vieux avec Madison.

Cela force Kate à avoir des doutes sur la relation entre Kevin et Madison, alors elle prend le temps de demander à sa meilleure amie si elle est vraiment heureuse et… C’était une superbe idée, je trouve.

Autrement, Rebecca comprend toutefois que Beth ne va pas aussi bien qu’elle le dit lorsqu’elle celle-ci reçoit un mail sur ses perspectives professionnelles. J’ai aimé voir la relation entre ces deux-là, parce que Rebecca est une très chouette belle-mère avec Beth. Et Rebecca en est contente, puisque cela lui fait du bien d’avoir quelqu’un qui ne s’inquiète pas de son état de santé et arrête de la considérer comme une patiente.

Rebecca était super touchante à être heureuse d’être à nouveau une maman, franchement. Par contre, cela ne m’a pas empêché de m’inquiéter pour elle en fin d’épisode quand elle se retrouve à rentrer seule et à être au téléphone avec Miguel devant chez elle. On ne sait jamais, quoi. Tout semble pourtant bien finir pour elle comme pour Miguel.

En revanche, si Kevin se décide à supprimer de son portable le numéro de Sophie, rassuré sur son histoire avec Madison, Madison, elle, se repasse en boucle ce moment où Kevin explique ne pas vouloir devenir vieux. Franchement, Kate, idée de merde, ces questions !