The Walking Dead – S10E22

Épisode 22 – Here’s Negan – 16/20
Bien que je n’aime pas la construction inutilement alambiquée de l’épisode, il faut bien reconnaître qu’il s’intéresse à personnage fascinant et à un acteur génial, alors ça passe tout seul. Du point de vue la continuité de la série et du futur du personnage, je ne comprends pas trop où va cet épisode, particulièrement sur sa fin. Du point de vue de l’intérêt de cette origin story, ça passe aussi bien aujourd’hui que ça ne l’aurait fait en saison 6 ou à n’importe quel moment, et ça, c’est une prouesse. Bref, je suis mitigé et pas mécontent que la saison se termine – même si ce fut rapide.

Spoilers

Cinq ans et un jour après avoir introduit Negan dans la série, les scénaristes se décident à nous expliquer son origin story.


It is what it is I guess.

Pourquoi faut-il que toutes les séries vouent un culte à la même chanson ? Ce doit être la trois ou quatrième fois en un mois que j’entends des acteurs la chanter, et ça me fait toujours le même effet : personne ne fera jamais aussi bien qu’Angel avec la chanson « You are my sunshine, my only sunshine ». Bon, cet épisode tente vraiment de le faire avec Maggie et le jeune Hershel en train de chanter quand Maggie aperçoit Negan tranquilou dans sa vie avec son marteau là.

Il sent bien que la haine de Maggie continue à se diriger vers lui chaque fois qu’il se croise, et Carol aussi. Celle-ci décide donc de prendre les choses en main et de lui dire que le conseil l’a banni. Mouais. Elle l’emmène toutefois dans une chouette maison à proximité, histoire qu’il puisse débuter une nouvelle vie loin de cette communauté qu’il aide à rebâtir depuis quelques épisodes. Nous arrivons enfin au terme des épisodes bonus, au moins, et j’espère que cet épisode réussira à être intéressant.

J’ai toute confiance en l’acteur pour y parvenir – beaucoup moins en les scénaristes, par contre. Et j’avais raison d’avoir peur des scénaristes, parce que ça y est, Negan se boit un petit verre et hop, il se retrouve confronté à lui-même. Pff. Bon, il a affaire à son lui passé, beaucoup moins plein de remords et bien plus dérangeant en tant que grand méchant de la série.

Si l’acteur est toujours brillant en tant que méchant, je trouve dommage de voir que cet épisode prenne la direction d’un dialogue avec lui-même. Je veux dire, à quel moment en buvant un verre d’alcool on se retrouve à se parler à son soi passé et à le voir au point de lui jeter un verre de whisky à la gueule ? Cela n’a pas de sens !

On enchaîne sur un flash surprenant qui nous montre Negan en plein soleil, auprès de l’arbre où il s’est fait égorger par Rick. Un flashback de Michonne nous rappelle que Lucille, la batte adorée de Negan, s’y trouve encore. C’est vrai que ça faisait partie de la torture d’avoir laissé Lucille là-bas et de l’avoir enterrée.

Après toutes ces années, on nous fait croire que le vitrail est toujours dans le même état, et que les zombies sont assez lents pour qu’il puisse faire quinze trous au moins avant qu’un zombie ne vienne l’attaquer. Par contre, voir Negan heureux de retrouver sa batte comme un gamin le matin de Noël, c’était rigolo.

Aussitôt que c’est fait, l’épisode commence pour de bon : on se retrouve en plein flashback douze ans plus tôt, lorsque Negan était torturé par un type semblant tout droit sorti de Riverdale avec sa veste Vipère. Bon, il est juste beaucoup plus méchant qu’un habitant de la série de la CW, parce qu’il empêche Negan de donner des soins à sa femme en le retenant otage. Negan est otage, mais ce qui est atroce, c’est que l’homme qui lui fout des coups de poings le fait avec un bon chantage sur les stocks médicaux dont il a besoin pour sauver sa femme.

On enchaîne alors avec un flashback dans le flashback nous montrant Negan à la recherche de ce matériel médical si précieux pour lui. Deux ou trois jours plus tôt, malgré des maux de têtes, il essaie donc de braquer un type qui pourrait avoir ce dont il a besoin, mais ça se retourne contre lui quand il se fait assommer bien rapidement. Euh… OK ?

J’imagine que l’épidémie a commencé, du coup ? Cela fait déjà tant d’années ? J’ai perdu le fil de la chronologie de la série. On nous le confirme par un « world gone shit » de Negan qui explique au docteur que s’il l’a braqué avec un flingue vide, c’est pour essayer de trouver la chimiothérapie dont sa femme a besoin.

L’épisode se fout alors de nous en repartant encore six semaines en arrière. Stooooop. Ils pouvaient pas le faire dans l’ordre, franchement ? Six semaines plus tôt, les zombies étaient déjà de ce monde et Negan avait donc déjà lâché son job de… prof de gym au lycée. Sérieusement ? Ah lala, je ne regarderai plus mes collègues de la même manière. En tout cas, il semble beaucoup plus jeune dans les flashbacks, je ne sais pas comment ils ont fait.

En tout cas, on découvre enfin Lucille, et j’ai su que c’était elle principalement parce qu’on avait lu partout qu’Hillary Burton avait décroché le rôle dans les épisodes bonus de cette saison 10. Yep, tout ça pour un épisode. Après, elle est cool dans cet épisode à nous éclater la tronche d’un zombie avec la dernière balle du flingue familial – ah les américains ! – avant de demander à regarder un film. J’ai bien ri, je ne vais pas mentir.

Je ne sais pas trop où compte nous mener l’épisode, surtout quand il fait du suspense avec des attaques de zombies qui, on le sait, ne tueront pas Negan de toute manière, puisque nous sommes dans le passé. Il est toutefois intéressant de voir enfin le personnage de Lucille qui a tant était important dans la vie d’un personnage phare de la série.

On a même un moment mignon où il lui chante une chanson, avec d’autres images les voyant essayer toutes sortes de perruques, et ça, c’est cute. En fait, Negan n’a jamais été aussi sympathique que lorsqu’il fait tout pour que sa femme soit heureuse et reste en vie, en s’inquiétant de s’habituer de plus en plus à tuer des zombies. Eh, ça marche. Après, heureuse, c’est vite dit quand tout ce qu’ils ont à manger, c’est de la bouffe pour chiens.

Il faut dire que les ressources se font de plus en plus rares en ville et autour d’eux, ce qui inquiète de plus en plus Lucille, insistant pour déménager et pour qu’ils trouvent d’autres gens. Negan s’y refuse tant qu’elle ne va pas mieux, et en si peu de temps, on tombe vraiment sous le charme de ce couple. Juste après ça, elle lui offre par exemple la fameuse veste de cuir, et c’est chouette à voir, surtout qu’elle a une perruque violette vraiment marrante à voir. Eh, comme quoi, les perruques ça peut être fun. Et je n’ai jamais dit ça de personne, mais elle a vraiment une tête à perruque, non ?

Quoiqu’il en soi, Negan s’était donc acheté cette veste en cuir hors de prix et sa femme lui avait confisquée, énervée par la dépense que ça représentait. Tout ça semble bien loin désormais en pleine épidémie de zombies. Ils prennent la décision de passer une soirée sympathique… et en oublient de rallumer un générateur dont ils ont besoin pour garder le frigo en état de refroidir la chimiothérapie de Lucille.

Là-dessus, Negan décide de partir en expédition pour trouver des médicaments, mais ça ce sera plus tard. Or, l’écriture de l’épisode est insupportable : on nous ramène donc sept mois plus tôt, et cette fois, l’épidémie n’avait pas commencé. Le cancer de Lucille n’était pas encore là, aussi. Enfin, il était là, mais elle n’était pas encore diagnostiquée. Quand elle l’est, Negan n’est pas là, parce qu’il est occupé avec son officier de probation.

Oui, il a un peu déconné Negan : il a éclaté la tronche du père d’un gamin et ne peut plus bosser avec des enfants désormais. Ce n’est pas sa seule connerie – désormais, il en est à jouer à des jeux vidéos toute la journée et il couche avec Janine, la meilleure amie de sa femme. Bon, ça, elle n’en est pas sûre, mais bon, il lui ment sur ce qu’il compte faire de ses journées et ça lui suffit.

Quelle journée infernale pour Lucille : elle découvre donc que son mari la trompe le jour où elle apprend son cancer, et tout ce qu’elle trouve à faire, c’est lui apprendre qu’elle a ce cancer. Et tout ça avec une épidémie qui commence à peine, en plus. C’est un peu violent, m’enfin, on a tous des mauvaises journées, surtout depuis que 2020 est passé dans nos vies.

Maintenant qu’on a vu tout ça, on peut commencer à retourner dans le présent. Sept mois plus tard, Lucille annonce donc à Negan qu’elle savait qu’il couchait avec Janine, mais qu’elle lui a pardonné car il s’est largement rattrapé depuis que les zombies font partie de leur quotidien. Soit. Les deux se réconcilient aussitôt, alors que Lucille demande à Negan de laisser tomber les recherches pour d’autres poches médicamenteuses.

Seulement voilà, quelques semaines plus tard, le médecin lui file ce dont il a besoin, un repas et une batte pour s’attaquer au gang, le tout sans rien demander en retour. Toute cette histoire est bien gentille, mais le membre de gang qui s’en prend à Negan pour savoir d’où il sort les médicaments n’en a rien à foutre. Il veut juste savoir où il peut trouver à son tour des médicaments.

Negan finit par balancer la planque de ce gentil médecin et de sa fille – celle qui l’a assommé – regrettant de les trahir, mais voulant rentrer à temps pour sauver Lucille. Malheureusement, ça, ce n’est plus possible. Il a mis du temps à rentrer chez lui, et pendant ce temps, Lucille a pris la décision de se suicider, demandant juste à Negan de ne pas la laisser dans cet état, avec des médicaments à côté et un sac en plastique sur la tête. Elle est donc zombifiée.

C’est franchement une très triste histoire d’amour que propose l’épisode, et l’acteur la joue vraiment bien. Il ne se résout pas à exploser la tête de sa bien-aimée, mais celle-ci se décompose tout de même. Il enfile sa veste en cuir, met du barbelé autour de sa batte et fout le feu à sa maison. C’en est fini de Lucille, mais on a une belle origin story pour un personnage badass depuis longtemps.

Cela ne peut s’arrêter là pourtant : Negan vient juste d’entrer dans sa phase de rage, et il n’est pas prêt d’en sortir. L’avantage, c’est qu’il sait par où commencer pour s’énerver : les membres du gang. En partant, il a entendu une femme être en train d’être violée après tout. Il y retourne donc et explose la tronche d’un type avec Negan, commettant un premier meurtre. Ma foi, c’est du beau, ça. Il fait bien cela dit, parce que le gang est en train de s’en prendre violemment au médecin qui était pourtant tout gentil.

Negan a clairement perdu la boule entre les deux moments où il croise ces membres de gang, cependant. Devenu meurtrier, il n’hésite pas à recommencer encore et encore jusqu’à libérer le médecin, qui s’en sortait déjà pas si mal seul pour se libérer. Une fois que c’est fait, le médecin part à la recherche de sa fille alors que Negan se retrouve à pouvoir prendre son pied avec le méchant membre de gang.

Il lui explique longuement toute sa vie, et clairement on comprend où il a commencé à être trop bavard dans sa vie : il explique à l’homme que ce n’est pas un mensonge que l’on voit rouge lorsque l’on est très énervé. Et le père d’élève qu’il a tabassé, c’est juste parce que l’homme n’était pas très sympathique à parler par-dessus la chanson préférée de Lucille. Franchement, ça n’a pas de sens d’aller éclater un type pour ça, mais c’est Negan, et c’est cette série, alors on va dire que ça passe ?

En tout cas, on retrouve le Negan terrifiant des débuts : il a sa batte, il a son speech un brin glaçant qui te fait bien comprendre qu’il va t’éclater la gueule et il a son sourire fou. Vraiment, c’était un bon méchant.

On en revient alors enfin au présent où le zombie s’approche de Negan… qui n’hésite pas à se servir de Lucille – la batte, pas sa femme – pour le mettre KO une fois pour toute. Cela lui permet de se mettre à prier un coup, puis à se confier à sa femme. Il reconnaît après tout ce temps avoir été lâche de l’avoir abandonnée comme ça en partant à la recherche de médicaments, la laissant mourir seule.

Et il avoue à la batte que Lucille lui manque et qu’il se sent con d’avoir appelé une batte Lucille. Le but de tout ça n’est cependant pas de voir Negan récupérer enfin sa batte et son arme symbolique. Non, le but, c’est de le voir oser la détruire.

Je m’y attendais, honnêtement, par contre, je ne pensais pas que la saison se terminerait sur un retour de Negan dans la communauté dont il vient d’être exilé. Carol vient à sa rencontre pour lui expliquer qu’elle ne voulait pas sa mort sur la conscience : s’il reste, il sera tué par Maggie, c’est évident. Mais il s’en fout. La dernière scène m’a énervé au plus haut point après cette belle histoire : on aurait dit que Negan avait mûri en s’enfermant dans ce passé pour l’épisode.

Finalement, on termine sur son sourire narquois envers Maggie et je ne comprends vraiment pas ce à quoi il joue ? Je veux dire, qu’il revienne, je comprends, c’est bien normal pour sa survie et tout… mais pourquoi narguer Maggie ? Il ne peut pas l’ignorer ou aller lui parler, simplement ? Là, franchement, ça m’échappe…

EN BREF – Ces six épisodes supplémentaires sont passés bien vite du côté du calendrier, je n’ai pas l’impression que ça fait déjà un mois et demi ! Le retour de la série était sympathique et attendu, mais maintenant, je me demande comment la franchise va tenir le calendrier – je continue ainsi de penser que c’était une très mauvaise idée de mettre les deux spin-off en même temps en début de saison.

La semaine prochaine, on retrouvera Fear the Walking Dead et j’ai hâte de revoir les personnages, même si je n’avais pas capté qu’elle partait en pause la dernière fois ; et même si la saison 6 avait exactement le même problème que cette saison 10B : les épisodes sont inégaux et se concentrent sur un seul personnage, avec certaines histoires hyper prenantes et géniales quand d’autres sont soporifiques à souhait.

Dans les deux séries, on semble être parti sur un schéma un épisode sur deux, c’est frustrant. La saison 11 ? Elle aura à gérer la nouvelle menace introduite à l’épisode 17, puis oubliée, et la vengeance de Maggie envers Negan. En fait, il y a beaucoup à faire du côté de Maggie. Bien sûr, l’épisode sur Princesse nous a aussi montré que le groupe d’Eugène, Ezekiel et Yumiko restaient dans la merde. En six épisodes, nous n’avons pas franchement de cliffhanger de ce côté-là : le groupe est pris en otage et advienne que pourra.

Dans les questions que je me pose, il y aussi l’âge qu’aura Judith en saison 11. Elle va avoir bien grandi pendant tout ce temps de pause de la série, non ? Parce qu’il faut bien le dire, ces épisodes « bonus » sont juste une longue pause pour la série, plus encore que d’habitude, avec absolument aucune avancée dans son intrigue. S’il faut attendre octobre prochain pour les revoir, ça va être très, très long. Mais bon, on l’a bien fait entre mars et septembre dernier après tout…

 

Resident Alien – S01E07

Épisode 7 – The Green Glow – 16/20
S’il y a des morceaux d’intrigues auxquels j’ai eu du mal à accrocher, je suis bluffé par tout ce qu’il se passe en un épisode, et par la fluidité avec laquelle ça se passe chaque semaine. C’est efficace et accrocheur, j’aime vraiment beaucoup comment la série a réussi à créer son univers et à être convaincante en si peu de temps. En plus, je pense qu’elle est aussi efficace en diffusion hebdomadaire comme je le fais qu’en bingewatching, et ça, c’est rare.

Spoilers

Harry a bien compris que son vaisseau avait été trouvé par d’autres ; maintenant, il doit gérer les conséquences de cette découverte comme il peut – et tant pis si c’est déprimant.


Why do you have books? Don’t you own a computer?

Après de bons épisodes de Shonda Rhimes, rien de tel qu’un changement total d’univers, non ? Ce début d’épisode, un billion d’années plus tôt, est parfait pour ça. On voit donc rapidement des météorites qui s’entrechoquent et tombent sur la Terre et le temps passe rapidement, de la création d’une vie sous-marine à un aquarium de restaurant. Etonnant début, je me demande où ça mènera, tout ça.

Sans trop de surprise, on reprend après le générique là où nous en étions au cliffhanger précédent, et la voiture qui arrive n’est pas celle de l’armée, mais celle d’Isabelle. Bien évidemment qu’Isabelle a fait semblant de s’évanouir, j’en étais sûr et certain. Elle pose un problème à l’armée qui n’ose plus intervenir et qui comprend rapidement qu’ils ont simplement affaire à un couple qui se dispute.

Moui, c’est gros quand même, surtout qu’il explique qu’il la drogue et tout, hein ; mais bon, Harry est suffisamment malin pour savoir qu’il est surveillé. Aussitôt, il improvise donc une dispute de couple, mais c’en est trop pour Isabelle qui comprend qu’il a besoin de temps et d’espace pour lui. Elle l’imagine toujours comme son mari, et cette fois-ci, elle est prête à divorcer pour de bon. Le problème, c’est qu’Harry ne souhaite pas voir Isabelle partir finalement. Il a envie de la garder auprès d’elle, parce qu’il a envie de manger et qu’elle l’aide bien à faire manger.

C’était marrant comme écriture de scène, même si je trouve gros que l’armée laisse tomber Harry si vite. C’est leur seule piste, tu fais au moins attention et tu fais des recherches sur lui. En plus, les recherches iraient assez vite leur prouver qu’Harry a un comportement chelou, tout le monde s’en rend compte en ville, quoi.

La rupture est difficile pour Harry comme pour Isabelle, mais celle-ci obtient une part de vérité quand elle l’entend dire qu’il l’a aimé une fois, il y a longtemps. J’espère qu’on reverra Isabelle dans la série, parce que j’ai appris à aimer le personnage finalement. Quant à Harry, il continue ses recherches des débris de son vaisseau dans la neige, oubliant vite Isabelle.

Il pète un câble quand il comprend que l’armée a peut-être tout ce qui lui appartient, et il décide alors de réagir comme les humains dans ce cas-là : il se réfugie dans l’alcool. Bien sûr, oui. Ca et les médicaments, ce n’est pas un bon mélange, et il s’évanouit rapidement. À son réveil, il n’est pas seul chez lui, mais ce n’est pas Isabelle qui lui prépare à manger.

Non, non, c’est le cadavre d’Harry qui fait à manger. Oh, super, un épisode où le personnage de l’extraterrestre se met à halluciner, il ne manquait plus que ça ; surtout qu’il lui reproche d’être un mauvais coup parce qu’il l’a entendu coucher avec Isabelle. C’était drôle d’avoir un Alan Tudyk en cadavre, franchement, mais ça ne mène à pas grand-chose d’autre qu’un cadavre traitant un extra-terrestre d’humain pathétique et détruit. Allez, c’était drôle, surtout le moment de faux éveil d’Harry qui m’a décroché un rire.

Le problème, c’est que Harry se retrouve sans la moindre perspective d’avenir sur la planète Terre. IL en est donc à chercher un emploi quand il est embêté par Max. Ses parents viennent en effet de lui annoncer qu’il allait devoir quitter la ville pour un institut pourri, et il ne comprend pas trop pourquoi cela lui arrive alors qu’ils sont censés être en trêve. Harry n’en a rien à faire des problèmes de Max, par contre, donc il l’envoie balader bien vite, sans prêter attention au fait que Max sache qu’il a des produits aliens dans le coffre de sa voiture.

Autrement, l’enquête sur le meurtre de Sam continue dans le cabinet médical où Asta se pose des questions sur Harry. Elle vient de lire le diagnostic de Max et elle ne comprend pas trop comment un gamin chez qui elle n’a jamais vu le moindre problème peut se retrouver à devoir être envoyé si loin. Elle a beau poser des questions à Ethan, elle voit bien que celui-ci est si imbu de lui-même qu’il n’est pas de bons conseils.

Elle est ensuite perturbée par le fait que la police vienne une fois de plus enquêter sur son lieu de travail, et principalement sur Jay qui reste la principale suspecte. Si elle soupçonne plutôt Jimmy, Asta refuse catégoriquement de leur en parler, ce que je trouve quelque peu abusé parce que ça reste une piste importante à explorer, même si elle n’a pas de preuve. C’est à la police d’en trouver après tout, et tant pis si le shérif est incompétent.

Asta s’en confie alors à D’Arcy dans une scène sympa, mais pas incontournable, qui est surtout là pour nous expliquer ensuite que les filles se retrouvent à consoler Harry. Celui-ci a tenté de trouver un job au bowling, et ça n’a pas marché, comme l’alcool et les pilules. Face à tout ça, et à son divorce, la solution de D’Arcy est facile : il faut se droguer, tout simplement.

Venant de D’Arcy je ne suis pas surpris, mais ça continue de me décevoir d’avoir toujours des personnages qui sont présentés comme cools parce qu’ils se droguent. On a ça dans chaque série, c’est un peu lourd. Cela dit, ces personnages qui se droguent, c’est plus une manière de faire avancer le scénario : quand ils ont faim, ils se rendent au restaurant du début d’épisode, et ça aide bien Harry qui se rend compte que le poulpe dans l’aquarium est un cousin à lui. Il peut ainsi lui parler.

De son côté, Asta balance soudainement qu’elle soupçonne qu’Harry d’être un sociopathe, rien que ça. Je peux la comprendre cela dit, surtout qu’Harry est en train de parler un poulpe après tout. Les effets spéciaux ont du mal à tenir l’idée, mais oui, nous revoilà face à des scénaristes qui ont des idées bien marrantes en tête : Harry parle avec ce poulpe jusqu’à découvrir que Max est celui qui va pouvoir l’aider. Après, Harry n’est pas le plus cinglé dans l’affaire : Asta et D’Arcy aussi parlent aux animaux dans les aquariums.

Harry ayant trouvé une piste, il se rend aussitôt chez Max et fait pipi dans son lit, mais pas avant d’avoir eu l’information qu’il voulait : Max aperçoit une lueur verte autour des objets du vaisseau d’Harry, et ça, c’est plutôt une bonne chose pour lui qui veut retrouver des morceaux du vaisseau pour s’en sortir de son problème. Il n’explique pas à Max qu’il a pour but de détruire l’humanité, et il obtient assez vite son aide.

Pour cela, il suffit en effet de confier à ses parents qu’il s’est trompé dans son diagnostic. C’est triste pour Harry, parce que ça permet à Ethan de se vanter de n’avoir jamais fait la moindre erreur de diagnostic – ce n’est pas crédible – et ça ruine sa réputation de médecin auprès du maire, et surtout de la femme du maire. En tout cas, ça fonctionne : Max n’est plus envoyé dans un institut lointain, il accepte donc de venir en aide à Harry.

Les deux se retrouvent à bosser ensemble dans l’école : Harry a l’idée d’utiliser un télescope pour que Max lui indique où est la machine qu’il cherche tant. En effet, ils ont besoin d’un télescope pour ça, parce qu’il est rapidement évident que Max ne peut pas voir sa lueur verte à travers un écran. Et hop, la machine est rapidement retrouvée.

Bien sûr, dans tout ça, on suit encore les parents de Max en proie à l’horreur d’avoir eu une confiance aveugle dans un seul médecin qu’il ne connaissait pas tant que ça. C’est compliqué à gérer, surtout avec Ben qui n’arrive jamais à dire les choses en face à sa femme. Celle-ci ouvre alors une boîte de Pandore parce qu’elle a besoin d’un partenaire qui lui dise la vérité et qui la confronte un peu… Be careful what you wish for : il lui dit certes qu’elle avait tort de faire confiance à Harry, mais il n’arrête pas d’enchaîner les reproches ensuite.

En parallèle, Asta se décide enfin à aller à la police pour balancer Jimmy. En un interrogatoire, celui-ci donne des informations qui permettent de rapidement arrêter l’homme de ménage de l’école du coin. Enfin, rapidement, c’est un euphémisme pour le shérif qui lui court après pendant un moment à travers tout le bâtiment ; mais beaucoup moins pour son adjointe qui connaît les raccourcis et m’a bien fait rire à marcher tout tranquillement.

J’ai eu beaucoup plus de mal à supporter le shérif lui faisant un tas de reproches sans queue ni tête, à commencer par le fait qu’elle lui manquerait de respect. J’ai aimé la voir démissionner, bien sûr, mais je me demande ce qu’elle va devenir ensuite.

En attendant, nous suivons Harry toujours à la recherche de sa machine, même si Max insiste pour dire qu’il ne devrait vraiment pas y aller : l’emplacement de la machine est en effet beaucoup trop risqué dans la montagne. Il crie après son extraterrestre préféré pour lui dire de ne pas y aller car c’est dangereux, et Asta et D’Arcy qui passent par là dans cette ville minuscule s’en inquiètent immédiatement. Elles interrogent Max qui refuse de trop en dire, mais qui leur donne quand même la direction à suivre.

Malgré le danger, elles se précipitent à la recherche d’Harry, et ça se termine mal : Harry retrouve certes l’engin qu’il cherchait, mais les trois personnages tombent lorsque le sol s’effondre sous leur pied. Ah, les cliffhangers sont toujours aussi efficaces, honnêtement.

Par contre, j’ai eu plus de mal à me faire à une autre partie de l’épisode qui voyait les personnages de l’armée continuer de mener leur enquête et en venir à la conclusion que l’extra-terrestre allait détruire la planète grâce à un livre de complotistes sur d’anciennes civilisations venues d’ailleurs que l’on retrouverait dans les animaux marins. Allez, soit. En fin d’épisode, l’armée parvient même à retrouver Harry : en retrouvant la machine sphérique qu’il cherchait depuis tout ce temps, il active les pièces de son vaisseau spatial – et le débris qu’il a laissé à Max, qui aimait bien voir cette lueur verte.

Grey’s Anatomy – S17E10

Épisode 10 – Breathe – 19/20
Je refuse d’aller au 20, parce que pour la première fois, j’ai compris à quel point ça pouvait être gênant ces séries qui parlent de la pandémie alors qu’on la vit encore, mais vraiment, le mélange des émotions dans cet épisode était parfait et je l’ai vécu à fond, après l’avoir craint pendant un certain temps, puisque j’avais été spoilé d’une partie de ce qu’il allait se passer. M’enfin, j’ai eu ma part de surprise et d’espoir dans cet épisode, alors…

Spoilers

Meredith est toujours incapable de respirer seule, mais les médecins reprennent espoir pour elle. Par contre, ils ne peuvent la débrancher trop vite, car le spectre du tri des patients planent sur le Grey Sloan Memorial Hospital.



– So you two were together?
– On your beach, seems like we are.

Ce simple titre d’épisode est suffisant pour que je ne sois pas bien d’avance, parce que je suis effrayé de ce que va donner cet épisode. En fait, j’ai peur de ne pas aimer. Oh, ça aide d’avoir eu un excellent épisode de Station 19 avant, mais avec ce titre, la série a beau nous faire du suspense, on sait qu’il va être question du retour de Lexie, puisque c’est la chanson chantée par Chyler Leigh en saison 7. Une autre vie, je sais. J’étais si content de la retrouver sur la plage avec Meredith – je n’y croyais plus depuis le temps ! Bien sûr, j’avais été spoilé il y a deux semaines de son retour, et ça participait pour beaucoup à ma crainte de voir cet épisode : et si c’était raté ?

L’épisode commence certes par Lexie, mais aussi et surtout par un montage pour nous remettre en place tout le monde après un épisode centré sur Teddy la semaine dernière. Je ne me suis pas encore remis de la médiocrité de celui-ci, honnêtement, alors je n’en ai rien à foutre de savoir qu’elle est toujours déprimée chez Owen. Je n’étais pas super ravi non plus de la voir débarquer auprès d’Amelia.

La maison de Meredith s’est transformée en garderie et ça me fait beaucoup trop rire de voir tous ces gamins autour d’Amelia et Teddy. Je n’arrive même plus à savoir qui est à qui dans l’affaire, mais ça marche bien d’avoir cette garderie. Par contre, Amelia qui est heureuse de passer du temps avec Teddy, faudrait voir à ne pas trop en faire, hein. Les scènes entre elles fonctionnent étrangement bien, à parler deuil et ressemblance des enfants.

Vous aurez compris bien sûr que si elles sont toutes les deux ensembles, c’est que Linc a repris le boulot. Il était peut-être temps, on manque de médecins dans cet hôpital après tout. S’il est heureux de reprendre au boulot, ça ne l’empêche pas de parler tout le temps de couches de bébé qui explosent, hein. Ah, les jeunes parents, quelle horrible période de la vie – qui est aussi la plus merveilleuse. Bon, par contre, l’opération qu’il mène pour son retour fait face à une complication imprévue qui va mettre Richard sur les nerfs en compliquant sérieusement la situation de l’hôpital.

Heureusement pour nous, le nouveau copain de Maggie est parfait et ça atténue une part du stress de l’épisode. De manière surprenante, il s’arrange vraiment pour marquer tous les bons points auprès de moi – que ce soit dans sa relation à Jackson il y a quelques épisodes ou dans son envie de vouloir partager sa playlist tel un ado avec Maggie. Je n’aimais plus trop Maggie depuis un moment, mais cette saison, il parvient vraiment à la compléter et la canaliser au point d’en faire un personnage attachant à nouveau. Il a une aura de dingue, quoi, et leur couple est vraiment mignon à profiter autant qu’ils le peuvent des temps de pause qu’ils ont.

Malheureusement pour elle, Maggie est rapidement bipée auprès d’une nouvelle patiente atteinte du covid. Si celle-ci est à l’hôpital avec de quoi respirer mieux, sa fille est malade aussi. Elle a le même covid, s’étouffe à chaque fois qu’elle parle et ça pose un gros problème aux médecins, parce que la réunion matinale leur apprend qu’ils ne peuvent plus vraiment intuber les patients : ils n’ont plus de ventilateurs de réanimation. Autrement dit, s’ils débranchent Meredith, ils n’auront pas forcément de quoi la rebrancher ensuite si elle n’est plus capable de respirer ; et ça pose problème pour tous les autres patients aussi.

Bien sûr, c’est ensuite sans surprise qu’on apprend que Veronica, la fille de Marcella, est admise à son tour à l’hôpital. C’est intéressant à voir parce que bien sûr Maggie appelle la fille pour l’apprendre, et elle tombe sur Jackson. Quelle horreur. Le problème, c’est que la mère veut absolument que sa fille soit sauvée coûte que coûte, et aussi que sa fille va avoir besoin à son tour de respirer à l’aide d’une machine, mais il n’y a plus de ventilateur dispo car sa mère en a un. Au secours.

Cet épisode est horrible en temps de pandémie, parce qu’il nous touche tous, franchement. J’avais oublié l’existence des internes mère et fille, mais elles font un bon retour dans cet épisode avec cette intrigue qui nous montre une fille culpabilisant d’avoir probablement contaminé sa mère en lui faisant un câlin le jour de son anniversaire, sans masque, après avoir pris plein de précautions. Comme quoi, il faut rester précautionneux.

Bon, la fille est malade, la mère est malade, mais elles ne peuvent pas se voir malgré tout. Il n’y a rien de pire que ces familles qui se retrouvent à l’hôpital en même temps, je crois. C’est horrible à vivre pour ces patients, et la série nous le montre aussi avec la fille qui veut aller voir sa mère, au point de finir par faire un malaise et avoir besoin d’un ventilateur. Le truc, c’est qu’au même moment sombre aussi et se rend sur sa propre plage, probablement. Levi prend alors la décision de donner de l’oxygène à la mère, mais il n’a pas le matériel nécessaire pour ça… sauf qu’il ne le sait pas encore. Il prend une décision dans la précipitation car elle ne va pas bien et il l’intube.

C’était beaucoup trop rapide : ils n’ont plus du tout ce qu’il faut pour Marcella qui ne peut avoir accès à un ventilateur. Cela mène Maggie et Jackson face à un choix impossible, le fameux tri des patients qui nous fait tous si peur : sauver la fille ou sauver la mère. Maggie décide donc de sauver Veronica, la fille, parce qu’elle est la plus jeune et que c’est le choix logique. Levi se retrouve donc à devoir assurer à lui tout seul l’oxygénation permanente de la patiente : une fois intubée, il n’est plus question de faire demi-tour, sinon elle mourra.

La tension, l’horreur, franchement, surtout que Levi a bien accroché à Marcella qui lui parlait régulièrement de sa fille aussi. L’épisode nous montre l’horreur du tri des patients, et ça tombe au mauvais moment pour un visionnage en France où la peur se profile à nouveau à l’aube d’un nouveau reconfinement (pour la postérité, il s’agit du troisième, qui vient de commencer). En tout cas, Maggie et Winston dépriment des décisions médicales qu’ils sont en train de prendre. Maggie en arrive à demander à son copain de ne pas retourner à Boston et de démissionner tous les deux, parce que ce n’est pas ce qu’elle envisageait comme carrière dans la médecine.

Comme son copain lui laisse à nouveau ses écouteurs, elle comprend que s’ils peuvent partager des écouteurs, ils peuvent possiblement partager aussi les ventilateurs. Deux personnes sur la même machine, c’est une sorte de première dans la série, mais l’idée fonctionne grâce à un peu de pensée magique comme on le dit si bien dans notre gouvernement.

C’est une suffisamment bonne nouvelle pour faire danser Richard, imaginez ! Maggie obtient même une augmentation grâce à sa bonne idée. Si Richard danse et que tout le monde est heureux, il n’empêche que Levi continue de s’inquiéter beaucoup trop et que les internes mère et fille se retrouvent dans une position intenable à voir cette mère et cette fille toutes les deux raccrochées de peu à la vie.

En parallèle de tout ça, Cormac débarque en pleine consultation menée par Jo, et ça commence à être lourd de voir ces deux-là bosser ensemble. Jo ne le supporte plus, parce qu’il lui coupe tout le temps la parole, et franchement, je n’aime pas trop ce personnage non plus. Je n’ai pas trop compris tout de suite qu’il avait un lien avec la patiente, en plus.

La patiente a des calculs dans les reins, si mon anglais n’est pas trop rouillé parce que je n’avais pas de sous-titres, comme toujours, mais avec le problème d’une sclérose en plaque en plus. Franchement, je n’ai pas accroché plus que ça à cette partie de l’intrigue, et le personnage de Cormac reste trop inconnu encore. Je veux dire, il est bien question de Meredith et du fait qu’il est son dernier love interest, mais bon, ça ne suffit pas à me le rendre sympathique, même si on nous développe aussi sa famille dans cet épisode.

Malheureusement, il ne marque aucun bon point à mes yeux en plus parce qu’il nous ramène Catherine dans l’épisode pour qu’elle opère – et elle est toujours aussi sûre d’elle et sûre d’être une sorte de déesse là. La patiente a bien sûr des complications une fois sur la table, mais ça sauve au moins Jo qui était à mentir à Catherine lui demandant si elle avait déjà envisagé de changer de spécialité, pour la sienne. La complication est une catastrophe à cause des antécédents médicaux de la patiente, et ça fait péter un câble à Cormac.

Jo retourne alors auprès de Catherine pour apprendre qu’elle est en train de tenter une auto-greffe de rein sur la patiente, rien que ça. Ce n’est pas rien comme procédure, tout de même. L’épisode n’a pas trop le temps de la développer de toute manière, et la patiente survit alors tout va bien. Elle tente quand même de nous mettre Cormac et Jo ensemble, et non, hein.

Pour en revenir à la plage, Lexie est toujours magnifique, même si cette perruque n’est pas dingue franchement. Par contre, autant j’avais été spoilé il y a deux semaines du retour de Lexie, autant je ne m’attendais pas du tout à voir débarquer Mark à son tour – je m’en suis décroché la mâchoire. C’est bien logique d’avoir les deux qui reviennent ensemble, mais la plage n’avait encore jamais fonctionné comme ça et je suis ravi qu’elle le fasse. Cela fait tellement plaisir de les voir ensemble sur cette plage, tous les deux avec Meredith. Ils en profitent aussi pour jouer au bord de l’eau, et je peux comprendre que Mer veuille rester sur la plage.

Cela fait du bien de retrouver Mark dans l’épisode, surtout qu’il nous ramène tout le passé de la série avec Sofia, Callie et Arizona. C’était un peu étrange de le voir faire jouer Meredith dans un parc de jeu, par contre. Les balançoires pour Lexie et Meredith, en revanche, c’était bien trop naturel, et j’ai aimé le discours de Lexie sur l’importance de profiter de la vie malgré les nombreux décès de la pandémie, parce qu’après tout, elle a bien raison : si on ne profite pas de la vie, il n’y a plus aucune raison de vivre face à toutes ces morts.

C’est horrible comme réflexion, et en même temps, c’est super vrai. Lexie, même morte, tu restes mon personnage préféré de cette série, avec toujours les meilleures répliques. Elle est géniale, tout simplement, et je reste bien trop déçu de savoir que les scénaristes ont voulu la tuer. Elle aurait été d’une aide si précieuse à Meredith toutes ces années…

Lexie est celle qui a les meilleurs mots, tout le temps : elle rappelle que la vie change tout le temps et qu’on peut toujours se raccrocher à quelque chose. La scène où Mer, elle et Mark sont allongés dans les fleurs est l’une de mes préférées pour cette série, déjà. La profondeur du deuil est une conséquence de la profondeur de l’amour, et il est important de les vivre l’une et l’autre tant qu’on le peut.

D’après l’un des couples phares de la série, il ne faut pas perdre son temps, alors qu’ils n’ont fait que ça tout au long des saisons sept et huit, et ça ne sert à rien de se battre face au changement. Il faut oublier la douleur, avancer et ne pas perdre son temps à ressasser et se rappeler nos deuils – hum, c’était une constante de la soirée de vendredi sur ABC apparemment. Lexie et Mark rappellent alors qu’ils n’ont jamais quitté Meredith, et qu’elle ne devrait pas gâcher une seule minute de sa vie, comme ils lui crient souvent dans les oreilles même si elle ne les entend pas. Aaaah. Ce regard final plein d’amour et de tendresse entre Lexie et Mark ? C’était horrible, mais c’était ce qu’il avait toujours manqué aux morts qu’ils nous ont fait vivre coup sur coup en fin de saison 8 et début de saison 9. C’était dans une autre vie, mais j’ai eu tant de mal à le digérer pendant si longtemps ! Je suis apaisé par l’existence de cette scène.

L’alchimie entre Lexie et Mark est encore parfaite, la relation avec Meredith marche encore, les messages passés aux fans sont toujours bons aussi. Avoir ces plans de Lexie et Mark regrettant d’avoir perdu du temps, avoir ces sourires de Lexie, avoir ces conseils de ces deux personnages, j’ai presque l’impression que Shonda Rhimes cherche enfin à s’excuser de ce qu’elle nous a fait – surtout que juste après on a un plan où l’on voit le nom de l’hôpital, Grey Sloan Hospital. Aaah. Run, run, like a river.

Teddy étant en arrêt, c’est Owen qui s’occupe à présent de Meredith, mais elle est aussi veillée par Tommy qui se remet vraiment bien de son covid. Bizarrement, je déteste le personnage, mais ça me fait plaisir de voir qu’il va bien. Dans les bonnes touches de l’épisode, il y a bien sûr Cristina, aussi. Oh, elle n’est pas sur la plage, il ne faut pas rêver : elle est toujours à l’étranger, mais il est hors de question pour elle de laisser tomber Meredith. Elle envoie donc plein de SMS à Owen pour s’assurer qu’elle est toujours en vie, et j’aime beaucoup ces échanges qui nous rappellent tout à fait le caractère borné et obstiné de la chirurgienne. Cela fait plaisir de la retrouver, même sans la retrouver.

Sinon, comme Maggie a eu une bonne idée pour doubler le nombre de personnes intubées, Owen et Richard prennent finalement la décision de retirer le tube qui permet à Meredith de respirer. Ils espèrent bien sûr qu’elle est à présent capable de respirer elle-même. Certes.

Et bien sûr, Richard peut recommencer à danser, parce que Meredith respire seule. Tous ces médecins qui dansent… pff. Imaginez après les journées qu’ils passent, franchement. Et ça fait du bien après un tel épisode de les voir pouvoir être enfin heureux, au moins un peu. C’était chouette de voir Winston et Maggie ensemble aussi, et surtout, ça vire à un moment auquel je ne m’attendais pas du tout après dix épisodes de relation à distance (enfin, sept techniquement, mais bon).

Toujours aussi parfait, Winston veut faire écouter quelque chose à Maggie plutôt que de l’écouter lui demander de rester auprès d’elle. Et c’est ainsi qu’en ouvrant sa boîte d’écouteurs, elle peut apercevoir une bague. Oui, oui, Winston la demande en mariage au beau milieu de la cour de l’hôpital, et ça n’a aucun sens et en même temps tant de sens. Ils vivent des choses horribles, ils sont poussés dans les extrêmes, ça accentue les sentiments. Et puis, on avait besoin d’une bonne nouvelle pour conclure cet épisode.

Maggie finit donc fiancée avec le type le plus parfait au monde pour elle, et je ne l’avais pas vu venir du tout, et la joie fonctionne vraiment énormément bien grâce à ça. Et ça fonctionnait aussi de voir Jo et Jackson qui continuent de coucher ensemble, d’ailleurs, ils ressemblent de plus en plus à un couple. La fin de l’épisode est en revanche réservée au cas de Meredith. Owen se rend ainsi chez elle pour parler à Zola et lui annoncer que Meredith peut enfin respirer par elle-même.

Quelle joie et quel bonheur de savoir que la série retrouve un peu d’espoir. Amelia peut enfin apprendre que Meredith respire, elle aussi, et elle se précipite aussitôt vers Linc tout en remerciant Owen, parce que les gestes barrières sont là. J’ai trouvé le geste à la fois anodin et parfait : sa première réaction est d’aller vers Linc, la page Owen est bien tournée et j’espère qu’elle le restera. Bon, Owen insiste pour dire que tout le mérite revient à Teddy et ça m’a fait lever les yeux au ciel, mais qu’Amelia fasse juste un câlin à Linc, c’est parfait. Tout simplement parfait, comme ce retour de Lexie et Mark parfaitement écrit.

Station 19 – S04E09


Épisode 9 – No One Is Alone – 20/20
La série confirme que son meilleur duo est capable de choses grandioses dans une intrigue qui est déprimante à souhait, pleine d’espoir en même temps, et parfaitement maîtrisée de bout en bout. Je ne pouvais espérer meilleur épisode que celui-ci pour commencer à régler le cliffhanger de la semaine dernière, ô combien problématique pour la continuité de la série.

Spoilers

Travis a surpris Theo et Vic en plein câlin, et il faut maintenant qu’il digère cette relation inattendue.


Will you marry me ? Yes.

Oula, c’est sans le moindre résumé ni avertissement qu’on se relance dans le cliffhanger de la semaine dernière, lorsque Travis découvrait que Theo et Vic étaient ensemble. Sans trop de surprise, il s’enfuit sans rien demander à qui que ce soit, mais Vic le poursuit pour tenter de lui expliquer la situation. Pas de chance pour elle, Travis refuse catégoriquement le dialogue.

En 2009, Theo et Travis étaient pourtant de bons amis qui entraînaient Michael ensemble. La nature de leur relation n’est pas bien claire toutefois, je pense que Travis et Michael en étaient encore à flirter en tant que recrues. D’ailleurs, c’est confirmé ensuite quand, en 2010, ils s’embrassent assez discrètement… mais que Theo, alors colocataire de Michael leur confirme qu’il entend tout et est bien au courant pour leur couple – très mignon, d’ailleurs ce couple. Tellement mignon qu’ils se font une demande en mariage en même temps et aaaaah ! C’était si chou, si cute, si parfait comme scène.

J’avais l’impression que je n’avais pas aimé Michael la dernière fois qu’on l’avait vu, mais l’avait-on déjà vu ? Je ne sais plus, en tout cas, c’était une bonne surprise ces scènes, avec Theo présent tout au long de cette relation. Et après six mois en tant que lieutenant, lorsque Theo apprend une promotion express venant de Ripley lui-même (aaaaah), le couple est tout heureux de célébrer cette victoire pour leur meilleur ami.

Travis et Theo ont vraiment une chouette relation aussi, avec Travis lui parlant de son père décédé et tout. C’est fou, ces trois amis sont trop cool, je veux un spin-off sur eux aussi. Ou une comédie sur le couple Travis/Michael, ça doit pouvoir marcher aussi, il y a juste ce qu’il faut pour qu’ils soient attachants en tant que maris. Travis et Michael me font rire avec leur filtre à eau, mais bon, il faut que j’aille changer le mien, maintenant. C’est compliqué cette affaire quand on ne s’en sert pas tous les jours ; mais sachez que moi, c’est censé être chaque mois qu’on change mes filtres. M’enfin bon.

Ce qui est important, c’est que même si Travis est proche de Theo, il stresse de savoir que Theo est désormais son capitaine. Nous sommes alors en 2016, quelques mois avant le décès de Michael. Travis lui fait alors la promesse de ne jamais le remplacer, mais il s’agit surtout d’un moment d’humour. Qui précède de peu sa mort, donc.

Quand elle survient de manière brutale, Theo vient réconforter Travis… mais avant de lui avouer la vérité sur son erreur. Il a mal calculé l’orientation du vent, et il a demandé à Michael de faire une opération qui lui a coûté la vie. Oh quelle horreur ce genre de mauvais calcul avec une vie en jeu, surtout quand c’est celle de ton meilleur pote. Travis le vire de chez lui, et il ne lui reparle plus jamais – ou en tout cas, s’ils ont eu l’occasion de se croiser, on n’est pas au courant pour le moment.

De retour dans le présent, on découvre que Travis refuse franchement de parler à Vic, mais plusieurs jours d’affilée. Ils vivent ensemble, mais la série ne prend pas la peine de nous proposer la moindre scène dans cet appartement dont on ne sait rien, la caserne étant apparemment suffisante pour nous faire comprendre ce qu’il se passe. Ou plutôt ce qu’il ne se passe. Toute la caserne prend pourtant toujours son petit déjeuner ensemble, Travis n’est pas super subtil dans sa manière d’éviter Travis, mais personne ne voir rien.

En plus, le problème, c’est que Vic et Travis sont censés être meilleurs amis et vont vraiment bien ensemble, alors Maya continue de les faire travailler ensemble – car oui, Maya a repris le boulot apparemment. Il fallait bien que ça arrive un jour. Accessoirement, ils vivent ensemble aussi, mais Vic et Travis continuent de ne pas se parler pendant trois jours.

Dans les vestiaires, Vic tente désespérément d’en parler avec Travis, mais celui-ci n’a pas du tout envie de revenir encore sur le sujet. En fait, il lui explique que pour guérir plus vite et ne pas avoir de cicatrice persistante, il ne faut pas toucher à la cicatrice ; et il a bien envie de faire pareil avec le sujet sensible de Theo et Michael.

Pas de bol pour lui, le destin s’acharne toutefois en lui ramenant à nouveau dans les pattes le type qui avait fait une overdose trois jours plus tôt, dans sa voiture. De retour chez lui, il a promis d’arrêter la drogue, mais bien sûr, c’était sans compter sur sa meilleure amie qui lui donne une dernière dose, pour la route. Charlie, le type met un certain temps à se réveiller et sa pote, Libby, est assez insupportable avec Travis et Vic, leur assurant que c’était la dernière fois de Charlie avant qu’il n’aille en centre de désintox. Quel enfer.

Le problème, c’est que Travis n’arrête pas d’être insupportable avec Libby tout en soignant Charlie, et franchement, c’est non seulement désagréable, mais à la limite de l’erreur professionnelle : les pompiers ne sont pas là pour juger ce qu’il se passe. Vic fait ce qu’elle peut pour limiter les déclarations problématiques de Travis, ce qui n’est pas si simple, et le duo de pompier peut amener Charlie de toute urgence à l’hôpital.

Bien sûr, dans le camion, Charlie se réveille histoire d’enfoncer son cas en confirmant qu’il n’en est pas à sa première overdose (c’est même la troisième, apprend-on quand il arrive à l’hôpital) et d’apprendre que Travis s’est occupé de lui. Quand il le prend pour le pompier dont il a écrasé le pied, Travis répond que ce n’est pas lui, mais le copain de sa partenaire.

C’est l’occasion pour Vic d’enfin lui expliquer tout ce qu’il s’est passé ; en s’expliquant avec le patient. Heureusement, ils se débarrassent de ce patient pour enfin avoir une vraie conversation – qui tourne à l’engueulade, mais l’important c’est que ça sorte et qu’ils parlent du problème.

Pas de bol pour eux, Libby fait ensuite une overdose alors qu’ils n’avaient pas vraiment atteint une conclusion à leur problème. Cela me paraissait une bien mauvaise idée de la laisser seule dans l’appartement. Celle-ci parvient heureusement à se réveiller quand Vic et Travis arrivent la sauver,et on comprend ainsi que la série veut juste revenir sur la nature de meilleurs amis de Vic et Travis à travers celle de Charlie et Libby.

En la déposant à l’hôpital, ils tombent sur Emmett qui, bien que toujours ami avec Travis, prend clairement la défense de Vic. Et il a bien raison, parce que j’admire Vic qui s’empêche de revoir Théo juste pour un meilleur ami qui continue de lui faire la gueule pendant trois jours sans chercher à la comprendre ou à savoir ce qu’il se passe. Je n’ai bien sûr jamais été dans cette situation, c’est donc facile pour moi de juger, je ne sais pas du tout ce que je ferais, hein, mais j’espère que je serais un peu plus ouvert que ne l’est Travis.

Heureusement, Emmett fait remarquer à Travis qu’il n’a pas l’air très humain sur ce coup-là. Il est temps de laisser aller certaines choses, et ça fait plaisir de voir Emmett si mature sur la question quand ce n’est pas la maturité qui l’étouffait la dernière fois. Quand ils repartent de l’hôpital, Vic tente alors un nouveau sujet de conversation, puisque Travis ne veut pas parler de Theo. Seulement voilà, parler du crush de Travis pour Emmett, ce n’est pas idéal non plus.

Les voilà donc tous les deux partis pour une engueulade à couper le souffle, vraiment, et c’est pour cela que j’ai mis un 20 à l’épisode, parce que j’adore ces deux acteurs, ces deux personnages, et vraiment, je ne pensais être autant investis dans une engueulade, mais je buvais leurs paroles et les gestes insensés de Travis pour se débarrasser de sa colère.

En plus les choses qui sont balancées d’un côté comme de l’autre sont violentes, avec Vic accusant Travis d’être accro à sa rage et de n’avoir jamais quitté la phase de colère dans le deuil de son mari. Travis lui reproche alors d’avoir oublié trop vite son fiancé. Eh ! Pas touche à Ripley ! En quatre ans, il n’a toujours pas réussi à oublier Michael – ce qui est un peu gros parce qu’on l’a vu l’oublier parfois, mais parfois non – et il considère bien ça normal, même si Vic lui explique qu’elle cherche juste à retrouver quelqu’un dont elle pourra être aussi proche que Ripley. Oh.

Au moins, ils en arrivent enfin au vrai sujet de conversation qu’il faut avoir : le deuil de Michael qui continue encore et encore, alors que Vic a réussi progressivement à avancer vers autre chose. C’est joliment écrit parce que ça titille toutes les cordes sensibles qu’il faut pour ces deux personnages. Les scénaristes ont eu une belle idée sur ce coup-là. Je trouvais gros que Vic ne connaisse pas le nom de Theo, mais comme de toute évidence Travis n’a plus jamais parlé à Theo, ou de Theo, c’est bien logique.

Et puis, une fois de plus, Vic est tellement parfaite, à souligner qu’elle a pensé immédiatement à Travis en apprenant qui était Theo ! C’est triste de voir que Travis n’est pas capable de penser à elle de la même manière… Si au milieu de cette rue, personne n’interrompt ces pompiers qui s’engueulent, bon, il y a heureusement une alerte médicale qui les détourne de cette dispute en pleine impasse. Cette nouvelle alerte est assez flippante puisqu’il s’agit de Libby, et elle est décédée dans un parc. Euh ? Comment a-t-elle pu quitter l’hôpital si vite ?

L’avantage, c’est qu’après tout ça, Travis reconnaît enfin auprès de Vic qu’elle a raison et qu’il est accro à la rage et la furie qu’il a dans son deuil. Et il s’excuse même d’avoir parlé de Ripley, ce qui est un bon début, ma foi. Enfin, il ne s’excuse pas vraiment, il dit juste qu’il n’aurait pas dû en parler. C’est déjà ça. Après une dispute à couper le souffle, Travis et Vic en arrivent donc enfin à un stade où ils peuvent parler… mais ils sont interrompus par une nouvelle alerte.

Il s’agit à nouveau de Charlie qui, après avoir découvert la mort de Libby, est dans un sale état. Pour une fois, il ne fait pas une overdose cependant. Cela permet aux deux pompiers de lui expliquer qu’il est vraiment important de faire son adieu à Libby, en lui téléphonant comme ils le faisaient à chaque fois qu’ils envisageaient une détox ensemble.

Bien sûr, en parallèle et en trois jours, Theo a commencé à prendre ses habitudes dans la caserne. Il parle ainsi pas mal avec Jack, qui n’a aucune idée d’être en train de sympathiser avec l’ennemi. Il a d’autres problèmes à gérer, avec Marcus qui stresse pour Jack chaque fois qu’il voit un camion de pompiers dans la rue. Jack finit toutefois par découvrir la vérité quand Theo lui balance tout de manière un brin brutale.

Je le comprends en même temps, Jack est lourd avec lui sur la relation qu’il pense qu’il entretient avec Vic, franchement. N’empêche cette caserne est bien à la ramasse s’ils ne se sont rendus compte de rien. Une fois que la vérité est sortie, les deux hommes peuvent aborder le sujet pendant un petit entraînement et je trouve ça surprenant de voir Jack si sympathique avec Theo.

Ce dernier peut même le conseiller pour Marcus et l’aider à le rassurer avec une vidéo, ce qui permet d’avancer un peu sur l’intrigue Jack, même si ce n’est pas l’idée de base de l’épisode. L’idée de base, c’est de faire en sorte de révéler ensuite que Jack est celui qui a tué Vasquez l’an dernier – et bien sûr, Theo et Vasquez étaient potes eux aussi. Theo est toutefois capable de ne pas en vouloir à Jack pour ça, il est bien placé pour connaître ce boulot…

Theo tombe alors sur Vic qui sort de la douche, et il lui souligne que ça y est, il a compris qui elle était par rapport à Ripley. Vic découvre alors que Theo connaissait Ripley, ce qui était bien logique comme c’était leur boss à tous. Theo fait un petit éloge de Ripley, en plus, histoire d’être encore plus craquant : c’est Ripley qui a fait en sorte de le promouvoir rapidement, puis qui a tenté de le convaincre de ne pas rétrograder malgré l’accident arrivé avec Michael. Bien sûr, ils sont à nouveau interrompus par l’arrivée de Travis. Au moins, cette fois, ils ne sont pas en train de se faire un câlin.

Travis en profite alors pour raconter le passé horrible à Vic, et la relation que Michael avait avec Theo. Les deux meilleurs amis que sont Vic et Travis sont alors capables de se retrouver autour d’une bonne blague, et c’est déjà ça de pris. Leur rire faisait du bien. Le flashback avec l’arrivée de Vic pour la toute première fois à la caserne est très sympathique également pour nous montrer l’étendue de cette relation, d’où elle vient et où elle en est. J’espère qu’ils réussiront à se retrouver vraiment comme avant, et que Travis pardonnera à Theo.

D’ailleurs, la fin d’épisode est alors parfaitement atroce : comme Charlie plus tôt avec Libby, Travis décide de dire au revoir à Michael en lui passant un coup de fil. L’acteur est suffisamment exceptionnel pour que ça passe à merveille comme scène. Un excellent épisode, donc.